04/11/2009

Plus jamais ça ! 9 novembre 1932

Le 9 novembre 1932, il y a 77 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.

 

 

 

se souvenir et agir

 

lundi 9 novembre 2009

 

à 17h30 sur la Plaine de Plainpalais

 

allocutions près de la Pierre

 

vin chaud & soupe

 

18h34 hommage par citation

 

des treize victimes du 9 novembre 1932

 

 

Brève chronologie

 

Novembre 1932, partout en Europe et aux Etats-Unis c’est la crise économique. Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, toutes les libertés sont supprimées. Les procès politiques se suivent. En Allemagne Hitler prépare le dernier assaut décisif qui le conduira au pouvoir le 30 janvier 1933. A Genève, l’Union Nationale de Géo Oltramare rêve d’instaurer en Suisse une dictature fasciste. L’un de ses membres siège depuis deux ans au Conseil d’Etat à côté des Radicaux

et Libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n’ont qu’une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.

 

 

1930 - Elections cantonales : le Parti socialiste qui compte 37 sièges au Parlement genevois n’est pas représenté au Conseil d’Etat, où on n’y trouve que des représentants de la droite *.

 

 

1931 - La gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers, un Conseiller d’Etat radical démissionne.

 

 

1932 - La Suisse compte 4 millions d’habitants et 54'000 chômeurs. Genève compte 178'374 habitants, 93’249 sont actifs et 29’514 sont assurées contre le chômage. Plus de 8'000 personnes sont au chômage, dont 1410 seulement reçoivent des secours des caisses d’assurance chômage.

 

 

 

Février Lors de la Conférence pour le désarmement à Genève le Conseil d’Etat fait appel à l’armée, des mitrailleuses sont montées sur des camions des travaux publics.

 

 

Juin La fusion de l’Ordre politique national (OPN, parti fasciste) et de l’Union de défense économique (UDE, issue des milieux patronaux) crée l’Union nationale (UN).

 

5 novembre apparition sur les murs de la ville de l’affiche annonçant la « Mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker » pour le mercredi 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.

 

6 novembre Le Parti socialiste demande l’interdiction de l’assemblée de l’UN.

 

7 novembre Réponse négative du Conseil administratif de la Ville de Genève.

 

8 novembre Réponse négative du Conseil d’Etat genevois. L’assemblée générale du Parti socialiste décide d’une contre-manifestation pour le lendemain.

 

9 novembre 17h30 Arrivée à Genève des 610 soldats envoyés par le Département militaire fédéral à la demande du Conseil d’Etat genevois du même jour.

 

19h10 Arrivée des premiers contre-manifestants.

 

20h30 Début du meeting de l’Union nationale.

 

21h15 La 1ère compagnie, soit 108 hommes, se déplace du boulevard du Pont-d’Arve vers la rue de Carouge, elle traverse la foule de la queue de la contre-manifestation de la gauche, 18 soldats sont désarmés.

 

21h34 La troupe est rassemblée dos au mur du Palais des expositions et, sur le commandement du Major Perret, ouvre le feu : 150 coups sont tirés provoquant la mort de 13 personnes** et en blessant 65.

 

 

** Les 13 victimes de la tuerie du 9 novembre 1932 : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu) - Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne) - Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut - Edmond Junod, 29 ans, mécanicien -Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce - Emile Henry,55 ans, batelier - Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger - Oscar

Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir) - Emile Guignet, 27 ans - Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste - Hans Brugger, 28 ans – Alphonse Kolly, 41 ans - Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

 

 

 

 

Communauté genevoise d’action syndicale

 

Parti du travail

 

Parti socialiste genevois

solidaritéS

 

Parti écologiste genevois

 

Les Communistes

 

Groupe pour une Suisse sans armée

 

Association de soutien aux combattants des Brigades internationales

 

Comité Amérique centrale

 

00:15 Publié dans Histoire | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

Commentaires

Sauf que le 9 novembre comme vous dite ces soldats suisses se sont défendu, car prendre des pavés d'un demi kilo sur la tête celà n'a rien d'agréable ! Les lanceurs des manifestants communistes qui au départ se battaient avec des pros Nazis, l'armée avait été appelée pour séparer cette bande de cinglé ! Alors au lieu de répéter n'importe quoi vous feriez mieux d'apprendre l'histoire Suisse!

Écrit par : Eric | 04/11/2009

@Eric

Les recrues n'étaient pas préparées et ont eu peur. C'est humain. La faute à leur hiérarchie qui leur a donné des fusils chargés dans les mains, sans la moindre formation à ce genre d'événement! De l'inconsience totale de la part des gradés! Si vous pensez que les gens tués étaient tous des lanceurs de pavés vous vous trompez. Si l'armée n'avait pas intervenue, il n'y aurait pas eut de mort! C'est le principal à retenir.

Écrit par : Riro | 04/11/2009

Les commentaires sont fermés.