28/12/2009

L’Etat turc a déclaré la guerre aux kurdes

 

 

Kurdish Info 26.12.2009- A Diyarbakir, 23 personnes dont 13 Maires ont été écroués à la suite des rafles policières visant les anciens et nouveaux maires des villes kurdes. Le mouvements de protestation des élus du Parti pour la Paix et la Démocratie et de la population continuent à l’heure actuelle. Cette opération menée sous l’égide d’Ankara, ayant donné son aval, et centrée sur Diyarbakir, s’est déroulée conjointement dans plus de 11 villes kurdes, aboutissant à l’arrestation de plus de 80 personnes, dont 35 ont été déférées au parquer de Diyarbakir.

 

Après plus de 24 heures d’interrogatoire, plusieurs ont été écroués : Hatip Dicle, Co-Président du Congrès de la Société Démocratique et ancien député du DEP incarcéré pendant plus de 10 ans

 

 

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Ali Şimşek, adjoint au maire de Diyarbakır (métropole)

Nejdet Atalay, Maire de Batman Abdullah Demirbaş, Maire de Sur

Zülküf Karatekin, Maire de Kayapınar

Ferhan Türk, Maire de Kızıltepe

Aydın Budak, Maire de Cizre

Etem Şahin, Maire de Suruç

Leyla Güven, Maire de Viranþehir, Membre du Congrès des

autorités locales du Conseil de l’Europe Maître

Maître Fırat Anlı, Président région du DTP de Diyarbakır et ancien

Maire de Yeniþehir

Emrullah Cin, ancien Maire de Viranþehir

Hüseyin Kalkan, ancien Maire de Batman

Abdullah Akengin, ancien Maire de Dicle

Nadir Bingöl, ancien Maire d’Ergani

Yaşar Sarı, Président Général du DISKI(organisme gérant les eaux et

canalisations de Diyarbakir)

Maître Muharrem Erbey, Vice Président de IHD (Association des

Droits

de l’Homme) et Président de l’antenne régional de Diyarbakir

Fethi Süvari, Coordinateur du quotidien « Diyarbakır Yerel Gündem

21 »

Cebrail Kurt, membre du BDP

Ramazan Debe, Homme politique

Abbas Çelik, Dirigeant de l’association Göç-Der (aide aux victimes déplacées)

Kazım Kurt, Ahmet Makas et Takibe Turgay

Nous sommes tous coupables, arrêtez-nous !

 

Après l’annonce du réquisitoire du procureur demandant le placement en détention des prévenus, une foule de plusieurs milliers de personnes, comprenant notamment tous les maires et députés kurdes, s’est réunie devant le palais de justice de Diyarbakir. Encerclés par les panzers de la police les manifestants parmi lesquels des députés, des maires, le Président et des dirigeants du BDP ont entamé un sit-in de protestation.

 

Selahattin Demirtas, député de Diyarbakir, a déclaré « libérez nos camarades ou bien arrêtez-nous tous ! ». Pour lui, « l’AKP cherche à reprendre par la voie de la justice tous les lieux qu’il a perdu dans les urnes. Si ces élections ont été remportées de manière légitime par le peuple de Diyarbakir, chacun doit être respectueux de ce choix. Ce peuple continuera de soutenir ses représentants. Il n’est pas nécessaire d’y aller par quatre chemins. Alors, vous devez nous arrêtez, s’il y a un délit, il a été commis par nous tous, la loi doit s’imposer à tous de la même manière ».

Lors d’une déclaration commune Emine Ayna, co-Présidente du parti dissout, le DTP, les députés Selahattin Demirtaþ, Gültan Kıþanak, Sevahir Bayındır, Ayla Akat Ata, Ibrahim Binici, Özdal Üçer, le Président du BDP , Demir Çelik, et le Maire de Diyarbakır Osman Baydemir ont annoncé « nous avons commis les mêmes délits, alors arrêtez nous ».

 

Osman Baydemir, Maire de Diyarbakir, a précisé « l’une des questions posées au Directeur de notre DISKI est la suivante : pourquoi avez-vous endommagé les infrastructures de l’organisme du développement des habitations (lié au cabinet du premier ministre) ? Il a été arrêté pour cela. S’il y a un dommage, j’en suis aussi responsable. Je suis là. Arrêtez-moi. J’ai commis exactement les mêmes « méfaits » que Necdet Atalay et que tous les autres. Soit vous nous arrêtez tous, soit vous arrêtez tous les hommes politiques kurdes intègres, ou bien vous les relâchez tous. Nous n’accepterons pas d’être déshonorés de la sorte. 9 mois se sont écoulés depuis les élections. Et depuis 9 mois cette ville n’a pas pu se stabiliser. Depuis 9 mois, on ne peut plus rien produire. Il y a une rafle tous les 10 jours, une par mois et aujourd’hui c’est mon Directeur général que l’on arrête. Demain ce sera mon Secrétaire général. Aujourd’hui c’était mon premier adjoint, demain ce sera un autre. Nous dissons « stop » à cette politique. Ou bien, arrêtez-nous tous, allez-y nous attendons. Prenez-la ville, dirigez la ! ».

 

Et Baydemir de continuer « la justice est le fondement de la propriété » (devise de la justice turque). Si la justice n’est pas consacrée, la propriété et le bien être en pâtirons. Et jusqu’à ce que justice soit faite, nous ce qui se trouvent sur cette place mettons notre vie en veille. Nous nous asseyons et nous attendons. Ou bien ils seront libérés, ou bien nous serons embastillés ».

http://www.kurdish-info.eu/News-sid-L-Etat-turc-a-d-clar-...

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27/12/2009

La barbarie et le traitement inhumain par de l'armée turque


 

 

Agence de Presse Firat a diffusé des images vidéo montrant traitement inhumain des militants Kurdes, tués lors des affrontements lors de l’affrontement armé le 4 décembre 2009 aux abords du mont Cudi, dans la province frontalière de şırnak, par les membres de l’armée turque.


Si, vous avez plus 18 ans  regardez cette vidéo !

 

 

S'il vous plaît regardez cette vidéo et l'envoyer partout dans le monde, en particulier à l'organisation de droit de l'homme dans votre région.


S'il vous plaît regardez ce film vidéo et l'envoyer au monde, après avoir regardé cette vidéo, vous comprendrez la douleur de la population kurdes.

 

Voir Vidéo

La barbarie et le traitement inhumain par de l'armée turque

 

 

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24/12/2009

joyeux Noël... Merry Christmas..Froche Weihnachten...Mutlu Noeller..…


 

 

Joyeux Noël... Merry Christmas..

Froche Weihnachten...Mutlu Noeller..…

 

BONNE ANNEE... HAPPY NEW YEAR...
SER SALE WE PİROZ BE …
MUTLU YILLAR...
GELUKKIG NIEUWJAAR...

2010



La Maison Populaire de Genève est très heureuse de la sympathie que vous lui témoigner et fière de l’action que vous entre prenez en faveur des libertés, des droits humains et de la justice sociale.

Plus jamais ça !

 

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21/12/2009

Le patriarche orthodoxe dit qu'ils sont parfois crucifiés en Turquie

Le  patriarche orthodoxe dit qu'ils sont parfois crucifiés en Turquie

"Nous sommes traités (...) comme des citoyens de deuxième zone. Nous n'avons pas l'impression de jouir de la totalité de nos droits en tant que citoyens turcs", a notamment déclaré le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, le chef spirituel de l'orthodoxie, en parlant de la minorité grecque orthodoxe, d'après des extraits d'une interview. Cette interview du dignitaire religieux, qui représente la communauté orthodoxe, forte de 250 millions d'âmes dans le monde, à la chaîne de télévision américaine CBS, doit être diffusé dimanche dans son intégralité.



Le patriarche y rejette toutefois l'hypothèse d'un départ de Turquie, où il réside, déclarant : "c'est la continuation de Jérusalem et pour nous c'est une terre aussi sainte et sacrée. Nous préférons rester ici, même si (nous sommes) parfois crucifiés".



Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a dénoncé des propos du patriarche selon lequel les membres de sa communauté sont traités en Turquie comme "des citoyens de deuxième zone", "parfois crucifiés".

"Si le patriarche Bartholomée Ier a des plaintes à formuler à ce sujet, il peut les porter à l'attention des autorités compétentes qui feront ce qu'elles jugent nécessaires", a dit à des journalistes le ministre des Affaires étrangères, rejetant les accusations de discriminations religieuses de la part du gouvernement turc, issu de la mouvance islamiste.

"Nous considérons l'utilisation de la comparaison avec la crucifixion comme étant extrêmement malheureuse (...) J'aimerais y voir un lapsus", a estimé M. Davutoglu. "Nous ne pouvons accepter des comparaisons que nous en méritons pas."

Le patriarcat oecuménique orthodoxe siège à Istanbul depuis l'Empire byzantin, qui s'est effondré en 1453 quand les Turcs se sont emparés de Constantinople, ex-Byzance (fondée par l'empereur Constantin en 330), aujourd'hui Istanbul.

Environ 2.000 Grecs orthodoxes vivent toujours en Turquie. (AFP, 19 déc 2009)

 

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15/12/2009

Les députés kurdes démissionnent du Parlement turc



A la suite d'une réunion du Congrès pour la Turquie démocratique à Diyarbakir, le co-président du DTP Ahmet Türk a déclaré que
les 19 députés du DTP ont confirmé leur décision de démissionner du Parlement turc. Déjà samedi, le DTP avait annoncé que ses députés boycotteraient le Parlement turc. "Notre groupe (parlementaire) s'est de fait retiré du Parlement, à partir  d'aujourd'hui. Il ne participera plus aux travaux" du Parlement, avait déclaré à la presse Ahmet Türk.

S'adressant lundi aux dizaines de milliers dde manifestants kurdes à Diyarbakir, Ahmet Türk a dit: «Nous, Kurdes et Turcs, devons avoir la volonté de construire la paix. Notre rêve n'est pas différent de celui de Martin Luther King, nous aussi nous rêvons de liberté.»

Pendant ce temps, les protestations contre la fermeture continue à travers le pays. 

Lors de la manifestation à Diyarbakir, des jeunes kurdes
en colère combattu la police avec des pierres et des bombes incendiaires dans plusieurs villes samedi. Au moins 60 personnes ont été arrêtées.

Des affrontements ont eu lieu également à Dogubeyazit (est), où des manifestants ont lancé des engins incendiaires et des pierres sur les policiers, dont cinq ont été blessés légèrement, selon l'agence de presse Anatolie.

A Adana (sud), où vit une importante communauté kurde, la police a lancé des grenades lacrymogènes face à des manifestants lançant des pierres et des engins incendiaires, selon Anatolie.

La journée de dimanche a été, pour le troisième jour consécutif, émaillée d'incidents entre manifestants kurdes et la police, à Istanbul notamment.

Une soixantaine de jeunes Kurdes ont lancé dimanche soir des bouteilles incendiaires sur des boutiques et des voitures dans le quartier populaire de Gaziosmanpasa (rive européenne) et se sont heurtés à la police anti-émeutes, selon Anatolie.

Des manifestations similaires se sont produites dans d'autres quartiers de la ville.

Plus tôt dans la journée, des manifestants kurdes s'étaient déjà heurtés dans le centre d'Istanbul à un groupe de nationalistes turcs et à des habitants du quartier, dont certains étaient armés de pistolets. (AFP, 14 déc 2009)

Source

info-turk

http://www.info-turk.be/376.htm#Les

 

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16:59 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

14/12/2009

Adieu Camarade Daniel Marco ...

 

Daniel MARCO

Architecte convaincu de la nécessité pour les travail - leurs de s’organiser collectivement, Daniel impulsa notamment l’intégration du Syntec (syndicat pour les employés techniques, dessinateurs, ingénieurs et architectes) à la FOBB.

Toujours soucieux des conditions de vie de la grande majorité, il conduisit ces dernières années les travaux de la Commis sion aménagement, logement et du territoire de notre Communauté – de façon à ce que les grands projets du canton respectent nos exigences démocratiques.

Les salariées et les salariés du canton de Genève perdent un défenseur efficace ; nous perdons un ami.

 

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Regardez les images… la haine anti-kurde est visible jusqu’au plus profond de leur âme…

 

 

 

13 décembre 2009

 

 

Firat News vient de publier des photos de fascistes tirant en direction de la foule manifestant contre la fermeture du DTP à Istanbul. Un kurde a été blessé à la jambe et a été placé en garde à vue avec la balle dans sa jambe.

Sur les photos, nous pouvons remarquer qu’il y a deux personnes à visage découvert qui tirent en direction des manifestants.

 

Où se trouve la police? Nulle part…

 

 

Elle observait de loin les manifestants se faire attaquer par un groupe de fascistes… en tirant de temps en temps des gazs lacrymogènes pour disperser les gens et en arrêtant bien sûr les “méchants terroristes” du DTP qui manifestait pacifiquement.

La nouvelle est reprise par les journaux turcs… remixée pour faire croire que les fascistes se sont défendus à la venue des “terroristes” kurdes…

 

 

Il est clair qu’en Turquie, les Kurdes sont des personnes de deuxième classe… Et qu’on ne me dise pas qu’il ne faut pas mélanger Kurde et partisan du PKK/DTP… Aller dire que vous êtes kurdes au milieu de ces fascistes, nous verrons si ils vous accordent toujours le droit de vivre…

 

 

Ca fait des années qu’on nous dit que nous possèdons les mêmes droits… Pourtant, en Turquie, c’est la victime qui est placé en garde à vue si il est Kurde. C’est forcèment à cause du Kurde, ça doit sûrement être un terroriste-tueur-de-bébés-turcs.

En Turquie, selon ses lois, il n’y a pas de ségrégations… si vous vous déclarez TURC. Une fois que vous vous dites Kurde… les ennuis commencent. Car il y a une ségrégation de facto par la mentalité chauviniste des habitants de ce pays.

 

 

Regardez les images… la haine anti-kurde est visible jusqu’au plus profond de leur âme…

 

 

 

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Nous avons les photos des assaillants le visage découvert… mais Milliyet s’est permis de les brouiller pour ne pas montrer le visage de ses concitoyens. Nous n’allons pas cacher leur visage quand même… Une puissance féérique se dégage de leurs faciès… les anges (gardiens) de la Turquie… les défenseurs de la démocratie (à la kémaliste).

 

 

http://bersiv.com/a-la-une/3554-les-attaques-fascistes-saccentuent-a-istanbul


Source: Photos de Firat News

Maison Populaire de Genève

 

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11:48 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

11/12/2009

La justice turque a dissout le parti pro-kurde DTP

 

Quand l'Europe réagira-t-elle

 


Contre cette violation de la liberté et


 des droits fondamentaux du peuple kurde?

 

 

 

Fin de l'ouverture démocratique: La justice turque a dissout le parti pro-kurde DTP

 



La Cour constitutionnelle turque a, par sa décision de dissoudre le Parti pour une société démocratique (DTP), principal parti pro-kurde du pays, enterré définitivement la soi-disant "l'ouverture démocratique" lancée par le gouvernement d'Erdogan sous la prétention de mettre fin à 25 ans de conflit.




Cette décision injuste de la justice turque démontre une fois de plus que ce pays, en marchandage avec l'Union européenne pour son adhésion, est toujours très loin de respecter les critères démocratiques.



Pour rappel, parmi les membres du DTP bannis de la vie politique se trouve aussi Leyla Zana, déjà emprisonnée près de dix ans et décernée de Prix Sakharov par le Parlement européen.



Maintenant c'est le tour des institutions européennes de réagir énergiquement contre cette injustice privant le peuple kurde de se representer dans la vie politique de la Turquie et de l'Europe.



Le président de la Cour Hasim Kiliç a déclaré lors d'une conférence de presse, au terme de quatre jours de délibérations, que le DTP a été dissout car il aurait été devenu un "foyer d'activités préjudiciables à l'indépendance de l'Etat et à son unité indivisible".



La décision a été prise à l'unanimité des 11 juges, alors qu'une majorité qualifiée de sept voix était requise pour prononcer la dissolution, a indiqué M. Kiliç, ajoutant que 37 des cadres du parti, dont son président Ahmet Türk et la députée Aysel Tugluk, étaient bannis de la vie politique pour une durée de cinq ans.



Le juge a également annoncé la levée de l'immunité parlementaire dont bénéficiaient M. Türk et Mme Tugluk et la confiscation par le Trésor des biens du parti.




Après le verdict, M. Türk a répété que la décision allait "approfondir le désespoir".



"Il est évident que fermer la voie à une politique démocratique va approfondir le désespoir (...) La Turquie ne peut pas résoudre cette question (kurde, ndlr) en interdisant un parti", a-t-il déclaré à la presse.

Le DTP dispose de 21 sièges au Parlement (sur 550). Ses dirigeants avaient prévenu avant le verdict que les députés quitteraient le Parlement plutôt que de siéger comme parlementaires sans étiquette.


La décision fait suite à une procédure lancée en 2007 par le procureur de la Cour de cassation Abdurrahman Yalçinkaya, qui a accusé le DTP d'obéir aux "directives" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara et de nombreux pays.


Les dirigeants du DTP avaient affirmé qu'une dissolution pourrait entraîner une recrudescence des tensions dans le sud-est anatolien, où de nombreuses manifestations contre les conditions de détention du chef du PKK Abdullah Öcalan ont dégénéré en heurts avec la police au cours des deux dernières semaines.



"Cette décision est un torpillage total de l'ouverture démocratique" lancée par le gouvernement", a commenté l'analyste politique Ahmet Insel, économiste à l'université stambouliote de Galatasaray. "On peut s'attendre, évidemment, à une réaction du PKK", a-t-il ajouté.



Le DTP succède à une lignée de partis pro-kurdes dissous. Quatre députés, dont la lauréate du prix Sakharov des droits de l'Homme Leyla Zana, ont purgé de 1994 à 2004 une peine de dix ans de prison pour liens avec le PKK.



Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, lundi, juste avant le jugement de la Cour Constitutionnelle, il avait accusé le DTP de "s'identifier" aux rebelles armés.



Quant au principal parti d'opposition, le CHP, il a tout de suite salué "une décision juste et fondée juridiquement".




Le seul parti répresentatif du peuple kurde




Introduite par le premier procureur de la Cour de cassation, Abdurahman Yalçınkaya, déjà à l’origine de la procédure similaire qui avait failli conduire, l’an passé, à la dissolution de l’AKP, l’action dirigée contre le parti kurde est pendante depuis le mois de novembre 2007.


Selon une analyse dernière de Jean Marcou, publiée par Ovipot le 6 décembre 2009, le DTP est aujourd’hui le quatrième parti politique turc. Malgré les dispositions de la Constitution de 1982, interdisant aux partis politiques et aux associations de se réclamer « d’une partie de la population », il existe de facto en Turquie, depuis 1991, une formation politique pro-kurde légale, qui se reconstitue sous des appellations partisanes voisines, au gré des dissolutions qui la frappent régulièrement : HEP, DEP, ÖZDEP, HADEP, DEHAP, et actuellement DTP.




 

Cette formation participe aux élections locales, et gère de nombreuses municipalités dans les départements du sud-est, à commencer par la grande agglomération de Diyarbakır (près de 2 millions d’habitants). Lors des élections législatives, bien qu’elle ait fait régulièrement des scores très élevés dans les zones de peuplement kurde, elle n’a jamais pu franchir, au niveau national, la barre de 10%, permettant d’avoir une représentation parlementaire, cela l’a donc longtemps empêché d’être présente au parlement. Ainsi, en 2002, le Parti démocratique du peuple (Demokratik Halk Partisi, DEHAP), majoritaire dans plusieurs départements du sud-est, n’avait recueilli nationalement que 6,22% des suffrages, et n’avait donc pas eu de députés.




C’est la raison pour laquelle, lors des élections législatives de 2007, le DTP a changé de tactique en faisant le choix, cette fois, de présenter des candidats indépendants. Une vingtaine d’entre eux ayant été élus, il a pu constituer un groupe parlementaire, qui est devenu la quatrième force politique au Parlement derrière l’AKP, le CHP et le MHP. L’influence du DTP s’est confirmée depuis.




 

Lors des dernières élections locales de mars 2009, il est sorti victorieux du duel qui l’opposait à l’AKP, parti à l’assaut de ses bastions du sud-est, en étant majoritaire dans 9 départements de cette région (Diyarbakır, Batman, Hakkari, Iğdır, Siirt, Şırnak Tunceli, Bingöl et Van).


C’est ce parti qui est aujourd’hui dissout dans un contexte qui a sensiblement évolué, depuis son entrée au parlement et sa mise en accusation devant la Cour constitutionnelle, en 2007. En effet, au cours des deux dernières années, le DTP s’est imposé comme une force politique turque à part entière, et depuis le lancement de l’ouverture démocratique kurde, il apparaît comme le principal interlocuteur politique du gouvernement.


La décision de la Cour  cependant intervient dans un contexte difficile où le PKK est plus que jamais au cœur des débats et où l’initiative kurde gouvernementale paraît s’enliser. Le 23 novembre dernier, un convoi du DTP a été « caillassé » à Izmir, sous prétexte que des drapeaux du PKK avaient été déployés, lors de réunions que ce parti venait de tenir dans la capitale égéenne.




Le 25 novembre 2005, le vice-premier ministre, Cemil Çicek a accusé le DTP d’avoir un comportement irresponsable et d’agir comme s’il souhaitait sa propre dissolution, une accusation déjà formulée précédemment par le premier ministre en personne à laquelle Ahmet Türk a répondu que le gouvernement cherchait à créer un environnement psychologique préparant une dissolution.




 

Il y a deux semaines des manifestations célèbrant le 31e anniversaire de la création du PKK ont dégénéré dans plusieurs villes du sud-est, débouchant sur des affrontements particulièrement violents. Plus de 150 personnes arrêtées lors de ces événements attendent depuis lors leur procès.


Le 30 novembre 2009, interviewé par le quotidien « Vatan », Ahmet Türk, a fortement critiqué l’ouverture kurde gouvernementale en disant, entre autres, qu’elle devait aller plus loin sur le plan linguistique ou sur celui de l’autonomie administrative, et qu’en exclure le PKK n’était pas réaliste. Au cours des semaines qui viennent de s’écouler, en outre, des modifications affectant la détention d’Abdullah Öcalan sur l’île d’Imralı, ont provoqué de nouvelles polémiques et des manifestations qui ont fait la une de l’actualité.


Faisant valoir que, depuis la mi-novembre le chef du PKK n’est plus isolé car il côtoie d’autres détenus, le ministre de la justice, Sadullah Ergin, a estimé qu’il recevait un traitement conforme aux standards internationaux et indiqué que la réduction de la surface de sa cellule, au cœur des derniers débats, n’était que de 17 cm2. Le 4 décembre, le ministre a d’ailleurs diffusé publiquement des photos des lieux de détention du chef rebelle, à propos desquelles le DTP n’a pas encore réagi. La députée Emine Ayna, réputée appartenir à sa tendance dure, a néanmoins déclaré que l’évolution des conditions de détention d’Öcalan portait un coup sévère à l’ouverture kurde entreprise par le gouvernement.


 

La dissolution du DTP, en effet, conforterait le camp laïque et nationaliste dans son opposition résolue à l’initiative gouvernementale en le gratifiant d’une victoire, et incitera la mouvance politique kurde à la radicalisation en éloignant la perspective d’une solution politique. Le grand perdant serait alors le gouvernement, qui aurait mécontenté l’opinion publique turque sans pour autant convaincre les

 

source :

 

INFO-TURK

53 rue de Pavie
1000 Bruxelles
Tél: (32-2) 215 35 76
Fax: (32-2) 215 58 60

 

http://www.info-turk.be/376.htm#Fin

 

 

 

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08/12/2009

Murad AKINCILAR nous écrit depuis sa cellule !



Mes cher-ères ami-es,

Pendant que je défendais au sein de l’Europe les droits des ouvriers du bâtiment, les personnes qui me connaissent le savent bien, je n’étais pas un « réfugié », un « exilé » ou « un syndicaliste déraciné ». Même en tant que syndicaliste emprisonné en Turquie, je me sens auprès de vous. Car un vrai syndicaliste fait partie, au-delà des frontières, d’une grande entité. Le travailleur européen qui refuse de payer le prix de la crise, en moyenne plus de 200 représentants de travailleurs tués chaque année en Colombie, les travailleurs palestiniens dont les locaux de leur syndicat sont démolis une ou deux fois par année, les paysans brésiliens sans terre qui n’attendent pas l’autorisation des grands propriétaires terriens pour cultiver la terre, et de nombreux d’autres, une quantité innombrable que l’on ne peut citer ici font partie de cette grande entité.

Le 21 novembre, après 6 mois de détention, les 22 syndicalistes accusés d’« appartenance à une organisation illégale » ont été libérés. Pour ce qui est des dirigeants des syndicats organisant les travailleurs du textile et des chantiers navals, ils sont depuis des années en train de passer plus de la moitié de leur expérience syndicale en prison. Quant à moi, je suis en prison depuis deux mois, avec la même accusation. Nous sommes tous membre, travailleurs/syndicalistes de cette immense famille, cette famille au-delà des frontières. Et en même temps, nous partageons ensemble des principes universaux et défendons des valeurs communes comme la justice sociale, l’égalité et la fraternité. Nous ne les oublions pas.

Désormais, l’ère des dictatures militaires classiques est close. C’est la période de l’Etat policier néo-libéral, qui s’enracine dans les circonstances de crise, une génération qui trouve son expression de Sarkozy à Uribe ou de Berlusconi à Netanyahou chez ses représentants médiatiques, éhontés,. Et c’est cela le problème.

J’envoie mes remerciements, mes salutations cordiales et fraternelles à mes camarades syndicalistes, et travailleurs de différentes organisations syndicales, aux parlementaires et aux milliers de femmes et hommes qui se sont mobilisés et qui ne m’ont pas laissé seul depuis le jour de mon arrestation.

Libérez Murad Akincilar

 

Syndicaliste et militant des droits humains

 

Emprisonné injustement en Turquie

 

pour tous renseignements : Jamshid Pouranpir, portable (par SMS uniquement) : 079 827 86 27

 

Contribution : CCP 10-717752-9, mention "soutien Murad"

 

La manifestation de solidarité pour Murad AKINCILAR  à Bâle le 7 décembre 2009

 

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07/12/2009

Manifestations kurdes pour Öcalan:un mort et des blessés


un mort et des blessés

 

Des manifestations dénonçant les conditions carcérales d'Abdullah Öcalan ont dégénéré en heurts avec la police dimanche dans le sud-est de la Turquie, faisant un mort et plusieurs blessés selon les médias et des sources locales.

 

A Diyarbakir, principale ville de cette région peuplée en majorité de Kurdes, quelque 15.000 personnes réunies à l'appel du Parti pour une société démocratique (DTP, prokurde) ont manifesté aux cris de "Ou des conditions de vie honorables, ou la guerre et la vengeance" et "Vive le président Öcalan", a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Les manifestants, qui portaient en tête de cortège une maquette représentant la cellule d'Öcalan, ont jeté des pierres et tiré des feux d'artifice en direction de la police quand celle-ci a tenté de bloquer leur progression. Les policiers anti-émeutes ont riposté en faisant usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

 

Un étudiant de 23 ans (Aydin ERDEN) qui participait à la manifestation a succombé à une blessure par balle, ont affirmé des sources locales, qui ont par ailleurs fait état de deux blessés, dont un policier, et de plusieurs interpellations.

 

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AYDIN ERDEM, iL EST MORT PAR BALLE POLICE

 

Le bilan pour l'ensemble de la région dimanche est d'un mort, trois blessés et 113 arrestations, ont indiqué des sources de sécurité.

 

La veille, un adolescent de 19 ans avait été gravement blessé à la tête par une grenade lacrymogène et cinq policiers avaient été plus légèrement atteints.

 

Öcalan, 61 ans, qui purgeait en solitaire depuis 1999 une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest), a été transféré à la mi-novembre dans une autre cellule du même pénitencier. Il s'est récemment plaint de ses nouvelles conditions d'incarcération, affirmant qu'elles étaient "pires qu'avant" et évoquant une "cellule de 6-7 m2". "Je ne sais pas combien de temps je pourrai résister à ces conditions qui ont fait de moi un homme mi-mort, mi-vivant", a-t-il dit.

 

Ces déclarations ont entraîné de nombreuses manifestations kurdes de protestation.

 

Vendredi, le président de la commission parlementaire des droits de l'Homme Zafer Üskül a estimé au terme d'une enquête que les conditions d'emprisonnement d'Öcalan étaient "conformes aux normes internationales et même meilleures".

 

Il a notamment assuré que la nouvelle cellule faisait 11,8 m2 contre 11,9 m2 auparavant.

 

Les autorités turques ont par ailleurs indiqué avoir invité le comité pour la prévention de la torture du conseil de l'Europe à visiter la cellule. (AFP, 6 déc 2009)

 

 

http://www.info-turk.be/376.htm#kurdes

 

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03/12/2009

Les violations des droits humains internationaux relatives à la liberté religieuse en Turquie !

Violations of international human rights standards on freedom of religion in Turkey

Otmar Oehring and Güzide Ceyhan

Ahead of the UN Human Rights Council May 2010 Universal Periodic Review of Turkey, Forum 18 News Service has found that the country continues to see serious violations of international human rights standards on freedom of religion or belief.


A long-standing crucially important issue, with many implications, is that Turkey has not legally recognised religious communities in their own right as independent communities with full legal status - such as the right to own places of worship and the legal protection religious communities normally have in states under the rule of law. Additionally, the most dangerous threat to individuals exercising freedom of religion or belief has been a series of violent attacks and murders on those perceived as threats; in recent years the victims have been Christians. Turkish citizens have argued to Forum 18 that the protection of the right of all to freedom of religion or belief, as laid down in the international human rights standards which Turkey is party to, should be the standard used by the authorities in all affected fields. They also argue that the authorities act against the intolerance fuelling violent attacks and murders.

Ahead of the UN Human Rights Council May 2010 Universal Periodic Review of Turkey, Forum 18 News Service has found that the country continues to see serious violations of international human rights standards on freedom of religion or belief. The single most important and the most long-standing issue is the fact that - despite undertaking to do so in the 1923 Lausanne Treaty - Turkey has not legally recognised non-Muslim religious communities in their own right as independent communities with full legal status - such as the right to own places of worship and the legal protection religious communities normally have in states under the rule of law. This problem faces all religious communities in Turkey, including those which were not present in 1923. Even the majority Sunni Islamic community is not recognised in this way, instead being under the control of the Diyanet, or Presidency of Religious Affairs, which reports directly to the Prime Minister. Additionally, the most dangerous threat to individuals exercising freedom of religion or belief has been a series of violent attacks and murders on those perceived as threats. In recent years the victims have been Christians.

Turkey straddles Europe and Asia and has a population of over 72 million, about three-quarters of them ethnic Turks. The next largest ethnic group are the Kurds, with smaller numbers of ethnic Arabs, Circassians, Armenians, Laz, Georgians, Greeks, Jews and others. An estimated 99 per cent of the population are of a Muslim background, mainly Sunnis, with 20 to 30 per cent of the population being Alevis, and very small numbers of Shias. The largest non-Muslim religious community are Christians, with the Armenian Apostolic being the largest church followed by Syrian Orthodox, Greek Orthodox, Catholics of various rites and Protestants. Baha'is and Jehovah's Witnesses are present in smaller numbers - in the case of Baha'is around 10,000.

Political background

The "deep state" - military, security, bureaucracy and elite representatives - have been unhappy with the rise of the ruling AKP party. The deep state remains wedded to Mustafa Kemal Atatürk's "secularism" as they understand it. This entails overt state control of Islam through the Diyanet, which reports directly to the Prime Minister, and enshrines serious restrictions on the ability of non-Muslims and Muslims outside state control to exercise freedom of religion or belief. It is difficult to reconcile with the Constitution's statement that the Republic is a secular state, as this "secularism" gives state-run Sunni Islam rights which no other group enjoys. It also imposes controls on state-run Sunni Islam imposed on no other group, such as on the content of sermons. The Diyanet is funded with tax collected from all citizens, regardless of their religion or belief, and supports tax exemptions for the only mosques permitted (those controlled by the Diyanet) and employs and pays the salaries of their imams. No other faith, or indeed non-state-controlled Muslim group, is permitted to train its clergy in Turkey.

Among the other problems flowing from the state definition of "secularism" are continuing and long-standing problems caused by the ban on religious communities' themselves owning property. Communities as diverse as Alevi Muslims, Catholics, Greek Orthodox, Protestants, and the Syrian Orthodox Church have seen no significant progress in resolving property problems. Examples include no progress on recognising Alevi Muslim cem houses as places of worship and continuing vexatious legal cases aimed at depriving the Mor Gabriel Syrian Orthodox Monastery in south-eastern Turkey of its land.


As non-Muslim communities are under threat of violent attacks, the Interior Ministry issued a circular in June 2007 asking law enforcement forces to protect non-Muslim places of worship, and be watchful for plans to attack them. A number of plans to mount attacks were subsequently uncovered and prevented, for instance a plot to kill the pastor of a church in Antalya. However, this step, although welcome, addresses only the symptoms of intolerance, not the root causes.

Official protection for religious leaders, such as the Ecumenical Patriarch, is widely seen by these communities as being designed as much to control as to protect them. Suspicion of the authorities' intentions remains. Alevi Muslims broke off formal talks with the government over denial of their rights, expressing frustration at the lack of concrete progress in enabling them to exercise their religious freedom. Informal workshops involving representatives of the Alevis, the Diyanet and others continue. An August 2009 lunch meeting between Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and religious leaders, including Ecumenical Patriarch Bartholomew, was followed by a visit to two Greek Orthodox sites. But no concrete improvements ensued in their ability to exercise freedom of religion or belief.

The rule of law

The Mor Gabriel cases - which started after state officials unilaterally redrew land boundaries - highlight problems around the rule of law and how society does or does not understand this, which has a serious impact on freedom of religion or belief. Another trial drifting on with no sign of a verdict is of two Turkish Protestants, Hakan Tastan and Turan Topal. They are on trial for "insulting Turkishness" and defamation of Islam, following their involvement in a Bible correspondence course in October 2006. The trial in Malatya of the five men accused of murdering three Protestant Christians in 2007 has drifted on since its start in November 2007. In 2009 police have avoided bringing witnesses to court on various occasions, and no verdict appears imminent. Hopes that impunity for those who attack Christians would be over remain disappointed.

Two recent victories in the European Court of Human Rights (ECHR) - by the Ecumenical Patriarchate in 2008 and a Greek Orthodox Foundation in 2009 - have still not led to the recovery of confiscated property. The ECHR appears to be the only realistic hope of implementing in law some very important aspects of the right to exercise freedom of religion or belief - provided its judgments are implemented.

Violent attacks and murders

The Armenian, Greek and Alevi communities have in the past been subject to mass pogroms and violent attacks that have resulted in migration of these communities inside and outside of Turkey. There have also been in the past murders of individuals for their beliefs, such as of the atheist and former imam Turan Dursan in 1990. However, a recent series of murders has drawn attention to the continuing need to address the problem of the murderous intolerance of sections of Turkish society. These murders were of: Fr Andrea Santoro, a Catholic priest in 2006; the Armenian Turkish journalist Hrant Dink in 2007; and of two ethnic Turkish Protestants, Necati Aydin and Ugur Yuksel, and a German, Tilmann Geske in Malatya in 2007. In July 2009 a Catholic German businessman engaged to an ethnic Turk, Gregor Kerkeling, was murdered by a mentally disturbed young man for being a Christian.

In August 2009 Turkish Protestant Ismail Aydin, who works for an association spreading knowledge about Christianity, was taken hostage at knifepoint. The young man responsible claimed that "this missionary dog is trying to divide the country" and wrapped a Turkish flag around Aydin's head. He was seen on TV reports telling his captor that "this flag is mine as well! I'm a Turk too, but I'm a Christian." His captor responded that "you have betrayed the Turkish flag and country". The police rescued Aydin and the attacker is being prosecuted. But the incident highlighted again the dangerous unwillingness of many within Turkey to accept that there are many ways to be a Turk.

What fuels violent attacks and murders?

Factors which encourage violence include; disinformation by public figures and the mass media; the rise of Turkish nationalism; and the marginalisation of smaller groups within society. All three trends feed off each other, and all of Turkey's smaller religious or belief communities - those within Islam and Christianity, as well as Baha'is, Jehovah's Witnesses, atheists and agnostics - are affected by them. There has been disinformation and defamation against Christians, in particular against Protestants who share their beliefs with others in public discourse as well as in the media.

A day after the Malatya murders, Niyazi Güney, a senior Justice Ministry official, told Turkish parliamentarians that "missionary work is even more dangerous than terrorism and unfortunately is not considered a crime in Turkey". He repeated this in Milliyet newspaper. Terrorism and missionary activity are thus presented as connected. Almost any manifestation of Christian belief - including meetings in churches - is seen by those who hold these views as "missionary activity".

Missionary activity has been on the agenda of the National Security Council (MGK), which is chaired ex officio by the President and also comprises the Chief of the General Staff, the commanders of all the branches of the Turkish Armed Forces and several government ministers. In a February 2005 evaluation of current and future challenges to Turkish security, the MGK drew attention to "a need for social activities that will prevent the spreading of organisations and ideologies that will have an impact on Turkey's unity". It suggested that "abusive missionary activities should not be permitted". What exactly was meant by "abusive missionary activity" was not defined.

The Turkish phrase used for missionary activity in official discussions and formal papers, as well as by the xenophobic and nationalist parts of society, has extremely negative connotations. "Misyonerlik faaliyetleri" can be translated into English as missionary activities, which does not convey either a positive or a negative evaluation of the activities. But "misyonerlik faaliyetleri" has in Turkish the connotations of missionary scheming, plotting and intrigues. Both words have negative connotations in Turkish, and used together as one phrase convey a double negative connotation.


"Missionary" conferences propagating such views continue to be held by the Diyanet in provinces and townships using state facilities. Similar activities are also conducted by the military and the Gendarmerie (Jandarma) to "enlighten" their personnel - including conscripts - about what they see as "missionary activities".

Associated with this is intolerance promoted within the school curriculum (see below).

The intolerance in society towards non-Muslims also extends to atheists, who cannot openly identify or organise themselves in Turkey.

Ergenekon and the "deep state"

The trial which began in 2007 of influential people - from the police, army, bureaucracy, business, politics and the mass media - alleged to be part of an ultra-nationalist group, Ergenekon, has revealed strong and widespread opposition among them to freedom of religion or belief. Ergenekon members are alleged to have maintained deathlists of people, including Christians with a missionary background. The Malatya murder trial is revealing plausible links between the "deep state" and the murders, Turkish media noting that a link between the murders and the Gendarmerie seems obvious. The Gendarmerie, it seems, knew in advance of the murders and did not take steps to prevent them. Also according to the media, Fr Andrea Santoro and his church were under surveillance by the National Intelligence Organisation (MIT) secret police on the very day of his murder.

The media has featured documents discovered in the Ergenekon investigation proving that the Gendarmerie actively monitored missionary activities in the Malatya region through informers, before and after the Malatya murders. It should be noted that the activities being monitored were lawful acts of teaching and promoting one's beliefs. Unlawful disinformation or defamatory practices limiting lawful enjoyment of human rights do not appear to have been monitored or acted against.


Media intolerance

Protestant Turks have noted a significant decline in numbers of violent attacks directed at their churches and religious leaders in 2009. This is possibly due to a decline since 2007 in defamatory mainstream media coverage of them. For example, a widely viewed national TV channel, ATV, has stopped broadcasting reports of "illegal" churches, or Turks converting to Christianity.

However, intolerant reporting and commentary continues in local and ultra-nationalist newspapers, as well as on websites and blogs. One local news website, Ilgazetesi, featured an article on 17 June 2009, entitled "Local Missionaries", stating that "The primary goal of missionary activity is to break the resistance of the people to imperialism and abuse! Making them Jewish or Christian is the second goal." The continuing intolerant mind-set of many is fuelled by such irresponsible media reports, and makes members of vulnerable groups fear that violence against them could escalate again.

No legal status as religious communities

Full legal recognition of all religious communities would be a major step forward in both achieving freedom of religion or belief as understood in the human rights standards Turkey has ratified, as well as addressing the prejudice that non-Muslim religious communities are "foreign" and not genuinely Turkish. At present, religious communities which existed in the Ottoman Empire operate legally under an archaic system of imperial decrees and regulations that deny them full legal status as religious communities and restrict their freedom to function. Communities which did not have a recognised existence before the Turkish Republic was founded in 1923 have little hope of gaining any kind of recognised status in law. Articles 37-45 of the 1923 Lausanne Treaty, on "Protection of Minorities", should have led to the recognition of then-existing non-Muslim religious communities in their own right, as independent communities with full legal status - such as the right to own places of worship. But this has not happened, not least as the Treaty left it unclear what such recognition might mean. Bizarrely, the government ministry which handles relations with many of Turkey's indigenous non-Muslim religious communities which existed before the Lausanne Treaty is the Foreign Ministry.

The situation of non-Muslim minorities in Turkey is extremely complex under the present legal framework. The official view of the state is that different regulations apply to the various non-Muslim religious communities. Firstly in the state's view, there are the groups that count as non-Muslim minorities within the meaning of the Lausanne Treaty. In the view of the state, these are exclusively the Armenians, Bulgarians, Greeks and Jews. A second group are the non-Muslim minorities who were present in Turkey in 1923 at the time of the Lausanne Treaty but were not recognised by the state as minorities within the meaning of the Treaty. These are, for example, the Syrian Orthodox Church, churches such as the Chaldean Church and the Syrian Catholic Church, and the Roman Catholic Church.

However, it is very important to note that the communities in both these groups actually exist today and have been recognised by the state as existing - but they have not been legally recognized and have no legal personality (Tuzelkisilik).

Besides the non-Muslim minorities are a number of so-called community foundations that are attributed by the state to, but not necessarily controlled by, certain non-Muslim minorities (such as Armenians, Greeks, Syriac Orthodox, Jews and others) which have gained legal personality (Tuzelkisilik). It is also important to note that, legally, there is no link at all between these community foundations and the non-Muslim minorities the state attributes them to.

Neither the Roman Catholic Church nor those Protestant churches that existed in Turkey before 1923 have any community foundations that could be attributed to them.

None of these non-Muslim minorities - whichever category the state sees them as belonging to - have as religious communities the kind of rights to religious freedom that Article 9 of the European Convention on Human Rights envisages. In practice, all these communities are on a very similar legal footing to newer communities such as Baha'is and Jehovah's Witnesses, which did not exist in Turkey in 1923, and which today have no legal status as communities.

The 2004 Associations Law was welcomed by some newer communities, such as Protestant and Jehovah's Witnesses, as it allowed people within these communities - but not the communities themselves - to form a legal entity that would allow them to engage in some activities legally. However, the "Association formula" is still rather new and some communities are reluctant to use it. A major reason is that, being small communities, they cannot fulfil the necessary requirements to establish an association. State officials seem to pay more attention than is usual to associations established in connection with religious communities.

There are also serious questions of possible inadequacies in the "Association formula". One problem is that if those who run the foundation and those who lead the community are not the same people, there is a possibility that they may disagree with each other - which may leave the community again without the possibility of legally carrying out activities. The "Association formula" proposed by the government to "solve" the legal personality problem does not provide a satisfactory solution. Whether it will work effectively as a "limited" solution remains to be seen. This will depend on both whether the formula is in practice found to be simple and flexible enough for the needs of small communities, and whether audits and decisions by state officials take account of this. These developments will need to be closely monitored.

Even for long-established communities with the limited recognition which has been conferred - without rights to for example own places of worship - the attitudes of the Turkish state can be hostile and even threatening. This has been seen in the case of the Armenian Apostolic Patriarch Mesrop Mutafyan, who leads Turkey's biggest Christian church, who was elected Patriarch in 1998 against the express wishes of the Turkish authorities. He has been forced to retreat into health-related seclusion, brought on by years of pressure from the media, the public and from the Armenian diaspora, some of which has dubbed him a traitor. Should Patriarch Mesrop not recover, the Turkish authorities are likely to insist - as they have done up to now - that his successor as head of the Armenian (as well as the Greek Orthodox) Patriarchate must be a Turkish citizen resident in Turkey. The Armenian Church may struggle to find a candidate with the diplomatic and linguistic skills and the international experience for such a crucial role in such a delicate and exposed position. This problem is of importance not just for the Church but for the Armenian community as a whole.

Denial of recognition also leaves the adherents of many faiths vulnerable to discrimination, as citizens have their religious affiliation recorded in official records. In this way the state indicates which religions are "legitimate" and which are not. The Baha'i community has about 10,000 members, but is not recognised as a religion. As the Baha'i faith therefore cannot be chosen in the public registry, Baha'is are forced to choose either Islam or leave the religion part of their Identity Card empty.

Who can own places of worship?

An aspect of this non-recognition is that even recognised religious communities cannot themselves own properties such as places of worship. Bizarrely, these must be owned by separate foundations not under the direct control of the communities. This has drawn much attention, focused on the passage of a series of Foundation laws - none of which have solved the basic problem.

The most recent amendments to the Foundations Law have at least led to a number of improvements to the functioning of these community foundations. Yet even so the communities to which the community foundations are attributed still complain about a number of severe problems relating to their community foundations that have not been resolved. Expectations outside Turkey that the amendments to the Foundations Law would also lead to a complete solution for all the unresolved questions regarding legal recognition of non-Muslim minorities have not been fulfilled. As Dilek Kurban of the respected TESEV Foundation noted, the Foundations Law is "incompatible with the principle of freedom of association, which is guaranteed by the European Convention on Human Rights, the Constitution and the [1923] Treaty of Lausanne".

It should be made clear that the Foundations Law can only be the right place to resolve problems regarding the community foundations and is not the right place to resolve the basic problems of non-Muslim minorities in Turkey. That may only be expected from a new Constitution based on the European Convention on Human Rights and implementation in law of religious freedom.

Stalemate for Alevi Muslims

Alevi Muslims form between 20 and 30 per cent of the population, but the overwhelming majority of their places of worship - cemevi or cem houses - are not recognised by the state. The Alevi community organised a mass demonstration, attended by tens of thousands of Alevis on 8 November 2009 expressing their frustration that they are still not treated as citizens with equal rights, and calling for the abolition of both the Diyanet and compulsory religious education lessons in public schools.

Another cause of frustration for Alevis is that their leaders - called "Dede" or elders - are not entitled to legally hold that title. This dates back to 1925, when Act No. 677 of 30 November 1341 (1925) "On the Closure of Dervish Monasteries and Tombs, the Abolition of the Office of Keeper of Tombs and the Abolition and Prohibition of Certain Titles" was brought in. This abolished the title, and Article 174 (Preservation of Reform Laws) of the Constitution makes it impossible to change this Law. This Article states: "No provision of the Constitution shall be construed or interpreted as rendering unconstitutional the Reform Laws indicated below, which aim to raise Turkish society above the level of contemporary civilisation and to safeguard the secular character of the Republic, and which were in force on the date of the adoption by referendum of the Constitution of Turkey." Among the laws listed is Act 677.


Education about religion or belief

In contrast to the children adhering to the two non-Muslim religious communities acknowledged in the education system - Christians and Jews - Alevis, Baha'is, children of other faiths and atheists are forced to attend de facto Sunni religious education classes in public and private schools. Diyanet officials have occasionally indicated that they regard Alevism as a part of Sunni Islam and do not respect their different interpretation of Islam. This means that Turkey has not seen any need to alter the religious education curriculum. In a court ruling (Hasan and Eylem Zengin v. Turkey, Application no. 1448/04) the European Court of Human Rights (ECHR) stated that this is unacceptable.

Turkey is obliged by this judgment to take action to ensure that the same problem does not reoccur for anyone. However, as Turkish news agencies reported on 25 August 2008, then Minister of Education Hüseyin Çelik claimed the decision was about the old curriculum. As Alevi beliefs are included in the new curriculum, the Minister claimed the ECHR judgment was inapplicable. Implementation of the judgment is still pending before the Council of Europe Committee of Ministers.

Teaching of other subjects includes disinformation about or defamation of faiths. Missionary activity is listed as one of the national threats in compulsory public school books that are taught in Grade 8 classes on the History of Turkish Republican Reforms and Atatürkism. The textbook states that missionaries "try to fulfil their goals through the significant financial support of foreign powers, some non-governmental organisations and from their own supporters. Missionaries exploit the financial hardships of people. They translate texts related to their own beliefs into different languages and distribute them free of charge and accordingly use written and visual media for their propaganda purposes. They are a threat to the national unity and integrity of our state and nation."

Those at risk from violent attack think such sentiments - propagated through the school system and mass media - are major factors in violent attacks and murders motivated by intolerance.

As a participating State of the Organisation for Security and Co-operation in Europe (OSCE), Turkey has agreed to implement measures "to counter prejudices and misrepresentation, particularly in the field of education". Initiatives to assist this include the Toledo Guiding Principles on Teaching about Religions and Beliefs in Public Schools. However the authorities have shown no visible interest in providing fair education on religions and beliefs in schools.

Discrimination within the public service

It is virtually impossible to find people from non-Muslim backgrounds in high level civil servant positions and impossible in senior ranks in the military. While there are non-Muslims employed at lower levels there are frequent allegations that they experience discrimination and are never allowed to take a high ranking position. Syriac Orthodox Christians, for example, have complained to Forum 18 that their young people are never allowed the possibility of careers leading to senior positions in the military or the civil service - even when they are fully qualified for such careers. Many are deeply disappointed, Forum 18 has been told, when they realise that they are not seen as "genuine" Turks, and so will never be allowed the chances to serve their country which those seen as "genuine" Turks have.

Religious clothing

A 1934 Law which according to Article 174 of the Constitution may not be altered or abolished bans wearing religious garments on the streets, with Muslims being the initial targets. With the exception of the Ecumenical Patriarch, the Armenian Patriarch and the Chief Rabbi, no religious minority leaders until the 1980s acted against this ban. Enforcement has been more sporadic recently, but many religious leaders choose not to wear religious clothes outside their place of worship, partly because of this Law and partly - in the case of members of religious minorities - for fear of provoking attacks. Foreign Greek, Russian and Georgian Orthodox priests have complained in recent years that they have been forced to remove their cassocks and crosses before being allowed to enter the country.

The wearing of headscarves by Muslim women has long been a controversial issue. The AKP party's move to allow female university students to wear headscarves was prevented by the Constitutional Court, and caused much debate and hostility in the secular sectors of the population. Although it is prohibited to attend university wearing headscarves, or any religious symbol, this prohibition is not consistently implemented. It has become a symbolic issue that seems to embody the questions of whether Turkey will continue to be a "secular" country - as the state defines this - or not.

Conscientious objection to military service denied

Conscientious objection to compulsory military service is not permitted. Conscientious objectors of military age (including among the roughly 3,000 Jehovah's Witnesses) face an unending cycle of prosecutions and imprisonments. In the ECHR case of Ülke v. Turkey (Application no. 39437/98), the Court found that such punishment was a violation of the prohibition in the European Convention of Human Rights of torture, inhuman and degrading treatment. Turkey continues to disregard the 17 October 2007 call of the Council of Europe Committee of Ministers for it "to adopt rapidly the legislative reform necessary to prevent similar violations."

Internet censorship

Access to the website of well-known atheist Richard Dawkins is prevented in Turkey through a court decision. His books, as also those of other atheists, are however permitted, despite legal attempts to ban them. Similarly, access to a website dedicated to Turan Dursun, a well-known Turkish atheist murdered for his beliefs in 1990, is barred.

Conclusion

Many people and communities have for a long time faced obstacles in carrying out peaceful religious activity - activity that is protected in the international freedom of religion or belief agreements that Turkey has committed itself to. The long-standing lack of willingness to legally recognise religious communities in their own right, the disinformation by public officials and the public education system, ultra-nationalism and mass media intolerance behind violent attacks and murders, and the Turkish definition of "secularism" are the clearest examples of this. They cause serious doubt about whether the country is really committed to universal human rights for all.

Other obstacles include: problems around the rule of law; discrimination against Alevi Muslims; discrimination within the public service; lack of freedom to wear religious clothing in public institutions; denial of conscientious objection to military service; and limited internet censorship.

Turkish citizens committed to human rights for all have argued to Forum 18 that the protection of the right of all to freedom of religion or belief, as laid down in the international human rights standards which Turkey is party to, should be the standard used by the authorities in all affected fields. They also argue strongly that positive steps should also be taken by the authorities to eliminate social hatred against all groups that are the targets of intolerant attitudes.


(Correspondent in Washington: Tristan Leavitt, tristan.leavitt@hotmail.com , December 2, 2009)
http://www.hrwf.net
Editor in chief: Willy Fautré  
Email: info@hrwf.net

 

http://www.info-turk.be/376.htm#Violations

 

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SIGNEZ LA PETITION EN FAVEUR de Madame ZEINAP Jalalian !


 

Il faut cliquer sur ce lien


http://www.gopetition.com/petitions/save-zeynab-jalalian/sign.html

 

 

 

UnitedNations, General Secretary

 

Your Excellency, Honorable Ban Ki Moon,

 

The Iranian regime is continuing its unjust and unprecedented crime against Kurdish

political Activists and ready to yet commit another crime!! After recent
execution of Ehsan Fattahian, the regime now punished Zeynab Jalalian with
death sentence and determined to take her life away.

 

I am writing to you today because I am extremely concerned about the current
situation of Ms Zeinab Jalalian (
زینب جلالیان), a 27 years old Kurdish political prisoner who was sentenced
to death on November 26, 2009.

 

Her death sentence was confirmed by Iranian Supreme Court per a brief note sent by
her on November 26, 2009.

 

She was arrested in the city of Kermanshah in Iran by Iranian security forces and
transferred to Sepah Pasdaran’s (Guardians of the Revolution) intelligence
office. Revolution court in Kermanshah city conducted a brief trial without due
diligence and proper legal representation, lasting only a few minutes. Based on
her membership of a Kurdistan political party she was accused of Fighting God
and was given the death penalty.

 

She is currently ill due to prison conditions and torture. She did not have any
lawyer to defend her. Court told her that: “You are a God's enemy and you have
to be hanged very soon” That was the only communication took place at her court
hearing. She asked the judge to give her a permission to say good bye to her
mother and family before her execution. The judge told her to "shut
up" and rejected her last plea. Based on the unannounced and expeditious
execution of Ehsan Fatahyan, the regime might take the same position and
execute Ms Zeinab Jalalian (
زینب جلالیان) without further notice.

 

We are asking you to please do not remain silent during these critical days as the
Islamic regime will not hesitate taking this young activist’s life!

 

Thank you in advance for all your hard work.

 

Best Regards,


Petition:

 

We are asking
your excellency to use your authority and do whatever possible to stop Zeinab's
execution. The Iranian regime is blood thirsty and have no regard for the life
of a Kurdish activists who are only asking for basic freedoms and equal justice
for all.


Please help save Zeinab.

 

 

 

Il faut cliquer sur ce lien

 

http://www.gopetition.com/petitions/save-zeynab-jalalian/...

 

 

Zeniad jalalian.jpg

 

 

 

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Communiqué de presse

 

Aux défenseurs des droits de l’homme,

Aux parlementaires européens,

Aux médias et

A l’opinion publique

 

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

 

 

Genève le, 2 décembre 09

 

 

 

Alors qu'elle risque d'être exécutée, une femme kurde Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n'a pris que quelques minutes pour considérer mon cas et m'a immédiatement condamnée à mort. Je n'ai même pas eu d'avocats pour me défendre » dit-elle.

 

Madame Jalalian a besoin du soutien des défenseurs des droits humains et de toutes les femmes.

 

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a été arrêtée au milieu de l'année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l'a condamnée à mort en sept minutes, sans qu'elle ait eu d'avocat à ses côtés.

 

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l'intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare:

 

« J'ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvée par la Haute Cour d'Iran. J'ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m'a condamnée l'a fait en quelques minutes et sans présence d'un avocat. J'ai été condamnée à la peine de mort. Je n'ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j'étais «une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J'ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m'a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu'ils m'aident. »

 

 

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

 

Peine de mort : une barbarie

 

La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 139 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

 

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis début de cette année 266 autres ont subi le même sort.

 

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.

 

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan a été exécuté par le régime iranien. Actuellement, 12 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécutés. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili ve Eli Heyderiyan Fesih Yasemini, Rustem Arkiya, Ferhat Calıs, Ramazan Ahmet, Enwer Rostemi , Sakir Baki Seyd Sami Huseyni ve Seyd Cemal Muhemedi ile Mistefa Selimi Eyluyi.

 

Un document vidéo montrant l’exécution de cinq étudiants kurdes par le régime iranien a été transmis à l’extérieur du pays. Cette scène d’exécution survenue dans la ville de Kermanchah a été filmée au mois de juin dernier. Selon le Kurdistan United News Agency, les victimes étaient accusées d’activités politiques contre le régime. «L’une des victimes était âgée de 16 ans» selon l’agence kurde, qui ajoute que le régime aurait ensuite demandé aux familles des étudiants de  «payer une somme pour les charges encourues durant la prison et l’exécution de leurs enfants.» Voir vidéo : http://www.ireport.com/docs/DOC-274670

 

 

En 2007, l’Union européenne a proclamé le 10 octobre la journée contre la peine de mort. Cependant, on observe avec inquiétude le silence des pays européens face aux exécutions en Iran.

 

 

 

 

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

 

Demir SÖNMEZ

 

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses suivantes :

 

Mr. Mohammad Khazaee

Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017


Tel: (212) 687-2020 /

Fax: (212) 867-7086

iran@un.int

 

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran

to the United Nations and other International Organizations, Geneva

28,ch.du Petit-Saconnex,1209 Geneva, Switzerland

Tel.(41-22)332 21 00-21

Fax.(41-22)733 02 03

mission.iran@ties.itu.int

 

Dr. Manouchehr Mottaki

Foreign Minister of the Islamic Republic of Iran

Address :   Ministry of Foreign Affairs ,

Imam Khomeini

SQ, Tehran - Iran

Tel : (0098-21) 61151

Fax : (0098-21) 66743149

Public Relations office:  0098 21 66739191

matbuat@mfa.gov.ir

 

United Nations High Commissioner for Human Rights

ngochr@ohchr.org

 

United Nations High Commissioner for Refugees

1503@ohchr.org

 

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

 

 

 

 

 

09:43 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

02/12/2009

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

Communiqué de presse

Aux défenseurs des droits de l’homme,

Aux parlementaires européens,

Aux médias et

A l’opinion publique

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

Genève le, 2 décembre 09

Zeniad jalalian.jpg

 

Alors qu'elle risque d'être exécutée, une femme kurde Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n'a pris que quelques minutes pour considérer mon cas et m'a immédiatement condamnée à mort. Je n'ai même pas eu d'avocats pour me défendre » dit-elle.

Madame Jalalian a besoin du soutien des défenseurs des droits humains et de toutes les femmes.

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a été arrêtée au milieu de l'année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l'a condamnée à mort en sept minutes, sans qu'elle ait eu d'avocat à ses côtés.

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l'intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare:

« J'ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvée par la Haute Cour d'Iran. J'ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m'a condamnée l'a fait en quelques minutes et sans présence d'un avocat. J'ai été condamnée à la peine de mort. Je n'ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j'étais «une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J'ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m'a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu'ils m'aident. »

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

Peine de mort : une barbarie

La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 139 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis début de cette année 266 autres ont subi le même sort.

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.  

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan a été exécuté par le régime iranien. Actuellement, 12 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécutés. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili ve Eli Heyderiyan Fesih Yasemini, Rustem Arkiya, Ferhat Calıs, Ramazan Ahmet, Enwer Rostemi , Sakir Baki Seyd Sami Huseyni ve Seyd Cemal Muhemedi ile Mistefa Selimi Eyluyi.

Un document vidéo montrant l’exécution de cinq étudiants kurdes par le régime iranien a été transmis à l’extérieur du pays. Cette scène d’exécution survenue dans la ville de Kermanchah a été filmée au mois de juin dernier. Selon le Kurdistan United News Agency, les victimes étaient accusées d’activités politiques contre le régime. «L’une des victimes était âgée de 16 ans» selon l’agence kurde, qui ajoute que le régime aurait ensuite demandé aux familles des étudiants de  «payer une somme pour les charges encourues durant la prison et l’exécution de leurs enfants.»

 

vidéo : http://www.ireport.com/docs/DOC-274670

 

En 2007, l’Union européenne a proclamé le 10 octobre la journée contre la peine de mort. Cependant, on observe avec inquiétude le silence des pays européens face aux exécutions en Iran.

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

www.assmp.org

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses suivantes :

Mr. Mohammad Khazaee

Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017


Tel: (212) 687-2020 /

Fax: (212) 867-7086

iran@un.int

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative 

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran 

to the United Nations and other International Organizations, Geneva  

28,ch.du Petit-Saconnex,1209 Geneva, Switzerland

Tel.(41-22)332 21 00-21

Fax.(41-22)733 02 03

mission.iran@ties.itu.int

Dr. Manouchehr Mottaki

Foreign Minister of the Islamic Republic of Iran

Address :   Ministry of Foreign Affairs ,

Imam Khomeini

SQ, Tehran - Iran

Tel : (0098-21) 61151

Fax : (0098-21) 66743149

Public Relations office:  0098 21 66739191

matbuat@mfa.gov.ir

United Nations High Commissioner for Human Rights

ngochr@ohchr.org

United Nations High Commissioner for Refugees

1503@ohchr.org

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

 

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