27/02/2010

17 Kurdes sous menace d’exécution en Iran! et 4ème CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT,

DECLARATION FINALE DU 4ème CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT,


Genève 26 février 2010


Nous, participants au 4e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Genève, en Suisse, du 24 au 26 février 2010, par l’association Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM), avec le parrainage de la Confédération Suisse et en partenariat avec la Coalition Mondiale Contre la Peine de Mort,adoptons la présente Déclaration au terme de trois jours de riches débats, d’échange d’expériences, de définition de stratégies, de partage de témoignages, mais aussi d’engagements et de soutiens forts exprimés par des États et des institutions internationales :

Constatant avec satisfaction la réalisation de plusieurs recommandations formulées à l’issue du 3e Congrès mondial tenu à Paris en 2007 : l’augmentation du nombre de pays ayant ratifié le Deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux Droits civils et politiques des Nations unies, passé de 62 à 72 ; le vote majoritaire, à deux reprises, par plus de 100 pays, à l’Assemblée générale des Nations unies, en faveur d’un moratoire immédiat et universel des exécutions ; la création de nouvelles coalitions régionales contre la peine de mort ; l’augmentation significative du nombre d’organisations membres de la Coalition mondiale, aujourd’hui forte de 104 membres ;

Constatant également l’impérieuse nécessité d’intensifier nos efforts, au sein des tribunaux, des barreaux, dans les médias, dans les écoles et les universités, au sein des organisations de défense des droits de l’homme, auprès des parlements, des gouvernements, des organisations internationales et régionales, pour continuer d’encourager les pays rétentionnistes, aujourd’hui largement minoritaires dans le concert des Nations, à faire preuve de transparence dans leur pratique de la peine capitale, à réduire dans leurs codes pénaux le nombre de crimes passibles de la peine de mort, puis à rejoindre la communauté des États abolitionnistes ;

 

Soulignant les actions et le soutien constant de l’Union européenne dans le combat contre la peine de mort ;

 

Nous réjouissant des initiatives et de l’engagement de la Suisse, au-delà du Congrès, et de l’Espagne, qui s’est donnée` pour objectif un moratoire universel sur les exécutions à l’horizon 2015, dans une perspective d’abolition universelle ;

 

Affirmons à nouveau que la peine de mort ne peut en aucun cas être considérée comme une réponse appropriée aux violences et aux tensions qui traversent nos sociétés, en dépit de la charge émotionnelle qu’elles engendrent, y compris dans le contexte du terrorisme,et appelons, dans cette ville hôte des organisations internationales et symbole de la paix :

 

- les Etats abolitionnistes de fait à adopter des législations abolissant en droit la peine de mort ;


- les États abolitionnistes à intégrer l’enjeu de l’abolition universelle dans leurs relations internationales en en faisant un axe majeur de leur politique internationale de promotion des droits de l’homme ;


- les organisations internationales et régionales, à soutenir l’abolition universelle de la peine de mort notamment par l’adoption de résolutions prônant le moratoire des exécutions, par le soutien aux actions d’éducation, et par une coopération accrue avec les organisations non gouvernementales abolitionnistes qui agissent sur le terrain ;


- les associations et acteurs abolitionnistes des États rétentionnistes, à fédérer leurs forces et leur volonté en créant et développant des coalitions nationales et régionales, dans l’objectif de promouvoir, à l’échelle locale, l’abolition totale et universelle de la peine de mort.

Genève,Le 26 février 2010.

 

Appel de 17 Kurdes sous menace d’exécution en Iran !

 

 

Alors qu’elle risque d’être exécuté, une femme kurde Zeinab Jalalian ( زینبجلالیان ) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n’a prisque quelques minutes pour considérer mon cas et m’a immédiatement condamnée à mort. Je n’ai même pas eu d’avocats pour me défendre » dit-elle. Madame Jalalian et 16 kurdes ont besoin du soutien des défenseurs des droits humainset de toutes les femmes.

 

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian ( جلالیان زینب ) a été arrêtée au milieu de l’année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l’a condamnée à mort en sept minutes, sans qu’elle ait eu d’avocat à ses côtés.

 

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l’intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare :

 

« J’ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvé par la Haute Cour d’Iran. J’ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m’a condamné l’a fait en quelquesminutes et sans présence d’un avocat. J’ai été condamnée à la peine de mort. Je n’ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j’étais « une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée ». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J’ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m’a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu’ils

m’aident. »

 

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

 

Peine de mort : une barbarie

 

 

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La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 141 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

 

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis le début de 2009 année 281 autres ont subi le même sort.

 

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan aété exécuté par le régime iranien. Actuellement, 17 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécuté. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili, Eli Heyderiyan,Hebibulla Letifi, Rustem Arkiya, Zeinab Jalaliyan, Enwer Rostemi, Seyd Sami Huseyni, Seyd Cemal Muhemedi, Huseyin Xizri, Şerko Maarfi, Mistefa Selimi Eyluyi, Mehemed Emin Aguşi, Reşîd Axkendî, Ehmed Puladxanî, Hesen Talî et Îrec Mihemedi.

 

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, 16 Kurdes et les prisonniers pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses

suivantes :

 

Mr. Mohammad Khazaee Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017

Tel : (212) 687-2020 /

Fax : (212) 867-7086

iran@un.int

 

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran

to the United Nations and other International Organizations, Geneva

28,ch.du Petit-Saconnex,1209 Geneva, Switzerland

Tel.(41-22)332 21 00-21

Fax.(41-22)733 02 03

mission.iran@ties.itu.int

 

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23/02/2010

Un journaliste kurde risque 525 ans de prison en Turquie (IPI)

Un journaliste kurde risque 525 ans de prison en Turquie (IPI)



L'Institut international de presse (IPI) a fait part lundi de son inquiétude sur le sort d'un journaliste kurde menacé de 525 ans de prison lors d'un procès en Turquie.

Vedat Kursun, ancien responsable du quotidien kurde Azadiya Welat, est poursuivi pour avoir "glorifié des crimes et des criminels" et "aidé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à faire de la propagande" dans ses articles.

Entendu vendredi après 13 mois de détention provisoire, M. Kursun attend en prison le délibéré du tribunal de Diyarbakir. Le parquet a réclamé 525 années de prison.

Le successeur de M. Kursun à la tête de la rédaction d'Azadiya Welat a été condamné le 12 février à 21 ans de prison pour les mêmes motifs, ajoute l'IPI.

"Ce n'est pas la première fois que les autorités utilisent des lois antiterroristes pour étouffer la liberté de la presse et la liberté d'expression en Turquie", a déploré David Dadge, directeur de l'IPI, cité dans un communiqué.

L'organisation basée à Vienne avait épinglé la Turquie dans son dernier rapport annuel. (AFP, 22 fév 2010)

 

 

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20/02/2010

Turquie : prison pour les enfants

AUX DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN, AUX ORGANISATION INTERNATIONALE,

AUX DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

AUX MEDIAS ET A LA PRESSE


Turquie : enfer pour les enfants


La Maison populaire de Genève est vivement préoccupée par l’incarcération et la condamnation massive d’enfants kurdes « lanceurs de pierre », arrêtés lors des manifestations publiques.

En effet, suite à la modification de la loi antiterroriste (loi n° 3713) en 2006, des mineurs sont poursuivis en justice au même titre que des adultes devant les Cours d’assise.

 

Selon la branche d’Adana de l’Association des Droits de l’homme de Turquie (IHD), en 2009, 3155 enfants entre 13 et 18 ans ont été arrêtés à Adana.

Selon la branche de Diyarbakir de l’IHD, en 2009, 1300 enfants ont été arrêtés à Diyarbakir.

Selon les informations des organisations de défense des droits de l’enfant, on compte actuellement dans les prisons turques 2814 enfants incarcérés dont certains sont condamnés à des lourdes peines. Ces milliers d’enfants sont jugés dans des Cours d’assises en vertu de la loi anti-terroriste « pour être membre » ou « pour avoir créé une organisation terroriste » !

A titre d’exemples, en octobre 2009, 97 enfants ont été condamnés au total à 440 ans de prison par la Cour d’assise d’Adana.

Au cours de 2009, le nombre des enfants kurdes condamnés notamment dans les provinces kurdes s’élève à 177. Ils ont été jugés dans 42 procès en vertu de la Loi anti-terroriste et condamnés à l’emprisonnement pour un total de 772 ans, 2 mois et 26 jours.

Ces condamnations n’ont rien perdu de leur intensité en 2010.

Le 28 janvier 2010, la Cour d’assise de Diyarbakir a condamné B. S. (15 ans) à 8 ans de prison pour avoir commis des « crimes au nom d’une organisation terroriste ».

Le 12 février 2010, la Cour d’assise de Diyarbakir a condamné C. E. (14 ans) à 5 ans de prison pour être « membre d’une organisation illégale ».

Selon la branche de Mardin de l’IHD, 100 ans de prison ont été requis contre 13 enfants détenus actuellement à la prison de Midyat (Mardin).

A noter que, outre ces arrestations et condamnations inadmissibles, selon les organisations de défense des droits de l’homme de Turquie, 372 enfants kurdes ont été tués par les forces de l’ordre durant ces 20 dernières années en Turquie.

Voilà le traitement réservé aux enfants par un Etat (Turquie) qui a pourtant ratifié la Convention internationale sur les droits de l’enfant (1989).

En tant que Maison populaire de Genève, nous vous appelons à intervenir d’urgence auprès des autorités turques en leur demandant :

· la libération immédiate des enfants emprisonnés ;

· le respect et l’application des engagements de la Turquie en vertu du droit international en matière des Droits de l’homme, en particulier la Convention internationale sur les droits de l’enfant, tout en retirant ses réserves concernant les articles 17, 29 et 30 de cette Convention.

En vous remerciant d’avance de toutes les démarches que vous entreprendrez dans ce sens, nous vous prions de recevoir, Madame et Monsieur nos salutations distinguées.

 

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque :

 

President of Turkey, Mr. Abdullah Gül,

Cumhurbaskanligi

06100 Ankara, Turkey

Fax : +90 312 468 5026

Email : cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

Prime Minister, Mr. Recep Tayyip Erdogan,

Office of the Prime Minister

Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

Fax : + 90 312 417 0476

receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

Deputy Prime Minister and State Minister for Humman

Rights,

Mr. Cemil Çiçek

Fax : 00 90 312 417 42 06

Interior Minister

Mr. Beşir Atalay

Içisleri Bakanligi

06644 Ankara

Turkey

Fax : + 90 312 418 17 95 +90 312 418 7696

besir.atalay@icisleri.gov.tr

Justice Minister

Mr. Sadullah ERGİN

Adalet Bakanligi

06659 Ankara

Turkey

Fax : + 90 312 414 62 26

Foreign Minister and State Minister for Human Rights,

Mr. Ali Babacan

Basbakanlik

06573 Ankara

Turkey

Fax : +90 312 287 88 11

Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü, Permanent Mission of

Turkey to the United Nations in Geneva

Ch. du Petit-Saconnex 28b - CP271

CH-1211, Geneva 19

Switzerland

E-mail : mission.turkey@ties.itu.int

Fax : +41 22 734 08 59

OHCHR - Bureau

Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Madame Navanethem Pillay

Palais Wilson

52 rue des Pâquis

CH-1201 Genève

Suisse

Committee on the Rights of the Child (OHCHR)

Madame Maja Andrijasevic-Boko

 

8-14 Avenue de la Paix

1211 Genève 10

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Maison Populaire de Genève

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19/02/2010

Plus de deux mois de grève chez Tekel. Une lutte exemplaire. L’urgence d’une solidarité

 

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A adresser au Parlement turc (Türkiye Büyük Millet Meclisi – TBMM). Envoyez votre soutien à cette pétition à l’adresse suivante : administration@alencontre.org. Ces soutiens seront communiqués aux représentants en Suisse des travailleurs de Tekel.

Pétition des ouvriers de la compagnie Tekel


  1. Les revendications des ouvriers de Tekel doivent être acceptées ! Les politiques du 4-C / 4-B doivent être annulées.

 

  1. Toutes les lois asservissantes et porteuses de destruction sociale doivent être annulées (la loi 4857 sur le travail, et autres).

 

 

  1. Emploi et sécurité au travail pour tous.

 

  1. Arrêt immédiat des privatisations, interdiction des méthodes de production exigeant la flexibilité des ouvriers.

 

 

  1. Lever les obstacles entravant une organisation syndicale.

 

  1. Droit de grève et d’accès aux accords exprès entre syndicats / patrons.

 

 

  1. La liberté d’expression, de média, de manifestation et d’affiliation pour tous.

 

  1. Un revenu minimum déduit d’impôt permettant à tous de vivre dignement.

 

 

  1. Sécurité sociale obligatoire pour tous (assurance maladie et accident, assurance vieillesse, etc.)

 

  1. La gratuité dans la formation et la santé.

 

 

  1. A travail égal salaire égal.

 

  1. La loi sur les bureaux d’intérim privés doit être annulée.

 

 

Actuellement, des millions d’individus se battent contre la misère et la famine qui sévissent dans le monde. Un fossé ne cesse de se creuser entre la pauvreté et la richesse produite. En Turquie, les lois légiférées par le Parlement turc, Türkiye Büyük Millet Meclisi (TBMM), ne cessent de contribuer à asservir les peuples qui y résident. Ces lois ouvrent la voie à une destruction sociale de grande envergure. C’est pourquoi, dans un contexte social fragilisé, il est nécessaire de revendiquer des conditions de travail humaines. Les revendications présentées ci-dessus sont le reflet de ce que nous entendons être les fondements élémentaires pour un avenir plus sûr pour tous. Par conséquent, en tant que principaux signataires de cette pétition, nous nous rassemblerons à Ankara le 28 février prochain et contraindrons le Parlement turc à répondre de leur devoir envers les ouvriers. Nous voulons réaliser les revendications ouvrières de Tekel et les revendications générales mentionnées ci-dessus.

 

 

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TURQUIE

 

 

 

Depuis le 15 décembre 2009, des milliers de travailleuses et travailleurs du groupe Tekel sont en grève. Ils manifestent en permanence, sous diverses formes, à Ankara.

Le groupe Tekel est la compagnie qui a eu le monopole d’Etat de toutes les entreprises de production d’alcool et de tabac. Dans le cadre de la politique de privatisation du gouvernement de l’AKP (Parti de la justice et du développement, parti islamique) et de son premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le secteur du tabac a été vendu à la deuxième transnationale de la branche, British American Tobacco (BAT), pour 1,72 milliard d’euros. La branche alcool avait déjà été cédée à une entreprise française en 2003.

 

D’autres entreprises sont sur la liste des privatisations, qui se sont accélérées depuis 2002 : les centrales électriques, les usines de sucre, la loterie nationale. Il est prévu par le gouvernement de fermer tous les magasins du groupe Tekel en 2010.

C’est dans ce contexte, entre autres, que prend toute son importance la lutte des travailleuses et travailleurs de Tekel, qui dure depuis plus de deux mois et qui rassemble des salarié·e·s turques, kurdes et autres, à partir de leur intérêt de classe. C’est un mouvement qui entre en écho avec les préoccupations de l’ensemble de la classe ouvrière dans toute la Turquie.

 

Le 14 décembre 2009, des milliers de travailleuses et de travailleurs des entreprises de Tekel partent depuis de très nombreuses villes pour se rendre à Ankara et initier leur longue lutte. Dans les mêmes jours, des pompiers manifestaient contre la perte de leur emploi prévue pour début 2010. De même, des cheminots partaient en lutte pour protester contre le licenciement de leurs collègues pour cause de participation à une grève de divers secteurs le 25 novembre 2009. C’est dans ce climat que la lutte des travailleurs de Tekel doit être replacée. Ces derniers, comme les cheminots et les pompiers, ont dû faire face à des attaques brutales de la police anti-émeute.

 

 

Contre les « mesures 4-C »

 

Les travailleuses et travailleurs de Tekel, qui avaient un statut de fonctionnaire, ont comme première revendication la suppression de ladite « politique du 4-C ». Dans le contexte des privatisations, des milliers d’ouvriers, en plus de ceux de Tekel et de ceux des secteurs qui seront privatisés, sont déjà placés sous le régime des « 4-C » de la loi 657 ou de mesures similaires.

Qu’est-ce que ce « 4-C » ? C’est une mesure qui implique tout d’abord une forte baisse du salaire. Ensuite, une mutation dans des secteurs ayant des conditions de travail fortement péjorées. Le salaire indiqué par l’Etat est un maximum, il peut être réduit par le nouveau patron. Les heures de travail sont complètement déréglementées, selon le bon vouloir des directeurs d’usine, sans paiement des heures supplémentaires. Pouvoir est donné aux patrons de licencier de manière arbitraire et le temps de travail annuel peut varier de 3 à 11 mois, la période non travaillée n’étant pas payée.

 

Cette politique du « 4-C » ne vise pas que les travailleuses et travailleurs qui subissent les conséquences de la privatisation, mais introduit des normes qui permettent la surexploitation par le capital de l’ensemble des salarié·e·s du pays. C’est aussi à partir de ce constat qu’il faut saisir l’importance et l’écho de la lutte des travailleuses et travailleurs de Tekel.

 

 

Echec aux divisions

 

Le 5 décembre 2009, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan traite les ouvriers de Tekel de « fainéants qui veulent gagner de l’argent sans faire aucun travail », parce qu’ils refusent la mesure « 4-C ». Puis Erdogan ajoute : « Si vous n’êtes pas d’accord pour accepter les règles du 4-C, vous êtes libres de créer votre propre entreprise. » Il se revendique aussi d’un accord avec le syndicat Türk-Is, qui est en fait un prolongement du pouvoir gouvernemental.

 

Face à cette provocation, le mouvement d’opposition et la mobilisation s’aiguisèrent et les discussions sur les formes d’une riposte se sont accélérées. Un ouvrier d’Adiyaman (ville du Kurdistan turc) explique ainsi ce qui se passe dans la tête de ses collègues : « Les discussions et la politique du gouvernement ont stimulé les collègues… Ils ont commencé à voir le vrai visage du Parti de la justice et du développement (AKP) à cause des mots d’insulte prononcés par le premier ministre. La première chose que certains firent a été de cesser d’être membres de l’AKP. Dans les discussions qui ont démarré sur le lieu de travail, nous avons décidé de protéger notre travail tous ensemble. » Autrement dit, l’AKP échouait dans sa volonté de diviser les travailleuses et les travailleurs selon les différentes régions et origines.

 

D’ailleurs, la police anti-émeute ne réussit pas à empêcher les ouvriers des villes kurdes, où se trouvent de nombreuses usines de Tekel, d’entrer à Ankara pour la manifestation du 15 décembre. Les travailleurs des régions de l’ouest, de la Méditerranée, de la mer Noire refusèrent cette manœuvre. Et l’on vit des ouvriers de Tokat, une ville à tradition « nationaliste » et liée au pouvoir, prendre la tête de la mobilisation pour que tous puissent entrer ensemble à Ankara et mettre en échec la manœuvre de la police. Un slogan a été repris largement : « La fraternité des peuples, tel est notre combat ».

 

« Mourir dans l’honneur plutôt que de vivre dans la misère »

 

C’est donc le 15 décembre que commence la manifestation de protestation en face du quartier général de l’AKP à Ankara. Le pouvoir espérait que le froid glacial découragerait les travailleurs. Le 17 décembre, la police les attaque. La détermination des travailleurs ne faiblit pas. Ils organisent une manifestation massive face au siège du syndicat Türk-Is, qui est proche des bâtiments du gouvernement.

 

Dès ce moment, une partie significative de la classe ouvrière d’Ankara manifesta son soutien aux grévistes, ainsi que des secteurs d’étudiants. Cette solidarité matérielle (boissons, nourriture, tentes, etc.) a été un élément décisif pour assurer la permanence de la lutte. Cette lutte a vu, à la fois, le développement de procédures démocratiques de discussion parmi l’ensemble des travailleurs du groupe Tekel et un large front unique d’appui des organisations politiques de la gauche réelle. Sit-in, marches de protestation, grèves de la faim, organisation de campements dans des tentes ou des abris de fortune à même la rue traduisent ce qu’un ancien ouvrier de l’usine d’Istanbul formule ainsi : « C’est une lutte pour notre honneur. Nous continuerons à nous battre par tous les moyens » et qu’un autre exprime dans la formule : « Mourir dans l’honneur plutôt que de vivre dans la misère ».

 

Le quotidien français Le Monde, en date du 3 février 2010, doit constater : « Ce conflit social, qui a commencé en décembre 2009, embarrasse au plus haut point le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, dont la politique économique est contestée par les fonctionnaires et les classes populaires. » Voilà une des raisons pour lesquelles le premier ministre accuse les travailleurs d’être « instrumentalisés » et de mener « une campagne idéologique contre le gouvernement ».

 

 

L’échéance du 28 février

 

Le 17 janvier 2010, une importante manifestation a rassemblé près de 100'000 personnes dans les rues d’Ankara. Dès le 15 janvier, une nouvelle vague d’ouvriers de Tekel était arrivée à Ankara pour participer au sit-in. Ils avaient pris des jours de congé maladie ou de vacances pour ce faire.

 

De plus, des liens avaient été établis avec les travailleurs des usines du sucre qui se heurtent aux mesures du « 4-C ». Cela explique, entre autres, l’ampleur de la manifestation du 17 janvier.

 

Elle commença à 10 heures, partant de la gare, pour se rendre à la place Sihhlye. De manière emblématique, sur l’estrade, prirent la parole d’abord un ouvrier de Tekel, puis un pompier, puis un ouvrier du sucre. Le désaccord des manifestants avec le dirigeant de Türk-Is, Mustafa Kumlu, s’exprima bruyamment et des mots d’ordre tels que « Türk-Is ne doit pas abuser de notre patience » furent lancés.

 

Le 19 janvier, des centaines d’ouvriers des Tekel se joignirent à la manifestation des travailleurs du secteur de la santé qui étaient ce jour-là en grève.

 

Les directions syndicales ont cherché à trouver un accord début février, mais cela a échoué. Une nouvelle échéance de mobilisation nationale est fixée au 28 février prochain. Une discussion sur les modalités d’action les plus efficaces, comme il est normal dans un tel conflit, se déroule dans les rangs des travailleuses et des travailleurs.

 

Un des aspects les plus significatifs de l’action du comité de grève est l’importance donnée à l’extension de la lutte et à la solidarité ouvrière. De même, les ouvriers de Tekel font tout pour éviter que des fractions de la classe dominante, opposées au gouvernement de l’AKP, utilisent leur lutte à des fins étroitement partisanes.

 

Un travailleur originaire de la région de la mer Noire, qui appartient à la minorité Laz, explique : « Notre lutte commune est la seule véritable ouverture démocratique en Turquie. » Il dénonce ainsi les déclarations « d’ouverture démocratique » faites par le gouvernement et qui se font toujours attendre.

 

Les médias internationaux ont donné peu d’écho à cette importante lutte, qui chamboule la situation socio-politique en Turquie. Il en découle la nécessité d’élargir le mouvement de solidarité réclamé par les travailleurs de Tekel et que l’on retrouve dans la pétition ci-dessous. Ce d’autant plus qu’un des sièges de BAT [1] se trouve en Suisse (Lausanne) et qu’une initiative de solidarité face à cette présence serait la bienvenue. (Rédaction La brèche)

 

 

[1] BAT contrôle 40 % du marché suisse des cigarettes et est un gros exportateur. Il emploie 600 salariés en Suisse, dont 400 à l’usine de Boncourt (Jura). Dans le bâtiment administratif de Lausanne, BAT emploie 120 salariés. Les marques principales vendues en Suisse et exportées sont Parisienne, Kent, Lucky Strike, Pall Mall, Select, MaryLong, Marocaine, Vogue et Dunhill.

 

 

 

 

Rédaction de La Brèche (février 2010)

 

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15/02/2010

Manif 13 février 2010 , NON au vol de nos retraites

Chères et Chers Camarades, Chers Amis,

 

 

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Merci au nom du Parti socialiste genevois de nous associer à cette prise de paroles.

 

Economiesuisse affirme qu’il y aurait un trou de 600 millions de francs dans notre deuxième pilier. La vérité est qu’un tel trou n’existe pas. Selon l’Office fédéral des assurances sociales, ce chiffre représente en fait la somme qui serait économisée avec la baisse du taux de conversion.

 

Il y a une grande confusion entre le système de répartition tel que l'AVS et le système de capitalisation tel que le 2e pilier. Dans le premier pilier -l'AVS- la démographie joue un rôle majeur dans le financement, parce qu'il s'agit d'un système de répartition, les cotisants actifs payant les rentes des retraités actuels. Ce n'est absolument pas le cas dans le 2e pilier. La LPP est un système de capitalisation, une épargne forcée !


L'actuel taux de conversion, autrement dit le pourcentage du capital dont dépend le montant de la rente annuelle que l'on perçoit à sa retraite, tient déjà parfaitement compte de l'allongement de la durée de vie.
La révision de 2005 a fixé un taux de 6,8% dès 2013 pour les hommes et dès 2014 pour les femmes. Ces chiffres étaient fondés sur les prévisions démographiques. Et voilà que moins de cinq ans après, on voudrait imposer une nouvelle baisse au nom de la démographie.

On entend souvent qu'avec la révision de la LPP, on recevra durant sa retraite moins d'argent, mais plus longtemps. C'est faux et trompeur. La question est la longévité globale et non pas individuelle. Et de qui parle-t-on? De personnes qui vivent très longtemps et qui vont consommer leur capital et profiter de la solidarité du jeune célibataire qui est décédé en laissant son capital dans la caisse de pension. Or, il y a des inégalités très importantes en termes de mortalité en fonction des catégories sociales. Ce ne sont pas les petits salaires qui ont peiné toute leur vie qui vont profiter de ces prestations jusqu'à 95 ans parce qu'ils seront morts avant. Ce sont les catégories les plus fragiles et les plus vulnérables qui seront en réalité les plus touchées.

 

Les femmes seront aussi les plus touchées, déjà fortement exclues et prétéritées par le 2ème pilier. Le 2è pilier est en fait un modèle construit sur la base d'un homme travaillant à plein temps, sans interruption d'activités et avec une augmentation régulière de son salaire. Ce système prétérite déjà gravement les femmes qui travaillent à temps partiel ou celles qui ont des emplois précaires et irréguliers. Toucher au deuxième pilier, c’est aussi toucher aux plus bas revenus, souvent ceux des femmes.

 

NON au braquage des rentes! NON à une nouvelle baisse du taux de conversion ! En 2005, le Parlement a baissé le taux de conversion de 7,2 à 6,8%, entraînant une perte de 5,5%. Le 7 mars, en acceptant 6,4%, les rentiers se verraient amputer de 6% supplémentaires sans compensation ! Nous refusons cette réduction des prestations de 10% !


Qui toucherait le pactole ? Les Assurances et leurs managers ! Rolf Schäuble de la Bâloise est le plus gourmand : en pleine crise financière, il est passé de 1,8 à 6,2 millions de francs.

 

« Nous devons baisser le taux de conversion pour aider les assureurs » s’empressait aussi de dire le conseiller aux Etats libéral-radical Rolf Büttiker pour justifier la réduction des rentes. Précision utile: un des principaux assureurs-vie helvétiques se nomme Swisslife. Et compte, dans les rangs de son conseil d’administration un certain ancien conseiller national libéral-radical Gerold Bührer, par ailleurs président d’Economiesuisse. Un mandat qui rapporte ! Selon la fondation Ethos, les 9 membres du conseil d’administration de Swisslife ont touché – en l’année de crise 2008 – près de 2 millions de francs au total, soit en moyenne plus 200'000 francs par personne. Plutôt sympa comme revenu accessoire !

 

S’il faut baisser les rentes du 2ème pilier parce que les assureurs vie sont en difficulté, comment expliquer qu’en 2007, le bénéfice de ces derniers s’est élevé à 20% de leur chiffre d’affaires, environ 800 millions de francs ? Comment justifier que le salaire total des membres de la direction de la Zurich assurances se soit élevé à 6,3 millions? Et voilà qu’aujourd’hui, alors que les assureurs se sont fourvoyés sur les marchés boursiers, seules les personnes assurées devraient passer à la caisse ?

 

Outre une partie des excédents, les assurances-vie encaissent encore 1,3 milliard de francs de frais administratifs pour la prévoyance professionnelle, soit un dixième des primes. Nous ne permettrons pas que de simples salariés financent les primes des managers à coups de réductions de rentes. Ce sont des réformes qu’il nous faut, et non pas des coupes sombres dans les retraites.

Nous sommes tous concernés: non seulement les salariés les plus jeunes, qui continuent à cotiser des sommes importantes mais toucheront nettement moins que leurs aînés, mais aussi les retraités d’aujourd’hui. En cas de baisse du taux de conversion pour les retraités de demain, le risque est grand que dans une deuxième étape, ce soient les rentiers d’aujourd’hui qui paient la note.

Nous avons la chance de vivre plus vieux. Cette augmentation de l’espérance de vie est déjà amortie: Le Parlement vient d’approuver une première baisse du taux de conversion à 6,8%. L’âge de la retraite pour les femmes a été augmenté de 62 à 64 ans et devrait encore être repoussé à 65 ans. Le taux d’intérêt minimum des caisses de pension a déjà été abaissé à 2%. Les caisses de pension présentent maintenant un taux de couverture de plus de 100% en moyenne.

 

Pour terminer, cette nouvelle baisse du taux de conversion représenterait pour une espérance de vie moyenne une perte de plusieurs dizaines de milliers de francs. Les seuls gagnants de l’histoire seraient les assurances et les actionnaires des assurances-vie. De plus les assurances-vie affirment aujourd’hui qu’elles ne peuvent plus garantir un rendement de 4%, alors qu’elles proposent jusqu’à 15% à leurs actionnaires. La vérité, c’est que depuis 1985, les rendements atteignent en moyenne 6,25%.

 

68 milliards pour les banques et rien pour les rentes des personnes salariées? Trop c’est trop, le 7 mars, nous devons dire un non catégorique au vol de nos rentes !

Merci !

 

Genève, le 13 février 2010 Jean-Charles Rielle, conseiller national

 

 

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12/02/2010

l'amour de l'arbre

Ce matin 8h30 devant l'hôtel de Rhône à Genève

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10:10 Publié dans Nature | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

11/02/2010

42 prisonniers politiques menacés de mort en Turquie !

 


PARLEMENT EUROPEEN,

ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DEFENSEURS DES DROITS DE

L’HOMME ET

AUX MEDIAS DU MONDE !

 


Madame, Monsieur,

Nous sommes alarmés par l’état de santé de 42 prisonniers politiques en Turquie qui se trouvent actuellement entre la vie et la mort.

Selon l’Association des droits de l’homme de Turquie (IHD), l’état de santé de 42 prisonniers politiques dans les prisons turques est très grave. 12 d’entre eux souffrent d’un cancer, 4 ont une paralysie très grave, 3 souffrent de la maladie Wernice Korsakof et 23 autres souffrent de diverses maladies graves.

Etant donné qu’ils ne reçoivent pas de soins adéquats dans les prisons, leur état de santé s’aggrave de jour en jour. Il s’agit de :

1. Taylan Çintay. Emprisonné depuis 12 ans, qui souffre d’un cancer du côlon. Il est détenu à la prison d’Erzurum (type H) ;

2. Nurettin Soysal. Condamné à la perpétuité et emprisonné depuis 16 ans, M. Soysal souffre d’un cancer de la lymphe. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

3. Erol Zavar souffre d’un cancer du côlon. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

4. A. Samet Çelik souffre d’une leucémie. Il est détenu à la prison de Sincan n° 2 (type F) ;

5. HASAN ALKIŞ est cardiaque. Il est détenu à la prison de Kırıkale (type F) ;

6. Gazi Dağ est paralysé. Il est détenu à la prison d’Antalya (type E) ;

7. Halil Güneş souffre d’un cancer des os. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

8. Hediye Açık souffre d’insuffisance rénale. Elle est détenue à la prison de Bakırköy (İstanbul) ;

9. İnayet Mete est cardiaque. Il est détenu à la prison de Diyarbakır (type D) ;

10. İzzet Turan souffre d’ulcères, d’insuffisance rénale, d’hernie discale et d’ostéoporose. Il est détenu à la prison de Diyarbakır (type D) ;

11. Nizamettin Akar souffre d’un cancer des ganglions. Il est détenu à la prison de Muş (type E) ;

12. Remzi Aydın est paralysé. Il est détenu à la prison de Kocaeli n° 1 (type F) ;

13. Yusuf Kaplan (85 ans) est paralysé et cardiaque. Il souffre également de problèmes de vue. Il est détenu à la prison d’Elazığ (type E) ;

14. Kemal Ertürk souffre de multiples maladies. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

15. Latif Bodur souffre d’un cancer des poumons. Il est détenu à la prison de Midyat (type M) ;

16. Veysi Özer souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

17. İsmet Ayaz souffre de la maladie coeliaque. Il est détenu à la prison d’Adıyaman (type E) ;

18. Nesimi Kalkan souffre de la maladie coeliaque. Il est détenu à la prison de Mardinde type E

19. Aslan Karslı souffre de la maladie de Wernice Korsakovet et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Silifke (Mersin) de type M ;

20. Mehmet Ali Çelebi souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Bolu (type F) ;

21. Mesut Deniz souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

22. Hülki Güneş souffre d’un Ankilozan spandilit. Il est détenue à la prison de Muş de type E ;

23. Necmettin Korkaç souffre d’une colite, de problèmes de vue et est paralyse. Il est détenu à la prison de Van de type F ;

24. MEHMET EMİN ÖZKAN (74 ans) est paralysé et cardiaque. Il est détenu à la prison de Mardin ;

25. HAYATİ KAYTAN a perdu ses orteils dans les deux pieds à cause d’une hypothermie. Ses plaies ne se sont toujours pas cicatrisées et saignent régulièrement. Il est détenu à la prison de Kırıkkale de type F ;

26. YAŞAR İNCE souffre d’hépatite B, cardiaque et d’hernie discale. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

27. CENGİZ EKER souffre d’une Cardio-vasculaire. Il est détenu à la prison d’Erzurum (type H) ;

28. KEMAL ÖZELMALI souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison d‘Adana KÜRKÇÜLER ;

29. DENİZ YILDIZ souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison d’Adana Karataş ;

30. GÖRGÜN OKTAR souffre d’emphysème des poumons Il est détenu à la prison de Muş de type E ;

31. LOKMAN AKBABA souffre de maladies dégénératives du rachis. Il est détenu à la prison de Kırıkale de type F ;

32. METİN KARA souffre du cancer de l’intestin et a subi une chirurgie cardiaque. Il est détenu à la prison de Batman ;

33. M. SIDDİK CENGİZ souffre de vasculite liée un écoulementde sang dans l’auriculaire provoquant des crises cardiaques fréquentes. Il est détenu à la prison de Siirt de type E ;

34. SELİM BUĞRAHAN (75 ans) souffre de la vessie, du rein, du cœur, il a difficultés à marcher. Il est détenu à la prison de Bingöl (type M) ;

35. HÜSEYİN BABAR souffre d’une tuberculose et de pneumonie. Il est détenu à la prison de Tekirdağ (type F) ;

36. AHMET AKYOL souffre de la maladie d’Addison. De plus, il est cardiaque et a perdu à ce jour 40 kg. M. AKYOL est détenu actuellement à la prison d‘Adana KÜRKÇÜLER (type F) ;

37. İSA YAĞBASAN souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison de Midyat (type M) ;

38. SEYİTHAN BOZDAĞ a une tumeur au cerveau. Il est détenu à la prison de Nevşehir

39. MEHMET TAPAR souffre d’une tuberculose. Il est détenu à la prison de Maltepe d’Istanbul

40. EMRAH KAÇAR soufre d’un lymphome Il est détenu à la prison de Silivri n° 5 (type F) ;

41. TEMİNO BAYSAL est paralysé. Il est détenu à la prison de Siirt (type E) ;

42. Aynur Epli souffre d’un cancer du côlon. Elle se trouve actuellement à la faculté de médecine de Dicle ;

Ces prisonnier-e-s ont bien souvent contracté des maladies en raison des conditions de détention déplorables et ils-elles ne sont pas soigné-e-s par les autorités turques sous prétexte que leurs soins coûtent cher.

En réalité, les prisonniers politiques sont considérés comme des ennemis et traités comme tels par les autorités turques. Leur isolement, dans tous les sens du terme, et leur non traitement en cas de maladie obéissent à cette politique. Bien que la peine de mort soit abolie officiellement, les autorités turques ont recours à deux méthodes pour se débarrasser de certains de leurs opposants : les exécutions sommaires et l’élimination à petit feu des prisonniers (torture, mauvais traitements, obstacles pour les soins des prisonniers malades, isolement, etc.).

Au vu de ce qui précède, nous vous appelons à adresser des lettres de protestations aux autorités turques pour qu’elles cessent leurs politiques inhumaines à l’égard des prisonniers politiques et fassent le nécessaire pour le traitement des détenus malades.

Nous vous demandons surtout d’intervenir auprès des autorités compétentes de Turquie afin d’obtenir leur libération. En vous remerciant de l’attention vous accorderez à la présente, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Genève le, 11 février 2010

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque :

 

· President of Turkey,

Mr. Abdullah Gül,

Cumhurbaskanligi

06100 Ankara, Turkey

Fax : +90 312 468 5026 ;

Email : cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

 

· Prime Minister,

Mr. Recep Tayyip Erdogan,

Office of the Prime Minister

Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

Fax : + 90 312 417 0476 ;

receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

 

· Deputy Prime Minister and State Minister for Humman Rights,

Mr. Cemil Çiçek

Fax : 00 90 312 417 42 06

· Interior Minister,

Mr. Beşir Atalay

Içisleri Bakanligi,

06644 Ankara, Turkey ;

Fax : + 90 312 418 17 95 / +90 312 418 7696,

besir.atalay@icisleri.gov.tr

 

· Justice Minister,

Mr. Sadullah ERGİN,

Adalet Bakanligi, 06659 Ankara,

Turkey

Fax : + 90 312 414 62 26

 

· Foreign Minister and State Minister for Human Rights,

Mr. Ali Babacan,

Office of the Prime Minister,

Basbakanlik, 06573 Ankara,

Turkey

Fax : +90 312 287 88 11

 

· Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü,

Permanent Mission of

Turkey to the United Nations in Geneva,

Ch. du Petit-Saconnex 28b -

CP 271, CH-1211, Geneva 19,

Switzerland,

E-mail : mission.turkey@ties.itu.int,

Fax : +41 22 734 08 59


 

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10/02/2010

petition120 jours

 

 

 

signez et faites signez jusqu’au 16-03-2010

 

 

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1492

 

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120 jours d’indemnités journalières en plus

un droit, pas un luxe pour les chômeurs !

 

Avec une action de protestation devant l’Office cantonal de l’emploi, à laquelle ont participé une 50aine de chômeurs et syndicalistes, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) dénonce le refus du Conseil d’Etat de demander à la Confédération l’allongement de 120 jours de la durée d’indemnisation pour les chômeurs de longue durée. Une pétition est lancée.

 

lutter contre le chômage et pas contre les chômeurs

pour la prolongation de 120 jours

du droit aux indemnités fédérales de chômage

 

 

 

Considérant :

  • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage a passé en Suisse de 3 à 4,4% situant le nombre de chômeurs-euses à 172.740 et de demandeurs-euses d’emploi à 234,359 ;
  • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage officiel à Genève a augmenté de 5,9 à 7,2%, situant le nombre de chômeurs-euses à 15.930 et de demandeurs-euses d’emploi à 22.067 ;
  • que les Cantons de Vaud, du Jura et de Neuchâtel, également atteints par un fort taux de chômage ont déjà obtenu la prolongation de 120 jours, ce qui améliore le sort des chômeurs-euses de leur canton ;
  • qu’en période de crise il devient très difficile de retrouver un emploi dans de nombreux secteurs et qu’il est primordial, pour les personnes sans emploi, de rester dans le circuit du chômage et d’être soutenus dans les démarches de recherche et également de ne pas subir une dégradation supplémentaire de leur situation sociale et économique en émargeant à l’aide sociale ;

les soussignés-es, salariés-es ou chômeurs-euses ou demandeurs-euses d’emploi demandent instamment aux autorités politiques du canton de Genève :

  • d’utiliser une des maigres possibilités qu’est la prolongation de 120 jours, offertes par la loi fédérale sur le chômage, pour aider les chômeuses-rs- des cantons touchés durablement par un fort taux de chômage ;
  • de demander au Conseil fédéral d’actionner les art 27 LACI et 41 OACI qui permettent, avec une participation aux coûts à raison de 20% du canton, de prolonger de 120 jours le nombre d’indemnités fédérales, pour tous les chômeurs-euses du canton, quel que soit leur âge.s’inscrire en spécifiant dans les champs appropriés le nom du collectif qu’elles souhaitent représenter à cette occasion.
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09/02/2010

Murad AKINCILAR, numéro de sa cellule A12

20.1.2010

 

Mes cher-ères ami-es,

 

Quoique de façon lacunaire, je reçois de vos nouvelles. Je suis curieux de savoir ce que vous devenez et je dois avouer que vous me manquez ; contrairement à ce que je croyais l’être, je ne suis apparemment pas un pain de four dur (un vrai dur).

 

De mon point de vue, je n’étais pas un étranger parmi vous. Nous nous sommes tous ensemble bien tenus droit pour une égalité sans mesure, sans frontière, une vie juste et une justice sociale qui ne restent pas sur le papier. Ce qui nous rassemblait n’était pas une rencontre folklorique, un refuge ou l’immigration. Il s’agissait bien plutôt d’un récit universel, c’est tout.

 

A la façon des notes prises dans un journal intime, je vais essayer de vous résumer les derniers événements.

 

La dernière semaine du mois de juin, un Congrès s’est tenu dans le but de créer un parti unitaire.* Parmi les participants figuraient les groupes écologistes et féministes, onze partis politiques et groupes de gauche, la gauche musulmane, le « mouvement de conscience » qui s’approprie l’héritage de Hrant Dink** dont nous commémorons la troisième année de son assassinat et les militants kurdes engagés dans les structures légales démocratiques. Lors du Congrès, 224 délégués dont 7 députés ont débattu pendant deux jours. Lorsque j’ai lu la déclaration finale, nous l’avons approuvée avec des applaudissements remplis d’espoir.

Nous disions la crise sociale s’approfondit et dans le cas où les précaires n’arrivent pas à rendre la facture de cette crise à leurs vrais responsables, ils vont se diviser entre eux et se prendre réciproquement comme cible. Il faut réconcilier les masses précarisées qui se frictionnent entre le nationalisme et les divergences ethniques ; s’il n’y a pas la paix dans les bidonvilles, le racisme augmentera.

 

Au début du mois de juillet 2009, un camp syndical intitulé la « Rencontre internationale de Jeunes Représentants des Travailleurs » a eu lieu au bord de la Méditerranée, dans la première cité élue « slow city », rencontre à laquelle ont participé des travailleur-euses et syndicalistes d’Argentine, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Colombie, du Chili etc. Le soir, les participants au camp chantaient autour du feu. Quant à moi, j’ai pendant deux jours animé l’atelier « la pédagogie syndicale ». Les jeunes syndicalistes souhaitaient avoir un syndicat auquel ils peuvent se rendre en dehors du fonctionnement routinier, un lieu où ils peuvent se sentir chez eux. Depuis l’arrivée au pouvoir, en 2002, du gouvernement actuel, 203 milles travailleurs se sont désyndicalisés. En automne, la deuxième vague sous-jacente de la crise arrive, après l’été romantique, l’automne chaud, les syndicats doivent se préparer à l’hiver difficile. Le nombre de chômeurs a dépassé les 6 millions.

 

Le soir, nous nous éloignons du camp à deux, dans une soirée splendide du mois de juillet, nous regardons devant les remparts d’Agora, dans la ville antique d’Assos, près de la Troie, la méditérannée et les phosphorescences de la mer.

 

Les jeunes académiciens et les intellectuels progressistes ont organisé au début du mois de septembre un Congrès scientifique alternatif à Smyrne. Le sujet était les sciences sociales et la vie sociale après le coup d’Etat. J’ai lors de ce congrès fait une présentation (dans le cas où il y aurait une confrontation avec le passé, les années qui suivirent le coup d’Etat) sur la période allant de 1991 à 1997, période marquée par la guerre de basse intensité, le mouvement ouvrier, les exécutions sommaires et disparitions de plus de 17 milles personnes.*** Il n’y a eu aucune poursuite au sujet des massacres commis, des grèves réprimées et des syndicalistes tués. Pourrions-nous parler d’une réhabilitation lorsque les victimes sont réduites au silence ou d’une démocratie sans la gauche ?

 

Durant l’été, un groupe composé majoritairement de syndicalistes, nous avons publié une revue, laquelle contenait un dossier au sujet de « la crise et les travailleurs ».****

Le parti unitaire, le Mouvement Unitaire pour la Démocratie, a rendu public une déclaration exigeant une paix équitable et juste.

 

Nous avons, un groupe de 60 économistes, publié un dictionnaire des concepts économiques et sociaux, ce dictionnaire est actuellement utilisé dans les formations syndicales.*****

 

Pour le journal humoristique, Sarlo, j’ai écrit mon article humoristique. « Nous avons beaucoup rigolé cet été, voyons quand nous pleurerons » me disait une travailleuse du Tekel (régie du tabac).******

 

Fin septembre, la réunion prépérative du Forum Social Européen et le Forum Social de Mésopotamie ont eu lieu. De 32 pays, une délégation de 2050 personnes ont participé à cettre rencontre. Un panel syndical a eu lieu avec les présidents de certaines Confédérations syndicales et les représentants des sections locales. Le sujet qui nous occupait était la préparation à la crise, les problèmes organisationnels (au Moyen-Orient).*******

 

Le Forum Social se moyen-orientalise ; les réunions commencent tard et toute la soirée nous buvons du thé et discutons souvent de l’anti-impérialisme. Nous avons également discuté de la défense de la représentante d’Unia, licenciée par Manor. La délégation palestinienne est la prunelle de nos yeux.

 

 

Entre temps, nous nous préparons pour la rencontre du FMI, nous essayons d’organiser un Congrès Economique Socialiste.

 

 

Une belle matinée du mois de septembre, je suis arrêté. Mon arrestation n’a bien évidemment aucun rapport avec ce que je vous ai expliqué ci-dessus ! Je suis arrêté car je suis un « terroriste ». Les 22 syndicalistes dont la majorité sont des femmes se sont fait arrêtés au motif qu’ils seraient membre d’une organisation terroriste. Les travailleurs et dirigeants syndicaux des secteurs tels que le textile et  la construction navale sont également membres d’une organisation terroriste. Leur arrestation n’a aucun rapport avec leur identitié politique ni avec leurs activités syndicales ! Qu’il n’y ait pas de malentendu...

 

Dominique Strauss Kahn apprend ce qu’est l’hospitalité anti-impérialiste. Nous, nous sommes dans la partie de la prison réservée à l’isolemement cellulaire. Nous sommes sortis des cellules d’interrogatoire où ils nous ont gardé quatre jours. Mes yeux se ferment. Un groupe anti-FMI se fait arrêter.********

 

Le dernier jour du Ramadan, nous avons organisé avec les députés, les intellectuels de gauche et les musulmans un repas. Nous y disions, nous refusons de nous positionner entre les nationalistes-militaristes et les néo-libéraux théocratiques. Le Projet Atla-tist du Grand Moyen-Orient retire son soutien de la bureaucratie militariste et du modèle de l’Etat-nation. La bourgeoisie de l’« islam modéré » crée l’Etat policier de la mondialisation. En 1999, Seattle était la confirmation de la faillite de l’accumulation du capital néo-libéral qui va de pair avec le néo-conservatisme et le militarisme de la sécurité nationale. La vague libertaire à la fin des années 1989 avait donné l’impulsion aux idéaux du bien public et de l’égalité. Or les acquis sociaux sont bafoués. Dans les pays comme la Turquie, le Liban et l’Egypte, l’armée s’affablit et les politiques de collectivisation des coûts (dans les contextes de crise) sont mis en avant par des cadres islamistes modérés et néo-libéraux.

 

Si nous regardons l’Argentine de 2001, la guerre de l’eau et du gaz entre 2003 et 2005 en Bolivie, la destruction en 2006 du Liban et les deux tentatives de coups d’Etat au Vénézuéla, nous constaterons que les politiques putschistes afin d’amener au pouvoir les régimes néolibéraux répressifs n’ont pas de viabilité. Car nous voyons comme dans les exemples de Seattle, Gênes, Evian et Honduras que les résistances sont pacifiées par le capital qui produit des méthodes du consentement, de l’adhésion sur la base des appareils complexes/manipulatifs et avec l’intervention de multiples acteurs. Les régimes néolibéraux, de tendance raciste dont les pratiques de l’Etat policier sont sophistiquées, se renforcent tant dans les pays du centre que dans les pays de la périphérie. Les néo-con réformés prévoient au Moyen-Orient de fermer les points de conflit en Irak, en Palestine et au Liban ; de créer un nouvel équilibre en Afganistan et d’ouvrir un nouveau front au Yémen et dans la Golf persique. USA ne souhaitent pas une vraie paix en Turquie, ils veulent plutôt la pacification afin que la Turquie joue un rôle plus important en Irak et en Afganistan. Dès le mois de décembre, Obama souhaite que la Turquie s’implique plus en Afganistan.

 

 

Les thèses libérales ne peuvent plus influencer la gauche. L’époque de la gauche institutionnelle et tradionnelle est close. Le début du XXIème siècle est au seuil de donner lieu à une synthèse qui ressemble à celle des années 1871 à 1913, c’est-à-dire les critères de divergences historiques perdent de leur rigueur entre les Verts, Anarchistes, Socialistes, Anti-impérialistes, Altermondialistes et Communistes. Les nouvelles alliances de gauche, les fronts de gauche, peut-être pour donner lieu par la suite à de nouvelles divisions, gagnent d’importance et de sens, cela sur la base des nouveaux dénominateurs communs telle que la critique radicale de l’Etat suite à l’effondrement de l’Etat providence et un nouveau programme altermondialiste, basé sur la paix entre les peuples et les mouvements ouvriers.

 

Les 22 syndicalistes arrêtés en juin sont libérés à la fin du mois de novembre alors qu’au mois de décembre 10 dirigeants du syndicat des transports sont arrêtés. D’un autre côté, les responsables de l’assassinat de 453 syndicalistes ou de militants syndicaux depuis 1993 ou les responsables de l’assassinat des syndicalistes entre 1980 et 1993 n’ont pas été traduits devant la justice.

 

La nouvelle année a débuté avec la grève des travailleurs de la construction navale, des hôpitaux, du secteur des biens mobiliers, de la fabrique de biscuits, des industries de carbon, du cuir, de l’automobile, E-Kart, du textile, de la construction (TOKI), les travailleurs de Sabah et ATV. Quant à la grève de Sinter, elle a rempli sa première année le 15 décembre (Philippe est au courant). Le 25 novembre, une grève générale a eu lieu, grève à laquelle plus de deux millions de travailleurs ont participé. Les licenciements interviennent dans les chemins de fer. Le 16 décembre, 12 milles travailleurs de Tekel (régie du tabac)  ont lancé leur résistance à Ankara. Le 20 janvier 2010, la résistance continue, ils ont entamé depuis deux jours une grève de la faim contre le régime des privatisations. Le 8 janvier, 40 travailleurs de Tekel sont mis en garde à vue. D’après les journaux, les 6 derniers mois, plus de 40

 

 

tentatives de lynchage ont été entregistrés, pourtant aucune arrestation. Les mères des disparus (les Mères de Samedi) sont dans leur 252ème manifestation hebdomadaire.

 

 

Je suis dans la prison, je reçois des cartes de soutien étant donné que je me trouve parmi les 37 écrivains détenus. Quant aux syndicats, ils auraient organisé des conférences de presse. 898 travailleurs pompiers employés par les sous-traitants sont entrés en grève. Le 10 décembre, à Bursa, 10 mineurs sont décédés dans l’explosion de la mine : 7 négligences sont entregistrées or aucune poursuite judiciaire n’est à l’ordre du jour contre le patron.

 

Le parti représentant la politique légale démocratique kurde, qui a 21 députés élus, est interdit. Par la suite, 37 syndics et travailleurs de municipalités kurdes sont arrêtés.

 

Depuis ma cellule, je regarde l’extérieur, le mur de la prison…Les pierres de ce mur viennent du via Appia où les spartakistes et d’autres furent crucifiés. Devant ce mur-là, le mur des fédérés, en 1871, les Communards furent fusillés. Devant ce mur-là, à Varsovie, les résistants furent attachés et exécutés. Une partie de ce mur-là est entre le Mexico et Texas. Une autre partie passe par Melilla. Ce mur-là, il a le même béton que celui du mur des territoires occupés en Palestine. Ce mur est celui de la cellule de Louise Michel, de Rosa, le mur en bas duquel est tombé Durutti, le mur de la cellule humide dans laquelle Gramsci a écrit ses livres. Quant à moi, j’envoie de l’autre côté de ce mur mes salutations à travers les barres de ma cellule, mes salutations aux hommes et femmes dont je ne connais pas le nom. Je dédie la chanson asfur********* à Marwan Barghouti, à Ahmad Saadat. J’envoie nos chansons avec les oiseaux qui s’arrêtent sur les barres en fer aux syndicalistes détenus en Iran, au Magrèbe et en Amérique latine.

 

 

Pour tout-e-s les travailleur-euses en grève, je vous dis : vous êtes mes frères et sœurs.  Je souhaite faire entendre  cette voix des bidonvilles de Bogota à Caire, des quartiers populaires en Europe aux ruelles étroites de Gazza, à ceux et celles qui me connaissent ou ne me connaissent pas, leurs murs ne sont qu’une poussée de sable pour nous.**********

 

 

Murad numéro de sa cellule  A12



NdA : En français dans le texte

14:26 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

05/02/2010

NON au vol de nos retraites

 

NON

au vol de nos retraites


et des rentes d’invalides et survivants LPP

 

 

Votation du 7 mars 2010


 

 

 

Ne travaillons pas pour enrichir les assureurs privés !


 

VOTONS NON AU VOL DE NOS RETRAITES LE 7 MARS 2010


 

La Constitution fédérale garantit la protection de nos revenus

de retraité-e-s, pas les profits des assureurs privés !


 

VOTONS NON AU VOL DE NOS RETRAITES LE 7 MARS 2010


 

Ces derniers et leurs amis politiques nous disent qu’ils manquent

600 millions par an à nos caisses de pensions. MAIS,sans compter les frais de gestions du capital, les frais administratifsdes assureurs privés s’élèvent à plus de640 millions par année, soit environ 400 francs par anet par assuré!

 

 

Or une grande partie de ceux-là sont inutiles (publicité et commissions versées aux intermédiaires). Ainsi, les frais administratifs des institutions de prévoyance sans but lucratif ou des caisses autonomes, ou professionnelles gérées partiairement, sont de l’ordre de 60 à 120 francs par an et par

assuré...

 

VOTONS NON AU VOL DE NOS RETRAITES LE 7 MARS 2010


La plupart des femmes savent qu'elles ne toucheront que de petites rentes du deuxième pilier, celui-ci reste le privilège d'hommes gagnant généralement bien leur vie. Ainsi plus de 50% des femmes âgées ont pour unique revenu l'AVS, alors que cette proportion s'élève à 15,3% chez les hommes. La baisse des rentes accentue encore plus les inégalités entre les hommes et les femmes...

 

Journée nationale samedi 13 février

Carrefour de Rive 15h

 

Comité unitaire référendum LPP :

Communauté genevoise d’action syndicale CGAS, SEV, SIT, SSP/VPOD, SYNA, Syndicom, UNIA,Les Verts, Parti socialiste genevois, Mouvement pour le socialisme, solidaritéS, Association de défense et de détente de tous les retraités et futurs retraités AVIVO, Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, DAL (Défense des Aîné-e-s, des Locataires, de l'Emploi et du Social)

 

www.vol-des-rentes.ch

 

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Maison populaire de Genève

www.assmp.org















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04/02/2010

Reconstruction de l'école Genevoise en Haïti

La Maison Populaire de Genève vous appelle !

 

Hier, nous avons mobilisé pour Armenia, Turquie, d’Iran, Tusinami. Pakistan, aujourd'hui encore nous mobilisions  pour soutien avec peuple

d’Haïti !

 

Vous pouvez contacter la fondatrice de l'école genevoise en Haïti et Présidente de l'opération

Mme Danielle Oppliger au 079 417 88 86

Pour cette opération faites vos dons au :

CCP-12-79335-7

 

Liste du Comité d’action pour la reconstruction de l’Ecole genevoise en Haïti

 

Abt Emile dit "Milou", Barhassat Luc , Castella André ,Cristin Jean-Claude, Duchosal Jean-François,Dunant Dominique, Kleiner Michäel, Schwarz Charly, Oppliger Danielle, Putallaz Sue, Rielle Jean-Charles, Oppliger Hannelore et Fils-Aimé Danitza

http://www.lerespect.org/Ecoles/Ecole_Genevoise_en_Haiti/...

 

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http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2010/02/26/corte...



 

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Au nom du Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ ,Hüseyin KAYA, Ali GARIP, H.Mehmet KIZILBAKIR , Sevinc SÖNMEZ  et Dogan KARAKUS

 

 

 

 

 

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