27/01/2010

UBS Rendez-nous nos 66.000.000.000 fr.


Il nous les faut pour nos assurances sociales et pour stopper la débâcle écologique

Comme chaque année au mois de janvier le monde de l’économie se rencontre dans le cadre du Forum économique de Davos pour faire le point sur les stratégies préservant le mieux les intérêts des plus riches de la planète. Il y a une année, en 2009, ce petit monde venait de vivre une grande frayeur : l’affaire des subprimes aux Etats-Unis s’était muée en crise économique majeure, la plus grande depuis celle de 1929. Il y a une année toutes les manifestations de rue s’opposant aux stratégies voulant sauver les profits au prix d’un appauvrissement brutal des populations ont été soit interdites, soit entravées par des mesures bureaucratiques et policières.

 

Rendez-nous nos 66.000.000.000,- !

Il nous les faut pour nos assurances sociales et pour stopper la débâcle écologique

 

photo : © Ezzedine Haykel

Comme chaque année au mois de janvier le monde de l’économie se rencontre dans le cadre du Forum économique de Davos pour faire le point sur les stratégies préservant le mieux les intérêts des plus riches de la planète. Il y a une année, en 2009, ce petit monde venait de vivre une grande frayeur : l’affaire des subprimes aux Etats-Unis s’était muée en crise économique majeure, la plus grande depuis celle de 1929. Il y a une année toutes les manifestations de rue s’opposant aux stratégies voulant sauver les profits au prix d’un appauvrissement brutal des populations ont été soit interdites, soit entravées par des mesures bureaucratiques et policières.

Petit retour sur 2009

Mais ce petit monde qui avait pourtant mené à la crise se frottait déjà les mains, la quasi-totalité des Etats dits « riches » de ce monde volait à son secours à coups de milliers de milliards de dollars détournés des fonds publics. Il fallait d’une part « sauver le système financier » et « relancer les économies ». Ce petit monde savait pertinemment que ces mesures ne résorberaient pas la crise, mais qu’elles la transfèreraient sur le dos des travailleurs et des travailleuses, des sans emplois, des invalides, des retraités, des étudiants, cela dans le monde entier, et que la crise financière deviendrait une crise sociale majeure : augmentation massive du chômage, augmentation des déficits des institutions chargées de la gestion du filet de sécurité sociale, etc. Tout le monde savait aussi que cet argent ne serait désormais plus disponible pour lutter contre le délabrement écologique de la planète, le sommet écologique de Copenhague n’a été qu’une mascarade.

Où sont nos 66 milliards bradés à l’UBS ?

Jamais les Etats ne s’étaient montrés aussi serviles et peu soucieux des intérêts communs. Et jamais les Etats n’ont aussi unilatéralement pris en charge les dettes de particuliers. Les 66 milliards engloutis pour acheter à prix fort − au nom du peuple ! − les actifs pourris de l’UBS illustrent on ne peut mieux la devise capitalo-bourgeoise : socialiser les dettes, privatiser les profits. Maintenant, Madame Doris Leuthard crie victoire, elle a revendu avec profit des actions UBS qui recommençaient à rapporter, mais elle ne dit plus rien des 66 milliards d’actifs pourris qui creusent les déficits et plombent les comptes de la Confédération. Comme désinformation on ne fait pas mieux !

Pourquoi sommes-nous ici ?

Nous voulons la vérité… et nous voulons que l’argent public serve les intérêts de la majorité des citoyens et pas ceux d’une poignée d’actionnaires. Nous voulons que les 66 milliards bradés à l’UBS servent à renforcer le filet des sécurités (AVS, caisse de chômage, AI, assurance maladie, assurance maternité) ; nous voulons qu’ils servent à développer des crèches pour nos enfants, à mettre en œuvre des programmes de lutte contre le délabrement écologique ; nous voulons des mesures permettant d’éradiquer la pauvreté.

Avant de se proclamer « rentables » et d’engraisser ses actionnaires, l’UBS doit rembourser l’argent public

La Confédération doit exiger un plan de remboursement des 66 milliards bradés à l’UBS. A défaut, celle-ci doit saisir les profits réalisés, cela jusqu’à remboursement complet des 66 milliards. La Confédération doit rendre ce plan public et chaque année faire rapport sur son application.

A Davos ou à Genève, manifester, c’est notre droit !

Notre but c’est d’informer, et de dire au peuple que ses édiles ne peuvent et ne pourront plus brader ses intérêts. Nous dirons cela par tous les moyens possibles et imaginables. Nous ne voulons plus que certaines vérités soient tues ou cachées derrière des négociations de plus en plus oiseuses sur le droit de manifester. Ce droit, nous le prendrons, il n’est pas négociable.

Genève, le 27 janvier 2010

Coordination des anticapitalistes.

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une lutte exemplaire et victorieuse

 

 

aéroport de Genève + grève à Swisspor

 

 

 

Mercredi matin 13 janvier 2010 les employés du tribagage et de la piste de Swiss¬port ont repris le travail après 10 jours de grève. Ils l’ont fait la tête haute et peuvent être fiers de la bataille qu’ils ont menée car ils ont obtenu gain de cause sur une grande partie de leurs revendications.

Après cette lutte importante, le comité de soutien organise une fête

mercredi 10 février à partir de 20h

à la salle du Faubourg rue des Terreaux-du-Temple 4

repas, musique, etc.

 

 

demir et les grèvistes.png

 


http://www.tsr.ch/tsr/index.html ?siteSect=500000&am...

L’accord signé par le Syndicat des services publics (SSP) et l’entreprise Swissport prévoit la mise en place d’une convention collective de travail à partir du 1er janvier s’appliquant à l’ensemble du personnel de l’entreprise. La convention collective acceptée en septembre 2009 par une organisation minoritaire à la botte de l’employeur, contre l’avis du SSP majoritaire dans ce secteur, n’apportait aucune amélioration des conditions de travail et salariale à des travailleurs qui accomplissent un travail très dur.

Dans un secteur qui ne connaît pas la crise – augmentation des activités aéroportuaires, augmentation du nombre de passagers et donc de valises à manipuler - il est scandaleux d’imposer de tels salaires et conditions de travail.

Swissport, l’ancienne société de handling de Swissair, appartient à l’espagnol Ferrovial depuis 2005. La société de capital-investissement détient aussi des entreprises de construction et de transports, principalement en Europe, pour un total de 36,2 milliards d’euros. Swissport réalise un chiffre d’affaires de près de 2 milliards de francs dans 38 pays avec 100 000 employés. Son résultat opérationnel s’élevait à 108 millions de francs en 2008.

Après avoir épuisé toutes les voies de la négociation et des médiations, les employés du tribagage et de la piste et leur syndicat ont décidé de se mettre en grève et d’avancer un cahier de revendications comportant notamment :

1. une CCT forte,

2. une augmentation salariale pour 2010,

3. la revalorisation du travail irrégulier,

4. la suppression des pénalités financières en cas de maladie du personnel.

Ces dernières étant même une atteinte à un droit humain élémentaire : ne pas être pénalisé pour raison de santé. Toutes ces revendications étaient amplement justifiées en regard du travail pénible de ce personnel et des résultats de cette entreprise.

Le résultat de la grève est que sur tous ces points une amélioration certaine a été obtenue, à savoir :

1) une prime de 100.- CHF par mois pour tous les grévistes ;

2) une augmentation salariale généralisée de 40.- CHF, sur les grilles de salaires et sur tous les salaires réels ;

3) une augmentation des points « HTI » pour travail irrégulier qui passent de 2.75 CHF à 3.10 CHF (cette mesure représente une augmentation générale moyenne de 40.- CHF et d’environ 50.- CHF pour les grévistes) ;

4) La suppression du prélèvement des 20% de salaire les 3 premiers jours de maladie, sur présentation d’un certificat médical.

Trois mesures sur 4 touchent donc l’ensemble du personnel. Les grévistes ont gagné 190.- CHF sur les 250.- demandés. Ils ont nettement améliorer leur CCT, laquelle est désormais signée entre le seul SSP et Swissport. La leçon n’est pas nouvelle, mais force est de constater que des travailleurs et des syndicats déterminés, clairs sur les objectifs à atteindre, obtiennent à travers la lutte et la grève des résultats importants.

Depuis de nombreuses années l’essentiel des luttes ont été défensives, l’intérêt de la lutte des employés du tribagage et de la piste est qu’elle a été offensive. Il faut le souligner et prendre exemple pour les futures batailles à mener.

Le 2 janvier 2010 les grévistes de Swissport ont commencé leur mouvement en même temps que le personnel de Dnata, seconde entreprise d’assistance au sol à l’aéroport. Les grévistes des deux entreprises ont ainsi affirmé la nécessité d’une CCT de branche pour mettre un terme à la concurrence déloyale que se livrent leurs employeurs pour s’arracher les marchés en rognant au final sur les conditions de travail. Les grévistes de Dnata soutenus par le SIT et le SSP ont repris le travail le 2 janvier en fin de journée après avoir obtenu satisfaction de leurs revendications. La lutte commune pour qu’une CCT commune voie le jour va se poursuivre.

Cette lutte a aussi permis de mettre en évidence des aspects scandaleux et une attitude anti démocratique de la part du Conseil d’Etat genevois.

• L’aéroport est une régie publique autonome, placée sous la tutelle de l’Etat, qui se doit de veiller aux conditions de travail ; dans ce cas d’espèce sur le domaine à l’AIG. Or M. Longchamp, président du Conseil d’Etat, a donc violé la législation suisse : l’Etat est obligé de demander aux fournisseurs des marchés publics et des mandats de prestations de respecter les conditions usuelles locales de la branche. Dans ce conflit il a interdit de définir justement ces conditions usuelles à travers une CCT commune des entreprises « ground handling » ! » Il a même été jusqu’à menacer d’appeler une troisième entreprise pour intensifier la concurrence.

• Comme chef de l’AIG, M. Longchamp – aux multiples casquettes - est aussi responsable d’avoir envoyé du personnel d’un établissement public financé par l’Etat auprès d’une entreprise privé pour tenter de briser la grève. Il a utilisé des moyens d’Etat pour soutenir unilatéralement la position d’un employeur.

• Le Conseil d’Etat a également ordonné que la police agresse violemment les grévistes et leur interdise l’accès à leur lieu de travail.

• Le Conseil d’Etat a même envoyé un haut fonctionnaire tenir des propos injurieux, publiquement, contre les travailleurs en grève, contre des militant-e-s syndicalistes et contre le SSP. Cette attitude est inquiétante car elle révèle clairement que les autorités politiques n’hésitent plus à se placer dans le camp de ceux qui veulent empêcher toute expression sociale et réprimer toute contestation.

Une bataille reste donc à mener par tous les syndicats et partis politiques de gauche afin de justement rétribuer le travail et juguler la recherche effrénée du profit.

Comité de soutien aux travailleuses et travailleurs de l’aéroport de

Cointrin - Genève

La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et tous les syndicats du canton

Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné

Les Communistes

Le Parti du Travail

Les Socialistes

solidaritéS

Gauche anticapitaliste

NPA Nouveau parti anticapitaliste

Association Maison Populaire de Genève

Les Verts

Mouvement pour le socialisme

 

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26/01/2010

A L’ATTENTION DE L’OPINION PUBLIQUE INTERNATIONALE

 

 

 

Appel du BDP

LE PARTI POUR LA PAIX ET LA DEMOCRATIE


A L’ATTENTION DE L’OPINION PUBLIQUE INTERNATIONALE

 

A l’aube du jeudi 24 septembre 2009, une opération contre le Parti pour la Paix et la Démocratie (BDP) a été réalisée par les forces de sécurité : plus de 80 personnes parmi lesquelles se trouvent des anciens députés et des maires ont été mis en garde à vue.

 

 

L'opération s'est déroulée en dépit des règles de droit : des appartements ont été endommagés, des portes défoncées et les personnes ont été mises en garde à vue de façon tout à fait arbitraire.


Rappelons qu'après la dissolution du Parti pour une Société Démocratique, en date du 11 décembre 2009, par la Cour Constitutionnelle de Turquie, 94 Maires, les membres des Conseils Généraux des Régions et les membres des Conseils Municipaux avaient adhéré, le 23 décembre 2009, au Parti pour la Paix et la Démocratie (BDP) ; c'est donc en moins de 24 heures que la décision de mener cette opération policière a été prise, ce qui en dit long sur les motivations des commanditaires.


Déjà, à la suite du grand succès du DTP aux élections locales du 29 mars 2009, 53 principaux cadres du parti parmi lesquels les adjoints aux Co-présidents, avaient été mis en garde à vue et emprisonnés dès le14 avril 2009. Huit mois se sont écoulés, depuis, et ces détenus n’ont toujours pas comparu devant la Cour au motif que le dossier est classé secret, et ne connaissent toujours pas les chefs d'accusation. Depuis le début des opérations en date du 14 avril 2009, plus de 500 personnalités politiques kurdes, dont les 53 cadres, sont toujours détenus.


Cette situation injuste et arbitraire se prolonge aujourd'hui avec, sur directive des procureurs, les gardes à vue concernant plus de 80 personnalités politiques kurdes et de représentants d’ONG parmi lesquels se trouvent Hatip Dicle, ancien député du DEP et Co-président du Congrès pour une Société Démocratique (DTK), Abdullah Demirbaş, Maire de la Municipalité de Surici (arrondissement de Diyarbakir), Zülküf Karatekin, Maire de la Municipalité de Kayapınar (arrondissement de Diyarbakir), Selim Sadak, ancien député du DEP et Maire de la Municipalité de Siirt, Necdet Atalay, Maire de la Municipalité de Batman, Leyla Güven, Maire de la Municipalité de Viranşehir et membre de la Commission des Gouvernements Locaux du Conseil Européen, Ferhan Türk, Maire de la Municipalité de Kızıltepe, Muharrem Erbey, Vice-président de l’Association des Droits de l’Homme.



Le gouvernement (AKP) qui, dans ses discours, prône "l'ouverture démocratique", tente ainsi de tromper l’opinion publique turque et l'opinion internationale, pour mieux intensifier ses attaques contre la volonté politique du peuple kurde. Le Parti pour une Société Démocratique (DTP) qui a obtenu près de deux millions et demi de votes aux dernières élections municipales a été dissout et les mandats de député de notre Co-président Ahmet Türk et de la députée élue de Diyarbakır, Aysel Tuğluk, ont été annulés ; en réponse, les députés du DTP qui avaient initialement voulu démissionner de la Grande Assemblée de Turquie (le Parlement), ont pris en considération la demande de l’opinion publique et décidé de continuer, dans le cadre parlementaire, la lutte démocratique pour la solution démocratique et pacifique de la question kurde sous le "toit" du BDP. Cette présente opération policière qui n'a pas pu être décidée sans l'aval gouvernemental (AKP) est donc une véritable provocation.


Après l'opération du 14 avril et suite de la dissolution du DTP, nos appels à l’opinion publique de Turquie et à l'opinion internationale n’ont malheureusement pas été entendus, ce qui a encouragé les agresseurs à continuer leur politique négativiste à l'égard des Kurdes. En tant que BDP, nous souhaitons une fois encore vous faire part de notre inquiétude : Il est de notre responsabilité d’avertir l’opinion publique de Turquie et l'opinion internationale que cette politique d'agression ne peut qu’intensifier la crise, décupler la violence déjà forte en Turquie et créer le chaos. La solution n’est pas de mettre en garde à vue et d’emprisonner la volonté politique du peuple kurde mais de reconnaitre cette volonté kurde en vue de la considérer comme interlocutrice ; résoudre la question kurde sans les Kurdes, telle est l’approche du gouvernement AKP qui ne peut déboucher que sur la guerre. La tension qui règnera en Turquie aura une influence néfaste sur le monde entier et principalement sur le Moyen-Orient. Dans ce contexte, nous souhaitons vivement que l’opinion publique internationale prenne position pour la démocratie et la liberté d’expression, et dénonce ces actes illégaux et injustes. Nous en appelons à l’opinion publique démocratique et à sa solidarité, et nous lui demandons d'élever la voix pour que cessent immédiatement ces opérations contre le BDP et les ONG.

 

LE PARTI POUR LA PAIX ET LA DEMOCRATIE

 

 

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20/01/2010

Murad AKINCILAR, DEPUIS LE 30 SEPT.2009 EMPRISONNE EN TURQUIE

Plateau de Champel

Plateau de Champel

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Parc Alfred-Bertrand
Parc Alfred-Bertrand

Parc Alfred-Bertrand

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Sue St-Léger / Bastion
Sue St-Léger / Bastion

Sue St-Léger / Bastion

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Plaine de Palais / Avenue du Mail
Plaine de Palais / Avenue du Mail

Plaine de Palais / Avenue du Mail

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Parc la Grange
Parc la Grange

Parc la Grange

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Bois de Bâti
Bois de Bâti

Bois de Bâti

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Rue de Grand-Bureau / parc Acacias
Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

Place du Petit-saconnex

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Parc Geisendorf/ Rue de Lyon
Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

Place des Nations


 


Pour la libération du syndicaliste et militant des droits démocratiques Murad Akincilar

Genève, le 13 janvier 2010

Au nom du Comité de soutien pour la libération du syndicaliste genevois Murad Akincilar, détenu en Turquie depuis le 30 septembre 2009, nous sollicitons votre soutien dans la campagne pour sa libération.

Nous avons l’honneur de vous adresser un appel international pour la libération de Monsieur Murad Akincilar. Le mercredi 30 septembre 2009, Monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul devant domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.

Murad Akincilar est un intellectuel, syndicaliste et militant des droits humains connu et engagé en Suisse comme ailleurs en Europe. Murad travaille à Genève auprès d’Unia, le plus grand syndicat de Suisse. Il y travaille depuis de nombreuses années comme secrétaire syndical. Citoyen de Genève, au bénéfice d’un permis d’établissement, il est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, pour une visite privée.

Murad Akincilar semble être inculpé, comme c’est presque systématiquement le cas lors d’arrestations politiques en Turquie, d’entretenir des liens avec une organisation terroriste. Le dossier d’inculpation est resté à ce jour inaccessible en vertu d’une procédure d’exception en vigueur en Turquie.

Des larges milieux politiques et sociaux en Suisse , près de deux mille personnes, des élus dans le parlement suisse et dans les parlements cantonaux, des partis, des associations et des syndicats ainsi que de larges milieux politiques dans les parlements - européen et allemand notamment - apportent leur soutien à M. Akincilar. Les grandes organisations syndicales internationales appuient cette cause et ont déjà adressé des lettres aux autorités turques. Si vous le désirez nous pouvons vous faire parvenir un exemplaire du dossier attestant ces soutiens.

Concernant l’état de santé de Murad Akincilar, nous sommes extrêmement inquiets. Murad a été opéré des deux yeux au mois d’octobre après s’être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue sans que les autorités de détention ne s’en préoccupent. Il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche, mais aucunement de l’œil droit - qui pour l’heure n’a pas de vision - vraisemblablement à cause de la brutalité des spots et du stress violent lors des heures d’interrogatoire ainsi qu’à cause du retard de l’intervention chirurgicale.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Monsieur Murad Akincilar.

Nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement turc, pour demander la libération de notre collègue syndicaliste et militant des droits démocratiques.

En vous remerciant d’avance pour votre soutien, en vous priant d’avoir l’obligeance de nous tenir au courant de vos démarches et de nous faire savoir si vous acceptez que nous en fassions état auprès des médias, nous vous adressons nos cordiaux messages.

Pour le comité de soutien : Jamshid Pouranpir, Unia, chemin du Surinam 5,

1203 Genève, Suisse

Tél : +41 79 827 86 27, jamshid.pouranpir@unia.ch

 

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18/01/2010

Appel contre la montée de tentatives de lynchage racistes enTurquie

Appel contre la montée de tentatives de lynchage racistes en Turquie


Depuis quelques semaines, on assiste, en Turquie, à une montée de tentatives de lynchage et d’attaques verbales injurieuses de type raciste. En outre, il est évident que les autorités politiques ferment les yeux, aucune procédure juridique ou administrative n’a été engagée contre la police qui reste passive et n’essaie pas d’arrêter les responsables de ces actes. Pire encore, non seulement les agresseurs ne sont pas poursuivis mais ce sont les "victimes" qui sont arrêtées.

Lancer des menaces de mort sur des Kurdes, qu’ils soient des hommes politiques importants, des entrepreneurs ou des militants des droits de l’homme, est devenu courant en Turquie. On attaque aussi d’autres populations tels les Arméniens qui sont également devenus des "têtes de Turc" au sens figuré.

Rappelons l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink, à Istanbul, il y a trois ans et aussi celui de religieux chrétiens ailleurs en Turquie. Nous constatons et ce sans l’ombre d’un doute que la répression et les attaquent visent les "autres" c’est-à-dire les "non-turcs" et aussi ceux qui ne fonctionnent pas selon la pensée unique et chauvine, tous sont fortement pris à partie depuis ces derniers mois et cela va en s’accentuant.

Une initiative du gouvernement, ce qu’on a appelé "l’ouverture démocratique aux Kurdes", lancée en 2009, est clairement dans l’impasse. Malgré la nouvelle rhétorique, la législation turque, les services de sécurité et, depuis ces dernières semaines, des groupements de civils appellent "au sauvetage de la patrie". "Une nation, une langue, un drapeau" est redevenu le slogan récurrent des agresseurs soutenus par l’Etat. Les intimidations, les menaces, les tentatives de lynchage et les insultes vis-à-vis des "autres" de la part des groupements extrémistes sont devenus quotidiens.

Le 22 novembre, à Izmir, le convoi des représentants du DTP, le Parti social-démocrate kurde, interdit depuis, a été canardé par des ultra-nationalistes turcs. Trois personnes ont été blessées. Autant l’interdiction, le 11 décembre, du parti DTP par la Cour constitutionnelle turque que les réactions brutales qui en découlèrent étaient prévisibles.

Même, les groupements de gauche sont visés par les extrémistes. A Edirne, le 16 décembre dernier, trois étudiants de l’Association de la jeunesse de gauche (Gençlik Dernegi) qui faisaient campagne pour la fermeture de la base américaine d’ Incirlik, ont été arrêtés sous prétexte qu’ils faisaient de la propagande pour le DHKP-C. Le 27 décembre, un groupe de quinze étudiants et la mère d’un des étudiants arrêtés ont été la cible d’une tentative de lynchage par un millier de nationalistes extrémistes alors qu’ils récoltaient tout simplement des signatures pour une pétition demandant la libération des trois étudiants. Il est évident que les agresseurs ont été mobilisés par des policiers en civil. Cela est clairement prouvé par des témoignages de passants et des vidéos. Pendant la tentative de lynchage d’Edirne, les agresseurs ont lancé des slogans anti-Kurdes et anti-PKK tels que "A Edirne, il n’y a pas de place pour les traîtres" et "Mort au PKK !" alors que les étudiants n’avaient rien à voir avec la question kurde.

Début janvier, 150 membres du Front populaire (Halk Cephesi) ont condamné cet incident, mais, une fois de plus, les protestataires ont été aspergés de gaz lacrymogènes et leurs agresseurs laissés en liberté.

A Erzincan et Kars également, des protestataires contre l’affaire d’Edirne ont été agressés et la police, simple spectatrice passive, ne s’est pas interposée.

Entre-temps, la communauté des Roms de Turquie a été également attaquée par une bande d’ultra-nationalistes turcs. Le 6 janvier, une dizaine d’hommes ont attaqué des habitations de Roms à Selendi, un faubourg de Manisa sur la mer Egée. Des maisons, des tentes et des véhicules de Roms ont été saccagés ou incendiés, des vitres brisées. Les agresseurs criaient des slogans racistes tels : "Selendi est à nous et restera seulement à nous" et "Nous ne voulons pas des Roms à Selendi". De plus, on a décidé d’évacuer les familles de Roms, soit 74 personnes de Selendi vers un autre district : Gördes. Depuis cette attaque raciste, il n’y a plus un seul Rom à Selendi. Les Roms ont aussi été victimes d’agressions racistes à Sakarya, Izmir, Mugla et Edirne.

En Turquie, on laisse en liberté des agresseurs, des assassins et des maffieux qui échafaudent des plans de coups d’Etat alors que des enfants, des militants des droits de l’homme et des hommes politiques élus démocratiquement sont arrêtés et accusés d’être des "ennemis de l’Etat". C’est le monde à l’envers où Ubu est à nouveau roi !

En 2009, trois centaines d’enfants ont été arrêtés.

Depuis la nuit de la Saint Sylvestre, dans le cadre de l’opération contre l’Union des communautés kurdes (KCK), déjà plus de deux cents militants des droits de l’homme ont été arrêtés. Parmi eux, se trouve le président de la section de Diyarbakir de l’organisation des droits de l’homme et neuf bourgmestres issus du DTP. Lors de l’arrestation ils ont été menottés d’une manière scandaleuse. Entre-temps, Osman Baydemir, bourgmestre de Diyarbakir a reçu du tribunal de la ville une interdiction de quitter le pays et ce dans le cadre de l’opération contre le KCK.

Il est évident que l’Etat turc n’a pas l’intention de prendre des mesures contre les campagnes haineuses des ultra-nationalistes. Au contraire ! On invite même la population à "sauver le pays" et à lutter contre "les autres".

Nous, les quatre organisations démocratiques demandons aux autorités européennes de réagir d’urgence et avec la plus grande fermeté contre les tentatives de lynchage et les attaques constantes qui sont clairement soutenues et approuvées par les autorités turques.

Bruxelles, l4 janvier 2010

Institut Kurde de Bruxelles

Association des Arméniens Démocrates de Belgique

Association des Assyriens de Belgique

Fondation Info-Türk

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16/01/2010

3e anniversaire de l'assassinat du journaliste arménien HRANT DINK

Communiqué commun: Du monologue au dialogue... Du dialogue au silence...

Le 19 janvier 2007, la liberté d'expression s'écroulait devant l'immeuble du journal AGOS et se noyait dans le sang de son rédacteur en chef, Hrant Dink. Les bas-fonds de l'Etat turc venaient de condamner à mort le futur d'une Turquie ouverte au renouveau, à la réconciliation de ses peuples, à la vérité historique et à l'Union européenne.  

Sans le savoir, l'Etat venait d'ébranler les fondements du mutisme de la société turque. Hrant Dink croyait en son pays. Son pays le lui a rendu. 

Dans un silence assourdissant, sa Turquie est née, celle dont il rêvait : elle se réunissait spontanément, d'un front commun et dans sa multiplicité pour rendre un dernier hommage à un visionnaire, pour dire stop à la folie des haines fratricides. 

En octobre 2009, on interroge encore, on cherche toujours. Mais on sait. Mais ils savent. D'audience en audience, un spectacle de Guignols en continu. 

L'Europe a condamné, l'Europe a demandé de condamner les coupables. Mais la volonté politique des plus hautes instances est-elle réellement de faire éclater la vérité au risque d'avérer un scandale politique ? 

Ogun Samast a été armé par un Etat dans l'Etat, une entité ultranationaliste désireuse de museler tous ceux qui iraient à l'encontre du discours officiel : « qui sont Ergenekon » ? Pourquoi la justice turque continue-t-elle à protéger les responsables en éparpillant les procès, en se moquant ouvertement du droit, en ricanant lors des audiences ? Est-ce cela le legs de Hrant Dink? Non.  

Il rêvait d'une Turquie moderne, fière, tournée vers l'Europe et capable de relever tous les défis  pour entrer dignement dans l'Histoire. 

Mais au lieu de cela, les réseaux des pouvoirs militaires veillent au grain, les Loups Gris ne baissent pas la garde et de concert, ils condamnent, châtient et assassinent sans procès à l'intérieur et à l'extérieur du pays. 

Le procès s'éternise et se heurte à des murs de plus en plus épais. Oublier Hrant Dink, c'est l'assassiner une deuxième fois. Baisser les bras devant le manque de volonté de la justice turque, c'est vider de sens la vie de Hrant Dink. 

Tous ceux qui croient, qui espèrent et qui ont foi dans l'avenir ont le devoir de ne pas baisser les bras, de ne pas oublier et de réclamer inlassablement la justice pour ce journaliste passionné mais aussi pour tous les autres qui l'ont précédé et qui le suivent en Turquie, pour tous ceux que l'on tente de museler par un semblant de droit reflété dans un code pénal qui fait honte aux valeurs démocratiques
universelles

"Oui, je peux me voir dans l'inquiétude et l'angoisse d'une colombe, mais je sais que dans ce pays les gens ne touchent pas aux colombes. Les colombes peuvent vivre en plein coeur des villes, au plus chaud des foules humaines. Non sans crainte évidemment, mais avec quelle liberté ?"

Hrant Dink.jpg


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15/01/2010

Du monologue au dialogue... Du dialogue au silence...

Communiqué commun: Du monologue au dialogue... Du dialogue au silence...

Le 19 janvier 2007, la liberté d'expression s'écroulait devant l'immeuble du journal AGOS et se noyait dans le sang de son rédacteur en chef, Hrant Dink. Les bas-fonds de l'Etat turc venaient de condamner à mort le futur d'une Turquie ouverte au renouveau, à la réconciliation de ses peuples, à la vérité historique et à l'Union européenne.  

Sans le savoir, l'Etat venait d'ébranler les fondements du mutisme de la société turque. Hrant Dink croyait en son pays. Son pays le lui a rendu. 

Dans un silence assourdissant, sa Turquie est née, celle dont il rêvait : elle se réunissait spontanément, d'un front commun et dans sa multiplicité pour rendre un dernier hommage à un visionnaire, pour dire stop à la folie des haines fratricides. 

En octobre 2009, on interroge encore, on cherche toujours. Mais on sait. Mais ils savent. D'audience en audience, un spectacle de Guignols en continu. 

L'Europe a condamné, l'Europe a demandé de condamner les coupables. Mais la volonté politique des plus hautes instances est-elle réellement de faire éclater la vérité au risque d'avérer un scandale politique ? 

Ogun Samast a été armé par un Etat dans l'Etat, une entité ultranationaliste désireuse de museler tous ceux qui iraient à l'encontre du discours officiel : « qui sont Ergenekon » ? Pourquoi la justice turque continue-t-elle à protéger les responsables en éparpillant les procès, en se moquant ouvertement du droit, en ricanant lors des audiences ? Est-ce cela le legs de Hrant Dink? Non.  

Il rêvait d'une Turquie moderne, fière, tournée vers l'Europe et capable de relever tous les défis  pour entrer dignement dans l'Histoire. 

Mais au lieu de cela, les réseaux des pouvoirs militaires veillent au grain, les Loups Gris ne baissent pas la garde et de concert, ils condamnent, châtient et assassinent sans procès à l'intérieur et à l'extérieur du pays. 

Le procès s'éternise et se heurte à des murs de plus en plus épais. Oublier Hrant Dink, c'est l'assassiner une deuxième fois. Baisser les bras devant le manque de volonté de la justice turque, c'est vider de sens la vie de Hrant Dink. 

Tous ceux qui croient, qui espèrent et qui ont foi dans l'avenir ont le devoir de ne pas baisser les bras, de ne pas oublier et de réclamer inlassablement la justice pour ce journaliste passionné mais aussi pour tous les autres qui l'ont précédé et qui le suivent en Turquie, pour tous ceux que l'on tente de museler par un semblant de droit reflété dans un code pénal qui fait honte aux valeurs démocratiques
universelles

"Oui, je peux me voir dans l'inquiétude et l'angoisse d'une colombe, mais je sais que dans ce pays les gens ne touchent pas aux colombes. Les colombes peuvent vivre en plein coeur des villes, au plus chaud des foules humaines. Non sans crainte évidemment, mais avec quelle liberté ?"

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Association des Arméniens Démocrates en Belgique
Associations des Assyriens de Belgique
Fondation Info-Türk
Institut kurde de Bruxelles

 

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Maison Populaire de Genève

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14/01/2010

La neige, Genève et liberté Murad AKINCILAR


 

 

La neige, Genève et les Panneaux d'affichage pour liberté Murad AKINCILAR

 

 

 

Genève, ville de la paix et de la solidarité internationale

 

Maison Populaire de Genève remercie au Conseil Administratif de la ville de Genève

 


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10:47 Publié dans Nature | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

11/01/2010

Appel l'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort ..



A la presse et l'opinion publique.



Nous, petit groupement militant contre la peine de mort, invitons toute la presse à notre manifestation.

Notre but :

1. Critiquer la peine de mort en interpellant les gouvernements par la pression de l'opinion publique.

2. Montrer une forme de solidarité avec celles et ceux qui sont confrontés à la peine de mort. Ils ne sont pas seuls, nous sommes avec eux.


Notre manifestation aura lieu le 12 janvier 2010 entre 14h00 et 16h00

devant le bâtiment des Nations Unies, Palais Wilson

à Genève.


L'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort


A la presse et à l'opinion public.


Chers amis,

Notre coeur voudrait pouvoir se passer de l'explication qui suit et nous souhaiterions que le thème de la peine de mort ne soit plus à l'ordre du jour dans la presse. Mais, malheureusement, la peine de mort existe bel et bien et nous nous devons d'élever nos voix contre cet acte inhumain. Nous sommes quelques personnes à être très touchées par la violence de ces actes et nous sommes déterminés à nous battre afin d'exprimer notre totale désapprobation de toute peine de mort, violence et torture.

La punition allant jusqu'à la mort reflète une mentalité barbare instituée dans le but d'établir une forme de domination par la force. Certains Etats veulent garantir leur supériorité et la continuité de leur pouvoir en bafouant sans scrupule les droits fondamentaux des citoyens.

Dans plusieurs régimes dictatoriaux, certaines personnes sont menacées et emprisonnées parce qu'elles osent émettre des critiques sur la manière de diriger. Très souvent, les condamnés à mort n'ont fait aucun crime et n'ont droit à aucune assistance judiciaire.  La peine de mort doit être exclue y compris pour les criminels. Nous proclamons que la liberté de pensée doit être respectée en tant que droit fondamental.

Aujourd'hui, l'Iran met l'ensemble de la population sous son joug de violence et de sévérité. Les gens sont menacés de mort s'ils ne suivent pas la ligne du gouvernement. Les prisons sont bondées ; des démocrates, intellectuels et étudiants, révoltés contre le système, forment la grande majorité de la population carcérale. Des exécutions quotidiennes ont lieu dans les prisons. Des jeunes de moins de dix-huit ans sont punis de peine de mort et leurs bourreaux attendent le jour de leur dix-huit ans pour passer à l'acte. Juste avant nouvel-an, un enfant et quatre Kurdes ont été tués par des barbares. Zeynep Celaliyan, jeune femme courageuse qui n'hésite pas à s'insurger contre les persécutions mise en place par le gouvernement, ainsi que quatorze jeunes Kurdes attendent la mort en ce moment.

Et nous ? Allons-nous rester silencieux et détourner le regard face à tant d'injustices et d'horreur ? Ne rien dire nous rend coupable !

L'être humain a droit à la vie. La peine de mort qui est en vigueur aux Etats-Unis, en Iran, en Chine et dans quatre-vingt-six autres pays du monde doit être abolie et si des crimes doivent être punis, se sont ceux des tyrans qui exécutent et donne la mort en se prenant pour Dieu.

Le 10 décembre 1948, La Déclaration Universelles des Droits de l'Homme a été signée. L'article 5 dit ceci :

« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »



Nous appelons donc chaque pays à faire son devoir. Le droit à la vie est un droit sacré.



L'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort


kurd.vicdani.red.insiyatifi@gmail.com

 

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17:24 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Les grévistes de Swissport ont besoin de notre soutien !

 

La grève n'est pas terminée !

 

Les grévistes de Swissport ont besoin de notre soutien !

 

Salaire initial de CHF 3'546.- Brut, au maximum 4'365,-

 

 

Nous travaillons 3 dimanches sur 4, au total 35 et plus par année.

 

 

Le grand chef de Swissport Suisse de Zurich :

 

Il gagne combien ? ½ million ? 1 million ? plus ?

 

 

 

 

 

 

Les revendications des grévistes sont les suivantes:

 

 

1. Une CCT qui s’applique à l’ensemble du personnel du «ground handling» afin d’empêcher le dumping.

 

 

2. Une augmentation salariale de 250 francs par mois pour les employés du tri des bagages et du chargement des avions.

 

 

3. La hausse du point HTI (indemnités pour travail irrégulier: la nuit et les week-ends) de 2,75 francs à 5 francs pour tout le personnel de Swissport.

 

 

4. La suppression de toute coupe salariale pendant les trois premiers jours de maladie.

 

 

Se mobiliser toutes et tous ensemble!

 

A la suite de la grève, la direction de Swissport, jusque-là intransigeante, a été obligée de faire des concessions. Hier soir, elle nous a indiqué qu'elle était d'accord de verser une prime de 100 francs par mois et d'augmenter légèrement les indemnités pour travail irrégulier. Ces mesures sont toutefois largement insuffisantes! Manifestement, la direction de Swissport préfère continuer à choyer ses actionnaires plutôt que de répondre aux demandes légitimes de son personnel! La logique est toujours la même: pour les patrons, c’est jamais assez; pour les salariés, c’est toujours trop…

 

Les grévistes de l’aéroport ont besoin de notre soutien. Toutes et tous ensemble, nous pouvons gagner!

 

Signez la pétition de soutien aux grévistes: www.ssp-greve.ch

 

www.assmp.org

 

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08/01/2010

Manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport ! la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

 

Manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport !  la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport

 


 

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la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

 

départ de la tente des grévistes située au Fret sur le site de l’aéroport

 

Rendez-vous pour ceux qui viennent en train : devant la Migros dans le hall CFF de l’aéroport à 13 h 40 (à la sortie du train, montez à l’étage)

 

 

 

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Depuis le 2 janvier, des salariés de Swiss port se sont engagés dans une grève pour obtenir une revalorisation de leurs conditions de travail. Ils demandent une augmentation de salaire de 250.- par mois ainsi qu’une meilleure indemnisation du travail de nuit et couverture en cas de maladies (fréquentes en raison des ports de charge très conséquents pour les bagagistes).

Depuis la disparition de l’entreprise Swissair, la direction de l’aéroport veut créer un marché d’entreprises concurrentes sur le site. Cette politique suscite une mise en concurrence des travailleurs et a - jusqu’à aujourd’hui - incité l’entreprise Swissport à refuser toute amélioration des conditions de travail.

 

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Pourtant le Syndicat suisse des services publics avait déposé dans les mains du Conseiller d’Etat François Longchamp, le 15 novembre 2009, une pétition appuyée par 1151 employé-e-s de l’aéroport demandant notamment queles différentes dispositions légales et jurisprudences cantonales et fédérales (Loi sur le Travail, Code des Obligations) soient appliquées dans tout l’aéroport, tant pour le personnel soumis au droit public (AIG) que celui soumis au droit privé (le reste des entreprises) ; les CCT existantes dans un secteur soient élargies à toutes les entreprises travaillant dans le même secteur ; le personnel avec des contrats à l’heure (dit auxiliaire) soit systématiquement inclus dans le champ d’application des CCT pour le personnel avec salaire mensuel ;des salaires minimums soient négociés pour toutes les entreprises qui oeuvrent dans un secteur où aucune CCT n’existe à ce jour ; une plate-forme de contrôle du site aéroportuaire soit mise sur pied, avec des représentants des entreprises et des représentants syndicaux. Ni les autorités ni les employeurs n’ont voulu entendre ces revendications. Dès lors, parce que Swissport a refusé de renouveler sa convention collective en l’améliorant, une partie de ses travailleurs subissant les conditions de travail les plus pénibles s’est résolue à la rupture : les grévistes de Swissport n’avaient pas d’autre choix. Leur grève est légitime.

 

Nous voulons leur témoigner notre solidarité et, c’est aussi très important, dénoncer l’attitude de la direction de l’Aéroport et du Département qui ont tout fait pour casser la grève. Les sapeurs-pompiers ont ainsi reçu l’ordre le week-end passé de remplacer les grévistes. La police a été mobilisée pour permettre à des intérimaires d’accéder au site et de briser la grève.

 

Ces « mesures » ne respectent pas les droits syndicaux et contribuent au maintient de conditions de travail iniques, lesquelles sont pratiquées également par d’autres entreprises concessionnaires sur le site.

Jeudi 8 janvier, les grévistes ont enfin été reçus par le président du Conseil d’Etat (et président de l’Aéroport) François Longchamp.

Des négociations ont eu lieu dans ce cadre avec la direction de Swissport. Toutefois, Swissport reste extrêmement intransigeante et n’a même pas accepté le quart des revendications du personnel.

C’est pourquoi les grévistes maintiennent la décision d’une grève illimitée.

Cette lutte mérite tout notre soutien !

A l’heure de la mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres et alors que les patrons entendent faire payer la crise aux travailleurs, cette grève montre la voie à suivre.

soutien financier auprès de CGAS 1201 Genève ccp 17-263047-1 + mention

Swissport : l’argent récolté sera attribué aux grévistes conformément aux

décisions du comité de soutien, il se réunit le lundi dès 18h à la rue des

Terreaux-du-Temple 6

signez online votre soutien aux grévistes

http://ssp-greve.ch/ ?page_id=2


D’autres moments de mobilisations seront sans doute nécessaires : participez aux actions syndicales et/ou aux manifestations citoyennes…

annoncez vos disponibilités à

 

« greve2010@gmail.com »

 

contact Suwat 078 793 43 10

 

 

Comité de soutien aux travailleuses et travailleurs de l’aéroport de Cointrin -

Genève

 

La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et tous les syndicats du canton

Les Communistes

Le Parti du Travail

Les Socialistes

solidaritéS

Gauche anticapitaliste

NPA Nouveau parti anticapitaliste

Association Maison Populaire de Genève

Les Verts

 

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07/01/2010

L’appel du Comité des droits de l’enfant de l’ONU au gouvernement turc

L’appel du Comité des droits de l’enfant de l’ONU au gouvernement turc

 

La Maison populaire de Genève vient de signaler qu’en 2009 le nombre des enfants kurdes condamnés notamment dans les provinces kurdes s’élève à 177. Ils ont été jugés dans 42 procés en vertu de la Loi anti-terreur et condamnés à l’emprisonnement d’un total de 772 ans, 2 mois et 26 jours.


Ils ont été arrêtés en général lors des manifestations par la police qui les attaquait d’une manière brutale et sauvage.

En rappelant une résolution du Comité des droits de l’enfant de l’ONU qui demande au gouvernemet turc de mettre fin aux pratiques répressives à l’encontre des enfants, la Maison populaire réclame la libération immédiate de tous les enfants emprisonnés, l’arrêt de la pratique de juger les enfants au tribunaux criminels.

La résolution du Comité des droits de l’enfant de l’ONU adopté le 29 octobre 2009 :

Le Comité est sérieusement préoccupé par le fait que les amendements apportés en 2006 à la loi antiterroriste (ATA) autorisent à poursuivre des enfants de plus de 15 ans, au même titre que des adultes, devant des « tribunaux pénaux spéciaux ». Le Comité a pris note de l’information reçue de l’État partie mais demeure préoccupé par des informations faisant état de l’application de ces dispositions à de nombreux enfants.

Le Comité est particulièrement préoccupé par le fait que les peines appliquées à des enfants peuvent aller jusqu’à la réclusion perpétuelle, contrairement à la Convention relative aux droits de l’enfant, et par des informations selon lesquelles la loi ATA est appliquée pour des motifs tels que la présence ou la participation à des manifestations et à des réunions publiques.

Le Comité recommande à l’État partie :

a) De modifier la loi antiterroriste afin de garantir que des enfants ne soient pas jugés en tant qu’adultes devant les « tribunaux pénaux spéciaux ». Les enfants doivent bénéficier de la protection des normes de la justice pour mineurs dans les tribunaux ordinaires et tous les procès doivent être conduits avec diligence et impartialité, conformément aux règles minimales d’une procédure régulière ;

b) De faire en sorte que la définition des infractions terroristes soit alignée sur les normes internationales, ainsi que l’a recommandé le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste dans le rapport de la mission qu’il a effectuée en Turquie en 2006 (A/HRC/4/26/Add.2, par. 90) ;

c) De faire en sorte que la détention d’un enfant soit seulement une mesure de dernier ressort et qu’elle soit la plus courte possible. S’il y a un doute sur l’âge, les jeunes doivent être considérés comme étant des enfants ;

d) De garantir que les enfants, lorsqu’ils sont accusés d’avoir commis des infractions terroristes, soient détenus dans des conditions adéquates compte tenu de leur âge et de leur vulnérabilité ;

e) D’informer les parents ou les proches du lieu où l’enfant est détenu et d’autoriser les communications avec le détenu ;

f) De fournir une aide juridique adéquate, gratuite et indépendante à tous les enfants ;

g) De garantir l’examen périodique et impartial de la détention des enfants ;

h) De faire en sorte que les enfants détenus aient accès à un mécanisme de plainte indépendant. Les informations faisant état de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis sur des enfants devraient donner lieu à des enquêtes impartiales ;

i) De mettre en place des programmes d’enseignement et des activités de loisirs ainsi que des mesures en vue de la réinsertion sociale de tous les enfants détenus ;

j) De donner à toutes les personnes qui travaillent dans les services de la justice pour mineurs une formation concernant la Convention relative aux droits de l’enfant et ses Protocoles facultatifs, les autres instruments internationaux pertinents et l’Observation générale no 10 (2007) du Comité relative à l’administration de la justice pour mineurs.

 

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org

 

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06/01/2010

Pétition pour la libération des maires du Kurdistan de Turquie

 

On December 24th, more than 80 people related to the BDP (Peace and Democracy Party), as well as human rights defenders and members of NGO’s were arrested across Turkey. On December 28th, another 24 people were arrested in Van, and Batman, cities of the pre-dominantly Kurdish south-east of Turkey.

Petition For The Liberation of DTP-BDP Mayors in Turkish Kurdistan

http://www.gopetition.com/online/33128.html...


Petition :

We are deeply outraged over the treatment of the elected politicians. Unfortunately, the Turkish state wants to crush the democracy that they are strenuously trying to build up in the Kurdish municipalities. We call on the Turkish state to release the imprisoned members of of the DTP and BDP immediately.

We ask you to urge turkish state to respect the political will of Kurdish People, their elected leaders, politicians and release them immediately.

Signe la pétition :

http://www.gopetition.com/online/33128.html...

The BDP (Peace and Democracy Party) is the succession party to the recently closed Democratic Society Party (DTP). The prosecutor’s office accuses the detained of membership in the KCK (Koma Civaken Kurdistan), the umbrella organization that includes the militant Kurdistan Workers’ Party (PKK).

The detentions are part of a wider pattern of repression of pro-Kurdish politicians, and in fact this is the fourth major crackdown on Kurdish politicians since the DTP won a landslide victory in the local elections in March 2009. Immediately following this success, executives of the DTP, including the party’s vice-co-presidents, were taken into custody and arrested. In the intervening eight months, not one of those individuals detained has been brought to trial. Moreover, the authorities have yet to give reasons for their detention. To date, some 500 Kurdish politicians, including DTP executives and members have been arrested or detained since April 2009. The arrested politicians belong to those who worked hardest for local democracy in their communities. In spite of constant harassment from the Turkish state, they have tried to build a functioning infrastructure in their municipalities.

If Turkey is to have any credibility left as a modern and democratic country they must have the imprisoned elected politicians and human rights activists immediately released.

A list of some of the detained and some details follows :

Muharrem Erbey : Lawyer, Vice President and Diyarbakýr Branch President of Human Rights Association (IHD). Following the detention of Muharrem Erbey, the police raided the Diyarbakir Branch of Human Rights Association in the hope of finding “more evidence”.

Besides the unlawful raid, the search and confiscation in this office , which had no relation with the related investigation, was a scandal in terms of law. The Diyarbakir Branch of IHD has not ever been raided even during the years of state of emergency. Muharrem Erbey’s activities are the work of a human rights defender.

Hatip Dicle : DTP co-chairman, he was previously arrested while member of parliament and imprisoned for ten years. Firat Anli : DTP Amed city leader. He was the mayor of Yenisehir in the last term and stood for Mayor of Cewlik in the last election. Abdullah Demirbas : Mayor of Sur. He was removed from power by the state for supporting multi-lingual administration, but was put back into power by the people in the March Elections. In addition he has health problems that make his detainment without attention of a doctor a threat to his well being Aydin Budak : Mayor of Cizre— just like Demirbas was removed from power by the state and re-elected by the people. Zulkuf Karatekin : Mayor of Kayapinar Serving his second term in office. Nejdet Atalay : Mayor of Batman. He won his office with a high majority in Batman. Ferhan Turk : Mayor of Kiziltepe He spent years in the notorious Amed prison and felt the full force of the coup. He is now imprisoned for the second time. Leyla Guven : Mayor of Viransehir She has previously been a local administrator and has actively taken part in the women’s freedom movement.

Ethem Sahin : Mayor of Suruc won the local election with a landslide victory and has since changed the appearance of the town.

Huseyin Kalkan : Former mayor of Batman

Emrullah Cin : Former mayor of Viransehir

Abdullah Akengin : Former mayor of Dicle

Kazim Kurt : Former mayor of Hakkari

Nadir Bingol : Former mayor of Ergani

Ali Simsek : Assistant mayor of Amed

Yasar Sari : General Secretary of DISKI

Ferzende Abi : MEYADER (Mesopotamia Association of Those Having Lost their Relatives) Van Branch President ,

Tevfik Say : Hacıbekir Suburb Free Citizen Association Chairman

Sıddık Gül : DTP Van Provincial Treasurer

Yıldız Tekin : BDP Women’s Council Member

Eylem Açıkalın : BDP Women’s Council Member

Kerem Çağlı : BDP Women’s Council Member

Ramazan Özlü:BDP Women’s Council Member

Selim Çay : BDP Women’s Council Member

Cafer Koçak : BDP Women’s Council Member

Zihni Karakaya : BDP Women’s Council Member

Mustafa Ayaz - Kamuran Parlak

Ahmet Sormaz : Former DTP Batman Provincial President , Göç-Der (Migration Association)

Selamet Akyüz : Batman Manager

Veysi Gülseren - İlyas Sağlam - Aydın Kılıç : former DTP city and county administrators

Gülizar Kal : Urban Women’s Council employee

Cahit Conbay : politician

Rıdvan Asaln : politician

Şeymus Yaşar : politician

Şirin Bağlı : Batman Municipality Council Member

Rıfat Başalak : Batman Municipality Council Member

Nesri Kılıç : Batman Municipality Council Member

Fethi Suvari : Coordinator of Local Gundem21

Abbas Celik : Administrator of Goc-Der’s Diyarbakir Branch

Cebrail Kurt : BDP worker

Ramazan Debe

Ahmet Makas

Takibe Turgay

Signe la pétition :

http://www.gopetition.com/online/33128.html

 

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