13/11/2018

Demir Sönmez, un phare sur la planète photo

Je partage avec vous l’interview que le journaliste Aram Gareginyan de Sputniknews  a réalisé avec moi lors de mon dernier voyage en Arménie. Merci à Aram Gareginyan pour ce beau travail et à Yeghisapet Tellalian pour la traduction du russe vers le français. 

 
Demir Sönmez, un phare sur la planète photo
 
Le photographe Demir Sönmez a participé à des manifestations à plusieurs reprises en Turquie, et, plusieurs fois dans sa vie, il a été arrêté. Pour quelle raison ? Parce qu’à côté d’autres activistes, il a milité et lutté en Turquie pour l’égalité entre tous les citoyens, quelle que soit leur origine ethnique ou religieuse, ce qui est loin d’être évident au pays héritier de l’Empire ottoman. 

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Depuis déjà de nombreuses années, Demir Sönmez porte un grand angle à la place de l’oeil gauche, et, de l’oeil droit, il observe tout lereste sur 360 degrés ! C’est dire si l’addiction au selfie, ce n’est pas son truc, il est, tout au contraire, naturellement tourné vers les autres. Sa seule ambition est de capter la vie et de la montrer telle qu’elle respire, mal, tout autour de lui. Depuis la fin des années 70, il a participé aux mouvements d’opposition en Turquie, au départ comme activiste, puis comme photographe et comme journaliste. Ironie du destin, lui que son père a appelé « Fer (Demir) », s’est retrouvé plusieurs fois derrière les barreaux.
 
Depuis 1990, ne se sentant plus en sécurité en Turquie, il s’est installé à Genève, sans renoncer en rien à son combat de toujours pour les Droits de l’Homme et la démocratie :
 
«Là, à Genève, près du Palais des Nations, on peut observer, presque chaque jour, des manifestants brandissant leurs pancartes. Ils viennent tous dire quelque chose, sur leur peuple, sur ce qui les concerne, sur leurs droits. Durant les six ou sept dernières années j’ai pris en photo près de 2500 manifestations, presqu’une par jour ! Il y a eu des Kurdes, des Tamils, des Chrétiens d’Orient, et bien des représentants d’autres peuples, » dit Demir Sönmez.
 
Une expo dérangeante

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A lui, chroniqueur maintenant de longue date à Genève, on a confié en avril 2016, pour le 70 ème anniversaire de l’Organisation des Nations-Unies, la charge d’organiser une exposition. 
 
«J’ai sélectionné cinquante de mes photographies. Parmi ces clichés, des manifestations contre la guerre, pour la paix, pour les Droits de l’Homme, pour l’égalité hommes-femmes, pour la liberté d’expression, » raconte Sönmez, qui poursuit :
 
«Quelques jours après l’inauguration, le représentant de la Turquie auprès du bureau de l’ONU à Genève s’est adressé aux autorités suisses pour exiger qu’une photo soit retirée de cette exposition. De quoi s’agissait-il ? Vous vous rappelez sans doute la manifestation au Parc Taksim à Istanbul, en 2013. Les manifestants brandissaient des pancartes avec l’inscription : « je suis Berkin Elvan ». Ce nom, Berkin Elvan, c’est celui d’un adolescent de 14 ans, sorti chercher du pain, banalement. Soudain, il se retrouve emporté par le courant de la manifestation que la police disperse, touché à la tête par une grenade lacrymogène. Neuf mois de coma, et il est mort. »
 
« Alors en 2014, des Turcs démocrates et d’autres turcophones ont manifesté pour dénoncer cette injustice à Genève même et j’ai choisi d’exposer leur photo. »
 
« Mais des diplomates turcs se sont adressés aux autorités de Genève pour exiger, disaient-ils, qu’on cesse de calomnier le nom d’Erdogan. Ils ont d’une part affirmé que la liberté d’expression, c'est très bien, mais que, sur la pancarte, on pouvait lire : « la police m’a tué sur ordre du Premier Ministre de Turquie ». Et à l’époque, précisément, le Premier Ministre, c’était Erdogan! Pourtant, les diplomates ont prétendu que l’affirmation sur la pancarte constituait un mensonge, niant toute responsabilité gouvernementale dans le drame.
 
Face à cela, les autorités genevoises ont refusé de céder aux exigences de la partie turque. « Notre Ville est la capitale des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression » ont déclaré les Suisses ». « Et c’est alors que l’ambassade turque à Berne s’est à son tour mêlée de l’affaire, s’adressant directement au gouvernement fédéral. Là encore, le Cabinet ministériel a soutenu la décision des autorités de la capitale helvétique ». 
 
« Ensuite, le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglou, est venu en personne réitérer l’exigence turque. Et, pour la troisième fois, les responsables genevois ont affirmé avec insistance que la photographie resterait en place jusqu’à la fin de l’exposition ».
 
La Suisse ne cède pas
 
« Cela a été, à ma connaissance, un des premiers cas où un pays européen n’a pas cédé aux exigences d’Erdogan concernant une question de morale sociale », affirme Sönmez. Plus encore, les représentants des autorités suisses ont soutenu Sönmez en assistant personnellement à l’exposition. Il y avait aussi des dizaines de ses collègues journalistes, dont des Turcs démocrates, ainsi que des artistes, des scientifiques et de simples citoyens.
 
Si, d’aventure, vous rencontrez Sönmez dans la rue, son allure vous rappellera l’image du bon grand père qu’on imagine illustrer tant de contes orientaux. Le nom de Demir Sönmez pourrait se traduire par « le fer (Demir) qui ne refroidit jamais (Sönmez, littéralement qui ne s’éteint pas) ». Pourtant, Demir n’a pas de métal à la main, ni arme à feu, ni mitrailleuse; son fer à lui, c’est sa volonté inébranlable, qui n’a en rien diminué sur la route entre la Turquie de ses combats et la Genève prospère, où il s’est aujourd’hui réfugié. 
 
Il a séjourné à plusieurs reprises en prison pour activismes pratiquement pendant cinq ans. Il connait bien Taner Akçam, l’universitaire turc qui vient d’authentifier, dans un ouvrage remarquable1, les télégrammes de Talaat Pacha, ministre de l’intérieur de Turquie en 1915, qui donna personnellement les ordres de déportations à toutes les préfectures, organisant méthodiquement le génocide des Arméniens, des Assyriens et de toutes les minorités non musulmanes de l’Empire ottoman.
 
Demir Sönmez, Taner Akçam et bien d’autres démocrates en Turquie ont lutté ensemble pour que leur pays devienne meilleur et que des personnes issues de minorités ethniques et religieuses y deviennent des citoyens égaux en droit.
Mais comment donc, demandera-t-on, un homme qui ne dispose individuellement d’aucun droit peut-il faire pour vivre en Turquie ?
 
 
Sönmez le sait pour l’avoir vécu depuis son enfance, à Erzeroum, une ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants de l’Est du pays. Sa mère est Kurde du Dersim et il n’y a pas si longtemps qu’il a appris que son père est Arménien. Il a vécu son enfance dans les années 70, quand la langue kurde était interdite en Turquie et que la moindre référence aux événements de 1915 était passible d’emprisonnement. 
 
Sönmez ne connaît pas la haine

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Pohoto: Jacqueline Messerli
 
Sönmez n’a pas de haine contre les Turcs. « J’ai beaucoup d’amis et de collègues parmi les Turcs, » souligne-t-il. Ce n’est pas la première fois qu’il vient en Arménie, il était déjà à Erevan en 2015, pour le centenaire du génocide, puis à l’occasion de la visite du pape François 1er ; et il était aussi présent en octobre dernier pour le Sommet de la Francophonie dans la capitale arménienne.
 
Sönmez est fidèle au peuple de sa mère. Il s’est trouvé en Irak durant les mois les plus tourmentés de la guerre, il a fait un reportage dans un camp de réfugiés, et il s’est même rendu au Kurdistan irakien pour le référendum de fin septembre 2017. De partout donc, le Demir Sönmez de fer ramène inlassablement des photographies par centaines. Il attire spectateurs et amis d’une force qui ferait pâlir le plus puissant des aimants. Il lui suffit de vous regarder et de vous sourire. Et c’est tout ? Oui, parce que, à bord de son sourire, rien n’affleure de métallique, et que tout entier il se révèle simplement humain.
 
1 Killing Orders. Talat Pasha’s Telegrams and the Armenian Genocide, édité courant 2018 par Palgrave McMillan, ISBN 978-3-319-69786-4
 
Interprété du russe et adapté par Yeghisapet Tellalian.
 
Pour la version originale en russe de cet interview, voir:
 
 
 
 

28/10/2018

Situation scandaleuse à l'aéroport de Zurich

Une vingtaine de personnes kurdes sont actuellement détenues à l'aéroport de Zürich en vue de leur expulsion vers... l'Afrique du Sud!!!En effet, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), à l'appui d'arguments tout à fait abusifs a justifié le fait de ne pas examiner les demandes d'asile de ses personnes.

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Les personnes concernées vivaient en Irak, en Syrie, en Turquie et au Kirghizistan. Toutes ont dû s'exiler pour des motifs liés à leur origine kurde. Parmi elles se trouvent 4 familles, le politicien Osman Erdal et le journaliste Mustafa Mamay, pour lequel Reporters sans frontières et la "European Federation of journalists" se sont déjà mobilisés. Toutes ont demandé l'asile en Suisse dès leur arrivée à Zurich, afin de pouvoir trouver protection aux persécutions subies. 

Pourtant, en très peu de temps, TOUTES ces personnes ont reçu de la part des autorités suisses, un refus d'examiner leur demande d'asile sur le fond, arguant que leurs dossiers pouvaient être traités par le pays tiers sûr par lequel elles avaient transités. Cette décision ressemble fortement aux décisions de non entrée en matière rendues dans le cadre du règlement Dublin III.  Sauf qu'ici, le pays de transit en question est l'Afrique du Sud (!!) qui aux dernières nouvelles ne fait pas partie dudit règlement!!

En rendant cette décision, le SEM semble naviguer en eau trouble. En plus du caractère légalement douteux des décisions de non-entrée en matière, il argumente dans une des décisions que l'intéressé peut retourner en Afrique du Sud car c'est un Etat tiers sûr et que l'intéressé y a déjà "séjourné" (art. 31 al. b point c LAsi). Pourtant le SEM reconnaît également que son "séjour" en Afrique du Sud n'a duré que "3-4 jours"!!! 

Au-delà de la violente absurdité des décisions, les autorités suisses détiennent ces familles en toute illégalité! Encore récemment, le Conseil fédéral prenait position sur la détention administrative en précisant que "...l'application de mesures de contrainte aux familles et aux mineurs relève de l'exception [...] La détention administrative relevant du droit des étrangers est exclue pour le mineurs de moins de 15 ans." Pourtant, les familles – qui, par ailleurs, sont, pour certaines,  détenues à l'aéroport de Zurich depuis plus de 40 jours – ont des enfants de 3, 5, 6, 8 et 13 ans, la plus jeune est à peine âgée de 2 ans! 

Les conditions de détention sont insupportables, surtout pour les enfants qui n'arrivent même plus à manger les repas proposés.

Il est urgent de réagir, certaines des personnes détenues peuvent être déportées dans de brefs délais!

Nous appelons les personnes solidaires et les organisations à se mobiliser !

Nous appelons les médias à ne pas maintenir dans l’ombre ces pratiques totalement immondes dont nous avons eu échos grâce à quelques réseaux de soutien!

Toutes les personnes concernées doivent être libérées immédiatement et leur demande d’asile doit être examinée en Suisse !

Pour plus d'informations cliquez sur le lien suivant:

infos kurdes détenus à Zurich.pdf

 

 

22/10/2018

Sommet de la francophonie à Erevan: j'y étais!

Je me suis rendu 5 fois jusqu'à maintenant, en Arménie mais je n'ai jamais travaillé en tant que journaliste dans de telles conditions. Je pensais que quelque chose avait changé, mais rien n’a changé au contraire les conditions de travail ont régressé. Un ancien journaliste est Premier ministre. La francophonie est un grand mensonge! Ils vivent ensemble mais chacun de son côté. Je suis vraiment désolé de dire que si Charles Aznavour n'était pas décédé, que serait-il passé lors de ce sommet? Le sommet s’est complètement transformé en un «hommage à Charles Aznavour ». 

 
Le seul point positif du sommet se sont les activités culturelles. Le forum représente une bonne opportunité économique pour les grands pays comme la France, le Canada ou la Belgique Pour les autres pays francophones du continent africain ou asiatique ils se sont contenté de faire la figuration. Le stand de la Suisse est ridicule, il est représenté par une société arménienne!!! 
 
"Vivre ensemble", mais chacun de son côté. 
 
Les chefs d’État étaient à un endroit, les invités dans un autre et les journalistes sous une grande tente mais nous sommes tous réunis en Arménie pour la francophonie. La carte d’accréditation donnée aux journalistes n’a aucune différence avec celle des invités. 
 
Aucun avantage ou facilité pour faire son travail correctement. A tout moment un membre du staff peut venir et vous faire sortir des lieux. 
 
À la journée d’ouverture du sommet les journalistes ont tous été placé dans une loge au troisième étage de la salle, la scène se trouvait à 100 - 150m de là et nous étions des dizaines de photographes et de cameramans entassés dans une loge de 2m sur 10m de long, et de plus il y avait des bénévoles qui nous ont demandé d’où l’on venait et de quitter la loge alors que les discours débutés. 
 
J’invite tout le monde a se rendre en Arménie et a persévérer la culture du peuple arménien, mais pas en tant que journaliste, car vous êtes un criminel potentiel. C’est le constat que je tire de mon séjour en Arménie pour couvrir ce sommet de la francophonie marqué par le décès de Charles Aznavour.

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Pour voir la suit des photos de la sommet francophonie 

http://www.photographygeneva.com/gallery/sommet-de-la-fra... 

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09/10/2018

La Ville de Genève honore Celine van Till avec la Médaille « Genève reconnaissante »

La Ville de Genève honore Celine van Till avec la Médaille « Genève reconnaissante » Mme Celine van Till, jeune sportive d’élite, conférencière et ambassadrice pour les personnes en situation de handicap, reçoit lundi 8 octobre 2018 la Médaille « Genève reconnaissante ». Au nom des autorités de la Ville de Genève, M. Sami Kanaan, Maire de Genève, lui remet cette distinction au cours d’une cérémonie qui se déroule à 18h au Palais Eynard.

 

Cavalière très talentueuse, Celine van Till faisait partie du cadre Juniors suisse en dressage lorsqu’elle eut un grave accident de cheval en 2008, qui l’a laissée handicapée. Depuis dix ans, elle se bat pour retrouver ses moyens pas à pas, geste après geste, et reconquérir sa passion pour la vie et le sport. Ainsi, elle a réussi à prendre part aux Jeux paralympiques d’été de Rio en 2016, offrant au sport genevois l’une de ses plus belles expressions.

 

Aujourd’hui, Celine van Till a décidé de se lancer un nouveau défi en passant de l’équitation à l’athlétisme, avec comme objectif de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

 

Par ailleurs, titulaire d’un Bachelor en management-marketing pour sportives et sportifs d’élite, elle s’engage désormais pleinement en tant qu’ambassadrice pour l’intégration par le sport des personnes en situation de handicap.

 

La Ville de Genève a souhaité rendre hommage au parcours impressionnant de Celine van Till qui a su faire preuve de qualités de battante hors du commun et a démontré, à force de courage et de persévérance, que la pratique sportive, pour les personnes valides comme pour les personnes handicapées, représente un fantastique moyen de s’accomplir et de se dépasser.

 

« Merci et bravo pour les victoires que vous avez remportées sur vous-mêmes, pour cette ouverture aux autres et cette envie de gagner en surmontant les difficultés, et surtout cette joie de vivre renouvelée que vous nous faites partager. C’est une magnifique leçon d’espoir et de courage, c’est une très belle leçon de vie que vous nous donnez» a déclaré le Maire de Genève Sami Kanaan en lui remettant la Médaille « Genève reconnaissante ».

Communiqué de presse, 8 octobre 2018

 

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08/10/2018

Charles Aznavour; un nom lié à un pays et à un peuple

Charles Aznavour est un artiste de renommée mondiale, aimé et adulé par des millions de personnes à travers le monde.

Aujourd’hui en présence des représentants de l’Ambassade d'Arménie en Suisse, des centaines d’Arméniens anonymes, des amis de l’Arménie et des fans d’Aznavour se sont rassemblés à l’Église Apostolique Arménienne de Genève Saint Hagop pour assister à une messe de requiem. 

Le destin de Charles Aznavour est intimement lié à l’Arménie. Qui ne connait pas ce talentueux chanteur qui fait partie de l’Arménie où de nombreuses places et rues lui sont dédiées et où des statues à son effigie ornent plusieurs villes du pays.

Il restera immortel par sa générosité, son talent et son répertoire musical va devenir un classique à enseigner dans les conservatoires de musique. Adieu l’artiste!

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Discours Mme A. Harutyunyan

 

Révérend Père,

Mesdames et Messieurs,

Ces derniers jours, en préparant mon intervention je pensais constamment combien il était difficile de parler d'un homme à propos de qui tout est dit et tous les mots qu'on pouvait dire à son sujet seraient insuffisants. Les plus belles phrases ne pourront pas décrire les émotions que chacun de nous a éprouvées en apprenant la nouvelle du décès de Charles Aznavour.

Cependant, le 5 octobre à Paris, le président Macron a brisé tous les stéréotypes. Avec son discours remarquable et très émotionnel, il a réussi à rendre au Grand Maître l'hommage qu'il mérite en faisant de cet instant un moment historique.

Des millions de personnes à travers le monde ont suivien silence et avec émotion la majestueuse cérémonie des obsèques nationales organisées à Paris : des adieux solennels, austères et sobres, où le drapeau tricolore, le modeste bouquet de fleurs aux couleurs de l'Arménie et le brancard furent plus somptueux que tout autre dispositif.

Le peuple français, représenté par Macron, a prouvé qu’il savait apprécier ses grands hommes à leur juste valeur au moment de leur faire ses adieux.

Charles Aznavour n'a pas gardé le silence même ce jour-là. En 1988, après le tremblement de terre, il avait réuni tous ses copains artistes pour chanter pour l'Arménie. En quittant ce monde, il a fait en sorte que tout le monde parle de nouveau de l'Arménie et du peuple arménien. Nous n'avons pas le droit de trahir l'image de l'Arménien créé par Charles Aznavour à travers le monde, un nom qu'on peut prononcer partout sans avoir besoin de chercher des qualificatifs pour le présenter.

Charles Aznavour était un homme de grande valeur, une légende, ressortant du cadre national étroit.

Comme le Premier-ministre de la République d'Arménie l'a souligné lors de la cérémonie d'adieux, le meilleur hommage à Charles Aznavour serait l'émergence et le développement d'une Arménie libre et heureuse. Par conséquent, il appartient à chacun de nous, d'essayer au quotidien, de faire de notre mieux pour atteindre cet objectif et d'être digne de partager avec lui le sentiment singulier d'être Arménien.

Merci!

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30/09/2018

Brésiliens de Suisse:le fascisme ne nous représente pas et ne nous représentera jamais!

Samedi après midi, environ 200 Brésiliens de Suisse se sont rassemblés sur la Place des Nation à Genève contre le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro à la présidentielle dans leur pays et contre la discrimination contre les femmes et les LGBT.

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Bonjour à tous. Premièrement nous voulons remercier chacun d’entre vous pour votre présence, merci d’être venus nous soutenir.

Nous voudrions vous expliquer un peu pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser aujourd’hui, ce 29 septembre 2018. Cette journée entrera dans l’histoire comme un jour de lute et de resistance des femmes (mais pas que, des hommes sont aussi présents aujourd'hui) contre la montée du fascisme dans notre pays, le Brésil. Nous nous joignons à des milliers, des millions d’hommes et de femmes dans le monde qui comme nous s’opposent à ce discours fasciste qui met notre jeune démocratie en péril. Notre démocratie a été fragilisée depuis le coup d’état parlementaire de 2016 qui a amené à la destitution de la présidente Dilma Roussef. Ce coup d’état parlementaire a aussi mené à d’autres crimes politiques envers des défenseurs des droits humains : ainsi nous n’oublions pas non plus Marielle Franco, assassinée brutalement, et la prison politique de l’ex-président Luis Inacio Lula da Silva.

A l’heure d’aujourd’hui, nous sommes à l’aune des élections présidentielles au Brésil, et l’un des candidats se nomme Jair Bolsonaro. Mais qui est-il? Cet homme est un candidat d’extrème droite, un ancien militaire nostalgique de la dictature militaire qui avait contrôlé le pays de 1964 à 1985. Son idole, le colonel Brilhante Ustra était chef d’un centre d’emprisonnement, de torture et de la mort à Sao Paulo. Au moins 50 personnes ont perdu la vie sous le commandement d’Ustra et sous ses ordres plus de 300 personnes ont été torturées, dont beaucoup de femmes, et même une femme alors enceinte.

Son discours est fasciste, raciste, homophobe, misogyne, intolérant, autoritaire et fait l’éloge de la violence. Ses mots menacent nos droits, notre liberté et notre démocratie.

Cet homme a profité d’un moment de fragilité politique dans notre pays et se présente comme la solution miracle contre la corruption et la violence. Il y a cependant un problème : il souhaite bannir la violence des rues en imposant un régime violent, il veut bannir la violence en la remplaçant par encore plus de violence. Quant à la corruption, je dois vous dire que sa fortune s’est multipliée de manière douteuse depuis son entrée en politique il y a 22 ans.

Le projet politique de ce candidat d’extrême droite vont à l’encontre des droits de l’homme et dont le programme politique et économique amèneront notre pays dans le chaos.

Voici quelques exemples:

-diminution de la majorité pénale à 16 ans -armer la population

-Diminuer le quotat de places à l’université

-la privatisation de nos richesses et de nos ressources naturelles

Nous nous tenons donc ici aujourd’hui, nous faisons partie d’un mouvement de millions de femmes qui s’est créé sur les réseaux sociaux. Notre revendication commune se résume en deux mots : PAS LUI (elenao en portugais). Sur facebook ce groupe rassemble près de 4millions de femmes organisant, comme nous, des manifestations dans plus de 100 villes au Brésil et 65 villes dans le monde entier.

Nous sommes ensemble, unies par une même cause, mais nous souhaitons cultiver la diversité, nous souhaitons montrer notre respect pour la différence : oui, nous soutenons différents programmes politiques différents candidats. Mais LUI, ne nous représente pas. Nous sommes ici aujourd’hui pour clamer PAS LUI, JAMAIS LUI. Nous sommes ici pour poursuivre la lute contre tout ce que cet homme représente : non à la répression, non au totalitarisme, non à la violence. Nous sommes beaucoup plus fortes que la haine.

L’histoire même du Brésil est une ode à la diversité. Cette diversité est aujourd’hui notre banière. Le fascisme ne nous représente pas et ne nous représentera jamais

Pour la liberté, pour l’égalité et pour une vie exempte de violence! PAS LUI, LUI JAMAIS

 

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24/09/2018

Manifestation nationale pour l'égalité salariale et contre les discriminations

Des femmes et des hommes venus de toute la Suisse ont défilé à Berne en faveur de l’égalité salariale entre hommes et femmes et contre la discrimination, dans une loi qui sera soumise au Conseil national le 24 septembre prochain.Ce rassemblement a été convoqué par plus de 40 organisations.

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APPEL À TOUTES LES FEMMES « pour une grève des femmes* et féministe"
 
Comme dans de nombreux pays, en Suisse nous manifestons pour l’égalité, contre le sexisme et les discriminations.
Mais cette fois, nous voulons aller plus loin : jusqu’à une grève des femmes*, une grève féministe qui aura lieu le 14 juin 2019.
 
Nous en avons assez d’attendre : 37 ans que le peuple a voté un article constitutionnel sur l’égalité. 22 ans que nous avons une Loi sur l’égalité. Mais nos salaires et nos retraites sont toujours plus bas, trop souvent misérables. Si nous travaillons à temps partiel, c’est que nous assurons les deux tiers du travail domestique, éducatif et de soins : le ménage, la cuisine, la lessive, les enfants, les petits-enfants, les proches malades ou âgés. Ce travail, sans lequel la Suisse ne fonctionnerait tout simplement pas, n’est pas rémunéré, mais produit de la richesse. Ce travail doit être valorisé !
Nous en avons assez du sexisme et de toutes les formes de violence. L’égalité, c’est vivre sans la peur d’être agressée, travailler sans la crainte d’être harcelée, rentrer à la maison sans l’angoisse d’être maltraitée. Respecter nos corps, nos vies, c’est mettre fin à toutes les violences à l’encontre des femmes* et reconnaître notre droit à décider par et pour nous-mêmes.
 
Nous voulons une société fondée sur l’égalité et la solidarité, sans discriminations, sans sexisme et sans violence à l’encontre des femmes* quels que soient notre couleur de peau, notre culture, origine ou religion, notre passeport, notre orientation sexuelle ou
identité de genre, notre âge ou statut.
 
C’est pourquoi, le 14 juin 2019, nous ferons grève.
 
Notre grève sera globale : sur les lieux de travail et à la maison. Elle sera adaptée aux possibilités de chacune: croiser les bras un moment ou toute la journée, déranger au lieu de ranger, occuper l’espace public la journée et la nuit ! Notre grève ne sera pas contre les hommes, mais contre un système patriarcal qui a fait son temps. Le 14 juin 2019, les hommes solidaires seront invités à soutenir les femmes* en grève.
 
Participez, vous aussi !
Collectif pour une grève des femmes* et féministe

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Pour voir la suit des photos

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20/09/2018

Manifestation pour les droits des paysan.ne.s

Á l'occasion de la tenue de la 39e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ce matin sur la Place des Nations à Genève, plusieurs dizaines de représentant-e-s des organisations paysannes membres de la Vía Campesina à travers le monde et des militants locaux se sont rassemblés pour s'exprimer en faveur:
    • de la souveraineté alimentaire
    • du maintien de la biodiversité et de la protection de l'environnement
    • de plus de justice, d'un monde solidaire et des conditions de vie saines pour tous !

Ils ont réclamé l'adoption sans délai de la Déclaration sur les droits des paysans qui est négociée au sein du Conseil des droits de l'homme depuis de nombreuses années.

Selon Melik Özden, Directeur du CETIM, "Ne vous fiez pas à l''apparence. Certes, nous sommes ici avec quelques dizaines de leaders paysan.ne.s, mais ces personnes représentent des centaines de millions de paysan.ne.s. Ce sont elles qui nourrissent l'humanité. Ce sont elles qui sont garantes de la biodiversité et de la protection de l'environnement. Pour qu'ils-elles puissent remplir leur rôle, on doit leur offrir des conditions de vie et de travail dignes. C'est ce que vise la Déclaration onusienne. C'est pourquoi, nous appelons tous les États membres du Conseil des droits de l'homme à voter en faveur de cette Déclaration la semaine prochaine." 

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Le magazin Yves Rocher de Genève bouclée par les grévistes!

Une délégation de travailleurs de l'usine de cosmétiques Flormar en Turquie et de dirigeants syndicaux d'IndustriALL et de Sendicat petrol-is ont manifesté devant le magasin Yves Rocher France dans le centre de Genève avant de se rendre à une réunion de l'Organisation internationale du travail dans l'entreprise.

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Au début de cette année, l’usine de cosmétiques Flormar en Turquie a licencié 132 travailleurs pour avoir rejoint le syndicat Petrol-İş. La marque Flormar est majoritairement détenue par Yves Rocher. Petrol-İş a suivi la procédure judiciaire turque et a été reconnu à Flormar par le ministère du Travail. Lorsque la reconnaissance du syndicat a été accordée, l'entreprise a licencié les travailleurs syndiqués. IndustriALL a lancé une campagne internationale appelant l'entreprise à réintégrer les travailleurs.
 
Les travailleurs sont sur le piquet de grève à l’extérieur de leur usine depuis 128 jours. ils ont amené le piquet de grève en Europe. Demain, ils iront au siège de la société à Paris, où ils remettront 123 000 pétitions signées demandant à Yves Rocher de réintégrer les travailleurs licenciés et de reconnaître le syndicat.
 
Flormar est une marque de cosmétiques possédée à 51% par le Groupe Rocher qui détient également la marque Yves Rocher. En effet, le 16 août 2016 Groupe Rocher annonçait avoir acquis 51% de Flormar, son concurrent turc, en poursuivant ainsi son internalisation.
 
Basée à Rennes, Yves Rocher est une marque mondiale de cosmétiques et de produits de beauté. L’entreprise est présente dans 88 pays et emploie 13.500 personnes, outre plus de 215.000 personnes employées indirectement. Kosan cosmétique emploie 400 travailleurs et produit pour l’enseigne Flormar, numéro un du maquillage en Turquie, avec 21% de la part du marché. L’usine exporte aussi ses produits aux marchés de 104 pays, principalement vers les pays en développement. 

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19/09/2018

Cent kilos de charbon déversés devant le consulat d'Allemagne à Genève

Retour à l'expéditeur. Les membres du collectif BreakFree Suisse ont déversé tôt ce matin 100 kilos de charbon devant le consulat d'Allemagne à Genève. Ils demandent l'arrêt immédiat de l'offensive contre la forêt millénaire de Hambach, un moratoire sur l'importation d'électricité carbonée Allemande et l'accélération de la transition énergétique Suisse.

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Loin d'être un champion de la transition écologique, l'Allemagne est extrêmement impliquée dans l'exploitation et la combustion du charbonqui représentait encore en 2017 36,6% de son mix énergétique.

La République Fédérale n'atteindra pas- et de très loin - son objectif national de diminution de ses émission de gaz à effet de serre fixé à - 40% (par rapport à 1990) pour 2020[1]. Et pour cause, en 2017 elle a exporté 55 Terawatt-heure d'électricitémajoritairement produite via des sources d'énergies fossiles (charbon, fuel, gaz) ; ce volume d'exportation représente en "équivalent carbone", les émissions annuelles d'un pays commela Hongrie[2].

Le premier pays consommateurde son électricité est la Suisseavec 17,7 Terawatt-heureachetés en 2017 à RWE, une des plus grands producteurs allemands d'électricité. La demande helvétique, qui était de plus de 12 Terawatt-heure en 2016, est d'ailleurs en forte augmentation. En plus de ses émissions territoriales, la Suisse participe donc à cet immense volume de gaz à effet de serre et aux destructions directes qu'il génère.

RWE exploite trois mines géantes de ligniteen Rhénanie, en ayant avalé villages, cultures et forêts sur une centaine de kilomètres carrés. La forêt la plus précieuse est celle de Hambach près de Cologne. Elle a pu se développer sans intervention au cours des derniers 12 000 ans. Par sa composition d'essences et sa faune riche d'espèces en voie de disparition, la forêt de Hambach est unique en Europe[3]. La mine voisine en avale chaque année un peu plus, tant et si bien qu'il n'en reste aujourd'hui que moins de 10 pourcent. Elle constitue un patrimoine commun essentiel. Des centaines de protectrices et protecteursy ont construit des maisons des cimes et tentent d'empêcher la déforestation permettant la progression des excavatrices[4].

L'exécutif de la région a débuté la semaine dernière des opérations d'expulsion et de coupedans la forêt, ouvrant des voies d'accès pour de plus gros engins de chantier. Plusieurs milliers de policierset des dizaines de blindés sont en ce moment même en action[5]. L'intervention extrêmement violente fait scandale dans un pays très attaché à son patrimoine forestier et dont une partie de l'opinion est consciente de sa responsabilité climatique. Dimanche, une marche de soutienen direction de la forêt a réuni entre 4000 et 8000 personnes, tandis que plusieurs actions de blocage de la mine ont été mises en œuvre[6].

Les membres du collectif BreakFree ainsi que de très nombreux citoyen.ne.s Suisses refusent d'être complices de la destruction de la forêt millénaire, de l’extension de la mine et de l'aggravationdu péril climatique. Nous avons décidé de renvoyer symboliquement le charbon à l'envoyeur.

Nous appelons 1) à l’arrêt immédiat de l'offensivecontre la foret millénaire de Hambach, 2) à un moratoire sur l'importation d'électricité carbonée allemandeet 3) à l'accélération de la transition énergétiqueau sein de la Confédération.

La Suisse doit respecter les engagements climatiques pris lors de la COP21 et cesser d'importer de l'électricité allemande produite à partir d'énergies fossiles. Il en va de l'avenir immédiat de nos enfants et de la vie de plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde entier.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Collectif BreakFree Suisse

Contact Médias

Olivier de Marcelluselviejo@riseup.net

Guillaume Durin guillaume_durin@hotmail.com

[1]https://allemagne-energies.com/2018/01/09/le-paysage-ener...

[2]https://sandbag.org.uk/project/carbon-haven/

[3]https://foretdehambach.org/information-sur-la-foret/la-fo...

[4]https://www.democracynow.org/2017/11/15/special_report_fr...

[5]https://www.dw.com/en/german-police-arrest-hambach-forest...

[6]https://hambachforest.org/blog/2018/09/16/press-announcem...

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18/09/2018

Plus de 2000 Tamouls manifestent à Genève

Lundi après midi environ 2000 Tamouls venu de toute l’Europe se sont rassemblés au parc des Cropettes pour défiler avec des banderoles jusqu’à la place des Nations pour demander justice et dénoncé le génocide du peuple Tamoul. Arrivés, ils ont rendu honneur à Ratnasingam Senthilkumaran qui s’est immolé devant la place des nations le 5 septembre 2013, la famille du décédé était elle aussi sur place. Les pleurs et la tristesse étaient au rendez-vous de cet hommage.

Parmi les revendications:  demande de l’ouverture de l’enquête internationale indépendante sur la crimes de guerre, les crimes contre humanité et le génocide commis contre le peuple tamoul par les gouvernement sri lankais depuis 1948.
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17/09/2018

 Cortège de la fête des vendanges de Russin 2018

La fête des vendanges met un point d'honneur à mettre en avant les produits du terroir genevois, un véritable hommage au vignoble genevois.

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15/09/2018

Rassemblement contre l’exécution des activistes Kurde!

Environ d'une centaines de kurdes vivant en Suisse se sont rassembles sur la place des Nation Unies à Genève contre la violations des droits de l’homme, depuis le début de l’année, des nombreux prisonniers politiques majoritairement kurdes ont été exécutés par les autorités iraniennes. Depuis les derniers jours, 4 autre prisonniers politique Kurde ont été exécutés. Actuellement, des dizaines de prisonniers politiques et des activistes kurdes et iraniennes sont dans l’attente de leurs exécutions. De plus, il y a juste quelque jour que le gouvernement iranien a pris pour cible, un camp des réfugiés et des militants  politiques pacifistes Kurdes iraniens en Iraq, par les missiles Balistiques. Plusieurs personnes ont été tuées et blessées.  

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Appel des manifestants pour mettre fin à l'agression et les attaques du gouvernement iranien contre le peuple kurde !

Le 08 septembre 2018, la République islamique d'Iran a commis d'autres crimes contre le peuple kurde à l'est du Kurdistan (nommé Kurdistan d'Iran).

Ce jour-là, trois prisonniers politiques kurdes, Ramin Hussein Panahi, Zaniyar et Loghman Moradi, ont été pendus en même temps.

En outre, le camp des familles et le bureau des deux partis principaux politiques Kurde opposés au régime iranien, le Parti démocratique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan d’Iran qui se battent pour la résolution pacifique de question kurde en Iran depuis de nombreuses années, ont été pris pour cible par les missiles iraniens.

Le camp et les bureaux politiques se situent à Koy Sanjaq à 200 km de la frontière entre l'Iran et l'Irak.

À la suite de ces attaques de missiles, 15 personnes ont perdu la vie et des dizaines ont été blessées, et les habitants du camp de réfugiés Kurdes iraniens ont également quitté leurs maisons pour protéger leurs vies et se sont réfugiés dans les montagnes environnantes.

Malheureusement, à ce jour aucune organisation ou institution international n'a condamné ces attaques du régime iranien. Même le gouvernement irakien ne s’est pas opposé à cette violation de la souveraineté de son territoire, et ne s’est pas engagé pour aider des victimes de l'attaque.

Nous, les manifestants sur la Place des Nations, condamnons fermement toutes les formes d’attaque contre les militants politiques et pacifistes Kurde, l’exécution et l’assassinat d’activistes environnementaux et civils et les actes subversifs du gouvernement iranien dans d’autres pays du monde, et nous demandons aux Nations Unies et à ses Etats membres de :

1-    Condamner l'exécution et l'assassinat systématiquement de militants politiques, civils et environnementaux par le gouvernement iranien, et faire pression sur la République islamique d’Iran pour qu’il mette un terme à toutes les peines et les punitions inadmissible visant les militants pacifiste Kurdes.

2-    Condamner les bombardements et les attaques contre les bureaux des partis politiques kurdes et le camp des familles de réfugiés kurdes iraniens en Irak, et de les prendre sous la protection internationale,

3-    Condamner la violation de la souveraineté irakienne et la région fédéral du Kurdistan et le lancement des missiles sur le territoire de ce pays.

4-    Former une commission internationale pour enquêter sur ces attaques et les exécutions arbitraires par le gouvernement iranien.

Genève, le 15 septembre 2018

courriel : contact@zagros-centre.org

 

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Evacuez les Erythréens de Lybie!

Vendredi après midi des dizaines Erythréen·ne·s et ses amies se sont rassemblés en face le Palais de Wilson pour demander l'évacuation des migrant·e·s africains (en l'occurrence des Erythréen·ne·s) de Lybie, où ils subissent des exactions.

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“Nous relayons ici l'appel d'une grande partie de la communauté érythréenne à Genève qui est profondément préoccupée par la situation de chaos que vivent les réfugié·e·s érythréen·ne·s, notamment en Lybie. Ils·elles subissent d’atroces sévices (exploitation, privations, détention dans des conditions inhumaines, tortures, viols, etc.)... autant de traitements qui, dans un déni absolu des droits fondamentaux, de la dignité la plus élémentaire et au su de la communauté internationale, provoquent d’indescriptibles souffrances et de profonds traumatismes.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) se doit d’urgemment prendre une action holistique. Le fait que les Erythréen·ne·s ne puissent pas s’attendre à une quelconque protection de la part de leur gouvernement devrait précisément renforcer la responsabilité du HCR et de la communauté internationale, Suisse comprise.

Un réseau de communautés érythréennes à travers le monde est résolu à se mobiliser aussi longtemps que des solutions tangibles ne seront pas mises en œuvre afin d’évacuer les réfugié·e·s érythréen·ne·s vers des lieux sûrs”.

 

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09/09/2018

Rassemblement à Genève: Un monde Zéro carbone

Le 8 septembre, des milliers de rassemblements ont lieu partout dans le monde et à Genève à la place du Molard plus une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblés pour demander à leur politiques de s’engager à construire un monde Zéro carbone, accessible à tous. 

A Genève, cette manifestation sera aussi l'occasion de préparer la marche climat du 13 octobre, avec un débat ouvert à tous sur les mutations nécessaires pour arriver à une société "climato-compatible".

Les Manifestants demandent une politique climatique ambitieuse !
 
Notre parlement peine à mettre en œuvre les engagements pris lors de la signature de l’Accord de Paris. Nous avons besoin de changements radicaux pour préserver au-delà de 2050 le climat tel que nous le connaissons.
 
Descendons dans la rue
 
Samedi, 13 octobre 2018 à 13h30  à Rue du Mont -Blanc zone piétonne

 

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04/09/2018

Sami Kanaan,  "une journée sur l’avenir du journalisme »

Sami Kanaan, le maire de Genève organise une journée sur l’avenir du journalisme, des conférences, débats et hackathon nourriront l’événement qui se tiendront le 14 septembre au Musée d’ethnographie.

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LE TEMPS DES ACTES

Y aura-t-il encore un seul titre de la presse écrite sur support papier en Suisse romande d’ici 2 ou 3 ans ? Un « vrai » journal, imprimé sur du papier ? Au rythme où se succèdent les restructurations, ou plutôt les liquidations, on peut sérieusement en douter. Plutôt que de rester dans une attitude réactive, il devient urgent de faire preuve de lucidité et de se poser quelques bonnes questions, afin de tenter de trouver des réponses adéquates, même si c’est ardu. C’est précisément ce que je souhaite faire en proposant une journée comme #ACTMedia. Une journée pour remettre les modèles en question. Une journée pour mettre l’intelligence collective au service du bien commun. Car il s’agit bien là d’une affaire qui nous concerne toutes et tous.

Qui d’autre comme rempart à la désinformation que des médias libres ? Qui d’autres pour garantir un contre-pouvoir qui permet à la démocratie de fonctionner, plus ou moins correctement ?

J’ai également souhaité que le programme d’#ACTMedia soit dédié en partie à la nouvelle loi sur les médias électroniques. Cette révision est une opportunité pour donner au service public les moyens de ses ambitions et surtout d’éviter de laisser le champ libre aux Google, Amazon et autres Facebook... C’est pour cette raison que les travaux qui nous occuperont le 14 septembre 2018 seront restitués à la Confédération dans le cadre de la consultation fédérale.

Dans l’attente de vous voir et de partager autourde cette thématique, je vous adresse à toutes et à tous mes meilleurs messages.

Sami Kanaan

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Communique de presse

4 Septembre 2018

ACTMedia, une journée pour penser ensemble

l’avenir du journalisme

Des rédactions qui ferment, la manne publicitaire qui s’effrite, un domaine économique qui essaye de se recomposer autour de la nouvelle donne digitale. La situation de la presse romande est mauvaise. C’est face à ces difficultés et aux craintes qu’elles suscitent que Sami Kanaan, Maire de Genève, souhaite réunir les journalistes, les élus politiques, les milieux académiques et plus largement toute personne 

intéressée, le 14 septembre 2018 au Musée d’ethnographie de Genève pour un événement baptisé #ACTMedia.

La diversité des médias et les moyens nécessaires pour développer une activité journalistique de qualité sont une condition nécessaire à l’épanouissement d’une démocratie solide et vivante. Il est donc urgent de trouver une réponse adéquate à l’appauvrissement du paysage médiatique romand. Mais la formule magique n’existe pas. #ACTMedia a été imaginé comme un jalon dans une réflexion plus large qui devra se poursuivre.

#ACTMedia questionnera ainsi les soutiens publics aux médias, la notion de service public, les différents modèles de financement existant mais aussi, faisant le lien avec l’année de mairie de Sami Kanaan, les enjeux posés et les opportunités offertes par la digitalisation.

 L’événement s’inscrit de plus dans le cadre de la consultation en cours sur la nouvelle loi sur les médias électroniques (LME), établissant les conditions du soutien de la Confédération aux médias. Les résultats des travaux de la journée nourriront donc la position de la Ville de Genève, qui sera transmise au Conseil fédéral.

Enfin, partant du principe qu’il n’est pas envisageable de penser en dehors du cadre actuel en se cantonnant aux outils habituels des conférences et débats, Sami Kanaan a souhaité intégrer à #ACTMedia l’association OpenGeneva qui proposera d’aborder de manière participative différentes problématiques dans le cadre d’un hackathon.

 

#ACTMedia

Une journée publique de débats, de conférences et de hackathons pour penser l’avenir du journalisme.

14 Septembre 2018, Musée d’ethnographie de Genève, 9h-19h30 

PROGRAMME

9h : Lancement du hackathon de la presse

12h30 : Débat : Médias locaux et collectivités publiques de proximité : quels modèles de soutien ?

Conférences :

14h30 :  Faits et chiffres 2018 de la presse régionale, un avenir sans pub 

Par Philippe Amez-Droz, Collaborateur scientifique et chargé de cours Medi@Lab, Université de Genève

15h30 :  Les médias et le numérique : Une opportunité pour repenser le lien aux publics

Par Nathalie Pignard-Chesnel, Professeure, Académie du journalisme et des médias, Université de Neuchâtel

16h15 :  Googlization et concentration des médias : le paradoxe de la raréfaction de l’information de qualité

Par Patrick-Yves Badillo, Directeur de Medi@LAB / Université de Genève

18h : Panel National LME : Quel cadre pour les médias électroniques en Suisse ?

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PROGRAMME

CAFÉ-CROISSANT

Dès 9h

HACKATHON DE LA PRESSE

De 9h30 à 17h

Les thèmes médias, démocratie, digitalisation vous

intéressent et vous avez envie de proposer, élaborer

et partager des solutions originales, pratiques et

concrètes sur ces sujets ? #ACTMedia est fait pour

vous. Saisissez l’opportunité de passer de la parole

aux actes !

DÉFI I Open source : une solution au service

des médias ?

DÉFI II Consommation numérique :

Quels enjeux pour la démocratie ?

DÉFI III Philanthropie : Nouvelle source

de financement des médias ?

DÉFI IV Mutualisation des coûts et des

technologies : Quelles opportunités pour servir

le journalisme ?

DÉFI V Mission de service public du journalisme :

Quels moyens pour garantir sa qualité ?

DÉJEUNER-DÉBAT

Collation dès 12h

Débat à 12h30 Médias locaux et collectivités

publiques de proximité : quels modèles de soutien ?

Modération NAPPEY Grégoire, ancien rédacteur

en chef du Matin

CONFÉRENCES : ACTES ET FAITS

14h30 Faits et chiffres 2018 de la presse

régionale, un avenir sans pub.

15h30 Médias et numérique : une opportunité

pour repenser le lien aux publics.

16h15 Googlization et concentration des

médias : le paradoxe de la raréfaction de

l’information de qualité.

JURY HACKATHON DE LA PRESSE

17h15 Présidé par Sami Kanaan,

Maire de Genève

PANEL NATIONAL LME

18h Quel cadre pour les médias électroniques

en Suisse ?

Modération FAVRE Alexis, RTS

APÉRITIF

19h30

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Aucune image ne peut être reproduite ou transmise, même partiellement, sous aucune forme, y compris l’illustration de pages web, sans avoir eu préalablement l’autorisation écrite de l’auteur. Toute violation pourra être poursuivie.
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30/08/2018

Rassemblement contre la politique d’asile inhumaine !

Une centaine de manifestant.e.s se sont rassemblés face au Consulat italien de Genève contre la politique d'asile inhumaine de l'Italie, de la Suisse et de l'Union Européenne.

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Communique de presse

150 êtres humains pris en otage par Matteo Salvini

L’Italie anéantit le droit d’asile, la Suisse et l’UE ferment les yeux

Après plusieurs jours durant lesquels plus de 150 hommes et femmes ont été retenu·e·s en captivité sur le bateau qui les avait sauvés en haute mer, une solution a enfin été trouvée et leur débarquement autorisé, malgré la volonté du vice premier ministre italien, Matteo Salvini, d’en empêcher le débarquement dans n’importe quel port de la péninsule.

Exigeant que «l’Europe fasse sa part avec le fardeau des migrants», le ministre Salvini ne fait pas seulement preuve d’un mépris sans limites à l’égard d’hommes et de femmes qui fuient la misère et la mort en les réduisant à l’état de «fardeau» : il les a pris en otage pour pouvoir négocier avec les pays membres de l’UE.

Cette ignominie fait suite à une escalade de déclarations et opérations anti-immigré·e·s qui ont légitimé et banalisé des agressions racistes en Italie même. Dans au moins trois cas, ces agressions se sont soldées par la mort des agressés coupables d’une couleur de leur peau non conforme.

Malgré le recul qui lui a été imposé, Matteo Salvini a réaffirmé publiquement sa volonté d’empêcher l’accueil de réfugié·e·s en Italie. Et pour donner un relief symbolique particulièrement fort à cette volonté, il s’affiche à Milan en compagnie du premier ministre hongrois, Viktor Orban, le héraut de l’Europe blanche et chrétienne!

En Italie, les forces antiracistes et antifascistes et des secteurs humanistes de la société se mobilisent contre ces dérives. La magistrature d’Agrigente a par ailleurs ouvert une enquête visant Matteo Salvini pour séquestration de personnes, arrestation illégale et abus de pouvoir sur les réfugié·e·s bloqué·e·s à Catane.

Ce à quoi, le même Salvini se permet de répondre publiquement en affirmant que «ce sont des millions d’italiens qu’il faudra alors inculper», manifestant de la sorte son mépris absolu pour les lois et la Constitution du pays.

C’est pourquoi il est indispensable que, à l’extérieur de l’Italie aussi, antiracistes et antifascistes, défenseur·e·s des droits humains et du droit d’asile se rassemblent devant les consulats d’Italie pour manifester contre la politique inhumaine du gouvernement italien et de son ministre de l’intérieur Matteo Salvini.

En Suisse, c’est durant cette semaine, notamment ce mercredi, que des rassemblements seront organisés dans plusieurs villes devant les représentations italiennes.

Ici, en Suisse, nous nous mobilisons aussi pour dénoncer la responsabilité des autorités fédérales et cantonales qui s’asseyent sur leurs engagements en terme d’accueil des réfugié·e·s, qui n’ont eu de cesse de durcir le droit d’asile et se font les exécuteurs zélés des Accords de Dublin en renvoyant des centaines de requérants, majoritairement vers l’Italie (pensons à A. Said renvoyé la semaine dernière). Ici aussi, nous exigeons un accueil digne et immédiat des personnes en exil!

Plus largement, c’est toute la politique «d’Europe forteresse» pratiquée par l’UE qu’il faut dénoncer, pour les embûches, la misère et la mort qu’elle sème sur l’ensemble du parcours migratoire de celles et ceux qui ne cherchent qu’à fuir la guerre et/ou la misère.

Mobilisons-nous pour dénoncer les politiques inhumaines de l’Italie, de la Suisse et de l’UE!

Org. et soutiens: solidaritéS, UNIA Genève, Syndicat SIT, CGAS, Potere Al Popolo Suisse, PS Genève, Les Verts genevois, Solidarité Tattes, Parti du Travail, Cartel Intersyndical de la fonction publique, SSP Genève, StopExclusion… 

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Les patrons passent à l’ère digitale!

La Fédération des Entreprises Romandes fêtes leurs 90ème anniversaire à Palexpo.

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27/08/2018

Le dictateur Erdoğan aimerait faire disparaitre Arat Dink!

Le rassemblement des Mères de samedi qui a eu lieu pour la sept centième fois devant le Lycée de Galatasaray le 25 août 2018 a été perturbé par des attaques perpétrées par des forces fascistes masquées musulmanes d’Erdoğan. Le but était de briser la résistance fière des Mères de samedi et de ses sympathisants, dont c’était la sept centième édition du rassemblement.

En fin de compte, 47 personnes ont été détenues en garde à vue et des centaines de personnes ont été la cible d’attaques sauvages de la part de la police. Le fait que des mamans et des proches des disparus soient détenus en garde à vue en utilisant des méthodes sauvages est la preuve irréfutable de l’existence du système fasciste qui perdure en Turquie.

Les quelques brèves images concernant cette attaque ont choqué les spectateurs. Les policiers se concentraient sur une personne ciblée dans la foule: il s’agissait d’Arat DINK*, le fils du journaliste Hrant DINK*, assassiné par les forces de l’Etat.

Ces forces fascistes, qui ont reçu des instructions d’Erdoğan, attaquent d’une manière emportée et avec insistance afin d’arrêter Arat DINK. Principalement Garo PAYLAN, parlementasire du parti HDP (Parti démocratique des peuples),Serpil Kemalbay, Hüda KAYA, Ahmet SIK et le Mères de samedi entourent Arat DINK et se posent en bouclier humain afin de le protéger.

Pendant plusieurs minutes, les forces fascistes d’Erdoğanattaquent aveuglement, tels des animaux sauvages. Après une résistance qui dure plusieurs minutes elles n’arrivent pas à leur fin et se retirent.

Le message véhiculé par ces images et clair et net: Nous pouvons vous détenir en garde à vous quand et comme nous voulons et vous faire disparaitre. Cette fois-ci leur sinistre jeu n’a pas eu de suite et les parlementaires de l’Etat et les résistants n’ont pas livré Arat, le fils de Hrant DINK, aux hordes d’assassins.

Eh bien, est-ce la fin? Non, les attaques s’intensifieront à l’avenir et la lutte démocratique sera plus féroce. Mais sous le dictat d’Erdoğan, des millions de personnes ont été détenues en garde à vue et subi des tortures depuis 2002. Plusieurs centaines de milliers de personnes pourrissent dans des prisons, autant ont été obligées de vivre en exil. Des centaines de provinces, de sous-préfectures et villages ont été complètement détruits. Des millions de kurdes ont été déracinés de leurs terres avec force. Ils ont été contraints de déménager et d’émigrer et des milliers de femmes, d’enfants, de jeunes, de personnes âgées ont été massacrés par les forces fascistes d’Erdoğan.

Oui, le dictat fasciste d’Erdoğan ne sent pas le besoin de faire disparaitre des gens en garde à vue. Tout se fait ouvertement. Personne ne sent le besoin de rendre des comptes. Dans la Turquie d’Erdoğan, toutes les valeurs humaines, la morale, le droit, la justice et les droits humnains ne sont que des mots insignifiants.

Le fasciste Erdoğan, tout comme les dictateurs fascistes est l’ennemi de l’opposition. Toute personne qui participe à une manifestation organisée sans son ordre et sa permission est son ennemi et l’ennemi du système et doit être annéantie.

C’est pour cette raison que les Mères de samedise font attaquer sauvagement et qu’Arat DINK devient une cible privilégiée. C’est à travers ce dernier qu’un message est véhiculé à l’ensemble de l’opposition: Nous continuerons à vous faire taire et disparaitre, comme les milliers de disparus, comme nous avons assasiné Hrant DINK. C’est votre tour maintenant. Mais ils ont échoué cette fois-ci. Les peuples de ces contrées se sont érigés comme une seule voix, un suel coeur et n’ont pas permis qu’un massacre soit perpétré. C’est comme s’ils ont voulu dire: Nous n’avons pas pu protéger Hrant DINK mais nous ne permettrons pas que vous tuiez son fils.

Quand Hrant DINK a été assasiné le 19 janvier 2007 Erdoğan était au pouvoir et maintenant, le même Erdoğan sanguinaire fais des manoeuvres pour faire taire sa famille fière qui ne se tait pas et qu’il n’arrive pas à faire faire taire.

Je m’incline avec respect devant les résistants.

*Hrant Dink a été le fondateur, le directeur de publication et le chroniqueur en chef de l’hebdomadaire Agos, un journal édité à Istanbul en arménien et en turc. Il a été assassiné le 19 janvier 2007 à d’Osmanbey à Istanbul, devant les locaux de son journal bilingue Agos.

*Arat Dink est un journaliste d’origine arménienne et rédacteur en chef d’Agos, un hebdomadaire bilingue turco-arménien publié à Istanbul.

Demir SÖNMEZ 


Photo Kerim Eren.jpgPhoto: Kerim Eren 

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15/08/2018

Genève: Lula candidat à la présidence du Brésil en 2018

Mercredi après midi à Genève, sur la place des Nations plus cinquantaines personnes se sont rassemblés contre l'emprisonnement de l'ex-président Luiz Inacio Lula Da Silva et pour soutenir sa candidature à la présidence du Brésil.

Le Parti des travailleurs de PT en Brésil, à choisi la date du 15août pour inscrire la candidature son lieder historique àniveau officiel.

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Appel au
Comité Internationale LuLa Libre-Suisse

Inscription et lancement de la candidature de Lula à la présidence du Brésil
Lula Innocente. Lula Candidat. Lula Président.

Chers camarades, chères  camarades
La vie nous impose des défis et l’histoire nous impose des décisions.

Nous sommes ici camarades, avec l’objectif d’unir nos forces pour défendre le Brésil et sa souveraineté. Et cela passe nécessairement pour la défense de notre peuple et de notre démocratie. L'inscription et le lancement aujourd'hui à Brasilia de la candidature de Luís Inácio Lula da Silva constituent un acte de lutte contre le coup d'État, en faveur de l'État de droit et de la démocratie au Brésil et en Amérique latine.

La situation politique actuelle qui a conduit à des coups d'État successifs dans le continent, avec une forte participation et le soutien des grands médias et des secteurs importants dans le pouvoir judiciaire, nous impose la décision de lutter avec conviction contre ces forces destructrices, tant au Brésil qu'en Amérique latine. Ces forces du libéralisme économique visent à soumettre la classe ouvrière à un régime de semi-esclavage, à retirer ses droits et à assouplir les lois du travail, et à imposer aux moins favorisés un régime de misère et de pauvreté sans accès à la santé, à l'éducation, aux projets cultures et les possibilités d’ascension sociale et économique.

Pour réaliser ce projet diabolique et criminel, la droite libérale a pour objectif de détruire les gouvernements de gauche à travers des coups d'Etat, mais aussi de détruire toutes les forces progressistes telles que les partis de gauche comme le PT et les représentants des mouvements sociaux. populaire, comme l’a démontré l'assassinat de la conseillère municipale Marielle Franco et du conducteur Anderson Pedro Gomes, ainsi que de nombreux assassinats de paysans, en particulier dans le centre-ouest, le nord et le nord-est du Brésil. Il est important de noter ici, camarades, que les politiques mises en œuvre par les gouvernements Lula et Dilma, en matière d’insertion sociale et contre cette politique désastreuse de la droite, sont les projets d’inclusion sociale et de la distribution des revenus, dont nous connaissons déjà très bien.

Mais ces agents pervers du capitalisme au Brésil ne se sont pas arrêtés là. Ils ne se reposeront pas tant qu'ils n'auront pas atteint leur objectif le plus élevé, à savoir, obtenir l'impossibilité absolue de que Lula soit à nouveau président du pays; comme une forme d’injustice en vers celui qui était le meilleur président de l'histoire brésilienne et son leader le plus populaire, connu et respecté internationalement. En oublions que, Lula a terminé son mandat avec l'approbation du gouvernement brésilien avec un 87%. L’objectif d’empêcher la candidature de Lula c'est pour la droite au Brésil la fermeture du cycle du coup d’Etat. Sans cet empêchement, le coup n’est pas pleinement réalisé. Et c’est pourquoi, camarades que nous sommes ici et nous devons nous battre pour la candidature de Lula et son élection à la présidence de la République du Brésil.

Il est impératif et urgent de soutenir la lutte pour l'élection de Lula, dans cette situation politique de terre brûlée, créée par les dirigeants du coup d’État et  soutenue par l'élite esclavagiste brésilienne. N'oublions pas que "la vie nous impose des défis et que l'histoire nous impose des décisions".

Donc, c’est pourquoi nous devons prendre des décisions et avoir l’attitude de nous défendre contre les griffes de l’impérialisme international.

Camarades, si nous nous battons ensemble nous serions fortes; parce qu’être du bon côté de l’histoire nous redonneras la satisfaction et nous donne la certitude que si nous nous battons ensemble pour la justice nous serons victorieux à la fin. Car bien que la droite ait beaucoup d’argent, nous avons un candidat qui possède l’arme la plus puissante de cette guerre, c’est-à-dire le soutien de tout un peuple, qui grandit chaque jour en prise de conscience. Mais nous devions être conscientes aussi que tout dépend de nous capacité de mobilisation. Rappelons-nous que l'abandon des luttes n'est pas une expression du vocabulaire de Lula.

Le coup contre le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff est l’une des attaques les plus lâches contre la démocratie brésilienne, avec des caractéristiques fascistes et misogynes, fomentées par de fausses accusations de responsabilité, que le président n’a pas commises et dont elle a été ensuite acquittée. Absolution qui a été absolument ignorée par le Parlement brésilien, par la Cour suprême et le Tribunal supérieur, qui restent assis sur le processus qui jugerait la fausse mise en accusation et donnerait certainement le droit au retour de Dilma Vana Rousseff à la présidence de la République.

En fait, nous savons que ce coup n’a pas commencé exactement avec la démission d’un président élu avec plus de 54 millions de voix. Il a commencé par tenter de déstabiliser et de criminaliser les politiciens de gauche depuis le premier mandat de l'administration Lula, poursuivant les attaques contre le président Dilma. Toutes ces actions déstabilisantes ont culminé après par l’ordre lancer par le Juge Sergio Moro contre l'ancien président Lula, sur la base des fausses accusations injuste et surtout inconstitutionnelle; comme une chasse implacable, passant au dessus de la loi et en déchirant notre Carte Magna: la Constitution.

Camarades, aillons la conviction de que, soutenir à Lula c’est défendre la démocratie, c'est aussi soutenir et défendre sa stratégie politique et celle de son parti le Partis des travailleurs (PT). Lula est un prisonnier politique aujourd'hui, lequel n’épargnerais pas sa force pour défendre le Brésil malgré son injuste emprisonnement. Et en tant que génie de la politique, il saura quand et comme avancer, surtout s’il compte avec notre soutien et notre lutte. Se battre pour Lula, c'est se battre pour le Brésil, se battre pour notre continent.

LULA LIBRE LULA INNOCENT LULA CANDIDAT. LULA PRÉSIDENT!

Comité Internationale LuLa Libre-Suisse
Genève, le 15 août 2018

 

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12/08/2018

Le grand feu d'artifice de Genève 2018

Le Pont du Mont-Blanc, le Grand feu d'artifice de Genève, 400.000 personnes et plus de 5'000 allumages électroniques. 

Genève le 11.08.2018

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Pour voir la suit des photos

http://www.photographygeneva.com/gallery/le-grand-feu-dar...

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09/08/2018

Rassemblement genevois contre les violences faites aux femmes

Environ  trois centaines de manifestants se sont rassemblées devant Confédération Centre dans les rues basses de Genève pour dénoncer la violence contre les femmes et leur soutien aux victimes de l’agression qui s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi peu après cinq heures du matin à la sortie d’une boîte de nuit au centre ville.

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Violences contre les femmes*: ça suffit!

Hier, un groupe d'hommes a violemment agressé cinq femmes. Aujourd’hui 250 personnes se tiennent debout en solidarité avec les victimes de cet acte, et pour faire bloc contre les violences sexistes.

Tout a commencé par l’agression d’une femme par plusieurs hommes au sortir d’une boîte de nuit, Le Petit Palace, en Vieille Ville de Genève. Quatre autres femmes sortant du même établissement ont voulu lui porter secours avant d’être elles aussi prises à partie avec une extrême brutalité.

Le courage et la solidarité exemplaires dont ont su faire preuve ces cinq femmes suscitent notre admiration et notre respect. Celles-ci se sont défendues contre leurs agresseurs, et se sont porté un secours mutuel.

Blesser l’une d’entre nous est une atteinte faite à nous toutes. Et c’est donc ensemble que nous faisons front contre le sexisme et l'hétérosexisme.

Cette agression n’est pas un fait divers. Elle est un évènement particulièrement choquant qui dit beaucoup des discriminations sexistes. En Suisse, une femme meurt toutes les deux semaines des suites de violences machistes, et beaucoup plus sont blessées physiquement et moralement. Il est temps de dire « assez ! » et de faire du combat contre ce fléau une priorité sociale et politique.

Le sexisme est présent dans toutes les sphères de la société, de manière ouverte comme de façon plus insidieuse. Le sexisme ordinaire, présent partout, constitue le terreau d’agressions subies chaque jour par les femmes et les minorités de genre.

Pour faire cesser les violences sexistes de genre, il faut agir sur tous les plans, et de façon urgente. Que ce soit dans l’éducation des enfants, l’aménagement de l’espace public, par la modification de l’image des femmes dans la publicité et les médias, dans la formation des enseignant-e-s, des agent-e-s de police et des magistrat-e-s, il n’y a pas de temps à perdre pour lutter contre l’intolérable.

L’égalité c’est maintenant, au travail, dans l’espace public, dans la famille et dans le couple ! C’est pourquoi des groupes féministes organisent une grève à l’échelle nationale, le 14 juin prochain. Nous appelons dès maintenant à soutenir cette grève féministe et à la construire.

Pour exprimer notre solidarité avec les cinq femmes agressées et notre condamnation des violences sexistes.

Communiqué de presse unitaire — Jeudi 9 août 2018

Amnesty International UNIL — Groupe regards critiques — Laliste — Le Deuxième observatoire — Lestime — L'Escouade — Les Créatives — Lilith — Marche mondiale des femmes — Projet D — Pôle agression violence (PAV) — solidaritéS

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08/08/2018

Manifestation pour la vie, la démocratie et la paix en Colombie

Près de 50 colombiens de diverses organisations sociales, promoteurs de paix, internationalistes suisses, Latino-Américains et européens se sont rassemblée à la place des Nations en solidarité avec les 333 leaders et militants sociaux assassinés en Colombie et pour revendiquer la protection des activistes politiques et la défense du processus de paix. les Manifestants demandent le respect du droit à la vie, passage à la paix, justice pour les familles des victimes, châtiment juridique international à Uribe-Santos présidents responsable de crimes contre l’humanité.

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02/08/2018

Fête du 1er août: tradition et innovation au cœur du parc La Grange

La Ville de Genève célébré la Fête nationale le 1er août 2018 au parc La Grange, avec le Laboratoire européen pour la physique des particules (CERN) et la Ville de Bienne comme invités d’honneur.

1er août 2018. Parc La Grange, Ville de Genève. Partie officielle avec les allocutions de M. Sami Kanaan, Maire de Genève, de M. Erich Fehr, Maire de Bienne et de Mme Charlotte Warakaulle, Directrice des relations internationales du CERN, et la lecture du Pacte fédéral de 1291. Toutes les interventions ont été traduites en langue des signes.Elle est suivie par le cortège aux lampions et le feu de joie.

 

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30/07/2018

L'été à Genève

L'été à Genève 2018 

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22/06/2018

La visite de Papa à rassemblé tous les croyants à Palexpo

La visite de Papa à rassemblé tous les croyants à Palexpo

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18/06/2018

La CGAS a déposé ce jour son initiative « 23 frs, c’est un minimum ! »

 

Combattre la précarité, sans nous laisser diviser

La CGAS a déposé ce jour son initiative « 23 frs, c’est un minimum ! », munie de 7754 signatures, dont l’essentiel a été récolté en seulement trois semaines, tandis que celle de l’UDC genevoise a mordu la poussière faute de signatures, et que celle du MCG connaîtra peut-être le même sort d’ici quelques heures. Pour les syndicats genevois, le signal que donne ainsi la population est sans équivoque : les vociférations anti-frontaliers-ères et anti-étrangers-ères ne prennent plus, alors qu’il est urgent de véritablement combattre la précarité liée aux bas salaires.

Victoire d’étape

L’objectif ayant été atteint au 1er mai, la CGAS a dès lors suspendu la récolte active pour l’initiative « 23 frs, c’est un minimum ! », ce qui n’a pas empêché quelques 700 autres signatures d’encore arriver par poste aux syndicats depuis cette date. La détermination avec laquelle les salarié-e-s de ce canton ont signé cette initiative démontre que le moment est venu d’instaurer un salaire minimum légal à Genève. « 23 francs de l’heure, c’est un minimum » : plus qu’un slogan, c’est la conviction profonde de nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs rencontré-e-s sur les stands de récolte depuis le 9 avril dernier.

Une vraie réponse

« Quoi ? Parce que tu ne veux pas que les frontaliers soient correctement payés, tu te prives toi-même d’un salaire correct ? ». C’est en ces termes qu’une jeune femme répondait outrée à son compagnon qui ne voulait pas signer l’initiative au motif qu’elle ne fait aucune distinction entre les travailleurs-euses « indigènes » et les frontaliers-ères. Cette conversation entendue sur un stand illustre un autre fait marquant de cette récolte : sauf quelques un-e-s, les salarié-e-s ne croient visiblement plus à la supercherie de l’extrême droite. « Ils-elles ont au contraire bien compris que la responsabilité des bas salaires n’est pas imputable aux étrangers-ères ou aux frontaliers-ères, mais bien aux abus patronaux, contre lesquels l’initiative syndicale apporte une vrai réponse, dans un combat commun et solidaire de l’ensemble des travailleurs-euses, d’où qu’ils-elles viennent et où qu’ils-elles habitent », déclare Davide De Filippo, co-secrétaire général du SIT et vice-président de la CGAS.

Bataille bien engagée

Ce résultat démontre que cette initiative répond à un vrai besoin et à une revendication essentielle des travailleurs-euses. « Les salarié-e-s ne croient plus non plus au discours lénifiant des patrons sur le partenariat social, car le résultat de ce partenariat, ils-elles l’ont devant leurs yeux : bas salaires et précarité, particulièrement pour les femmes », commente Audrey Schmid, du syndicat Unia.

Pour la CGAS, c’est maintenant une autre bataille qui commence, celle de la mobilisation des salarié-e-s, pour transformer ces 7754 signatures en un OUI populaire sonnant trébuchant lorsque l’initiative passera en votation.

Communiqué de presse du 18 juin 2018

 
 

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06/06/2018

Merci Philippe Macasdar

Bonjour,

Tout le monde connait (ou presque… ), Demir Sönmez, photographe, humaniste, activiste, infatigable et généreux. Figure familière et fidèle, présent chaque fois qu’il y a une cause à défendre et à promouvoir.

On connait son blog, ses photos qui témoignent de la vie sociale et politique de la cité. On sait moins qu’il voyage, de temps à autre et discrètement, de par le monde. Au cœur des conflits. Pour preuve, l’exposition produite par Saint-Gervais.

Aux photos prise au Kurdistan irakien, Demir Sönmez a souhaité ajouter, comme en miroir, les tableaux de Adar Tung dont nous présentons les originaux.

Attention : il ne vous reste plus qu’une dizaine de jour pour venir découvrir ce regard croisé sur une réalité à la fois très dure et malgré cela remplie d’espoir.

Bien cordialement,

 

Philippe Macasdar

Directeur

Thèatre  Saint-Gervais Genève

http://www.saintgervais.ch

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http://www.photographygeneva.com

01/06/2018

Prestation de serment du Conseil d'Etat

Prestation de Serment du Conseil d’Etat de la République et canton de Genève devant le Grand Conseil.

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Discours à Saint-Pierre de M. Jean ROMAIN, président du Grand Conseil

Une fois les élections passées, en début de chaque nouvelle législature, le Grand Conseil tient une séance extraordinaire en ces lieux pour recevoir le serment des conseillers d'Etat. Auparavant, je souhaite féliciter une fois encore les magistrats sortants, M. François Longchamp et M. Luc Barthassat pour leur engagement au service des citoyens de Genève. 
 
Je souhaite ensuite convoquer une citation de Michel-Ange : « Dieu a donné une sœur au souvenir, et il l’appelle l’espoir ».
 
Le souvenir est tourné vers le passé, vers ce qui est notre héritage. Dans ce temple de Saint-Pierre, si l’on se mettait à l’écoute du passé, dans ce Temple où Calvin a prêché, les voix de plusieurs générations s’entre tisseraient pour nous persuader que nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Situation confortable il est vrai puisqu’on nous porte, mais situation passive aussi, puisqu’on nous emporte. 
 
La sœur du souvenir, assure Michel-Ange, est l’espoir. Cette vertu est tout entière tournée vers l’avenir. Mais l’avenir n’a pas la solidité du Rien n’y est certain. 
 
L’intelligence humaine, lorsqu’elle regarde l’avenir, est plongée dans l’incertitude et dans le doute. Tandis que le sentiment, tourné vers l’avenir, est au contraire celui d’une conviction : le jour se lèvera demain et il verra une part de nos souhaits. Il y croit de tout son cœur, le sentiment. Au fond, l’espoir est le mariage improbable de l’incertitude intellectuelle et de la certitude affective. C’est à cette noce que je voudrais vous convier un instant aujourd’hui. 
 
Notre génération est passée des postes de radio FM à l’internet, aux réseaux sociaux et à la réalité augmentée. Malgré la fulgurance de ces bouleversements, il est dans ce canton trois piliers sur lesquels l’homme peut s’appuyer. 
 
Ces trois piliers ont cadré notre souvenir commun, et j’ai l’espoir qu’ils encadreront notre avenir conjoint. 
 
Le premier de ces piliers est celui de la liberté. Cette liberté que nous célébrons rituellement chaque année le 12 décembre, cette liberté à propos de laquelle Rousseau rappelait « qu’il n’y a point de liberté sans Loi, ni où quelqu’un est au-dessus des Lois. » La doctrine politique de Rousseau, le Citoyen de Genève, a pour idéal la liberté. Selon le philosophe, être libre c’est accepter de rentrer dans le pacte des hommes libres. Lorsque je me promène dans la ville, lorsque je me fais le piéton de Genève et que je passe sur l’île Rousseau, il n’est pas une fois sans que ces mots me reviennent en mémoire : « Renoncer à sa liberté, c‘est renoncer à sa qualité d’homme ». C’est un bastion qui supporte la statue de Jean-Jacques, et voilà que le piéton que je suis se transforme soudain en pèlerin. Plus tard, dans sa classe de philosophie, l’étudiant apprendra qu’être autonome, c’est se donner à soi-même des principes de pensées et d’actions. 
 
Le deuxième pilier est connexe au premier. Il est son alter ego : la responsabilité. S’il vivait seul sur une île, l’homme n’aurait pas à être responsable puisqu’il n’aurait personne à qui répondre. Les hommes, selon Kant, sont responsables de leurs actes dans la mesure où ils sont sujets d’une volonté autonome, qui leur permet d’agir moralement. 
 
Or aujourd’hui, l’urgence nous oblige à passer de la responsabilité individuelle à la responsabilité de tous. En effet, le philosophe allemand Hans Jonas, dans son livre « Le principe responsabilité » plaide pour l’extrême urgence de nous doter d’une éthique pour la civilisation technologique. 
 
Selon Jonas, la promesse de la technique moderne s’est inversée en une menace de catastrophe : la science confère à l’homme des forces jamais encore connues. La prise de conscience de ces menaces et du caractère irréversible des implications de certains choix technologiques ne peut que faire naître la peur. Or, le souligne Jonas, la peur est, elle-même, l’obligation préliminaire d’une éthique de la responsabilité. 
 
 
 C’est une peur qui invite à agir et qui s’accompagne de l’espoir : nous sommes prêts à faire ce qu’il faut pour éviter le pire, dit l’homme responsable. Il s’agit du courage de transformer sa propre crainte en devoir d’action. 
 
Le troisième pilier est celui de la laïcité. 
 
La laïcité est une construction qui a été pensée pour répondre à une question politique : comment construire une unité en deçà des particularismes de chacun ? Cette question est devenue centrale dans le contexte des importantes migrations car les nations homogènes sur le plan de leur tradition, de leur religion, de leurs valeurs n’existent plus. Alors, comment à partir de cette nouvelle pluralité composer une unité ? Comment unifier sans pourtant que chacun soit obligé d’aliéner sa différence ? 
 
 
 A cette question, la laïcité répond par deux principes : il y a d’une part ce qui est commun à tous les hommes et de l’autre ce qui différencie les êtres humains, et qui relève de leur sphère privée. Une vision partisane ou religieuse, par exemple, n’engage que les partisans ou les croyants, et ne saurait engager toute la communauté. 
 
Il faut que la sphère publique soit indépendante du particularisme politique, religieux, athée ou agnostique. Cette distinction entre public et privé est centrale. Mais dire que la religion est du domaine privé ne signifie pas que la religion doive rester cantonnée au domestique. Cela signifie que la religion ne doit pas prétendre ni à légiférer ni à réglementer le domaine public. Car la religion n’engage pas tout le monde. Donc la loi commune qui organise la société doit être indépendante des particularismes. Indépendante ne veut pas dire hostile aux religions, mais simplement libre par rapport aux diverses normes religieuses. 
 
 Cette laïcité garantit trois principes : la liberté de conscience ; l’égalité de droit de toutes les croyances, y compris les non-croyances ; l’orientation universaliste de la puissance publique, ennemie des communautarismes. 
 
Ces trois piliers soutiennent notre République moderne. Aussi, revenir sur la phrase inaugurale de Michel-Ange me semble-t-il nécessaire maintenant : le souvenir et l’espoir ! 
 
L’homme s’inscrit dans le temps, et même si chacun de nous a suffisamment d’entendement pour gagner en autonomie, pour s’affranchir des héritages parfois pesants, cette dimension d’appartenance à une culture pluriséculaire bride sérieusement notre autosuffisance et parfois notre arrogance. L’homme est issu d’une source qui le précède et le transcende ; il arrive après ; il suit, donc il pense ! 
 Il est parfois délicat de reconnaître le point exact où la volonté diverge d’avec la force. 
 
C’est à ce point de rupture, le plus souvent, que l’homme politique commet ses erreurs les plus lourdes. 
 
1. La première et la mieux partagée est évidemment l’orgueil. Elle apparaît à l’instant où la volonté occupe toute la place, et elle oublie par surplus d’intensité du Moi que le pouvoir émane de la volonté du peuple. L’orgueil s’installe où la volonté personnelle remplace le service de la volonté populaire. Les écoutilles se referment alors, le lien entre l’élu et le peuple se brise, et ne reste plus que la coquille close qui suit une ligne personnelle. L’orgueil est ce qui guette le politique n’écoutant que sa passion, et lui fait perdre le contact avec le sol. 
 
2. Les anciens Grecs avaient un mot pour dire qu’on avait dépassé les limites : hybris. L’hybris, c’est l’excès, le fait de se laisser aller aux extrêmes, le renoncement à toute retenue. Aussi la deuxième erreur de l’homme politique est-elle la colère. Dans la colère, la force n’est plus maîtrisée par la volonté, elle a libre cours, et toute contrariété lui donne le signal du départ. Devant la manière dont se forme la complexité des refus, la colère répond par la simplicité de sa réaction. Elle est non seulement mauvaise conseillère, mais elle est souvent la défaite de l’intelligence. 
 
3. La politique nécessite la capacité de convaincre, de faire partager sa propre opinion. 
 
Certains y parviennent en raison de leur rhétorique, de leur aptitude à s’adapter à leur auditoire. Bien des politiques en éprouvent de l’envie. L’envie est la peine que l’on ressent au succès de nos semblables, et c’est la troisième erreur ; elle est sœur de la malice et de la ruse, car elle est la volonté libre, sans la force. 
 
4. « L'amour, c'est le soleil après la pluie ; et la luxure, c'est l'orage après le soleil », écrivait Shakespeare. On sait le pouvoir de séduction de l’homme politique, et combien d’aucuns en profitent. Dans ce temple de Saint-Pierre, je m’en tiendrai à cette citation qui dit assez ce qui peut advenir des excès de la séduction et de ses plaisirs. 
 
5. Ma conviction est que l’homme doit être formé par l’esprit. Mais il est un versant qui semble contrarier cette ambition, un versant de l’individu qui s’attache au matériel, et particulièrement à l’argent. Il existe un travers parmi les erreurs les plus constantes : un attachement excessif aux richesses matérielles. C’est l’avarice qui conseille, égoïste qu’elle est, de ne rien trop partager et d’accumuler l’inessentiel. Et c’est la cinquième erreur. 
 
6. Seule la paresse fatigue véritablement l’homme politique ! Elle est ingrate parce qu’elle vole ce qu’elle prétend préserver : le repos qui fait remettre au lendemain non seulement la tâche à accomplir mais encore la satisfaction d’avoir fait ce qu’on avait à faire. En différant cette satisfaction, la paresse convoque partout l’inquiétude de l’âme. 
 
 7. Quant à la gourmandise, Mesdames et Messieurs, elle est devenue l’art de manger et de boire raisonnablement. Maîtrisée, elle n’est plus une faute impardonnable, et c’est elle qui nous attend dans la cour de l’Hôtel de Ville et sous l’Ancien arsenal, au sortir de cette cérémonie. * * * 
 
Aux dernières élections, le peuple genevois a donné plus de poids aux partis gouvernementaux. Il a été clair, c’est eux qu’il soutient durant ces cinq prochaines années. Ce peuple demande à son parlement et à son gouvernement de ne pas trahir sa confiance ; il a fait son travail, à nous de faire le nôtre : construire des ponts en dépassant les clans, tout en ne cédant pas aux extrêmes car c’est aux majorités qu’incombe la tâche de faire la politique genevoise. Et non pas aux minorités. Mais pour cela, il faut s’entendre. 
 
 La sœur du souvenir, affirmait Michel-Ange, est l’espoir. Puissent donc le Conseil d'Etat et le Grand Conseil œuvrer ensemble en bonne intelligence en faveur de l'intérêt de tous sous l’auspice de cette double postulation ! Vive notre République, libre, responsable et laïque !

 M. Jean ROMAIN, président du Grand Conseil

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Allocution de Monsieur Pierre Maudet, président du Conseil d’Etat, lors de la prestation de serment du Conseil d'Etat, le 31 mai 2018 à la cathédrale Saint-Pierre

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Depuis plus de sept siècles, le gouvernement de Genève prête serment sous les voûtes tutélaires de cet édifice majestueux. Le Conseil d’Etat connaît la valeur de l'Histoire. Il n'ignore pas les combats pour la foi, pour les franchises, pour la liberté et pour l'indépendance. Il sait les vertus de l'alliance fédérale. L'union est rassurante. Elle procure la sécurité. Elle projette vers l'avenir. Elle suscite autant la force que l'espoir.

En ce jour de cérémonie républicaine, le gouvernement appelle à une alliance renouvelée. Entre le peuple et les autorités. Entre les trois pouvoirs. Entre tous les échelons institutionnels; les communes, le canton, la Confédération. Avec, aussi, la région. Et entre les partis, qui doivent gouverner en coalition. Nous rechercherons cette alliance, pour le bien de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Nous nous engageons à perpétuer les valeurs inscrites dans la constitution. Avec elles, nous proclamons que "le peuple de Genève reconnaît son héritage humaniste, spirituel, culturel et scientifique et son appartenance à la Confédération suisse".

Ce propos éclaire la souveraineté du peuple, ce qui rend humble. Il souligne la valeur de l'héritage, ce qui rend redevable. Il oblige aussi à voir loin.

Mesdames et Messieurs,

Oui, nous avons la charge d'un héritage puissant. L'héritage, c'est ce que l'on reçoit et c'est ce que l'on transmet. Le détenteur a charge de faire fructifier le bien, de le développer et de l'améliorer. Cela permet de bâtir l'avenir. Un jour, les générations suivantes le recevront à leur tour. Au sens propre, elles devront en bénéficier. Dans "bénéfice", il y a "bienfait". Agir pour le bien: la métaphore illustre l'art et le devoir de la bonne gouvernance.

Cet héritage, c'est par exemple la concrétisation du Léman Express, ses nouvelles gares et ses nouveaux quartiers, qui sortent de terre. Dans moins de deux ans, Genève aura changé d'échelle. Une nouvelle artère irriguera le cœur de l'agglomération. Il nous reviendra d'accompagner cette réussite d'une politique des transports forte, qui donne un élan durable aux déplacements non polluants. Il nous reviendra de convaincre la Confédération de l'importance et de l'urgence de compléter le Léman Express d'un réseau de lignes de tram enrichi. Celui des Nations d'abord, mais aussi les lignes transfrontalières. C'est avec nos partenaires de la région que nous avons obtenu le Léman Express, l'élargissement de l'autoroute de contournement, la future route des Nations. C'est à leurs côtés que nous entendons nous battre pour renforcer encore la mobilité dans toute l'agglomération.

Les bornes aujourd'hui ne sont plus des barrages. Elles sont des témoins. Le Grand Genève se concevra comme une géographie de l'esprit qu'il s'agira de réinvestir. Ce qu'il convient de déplacer, ce sont les limites mentales. Pour que la frontière, pour que l'aéroport aussi qui la jouxte, cesse d'être une coupure, pour devenir une couture.

Notre héritage, ce sera, dans le même délai, l'ouverture de la Nouvelle Comédie et du Nouveau théâtre de Carouge et le retour en ses murs restaurés du Grand Théâtre de Genève. La cité doit s'enorgueillir d'avoir placé tant d'ambitions dans ses lieux de culture. Il appartiendra aux autorités, municipales ou cantonales, de leur offrir le cadre législatif et budgétaire qui leur permettra d'enrichir le dialogue et la réflexion sur le vivre-ensemble. Il en ira de même pour la Cité de la Musique, que de généreux mécènes offrent, sur la rive droite. Elle ajoutera au rayonnement culturel de Genève et de toute la Suisse romande. On ne peut pas évoquer Genève sans saluer la richesse de ses scènes et de ses créateurs, nourris de toutes les influences.

Notre héritage, ce sont des infrastructures hospitalières de pointe, qui garantissent à chacune et à chacun l’accès à des soins de qualité, et qui attirent les meilleurs spécialistes et chercheurs. Cette qualité a un coût mais celui-ci doit rester supportable pour notre collectivité. Sa maîtrise reste une priorité. Elle appelle une politique sanitaire non seulement repensée, mais créative.

Notre héritage, ce sont des hautes écoles parmi les plus performantes du globe, du campus de Battelle à celui de la HEAD, en passant par le CMU et la Maison de la Paix, qui préfigurent la rénovation du bâtiment historique de l'Université aux Bastions. Cet héritage nous fonde à penser une politique de recherche ambitieuse. Genève est déjà le laboratoire où le monde explore l'infiniment petit, au Campus Biotech ou au CERN, qui en même temps atteint l'infiniment grand. Le CERN qui s'apprête à accueillir, d'ici une décennie, un nouvel accélérateur, un anneau de 100 kilomètres de circonférence.

Notre héritage, c'est une école capable de répondre aux défis du numérique, mais sans négliger pour autant la maîtrise des savoirs de base. C'est la voie vers l'autonomie. Il faut oser repenser ou renforcer le système, s’il ne répond pas aux besoins. Chaque enfant, chaque jeune doit trouver sa place. Un jeune, un diplôme, un avenir: voilà un autre défi. Nous l'assumerons. Il faut savoir innover. Dès la rentrée scolaire 2018, la formation sera obligatoire jusqu’à 18 ans. Il s'agit d'un changement constitutionnel historique et fondamental en matière d’instruction publique. La Suisse nous regarde. Notre canton refonde les pratiques; il fait bouger les lignes; il institue un nouveau pacte, à l'avant-garde de l'humanisme du XXIe siècle.

Mesdames et Messieurs,

Notre héritage, c'est cette Genève internationale dont il y a cinq ans encore, on annonçait l'érosion. Nous bénéficions d'un pacte renouvelé entre la Ville, le canton, la Confédération et l'ONU, grâce auquel nous verrons ces prochaines années la rénovation et l'extension des principaux bâtiments des organisations internationales. Il nous appartient de faire vivre cet héritage, aussi dans le sens du développement durable. Genève est capitale mondiale des observations sur le climat, dont l'évolution menace la stabilité du monde entier. Nous développerons  le potentiel né de ce statut. Durant cette législature, nous entendons placer Genève et la Suisse au cœur de l'action environnementale des Nations, au même titre que nous plaçons déjà l'environnement au cœur de nos préoccupations locales. La préservation de la qualité de vie de notre canton, si harmonieux avec son lac, ses forêts, ses villages et ses villes ; cet équilibre et la préservation des ressources naturelles n'est plus seulement un objectif : c'est une exigence. Nous bâtissons, beaucoup, pour l'habitat, pour la vie sociale, mais dans le respect strict du territoire et de son équilibre d'autant plus délicat qu'il est restreint.

Notre héritage, grâce aux efforts de notre population et de nos prédécesseurs, c'est aussi une dette allégée d'un milliard de francs, en quatre ans, malgré ces investissements considérables. Cela reste fragile. Il nous faut une économie forte si l'on veut poursuivre.

Une économie saine crée des emplois et génère de la richesse au profit de toute la Suisse. Et pourtant, le chômage persiste. Notre responsabilité, c'est de refondre nos politiques de formation et d'emploi, pour que nos habitants, prioritairement, quel que soit leur âge, y trouvent leur place. Trop de personnes parviennent en fin de droits au chômage sans avoir retrouvé un emploi. Trop de temps s'écoule aussi avant la réinsertion des bénéficiaires de l'aide sociale. Trop peu de personnes, relevant de l'asile, ont trouvé à Genève un emploi et, avec cet emploi, la dignité de contribuer à la prospérité commune. La classe moyenne s’érode. Le rôle de l'économie ne se limite pas à générer de la croissance et des recettes fiscales. Il lui revient d'offrir à nos habitants, par le travail: la fierté, la dignité et le lien social.

Avec ses atouts, Genève doit devenir le laboratoire où les technologies d'aujourd'hui fondent le bien-être de demain. L'économie et la société évoluent. L'intelligence artificielle, la blockchain, les monnaies numériques, le big data effraient. Mais il ne faut pas craindre le mouvement! Il faut l'accompagner pour mieux le maîtriser. Genève doit en devenir un pôle mondial pour que la 4e révolution industrielle, comme les précédentes, crée plus d'opportunités que de menaces. La gouvernance d'internet, la protection des données, la formation de toutes les générations aux enjeux numériques sont les clés d'un avenir où l'humain conserve la maîtrise de son destin. Genève, lieu des Digital Talks, doit être le lieu où ces enjeux se négocient. Il en va de la sécurité de notre société, au plan immatériel comme au plan matériel, que nos forces de l'ordre assurent avec dévouement, dans nos rues comme sur les réseaux numériques.

Et l'héritage bien sûr doit aux aînés. C'est une évidence. Il en est une autre que la vie s'allonge. La population vieillit. En 1900, la durée de vie moyenne restait inférieure à 40 ans. En 1947, elle ne dépassait pas 70 ans. En un siècle, la durée de vie a été doublée. Et depuis vingt ans, le nombre de centenaires aussi a été doublé. C’est une bonne nouvelle et c’est un héritage de plus d’un siècle de progrès médical. On jugera plus tard notre société à sa capacité à répondre au défi de cet allongement de nos vies.

Mesdames et Messieurs,

En rendant sa confiance aux partis qui ont fait ce canton durant le siècle passé, le peuple nous demande de chercher l'entente et le dialogue. Il est fatigué des luttes stériles. Les illusionnistes ne font plus recette. Le peuple veut que ses autorités travaillent. Qu'elles négocient. Qu'elles s'entendent.  Qu'elles dépassent les dogmes. Qu'elles adoptent, à l'image de notre Confédération, une unité de style de nature à transcender les différences.

L'abstentionnisme nous interpelle. Il témoigne à la fois de l'amertume, terreau des révoltes, et de l'indifférence, poison de la cohésion sociale. La démocratie s'entretient méthodiquement. La nôtre est une chance. Le rééquilibrage des forces politiques doit être compris comme l’expression d’une volonté de conjonction, et non de confrontation, que seule la qualité de notre réponse permettra de confirmer.

A nous de rétablir le pacte. James Fazy professait que passer d'un régime patricien à un régime démocratique exige de s'atteler à construire une conscience collective. La conscience collective naît du compromis, patiemment élaboré. Le peuple n'attend pas de son gouvernement qu'il reproduise les divergences qui fissurent la société. Il nous désigne au contraire pour les dépasser.

Nous sommes conscients de l'enjeu. Ce modèle de pacte, notre canton l'a testé avec Papyrus. Limité dans le temps et assorti de cautèles strictes, ce programme de régularisation de travailleurs et de travailleuses sans papiers a bénéficié de l'intelligence des syndicats et de la clairvoyance des employeurs. Cet acte de justice sociale doit à l'ouverture des frontières mentales et à l'abandon des postures de principe. Pour le fond, il faut voir là la genèse d'une nouvelle grammaire du bien commun. Pour la forme, il faut voir aussi, et surtout, une méthodologie qui dépasse les clivages et délivre à ce titre de précieux enseignements.

Le contrat social porte enfin sur le territoire et sur le logement, qui doit rester abordable. Depuis 1957, ce pacte fondateur repose sur l'attribution, dans les zones de développement, de droits à bâtir aux constructeurs privés en échange de leur engagement à construire pour toutes les catégories de la population. Le Conseil d'Etat entend préserver cet équilibre et le concrétiser prochainement encore dans le secteur Praille-Acacias-Vernets; le PAV, ce nouveau centre de la cité que nous laisserons à nos enfants comme la preuve de la vision claire de leurs parents. Ce projet parmi les plus ambitieux d'Europe va remodeler Genève.

C'est sur de telles bases – lever les barrières, briser les tabous et changer les codes – que le canton de Genève doit renouveler son contrat social. Ce modèle d'innovation politique vaut exemple, tant pour le contenu que pour la méthode.

Mesdames et Messieurs les députés, chers invités,

En huit ans, les dépenses sociales ont crû trois fois plus vite que le rendement de l'impôt qui a lui-même augmenté substantiellement. Il nous appartiendra de refonder la politique d'insertion sociale pour que personne ne se sente abandonné par la croissance.

La fiscalité doit refléter un développement économique régional durable qui sache maîtriser sa croissance. Notre idée centrale, c'est que l'économie privée est le pivot de toute action publique, parce qu'elle en garantit la viabilité. C'est pour cela que nous devons soutenir nos PME et nos entreprises, dont la contribution finance les dépenses sociales. Le projet fiscal 17 s'inscrit dans cette ligne. Cette réforme doit stimuler la création, l'emploi et la recherche. Comme le veut le droit international, les statuts fiscaux spéciaux seront abolis. Cela signifie, enfin, l'égalité de traitement entre toutes les entreprises.

En retour, et comme le canton voisin l’a déjà fait, nous entendons adapter le taux d’imposition des entreprises. Le contrat social, c’est la conscience collective de notre responsabilité de trouver de nouveaux équilibres économiques. C'est peut-être l'oubli de cette réalité qui a conduit, à Berne, le projet initial dans une impasse. Un oubli que le Parlement fédéral semble vouloir corriger, au profit, là aussi, d'un pacte entre les partis.

La constitution suisse rappelle dans son préambule que "la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres". Il faut lire la formule entièrement. Dans la même phrase, l'auteur dit aussi que "seul est libre qui use de sa liberté". 

Alors, soyons libres! Libres de changer nos façons de faire! Libres de relever autrement les défis qui nous font face! Libres de travailler ensemble, en binômes, en délégation ou encore en collège, pour trouver en la résultante de nos forces l'esquisse de nouvelles solutions! Nous posons aujourd'hui l'enjeu à travers ce discours; nous le confirmerons dans notre programme de législature et nous vous inviterons, Mesdames et Messieurs les députés, à le matérialiser dans un nouveau "contrat de législature". Un contrat qui devra, à la fin de cette année déjà, sceller une vision commune de notre destinée immédiate.

Le contrat social dont nous parlons exige de ce gouvernement qu'il aille au-devant de la population. Un contrat social affirme la souveraineté du peuple. Celle-ci doit être reconquise. Dans les prochains mois, la population tout entière sera invitée à participer à une démarche prospective et participative visant à définir la Genève que nous voulons en 2050.

La nature de Genève, et en même temps sa grandeur, c'est l'union de ses diverses appartenances, géographiques, culturelles, toutes combinée à l'expression raisonnée d'un projet politique incarnant une volonté commune. Cette volonté se fonde sur un système de valeurs intangibles qui entraîne un sentiment d'appartenance, de fierté et de confiance, dont la laïcité de l'Etat, récemment réaffirmée par le Grand Conseil, est la première garante.

Chers Confédérés, Genevois et étrangers, résidents ou de passage,

De l'infiniment petit jaillit l'infiniment grand.
De l'esprit vient l'audace et le discernement.
De l’union naît la force et l'espoir.

Débattons sereinement.
Avançons conjointement.
Agissons résolument.

Vive Genève ! Vive la République ! Vive la Suisse !

Pierre Maudet 
Président du Conseil d’Etat

https://www.ge.ch/actualite/discours-saint-pierre-31-05-2018

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27/05/2018

Manifestation contre l’augmentation des primes d’assurance maladie

Le groupe de lutte contre l'augmentation des primes d'assurance maladie appelle à une grande manifestation simultanée dans plusieurs villes de Suisse, dont Genève plusieurs centaines manifestants dans rues de Genève pour dénoncer du monde politique face à la hausse des primes d'assurance-maladie. 

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