30/11/2009

RASSEMBLEMENT MARDI 1er DÉC. 2009 à 18h00 à Genève

Maison Populaire de Genève

 
soutient et vous invite à participer au rassemblement annoncé pour demain, ci-dessous (et dans le PDF joint) 

NI RACISME NI DISCRIMINATIONS
NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES MUSULMAN-E-S !

RASSEMBLEMENT MARDI 1er DÉC. 2009 à 18h00
 à Genève
Rendez-vous sur le parvis de la Cathédrale Saint-Pierre


L’acceptation par une majorité d’électeurs-trices de ce pays le 29 novembre 2009 de l’initiative fédérale interdisant la construction de minarets est une honte! Elle est franchement raciste. Elle bafoue les libertés démocratiques et porte une atteinte grave à l’exercice du droit à la liberté de croyance.

Aujourd’hui, des politicien-ne-s de l’UDC, auxquels ne se sont pas assez opposés de larges secteurs des partis gouvernementaux et des médias dominants, évoquent le spectre d’une «islamisation rampante». Rappelons-nous que, dans les années 30, sévissait, en Suisse et en Europe, une politique de lutte contre l’«enjuivement»!

On agite des peurs et on renforce les préjugés. Des mosquées sont souillées. Ce n’est pas admissible! Nous nous devons de marquer notre volonté d’être solidaires avec les musulman-e-s ainsi qu’avec toutes les victimes du racisme. En particulier, les étrangers-ères ne doivent pas devenir des boucs émissaires. Ils-elles ne sont responsables ni du chômage, ni de la pénurie de logements, ni de la baisse de retraites!

• Parce que nous refusons le racisme et les discriminations
• Pour marquer notre solidarité avec les musulman-e-s
• Parce que nous rejetons l’islamophobie et toute forme de xénophobie...


Venez nombreux-euses à ce rassemblement qui sera suivi d’une veillée !

Soutenu par: ACOR SOS Racisme • Fondation de l’Entre-Connaissance • Paroisse et Espace Saint-Gervais / Pâquis • Droits Pour Tous • solidaritéS • United Black Sheep • Union des organisations musulmanes de Genève • Appel spirituel de Genève • Plateforme inter-religieuse de Genève, Syndicat SIT, Maison Populaire de Genève
[Liste non-exhaustive en cours d’élargissement]

Rass anti-islamophobe GE 1.12.09 A5-Ver.1.pdf




Maison Populaire de Genève
Demir SONMEZ
 

20:41 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | | | |

MANIFESTATION ANTI-OMC GENÈVE 28 NOVEMBRE 2009

P1000712.JPG
photo 4.jpg
photo 2.jpg
photo 3.jpg
photo.jpg
P1000710.JPG
P1000707.JPG
P1000705.JPG
P1000706.JPG
P1000703.JPG
P1000704.JPG
P1000701.JPG
P1000702.JPG
P1000699.JPG
P1000700.JPG
P1000697.JPG
P1000698.JPG
P1000695.JPG
P1000696.JPG
P1000693.JPG
P1000694.JPG
P1000689.JPG
P1000691.JPG
P1000687.JPG
P1000688.JPG
P1000683.JPG
P1000684.JPG
P1000681.JPG
P1000678.JPG
P1000679.JPG
P1000676.JPG
P1000677.JPG
P1000670.JPG
P1000674.JPG
P1000667.JPG
P1000668.JPG
P1000662.JPG
P1000660.JPG
P1000658.JPG
P1000659.JPG
P1000656.JPG
P1000657.JPG
P1000655.JPG
P1000652.JPG
P1000653.JPG
P1000648.JPG
P1000645.JPG
P1000646.JPG
P1000644.JPG
P1000641.JPG
P1000638.JPG
P1000639.JPG
P1000635.JPG
P1000636.JPG
P1000633.JPG
P1000634.JPG
P1000630.JPG
P1000631.JPG
P1000630.JPG
P1000624.JPG
P1000622.JPG
P1000623.JPG
P1000621.JPG
P1000624.JPG
P1000619.JPGP1000643.JPG
P1000636.JPGP1000649.JPGP1000642.JPGP1000620.JPG
P1000650.JPG
P1000625.JPG
P1000628.JPG
P1000606.JPG
P1000599.JPG
P1000587.JPG
P1000589.JPG
P1000595.JPG
P1000596.JPG
P1000598.JPG
P1000601.JPG
P1000607.JPG
P1000608.JPG
P1000617.JPG
P1000618.JPG
P1000603.JPG

11:09 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

27/11/2009

Les kurdes lynhés à Izmir

Les partisans du DTP lynchés à Izmir

 

 

27 novembre 2009

 

3e1b5fe126.jpg

 

 

Lundi 23 novembre 2009, à Izmir, métropole qui se situe à l’Ouest de la Turquie et qui abrite une importante communauté kurde originaire du Nord du Kurdistan, des manifestants kurdes venus pour assister à une assemblée générale du DTP ont été pris à partie par un groupe de nationalistes turcs. Reprochant notamment aux manifestants de brandir des portraits de Mr Abdullah Ocalan, leader emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les nationalistes turcs ont violemment attaqué les manifestants kurdes. Bilan: une personne hospitalisée et plus de 20 blessés, selon les déclarations du DTP.

 

 

 

Dans un communiqué de presse, Gultan Kisanak et Selahattin Demirtaş, députés membres du DTP, dénoncent une attaque préparée, organisée et s’inquiètent de l’absence de réaction des forces de police turques présentes lors du lynchage. “Les attaques qui ont pris pour cibles les femmes et les enfants présents dans le convoi ont été perpétrées sous les yeux des forces de l’ordre. Non seulement la police d’Izmir n’est pas intervenue auprès des agresseurs et n’a pas empêché l’agression mais elle a conforté les agresseurs dans leur position en considérant leurs actions comme relevant d’une réaction légitime du peuple. Les agresseurs ont pu continuer leur agression, à coup de pierres et de bâtons, après avoir marchander avec la police. Alors que la police attaque les enfants kurdes à l’aide de chars et de bombes lacrymogènes sous prétexte qu’ils ont jetés des pierres à la police, elle s’est contentée d’assister en observateur à l’agression raciste dont ont fait l’objet les membres du DTP, parmi lesquels des femmes et des enfants” ont-ils écrit dans leur communiqué de presse. Selon Mme Kisanak et Mr Demirtaş, la tolérance des forces de police turques présentes lors du lynchage à Izmir relève d’une faute et manifeste une absence de scrupule ainsi qu’une position dangereuse propice aux conflits ethniques.

 

 

 

Rappelant les cas de lynchages qui ont eu lieu à Sakarya, Altınova, Eskişehir, Antalya et dans plusieurs autres villes en Turquie, les députés kurdes membres du DTP ont rappelé les risques qu’il y avait à ce que la Turquie soit poussée vers le chaos, appelant le gouvernement turc et les autorités publiques à prendre leurs responsabilités.

 

 

 

Le Premier ministre accuse le DTP:

 

 

 

Loin de condamner avec fermeté le lynchage dont ont été victimes les partisans du DTP à Izmir, le premier ministre turc a de nouveau justifié le lynchage et a pointé du doigt la responsabilité du DTP, expliquant que le peuple ne pouvait être insensible à l’affichage de drapeaux appartenant à une “organisation terroriste ” et de portraits d’un “chef d’une organisation terroriste”, en l’occurence celui de Mr Öcalan. “On ne peut accepter que soit portés, dans un autocar d’un parti politique ou dans un convoi, des drapeaux d’une organisation terroriste et des portraits d’un leader terroriste” a-t-il effectivement déclaré.

 

 

 

“Le Premier ministre a perdu la tête”:

 

 

 

Hasip Kaplan, député kurde de Sirnak, a réagit aux propos tenus par le Premier ministre turc, lui expliquant la signification du drapeau du DTP. “Le Premier ministre a perdu la tête. Soit le Premier ministre ne sait rien, soit il ne sait pas parler correctement. Notre drapeau se constitue d’une rose rouge qui est l’emblème du Parti socialiste européen. C’est aussi l’emblème des sociaux démocrates. Il y a une rose rouge, un fond jaune et une feuille verte. [...] Si le Premier ministre le considère comme le drapeau d’une organisation illégale, nous pouvons le lui mettre dans l’oeil” a-t-il déclaré à la presse. Le député kurde de Sirnak s’est également interrogé sur l’ouverture démocratique dont se vente actuellement le gouvernement turc. “Qu’en est il des feux tricolores? Sont ils aussi les couleurs d’une organisation terroriste? Qu’ils retirent les feux tricolores alors. De quelle ouverture parle-t-on? Le Premier ministre lance un propos avant de monter dans l’avion pour rejoindre Kaddafi. Je vous le dis en tant que Président de la commission de droit du parti. Ils font de graves erreurs. Par ces erreurs, ils placent le peuple en pleine confusion. Ce n’est pas possible!” a-t-il ajouté.Aysel Tuğluk, autre député kurde du DTP, a, quant à elle, questionné: “Que se passera-t-il si les Kurdes refusent à leur tour l’entrée de Diyarbakir?”

 

 

 

Un lynchage organisé selon le Professeur d’Université Melek Göregenli:

 

 

 

Le professeur de psychologie sociale de l’Université d’Ege, Melek Göregenli, a confirmé les propos du DTP, déclarant qu’un tel évènement ne pouvait avoir lieu sans organisation, ni préparation. ” Ils se sont regroupés et réunis avant le passage du convoi, passage dont ils avaient la connaissance. Les slogans sont très politisés. Ce n’est pas une simple réaction qui s’est exprimée sur le moment. [...] Il faut que le gouvernement, dans le cadre de ce qu’il appelle “ouverture”, ouverture qu’il défend ardemment sur la scène politique, adopte une réaction ferme face à toute réaction violente. C’est à dire qu’il doit également défendre l’ouverture sur l’espace public. Les portes paroles du gouvernement doivent relayer des messages de tolérance et d’acceptation des différences. [...] Nous devons tous, citoyens, nous opposer à ces lynchages qui se constituent sous prétexte d’opinions politiques différentes”. a déclaré Mme Göregenli.

 

 

 

http://bersiv.com/a-la-une/3462-turquie-les-partisans-du-dtp-lynches-a-izmir

 

www.assmp.org

 

 

 

 

 

 

 

Çanakkale : la communauté kurde la cible de 2500 personnes

 

 

 

 

 

En Turquie, dans un contexte de discussion et de réforme favorable au dénouement de la question kurde, la communauté kurde, installée dans les métropoles de l’Ouest du pays, subit l’agressivité et la violence de certains groupes extrémistes turcs, dans l’indifférence des autorités publiques. Après que des manifestants kurdes, partisans du DTP, aient été pris à partie à Izmir par un groupe d’extrémistes turcs, c’est tout le quartier de Harmanlik, à Bayramiç sous souscription de Çanakkale, qui a été pris pour cible. Près de 2500 personnes ont attaqué le quartier habité par la communauté kurde. 

 

Çanakkale : la communauté kurde la cible de 2500 personnes

nationaliste_jpg_595.jpg

 

Mercredi 25 Novembre 2009, près de 2500 personnes se sont réunies pour exiger le départ de la communauté kurde installée dans le quartier de Harmanlik à Bayramiç, criant “Ici le peuple de Bayramiç“, “Les Kurdes, dehors“, “Mort au PKK“, “Chiens d’Apo” [NDLR: Apo est le nom attribué à Mr Öcalan], “Les martyrs ne mourront jamais, la Nation ne tombera jamais”.

 

Selon l’agence de presse kurde ANF et le journal Radikal, le rassemblement a eu lieu suite à une dispute entre les forces de l’ordre et trois jeunes kurdes, devant la gare routière, qui refusaient d’être placés en garde à vue de manière arbitraire. Rassemblement qui a très vite tourné à un lynchage. Alors que les trois jeunes – Taner Demir, Timur Özkan et Mehmet Başaran – ont été placés en garde à vue, des centaines de personnes se sont réunis devant le commissariat de police, exigeant les trois jeunes Kurdes pour un lynchage, avant de se diriger vers le quartier Harmanlik, à majorité kurde, les slogans aux lèvres.

 

Tandis que les lyncheurs s’attaquaient aux maisons et appartements d’habitants kurdes, brisants portes et fenêtres, les forces de l’ordre turc, appelées en renfort, se seraient contentés d’adresser de simples avertissements. Après avoir évacué la foule, le quartier a été placé sous protection jusque 01h00 du matin.

 

Le préfet de Çanakkale, Abdülkadir Atalık, a estimé, lui, que l’évènement était sans grande importance. “Il s’agit d’une approche sentimentale. Il est question d’ivresse. Une personne peut être beaucoup plus sentimentale lorsqu’elle est ivre. Ce n’est pas très important” a-t-il osé déclarer à la presse.

 

L’Association des droits de l’Homme de Turquie (IHD), le DTP et l’EMEP ont quant à eux constitué un comité d’enquête, se rendant sur les lieux de l’évènement et consultant les habitants kurdes victimes de l’agression. Selon le comité d’enquête, la communauté kurde prise pour une cible ne se sentirait pas en sécurité.

 

Source: Kurdistan post, ANF, Radikal

www.assmp.org

 

23:08 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

24/11/2009

MANIFESTATION INTERNATIONALE ANTI-OMC,28 NOVEMBRE 2009, 14H PLACE NEUVE, GENÈVE

CONTRES LES FAUTEURS DE CRISES

MANIFESTATION INTERNATIONALE ANTI-OMC

28 NOVEMBRE 2009, 14H PLACE NEUVE, GENÈVE

 

ET SEMAINE D'ACTION ET DE DÉBATS À L'OCCASION DE LA RÉUNION MINISTERIELLE DE L'OMC À GENÈVE

 

Crises alimentaire, économique, sociale, climatique· Faillite globale du système ! Il est temps de changer de cap !

 

Du 30 novembre au 2 décembre, une conférence ministérielle de l’OMC se tiendra à Genève : une semaine avant le sommet sur le climat à Copenhague. Le commerce et le climat sont liés. Dans ces deux domaines, la faillite des politiques suivies a des conséquences catastrophiques. Mais les dirigeants de nos Etats ne remettent rien en question !

Le « libre » échange de l’OMC : toujours la loi du plus fort !

 

Trente ans de politiques néolibérales et de mondialisation n’ont fait qu’accroître de manière intolérable les inégalités : misère et famine au Sud, chômage et précarité au Nord, inégalités entre hommes et femmes partout. Nous sommes précipité dans la plus grave crise économique depuis 1929.

 

L’OMC promet de nous en sortir... en poursuivant sur la même voie : la libéralisation du commerce mondial. Augmenter cette « libéralisation » des échanges durcirait la concurrence, éliminerait nombre de petites entreprises et exercerait une pression accrue sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail, mais aussi sur les budgets publics et la sécurité sociale. Par ailleurs, la libéralisation de la circulation des marchandises et des capitaux va de pair avec la multiplication des entraves multiples à la libre circulation des personnes et avec la violation de leurs droits fondamentaux.

 

La libéralisation des marchés agricoles ne renforce que l’agro-business, appauvrit les petits paysans, empêche toute souveraineté alimentaire, et aggrave la crise alimentaire mondiale. Enfin, au nom de la concurrence, l’OMC justifie le démantèlement des services publics, ouvrant ainsi la porte à leur privatisation, ainsi que l’élimination des normes et règlements protégeant les salariés et plus généralement les populations.

Le climat victime du commerce mondialisé !

Les politiques de l’OMC ont aussi des conséquences les plus néfastes pour le climat. Elles induisent la faillite de paysans par millions au profit de l’agriculture industrialisée, alors que celle-ci – fortement dépendante des énergies fossiles - est une source majeure de l’effet de serre. Elles provoquent une déforestation criminelle des principales forêts tropicales, poumons de la planète et lieu de vie des communautés indigènes.

Elles ont créé un réseau de production mondialisée, avec ses transports transnationaux, gros consommateurs d’énergie, dans le seul but de maximiser les profits, et au mépris de l’environnement et des salariés. Malheureusement, à Copenhague ce seront les mêmes dirigeants politiques, qui défendront les mêmes intérêts et qui « inventeront » les mêmes « solutions de marché », alors que leur faillite est patente partout. Douze ans après Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre des pays développés sont plus importantes que jamais ! Nous ne pouvons pas leur faire confiance !

Le Titanic vous tente ? Nous pas !

Ni la crise économique et sociale, ni la crise alimentaire, ni la crise climatique ne seront résolues avec la logique qui les a créées.

Ce système économique actuel augmente partout l’injustice et la violence. De plus, aujourd’hui, nous sommes face à la nécessité - toujours plus urgente – de renoncer à l’absurdité d’une croissance sans fin sur une planète finie ! Mais les dirigeants des Etats ne cherchent pas sincèrement la sortie. Nous savons que nous pourrons vivre bien – et même mieux – tout en renonçant aux gaspillages insoutenables d’un système où le rendement du capital impose une croissance sans limite sous peine de faillite. Pour nos enfants et petits-enfants, les intérêts de la société et de l’environnement doivent primer sur le profit aveugle. Des centaines de représentants de mouvements populaires du monde entier seront à Genève, puis ils se déplaceront en caravane, à travers la France et l’Allemagne, jusqu’à Copenhague, pour exiger un changement radical de cap !

Toutes et tous à Genève, pour manifester et débattre des alternatives au désastre actuel !

 

Contre l’OMC, parce qu’un monde meilleur est urgent ! Manifestation, samedi 28 novembre, Place Neuve, 14H

 

Organisations et collectifs signataires

Les signataires de l’Appel à manifester à Genève en novembre décembre 2009

ATTAC-Suisse/Schweiz Gauche Anticapitaliste Action Consommation NPA- Nouveau Parti Anticapitaliste Europe solidaire sans frontières (ESSF) Marche Mondiale des Femmes M’PEP - Mouvement politique d’éducation populaire ATTAC-Genève L’Union Syndicale Solidaires SSP/VPOD - Syndicat des Services Publics CGAS - Communauté genevoise d’action syndicale Les Alternatifs Uniterre La Confédération Paysanne Gauchebdo Forum Social Lémanique SolidaritéS CADTM - Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde Association Maison du peuple de Genève 
 l.e.l - la ligue des ecrivains libres.en tunisie 
 Comedia - le syndicat des médias La Déclaration de Berne ATTAC-France POP & Gauche en mouvement MPS- Mouvement pour le socialisme Solifonds Les Verts Suisses et Genevois CEDETIM - IPAM PSG - Parti Socialiste Genevois PCF Aix les bains AITEC Antifa Bern CUEA - Syndicat étudiant SIT - Le syndicat UNIA - Le syndicat interprofessionel OWINFS - Our World is not for Sale Network Corporate Europe Observatory (CEO) Seattle to Brussels Network

 

http://www.anti-omc2009.org/

 

www.assmp.org

 

21:31 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

23/11/2009

Liberté pour les enfants emprisonnés en Turquie

Communiqué de presse

 

 

Liberté pour les enfants emprisonnés en Turquie








Genève le ,20 novembre 2009







Le 20 novembre dernier, nous avons célébré la journée internationale des droits de l’enfant qui coïncidait avec le 20ème anniversaire de l’adoption de la Convention internationale sur les droits de l’enfant (1989).



Les autorités turques se targuent d’avoir proclamé « la seule fête nationale » pour les enfants. Or, pour ces derniers, la réalité est tout autre dans ce pays.



En effet, si on se réfère à l’histoire récente, Erdal Eren a été exécuté par pendaison le 13 décembre 1980 alors qu’il n’avait que 16 ans. Pour justifier ce crime, le chef de la junte militaire le général Kenan Evren déclara :



« Doit-on les [prisonniers politiques] nourrir en prison ? Bien sûr qu’on les pendra un à un. »



Depuis, l’armée turque mène une politique de terre brûlée contre le peuple kurde, rappelant les répressions féroces (massacres en masse, destructions de villages et de biens, tortures, déplacements forcées, expropriations, etc...) durant les années 1920-40 pour soumettre ce peuple.



Nous ignorons le nombre exact d’enfants tués ou morts lors de déplacements forcés d’environ quatre millions de paysans kurdes suite à la destruction de 3848 villages entre 1989 et 1999.



Selon les organisations de défense des droits de l’homme de Turquie, durant les 20 dernières années, 372 enfants kurdes ont été tués par les forces de l’ordre.



Un exemple parmi tant d’autres : le 21 novembre 2004, Ugur Kaymaz (12 ans) et son père ont été tués par les forces de l’ordre devant leur logement à Kiziltepe (sous-préfecture de Mardin). Le médecin légiste a extrait 13 balles du corps fébrile d’Ugur.



Bien que les dirigeants politiques tentent de se soustraire à leur responsabilité, tous ces crimes sont commis avec leur complicité, sinon suite à leur instigation à l’instar du Premier Ministre actuel qui déclara lors des émeutes de mars 2006 au Kurdistan turc: «Femme ou enfant, peu importe, nos forces de sécurité feront le nécessaire. Les parents de ces enfants pleureront demain en vain.»





Ainsi, entre le 28 mars et le 1er avril 2006, cinq enfants ont succombé sous les balles de la police. Il s’agit de Abdullah Duran (9 ans), Enez Ata (8 ans), Mahsum Mýzrak (17 ans), Emrah Fidan (17 ans) et Ýsmail Erkek (8 ans).



Faut-il le rappeler, les tueurs d’enfants, à une ou deux exceptions près, bénéficient d’une impunité totale en Turquie. En effet, seuls deux des policiers qui ont tué Ugur Çetin et Baran Tursun ont été condamnés respectivement à un et deux ans de prison alors qu’un enfant de 10 ans écope de 25 ans de prison pour avoir lancé des pierres…



Actuellement, les prisons turques abritent 2’637 enfants (2'814 selon la société civile) dont une grande majorité de Kurdes. Entre juin 2008 et avril 2009, 67 enfants ont été condamnés à 290 ans et trois mois de prison pour avoir lancé des pierres contre les forces de l’ordre lors des manifestations. Ces milliers d’enfants sont jugés dans des cours d’assises en vertu de la loi anti-terroriste « pour être membre » ou « pour avoir créé une organisation terroriste » !



Comme on vient de voir, les autorités turques utilisent un double langage : d’un côté elles lancent officiellement un processus dit «d’ ouverture démocratique » pour trouver une issue pacifique à la question kurde, mais en parallèle elles continuent à réprimer les revendications démocratiques et légitimes du peuple kurde, en s’en prenant aux enfants.



En tant que Maison populaire de Genève, nous appelons les autorités turques à abandonner leur politique hypocrite menée depuis 87 ans. Au lieu de se glorifier de la célébration de la « seule fête » des enfants, elles doivent :



·    Demander pardon aux enfants kurdes pour leurs crimes contre l’humanité qu’elles ont commis et libérer immédiatement les enfants emprisonnés.



·    Mettre fin aux jugements des enfants dans des cours d’assise en vertu de la loi anti-terroriste.



·    Respecter et appliquer leurs engagements en vertu du droit internationale en matière des droits de l’homme, en particulier la Convention internationale sur les droits de l’enfant, tout en retirant ses réserves concernant les articles 17, 29 et 30 de cette convention.



Demir SÖNMEZ
http://www.assmp.org

assmp@assmp.org


10:24 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

16/11/2009

UNI MAIL-ELECTION DU CONSEIL D'ETAT DU 15 NOVEMBRE 2009

 

Il faut cliquer sur ce lien

98 photos

 

 

 

http://www.facebook.com/editalbum.php?aid=2024738&add...

 

 

HILER David
Elu
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 53'617
LONGCHAMP François
Elu
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 49'193
UNGER Pierre-François
Elu
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 47'178
MULLER Mark
Elu
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 42'983
BEER Charles
Elu
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 42'493
ROCHAT Isabel
Elue
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 41'849
KÜNZLER Michèle
Elue
histogramme bouchon de gauchehistogramme suffrageshistogramme bouchon de droite 39'743

 

 

Bonne Salutations

CIMG3820.JPG
CIMG3825.JPG
CIMG3822.JPG
CIMG3830.JPG
CIMG3828.JPG
CIMG3841.JPG
CIMG3839.JPG
CIMG3853.JPG
CIMG3890.JPG
CIMG3876.JPG
CIMG3884.JPG
CIMG3888.JPG
CIMG3901.JPG
CIMG3887.JPG
CIMG3911.JPG
CIMG3914.JPG
!cid_20D2D98E-0CFC-45AF-A761-BA964818EA62.jpg
Demir SÖNMEZ

12:03 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

13/11/2009

Lettre ouverte à l'International socialiste

Lettre ouverte à l'International socialiste

L'International socialiste doit exclure de ses rangs le parti populaire républicain de Turquie (CHP) qui prône le racisme, la discrimination et la " solution finale " contre les Kurdes.


Genève le, 12 novembre 2009



Le parti populaire républicain de Turquie (CHP) a franchi hier (10 novembre 2009) une nouvelle étape dans ses prises de position contre la paix, en appelant à l'extermination du peuple kurde en Turquie.

En effet, à l'initiative du gouvernement turc " l’ouverture " concernant la question kurde dans ce pays est débattue dans l'opinion publique depuis plusieurs mois. Le gouvernement a même entamé des négociations avec le mouvement kurde le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) afin de trouver une issue pacifique au conflit armé. Le PKK a d'ailleur récemment envoyé une délégation de paix, composée de combattants et de réfugiés kurdes d'Irak, pour accélérer les pourparlers. Une autre délégation, composée de réfugiés Kurdes en Europe, est attendue.

Dans ce contexte, la grande assemblée nationale (parlement turc) a débattu le 10 novembre 2009 l'organisation d'un débat sur cette question. Au nom de son parti, M. Onur Öymen (CHP), s'opposant à cette initiative, a appelé la poursuite de la guerre contre les Kurdes. Rappelant, entre autres, les massacres fait lors des révoltes Kurdes en Turquie (Cheik Said et Dersim en particulier) et lors de l'occupation du Nord de Chypre, il a appelé le gouvernement turc actuel qui ne serait pas assez courageux comme les précédents à " finir le travail " contre " les terroristes ".




AINSI, LE CHP PROPOSE, TOUT COMME DANS LE PASSE, LA SOLUTION MILITAIRE À LA QUESTION KURDE DANS CE PAYS.


Pour rappel, le CHP a été l'unique parti autorisé en Turquie entre 1923 et 1950. Il a dirigé ce pays avec une main de fer (au sens propre du mot) ; de nombreux massacres et de graves violations des droits humains ont été commis sous son règne.

En effet, les fondateurs de la Turquie dite " moderne ", sous l'étiquette du CHP, ont bâti ce pays sur le génocide des peuples et de leurs cultures. Leurs successeurs ont poursuivi la même sale besogne.


En voici quelques exemples

  • L’expulsion brutale de 1.2  million de Grecs (1923-1924)


  • Les massacres des Kurdes et des  Assyriens après la révolte de Sheikh Said  (1925-1928)


  • Les massacres des Kurdes, Alévis  et Kizilbachs de Dersim : 70'000 – 90’000 morts et 12’000 personnes déplacées  (1935-1938)

  • Les lois iniques et les  déportations d’Arméniens, de Juifs, de Grecs  (1942)


  • La guerre contre les Kurdes, de  1984 à ce jour, a fait plus de 40’000 morts.


  • La destruction de 3848 villages  kurdes et les déplacements forcés de trois à quatre millions de paysans kurdes  entre 1989 et 1998. Le but des auteurs de ces crimes contre l’humanité était  de " turquiser " les terres de ces peuples, en exterminant d’abord les  non-musulmans, puis les musulmans non-turcs et/ou, à défaut, de les  assimiler.


  • La guerre contre les Kurdes -  depuis 1984 à ce jour, plus de 40’000 kurdes ont perdu la  vie.


  • Le massacre de 36 manifestants  lors de la célébration du 1er mai 1977.


  • Les massacres de 102 personnes  en 1978 à Kahramanmaras et de 7 étudiants le 16 mars 1978 à Beyazit  (Istanbul).

  • Le massacre de 50 personnes le 5  juillet 1980 à Çorum.

  • Le massacre de 37 intellectuels  le 2 juillet 1993 à l’hôtel Madimak à Sivas.

  • Le massacre de 33 personnes  le 12 mars 1995 à Gazi -Ümraniye. (Istanbul).


  • Les massacres dans les prisons :  3 détenus de Buca (21 septembre 1995), 3 prisonniers à Ümraniye (4  janvier1996), 10 prisonniers Diyarbakir (24 septembre 1996), 10 prisonniers  Ulucanlar (26 septembre 1999) et 28 prisonniers politiques abattus et des  centaines de prisonniers blessés simultanément dans plusieurs villes avec  l’opération intitulée " Retour à la vie " (19- 21 décembre  2000)


  • Du 20 octobre 2000 au 22 janvier  2007, la tenue d'une grève de la faim jusqu’à la mort ; 94 personnes dont des  prisonniers politiques et leurs proches sont mortes dans le cadre de cette  grève de la faim et de son soutien, dans et hors des prisons. 600 personnes  environ sont soit au bord de la mort, soit dans des états physiques et mentaux  gravement détériorés. Les prisonniers protestaient contre le plan du  Gouvernement prévoyant leur transfert forcé dans des prisons à cellule  d’isolement dite de " type F ", ainsi que contre les tortures, la répression  et la législation prétendument " antiterroriste " de l’état turc qui bafoue  les règles démocratiques minimales.

  • La destruction de 3848 villages kurdes  et les déplacements forcés de trois à quatre millions de paysans kurdes entre  1989 et 1998


C'est ce parti (CHP), militariste, raciste, chauviniste et ultra nationaliste, qui est membre de l'International socialiste depuis 1976. C'est aussi le président de ce parti, M. Deniz Baykal, qui a appelé l'armée turque il y a moins de deux ans à faire un coup d’état et pour lequel il a été hué lors de la réunion de l'International socialiste à Genève. Le dernier exemple démontre que ce parti n'a aucune volonté de défendre la démocratie, encore moins le socialisme. Pourtant, mêmes certains dirigeants ultranationalistes turcs de l'époque, à l'instar de Ihsan Sabri Caglayangil, ont fait leur mea culpa s'agissant de la cruauté de leurs actes contre les Kurdes : " nous les avons tous massacré, de 7 à 77 ans, et gazé comme des rats ceux et celles qui s'étaient réfugiés dans des grottes.
"


Un parti qui bafoue les principes élémentaires de l'international socialiste n'a donc pas sa place au sein de cette organisation. C'est pourquoi, nous, en tant que Maison populaire de Genève, appelons les organes dirigeants de l'international socialiste à prendre la décision qui s'impose : exclure le CHP de ses rangs.



Demir SÖNMEZ


 

08:47 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

10/11/2009

Soirée de soutien à Murad AKINCILAR

 

 

Chères et Chers Collègues,

Murad est en détention depuis le 30 septembre. Plusieurs interventions et actions ont permis d’attirer un très large soutien à notre camarade. Si la mobilisation a été très remarquable, Murad n’en est pas moins au fond d’un cachot froid et humide. Il souffre des yeux et il existe un sérieux danger pour sa santé.

Les besoins matériels d’un détenu existent malgré tout. Des vêtements et un soutien financier pour lui assurer une défense juridique solide sont primordiaux. Afin de récolter un maximum de fonds et maintenir la mobilisation, le comité de soutien à Murad a décidé d’organiser une soirée en signe de solidarité.

murad-akincilar.gif

 

le vendredi 4 décembre 2009,

dès 18h00

dans la grande salle d’Unia,

chemin Surinam 5.

1211 Genève

 

Pour une soutien financier

 

Contribution : CCP 10-717752-9, mention "soutien Murad"

 

Cette campagne aura aussi pour objectif de lui redonner du moral ainsi qu’à Eylem.

Il s’agit d’un apéro dinatoire accompagné par des groupes de musique, un diaporama avec des photos de Murad. Toutes et tous les militantes et militants sont cordialement invité-e-s à y participer.

Des billets d’entrée seront d’un montant minimal de 20.00 francs. Tous les bénéfices de la soirée seront versés sur le compte du comité de soutien qui pour rappel se réunit tous les lundis à 18h00. Je vous prie de réserver d’ores et déjà cette soirée et de diffuser largement cet appel. Des infos complémentaires suivront par la suite.

Avec mes salutations militantes.

 

Libérez Murad Akincilar

Syndicaliste et militant des droits humains

Emprisonné injustement en Turquie

 

Jamshid Pouranpir

Unia, Le Syndicat. Région Genève

5 chemin du Surinam

Case postale 288

1211 Genève 13

Tél : 022 949 12 00

Portable (par SMS uniquement) : 079 827 86 27

Fax : 022 949 12 20

jamshid.pouranpir@unia.ch

http://www.unia.ch/Solidaritaet-mit-Murad-Akincil.3855.0....

 

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 


 

10:35 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

07/11/2009

Güler Zere est libre

Güler est libre !

 

 

Cet après-midi, le président de la République de Turquie Abdullah Gül a signé le décret de grâce présidentielle pour la prisonnière politique Güler Zere, incarcérée depuis 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C et atteinte d’un cancer en phase terminale.


Vers 22h00, heure turque, Güler Zere est sortie, un masque couvrant la bouche et le nez, par la porte de la morgue en chaise roulante, en compagnie de sa famille, de ses aides-soignants et de son avocat Taylan Tanay.

 

gulerlibre3.jpg

Elle a été accueillie par des sympathisants qui lui ont offert un bouquet d’œillets aux cris de « Güler Zere est notre dignité », « les prisonniers révolutionnaires sont notre dignité ».

 

Güler a à son tour salué ses nombreux camarades qui campaient depuis 121 jours devant cet hôpital de Balcali à Adana (sud de la Turquie ) où elle était soignée dans une unité réservée aux prisonniers.

 

Une ambulance l’attendait pour être emmenée vers un hôpital privé d’Adana où elle passera la nuit.

 

Güler Zere sera ensuite transférée vers l’hôpital universitaire de Capa à Istanbul par avion.

 

gulerlibre4.jpg

Sa libération, est une victoire pour tous les amoureux de la justice et de l’humanité qui, indépendamment de leurs sensibilités politiques, ont lutté avec acharnement pour défendre son droit à la vie, même si, comme elle l’a murmuré à son avocat ce soir, victime de l’arbitraire cruel de l’Institut médicolégal et de la bureaucratie, elle a finalement gagné « non pas le droit de guérir, mais de mourir en liberté ».

 

Un nouveau combat désespéré s’annonce : celui de la lutte pour la guérison de Güler en dépit de toutes les prévisions médicales résolument pessimistes.

 

Vendredi 6 novembre, 22h30

Comité des libertés

Email : comitedeslibertes@gmail.com

 


Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

08:50 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

04/11/2009

Plus jamais ça ! 9 novembre 1932

Le 9 novembre 1932, il y a 77 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.

 

 

 

se souvenir et agir

 

lundi 9 novembre 2009

 

à 17h30 sur la Plaine de Plainpalais

 

allocutions près de la Pierre

 

vin chaud & soupe

 

18h34 hommage par citation

 

des treize victimes du 9 novembre 1932

 

 

Brève chronologie

 

Novembre 1932, partout en Europe et aux Etats-Unis c’est la crise économique. Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, toutes les libertés sont supprimées. Les procès politiques se suivent. En Allemagne Hitler prépare le dernier assaut décisif qui le conduira au pouvoir le 30 janvier 1933. A Genève, l’Union Nationale de Géo Oltramare rêve d’instaurer en Suisse une dictature fasciste. L’un de ses membres siège depuis deux ans au Conseil d’Etat à côté des Radicaux

et Libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n’ont qu’une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.

 

 

1930 - Elections cantonales : le Parti socialiste qui compte 37 sièges au Parlement genevois n’est pas représenté au Conseil d’Etat, où on n’y trouve que des représentants de la droite *.

 

 

1931 - La gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers, un Conseiller d’Etat radical démissionne.

 

 

1932 - La Suisse compte 4 millions d’habitants et 54'000 chômeurs. Genève compte 178'374 habitants, 93’249 sont actifs et 29’514 sont assurées contre le chômage. Plus de 8'000 personnes sont au chômage, dont 1410 seulement reçoivent des secours des caisses d’assurance chômage.

 

 

 

Février Lors de la Conférence pour le désarmement à Genève le Conseil d’Etat fait appel à l’armée, des mitrailleuses sont montées sur des camions des travaux publics.

 

 

Juin La fusion de l’Ordre politique national (OPN, parti fasciste) et de l’Union de défense économique (UDE, issue des milieux patronaux) crée l’Union nationale (UN).

 

5 novembre apparition sur les murs de la ville de l’affiche annonçant la « Mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker » pour le mercredi 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.

 

6 novembre Le Parti socialiste demande l’interdiction de l’assemblée de l’UN.

 

7 novembre Réponse négative du Conseil administratif de la Ville de Genève.

 

8 novembre Réponse négative du Conseil d’Etat genevois. L’assemblée générale du Parti socialiste décide d’une contre-manifestation pour le lendemain.

 

9 novembre 17h30 Arrivée à Genève des 610 soldats envoyés par le Département militaire fédéral à la demande du Conseil d’Etat genevois du même jour.

 

19h10 Arrivée des premiers contre-manifestants.

 

20h30 Début du meeting de l’Union nationale.

 

21h15 La 1ère compagnie, soit 108 hommes, se déplace du boulevard du Pont-d’Arve vers la rue de Carouge, elle traverse la foule de la queue de la contre-manifestation de la gauche, 18 soldats sont désarmés.

 

21h34 La troupe est rassemblée dos au mur du Palais des expositions et, sur le commandement du Major Perret, ouvre le feu : 150 coups sont tirés provoquant la mort de 13 personnes** et en blessant 65.

 

 

** Les 13 victimes de la tuerie du 9 novembre 1932 : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu) - Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne) - Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut - Edmond Junod, 29 ans, mécanicien -Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce - Emile Henry,55 ans, batelier - Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger - Oscar

Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir) - Emile Guignet, 27 ans - Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste - Hans Brugger, 28 ans – Alphonse Kolly, 41 ans - Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

 

 

 

 

Communauté genevoise d’action syndicale

 

Parti du travail

 

Parti socialiste genevois

solidaritéS

 

Parti écologiste genevois

 

Les Communistes

 

Groupe pour une Suisse sans armée

 

Association de soutien aux combattants des Brigades internationales

 

Comité Amérique centrale

 

00:15 Publié dans Histoire | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |