15/10/2009

JUSQU'À LA LIBERATION DE MURAD AKINCILAR

Libérez Murad Akincilar !

 

à signer l'appel en

ligne en faveur de Murad Akincilar sur le site d'Unia.

 

 

http://www.unia.ch/Appel-de-solidarite.3856.0.html?&L=1

 

 

 

Monsieur Murad Akincilar (né en 1962) a été arrêté mercredi 30 septembre à son domicile à Istanbul, par des hommes en civil.

 

Depuis 2 semaines (soit 20'160 minutes), Murad a eu seulement droit à 25 minutes d’entretien avec Eylem Akincilar Pamukci son épouse.

 

Il connaît Genève pour y avoir participé aux sessions de l'OIT, lors desquelles il représentait les salariés dans la délégation tripartite turque.

 

Tous les collègues de Murad, en Suisse et en Turquie, sont extrêmement inquiets !

 

Murad Akincilar, après plusieurs années de prison et de tortures en Turquie, pour activités syndicales, s'est réfugié en Suisse au début des années 2000.

 

Il a obtenu en Suisse le statut de réfugié, puis le permis C, de même que son épouse Eylem Akincilar Pamukci, qui a suivi le même parcours que son mari dans les prisons de son pays, pour les mêmes motifs.

 

Murad est secrétaire syndical d'Unia, en Suisse. Il y défend les intérêts des travailleurs des métiers du second œuvre de Genève et siège dans plusieurs commissions paritaires et tripartites. Il est aussi un militant des droits humains.

 

Docteur en économie, ancien professeur à l’université d’Istanbul, Murad est un intellectuel connu et apprécié.

 

Au début de l'été dernier, Murad a demandé à Unia un congé sabbatique, dans l'intention de rendre visite à sa vieille mère malade. Il avait en effet obtenu des garanties de la part de la justice turque qu’aucune poursuite n’existait contre lui. C'est dans cette phase qu'il a été arrêté sans raison, malgré les garanties qu'il avait obtenues.

 

Nous connaissons très bien notre collègue, assez pour être certains que Murad ne s'est livré à aucune activité illégale. Il a repris contact en Turquie avec ses collègues syndicalistes, et a rédigé quelques articles pour la presse de gauche. Nous sommes convaincus de l'innocence totale de Murad, eu égard à son esprit civique. Nous avons toujours apprécié son intégrité morale et son attachement à la justice.

 

Son épouse Eylem se trouve à Istanbul, mais conserve ses papiers déposés à Genève. Elle a subi 8 ans d’emprisonnement en Turquie avant l’obtention de son statut de réfugiée politique en Suisse. Sa détention a été des plus dures. Eylem Akincilar Pamukci a enduré des tortures dont elle porte encore des séquelles.

 

Le 29 octobre 2009, plusieurs cérémonies vont marquer le 86e anniversaire de la proclamation de la République de Turquie en Suisse.

 

En 1993, la Turquie a signé la convention 87 de l’OIT garantissant la liberté d’association. L’arrestation de Murad est une violation de cet engagement international.

 

La diaspora turque résidente en Suisse est une forte communauté qui par son travail aide chaque année par des millions de francs à l’économie de son pays d’origine.

 

Notre espoir est qu'en l'occurrence la police turque ne fasse que se livrer à une manœuvre d'intimidation des syndicalistes, et que Murad sera rapidement libéré. Il aura alors la possibilité de retrouver son emploi de secrétaire syndical à Unia-Genève.

 

Nous craignons cependant, pour connaître quelques précédents (dont ceux de Eylem et de Murad avant qu'ils n'obtiennent l'asile politique en Suisse…), que de telles arrestations puissent conduire à des emprisonnements de très longues durées, et à des mauvais traitements.

 

C'est pourquoi nous exigeons la libération immédiate de Murad Akincilar.

 

Murad doit bénéficier des droits élémentaires, à savoir les contacts avec sa famille et son avocate, connaître les charges retenues contre lui (que nous ignorons à ce jour) et avoir des conditions de détentions décentes, conformément aux engagements internationaux de la Turquie.

 

 

 

Comité de soutien à Murad Akincilar, 12 octobre 2009, Jamshid Pouranpir

Unia, Sit, Syna, SSP, Comedia, SSM, Syndicom, Jean Ziegler (rapporteur de l’ONU), Robert Cramer (conseiller d’Etat), Andi Gross (conseiller national), Jacques Robert (secrétaire national Unia), Amélia Christinat-Petralli (conseillère nationale), Carlo Sommaruga (conseiller national), Maria Roth-Bernasconi (conseillère nationale), Ueli Leuenberger (président des Verts et conseiller national), Jean-Charles Rielle, conseiller national et médecin, Loly Dolores Bolay (députée), Nicole Valiquer (conseillère municipale), General Centrale of the Branshed Unions in Bulgaria, René Longet (président PSG et maire d’Onex), Maria Casares (conseillère municipale), Parti du Travail, Laurence Fehlmann Rielle députée Genève, Fédération des Travailleurs Immigrés en Suisse (IGIF), UITBB, Albert Rodrik ancien député Genève, Andreas Rieger Co-Président Unia, Matteo Pronzini Unia Tessin, Jean-Michel Dolivo avocat Lausanne, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti socialiste genevois, Solidarités, Vasco Pedrina vice-président de l’IBB (Fédération internationale du Bâtiment et du Bois), Demir SÖNMEZ président de la Maison du peuple de Genève, GSsA, Alessandro Pelizzari secrétaire régional Unia Genève, SIT, L’Autre Syndicat, Gauche anticapitaliste, CETIM, Romolo Molo avocat, Olivier Baud, président SPG, Yves Gurando, Montano José, Michèle Künzler députée, Charles Lichtschlag, Drahusak Boris, Bayram Bozkurt, Temel Muharrem, Hubert Nimian, Domba Kasohgo, Alfa Dramé, Didié Nsasa, Jean Batou, Paolo Gilardi historien et syndicaliste, Gilles Godinat, Jelk-Peila Andrée (IEtat), Meierhofer Charlotte, Gérard Scheller, Hemmeler Maïga Valentina, Roger Deneys député, Gilliéron Patrich Lopreno, Daniel Kunzi, Eolo Morenzoni, Alfredo Camelo, Vera Figurek présidente du Conseil municipal, Manuela Baud, Fabrice Chaperon, Jamshid Pouranpir, Anahid Pasha Khani, Manuel Fazendeiro, Joël Varone, Charles Simon, Marisa Pralong présidente Unia Genève, Cédric Kamerzin, Olivia Chaperon, Jacquelin Roiz, Micheline Lichtschlag, Régis de Battista, Véronique Pürro, Catherine Metford Perroulaz administratrice Unia, Michalis Papanicolaou General Secretary Cyprus Building, Wood, Mine & General Workers Trade Union PEO, John Sutton National Secretary Construction, Forestry, Mining and Energy Union of Australia, Dario Lopreno enseignant SSP, MPS, René Simon Meyer (vice-président CGAS), Dan Gallin, Global Labour Institute, Hans Oppliger, Luisa Crivellin, Jean-Hubert Lichtschlag ; Christiane Brunner (ancienne conseillère aux Etats), LAB

Nous vous rappelons par ailleurs qu'une pétition électronique pour la libération de Murad est en ligne sur le site www.unia.ch <file://www.unia.ch> et que les comités de soutien se réunissent tous les lundis à 18h au syndicat Unia, 5 ch. Surinam (bus 6, 10 et 19 arrêt Charmilles) à Genève, et ce JUSQU'À LA LIBERATION DE MURAD AKINCILAR.


Meilleures salutations.

 

 

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Commentaires

bonjour les camarades, Je vous écris de Paris, j'ai connu Murad Hoca il y a plus de 10 ans en Turquie au cours des nos activités dans l'Université Libre - özgur üniversite. Il était toujours un intellectuel -même s'il refusait ce titre avec une agressivité pas méchante, organique et aussi révolutionnaire. Sa présence apportait toujours une vigilence de conscience révolutionnaire là où il était. Je veux vous dire deux choses à son sujet et pour les heures qu'il traverse là maintenant. Je suis sur qu'il subit des choses atroces et nos coeurs battent avec lui mais je suis aussi sur qu'il résiste et répond à sa manière contre cette atrocité. Je suis avec vous et avec Murad Hocam. passez ce message aux camarades ce lundi et s'il faut faire quelque chose de là, je suis là...
Kemal

Écrit par : Kemal CANATAR | 23/10/2009

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