31/05/2010

Rassemblement à La place des Nations -- Genève le lundi 31 mai 2010 à 18h30



*Au moins dix morts dans l'abordage de la flottille en route vers Gaza*


Au moins dix passagers de la flottille internationale d'activistes pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d'affrontements avec un commando israélien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment. Des membres d'un commando descendus d'un hélicoptère ont attaqués les militants à bord d'un navire. On dénombrerait une dizaine de morts et plusieurs blessés.


La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.


Ann W., actuellement en mer sur l'un des bateaux qui se rendent à Gaza a écrit "Briser le blocus ou bien être attaqués en mer et déportés dans des camps de détention ? Cela dépend aussi de vous..*Réfléchissez aux manières dont vous pouvez nous venir en aide !* ".


Pour protester contre cet acte de barbarie, venez

 

toutes et tous ce soir :

* Rassemblement à La place des Nations --

 

Genève le lundi 31 mai 2010 à 18h30*

 

 

Org. Droit pour Tous

Soutien : Collectif Urgence Palestine (Association Suisse Palestine, CETIM, Droit pour Tous, CUP Nyon-La Côte, Femmes en Noir, GSsA, Association Meyrin Palestine, Parrainage d'enfants de Palestine, Secours Social Palestinien, UNIA, SolidaritéS, SSP, SIT, DAR,Maison Populaire de Genève

 

Maison Populaire de Genève

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30/05/2010

Aux entrepreneurs de la nouvelle Constitution genevoise

Aux entrepreneurs de la nouvelle Constitution genevoise

 

pas de pouvoir sans éthique

 

 

Tous les êtres vivants, dans les sociétés humaines ou dans la nature ont droit à la vie. Depuis plusieurs décennies les droits des individus sont garantis par des traités internationaux ratifiés par une majorité des gouvernements de la planète Terre. Y compris, sur le papier, dans des régimes anti-démocratiques et totalitaires. Toutefois, personne n'a applaudi le monde imaginé par les dictateurs ou les régimes antidémocratiques, le monde les a plutôt maudits.

Un pays démocratique qui respecte les droits et libertés de ses citoyens met à leur service des moyens pour évaluer en tout temps l'état réel du respect des droits humains et de la nature. Ce n'est pas nouveau : toutes les civilisations ont placé au centre de leur code juridique la protection des droits humains.

Aucun système, y compris du temps de l'esclavage, des sociétés féodales ou du totalitarisme, n'a nié les droits de ses citoyens. Cette continuité est au cœur de nos sociétés et de nos actuelles références juridiques.

La Suisse porte l'image, aux yeux du monde, d'un pays exemplaire en matière démocratique, du fait qu'elle est considérée comme l'un des berceaux des libertés démocratiques et du respect des droits de l’homme. Ce n'est pas seulement une image, une forme de maquillage de la réalité,

c'est bien vrai !

Actuellement une nouvelle Constitution est en phase d'élaboration à Genève... mais les nouvelles sont mauvaises.

Pourquoi ?

L'ensemble de l'Assemblée constituante (à majorité de droite 25 mai 2010) a voté en bloc contre la primauté des droits humains sur d'autres considérations.

Pour gagner des voix et sans aucun respect de l'éthique les partis de droite continuent à salir la bonne image qu'avaient la Suisse et ses habitants. Exemple: la récente et désastreuse votation sur les minarets.

En s'attaquant au noyau de l'éthique garanti par les droits fondamentaux : la liberté d'expression, la liberté religieuse, le droit à la formation, droit à la santé, au logement, à la circulation des personnes, l'interdiction des mauvais traitements, des discriminations, du racisme, etc. la droite et l'extrême droite helvétique jouent avec le feu !

Imaginons des gens qui joueraient à lancer une initiative pour fermer les églises chrétiennes. Comment réagirait la population suisse, même non pratiquante ?

« Je suis fort, je représente la majorité, c'est moi qui décide », c'est ce qu'on entend chez certains ténors de la droite genevoise... Cela signifie-t-il que les jugements tranchés, l'absence d'écoute seraient la nouvelle morale en politique.

Être fort, détenir le pouvoir ne veut pas dire être sans scrupule. Il n'y a pas de pouvoir sans éthique.

N'oublions pas que les élus n'ont pas toujours raison et ne sont pas toujours représentatifs de la démocratie. Hitler et Mussolini ont été élus à la majorité sans toutefois être des démocrates.

Ils ont tous deux entraîner le monde dans un bain de sang et de misères.

Les politiciens populistes, ont divisé la population en catégories et en gonflant des faits-divers à la dimension de catastrophes nationales.

Les électrices et les électeurs espèrent des élus qu'ils élaboreront une Constitution pour que la vie des habitants du canton et de la nature environnante soit respectée, une Constitution dont elles et ils pourraient êtres fiers pendant des siècles !!!

 

Genève le 27 mai 2010

 

Maison Populaire de Genève

 

Demir SÖNMEZ

 

www.assmp.org

 

 

 

 

 

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jeudi 3 juin dès 16h30 devant l’entrée du Grand Conseil

 

 





















EGALITE ET DROITS SOCIAUX DANS LA CONSTITUTION

Nous ne voulons pas d’une constitution machiste, conservatrice et rétrograde
APPEL A UN RASSEMBLEMENT
ROUGE DE COLERE ET BRUYANT-E-S
Venez avec vos instruments pour faire du bruit


La séance plénière du 26 mai 2010 de la Constituante Genevoise marque un tournant alarmant et regressif très important pour les droits sociaux.

Une majorité de constituants et de constituantes a balayé plusieurs droits sociaux du projet de Constitution : l’égalité entre femmes et hommes, le refus des discriminations, le minimum vital, le droit au logement, l’obligation de suivre une scolarité, les allocations familiales, les libertés syndicales. Si ce projet de Constitution est adopté, ces droits fondamentaux ne seront plus garantis.

A l’heure où les banques sont renflouées avec l’argent des contribuables, que les cadeaux aux riches sont de plus en plus grands, alors que la crise touche principalement les salariéEs et les petits revenus, cette nouvelle provocation de la droite ne peut être acceptée. Elle nous impose sa volonté et voudrait supprimer des droits sociaux obtenus de longue lutte.

Face à ces attaques de la droite néolibérale et la droite populiste, nous devons réagir et montrer notre mécontentement et désapprobation. Nous devons créer un rapport de forces et constituer une mobilisation sociale forte.


Jeudi 3 juin dès 16h30

Devant l’entrée du Grand Conseil

Rue de l’Hôtel-de-Ville 2

Coordination Genevoise de la MMF

Des féministes en colère

 

 

 

 


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28/05/2010

La manifestation du personnel de l’aide à domicile de la FSASD

jeudi 27 mai 2010 manifestation

Nous faisons appel à votre solidarité pour vous joindre à la manifestation du personnel de

l’aide à domicile de la FSASD,

POUR DES POSTES SUPPLEMENTAIRES

POUR RETROUVER SENS ET RESPECT AU TRAVAIL

organisée pour donner suite à notre pétition de l’hiver 2009 visant à obtenir des postes supplémentaires à la FSASD, pour faire face à la pénurie de personnel,en finir avec la course folle à la facturation

Résolution du personnel de la FSASD

réuni en Assemblée Générale le 28 avril 2010, le

personnel de la FSASD

Constatant une nouvelle fois que :

La charge de travail de toutes les catégories du personnel et la pression à la facturation continuent à s’accroître, engendrant des souffrances et portant atteinte à la santé d’un grand nombre de collaborateur-trice-s,

Cette surcharge est notamment due à la réduction des durées d’hospitalisations, au retardement des entrées en EMS, à l’alourdissement des procédures administratives, à la pression des assurances, à l’accroissement d’une clientèle nécessitant une prise en charge plus complexe,

Cette situation, due en bonne partie à la politique sanitaire cantonale, est permanente et le pool n’est plus en mesure de remplir sa mission de remplacement,

Dans les conditions actuelles, le personnel n’est plus à même de garantir la qualité des prestations ainsi que sa propre sécurité ; et dans certaines équipes il y a d’ores et déjà des refus et des annulations de prise en charge de clients, qui sont réorientés vers le privé

Constatant en plus qu’ :

Une note interne du 31 mars 2010, concernant le budget 2010, transmis par la direction Générale, ne fait qu’aggraver drastiquement la situation décrite ci-dessus par des mesures de :

Non remplacement des départs naturels et des absences longues durées de certaines fonctions

Suppression de 44 postes due à l’insuffisance de budget alloué par l’Etat,

Demande à nouveau :

120 postes supplémentaires de terrain

Demande de surcroît :

L’arrêt immédiat de la mesure de suppression des 44 postes

L’arrêt immédiat de toute attribution de nouvelles missions, comme les UATR, en l’absence de dotation budgétaire spécifique, indépendamment de notre revendication

Un entretien en toute urgence avec :

La direction générale de la FSASD

Les autorités politiques, en la personne du Président du DARES, M. Unger

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26/05/2010

Un soldat turc lance une grenade sur des enfants

 

Un soldat turc lance une grenade sur des enfants

 

Un enfant kurd est mort et cinq autres ont été blessés

 

 

 

 

Un enfant de 13 ans, Oğuzcan Akyürek, est mort et cinq (Nurullah Erçiçek (10), Yunus Yaman (12), Seyfullah Erçiçek (12), Doğukan Meşe (13) et Rıdvan Coşan (12) ) autres ont été blessés dans l'explosion d'une bombe pendant qu’ils jouaient à l'extérieur d'une caserne de l'armée turque, a rapporté mardi un responsable local.

 

 

Murat Durmaz, Maire de la ville d'Özalp, située dans l'Est du pays à la frontière avec l'Iran, a précisé que les cinq blessés ont été hospitalisés dont trois dans un état critique. L'explosion a eu lieu à l'extérieur du périmètre des casernes de l'armée turque, a-t-il précisé.

 

D’après les témoins, un soldat a pris la fuite peu après l’explosion.

 

"Selon Monsieur Durmaz, un soldat aurait jeté la bombe parmi les enfants en train de jouer. Un témoin oculaire âgé de 29 ans a assisté à la scène et il est actuellement entendu par le procureur chargé de l’instruction. D’après ce témoin, un soldat a jeté la bombe parmi les enfants avant de prendre la fuite. Le témoin se trouve actuellement au Ministère public pour être entendu sur le déroulement des faits.

 

L’explosion a eu lieu à une distance d’un mètre des chaînes démarquant la zone militaire. Trois heures après l’explosion, les soldats sont venus sur place, indifférents, ils sont repartis dans la caserne.


Monsieur Durmaz a également précisé que la caserne est située au milieu du quartier de Cumhuriyet. Placée au milieu du quartier, elle ne vise pas la protection de la population, au contraire elle met les civils en péril.

 

L’explosion s’est produite à un mètre de la zone séparant la caserne du reste du quartier. Dans la caserne, il y a également une zone de tir. Pourquoi prévoir une zone de tir au sein d’un quartier ? Les murs des maisons aux alentours de la caserne sont troués de projectiles a-t-il précisé Durmaz.

 

Yunus Yaman, blessé lors de l’explosion, a décrit ainsi les faits à ses parents : « Nous étions assis avec des amis, soudain j’ai vu un soldat arriver depuis l’entrée principale et je l’ai entendu dire : « nous avons jeté la bonne chose ».

 

A noter que, outre ces arrestations et condamnations inadmissibles, selon les organisations de défense des droits de l’homme en Turquie, 345 enfants kurdes ont été tués par les forces de l’ordre durant ces 20 dernières années.

 

 

 

 

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« Des enfants meurent à cause des gangsters de la Bourse » Jean Ziegler

 

« Des enfants meurent à cause des gangsters de la Bourse » Jean Ziegler

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Dans ses livres qui ont marqué l’opinion, Jean Ziegler n’a cessé de dénoncer le caractère absurde et criminel des politiques du capitalisme envers les peuples du tiers monde. Il a été le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme aux Nations unies de 2000 à 2008. Michel Collon l’a interrogé à Genève sur la crise, la Bourse, la faim, Obama, Israël…


La crise t’a surpris ?

Dans sa violence, oui. Je ne pensais pas que les truands de la finance allaient ruiner l’économie mondiale à une telle vitesse : 1.800 milliards de valeurs patrimoniales ont été détruites. Pour les pays du tiers-monde, c’est une catastrophe totale. Mais aussi pour les pays industrialisés.

Ce sont encore les pauvres qui paient ?

Oui. Le 22 octobre 2008, les quinze pays de l’euro se sont réunis à Paris. Sur le perron de l’Elysée, Merkel et Sarkozy ont dit : « Nous avons libéré 1.500 milliards d’euro pour le crédit et pour augmenter le plafond d’autofinancement de 3 à 5% ». La même année, les mêmes pays européens ont réduit leurs subventions pour le programme alimentaire mondial (qui ne vit que de ces subventions) de 40 %. De six milliards de dollars à moins de quatre milliards. Ce qui fait qu’au Bangladesh, on a supprimé les repas scolaires. Un million d’enfants sont gravement et en permanence sous-alimentés. Ces enfants meurent donc à cause des gangsters de la Bourse. Il y a là des morts véridiques. Les spéculateurs, aujourd’hui, devraient être jugés au tribunal de Nuremberg.

Quelle leçon les puissants ont-ils tiré de la crise ?

Aucune. Prenons l’exemple de la Suisse. Le contribuable suisse y a payé 61 milliards de dollars pour le sauvetage de la plus grande banque : UBS. L’an dernier, en 2009, les dirigeants d’UBS, toujours proche de la faillite, se sont distribués entre eux des bonus pour quatre milliards de francs suisses ! Le pillage est total et l’impuissance des gouvernements qui se comportent comme des mercenaires est totale aussi. En tous les cas, en Suisse, en France, en Allemagne où j’ai quelques renseignements. C’est un scandale permanent. Le masque néolibéral est tombé évidemment, avec sa prétendue légitimité. Mais le cynisme et l’arrogance des banquiers triomphent totalement.

Tu as été, de 2000 à 2008, le rapporteur des Nations-Unies sur le problème de la faim dans le monde. Quel bilan tires-tu ? As-tu servi à quelque chose ?

Non, si tu regardes les chiffres, ils sont catastrophiques. Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim. 47.000 personnes meurent de faim tous les jours. Un milliards de personnes (c’est-à-dire un homme sur six) sont gravement et en permanence sous-alimentés. Alors que l’agriculture mondiale dans l’état actuel de son développement pourrait nourrir sans problème douze milliards d’êtres humains avec 2.700 calories par individu par jour ! Donc, au début de ce siècle, il n’y a plus aucune fatalité. Un enfant qui meurt de faim, au moment où nous parlons, est assassiné. C’est catastrophique.

L’ordre mondial du capital financier globalisé est meurtrier - épidémie, décès par la pollution de l’eau , etc… - et en même temps absurde : il tue sans nécessité. C’est l’ordre des oligarchies et du capital financier mondialisé. Sur le plan de la lutte contre la faim, l’échec est total.

Et du côté du public, sens-tu une évolution ?

Oui. La conscience a augmenté. Plus personne aujourd’hui, ne considère ce massacre quotidien comme un fait de la nature. On va en Europe, je crois, et en tout cas dans les pays de la périphérie vers une insurrection des consciences. Il faut une rupture radicale avec ce monde cannibale.

Alors que le problème de la faim n’est pas résolu, on dépense de plus en plus pour faire la guerre.

En 2005, pour la première fois, les dépenses mondiales d’armement (pas les budgets militaires, juste les dépenses d’armement) ont dépassé mille milliards de dollar par an. Nous vivons dans un monde d’une absurdité totale.

Obama avait pourtant fait de belles promesses…

Il est vrai qu’Obama suit totalement la surdétermination de l’Empire. Je ne l’ai jamais rencontré, c’est sûrement quelqu’un de bien, mais la réalité qu’il affronte est effrayante. Les Etats-Unis restent la plus grande puissance industrielle au monde : 25 % des marchandises industrielles sont produites par eux, avec pour matière première le pétrole : 20 millions de baril par jour dont 61% sont importés. On peut l’importer de régions comme le Moyen-Orient ou l’Asie centrale, ce qui les force à maintenir une force armée totalement hypertrophiée, et le budget fédéral est donc complètement parasité par les crédits militaires… Mais telle est la logique de l’Empire.

Quel est ton sentiment sur ce qui se passe maintenant en Israël et comment cela peut-il évoluer ?

Je pense que Tel-Aviv dicte la politique étrangère des Etats-Unis avec le lobby de l’AIPAC, comme puissance déterminante.

Avant les politiciens, ce sont quand même d’abord les multinationales pétrolières qui décident d’armer Israël.

Oui, la logique fondamentale est que pour les intérêts pétroliers, il faut un porte-avion stable. Et l’Etat d’Israël mène - ce n’est pas moi qui le dit, c’est un rapporteur spécial des territoires occupés - une politique permanente de terrorisme d’Etat. Tant que ce terrorisme continue, il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient, il n’y aura pas de fin au conflit Iran - Irak, ni rien du tout. Tout est sans issue sauf si enfin l’Union européenne se réveillait, tu comprends ?

Que pouvons-nous faire, nous Européens, pour la réveiller ?

Depuis juin 2002, existe un accord de libre échange entre Israël et les 27 pays de l’Union européenne qui absorbent 62% des exportations israéliennes. Dans cet accord, l’article 2 (c’est le même dans tous les traités de libre échange) dit : le respect des droits de l’homme par les partis contractantes est la condition pour la validité de l’accord. Mais les violences faites aux Palestiniens - vol de la terre, torture permanente, éliminations extrajudiciaires, assassinats, organisation de la sous-alimentation comme punition collective – tout cela, ce sont des violations permanentes des droits de l’homme les plus élémentaires. Si la Commission européenne suspendait pendant 15 jours l’accord de libre-échange, les généraux israéliens reviendraient à la raison immédiatement. Or, l’Europe des 27, ce sont des démocraties, c’est à nous de jouer, nous opinions publiques.

Comment ?

Il faut forcer nos gouvernements. Nous ne sommes pas impuissants. En Belgique, il y a beaucoup de problèmes, en Suisse et en France aussi. Mais une chose est certaine : les libertés publiques existent. Il faut se saisir de ces libertés publiques pour imposer à nos gouvernements un changement radical de politique, c’est tout. S’ils ne le font pas, alors il ne faut plus voter pour eux, tu comprends, c’est aussi simple que ça !

Mais tous ces gouvernements sont d’accord de soutenir Israël. En France, par exemple, que ce soit l’UMP ou le PS, ils soutiennent Israël.

Soutenir la sécurité et la permanence d’Israël, c’est une chose. Mais cette complicité avec le terrorisme d’Etat et la politique de colonisation, ce n’est pas possible. C’est la négation de nos valeurs, c’est « du fascisme extérieur » : c’est-à-dire que nos valeurs sont démocratiques à l’intérieur de nos frontières et à l’extérieur, nous pratiquons le fascisme par alliance.

Et enfin, le rôle des médias dans tout ça ?

Ils sont complètement soumis. Notamment en période de crise, les journalistes ont peur pour leur emploi. L’agressivité du lobby israélien est terrible. Moi, j’ai subi la diffamation la plus effroyable, et ça continue aux Nations-Unies d’ailleurs, c’est grâce à Kofi Annan que j’ai survécu. Israël est un danger pour la paix du monde, Israël cause d’effroyables souffrances. Et dans ce pays, les opposants comme Warschawski sont complètement marginalisés. Mais si l’opposition israélienne anticoloniale et anti-impérialiste n’a pas la parole, n’a pas d’influence, eh bien, nous allons vers la catastrophe. Il faut soutenir les opposants.

Et le rôle des médias à propos de la crise ?

La crise est présentée comme une fatalité, une catastrophe naturelle. Alors que les responsables sont identifiés !

Source : michelcollon.info

 

25/05/2010

Soutien aux grevistes de l’huicoma (Huilerie Cotonnière du Mali)

Déclaration du Parti SADI sur la grève illimitée de la faim des travailleurs de HUICOMA Les travailleurs licenciés et non licenciés de HUICOMA ont entamé à partir du lundi 10 mai 2010 à la Bourse du Travail une grève illimitée de la faim.

Cette ultime action est le résultat du refus délibéré des autorités à respecter les engagements qu’elles ont pris lors des négociations avec l’Union Nationale des Travailleurs du Mali autour des revendications des travailleurs de HUICOMA.

Ceux-ci ont fait montre d’un sens de responsabilité et de maturité, usant des voies légales et pacifiques pour dénoncer avec propositions alternatives, les effets sociaux de cette privatisation, anti démocratique et non transparente d’un bien public au profit d’une élite économique improductive et parasitaire. Les conséquences sur la population, particulièrement sur les familles des travailleurs de Huicoma et l’économie du pays sont dramatiques.

A ce sens de responsabilité et de la mesure des travailleurs de HUICOMA, l’Etat leur a opposé la politique de fuite en avant, l’irresponsabilité et le mépris doublés de cynisme. Le Premier Ministre Modibo Sidibé a rejeté d’un revers de la main le paiement des indemnités négociées du Plan social et l’Administration provisoire sous le fallacieux prétexte de voir le Gouvernement assigné en justice par le groupe TOMOTA et complices - qui n’ont jamais respecté les clauses du protocole d’accord de cession de HUICOMA qu’il a signé avec l’Etat ?

Comment l’Etat peut-il craindre quelqu’un qui aurait dû se trouver entre les quatre murs de la prison de Bamako Coura pour n’avoir jamais respecté un seul article du cahier de charge malgré les multiples avantages qu’on lui a accordé (non paiement des taxes pendant 08 ans, exonérations douanières, baisse du prix de la graine de coton, cession de HUICOMA à 09 milliards de FCFA alors que son prix normal de cession est estimé à plus de 20 milliards de FCFA), qui n’a réalisé aucun investissement et n’a élaboré aucun plan social dans les 60 jours qui ont suivi le transfert des actions qui a eu lieu le 02 juin 2005 ?

Où se trouve la crédibilité d’un Gouvernement qui se dédie en permanence sous prétexte de ne pas décourager les investisseurs, lesquels n’ont d’autres desseins que de s’enrichir et vite au détriment des travailleurs ?

Cette croyance aveugle aux prescriptions néo libérales du marché a mis notre pays dans une situation de crise sociale particulièrement aiguë (grève illimitée des enseignants du Supérieur depuis plus de 2 mois , grève de 12 jours des contractuels des ordres de l’enseignement, mécontentement grandissant des autres secteurs sociaux, crise alimentaire au Nord, paysannat de plus en plus mécontent des nouvelles formes d’expropriation de terres à travers la prescription néolibérale de bail emphytéotique, déni de justice…).

La connexion de ses pratiques d’appauvrissement ne fait que pousser un nombre important des jeunes à la migration forcée ou des travailleurs en grève de la faim. En fait, Les travailleurs de HUICOMA ont démonté en pièces les mécanismes de gestion du Groupe Tomota à travers le non-paiement des salaires et cotisations INPS entraînant l’arrêt des prestations de la structure ; la non régularisation de la situation administrative des travailleurs ; la signature de contrats fictifs avec une société américaine portant sur près d’un milliard de FCFA qu’il a prélevé sur les comptes de HUICOMA ; le détournement des exonérations au profits d’activités qui ne rentrent pas dans la gestion de la société etc

Comment l’Etat peut-il avoir peur d’un tel opérateur indélicat qui a établi son incapacité managériale et financière à rendre viable cette entreprise stratégique ? L’Etat est-il au service du groupe Tomota et alliés ou de la défense des intérêts supérieurs du Pays ?

Le Parti SADI condamne fermement la duplicité du Gouvernement qui assumera entièrement les conséquences de la grève illimitée de la faim observée par les dignes travailleurs de HUICOMA ;

Réaffirme son soutien total à la lutte des travailleurs de HUICOMA et à leurs revendications.

Invite tous ses militants ainsi que l’ensemble des citoyens maliens à apporter leur soutien actif à la lutte populaire des Travailleurs de HUICOMA jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications ;

Invite tous les travailleurs du Mali à se mobiliser derrière les grévistes de HUICOMA jusqu’à la reprise publique de cette entreprise des mains des prédateurs.

 

Bamako le 12 mai 2010

Le Bureau National

Le Secrétaire à la Communication

Nouhoum Keita

 

Solidarité Africaine Pour la Démocratie et L’Indépendance (S.A.D.I)

Rue : 255 Porte : 50 Djélibougou Bamako BP : 3140

Tel : 20 24 21 01/ 66 72 89 00

Site Web : www.partisadi.org

E-mail : partisadi@yahoo.fr


 

Soutien aux grevistes de l’huicoma (Huilerie Cotonnière du Mali)

lettre ouverte au Président de la République HUICOMA

 

Excellence Monsieur le Président ; La grève de faim est l’ultime recours des travailleurs licenciés et non licenciés de l’HUICOMA, qui occupent la Bourses du Travail depuis le 10 novembre 2009 dans le cadre de la revendication de leurs droits, suite à la cession de cette entreprise au Groupe TOMOTA.

Enclenche le lundi 10 mai 2010, cette épreuve est un cri de détresse ainsi qu’une interpellation qui ne devrait laisser indifférent(e), aucune malien(ne). Jamais auparavant la lutte de nos concitoyens pour leurs droits n’a revêtu cette forme qui met en péril leur vie. Ce drame s’inscrit dans le contexte de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance qui nous impose le devoir d’être rigoureux et solidaire notamment envers les groupes les plus vulnérables.

Monsieur le Président

La résistance et les revendications des travailleurs de l’HUICOMA s’inscrivent dans le contexte de crise systémique qui remet en cause le model néo-libéral qui a contraint notre pays à se débarrasser des secteurs stratégiques de notre économie. Nous avons le droit d’être audacieux au plan politique, intellectuel et social en innovant la gestion d’une entreprise comme celle de HUICOMA quand le repreneur se révèle incapable de respecter les clauses du cahier de charges.

Ignorer ou banaliser la grève de faim de nos concitoyens n’est pas acceptable ni moralement ni politiquement ni humainement.

Mais Monsieur le Président, les travailleurs de l’HUICOMA ne sont pas que les victimes d’une privatisation qui participe à la désindustrialisation et à la paupérisation de notre pays au profit d’une petite élite économique et politique. Les travailleurs de l’HUICOMA s’identifient a leur outil de travail. Ce sont des citoyens consciencieux qui veulent participer au sauvetage de l’un des maillons de notre industrie qui, gérée avec la rigueur et la transparence nécessaires peut contribuer encore comme au paravent à la relance économique à travers l’emploi, le revenu et la fourniture des produits de consommation de premières nécessités et de qualités : Huile, Savon, aliment pour bétail.

Monsieur le Président

Nous, acteurs sociaux, religieux, politique et culturels de cette lettre ouverte, proposons les mesures d’urgence suivantes :

· La protection des travailleurs en danger de mort en respectant le plan social élaboré par l’UNTM en faveur des travailleurs de l’HUICOMA et convenu avec l’Etat ;

· Le paiement des arriérés de salaires ;

· La nomination d’un administrateur provisoire en accord avec les travailleurs de HUICOMA en attendant la définition des modalités de réhabilitation de l’HUICOMA dans le sens des intérêts du peuple Malien, c’est-à-dire l’emploi, le revenu et les produits de qualités ;

· La mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les conditions de la cession de l’HUICOMA au groupe TOMOTA et de sa gestion.

Avec l’espoir que vous réaliserez l’urgence d’une réaction immédiate de votre part devant la dramatique situation qui motive la présente lettre, nous vous prions Monsieur le Président de la République de bien vouloir accepter l’expression de notre très haute considération.

Bamako le 13 mai 2010

Ont signé N° Structure 1 SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) 2 FORAM (Forum pour un autre Mali) 3 UCADDDD (Union des Coordinations des Association pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis) 4 AME (Association Malienne des Expulsés) 5 Forum des OSC (Forum des Organisations de la Société Civile) 6 CAD-Mali (Coalition des Alternatives Dette et Développement) 7 MOURASMA (Mouvement des Rastas du Mai) 8 SANFIN 9 Radio Kayira 10 ARCOM 11 ONG MEDS SAPECOM 12 ATVR 13 Union régional des retraités de Koulikoro 14 Union régional des personnes âgées de Koulikoro 15 MSV (Mouvement des Sans Voix) 16 Présidente des Veuves et orphelins 17 Association d’Entraide des femmes pour le développement 18 Réseau Etrange Rencontre 19 ONG OMADI 20 APELD Mali

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Terreur en Iran contre les Kurdes : 80 exécutions depuis janvier

Terreur en Iran contre les Kurdes : 80 exécutions depuis janvier


 

“En Iran, On veut faire taire les Kurdes par tous les moyens “, “HALTE A LA BARBARIE EN IRAN”, “NON A LA PEINE DE MORT”, “Femme, Etudiant, Professeur Vieillard, Enfant, la sentence est la même pour tous en Iran”… les Kurdes de Bretagne on crié leur douleur et leur colère lors des rassemblements de ce samedi 22 mai à Rennes et à Vannes, bien qu’ils soient pour la plupart originaires de contrées kurdes de Turquie. Mais ici comme ailleurs, à Paris, à Bruxelles ou à Genève, à Diyarbakir à Erzurum ou à Istanbul (Turquie), à Alep ou à Afrin (Syrie), à Bagdad, à Erbil ou au camp de Makmur (Irak), à Sanandaj, à Mahabad ou à Téhéran (Iran), s’exprime la solidarité d’un même peuple écartelé entre plusieurs Etats.


Le régime islamiste iranien frappe en effet durement les Kurdes mais pas seulement. Il poursuit tous ses opposants ; ceux qui sont reconnus coupables de “mohareb “(inimitié à l’égard de Dieu) sont, à l’issue d’un simulacre de jugement, condamnés à mort par pendaison : 270 exécutions en 2009, 80 depuis janvier 2010 ; selon le Comité international contre la peine de mort, 63 personnes dont 28 Kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort.

Ces dernières exécutions de cinq opposants (dont 4 Kurdes) ont déclenché des mouvements de protestation particulièrement importants en Iran ; la grève générale du 13 mai a été, malgré la répression policière et un couvre-feu militaire, très suivie dans toute la région kurde d’Iran, notamment à Mahabad, à Ochnavieh et surtout à “Sanandaj la rouge” considérée comme la capitale de la Province du Kurdistan iranien ; la plupart des écoles et des universités étaient fermées, une grande partie des lieux de travail et des centres de production étaient en grève et plus de 80% des magasins avaient baissé leurs rideau. Le régime, par crainte d’autres manifestations, refuse de rendre aux familles le corps des suppliciés et les harcèle en procédant à des arrestations suivies de remises en liberté sous caution

Amnesty International qui a condamné ces exécutions a révélé que les prétendus “aveux” avaient été arrachés sous la torture.

Les Amitiés kurdes de Bretagne étaient représentées à la manifestation qui s’est déroulée le 19 mai à Paris place Iéna, devant l’ambassade iranienne, rassemblant durant près de deux heures un peu plus d’une centaine de personnes ; de nombreuses organisations ont pris la parole dont la CGT, le PCF, le NPA, l’ADPOI (Association pour la Défense des Prisonniers Politique et d’Opinion en Iran), l’Organisation des femmes du 8 mars (Iran-Afghanistan), le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, et le PEJAK (branche iranienne du PKK). (André Métayer, 22 mai 2010)

23 mai 2010

Communiqué par Amitiés kurdes de Bretagne

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mardi 25 mai 2010, par  Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

09:34 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

21/05/2010

La Turquie condamnée à Strasbourg pour huit morts dans une prison turqu

La Turquie condamnée à Strasbourg pour huit morts dans une prison turque

La Turquie a été condamnée à verser plus de 250.000 euros pour atteinte au droit à la vie et traitements inhumains lors de la répression d'une mutinerie en 1996 à la prison de Diyarbakir (sud-est), a annoncé jeudi la Cour européenne des droits de l'Homme.

Huit détenus avaient succombé à leurs blessures, le 27 septembre 1996, lors de l'intervention de 200 policiers des forces d'intervention rapide qui a aussi fait 33 blessés parmi les détenus et 27 blessés légers parmi les gendarmes.

La Cedh rendait son arrêt suite aux plaintes de 46 anciens détenus ou proches des victimes décédées.

Le 27 février 2006, une cour d'assises reconnut 62 gendarmes et policiers coupables d'homicides résultant de l'emploi d'une force excessive et non nécessaire.

Ils furent condamnés chacun à 18 ans de réclusion criminelle, ramenés à cinq ans compte tenu de circonstances atténuantes. La Cour de cassation annula l'arrêt.

Les juges de Strasbourg observent qu'alors qu'elles se trouvaient totalement sous la responsabilité de l'Etat, huit personnes sont décédées des suites de blessures, notamment crâniennes et costales, infligées par des matraques.

Selon leur arrêt, "cette affaire témoigne d'une absence de garanties contre l'abus de la force" qui n'était pas "absolument nécessaire".

La Cour a demandé à la Turquie, qui peut faire appel, de verser pour dommage moral 60.000 euros aux proches des victimes décédées et 36.000 euros à chacun des six requérants ayant subi une atteinte au droit à la vie mais qui ont survécu. Des sommes de 12.000 à 21.000 euros ont été demandées pour des victimes de blessures graves "assimilables à des traitements inhumains ou dégradants".(AFP, 20 mai 2010)

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19/05/2010

Des potences seraient dressées sur la Place des Nations !

Appel et Invitations

 

Rassemblement contre les exécutions de nos amis kurdes en Iran

Date : le 20 et 21 mai 2010 à 14h00 à 18h00

Lieu : La Place des Nations

Genève

Demain, des potences seraient dressées sur la Place des Nations pour dénoncer les exécutions de nos amis kurdes en Iran.

L manifestations se déroulera du jeudi 20 et vendredi 21 mai 2010 à 14h00 à 18h00

Depuis le 7 mai 5 prisonniers politiques kurde ont été exécutes par parla République Islamique d’Iran et nous sommes très inquiets pour le sort et la vie de 13 autres compagnons kurdes détenus dans les prisons Iraniennes.

La Fédération des Associations Kurdes en Suisse

Manifestation soutenue par : Maison Populaire de Genève,..

Information et Contact :

Madame Bengu YAGIBASAN

berfa cudi berfacudi@windowslive.com


 

Maison Populaire de Genève

22:21 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

La manifestation du jour!

La manifestation du jour !

28682_426935806795_236413916795_5591611_1753952_n.jpgAujourd’hui le 19 mai vers 13h00 une trentaine de personnes des kurdes essentiellement se sont rassemblées devant le siège de l’ONU à Genève pour crier leur colère contre le régime en place en Iran. Selon le Président de l’Association pour les droits de l’Homme au Kurdistan d’Iran à Genève M. Barban Eliassi qui a pris la parole devant la caméra de Leman Bleu 130 activistes ont été exécutés en Iran ces 12 derniers mois et la liste risque de s’allonger ces prochains jours. 63 personnes dont 28 kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort. Vue la dégradation de la situation des droits de l’homme et des libertés politiques ce comité de soutien appelle l’ONU à prendre ses responsabilités en demandant à l’Iran de cesser les violations envers les kurdes et les activistes iraniens. Ils soutiennent ce rassemblement: le Parti socialiste, UNIA, Maison Populaire de Genève, Kurdocide-CHAK et l’Association for human rights in kurdistan of iran à Genève. La lutte est encore longue camarade et le combat continue!

Jeudi 20 mai et vendredi 21 mai la Fédération des Associations Kurdes en Suisse manifeste à la Place des Nations de 14h00 à 18h00 sur le même sujet.

Haykel EZZEDDINE

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http://planetephotos.blog.tdg.ch/

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17/05/2010

Arrêtez l’exécution des prisonniers kurdes par la République Islamique d’Iran


Rassemblement de solidarité avec les kurdes d’Iran

Arrêt de l’exécution des prisonniers kurdes par

la République Islamique d’Iran

Date : le 19 mai 2010 à 12h30

Lieu : La Place des Nations

Genève

 


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11/05/2010

La Turquie à l’ONU devant ses responsabilités en matière des droits de l’homme

 

 

Genève, le 10 mai 2010

 

La Turquie à l’ONU devant ses responsabilités en matière des droits de l’homme

 

La performance en matière des droits de l’homme du gouvernement turc a été évaluée aujourd’hui par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans le cadre de son mécanisme appelé l’examen périodique universel.

 

Malgré le soutien indéfectible des pays arabo-musulmans, le gouvernement d’Erdogan n’a pas convaincu le Conseil des droits de l’homme. En effet, de nombreux pays européens, dont la Suisse, nord-américains et latino-américains ainsi que le Japon, l’Australie et l’Inde ont dénoncé entre autres :

 

· l’impunité des auteurs de violations des droits de l’homme ;

 

· la pratique de la torture ;

 

· les conditions de détention déplorables (en particulier, mise en isolement des prisonniers et non accès aux soins de ces derniers) ;

 

· le jugement des enfants dans les cours d’assises et la détention de ces derniers dans des prisons réservées aux adultes ;

 

· le non respect des droits des minorités ethniques et religieuses, en particulier celles de non musulmans, Kurdes, Alévites et Roms ;

 

· l’harcèlement de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes ;

 

· le caractère non démocratique du code pénal qui est utilisé pour brider la liberté d’opinion et d’expression ;

 

· violence à l’égard des femmes.

 

Quant aux pays limitrophes (Grèce, Chypre, Bulgarie et Arménie), ils ont évoqué les violations et injustices historiques infligées à leurs populations par la Turquie.

 

Pour plus amples d’informations sur les violations des droits de l’homme en Turquie, voir :


Examen périodique universel de la Turquie.doc

 

Examen périodique universel de la Turqui1 Liste de disparitions forcées.doc

 

Examen périodique universel de la Turqui 1.doc

 

http://www.assmp.org/spip.php?article445

http://www.assmp.org/spip.php?article442

http://www.assmp.org/spip.php?article379&var_recherche=enfants

http://www.assmp.org/spip.php?article294&var_recherche=enfants

http://www.assmp.org/spip.php?article297&var_recherche=enfants

http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G10/109/99/PDF/G1010999.pdf?OpenElement

http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G10/110/00/PDF/G1011000.pdf?OpenElement

http://www.cetim.ch/documents/communique-erbey-turquie.pdf

 

 



 


Examen périodique universel de la Turquie

 

8ème Groupe de travail (3 au 14 mai 2010). Déclaration écrite conjointe

du CETIM, MRAP, AIJD et WILPF.

 

Contexte


La République de Turquie a été créée en 1923 sur la base d'exclusions et de discriminations. En effet, sa (première) constitution (1924) proclamait que ce nouvel Etat était composé d'un seul peuple (turc) et parlant une seule langue (le turc). Ces principes président encore aux destinées de ce pays. L'objectif déclaré des fondateurs de cet Etat était d'ailleurs l'édification d'une « nation pure turque » sur les ruines de l'Empire ottoman, sachant que la Turquie moderne manquait de bases solides pour constituer un Etat-nation et que l'Empire en question était basé sur l'unité confessionnelle (Islam) dont le Sultan était à la fois le chef politique et spirituel.

Parmi les principaux peuples composant l'Empire ottoman, les Arméniens et les Grecs avaient déjà été éliminés, expulsés (échanges de populations avec la Grèce) ou contraints à l'exil en grande partie au début du XXème siècle1. Le nouvel Etat turc s'est concentré sur l'assimilation du peuple kurde qui constituait le groupe homogène le plus important2. D'où la mise en place (dès 1930) d'une idéologie ad hoc et d'institutions pour magnifier la race turque. La civilisation turque y est affirmée comme mère de toutes les grandes civilisations et la langue turque comme l'origine des langues de ces civilisations: c'est « la thèse de l'histoire turque et la théorie de la langue-soleil »3. Cette idéologie servira de base pour nier l'existence du peuple kurde, de la langue kurde et du Kurdistan4. Conformément à cette idéologie, qui constitue encore la trame de la Turquie actuelle, les politiques d'assimilation et de répression ont été mises en oeuvre contre le peuple kurde avec leurs cortèges de graves violations des droits humains: massacres à grande échelle, disparitions forcées, tortures, viols, déportations massives, expropriations, assimilations, destructions (villages, forêts, cultures, cheptel), privation des droits fondamentaux...

Entre 1924 et 1945, la Turquie fut dirigée par un parti unique (le Parti populaire républicain, CHP). La langue kurde fut interdite dès 19245, tout comme les noms des lieux d'établissement et les prénoms kurdes. Il en est allé de même pour le droit à la liberté d'opinion et d'expression et d'association pour revendiquer les droits élémentaires du peuple kurde. Le Kurdistan turc fut déclaré zone interdite aux étrangers jusqu'au milieu des années 1960. Les autorités turques ont instauré la loi martiale au Kurdistan turc en 1978, suivit un coup d'Etat en 19806 avec état de siège. Ce dernier se transforma en état d'exception en 1987 dans les 13 provinces kurdes.


Aujourd'hui, bien que l'état d'exception soit levé officiellement, il perdure sous d'autres formes telles que des « zones de sécurité provisoire » et l'autorisation illimitée accordée aux forces de l'ordre pour effectuer des fouilles7.

C'est dans ce contexte que la lutte armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifiée par le gouvernement turc de 29ème révolte kurde en Turquie, intervient en 1984, suivie de soulèvements populaires au Kurdistan turc dans les années 1990. La réponse des autorités turques a été violente, autant à l'égard des défenseurs des droits humains, en particulier du peuple kurde, que contre les opposants au pouvoir en place. Selon les données de l'Association des droits de l'homme de Turquie (IHD), on compte, pour la période 1990-2008, plus de 5’000 assassinats politiques, 840 cas de disparitions forcées (non encore élucidés à ce jour), des dizaines de milliers d'arrestations massives et arbitraires, le recours à la pratique de la torture à grande échelle, des déportations de villages (3’848 selon les chiffres officiels) dont trois à quatre millions de paysans kurdes déplacés, le gazage au napalm des forêts, des cultures, du cheptel... imputables aux forces de l'ordre, à la milice kurde8 et aux groupes paramilitaires.



Malgré le discours d'ouverture du gouvernement turc et les pourparlers entamés depuis plusieurs mois avec la guérilla kurde, les violations des droits humains se poursuivent avec la même intensité. En effet, durant les neuf premiers mois de 2009, l'IHD a constaté environ 13’000 violations des droits humains au Kurdistan turc lors de 25’000 arrestations, 950 incarcérations, 70 exécutions sommaires et extrajudiciaires, 25 morts dues aux mines antipersonnel, près de 1’000 personnes soumises à la torture et aux mauvais traitements9.



La constitution actuelle de la Turquie (3ème édition) a été élaborée par les militaires, auteurs du coup d’Etat, et adoptée en 1982. A l'instar des précédentes, cette dernière nie aussi les droits fondamentaux du peuple kurde. Les articles 3, 42 et 66 prônent la supériorité et le monopole de la race et de la langue turques. L'article 4 déclare qu’aucune modification de l'article 3 ne pourra jamais être proposée. Le code pénal turc, emprunté à l'Italie fasciste de Mussolini, comporte encore de nombreux articles antidémocratiques qui sont utilisés comme une épée de Damoclès contre les Kurdes, les opposants politiques et les militants des droits humains.

Le concept officiel de la lutte « anti-terroriste » vise directement le peuple kurde. Chaque Kurde revendiquant son identité est considéré comme un opposant politique ou un « terroriste » potentiel. A titre d'exemple, les dirigeants et membres des partis pro-kurdes font systématiquement objet de répression (assassinats, enlèvements, arrestations, intimidations...)10. Ces partis sont par ailleurs régulièrement interdits. Leurs successeurs subissent le même sort. Le Parti pour une Société Démocratique (Demokratik Toplum Partisi, DTP), représenté à la Grande Assemblée de Turquie par 21 députés, milite pourtant pour la démocratisation de la Turquie et la reconnaissance de l’identité et des droits du peuple kurde. Cette année encore, 450 dirigeants, cadres et membres du DTP ont été incarcérés. Parmi eux, on compte les anciens et actuels élus (maires et conseillers municipaux notamment). D'autres sont poursuivis en justice, à l'instar des députés qui font objet – entre autres – de 200 procès, pour avoir parlé en public en kurde ! Récemment encore, le 21 octobre 2009, M. Resul Ilçin, membre du DTP, a été tué en garde à vue à Idil (sous-préfecture de Sırnak). Bien que la version


officielle (police et gouverneur) avance que M. Ilçin serait décédé suite à une chute, les résultats de la première autopsie, effectuée à l'hôpital d'Etat de Diyarbakir (chef-lieu du Kurdistan turc), indiquent des coups et blessures sur la tête et différentes parties du corps de la victime11.

Dès lors, il n'est pas étonnant de voir que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ait condamné la Turquie 1’668 fois (entre 1998 et 2008) pour des violations graves des droits humains tel que le droit à la liberté et à la sûreté (329 fois) ou encore pour la pratique de la torture (144 fois)12.



Dans ce cadre, le constat fait en 1994 par M. Marc Galle, Parlementaire européen, garde encore toute son actualité : « la Turquie est un pays tenu mais non pas gouverné, au sens où nous l'entendons, c'est -à-dire par des institutions politiques reposant sur le suffrage populaire. Le phénomène totalitaire serait en Turquie un peu comme une vague qui se serait brisée sans qu'il y eût ensuite de ressac et dont les eaux continuent de stagner sur les rives. Ainsi, il n'est plus proéminent, mais demeure diffus dans les rouages de l'Etat sous la forme d'une


sorte de dictature prétorienne rigoureusement protégée par la constitution qui lui sert de prétexte. »13



C'est dans ce contexte qu'il faut analyser les violations des droits humains en Turquie qui sont relatées dans la présente contribution.



• Droit à la vie et à la sécurité14


En 2008, 116 personnes ont été tuées en Turquie dont 37 suites aux tirs des forces de l'ordre (lors des manifestations, non observation de sommations ou exécutions sommaires et extrajudiciaires), 45 dans les lieux de détention (sous la torture, les mauvais traitements ou privation de soins médicaux) et 34 par des « personnes non identifiées »15. Depuis 2000, le nombre de personnes tuées pour les motifs mentionnés ci-dessus s'élève à 829

.
Cette tendance macabre est plutôt à la hausse (70 exécutions au Kurdistan turc depuis début de l'année 2009), étant donné que la modification de la loi n° 5681 sur la fonction et le pouvoir de la police (Polis Vazife ve Salahiyet Kanunu) en juin 2007 facilite l'usage aux armes à feu et le recours à la force disproportionnée des forces de l'ordre. S'ajoute à cela les victimes de mines antipersonnel (un million de mines posées par l'armée dans le Kurdistan turc). En effet, entre 2002 et 2008, 289 personnes, dont une majorité d’enfants, ont été tuées et 684 autres
blessées par l'explosion de ces mines

.
Outre les disparitions forcées relatées plus haut, les forces de l'ordre ont recours de plus en plus à la pratique de la torture et aux mauvais traitements, non seulement dans les lieux de détentions, mais aussi lors de contrôles d'identité et de fouilles et lors de transfert de suspects dans les véhicules de la police. En 2008, l'IHD a recensé 1’546 cas de torture et de mauvais traitements dont un bon tiers de ces cas se sont déroulés hors de lieux de détention officiels

.

• Droit à la liberté d'opinion et d'expression


L'article 301 du Code pénal turc16 est fréquemment utilisé pour restreindre la liberté d'opinion et d'expression. Il n'est pas le seul, étant donné que 14 autres articles17 et la loi anti-terroriste (loi n° 3713) sont interchangeables avec l'article 301 pour le même objectif. Les lois sur les délits à l'égard d'Atatürk (loi n° 5816)18, les médias (lois n°5187 et n° 4676) et les partis politiques (loi n° 2820) sont également fréquemment utilisées dans le même but19.


En 2008, l'IHD a recensé: la descente et la perquisition par la police dans 103 locaux d'associations, de syndicats et de partis politiques ; la confiscation et l'interdiction de 100 titres et publications (journaux, périodiques, livres, émissions télévisées, etc.) ; la poursuite en justice de 2’641 personnes pour avoir exercé leur droit à la liberté d'opinion et d'expression. A l'issue de 177 procès, 380 personnes ont été condamnées au total à 432 ans, sept mois et cinq jours d'emprisonnement et à 321’847 livres turques20 d'amendes21.


Cette tendance se poursuit en 2009. En effet, durant les trois premiers mois de 2009, 110 personnes, dont 60 journalistes, ont été poursuivies en justice22. Actuellement, huit directeurs de publication et 33 journalistes et écrivains sont toujours emprisonnés en Turquie.


Un exemple parmi tant d'autres: arrêté à Istanbul le 30 septembre 2009 à Istanbul, M. Murad Akincilar (47 ans, secrétaire syndical à Unia à Genève) a été incarcéré le 4 octobre 2009 en vertu de la loi anti-terroriste turque. Economiste, syndicaliste, formateur et écrivain, M. Akincilar est un intellectuel turc qui milite pour le respect des droits humains et la démocratisation de son pays. En Turquie, il collabore, entre autres, avec Özgür Üniversité (Université libre), Iktisat Dergisi (la Revue économique), l'annuaire du syndicat Petrol-Is, le Forum social de la


Mésopotamie et la revue Transformation démocratique. Dans un récent article paru dans cette dernière publication, M. Akincilar analyse les politiques des autorités turques à l'égard des mouvements sociaux et du mouvement populaire kurde dans le contexte de la crise économique23.


La Plate-forme de solidarité avec les journalistes détenus en Turquie (TGDP) s'est mobilisée en sa faveur et déclare : « Le fait de mépriser le professionnalisme des journalistes opposants au régime, accuser sans aucun fondement ces derniers d'être 'membres d'organisations terroristes' et de vouloir les réduire au silence sont des politiques traditionnelles de l'Etat [turc, ndr]. En tant que Plate-forme de solidarité avec les journalistes détenus, nous protestons vivement contre ce genre de pratique et toutes répressions à l'égard des journalistes opposants
au régime. Nous réclamons la libération de Murad Akincilar et de tous les journalistes détenus ainsi que l'abrogation de l'art. 301 du code pénal (loi anti-terroriste). »24



• Libertés religieuses et linguistiques


Le Traité de Lausanne (1923), acte fondateur de la République de Turquie actuelle25, est très clair quant aux libertés religieuses et linguistiques: « Le gouvernement turc s'engage à accorder à tous les habitants de la Turquie pleine et entière protection de leur vie et de leur liberté, sans distinction de naissance, de nationalité, de langue, de race ou de religion. Tous les habitants de la Turquie auront droit au libre exercice, tant public que privé, de toute foi, religion ou croyance dont la pratique ne sera pas incompatible avec l'ordre public et les bonnes moeurs. » (art. 38). Pourtant, dans son interprétation unilatérale officielle, le gouvernement turc ne reconnaît que les droits confessionnels et linguistiques de trois communautés, à savoir grecque, arménienne et juive qui sont basées principalement à Istanbul. Et dans la pratique, ces communautés jouissent de leurs droits fondamentaux de manière limitée et sont soumises à diverses répressions avec pour conséquence une diminution constante de leur nombre26.


Par ailleurs, bien que la Turquie moderne ait aboli le système du califa et consacré le principe de la laïcité dès sa première constitution, les autorités turques ont créé en parallèle un Ministère du Culte qui, dans les faits, ne fait que promouvoir l'islam sunnite au détriment d'autres confessions27.



• Impunité


Il est extrêmement rare de voir des membres des forces de l'ordre qui commettent des graves violations des droits humains (assassinats et tortures en particulier) condamnés par la justice turque. Pire, certaines décisions de la justice ont tendance à encourager les violations des droits humains comme en témoignent les exemples suivants.
De nombreuses plaintes contre la pratique de la torture sont tout simplement classées sans suite comme le cas du mineur C. E. (16 ans), arrêté lors des festivités de Newroz (nouvel an kurde) en mars 2008 à Hakkari et torturé en garde à vue; au contraire, C. E. est poursuivi par la justice turque pour appartenance à une « organisation terroriste » avec une demande de 30 ans de prison28.


Le 21 septembre 2009, la Cour de cassation a acquitté un officier de l'armée (G. Y.), qui avait tué un passant (M. Abdullah Aydan) en 2005 alors qu'il tirait sur les manifestants à Siirt, arguant qu'il fallait tenir compte de la « particularité de la région » [Kurdistan turc]...29 Il en a été de même pour l'assassinat de M. Ahmet Kaymaz et son fils Ugur (12 ans), criblés de balles devant leur logement le 21 octobre 2004 à Kiziltepe (Mardin), pour lequel la Cour de cassation a conclu (19 juin 2009) à la « légitime défense » des forces de l'ordre...30


D'ailleurs, le Ministre de l'Intérieur reconnaît lui-même que 98 % des plaintes, administratives et judiciaires, déposées entre 2003 et 2008 à l'égard des membres de forces de l'ordre, ont abouti à des acquittements ou à des classements.



• Droits de l'enfant


Si les enfants en Turquie sont privés de nombreux droits humains (le droit à l'éducation, à la santé et au logement entre autres), les défenseurs des droits humains sont particulièrement préoccupés par le sort réservé aux enfants emprisonnés et poursuivis en justice en vertu de la loi anti-terroriste. En effet, entre 400 (selon les chiffres officiels) et 700 (selon les observateurs) enfants ont subi des mauvais traitements en garde à vue dans la seule province de Diyarbakir et la plupart d'entre eux ont été incarcérés. Dans d'autres provinces, les enfantsauraient été même torturés en garde à vue31.


Suite à la modification de la loi anti-terroriste en 2006, mais aussi en vertu des articles 22032 et 34033 du code pénal turc, 1’572 enfants ont été traduits devant les tribunaux. 250 enfants, entre 12 et 15 ans, sont à ce jour en détention préventive et sont jugés à la Cour d’assise, avec des demandes de peine allant jusqu’à 40 ans de prison, pour avoir lancé des pierres contre les forces de l’ordre ou fait le symbole de la victoire lors des manifestations34. A titre d'exemple, la 4ème Chambre de la Cour d’assise de Van a condamné en mars dernier Yakup Turgut (15 ans au moment de son arrestation en 2006) à 90 ans de prison pour être impliqué dans
l’attentat contre un poste de police à Van en 2006, bien que les auteurs de cet attentat aient été arrêtés par la suite35. Quant à la Cour d'assise d'Adana, avec la récente condamnation de deux mineurs, M. C. et M. A. (16 et 17 ans condamnés à quatre ans et deux mois chacun), elle a condamné jusqu'ici 103 enfants kurdes à un total de 477 ans et huit mois de prison36

.

• Droits syndicaux37


Les droits syndicaux ne sont pas encore pleinement reconnus en Turquie. Les syndicats doivent obtenir une autorisation officielle pour organiser des réunions ou des rassemblements, et laisser la police y assister et enregistrer leurs débats. Les grèves de solidarité, les grèves générales, les grèves perlées et les occupations de lieux de travail sont toujours interdites. Des peines graves, de prison notamment, sont prévues en cas de participation à ces grèves. Toute grève non convoquée par un conseil exécutif syndical est interdite. Les grèves pour non-respect des conventions collectives du travail sont aussi interdites.


Les travailleurs syndiqués et les dirigeants syndicaux sont soumis à de fortes pressions autant de la part des employeurs du secteur privé que de la part du gouvernement. Si les premiers ont fréquemment recours au licenciement collectif de travailleurs syndiqués pour affaiblir ou détruire les syndicats, le deuxième a tendance à créer des syndicats jaunes à sa solde.


A titre d'exemples, en janvier 2008, la direction de Çaykur Enterprise, qui exploite 52 usines à travers la Turquie, a entamé des manoeuvres pour forcer les travailleurs à adhérer à un syndicat connu pour être proche du gouvernement. Sur un effectif total de 14’000 employés, environ 9’500 étaient affiliés au syndicat TEKGIDA-Is, qui représentait les travailleurs de cette entreprise aux négociations collectives depuis plus de 50 ans. Le ministère du Travail a dépouillé TEKGIDA-Is de ses droits de négociation collective et a transmis ceux-ci au syndicat jaune.


Durant l'année écoulée, la Confédération syndicale des travailleurs de la fonction publique de Turquie (KESK) relève une recrudescence de la persécution à l’encontre des membres de son exécutif et des dirigeants de sections. Ainsi, plus de 600 de ses membres ont dû se soumettre à des « enquêtes disciplinaires » pour avoir pris part à des activités syndicales. A l'heure actuelle, 22 dirigeants de ce syndicat sont incarcérés.


Au cours de l'année 2008, de nombreuses entreprises privées ont licencié des travailleurs pour leur participation aux activités syndicales. A titre d'exemple, 116 travailleurs, tous affiliés au Syndicat des travailleurs des coopératives et des bureaux (KOOP-Is), ont été congédiés pour leur participation aux activités syndicales dans les magasins Praktiker, Bauhaus, Ikea et Adese à Istanbul, Ankara, Izmir, Adana, Gaziantep et Konya.


Par ailleurs, il faut souligner que la législation turque sur la sécurité de l’emploi ne s’applique qu’aux entreprises dotées d’un effectif de 30 salariés minimum. Par le jeu du recours à la sous-traitance et aux contrats à durée déterminée, près de 95% des lieux de travail comptent moins de 30 salariés.



• Recommandations


Pour le respect des droits humains, la lutte contre l'impunité et pour la prévention des violations aux droits humains, nous recommandons au gouvernement turc, de concert avec les organisations de défenses des droits humains en Turquie, de prendre les mesures suivantes:



1) le respect et la pleine application des normes internationales des droits humains et notamment des Pactes et Conventions dont la République de Turquie est partie ;


2) la mise en oeuvre immédiate des recommandations des organes de traités des Nations Unies et la mise en conformité de sa législation suivant les jugements rendus par la Cour européenne des droits de l’homme ;


3) la modification de la constitution de 1982, de sorte que l'exclusion ethnique, culturelle et religieuse prenne fin et que la protection de tous les droits humains pour tous soit assurée ;


4) l'abrogation de toutes les lois niant l'identité, la langue et la culture kurde et la réhabilitation del'enseignement et de l'usage de la langue kurde, y compris la restitution des noms des lieuxd'établissement et des prénoms kurdes ;


5) l’utilisation de la langue kurde en tant que langue officielle au Kurdistan turc et dans des régions où la population kurde constitue un groupe important ;


6) la modification de la loi sur les partis politiques, notamment la baisse du quorum des voix obtenues (de 10 % à 5 %) pour la représentation à la Grande Assemblée ;


7) l’arrêt de la répression à l’encontre du parti pro-kurde DTP ;


8) l'abrogation de toute disposition législative, notamment la loi anti-terroriste, s'opposant à la liberté d'opinion et d'expression ;
9) l'arrêt des opérations militaires au Kurdistan turc, la levée de toutes les mesures d'exception dans cette région et la poursuite des pourparlers entamés entre le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour trouver une issue pacifique à la question kurde en Turquie ;


10) la proclamation d'une amnistie générale inconditionnelle pour tous les prisonniers politiques et les combattants du PKK et l'établissement des conditions nécessaires pour leur intégration dans la société ;


11) l'abolition du système des gardiens de village (milice Kurde) qui est à l'origine de nombreuses violations des droits humains ;


12) la création des conditions nécessaires (sécurité et indemnisation en particulier) pour le retour des paysans kurdes déplacés ;


13) le déminage du Kurdistan turc afin que les terres puissent être dévolus, à l'agriculture et à l'élevage ;


14) la création d'une commission vérité, avec la participation des représentants de la société civile, qui enquêterait sur les graves violations des droits humains (assassinats politiques, disparitions forcées, cas de torture, destruction des villages et déplacements forcés des paysans en particulier) et jugerait leurs auteurs.

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1 Aujourd'hui on ne compte qu'environ 60’000 Arméniens et 15’000 Grecs en Turquie (basés essentiellement à Istanbul).
2 En absence de recensement officiel, on estime de nos jours le nombre de Kurdes en Turquie à plus de vingt millions.
3 « Türk Tarih Tezi, Günes Dil Teorisi ve Kürt Sorunu », Ismail Besikçi, Ankara, juin 1977, et Appel du Kurdistan n° 21, septembre 1997.
4 En effet, suite à l’accord conclu entre les principautés kurdes et l'empire ottoman au XVIème siècle, le pays kurde a pris le nom de
« Vilayet-i Kurdistan » (province du Kurdistan, 1516). D'ailleurs, lors que le Sultan ottoman a admis, dans la deuxième moitié du
XIXème siècle l'instauration d'un parlement, on appelait les députés kurdes qui y siégeaient les députés du Kurdistan. Depuis la
création de la République de Turquie cette appellation a été proscrite par les Autorités.
5 Bien qu'une chaîne de télévision étatique, émettant en kurde, ait été lancée au début de cette année, les enfants et les jeunes
kurdes sont toujours privés d'enseignement dans leur langue maternelle et l'usage du kurde reste banni dans l'administration.
6 Ces 50 dernières années, l'armée turque a procédé à trois coups d'Etat (1960, 1971 et 1980), sans parler de ses interventions directes
périodiques dans la politique du pays (en particulier en 1997 et en 2007), voir Info-Türk n° 373, septembre 2009.
7 Rapport annuel 2008 de la Fondation turque des droits de l'homme, TIHV, avril 2009.
8 Supplétif de l'armée turque, ce groupe a été mis en place en 1985 sous l'appellation de Gardiens de village. Armés et payés par le
gouvernement turc, leur nombre s'élève actuellement à 71 000 (selon les chiffres officiels), cf. le quotidien Milliyet du 25 septembre 2009.
9 Dépêche de l'agence ANF du 27 octobre 2009.
10 Créé en 1990 pour la première fois sur le plan légal sous le nom de « Halkin Emek partisi » (HEP), le parti politique pro-kurde a dû
depuis changer plusieurs fois son nom suite aux interdictions (HEP, DEP, HADEP, DTP).
11 Dépêche de l'agence BIAnet du 23 octobre 2009.
12 Durant la période considérée, la CEDH a traité 1905 plaintes dont 203 ont abouti à un règlement à l'amiable et 34 autres à non
violation, voir rapport annuel 2008 de la CEDH, Strasbourg 2009.
13 Mission d'information en Turquie sur la levée de l'immunité parlementaire de députés kurdes, 8-11 mars 1994.
14 Rapport spécial sur le droit à la vie 2008, publié par la Fondation turque des droits de l'homme (TIHV) le 1er janvier 2009, Rapport
spécial de la TIHV sur les conséquences de la mise en oeuvre (depuis deux ans) de la loi sur le pouvoir et la fonction de la police du
16 juin 2009, le Rapport annuel 2008 des violations des droits humains de l'Association des droits de l'homme (IHD), le Rapport
annuel 2008 de la TIHV, avril 2009, Mayinsiz Bir Türkiye (Une Turquie sans mines anti-personnel), www.mayinsizbirturkiye.org.
15 Annexe 1 - Liste des personnes tuées en 2008.
16 Cet article punissait antérieurement les atteintes à « l'identité turque ». Avec la modification faite en avril 2008, il punit celles à la
« nation turque ».
17 Articles 84, 125, 132, 133, 134, 215, 216, 218, 285, 286, 288, 299, 305 et 318 du Code pénal.
18 En vertu de cette loi, toute personne qui ose « insulter à la mémoire » du fondateur de la Turquie (mort il y a 71 ans) ou
endommage ses statuts d'une manière ou autre est punissable de 1 à 5 ans de prison. Si ce délit est commis collectivement (dès
deux personnes), la peine est majorée de 50 %.
19 Rapport annuel 2008 de la Fondation turque des droits de l'homme, TIHV, avril 2009
20 1 nouvelle livre turc (YTL) équivaut à 0,75 dollar nord américain (octobre 2009).
21 Rapport annuel 2008 des violations des droits humains de l'Association des droits de l'homme (IHD).
22 BIA Medya Gözlem Raporu (Rapport de l'Observatoire des médias de BIA), 1er mai 2009.
23 Voir l'article intitulé « Kriz Konjonktüründe Sinif Politikasi ve Kürt Halk Hareketi » (Politique de classe et mouvement populaire kurde
dans la conjoncture de crise), http://demokratikdonusum.org/arsiv/yeni1.pdf
24 Communiqué de presse du TGDP du 6 octobre 2009.
25 L'article 37 dudit Traité stipule que « La Turquie s'engage à ce que les stipulations contenues dans les articles 38 à 44 [portant sur
les minorités] soient reconnues comme lois fondamentales, à ce qu'aucune loi, aucun règlement, ni aucune action officielle ne
soient en contradiction ou en opposition avec ces stipulations et à ce qu'aucune loi, aucun règlement ni aucune action officielle ne
prévalent contre elles. »
26 On ne compte actuellement qu'environ 60’000 Arméniens et 15’000 Grecs dans le pays alors qu'ils étaient à la sortie de la première
guerre mondiale respectivement 300’000 et 1'700’000. Quant aux Assyriens vivant au Kurdistan turc, un des peuples plus anciens
de la région, ils ne jouissent d'aucun droit et sont sur le point de s'éteindre.
27 Ce dernier (appelé Diyanet Isleri Baskanligi) compte actuellement plus de 100’000 fonctionnaires dont plus de 80’000 imams, employés
également dans des pays où l'immigration turque est importante (cf. www.diyanet.gov.tr/turkish/tanitim/rapor_ms2007.pdf)
28 Dépêche de l'agence BIA du 29 septembre 2009.
29 Dépêche de l'agence Ak News du 22 septembre 2009.
30 Dépêche de l'agence BIA du 19 juin 2009.
31 Rapport 2008 sur les enfants en conflit avec les lois (Kanunla Ihtilafa Düsen Cocuklar Raporu), IHD, mai 2009.
32 Punissables de 1 à 3 ans, ceux ou celles qui créent, dirigent ou adhèrent à une organisation illégale.
33 Punissables de 5 à 15 ans, ceux ou celles qui créent, dirigent ou adhèrent à une organisation illégale armée.
34 Rapport intitulé « Human Rights, The Kurdish Issue and Turkey », by Muharrem Erbey, Président de la section de Diyarbakir et
Vice-Président national de l'IHD, septembre 2009.
35 Le quotidien Yeni Özgür Politika du 1er mars 2009.
36 Dépêche de l’agence ANF du 23 octobre 2009.
37 Voir « Rapport annuel 2008 des violations des droits syndicaux » de la Confédération internationale syndicale ».

VOIR AUSSI
Annexe 1 - Liste de victimes d'exécutions sommaires, extrajudiciaires en 2008
Annexe 2 - Liste de disparitions forcées

http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=334

 


Examen périodique universel de la Turquie - Annexe 1

Examen périodique universel 2010

8ème Groupe de travail (3 au 14 mai)

 

VICTIMES D’EXÉCUTIONS SOMMAIRES ET EXTRAJUDICIAIRES EN 20081

En 2008, 116 personnes ont été tuées en Turquie dont 37 suites aux tirs des forces de l'ordre(lors des manifestations, non observation de sommations ou exécutions sommaires et extrajudiciaires), 45 dans les lieux de détention (dues à la torture, aux mauvais traitements, à la privation de soins médicaux ou aux « suicides ») et 34 par des « personnes non identifiées ». Depuis 2000, le nombre de personnes tuées pour les motifs mentionnés ci-dessus s'élève à 829.

 

Cette tendance macabre est plutôt à la hausse, étant donné que la modification de la loi n°5681 sur la fonction et le pouvoir de la police (Polis Vazife ve Salahiyet Kanunu) en juin 2007 facilite l'usage aux armes à feu et le recours à la force disproportionnée des forces de l'ordre turques.

En effet, entre juin 2007 et juin 2009, la Fondation turque des droits de l'homme a enregistré1605 violations des droits humains lors de 331 événements déroulés dans 47 provinces en Turquie. Durant cette même période, 40 personnes ont été tuées par la police turque lors des manifestations, des descentes dans des logements ou non obéissance à des sommations et 13 autres en gardes à vue.



Il faut souligner à ce propos que des dizaines de personnes sont blessées chaque année dans ce pays, parfois grièvement, à l'instar de Ferhat Gerçek qui est paralysé à vie par les balles de la police alors qu'il vendait en toute légalité des journaux de gauche à Istanbul le 7 octobre 2007. Il en est de même pour Alisan Kusan (13 ans) qui a été grièvement blessé par des tirs de la police le 5 juillet 2008 à Van pour ne pas avoir obéit à une sommation...



1. Personnes tuées par les forces de l'ordre
(lors des manifestations, non observation de sommations ou
exécutions sommaires et extrajudiciaires)

Date - Nom - Lieu

05.01 Ibrahim TINAZ Adapazari
17.01 Murat KURTARAN Adana
26.01 Hüseyin TURGUT Yalova
15.02 Yahya MENEKSE (16 ans) Cizre
20.02 Ahmet CAKAL Izmir
05.03 Mehmet DENIZ Ercis (Van)
22.03 Zeki ERIK Van
22.03 Ramazan DAL Van
23.03 Ikbal YASAR Yüksekova (Hakkari)
23.03 Fahrettin SEDAL Yüksekova (Hakkari)
01.05 Adil XWESTI et Selim BERCEF Sindi (Nord de l’Irak)
11.05 Aziz ÖZER Ciçekli/Gürpinar (Van)
11.06 Adam TERRY Kirklareli
16.06 E. C. Ankara
26.06 Ömer SOYUTEK Bayat/Yildizeli (Sivas)
03.07 Tekin EDIS et Mehmet ÖZTUNC Marinus (Hakkari)
04.07 Mirsevdin HACETMEN Dogubeyazit (Agri)
09.07 Ressortissant iranien non identifié Aralik (Igdir)
10.07 Orhan OFLAS Carsi mahallesi???
15.07 Gürsel VAROL Ankara
06.08 Cem INCI Istanbul
11.08 Orhan CANER Hatay
22.08 Mehmet DÖLEK et Mustafa TANGÜNER Derik (Mardin)
23.08 Ahmet SARGIN Sapanca (Sakarya)
25.08 Turan ÖZDEMIR Sivas
25.08 Gökhan ERGÜN Bursa
26.08 Cengiz KOC Nilüfer (Bursa)
28.08 Nusret KALKAN Beyazsu/Nusaybin (Mardin)
03.09 Resat CICEK Yüksekova (Hakkari)
12.09 Murat TEKDAL Lice (Diyarbakir)
20.10 Ahmet ÖZHAN Dogubeyazit (Agri)
27.10 Cagdas GEMIK Antalya
18.11 Dogan KALENDER Izmir
19.11 Soner CANKAL Ankara
20.11 Muhsin KASAPOLI Istanbul

2. Personnes tuées en garde à vue

Date - Nom - Lieu

27.05 Selçuk YILDIR Kocaeli
13.06 Vusale SÜLEYMANOVA Igdir
02.07 Metin YÜKSEL Zonguldak
09.07 Personne non identifiée Yüksekova (Hakkari)
12.10 Ahmet LACIN Bagcilar (Istanbul)
10.11 Serkan CEDIK Bursa
26.11 Erdal KELOGLU Zonguldak
03.12 Abbas INAN Canakkale

3. Personnes tuées dans les prisons turques
(dues à la torture, aux mauvais traitements, à la privation de
soins médicaux ou aux "suicides")

Date - Nom - Lieu

06.01. Ibrahim TURAN prison fermée de Mardin
11.01 Mustafa ÖZEN prison fermée de type E d'Aydın
17.01 S. Y. prison de Turgutlu (Manisa)
25.01 Senol KAZANASMAZ prison de Kiriklar de type F (Izmir)
26.01 Hasan EROGLU prison de Sincan de type F n° 2 (Ankara)
18.02 Nazmi Nejat ARIBAS prison d'Antalya type L
22.02 Taner CELIK prison d'İnebolu
16.06 Tahsin ALTUN prison de Mardin type E
05.03 M.D. prison de Nazilli de type E (Manisa)
22.03 Osman DÖNMEZ prison de Tekirdag de type F
27.03 Ismail Hakki KAYA prison d'Antalya de type L
02.04 Mehmet HAYIR prison de Bahçecik (Trabzon)
02.05 Halim KÜCÜK prison fermée de Gebze de type M (Kocaeli)
26.06 Ahmet SAGLAM prison d'Antalya de haute sécurité de type L
01.07 Kuddusi OKKIR hôpital d'Edirne
12.07 Bülent GÜLBAY prison fermée d'Ermenek de type M (Karaman)
18.07 Mehmet SEVIL prison de Kürkçüler (Adana)
20.07 Mehmet ÖLCÜM prison d'Alanya de type L
21.07 M. E. prison fermée de Nazilli de type E (Manisa)
24.07 Aytekin GÜMÜSBAS prison fermée de Mugla de type E
25.07 Yilmaz ÖZDEMIR prison fermée de Fethiye
25.07 Alaattin BALAMAZ prison de Kürkçüler (Adana)
29.07 Ali CEKIN hôpital de Cerrahpasa (Istanbul)
02.08 Abdullah EKINCI hôpital psychiatrique de Bakirköy (Istanbul)
04.08 Sükrü EGE prison n° 1 de Kiriklar de type F (Izmir)
07.08 Mustafa LEVENTCANLI prison ouverte d'Adana
08.08 Ahmet SIREN prison de Bingöl d type M
21.08 Abdülaziz EKINCI prison de Mardin
15.09 Cuma BAYRAM prison de Dogansehir (Malatya)
24.09 Adem YENILMEZ prison de Mus
02.10 Duran DOGAN prison de Metris (Istanbul)
01.10 Murat CÖMEZ et Mecit AKAYA prison militaire d'Hasdal (İstanbul)
06.10 Engin CEBER hôpital de Sisli Etfal (Istanbul)
06.10 Hüseyin SASMAZ prison de Gaziantep de type H
19.10 Ismet KÖSEBALABAN prison fermée de Canakkale
15.10 Umut BAYRAM prison de Maltepe (Istanbul)
16.12 Fatih KOLBASAR prison de Ferizli de type L (Sakarya)

4. Assassinats par des "personnes non identifiées"

Date - Nom - Lieu

24.02 Mehmet Oktay ICGEN Gaziantep
31.03 R. K. (13 ans) Hizan (Bitlis)
31.03 Arif ALTAK Adana
06.04 Découverte d'un cadavre non identifié, torturé et exécuté par balle Hakkari
21.04 Sahin TEPELI Kayalıkale/Varto (Mus)
22.04 Sehabbetin KARAMAN Güvendik/Baskale (Van)
30.04 Raif IZCI Egani (Diyarbakir)
20.05 Yusuf KILIC et Kemal ERBEYI Istanbul
25.05 Mevlüt AYTEKIN Bilgeç/Baskale (Van)
30.05 Baris ADSAZ Istanbul
05.06 Kenan AKTIMUR Tunceli
10.06 Efraim CIFTCIOGLU Palu (Elazig)
24.06 Necmettin BARUT Yüksekova (Hakkari)
13.07 Kadir KARATAS Patnos (Agri)
15.07 Ahmet YILDIZ Istanbul
17.07 Muhyettin ÖKSÜN et Ömer ÖKSÜN Kemberli/Bismil (Diyarbakir)
19.07 Sefik AK, Aziz AK, Hamit AK et Firat BAYRAM Eskiköy/Genç (Bingöl)
06.08 Découverte d’un cadavre non identifié, exécuté d'une balle dans la tête Baskale (Van)
01.09 Faik HANCER Siverek (Sanliurfa)
05.09 Muhittin FIDAN Cevreli/Genç (Bingöl)
11.09 Remzi BULMUS Cukurdere (Bingöl)
15.09 Suat BOZDAG Siverek (Sanliurfa)
20.09 Serdar KIRTAY Mezelek/Egil (Diyarbakir)
27.09 Halil ERDEM Viransehir (Sanliurfa)
04.10 Nazim CINAR et Mahmut DEMIR Ekinciler (Diyarbakir)
10.11 Dilek INCE Ankara
24.11 Mehmet TUNC (15 ans) Cizre (Sirnak)
04.12 Ümit KARABABA Istanbul

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1) Sources : Rapport spécial sur le droit à la vie 2008, publié par la Fondation turque des droits de l'homme (TIHV) le 1er janvier 2009, Rapport spécial de la TIHV sur les conséquences de la mise en oeuvre (depuis deux ans) de la loi sur le pouvoir et la fonction de la police du 16 juin 2009, le Rapport annuel 2008 des violations des droits humains de l'Association des droits de l'homme (IHD), le Rapport annuel 2008 de la TIHV, avril 2009.

http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=335

 


Examen périodique universel de la Turquie - Annexe 2

Examen périodique universel 2010

8ème Groupe de travail (3 au 14 mai)

 

Liste de disparitions forcées



Dans l'histoire récente de la Turquie, le phénomène des disparitions forcées ou involontaires s'est manifesté surtout entre 1990 et 2001, avec une ampleur inquiétante. Si depuis cette date, le nombre de disparitions forcées ont fortement diminué, il faut souligner qu'un certain nombre de disparus se transforment en « cadavre », c'est-à-dire « assassinés par des personnes non identifiées », d'autres sont disparus à jamais. La majorité des cas sont survenus au Kurdistan turc. Les victimes sont des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des activistes kurdes, des dirigeants d'organisations ainsi que de simple citoyens, notamment des paysans. Les auteurs désignés sont des forces de l'ordre officielles (l'armée ou la police) ou des forces paramilitaires, selon des témoignages concordants. A ce jour, 840 disparitions forcées, enregistrées par l'Association des droits de l'homme de Turquie (IHD) et la Fondation turque des droits de l'homme (TIHV) n’ont toujours pas été élucidées.

La liste ci-dessous, soumise à la conférence internationale sur les personnes disparues en garde à vue (tenue entre les 16 et 20 mai 2006 à Diyarbakir (chef-lieu du Kurdistan turc), comporte 1251 noms1. Nous avons pris comme base les disparitions à partir de 1980 (date du dernier coup d'Etat en Turquie), faisant abstraction aux disparitions antérieures recensées (10 personnes). Cette liste comporte ainsi 1241 noms.



A noter que, en 2008, la section d'Istanbul de l'IHD a enregistré deux nouveaux cas de disparitions (Hasan Onay et Enver Elbat).



Un exemple parmi tant d'autres2


Le 19 avril 1995, une unité de la Gendarmerie est de sortie près du village de Kuruçayir, non loin de de Diyarbakir, sous le commandement de Hasan Kundakçi. Tombé dans l’embuscade préparé par le corps de la gendarmerie, M. Ali Ihsan Dagli, « simple » villageois blessé, est arrêté. Alors que le village de Kuruçayir est détruit et brûlé, M. Dagli et sept autres villageois sont amenés dans un domaine pour subir la torture. M. Ali Ihsan Dagli est ensuite transporté vers un lieu inconnu par un hélicoptère de l’armée turque. Malgré les innombrables démarches entreprises auprès de l’Etat turc, la famille reste sans nouvelle. M. Dagli est porté disparu. L’Etat turc, en réponse à la demande de nouvelle formulée par la famille, répond ne pas connaître l’individu.


Pourtant, l’un des sept villageois arrêté et torturé en même temps que Monsieur Dagli, Ramazan Ökmez, déclare avoir entendu M. Dagli crier « Ne me tuez pas, j’ai des enfants! ». Une photo prise par un soldat – envoyée au siège de Human Rights Watch à New York – témoigne également de l’arrestation du disparu. Les voies de droit internes étant épuisées, la famille Dagli a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme. Dans une note envoyée à la Cour, le Ministère des affaires étrangères explique que M. Dagli n’a jamais été placé en garde à vue. Seulement, les témoins et la photo attestent du contraire. La Cour européenne des droits de l’Homme décide alors de condamner la Turquie le 26 avril 2007 pour violation des articles 2 (droit à la vie) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales3.



Nom et prénom Date Lieu de disparition
Gazal ... 1980 Mardin
Hüseyin Morsümbül 18.09.1980 Bingöl
Cemil Kırbayır 09.10.1980 Kars/Göle
Hayrettin Eren 21.11.1980 İstanbul
Mahmut Kaya 25.12.1980 Kars
Nurettin Yedigöl 12.04.1981 İstanbul
Zeki Altınbaş April 1981 Yalova
M. Zeki Yıldız 1981 Van/Gercüş
Gürkan Mungan December 1983 Ankara
Maksut Tepeli 01.02.1984 İstanbul
Nurettin Öztürk 04.04.1984 Ankara
Ömer Aydar 1984 Şırnak
Masum Korkmaz 28.03.1986 Siirt
Halit Yaşar 27.02.1987 Mardin/Cevzad (Ceviz) Köyü
Ömer Savun 06.05.1989 Siirt
Hüseyin Demirtaş 26.05.1989 Siirt
Halil Acar - Ve 8 kişi 13.03.1990 Mardin
Adnan Bağca 11.06.1990 Siverek
Abdullah Kurt September 1990 Hakkari/Yüksekova
Yusuf Erişti 14.03.1991 İstanbul
İbrahim Gündem 25.09.1991 Diyarbakır/Hazro
Hamit Abi 24.10.1991 Irak sınırı
Hüseyin Toraman 27.10.1991 İstanbul
Misbah Doğru 20.11.1991 Diyarbakır/Tekkapı
Abdulhakim Kartal 1991 Batman
İhsan Güler 1991 Kars/Göle
Mehmet Demir 10.01.1992 Siirt
Fahrettin Alınbay 01.01.1992 Siirt
Durmuş Çaylak 09.02.1992 Fethiye
Ebedin Yaşlı 10.04.1992 Diyarbakır/Dicle/Döğer Köyü
Hüseyin Yaman 04.05.1992 İstanbul
Soner Gül 04.05.1992 İstanbul
Hasan Gülünay 20.07.1992 İstanbul
Mehmet Ertak 22.08.1992 Şırnak
Ayhan Efeoğlu 06.10.1992 İstanbul
Abdülmenaf Tohumeken 11.11.1992 Diyarbakır/Bağlar
Namık Erkek 19.12.1992 Mersin
Abdurrahim Kalkan 1992 Batman
İbrahim Kaya 1992 Şırnak/Cizre
Mehmet Yaşar 1992 Hakkari/Yüksekova
M. Emin Abak 13.01.1993 Mardin/Eroğlu Köyü
Ömer Öner 14.01.1993 Diyarbakır/Aktepe Köyü
Ali Kırlangıç 07.03.1993 İstanbul
İbrahim Ertaş 17.03.1993 Mardin/Kızıltepe/Beşdeğirmen Köyü
Ahmet Şahin March 1993 Diyarbakır/Hazro
Halim Halıcıoğlu May 1993 Diyarbakır
İbrahim Akıl 14.06.1993 Şırnak
Hikmet Şimşek 14.06.1993 Şırnak
Salih Demirkan 14.06.1993 Şırnak
Hamdi Şimşek 14.06.1993 Şırnak
Halit Özdemir 14.06.1993 Şırnak
Şemdin Culaz 14.06.1993 Şırnak
İhsan Uygar 06.07.1993 İstanbul
Yüksel Alptekin 06.07.1993 İstanbul
Ferhat Tepe 28.07.1993 İstanbul
Erdoğan Şakar 13.08.1993 İstanbul
Abdülvahap Timurtaş 14.08.1993 Şırnak/Silopi
Serhan Dehmen 08.09.1993 İstanbul
Abdo Yamuk 09.10.1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Bahri Şimşek 09.10.1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Behçet Tutuş 09.10.1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Nusrettin Yerlikaya 09.10.1993 Muş/Kayalısu Köyü
Muhsin Taş 14.10.1993 Şırnak/Cizre
Yılmaz Gümüş 21.10.1993 Batman
Bahri Karaaslan 29.10.1993 Diyarbakır
Üzeyir Kurt 25.11.1993 Diyarbakır/Bismil
Ahmet Çakıcı 28.11.1993 Diyarbakır/Hazro
Ahmet Kalper 06.12.1993 Urfa/Siverek
Hüseyin Taşkaya 06.12.1993 Urfa/Siverek
Ahmat Kalpak 06.12.1993 Urfa/Siverek
Faik Kevci December 1993 ......
Emin Kaya 1993 Diyarbakır/Çınar
Behçet Kaya 1993 Diyarbakır/Çınar
Enver Özmen 1993 Bitlis/Hizan/Sırmaçek Köyü
Murat Aslan 1993 Diyarbakır
Nezir Tekçi 1993 Hakkari
M. Veysi Sezer 1993 Diyarbakır/Bismil
Mehmet İnan 1993 Siirt
Abdullah Buluter 1993 Batman/Oymataş Mezrası/Şeyh Köyü
Hüseyin Sevim 1993 Batman/Balpınar
İskender Sevim 1993 Batman/Balpınar
Sadıka Dal 1993 Mardin/Nusaybin
Tahar Başar 1993 Van/Tatvan
Yahya Akçara 1993 Diyarbakır/Silvan/Feridun Mahallesi
A. Celil Aydoğan 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Hasan Avar 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Şerif Avar 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Nurettin Yerlikaya 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Turan Demir 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Ümit Taş 1993 Diyarbakır/Kulp/Alacaköy
Yahya Yelkat 1993 Mardin/Midyat
Mahsum Güvenç 1993 Diyarbakır
Mehmet Selim Balkan 1993 Diyarbakır
Fahrettin Tan 27.01.1994 ....
Ali Efeoğlu January 1994 İstanbul
Aziz Alptekin January 1994 Mardin/Midyat/Daline Köyü
Seyfettin Işık January 1994 Bitlis/Korcan Köyü
Ahmet Işık January 1994 Bitlis/Korcan Köyü
Hüseyin Uğurlu January 1994 Muş
Şevki Şeker January 1994 Batman/Hasankeyf
Fethi Yıldırım January 1994 Urfa/Viranşehir
Hasan Baykara February 1994 Şırnak/Cizre
İskan Aslan February 1994 Şırnak/Cizre
Nayıf Umaz 07.06.1994 Urfa/Viranşehir/Göğerli (Trazik) Köyü
Kemal Mübariz February 1994 Şırnak/Cizre
Guri Özel February 1994 Şırnak/Cizre
İbrahim Adak February 1994 Şırnak/Cizre
Halil Gürel February 1994 Şırnak/Cizre
Ali Karagöz February 1994 Şırnak/Cizre
Hasan Kiraz 01.02.1994 Maraş/Pazarcık/Cimikanlı
Hasan Sonzamancı 01.02.1994 Maraş/Pazarcık/Cimikanlı
Mustafa Beysu 01.02.1994 Maraş/Pazarcık/Cimikanlı
Memiş Halıgür 01.02.1994 Maraş/Pazarcık/Cimikanlı
Muharrem Ayato 09.02.1994 Diyarbakır/Silvan
Yusuf Tunç 09.02.1994 Mardin/Kızıltepe/Kengerli
Tekin Pusa 11.02.1994 Diyarbakır/Kulp/Aşur Köyü
Ali Cengiz 11.02.1994 Diyarbakır/Kulp/Aşur Köyü
Medeni Bican 11.02.1994 Diyarbakır/Silvan/Alibeyköy
Ali Katar 11.02.1994 Diyarbakır/Silvan/Alibeyköy
Seyfettin Gürel 11.02.1994 Diyarbakır/Silvan/Alibeyköy
Ramazan Oktay 13.02.1994 Diyarbakır/Hani
Beşir Akbulut 18.02.1994 Batman/Gercüş/Derefe (Nurlu) Köyü
Ahmet Yörük 20.02.1994 Şırnak
Mehmet Akdeniz 20.02.1994 Diyarbakır/Kulp
Süleyman Doğan 21.02.1994 Maraş/Elbistan/Ambar Köyü
Halil Akyanak 26.02.1994 Şırnak/Cizre
Mahmut Yıldız 26.02.1994 Şırnak/Cizre
Ramazan Şarlı February 1994 Bitlis/Tatvan
Nihat Cazan February 1994 Hakkari/Yüksekova
Bahattin Sürücüoğlu February 1994 Antalya
Ercan Cihangir February 1994 Isparta
Hatip Yapıştır 04.03.1994 Mardin/Derik
Cemile Şarlı 06.03.1994 Bitlis/Tatvan
Ercan Cihangir 16.03.1994 Muş/Malazgirt
Necati Aydın 18.03.1994 Diyarbakır/Yenişehir
Mehmet Ay 18.03.1994 Diyarbakır/Yenişehir
Zeki Ekinci 21.03.1994 Mersin/Demirtaş Mahallesi
Rıdvan Ekinci 21.03.1994 Mersin/Demirtaş Mahallesi
İbrahim Gözetir 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Mehmet Gözetir 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Selahattin Gösteren 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Vahap Gösteren 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Seyfettin Gösteren 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
İlhan Aksi 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Turan Çiçek 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
İhsan Çiçek 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
Evren ... 29.03.1994 Diyarbakır/Silvan/Hacica
A. Kerim Pusat 29.03.1994 Şırnak/Cizre
Nazım Babaoğlu March 1994 Urfa/Siverek
Mirza Ateş March 1994 Diyarbakır/Kulp
Kadri Adıgüzel ve 6 kişi March 1994 Diyarbakır/Kulp
Zeynel Kürsep 09.04.1994 Batman
Osman Geçer 01.04.1994 Adana
Kazım Sağın 02.04.1994 Hakkari/Şemdinli
Aydın Tekay 03.04.1994 Diyarbakır/Lice/Koca Köyü
Salih Kara 09.04.1994 Urfa
Ali Kılıç 19.04.1994 Siirt/Güçlükonak
Salih Kılıç 19.04.1994 Siirt/Güçlükonak
Ahmet Ökmen 22.04.1994 Adana
Cihat Tunç 22.04.1994 Adana
Murat Tunç 22.04.1994 Adana
Salih Kara 25.04.1994 Hakkari/Uludere
Hüseyin Kara 25.04.1994 Hakkari/Uludere
M. Tahir Kara 25.04.1994 Hakkari/Uludere
Cemil Kara 25.04.1994 Hakkari/Uludere
Abdülsamet Şahin April 1994 Hakkari/Yüksekova/Murel (Yıldızlar) Köyü
Halit Saray April 1994 Siirt/Eruh
Muhsin Ekinci 05.06.1994 Diyarbakır/Kulp/Kupe mezrası
Mahmut Ökmen 06.05.1994 Mardin/Savur
Mehmet Yamaç 08.05.1994 Adana
Şahin Biçer 09.05.1994 Diyarbakır/Silvan
Fikret Biçer 09.05.1994 Diyarbakır/Silvan
Halil Demirtoz 09.05.1994 Diyarbakır/Silvan
Cemal Bilen 09.05.1994 Diyarbakır/Silvan
Mehmet Tanrıverdi 14.05.1994 Diyarbakır/Lice/Dibek Köyü
Muharrem Tanrıverdi 14.05.1994 Diyarbakır/Lice/Dibek Köyü
Mehmet İlkkaya 14.05.1994 Diyarbakır/Lice/Yolçatı Köyü
Ali İhsan Dağlı 14.05.1994 Diyarbakır/Silvan/Eşme
Osman Kızılırmak 15.05.1994 Ağrı/Eleşkirt/Aşağıkarpuzlu
Resul Kızılırmak 15.05.1994 Ağrı/Eleşkirt/Aşağıkarpuzlu
Fevzi Kızılırmak 15.05.1994 Ağrı/Eleşkirt/Aşağıkarpuzlu
Piro Ay 16.05.1994 Mardin/Derik/Çadırlı Köyü (Şebajer)
Ekrem Bulut 17.05.1994 Diyarbakır/Lice
Fahri Bulut 17.05.1994 Diyarbakır/Lice
Ramazan Bulut 17.05.1994 Diyarbakır/Lice
Mustafa Bulut 17.05.1994 Diyarbakır/Lice
Ali Bulut 17.05.1994 Diyarbakır/Lice
Seyithan Yolur 18.05.1994 Diyarbakır/Lice/Türeli Köyü
İkram İpek 18.05.1994 Diyarbakır/Lice/Türeli Köyü
Servet İpek 18.05.1994 Diyarbakır/Lice/Türeli Köyü
Zeki Ercan Diril 19.05.1994 Şırnak/Beytüşşebap/Uzungeçit (Derahine) Kasabası
İlyas Eyüp Diril 19.05.1994 Şırnak/Beytüşşebap/Uzungeçit (Derahine) Kasabası
Veysi Tüzer 20.05.1994 Antalya
Halide Tüzer 20.05.1994 Antalya
İhsan Kavak 24.05.1994 Batman
Cezayir Orhan 24.05.1994 Diyarbakır/Kulp
Besra Yılgın 25.05.1994 Diyarbakır
Metin Yılgın 25.05.1994 Diyarbakır
Memduh Ökmen 28.05.1994 Mardin
Bahri Budak 28.05.1994 Diyarbakır/Lice/Bağımlı köyü
Metin Budak 28.05.1994 Diyarbakır/Lice/Bağımlı köyü
İsmail Ağaya 29.05.1994 Batman
Cahide Bayram May 1994 Şırnak/Cizre
Süleyman Bayram May 1994 Şırnak/Cizre
Kamil Bayram (8 aylık çocuk) May 1994 Şırnak/Cizre
Kasım Alpsoy May 1994 Adana
Ebubekir Coşkun May 1994 Bitlis/Ahlat/Yoğurtyemez
Mirali Timur May 1994 Bitlis/Ahlat/Yoğurtyemez
Sıdık Yıldız 02.06.1994 Muş/Merkez
Cemal Kahraman 05.06.1994 Diyarbakır/Kulp/Kupe mezrası
Kemal Çelik 05.06.1994 Diyarbakır/Kulp/Kupe mezrası
Vedat Çelik 05.06.1994 Diyarbakır/Kulp/Kupe mezrası
Salih Çalık 06.06.1994 Diyarbakır/Kadıköy
Sinan Fidan 06.06.1994 Diyarbakır/Kadıköy
M. Zeki Doğan 07.06.1994 Hakkari/Çukurca
Peynuz Acar 07.06.1994 ............
Şehmuz Acar 07.06.1994 ............
Murat Aslan 10.06.1994 Diyarbakır
Vahap Ateş 15.06.1994 Mardin/Derik
M. Zeki İlkan 28.06.1994 Ağrı
Alaaddin Nehir 28.06.1994 Ağrı
Mehmet Kaya 28.06.1994 Ağrı
Ahmet Aslan 28.06.1994 Ağrı
Kazım Aslan 28.06.1994 Ağrı
Mehmet Saim June 1994 Siirt
Hasan Aksu June 1994 Mardin/Erik/Saltık (Çatalca)
Hacı İsa Gök June 1994 Batman/İpragaz Mahallesi
Mahmut Kaya 01.07.1994 Diyarbakır/Erizmi
Hanifi Boğa 01.07.1994 Diyarbakır/Erizmi
Mehmet Yaşa 01.07.1994 Diyarbakır/Erizmi
Recai Aydın 02.07.1994 Diyarbakır/Çınar
Hüseyin Çelik 04.07.1994 Diyarbakır
Ahmet Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Mehmet Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Hanifi Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Mahmut Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Recep Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Cuma Karakuş 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Ahmet Ankol 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Hidayet Mamik 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Mehmet Özden 08.07.1994 Diyarbakır/Lice/Örtülü Köyü
Halit Yakacı 09.07.1994 Diyarbakır/Hani/Çeme Elik
Abdullah Yıldız 09.07.1994 Diyarbakır/Hani/Şeleheydan
A. Gani Yıldız 09.07.1994 Diyarbakır/Hani/Şeleheydan
Resul Ay 09.07.1994 Mardin/Nusaybin/Hatxe (Yardere) Köyü
Nuri Kalçık 09.07.1994 Mardin/Nusaybin/Hatxe (Yardere) Köyü
Süleyman Çakar 09.07.1994 Batman/Beşiri/Yenipınar
Ubeydullah Karatekin 10.07.1994 Diyarbakır
Ahmet Tümrit 10.07.1994 Diyarbakır
Fehmi Aslan 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
Hasan Bayram 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
Abdülnasır Tekin 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
A. Hamdi Yardımcı 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
Refik Yardımcı 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
Tuncay Yemen 13.07.1994 Hakkari/Yüksekova/Veşkan
Ebubekir Aras 15.07.1994 Şırnak/Cizre
Ahmet Özdemir 18.07.1994 Bingöl/Genç/Kavaklı Köyü
Zeki Özdemir 18.07.1994 Bingöl/Genç/Kavaklı Köyü
Lezgin Toy 19.07.1994 Batman/Beşiri/Dereboyu (Gaduke) Köyü
Faris Toy 19.07.1994 Batman/Beşiri/Dereboyu (Gaduke) Köyü
Mehmet Toy 19.07.1994 Batman/Beşiri/Dereboyu (Gaduke) Köyü
Ali İhsan Çiçek 23.07.1994 Diyarbakır/Lice/Tıle (Dernek)
Tahsin Çiçek 23.07.1994 Diyarbakır/Lice/Tıle (Dernek)
Çayan Çiçek 23.07.1994 Diyarbakır/Lice/Tıle (Dernek)
Abdülgani Dağ 23.07.1994 Mardin/Nusaybin
Beşir Özen 27.07.1994 Mardin/Ömerli
İsa Gül July 1994 Tunceli/Pülümür/Bardakçı
A. Haydar Eken July 1994 Tunceli/Pülümür/Bardakçı
Ali Rıza Kılıç July 1994 Adana
Safure Yıldırım July 1994 Mardin
Reşit Elçiçek 02.08.1994 Siirt/Eruh/Tılmışar (Çimenci)
Çimen Çiçek 02.08.1994 Siirt/Eruh/Tılmışar (Çimenci)
Halit Deniz 02.08.1994 Siirt/Eruh/Bızıka (Cintepe)
Murat Yaman 03.08.1994 Malatya/Doğanşehir/Çömlekoba
Mahmut Yılmaz 06.08.1994 Diyarbakır/Hani/Damlatepe
Ömer Ekin 06.08.1994 Diyarbakır/Hani/Damlatepe
Kadir Ekin 06.08.1994 Diyarbakır/Hani/Damlatepe
Kemalettin ... 06.08.1994 Diyarbakır/Hani/Damlatepe
Yusuf Kocabey 07.08.1994 Adana
Mahmut Yaman 09.08.1994 Malatya/Çömlekovası Köyü
İbrahim Yıldırım 09.08.1994 Malatya/Çömlekovası Köyü
Doğan Yıldırım 09.08.1994 Malatya/Çömlekovası Köyü
Haşim Yıldırım 09.08.1994 Malatya/Çömlekovası Köyü
Hasan Üzüm 09.08.1994 Adana
Davut Üzüm 09.08.1994 Adana
Cemil Erdoğan 10.08.1994 Mardin/Kızıltepe
Hayrettin Tatlı 13.08.1994 Batman
Mahmut Mete 14.08.1994 Mardin/Nusaybin/Serda Köyü
İsmail Mete 14.08.1994 Mardin/Nusaybin/Serda Köyü
İbrahim Karatay 15.08.1994 Diyarbakır/Hani/Hune Köyü
Mehmet Turgay 15.08.1994 Mersin/Tarsus
Yusuf Ceylan 15.08.1994 Mardin/Savur
İbrahim Malgir 16.08.1994 Diyarbakır/Çınar/Elvendi Köyü
Resul Çakar 27.08.1994 Batman/Beşiri/Durucak Köyü
Eyüp Demir August 1994 Tunceli/Çemişkezek/Kayadüzü
Halil Dündar August 1994 Adana
Ahmet Akın August 1994 Adana
Fehime Sarhan August 1994 Adana
İbrahim Çelik August 1994 Batman/Zorova (Soğuksu) Köyü
Edip Çelik August 1994 Batman/Zorova (Soğuksu) Köyü
Tarık Taş 01.09.1994 Adana
Türkan Aydın 01.09.1994 Adana
Emin Uyar 01.09.1994 Adana
Medeni Soysal 01.09.1994 Adana
Resul Öztop 01.09.1994 Adana
Mahmut Saim 02.09.1994 Adana
Reşit Orak 06.09.1994 Bitlis/Tatvan
Yüksel Uğurlu 08.09.1994 Urfa/Suruç
Abdül Çelik Arslan 09.09.1994 Şırnak/İdil/Siirt Köyü
Hasan Halmert 10.09.1994 Şırnak/İdil/Cerehe Köyü
Fidan Güngör 11.09.1994 İstanbul
Sebahattin Talayhan 11.09.1994 İstanbul
Kenan Bilgin 12.09.1994 Ankara
Erdal Karaçalık 13.09.1994 İstanbul
Derviş Taş 15.09.1994 Bitlis/Tatvan
İsmail Atay 16.09.1994 Tunceli
Mehmet Serik 17.09.1994 Diyarbakır
İzzettin Akgün 19.09.1994 Siirt/Kurtalan/Tütün Köyü
Rahime Ergin 20.09.1994 Şırnak/Cizre
Selman ... 20.09.1994 Şırnak/Cizre
Sabiha ... 20.09.1994 Şırnak/Cizre
Bedri ... 20.09.1994 Şırnak/Cizre
Ahmet Biçimli 20.09.1994 Diyarbakır/Silvan/Umurlukaya
İdris Bakır 23.09.1994 Adana
Cuma Orhan 24.09.1994 Mersin
Düzali Serin 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Dilek Serin 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Gülizar Serin 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Hatun Işık 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Elif Işık 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Yeter Işık 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Hıdır Işık 24.09.1994 Tunceli/Mirik Mezrası
Neslihan Uslu 27.09.1994 Mersin
A. Kerim Mecefoğlu 28.09.1994 Mersin/Kozanlı Beldesi
Aziz Tunç September 1994 Mardin/Nusaybin
Seyhan Gök September 1994 Mardin/Nusaybin
Şehmuz Gök September 1994 Mardin/Nusaybin
Mehmet Zengin September 1994 Mardin/Nusaybin
Murat Yardımcı September 1994 Balıkesir/Burhaniye
Veysi Kırmızıgül September 1994 Balıkesir/Burhaniye
M. Şirin Özalp September 1994 Siirt/Beşiri/Yenipınar Köyü
İzzettin Bilginç September 1994 Şırnak/Cizre
Nezir Demir September 1994 Şırnak/Cizre
Nizamettin Demir September 1994 Şırnak/Cizre
Zeki Dağ September 1994 Diyarbakır
Murat Güzel 02.10.1994 İstanbul
Turgut Yenisoy 04.10.1994 Diyarbakır/Bismil
İzzettin Kılıç 04.10.1994 Diyarbakır/Bismil
Selim İşler 04.10.1994 Bingöl/Karlıova/Hacılar Köyü
Mehmet Emin Özalp 06.10.1994 Şırnak/İdil
Lütfiye Kaçar 09.10.1994 İstanbul
Salih Toraman 10.10.1994 Mersin
Salih Şahin 10.10.1994 Mersin
Hasan Hüseyin Bülbül 12.10.1994 Bingöl/Karlıova
Sadık Sülük 14.10.1994 Adana
Sedat Akgök 18.10.1994 Diyarbakır
Abdullah Öner 18.10.1994 Diyarbakır
İbrahim Gezer 19.10.1994 Maraş/Elbistan/Hasanili Köyü
Mehmet Nuri Özbay 31.10.1994 Dersim/Pülümür
Tekin Kızılay 31.10.1994 Dersim/Pülümür
Osman Kaımoğlu 31.10.1994 Dersim/Pülümür
Hacer Adet 31.10.1994 Dersim/Pülümür
Garip Ve 19 kişi 31.10.1994 Dersim/Pülümür
Hıdır Öztürk October 1994 Tunceli/Dargüz Köyü
Kazım Çay October 1994 Tunceli/Dargüz Köyü
Bahri Menteş October 1994 İstanbul
Veli Yeşil October 1994 Tunceli/Hozat/Kozluca Köyü
Ahmet Akbaş October 1994 Tunceli/Hozat
Müslim Aydın October 1994 Tunceli/ Esenler Köyü
Seyit Ali Şaraoğlu October 1994 Tunceli/Sevge Köyü
Hasan Şaraoğlu October 1994 Tunceli/Sevge Köyü
Ali Gür October 1994 Tunceli/Mazgirt/Güleç Köyü
İbrahim Gezer October 1994 Mardin/Mazıdağı
İlhan İbek October 1994 Şırnak/Güçlükonak/Fındık
Fikri Şen October 1994 Şırnak/Güçlükonak/Fındık
Ahmet Özdemir October 1994 Şırnak/Güçlükonak/Fındık
İlhan Aslan October 1994 Şırnak/Silopi
Ahmet Acar October 1994 ......
M. Zeki Kılıç October 1994 Ankara
Fikret Yağan 02.11.1994 Elazığ/Karakoçan/Sarıçam
Cemil Yakut 06.11.1994 Diyarbakır/Lice/Kıyıköy/Derik Mezrası
Nurettin Yakut 10.11.1994 Mardin/Nusaybin/Yardere Köyü
Faruk Aksan 11.11.1994 Mardin/Nusaybin
Hanifi Yetişen 14.11.1994 Batman
Şehmuz Özen 16.11.1994 Mardin
Mehmet Özer 17.11.1994 Mardin/Kızıltepe
İskender Güneş 24.11.1994 Edirne/Keşan ilçesinde askerlik yaparken
Mehmet Ay 29.11.1994 Mardin/Nusaybin/Atke Köyü
Eyüp Yaşar 29.11.1994 Hakkari/Yüksekova
Mehmet Ağgün November 1994 Tunceli/Hozat/Kızıl Mezrası
İbrahim Gencer November 1994 Tunceli/Hozat/Kızıl Mezrası
Faysal Dağ November 1994 Diyarbakır
Hamit Bal November 1994 Mardin/Nusaybin/Kuruköy
Bayram Bal November 1994 Mardin/Nusaybin/Kuruköy
Saruhan Bal November 1994 Mardin/Nusaybin/Kuruköy
Ozan Gürbüz November 1994 Urfa/Suruç/Ziyaret Köyü
Jale İzzetoğlu 01.12.1994 İstanbul
Ahmet Salman 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Ali Salman 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Berdan Salman 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Mehmet Salman 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Rıfat Ütgen 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Kerim Ütgen 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
İsmail Fidan 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Ali Çakar 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Aslan ... 01.12.1994 Mardin/Ömerli/Ünsaldı Köyü
Behram Taşman 03.12.1994 Mardin/Midyat/Bağlarbaşı
Mehmet Ader 07.12.1994 Diyarbakır/Bağlar
Şirin Ader 07.12.1994 Diyarbakır/Bağlar
Veysi Bilir 07.12.1994 Diyarbakır/Bismil
Hüseyin Subaşı 11.12.1994 Diyarbakır/Bismil
Enver Demir 11.12.1994 Batman
Salih Batu 12.12.1994 Şırnak/Cizre
Nezihe Batu 12.12.1994 Şırnak/Cizre
Kasım Batu 12.12.1994 Şırnak/Cizre
Remo Atay 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Hüseyin Bülbül 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Şerif Çiçek 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Tacettin Atay 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Naif Demir 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Nesif Durmuş 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Seyit Çiçek 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
Gazi Akçay 13.12.1994 Mardin/Midyat/Mesken Köyü
İsmet Atlı 15.12.1994 Hatay
İlhan Dilmen 15.12.1994 Mardin/Nusaybin
Ramazan Korkar 15.12.1994 Diyarbakır
İrfan Korkar 15.12.1994 Diyarbakır
Ahmet Ogün 15.12.1994 Şırnak/İdil
İsmail Ceren 17.12.1994 Hatay/Dörtyol
Seyfettin Esmer 19.12.1994 Diyarbakır/Bismil
M. Ali Turan 20.12.1994 Mardin/Kızıltepe
Oktay Çakmak 21.12.1994 İstanbul
Turgut Tan 21.12.1994 İstanbul
Veysi Karagül 24.12.1994 Mersin/Akkent Mahallesi
İsmail Bahçeci 24.12.1994 İstanbul
İhsan Haran 27.12.1994 Diyarbakır/Merkez
Şehmus Tanık 25.12.1994 Mardin
Cemil Çiçek 29.12.1994 Mersin
Abdullah Kızıler December 1994 Diyarbakır
Şerafettin Ersoy December 1994 Mardin/Ömerli/Kermede (Kayabağ) Köyü
Aslan Yılmaz December 1994 Mardin/Ömerli/Kermede (Kayabağ) Köyü
Osman Akyal December 1994 Mardin/Ömerli/Kermede (Kayabağ) Köyü
İzzettin Gültekin December 1994 Mardin/Ömerli/Kermede (Kayabağ) Köyü
Abdülkerim (baba adı Aziz) 1994 Şırnak/Güçlükonak
Emin Kaynar 1994 Şırnak/Cizre
İzzettin Acet 1994 Şırnak/Cizre
Vasıf Öztürk 1994 Diyarbakır/Kulp/Salkımlı Köyü
Kadri Yılmaz 1994 Diyarbakır/Bağlar
İlhan İbak 1994 Şırnak/Güçlükonak
Bahri Esenboğa 1994 Şırnak/Güçlükonak
Ahmet Özer 1994 Şırnak/Güçlükonak
Abdurrahman Birlik 1994 Şırnak/Güçlükonak
Bahri Bilgin Ve 34 kişi 1994 Diyarbakır/Dicle/Piran Köyü
Fikri Sona 1994 Şırnak/Güçlükonak
Ahmet Özdemir 1994 Şırnak/Güçlükonak
Şeyhmus Tüner 1994 Diyarbakır
Mustafa Günkan 1994 Diyarbakır/Hazro
Hüseyin - ve İskender 1994 Batman/Balpınar Köyü
Mehmet Salih Acar 1994 Diyarbakır/Bismil
Hacı Şili 1994 Siirt/Pervari/Okçular Köyü
Abdullah Aksoy 1994 Mardin/Derik
Abdullah Pişkin 1994 Siirt/Eruh
Abdullah Tekin 1994 Şırnak/İdil
Abdülvahap Koçer 1994 Erzurum/Merkez
Ahmet Batur 1994 Diyarbakır/Kulp
Ahmet Demir 1994 Batman/Merkez
Ahmet Demiray 1994 Diyarbakır/Merkez
Ahmet Demirel 1994 Diyarbakır/Hazro
Ahmet Tekin 1994 Diyarbakır/Kulp
Ahmet Yetişen 1994 Batman/Merkez
Alaattin Yalçın 1994 Urfa/Viranşehir
Ali Bekir 1994 Urfa/Viranşehir
Ali Bulut 1994 Diyarbakır/Lice
Ali Tekdağ 1994 Diyarbakır/Merkez
Bayram Tekin 1994 Hakkari/Yüksekova/Onhacılar
Beşir Bulut 1994 Batman/Merkez
Burhan Aksi 1994 ...
Casim Çelik 1994 Hakkari/Şemdinli
Elif Serin 1994 Tunceli/Merkez
Önder Toğcu 1994 Diyarbakır/Merkez
Eyüp Akdemir 1994 Diyarbakır/Merkez
Eyüp Kaplandere 1994 Urfa/Viranşehir
Fesih Avşar 1994 Batman/Merkez
Hacı Sait 1994 Şırnak/Güçlükonak
Halil Acar 1994 Mardin/Midyat
Hasan Orhan 1994 Diyarbakır/Kulp
Hasan Selim 1994 ...
Hasan Tekin 1994 Hakkari/Yüksekova/Onhacılar
Hatun Serin 1994 Tunceli/Merkez
Hıdır Işık 1994 Tunceli/Merkez
Hikmet Şahin 1994 Diyarbakır/Lice
Hüseyin Aksoy 1994 Mardin/Derik
Hüseyin Haran 1994 Diyarbakır/Lice
Hüseyin Ulucan 1994 Tunceli/Ovacık
İlhan Beyaz 1994 Batman/Merkez
İsmail Akan 1994 Mardin/Midyat
Kasım Ay 1994 Mardin/Nusaybin
Kudusi Adıgüzel 1994 Diyarbakır/Kulp
Mehmet Can Ayşin 1994 Diyarbakır/Lice
M. Emin Doğru 1994 Batman/Merkez
M. Mehdi Akdeniz 1994 Diyarbakır/Kulp
M. Selim Acar 1994 Diyarbakır/Bismil/Ambar Köyü
M. Selim Orhan 1994 Diyarbakır/Kulp
Mehmet Ekti 1994 ....
Mahmut Ekti 1994 ....
Mahmut Koçer 1994 Erzurum/Merkez
Mahmut Demirel 1994 Batman
Mahmut Özer 1994 Diyarbakır/Lice
Mehmet Aktaş 1994 Tunceli/Hozat
Mehmet Günkan 1994 Diyarbakır/Hani
Mehmet Selim 1994 Diyarbakır/Hani
Mehmet Tunç 1994 Mardin/Kızıltepe
Muhsin Taş 1994 Şırnak/Cizre
Mustafa Bulut 1994 Diyarbakır/Lice
Nazım Gülmez 1994 Tunceli/Hozat/Tartılı
Nejat Çelebi 1994 Tunceli/Hozat/Tartılı
Nuri Aksu 1994 ....
Ramazan Bulut 1994 Diyarbakır/Lice
Mehmet Akgün 1994 Tunceli/Hozat/Kızılköyü
Fahri İnan 1994 Urfa/Viranşehir
Resul Saçan 1994 Batman
Resul Şakar 1994 Şırnak/Cizre
Salih Aksoy 1994 Mardin/Derik
Salih Çelik 1994 Diyarbakır/Kadıköy
Selami Aksu 1994 ...
Sıddık Bingöl 1994 Hakkari/Şemdinli
Sinan Özkaya 1994 Diyarbakır/Kadıköy
Süheyla Karakaya 1994 Diyarbakır/Lice
Şakir Öner 1994 Diyarbakır/Lice
Şerif Budak 1994 Şırnak/Cizre
Şirin Serin 1994 Hakkari/Şemdinli
Vasıf Öztürk 1994 Diyarbakır/Kulp
Yeter Serin 1994 Hakkari/Yüksekova/Onhacılar
Mehmet Ateş 1994 Tunceli/Hozat/Kızılköyü
Selim Aksi 1994 ....
Ahmet Çelik 01.01.1995 Elazığ
Selahattin Aydoğan 06.01.1995 Mersin
Bahri Kaya 07.01.1995 Diyarbakır
Umut Kaya 07.01.1995 Diyarbakır
Abdurrahman Abak 10.01.1995 Mardin/Merkez
Süleyman Abak 10.01.1995 Mardin/Merkez
Ahmet Günbat 17.01.1995 Urfa
Yılmaz Özdemir 17.01.1995 Antep/Merkez
Ayşenur Şimşek 24.01.1995 Diyarbakır
Berdi Alağam 25.01.1995 Diyarbakır
Nihat Aydoğan - ve 1 kişi January 1995 Mardin/Midyat
Hakan Durmaz 05.02.1995 Hakkari/Yüksekova
Cemal Göksel 11.02.1995 Urfa/Viranşehir
Rıdvan Karakoç 15.02.1995 İstanbul
Halil Tunç February 1995 Batman
Bedri Algan February 1995 Diyarbakır
Yusuf Kestop 20.03.1995 Urfa/Merkez
Bülent Türkmen 20.03.1995 Urfa/Merkez
Şükrü Güler 20.03.1995 Urfa/Merkez
Murat Zülüf 20.03.1993 Urfa/Merkez
Musa Çelik 20.03.1993 Urfa/Merkez
Lokman Saçaklı 22.03.1995 Diyarbakır
Kemal Birlik 29.03.1995 Mardin/Kızıltepe
Zübeyir Birlik 29.03.1995 Mardin/Kızıltepe
Abdülbaki ... 29.03.1995 Mardin/Kızıltepe
Zeki Alabalık 29.03.1995 Mardin/Kızıltepe
Celal Ersöz March 1995 Ankara
Cahit Özver March 1995 Mardin/Kızıltepe
M. Ali Şeker 03.04.1995 Batman-Gercüş
Şevki .... 03.04.1995 Batman-Gercüş
Abdullah ... 03.04.1995 Batman-Gercüş
İbrahim ... 03.04.1995 Batman-Gercüş
Gürsel Şahinkaya 04.05.1995 Balıkesir
Sait Avşar 11.04.1995 Mersin
İlhan Avşar 11.04.1995 Mersin
Ramazan Avşar 11.04.1995 Mersin
Ertan Biçer April 1995 Mersin
Abdül Aziz Turan 10.05.1995 Mardin/Karuke (Yavruköy) Köyü
Hasip Doğan 13.05.1995 Diyarbakır
A. Kadir Demir 14.05.1995 Mardin/Midyat/Budaklı Köyü
Hizni Bilmen 14.05.1995 Mardin/Midyat/Budaklı Köyü
M. Emin Atuğ 14.05.1995 Mardin/Midyat/Budaklı Köyü
Şakir Demir 14.05.1995 Mardin/Midyat/Budaklı Köyü
Nezir Tekçi May 1995 Hakkari/Yüksekova
Abdullah Akın May 1995 Adana
M. Emin Kızılsu 03.06.1995 Diyarbakır
Mehmet Sabri Avras 03.06.1995 Bitlis/Tatvan/Kender
Aytekin Sezgin 03.06.1995 Bitlis/Tatvan/Kerder
İsa Parsak 03.06.1995 Bitlis/Tatvan/Kender
Mehmet Erdal Alın 03.06.1995 Bitlis/Tatvan/Kender
Mehmet Gül 05.06.1995 Erzincan/Kalecik Köyü
Edip Aksoy 07.06.1995 Diyarbakır
Orhan Cingöz 07.06.1995 Diyarbakır
Selahattin Özalp 08.06.1995 Diyarbakır/Bismil/Mehmet Şirwan Köyü
Kemal Macit 10.06.1995 Hakkari
M. Nuri Kelekçi 19.06.1995 Batman
Selahattin Akbulut 19.06.1995 Diyarbakır/Bismil/Tatlıçayır/Erik Tepe Mezrası
Mustafa Baran 25.06.1995 Diyarbakır
Mehdin Çelik 26.06.1995 Bingöl/Genç/Akçadağ
Mehmet Morgül 26.06.1995 Bingöl/Genç/Akçadağ
Reşit Yılmaz 26.06.1995 Bingöl/Genç/Akçadağ
Ramazan Çelik 26.06.1995 Bingöl/Genç/Akçadağ
Hüseyin Kaya 26.06.1995 Bingöl/Genç/Akçadağ
Hikmet Yakut 30.06.1995 Diyarbakır
Naif Ceyhan June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
İbrahim Ceyhan June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
Davut Ceyhan June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
Fevzi Seyhan June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
Recep Demir June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
A. Rahman Demir June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
İbrahim Sevmiş June 1995 Hakkari/Cevizli Köyü
Serbest Türkekul June 1995 Diyarbakır
Naşide Türkekul June 1995 Diyarbakır
Serhat Osmanoğlu June 1995 Diyarbakır
Veli Osmanoğlu June 1995 Diyarbakır
Ömer Yılmaz June 1995 Siirt/Eruh/Memira Köyü
A. Rahman Elçi June 1995 Siirt/Eruh/Memira Köyü
Ahmet Pehlivan 04.07.1995 İstanbul
Bedri Balta 04.07.1995 Diyarbakır/Lice/Zengi Köyü
Hıdır Göktaş 21.07.1995 Tunceli/Hozat
Selim Acar 21.07.1995 Mardin/Kızıltepe/Site Köyü
Sebo Sevilen July 1995 Urfa/Virahşehir Monga Sor
Kazım Gündüz July 1995 Diyarbakır
Mehmet Aktay 05.08.1995 İstanbul/Eyüp
Abdürrahim Demir 17.08.1995 Mardin/Kızıltepe
Makso Ağırman 24.08.1995 Mardin/Midyat/Güven Köyü
Cavit Özalp 24.08.1995 Diyarbakır/Bismil
Zeki Sever 25.08.1995 Erzurum/Tekman/Küllü Köyü
Reşit Yıldız 27.08.1995 Mardin/Nusaybin/Çilesiz
M. Sait Zengin August 1995 Mardin/Midyat
Hüseyin Kurt August 1995 Diyarbakır
Mustafa Saygı August 1995 Urfa/Suruç/Aşağıalıcı Köyü
Abdullah Eken August 1995 Diyarbakır/Alipaşa
Mehmet Asay (Asan) August 1995 Aydın/Söke
Mehmet Doğan August 1995 Antep
Habip Çiftçi 03.09.1995 İstanbul
Hamza Güneri 11.09.1995 Ağrı/Merkez
Şeyhmus Eroğlu 21.09.1995 Batman/Merkez
Hayri Göktaş September 1995 Tunceli
Selami Şimşek September 1995 Tunceli
Sinan ..... September 1995 Tunceli
Kerevan İzmez 08.10.1995 Şırnak/Silopi
Yusuf Ertaş 15.10.1995 Hakkari
Fehmi Tosun 19.10.1995 İstanbul/Avcılar
Düzgün Tekin 21.10.1995 İstanbul
Mahfuz Tanrıverdi 26.10.1995 Diyarbakır
Moğdat Özeken 27.10.1995 Hakkari/Yüksekova/Ağaçlı Köyü
Şemsettin Yurtseven ve 1 kişi 27.10.1995 Hakkari/Yüksekova/Ağaçlı köyü
M. Emin Aslan 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
Seyhan Doğan 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
Davut Altunkaynak 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
Nedim Akyön 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
A. Rahman Olcay 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
A. Rahman Coşkun 29.10.1995 Mardin/Dargeçit
A. Kadir Ural 29.10.1995 Mersin
Münir Sarıtaş 29.10.1995 Hakkari/Yüksekova/Esenler/Manis
A. Kerim ... 29.10.1995 Hakkari/Yüksekova/Esenler/Manis
Muğdat .... 29.10.1995 Hakkari/Yüksekova/Esenler/Manis
Mustafa Yıldırım October 1995 Sivas/Divriği/Dışbudak
Erol Yıldırım Ekim 1995 Sivas/Divriği/Dışbudak
Ali Toprak Ekim 1995 Sivas/Divriği/Balova
Abdurrahman Coşkun 02.11.1995 Mardin/Dargeçit
Abdurrahman Olcay 02.11.1995 Mardin/Dargeçit
Davut Altunkaynak 02.11.1995 Mardin/Dargeçit
Nedim Akyıl 02.11.1995 Mardin/Dargeçit
Süleyman Seyhan 02.11.1995 Mardin/Dargeçit
Hacı Tenik 04.11.1995 Şırnak/Andaç Köyü
Musa Göktaş 11.11.1995 Diyarbakır
Baki Ataç 17.11.1995 İzmir/Menemen
Beko Özer 17.11.1995 İstanbul/Yenibosna
İbrahim Özer 17.11.1995 İstanbul/Yenibosna
Mazlum Özer 17.11.1995 İstanbul/Yenibosna
Tacim Taş 17.11.1995 İstanbul/Yenibosna
Rıza Alhas 17.11.1995 İstanbul/Yenibosna
Hatice Kutan 19.11.1995 Ankara
Abdullah Yağlı November 1995 Mardin/Nusaybin
Abdüllatif Yağızay November 1995 Mardin/Nusaybin/Yavruköy
Necim Çelik November 1995 Mardin/Ömerli
Fehmi Seyhan November 1995 Mardin/Dargeçit
Süleyman Acar 02.12.1995 Şırnak/Silopi/Tilgebin (Başköy)
Müslüm Güler 08.12.1995 Diyarbakır
Yakup Aslan 17.12.1995 Diyarbakır
İsa Aydın 21.12.1995 Diyarbakır/Dicle/Çay üstü
Asiye Doğan 24.12.1995 Mardin/Dargeçit
Mehmet Fındık 31.12.1995 Şırnak/Silopi/Doruklu Köyü
Emin Fındık 31.12.1995 Şırnak/Silopi/Doruklu Köyü
Ömer Fındık 31.12.1995 Şırnak/Silopi/Doruklu Köyü
Ömer Kartal 31.12.1995 Şırnak/Silopi/Doruklu Köyü
Hüseyin Aydemir 1995 İstanbul
A. Baki Birlik 1995 Mardin/Kızıltepe
Abdüllatif Yağız 1995 Mardin/Nusaybin
Ahmet Yaman 1995 Şırnak/Uludere
Beşir Sayın 1995 Van/Başkale
Beşir Yılmaz 1995 Hakkari/Merkez
Cemil Asan 1995 Diyarbakır/Merkez
Cemil Çelik 1995 Mardin/Ömerli
Eşref Bayram 1995 Diyarbakır/Merkez
Halil Aydemir 1995 Batman/İlluh
Hatice Şimşek 1995 Diyarbakır/Bismil
Haydar Yılmaz 1995 Van/Başkale
Hüseyin Bilen 1995 Tunceli/Ovacık
İmam Uzun 1995 Tunceli/Ovacık
Kamil Yuva 1995 Erzurum/Tekman
M. Emin Yılmaz 1995 Van/Başkale
M. Şirin Mutlu 1995 Batman
M. Zafer Demirkıran 1995 Diyarbakır/Merkez
Mehmet Yıldız 1995 Diyarbakır/Merkez
Metin Yıldız 1995 Diyarbakır/Ergani
Muhittin Olmaz 1995 Diyarbakır/Bismil
Mustafa Çelik 1995 Urfa/Merkez
Osman Buluttekin 1995 Diyarbakır/Kulp
Ömer Söğüt 1995 Diyarbakır/Lice/Dibek Köyü
Sabri Elçay 1995 Batman/Kozluk
Servet Bayram 1995 Diyarbakır/Hazro
Yusuf Aktaş (Ertaş) 1995 Van/Başkale
Hüsnü Çankaya 1995 Mardin/Midyat
Naif Demir 1995 Hakkari/Çukurca/Kayalık Köyü
Selahattin Yasak 1995 Batman/Merkez
Salih Çelik 01.01.1996 Diyarbakır
Hanifi Yaman 05.01.1996 Diyarbakır/Lice
M. Şefik Barut 08.01.1996 Diyarbakır/Bağlar
Hüseyin Ateş 08.01.1996 İstanbul
Bilal Turan 08.01.1996 İstanbul
Yusuf Işık 09.01.1996 İstanbul/Almanya’dan sınırdışı
Sultan Ocar 10.01.1996 Maraş/Pazarcık
Mustafa Yıldırım 11.01.1996 Mardin/Nusaybin/Yolindi Köyü
Beşir Deniz 11.01.1996 Mardin/Nusaybin/Yolindi Köyü
Alaattin Kılıç 11.01.1996 Mardin/Nusaybin/Yolindi Köyü
İsmail Ece 12.01.1996 Mardin/Dara Köyü
Ahmat Ata - ve 2 kişi 12.01.1996 Mardin/Dara Köyü
Haluk Akay 14.01.1996 İstanbul
Eşref Yaşa 18.01.1996 Diyarbakır/Hazro
Ahmet Çelik 18.01.1996 Diyarbakır/Hazro
İsmail Şahin 18.01.1996 İstanbul
Abdullah Anuk 18.01.1996 Hakkari/Yüksekova
Osman Filiz 20.01.1996 Adana
M. Şirin Göl 01.02.1996 Diyarbakır/Hazro/Şiefta Köyü
Ahmet Oğuz 02.02.1996 İstanbul/Şirinevler
M. Emin Şenocak 09.02.1996 İstanbul/Almanya’dan sınırdışı
Ejder Levent 10.02.1996 Diyarbakır/Bismil
Mahmut Dağ 13.02.1996 Diyarbakır/Payaz
Sabah Oruç 13.02.1996 Diyarbakır/Bismil
Mehmet Özenç 16.02.1996 Ankara
Yahya Temur 17.02.1996 Diyarbakır
Latif Başçı 17.02.1996 Batman/Gercüş
Veysel Olcu 21.02.1996 Adana
Cemal Aktay 24.01.1996 Diyarbakır
Şefika Şahin 03.03.1996 Muş/Varto/Derek Köyü
Abdullah Taş 03.03.1996 Muş/Varto/Derek Köyü
Hicri Kutbehan 04.03.1996 Mardin/Mazıdağ
Muhterem Özer 05.03.1996 Diyarbakır
Adil Çakır 10.03.1996 Diyarbakır/Lice/Zengi Köyü
Necmettin Emeç 12.03.1996 Mardin/Savur/Deriş Köyü
Hasan Ocak 21.03.1995 İstanbul
Atilla Osmanoğlu 25.03.1995 Diyarbakır/Melikahmet semti
Mehmet Sezer Mart 1996 Elazığ/Arıcak/Tirmal Köyü
Ali Yegül Mart 1996 Elazığ/Arıcak/Tirmal Köyü
Recep Çiçek Mart 1996 Batman/Kozluk
Talat Türkoğlu 01.04.1996 İstanbul
Hacı Çelik 04.04.1996 Diyarbakır
Mehtap Çelik 04.04.1996 Diyarbakır
Hasan Kavak 04.04.1996 Diyarbakır
İbrahim ... 04.04.1996 Diyarbakır
Eylem ..... 04.04.1996 Diyarbakır
A. Kadir Coşkun 10.04.1996 İstanbul/Esenler
M. Sekan 10.04.1996 İstanbul/Esenler
H. Mehmet Gündüz 01.05.1996 Diyarbakır/Kulp/Nerçik Köyü
Hikmet Karaca 01.05.1996 Habur Sınır Kapısı
Sedat Akkoyun 05.05.1996 İstanbul
Sadullah Ağaç 10.05.1996 Osmaniye
Sabri Kaya 23.05.1996 Batman/Kozluk
Ayten Kaya 23.05.1996 Batman/Kozluk
Mehmet Ekinci 23.05.1996 Batman/Kozluk
Muhyettin Ekinci 23.05.1996 Batman/Kozluk
Teslim Demir May 1996 Adana
Hasan .... May 1996 Bingöl/Pul Köyü
Selahattin Gök 01.06.1996 İstanbul
Yusuf Başkan 03.06.1996 Tekirdağ/Çorlu
Fehmi Çelik 11.06.1996 Diyarbakır/Lice/Herag Köyü
Aziz Okçu 11.06.1996 Diyarbakır/Lice/Herag Köyü
İzzettin Akar 13.06.1996 İstanbul
M. Ali Eser 13.06.1996 İstanbul
Harun Yıldız 14.06.1996 Diyarbakır/Şölen
Eyüp Çelik 14.06.1996 Diyarbakır/Şölen
Mevlüt Aydoğan 14.06.1996 İstanbul
Hasan Yılmaz 18.06.1996 İstanbul
Kadriye Korkmaz 18.06.1996 İstanbul
Sefer Altun 18.06.1996 İzmir/Kadifekale
Heybet Çiçek 19.06.1996 Diyarbakır/Lice/Abalı Köyü
Cemal Başbuğ 19.06.1996 Diyarbakır/Lice/Abalı Köyü
Sadık Yılmaz 19.06.1996 Diyarbakır
Vedak Akyol 20.06.1996 Mardin/Derik/Deşi (Kocatepe) Köyü
H. Kamber Kaplan 26.06.1996 Urfa/Halfeti/Dergili Köyü
Sadık Erdil 26.06.1996 Urfa/Halfeti/Dergili Köyü
Lezgin Akay June 1996 Mardin/Dargeçit
Nuray Aydoğan 01.07.1996 Elazığ
İsa Efe 08.07.1996 Mardin/Derik/Deşi Köyü
Hikmet Kara 16.07.1996 Diyarbakır/Silvan
Mücahit Ekengil 16.07.1996 Diyarbakır/Silvan
Mikail Temiz 21.07.1996 Diyarbakır/Çınar
İbrahim Malgir 21.07.1996 Diyarbakır/Çınar
Yıldırım ... 25.07.1996 Kocaeli/Karamürsel
Ender Kelekçi 25.07.1996 Diyarbakır/Bismil
Sadun Keve July 1996 Van/Çatak
M. Nuri Beyazıt July 1996 Ankara
Hasan Kütri 09.08.1996 İstanbul
Ercan ... 09.08.1996 İstanbul
Orhan Karabağ 10.08.1996 Bingöl/Karlıova
Mehmet Çelik 13.08.1996 Diyarbakır/Lice/Çınarlı Köyü
Selim Kaya 13.08.1996 Diyarbakır/Lice/Çınarlı Köyü
Hüseyin (Muhtar) 13.08.1996 Diyarbakır/Lice/Koçera Köyü
Sabri .... 13.08.1996 Diyarbakır/Lice/Koçera Köyü
Murat Ertan 18.09.1996 Bingöl
Ayhan Aydemir 18.09.1996 Bingöl
Sibel Küçükbilezikçi 18.09.1996 Bingöl
Salih Ertuş 24.08.1996 Hakkari/Xenanıs Köyü
Selahattin Aşkan 24.08.1996 Hakkari/Xenanıs Köyü
Süleyman Tekin 24.08.1996 Hakkari/Xenanıs Köyü
Ahmet Bozkurt 24.08.1996 Hakkari/Xenanıs Köyü
Lokman Kaya 24.08.1996 Hakkari/Xenanıs Köyü
Kadir Karaoğlu August 1996 Diyarbakır/Bağlar
Ali Haydar Kaya August 1996 Diyarbakır/Silvan
Aziz ..... 17.09.1996 Diyarbakır
Sait Demir 18.09.1996 Mardin/Nusaybin
Fahri Balyeci 26.09.1996 Diyarbakır
Hasan Oduncu September 1996 Şırnak/Silopi
İkram Oduncu September 1996 Şırnak/Silopi
Kamber Turunç 19.10.1996 Antep
Bedir Taşkale 23.10.1996 Tunceli/Pertek
İrfan Aslan 23.10.1996 Tunceli/Pertek
Hasan Geçgel 23.10.1996 Tunceli/Pertek
Ali Geçgel 23.10.1996 Tunceli/Pertek
Nihat Kaya 23.10.1996 Tunceli/Pertek
Halit Ürün 24.10.1996 Şırnak/Silopi-Habur sınır kapısı
Hıdır Öztürk 31.10.1996 Diyarbakır
Ramazan Tekin 04.11.1996 Diyarbakır/Kulp/Temiran (Demirli) Köyü
Şirin Bayram 04.11.1996 Diyarbakır/Kulp/Temiran (Demirli) Köyü
H. Halil Birlik 07.11.1996 Habur Sınır Kapısı
Mehmet Bilgiç 07.11.1996 Habur Sınır Kapısı
Bahri Kaanaslan 10.11.1996 Diyarbakır/Hazro/Varnıca Köyü
Hakkı Kaya 18.11.1996 Diyarbakır
Ramazan Yazıcı 22.11.1996 Diyarbakır/Silvan
Selahattin Gümürcü 25.11.1996 Diyarbakır
Mahmut Mordeniz 28.11.1996 Diyarbakır/Urfa Kapı
Fahriye Mordeniz 28.11.1996 Diyarbakır/Urfa Kapı
Kadir Acar 29.11.1996 Diyarbakır
Süleyman Anıl 30.11.1996 Mersin
İhsan Yılmaz 01.12.1996 Bitlis/Hizan/Eyvacık Köyü
Şükrü Yımaz 01.12.1996 Bitlis/Hizan/Eyvacık Köyü
Necmettin Güngör 01.12.1996 Bitlis/Hizan/Eyvacık Köyü
İsmet Güngör 01.12.1996 Bitlis/Hizan/Eyvacık Köyü
Sait Güngör 01.12.1996 Bitlis/Hizan/Eyvacık Köyü
Gıyasettin Alkan 10.12.1996 İstanbul
Haluk Şener 11.12.1996 İstanbul
Mehmet Uslu 16.12.1996 İstanbul
Yusuf Şut 23.12.1996 İstanbul
Yasin Eryılmaz 26.12.1996 Diyarbakır/Silvan
Cafer Özgül 28.12.1996 Tunceli/Mazgirt
Mehmet Batıl December 1996 Mardin/Nusaybin
Aziz Kurtulmaz 1996 Elazığ
Hazım Ünver 1996 Şırnak/Silopi
Sabah Çoruç 1996 Diyarbakır/Bismil
Tekin Demir 1996 Diyarbakır
Orhan Yakar 1996 İstanbul
Muradiye Uci 1996 Hakkari/Yüksekova
Binnur Çakırer Ocak 1997 İstanbul
Tonguç Ok Ocak 1997 Kocaeli/Gebze
Mehmet Yoldaş 01.02.1997 Urfa
Kerem Şahin 06.02.1997 Muş/Varto
Hanifi Tatar 12.02.1997 Mersin/Tarsus
Kurtuluş Durak 13.02.1997 İstanbul
Ziya Özkılıç 14.02.1997 Diyarbakır/Hazro/Uzunargit Köyü
Fikri Özgen 27.02.1997 Diyarbakır
Abdurrahman (Abdurrahim) Demir February 1997 Mardin/Kızıltepe/Şıhvelat Köyü
Selma Gürhan 12.03.1997 Diyarbakır
Ramazan Gökhan 13.03.1997 İzmir
Mehmet Nazik 14.03.1997 Diyarbakır
Mecnun Yüce 29.03.1997 Diyarbakır/Lice/Hezan Köyü
Mehmet Işıkataş 29.03.1997 Diyarbakır/Lice
Mahfuz Çakır 29.03.1997 Diyarbakır/Lice
Necmettin Beksek 29.03.1997 Diyarbakır/Lice
Şükriye Yıldız 04.04.1997 Diyarbakır
Celal Yalçın 04.04.1997 Diyarbakır/Lice
Mehmet İşcan 09.04.1997 Diyarbakır/Lice/Gir Köyü
Mehmet Bali 09.04.1997 Diyarbakır/Lice/Gir Köyü
Ramazan Ulan 09.04.1997 Diyarbakır/Lice/Gir Köyü
Ramazan Uran 13.04.1997 Mardin/Midyat
Engin Bilgin 15.04.1997 İzmir
Ali Akçay 16.04.1997 Diyarbakır/Çınar/Hücceki (Başaklı) Köyü
Hasan Ölmez April 1997 Diyarbakır/Kulp
Hanifi Gün April 1997 Amasya
Abdullah Tepe - ve 17 kişi 12.05.1997 Bitlis/Düav
Saime Yengi May 1997 Tunceli/Mazgirt/Konak Köyü
Sevil Çelik June 1997 Mersin
Hanefi Baran 02.07.1997 İstanbul
Mahmut Abir 19.07.1997 Bingöl/Karlıova/Arabo Köyü
Abdulkadir Çakar 29.07.1997 Mersin/Tarsus
Yusuf Yıldız July 1997 Elazığ/Karakoçan
Bedri Gönül July 1997 Elazığ/Karakoçan
Saadet Gönül July 1997 Bingöl/Yaylıdere/Zımtek (Çayağzı) Köyü
Nurettin Kurt August 1997 Maraş/Türkoğlu/Minelhöyük Köyü
Mehmet Aydınlar 18.09.1997 Mardin/Kızıltepe
Yusuf Nergiz 03.10.1997 Diyarbakır/Kulp
Mehmet Özlük 10.10.1997 Bingöl/Çan
Hacı Özlük 12.10.1997 Bingöl/Kığı/Alagöz Köyü
Abdülselam Çelik 06.11.1997 Diyarbakır/Lice
A. Selam Çelik 06.11.1997 Diyarbakır/Lice
Hikmet Demir 20.11.1997 Mardin/Mazıdağı/Kışlak Köyü
Hasip Demir 20.11.1997 Mardin/Mazıdağı/Kışlak Köyü
Ramazan Onat 20.11.1997 Mardin/Mazıdağı/Kışlak Köyü
Ali Onat 20.11.1997 Mardin/Mazıdağı/Kışlak Köyü
Kutbettin Kayı 01.12.1997 Diyarbakır/Lice
Sadık Ulumaskan 04.12.1997 Urfa/Viranşehir
Seyithan Ulumaskan 04.12.1997 Urfa/Viranşehir
Ahmet Çetintaş 14.12.1997 İstanbul/Merter
Mehmet Özdemir 26.12.1997 Diyarbakır
Ramazan Bayındır December 1997 Mardin/Mazıdağı
Abdullah Demir 1997 Mardin/Kızıltepe
Ahmet Elçiçek 1997 Diyarbakır
Ahmet Özçelik 1997 Diyarbakır
Ekrem Çelik 1997 Şırnak
İlyas Eren 1997 Diyarbakır
M. Emin Çağlar 1997 Diyarbakır
M. Zülfü Genç 1997 Diyarbakır
Mehmet Güler 1997 Batman
Musa Kalama 1997 Batman
Orhan Eren 1997 Diyarbakır/Lice
Ömer Açmaz 1997 Diyarbakır
Renas Ülgen 1997 Şırnak/Merkez
Sıddık Demir 1997 Diyarbakır
Şakir Karataş 1997 Hakkari
Şeyhmus Kılıç 1997 Diyarbakır
Şükrü Salman Demir 1997 Diyarbakır
Tahir Kılıç 1997 Diyarbakır
Vakkas Sabancı 1997 Antep
Yusuf Yıldırım 1997 Diyarbakır
Zozan Eren 1997 Diyarbakır/Lice
Zülfü Çetintaş 1997 Diyarbakır
Ali Karaen 1997 Mardin/Kızıltepe
Ali Uçar 1997 Batman/Merkez
Cafer Kılıç 1997 Diyarbakır
Süleyman Bayrak 1997 Diyarbakır
Boybey Yıldız 1997 Elazığ/Merkez
Veysi Şık 1997 Diyarbakır/Merkez
Yusuf Yürük 13.01.1998 Mersin
M. Hadi Oğuz 23.02.1998 İstanbul
Mehdi ... February 1998 İzmir
Tahir Çakır 16.03.1998 Van
Mehmet Mungan 18.03.1998 Şırnak/Silopi/Yeniköy
Neslihan Uslu 31.04.1998 İzmir
Metin Andaç 31.04.1998 İzmir
Hasan Aydoğan 31.04.1998 İzmir
M. Ali Mandal 31.04.1998 İzmir
Mahmut Keskin 10.05.1998 Diyarbakır/Silvan
Muzaffer Çınar 20.05.1998 Siirt/Bayak
Ahmet Eğitmiş 25.05.1998 Diyarbakır
Hasan Hüseyin Gündüz 28.05.1998 İstanbul/Pendik
Abdülbaki Tekdemir Ve 7 kişi May 1998 Elazığ/Arıncık/Erimli Köyü
Naif Korkut 04.06.1998 Batman/Demirbilek
Nezir Kükürt 04.06.1998 Batman/Demirbilek
Mehmet .... 04.06.1998 Batman/Demirbilek
Abdülhakim Doğan 08.06.1998 İstanbul
Lezgin Kıvılcım 10.06.1998 Mardin/Mazıdağ
Hacı Özen 11.06.1998 Şırnak/Eruh
M. Emin Acar 25.06.1998 Van
Yahya İpek 30.07.1998 Şırnak/Cizre
Abdülkadir Ay 08.08.1998 Mardin/Kızıltepe
Resul Gündüz - Ve 2 kişi 28.08.1998 Diyarbakır/Kulp/Demirli Köyü
Ali Gündüz 16.09.1998 Batman
Nezir Ertuğrul 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Yılmaz Tad 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Mahmut Durmuş 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Hakkı Kızılkaya 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Recep Dingili 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Ümran Karataş 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Beşir Karakuş 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Cengiz Dikkaya 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Şehabettin Irmak 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Nurhak Uğurlu 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Kenan Giriç 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Kahraman Özer 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Hasan Ali Bindal - Ve 2 kişi 11.11.1998 Diyarbakır/Kulp/Karabulak/Kepezkaya
Çetin Pişirici 24.11.1998 Antep/Araban/Fıstıklıdağ Köyü
Rıza Turan 25.11.1998 Ankara
Ahmet Küçükdal 26.11.1998 Ağrı
Sevim Adıbilen 29.11.1998 Bulgaristan’dan Yunanistan’a geçerken
Sedat Bayraktar 29.11.1998 Bulgaristan’dan Yunanistan’a geçerken
Aydın Şahin 29.11.1998 Bulgaristan’dan Yunanistan’a geçerken
Levent Büker 29.11.1998 Bulgaristan’dan Yunanistan’a geçerken
Mehmet Mazaca November 1998 Tunceli
A. Celil Babur November 1998 İstanbul
Metin Demirkıran 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Bülent Malkaç 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mehmet Kaplan 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Hasan Karaaslan 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Feridun Zınar 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
İbrahim Melik 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Selahaddin Hüseyin 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Ethem Mahmut 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mahsum Nurteli 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Bilal Yürek 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Selami Aslan 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Nurullah Erdem 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Hacı Akyol 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mustafa Atay 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Namık Gül 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Cemil Uluç 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Muhittin Demirel 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Abdullah Avde 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
M.Emin Çankaya 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mehmet Bulut 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Abdulselam Elçioğlu 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mahmut Güven 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mustafa Muhammed 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Kenan Yılmaz 26.01.1999 Mardin/Nusaybin/Şıkrini köyü
Mehmet Şirin Dereli Ocak 1999 Diyarbakır
Ferdi Özgen 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Ahmet Boklan 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Murat Kazan 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Servet Kalın 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Osman Altındağ 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
İbrahim Xamo 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Muharrem Yıldırım ve 10 kişi 11.03.1999 Batman/Sason/Golav
Gülseren Yeşiloğlu 21.04.1999 İstanbul
Cevdet Çoban 06.05.1999 Batman
A. Kadir Korkmaz 09.05.1999 Batman
Cengiz Tan 16.05.1999 Van/Erek
İbrahim Tanrıoğlu 16.05.1999 Van/Erek
M. Şerif Erdem 09.06.1999 İzmir
Cahit Tekdemir 12.06.1999 Diyarbakır
İsmet Akbulak 25.06.1999 İzmir
Mustafa Özmen June 1999 Diyarbakır
Cemil Yöyler 15.07.1999 İzmit
Musa Demir 02.08.1999 İzmir/Bornova
İskan Can 17.08.1999 Diyarbakır
Ahmet Kahraman August 1999 Diyarbakır
Fikret Kenç August 1999 Diyarbakır
Aydın Esmer 10.09.1999 Diyarbakır/Kulp/Karabulak Köyü
Hikmet Utanç 25.09.1999 Mardin/Derik
Orhan Eren 26.09.1999 Diyarbakır/Kulp
Zozan Eren 26.09.1999 Diyarbakır/Kulp
Sıddık Kuzu 01.10.1999 Muş E Tipi Cezaevi
Cemal Uçar 05.10.1999 Diyarbakır
Mehmet Şah Şeker 09.10.1999 Diyarbakır/Bismil
Mehmet Şah Eker 09.10.1999 Diyarbakır/Bismil
İzzet Aksoy 10.10.1999 Adıyaman/Gerger
Mehmet Koç 18.10.1999 Şırnak
İdris Sökmen 18.10.1999 Şırnak
Erdem Özpınar 13.11.1999 ......
Şafak Akbulut 24.11.1999 İstanbul
Serdar Deviren November 1999 Diyarbakır
Hüseyin Arı 11.12.1999 Diyarbakır/Lice
Hüseyin ...... 11.12.1999 Diyarbakır/Lice
Erkan Çınar 18.12.1999 İstanbul
Gönül Uci ve 27 kişi 1999 Bitlis ili Mutki ilçesi Karasu Köyü Sütlüce mezrası
Mehmet Bilge 1999 Diyarbakır/Silvan/Beypınar Köyü
Burhan Bahtiyar 04.05.2000 Diyarbakır/Dicle/Kırkpınar/Kayaş
Ömer Kaymaz 04.05.2000 Diyarbakır/Dicle/Kırkpınar/Kayaş
Doğan Koç 04.05.2000 Diyarbakır/Dicle/Kırkpınar/Kayaş
Ramazan Kaya - ve 3 kişi 04.05.2000 Diyarbakır/Dicle/Kırkpınar/Kayaş
Mehmet Vasfi Yavuz 2000 Diyarbakır/Merkez
Ahmet Gümüş 2000 Diyarbakır/Ergani
Fethi Dereli 2000 Diyarbakır/Merkez
Hakim Tayfur 2000 Diyarbakır/Bismil
Abdurrahman Ateş 2000 Diyarbakır/Merkez
Ayhan Turan 2000 Diyarbakır/Merkez
Serdar Tanış 25.01.2001 Şırnak/Silopi
Ebubekir Deniz 25.01.2001 Şırnak/Silopi
Mehmet Yıldız 29.01.2001 Urfa
Mehmet Türkekul 07.02.2001 Diyarbakır
İkram Ülker November 2001 Van
Sıddık Kaya 15.11.2002 Muş/Varto
Münir Yüksekdağ 09.12.2005 Şırnak
Selman Şeran 17.09.2005 Mardin/Kızıltepe
Cemal Artış 12.04.2006 Şırnak/Besta
Özgür Kaya 12.04.2006 Şırnak/Besta
Mehmet Taştan - ve 5 kişi 12.04.2006 Şırnak/Besta
Mehmet Ali Azun 17.06.2006 Diyarbakır/Bağlar

http://www.cetim.ch/images/pixel_black.gif

1) Cette liste englobe donc, en plus de la liste de 840 personnes recensées par l'IHD, les disparitions signalées à l'association des familles de disparus et International Committee Against Dissapearances (ICAD) en 2006. Elle est publiée sur le site du quotidien turc Radikal,
http://www.radikal.com.tr/Radikal.aspx?aType=RadikalDetay&ArticleID=911664&Date=06.12.2008&CategoryID=77
2) Voir article paru le 6 février 2009 sur le site http://bersiv.com/actualite/650-disparus-au-kurdistan
3) Cf. Affaire Üçak et autres c. Turquie,
http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/portal.asp?sessionId=36780769&skin=hudoc-fr&action=request

http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=336


 

http://www.assmp.org/spip.php?article445

http://www.assmp.org/spip.php?article442

http://www.assmp.org/spip.php?article379&var_recherch...

http://www.assmp.org/spip.php?article294&var_recherch...

http://www.assmp.org/spip.php?article297&var_recherch...

http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G10/109/99/PDF/G10...

http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G10/110/00/PDF/G10...

http://www.cetim.ch/documents/communique-erbey-turquie.pdf

 

 

 


Maison Populaire de Genève

 

www.assmp.org

 

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10/05/2010

Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar

 

Le Comité à Murad AKINCILAR distribue un appel "Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar"  devant

les entrées de Nation Unies avant l'examen périodique universel de la Turquie dans cadre du Conseil des droits de l'homme

 

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Genève, le 10 mai 2010

 

En Turquie de nombreux syndicalistes et militants des droits humains sont victimes d’abus et violations dans l’exercice des droits élémentaires.

La Turquie est parfois présentée comme démocratique et aspirant à adhérer à l’Union Européenne. Or, ce pays ne respecte pas pleinement les droits syndicaux et sa législation contient de nombreuses lois anti-démocratiques. En effet, les droits d’organisation, de grève et de négociation collective sont extrêmement restrictifs et ne respectent pas les normes de l’OIT.

 

Le licenciement en masse des membres des syndicats et l’arrestation arbitraire suivie de procès fantoches contre leurs dirigeants sont fréquents. La police a souvent recours à la violence à l’encontre de grévistes et de manifestants pacifiques. Ainsi, les syndicalistes, les militants des droits humains, les opposants politiques, les militants de la cause kurde sont systématiquement victimes des pratiques arbitraires des autorités turques pour être réduits au silence. Parmi les armes utilisées par les autorités turques c’est de les taxer, sans aucun fondement, de terroristes ou de soutien aux terroristes.

 

Le syndicaliste d’Unia, monsieur Murad Akincilar est militant des droits humains et il a été arrêté le 30 septembre 2009 à Istanbul alors qu’il rendait visite à ses parents. Depuis, il a été incarcéré sous l’accusation fallacieuse « d’appartenance à une organisation terroriste », les autorités turques faisant l'amalgame entre ses articles publiés dans la revue Transformation démocratique et une organisation nébuleuse. Economiste, syndicaliste, formateur et écrivain, M. Akincilar est un intellectuel turc très productif qui milite pour le respect des droits humains et la démocratisation de son pays.

 

Des milliers de personnes parmi lesquelles les élus cantonaux, nationaux et européens, des syndicats, des organisations de défense des droits humains, ont apporté leur soutien à la campagne pour la libération de Murad.

Il s’avère que, comme nous le soupçonnions, les faits reprochés à notre camarade sont totalement infondés. D’ailleurs, la Plate-forme de

solidarité avec les journalistes détenus en Turquie (TGDP) a immédiatement condamné l’arrestation et l’incarcération de Murad, en soulignant que « Le fait de mépriser le professionnalisme des journalistes opposants au régime, accuser sans aucun fondement ces derniers d'être « membres d'organisations terroristes et de vouloir les réduire au silence sont des politiques traditionnelles de l'Etat turc ».

Le Grand conseil genevois a adopté une motion en janvier dernier pour demander au Conseil d'Etat d'intervenir auprès du Conseil fédéral en faveur de Murad.

 

Les élu-e-s romand-e-s (Mme Liliane Maury Pasquier et M. Jean-Claude Renwald, entre autres) ont déposé des interpellations urgentes devant les Chambres fédérales pour demander l'intervention du gouvernement suisse auprès des autorités turques en faveur de Murad.

 

Il faut rappeler que l’état de santé de Murad est très préoccupant. Murad a été opéré des deux yeux au mois d'octobre, après s'être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue. Il s'agissait de décollements de rétines. Ces décollements ont eu lieu après des heures d'interrogatoire, au cours duquel ont été utilisés des spots puissants occasionnant un stress particulièrement violent.

 

Il semble également qu'à cause du retard de l'intervention chirurgicale sa capacité de récupération ait été sérieusement amoindrie. Selon les informations à notre disposition, Murad a été opéré une deuxième fois à l'œil gauche. Les conditions de détention dans les prisons turques dites de « haute sécurité » sont très dures voire inhumaines, surtout lorsqu'on est accusé du terrorisme et que la présomption d'innocence n'existe pas dans ce pays.

 

Le procès de Murad Akincilar est fixé au 3 juin à Istanbul. Une délégation internationale assistera à cette audience.

Nous appelons tous les Etats à tout mettre en œuvre, en intervenant auprès des autorités turques, pour la libération de Murad.

 

LIBERTÉ POUR MURAD !

 

Comité de soutien à Murad Akincilar, c/o Unia, 5 ch. Surinam, cp 288, 1211 Genève 13

 

 

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09/05/2010

L’Iran exécute cinq militants kurdes

 

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Farzad Kamangar, instituteur, et sa classe


Iran Manif - Cinq personnes, dont une femme, accusées d'avoir commis des attentats dans plusieurs villes iraniennes et d'avoir des liens avec des "groupes antirévolutionnaires" ont été pendues dimanche dans la prison d'Evine à Téhéran, a annoncé l'agence officielle Irna. Les cinq condamnés étaient accusés notamment "d'actes terroristes, incluant des attentats à la bombe contre des bâtiments gouvernementaux et des bâtiments publics dans des villes iraniennes", selon Irna qui ne précise pas dans quelles villes et à quelles dates ces attentats auraient été commis.

 

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L'agence officielle, qui cite un communiqué du bureau du procureur de Téhéran, ne précise pas non plus à quels "groupes antirévolutionnaires" les condamnés auraient été affiliés.

Elle identifie simplement les cinq condamnés par leurs noms, comme étant Shirine Alamhouli, Farzad Kamangar, Ali Heidarian, Farhad Vakili et Mehdi Eslamian.

 

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Selon des sites internet iraniens collectant des informations sur la situation des droits de l'Homme en Iran, Mehdi Eslamian, 30 ans, arrêté en mai 2008 sous l'accusation de liens avec le mouvement monarchiste de l'Assemblée du Royaume (Tondar), était le frère de Mohsen Eslamian, un des trois hommes exécutés le 10 avril 2009 pour l'attentat commis un an plus tôt contre une mosquée de Shiraz (sud).

Shirine Alamhouli, Ali Heidarian, Farhad Vakili

Cet attentat avait fait 14 morts et quelque 200 blessés le 12 avril 2008. Il avait été attribué par les autorités au groupe monarchiste, qui l'avait également revendiqué sur son site internet.

Les quatre autres condamnés exécutés dimanche étaient apparemment des militants kurdes liés au mouvement indépendantistes armé PJAK, proche du PKK turc et responsable de nombreux attentats au Kurdistan iranien.

Shirine Alamhouli, agée de 28 ans, avait été arrêtée en 2008 à Téhéran et jugée en décembre 2009 sous l'accusation de liens avec le PJAK, selon un de ces sites internet.

Farzad Kamangar, enseignant dans la ville de Kamyaran (province du Kurdistan, nord-ouest) avait été arrêté en juillet 2006 et condamné à mort en mai 2008 pour appartenance au PJAK et "possession d'explosifs". Il avait été jugé "ennemi de Dieu", une qualification qui peut entraîner le peine de mort.

Farzad Kamangar, Farhad Vakili et Ali Heidarian avaient été présentés en août 2008 comme des "membres de la communauté kurde" par l'Union européenne qui avait dénoncé leur condamnation à mort et appelé Téhéran à stopper les exécutions.

En 2009, au moins 270 personnes avaient été exécutées en Iran.

(AFP)

 

15:34 Publié dans Politique | Tags : droit de l'homme | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook | | | |

07/05/2010

Güler Zere est morte



Güler Zere est morte

Güler Zere s'est éteinte aujourd'hui vers 16h50 (heure turque) dans le quartier d'Armutlu à Istanbul, des suites d'un long combat contre le cancer de la bouche.
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Prisonnière politique pendant 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), elle est morte de l'incurie des autorités pénitentiaires et de l'Institut médicolégal qui l'ont laissée agoniser en captivité, à petit feu, sachant qu'elle était légalement libérable pour raisons de santé.
L'an dernier, après quatre mois de campagne intensive pour sa libération, l'opinion publique progressiste turque et internationale était parvenue à contraindre les autorités turques de la faire libérer. Le 6 novembre 2009, elle bénéficia en effet de la grâce présidentielle grâce à ces pressions démocratiques.

A peine sortie de prison, elle participa aux rassemblements de solidarité avec les prisonniers malades organisés chaque vendredi dans la rue Istiklal à Istanbul.
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Mais le mois dernier, son état de sa santé s'est subitement détérioré.
Dans l'une de ces dernières lettres, elle écrivait d'ailleurs: "Ils m'ont abandonnée sur les berges de la mort. Ils ont usurpé mon droit à la vie en me donnant le droit de mourir dehors. Je n'oublierai pas. Et dire qu'il y a encore des prisonniers malades."

Elle est morte à l'âge de 38 ans, le cœur empli d'amour et d'espoir en des lendemains meilleurs, entourée de ses amis et camarades.

Le 7 mai 2010
Sources: Halkinsesi TV, Milliyet, NTV.

Maison Populaire de Genève
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Lettre de la prisonnière politique Güler Zere, peut-être la dernière !

http://demirsonmez.blog.24heures.ch/archive/2009/09/04/le...

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31/08/2009 Journale 24Heures

http://demirsonmez.blog.24heures.ch/archive/2009/08/31/no...


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Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble.

Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble !

 

Nouvel appel pour la libération de la prisonnière Güler Zere

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Güler ZERE est une détenue politique incarcérée depuis 14 années.  Aujourd'hui, elle se trouve à la chambre pour les détenus de l'hôpital "Balcali" de la Faculté de la Médecine de l'Université de Cukurova (Adana).

Güler ZERE est privée du diagnostic à temps  et les soins efficaces à cause de l'isolement/traitement qui est en vigueur dans les prisons de la Turquie.



Encore, aujourd'hui, Güler ZERE est privée des soins suffisants. Il y a le risque de vie.



Les médecins spécialistes du département d'oncologie et de l'ophtalmologie de l'hôpital de l'université où Güler ZERE est soignée ont établie deux rapports médicaux.



Ces rapports ont été demandés par le procureur général de la République d'Elbistan (la ville de la prison de Güler) en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275 qui concerne l'Exécution des Peines et des Sécurités.

Le procureur compétent est lui puisque Güler était dans la prison d'Elbistan jusqu'a son transfert à l'hôpital.



L'article concerné est libellé :



"(...) Pour les autres maladies, l'exécution de la peine continue dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles. Mais, même dans ce cas, si l'exécution de la peine de la prison constitue un danger précis pour la vie du détenu, il y a le sursis à  l'exécution de la peine jusqu'à la guérison du détenu."

Le premier rapport établi par l'Université dit qu'il est impossible de soigner Güler ZERE dans les conditions de la prison et le deuxième rapport de l'Université dit que les soins pour Güler dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles non plus est possible.

En conséquence, les résultats communs des deux rapports déclarent que Güler ZERE a un risque de vie et un sursis à l'exécution de sa peine est nécessaire.



Le parquet d'Elbistan a envoyé ces rapports à la troisième section de la Médecine Légale d'Istanbul en se basant sur la circulaire de 01.01.2006/21 du Ministère de la Justice qui concerne "le sursis à l'exécution de la peine de prison à cause de la maladie".

L'article de la circulaire est libellé:



"(...) En cas de la contradiction dans les rapports établis par la Médecine Légale ou dans les rapports confirmés par la Médecine Légale et établis par les conseilles de santé des hôpitaux concernés ou dans le cas où le contenu des rapports n'est pas suffisant pour former une décision, il est nécessaire de demander un rapport Au Conseil Général de la Médecine Légale(...)".



Le Ministère de la Justice, en se basant sur cette circulaire, prévoit le contrôle des opinions médicales des professeurs et des maitres de conférences de la Faculté de la Médecine spécialistes dans leur domaine par les fonctionnaires de la Médecine Légale qui dépendent de la Ministère de la Justice.



Apres un voyage de 14 heures, on a traduit Güler ZERE devant le conseil de la Médecine Légale qui a fait un examen de 5 minutes.

Le résultat est "il n'est pas nécessaire un sursis à l'exécution de la peine".

L'examen de la Médecine Légale n'est pas scientifique.


Les médecins spécialistes qui sont le personnel de l'Institution de la Médecine Légale contrôlent les rapports de leurs professeurs et de leurs maitres de conférences.



Il y a plusieurs exemples qui démontrent que la Médecine Légale n'est pas impartiale et équitable. En plus, à cause des fautes scientifiques et des fautes de droit, le président de la République a demandé le contrôle de cette Institution par l'Institution de Contrôle de l'Etat.

La situation de Güler ZERE s'aggrave et l'Etat l'a abandonnée à la mort puisqu'elle est privée des soins efficaces, du moral, de libre choix de médecin et des soins alternatifs.



Le Ministère de la Justice doit corriger immédiatement sa faute de suivre la circulaire no.21 et doit laisser faire contrôler les rapports des Conseilles des Universités par l'Institution de la Médecine Légale.

Cette appréhension n'a pas une base légale et scientifique.


Güler ZERE doit être libérée immédiatement avec un sursis à l'exécution de sa peine en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275.



Nous vous appelons d'arrêter cette mort et empêcher la mort de Güler ZERE devant nos yeux.

 

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Pour cette raison, vous pouvez envoyer une télécopie ou vous pouvez appeler le Ministère de la Justice de la Turquie pour la libération de Güler ZERE.

Vous pouvez protester cette situation. Vous pouvez écrire une lettre de la solidarité à Güler ZERE.

 

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Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble.

 



Pour soutien à Güler ZERE, vous pouvez écrire à cette adresse:



Güler ZERE


Çukurova Universitesi Balcali Araştırma Hastanesi Mahkum Koğuşu

ADANA – TURQUIE

et
Karatas Hapishanesi (Prison de KARATAS)


ADANA – TURQUIE

 

 

Protestation auprès du Ministère de la Justice:

 

Envoyez vos lettres de protestation au ministère turc de la justice :

M. Sadullah ERGIN, Ministre de la Justice

Republic of Turkey

Ministry of Justice

06669 ANKARA

Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

TEL: 90(312)417 77 70


FAX: 90(312)419 33 70


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06/05/2010

Deniz Gezmiş, Yusuf Aslan et Hüseyin İnan.Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

 

 

Deniz Gezmiş,Hüseyin İnan et Yusuf Aslan avaient été condamnés à mort par un tribunal militaire. Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

"La peine de mort qui a été prononcée à leur égard résulte des conditions extraordinaires que connaissait le pays à cette époque. Ces condamnations étaient injustes."

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Deniz Gezmiş est né le 2 février 1947 à Ayas, une sous-préfecture d’Ankara. Fils d’une famille de professeurs, il étudia ses années de primaire, et ses années de collège à Sivas puis le lycée à Istanbul. C’est pendant ses années de lycée qu’il découvrit les pensées de gauche et participa aux manifestations.

En 1965, il fut membre du Parti travailliste turc (Türkiye Işçi Partisi) à Üsküdar. Deniz fut arrêté pour la première fois le 31 août 1966, lors d’une manifestation en faveur des fonctionnaires de Çorum.

Deniz entra à l’Université de droit d’Istanbul le 7 novembre 1966. Par la suite, le 19 janvier 1967, il fut arrêté lors de la protestation de la Fédération nationale turque des étudiants (Türkiye Milli Talebe Federasyonu ) et jugé le lendemain avec ses deux amis, pour être relâché le jour-même. Pendant le meeting chypriote organisé par les organisations étudiantes, il brûla le drapeau des États-Unis d’Amérique avec Aşık İhsani, ce qui lui valut d’être arrêté et relâché par la suite. Avec Aşık İhsanı, qui étudiait dans la même faculté à Istanbul, il fonda le 30 janvier 1968 Organisation des révolutionnaires étudiants en droit (Devrimci Hukuklular Örgütü).

Le 7 mars 1968, il fut arrêté pour avoir protesté contre le discours du chef d’état Seyfi Öztürk à la faculté de science pendant le rassemblement de l’AIESEC, et incarcéré jusqu’au 2 mai. Il fut jugé le 30 mai pour avoir protesté contre la 6e flotte américaine présente en mer Egée puis acquitté le 20 septembre.

En octobre 1968, avec ses camarades : Cihan Alptekin, Mustafa İlker Gürkan, Mustafa Lütfi Kıyıcı, Cevat Ercişli, M. Mehdi Beşpınar, Selahattin Okur, Saim Kurul et Ömer Erim Süerkan, il créa l’Union des étudiants révolutionnaires (Devrimci Öğrenci Birliği). Le 28 novembre 1968, il fut arrêté avec ses camarades pour avoir manifesté à l’aéroport de Yeşilköy(Actuellement : Atatürk), contre l’arrivée de Robert Commer, qui était l’ambassadeur des États-Unis à Ankara. Après cette arrestation, ils furent obligés à nouveau de le relâcher. Il mena l’occupation de l’université de droit d’Istanbul, suite au projet de réforme des universités. Il fut blessé après l’attaque de l’université par la police turque pour libérer l’université. Malgré un mandat d’arrêt contre lui, il s’enfuit de l’hôpital et partit pour la Palestine fin juin. Il resta en Palestine jusqu’à Septembre. Le 1er septembre 1969, il fut exclu de l’université de droit pour avoir participé à l’occupation de l’université.

Durant sa période de cavale, il envoya des déclarations aux journalistes dans des lieux tenus secret. Le 23 septembre 1969, alors qu’il se rendait à l’université de droit, la police fut contactée et Deniz se rendit à la police pour être relâché le 25 novembre. Après l’assassinat d’un révolutionnaire nommé Battal Mehetoğlu par des jeunes de droite, la police perquisitionna l’université et trouva un sniper. La police accusa Deniz Gezmiş pour possession d’arme à feu, et demanda un nouveau mandat d’arrêt. Il fut arrêté le 25 décembre 1969 avec Cihan Alptekin. Les deux camarades furent relâchés, le 18 septembre 1970 soit plus de 9 mois après.

Il s’éloigna des mouvements étudiants, et continua sa lutte dans différents domaines.

Deniz Gezmiş, Sinan Cemgil, Hüseyin Inan, Cihan Alptekin, Sinan Kazim Özüdoğru, Mustafa Yalçiner, Aydin Çubukçu, Kadir Manga, Yusuf Aslan, Ömer Ayna, et Alpaslan Özdoğan créèrent la Armée de libération du Peuple de Turquie (Türkiye Halk Kurtuluş Ordusu).

Deniz Gezmiş participa au hold-up d’une banque d’Ankara au nom de "THKO", le 20 janvier 1971. Le 4 mars 1971, il participa aussi à l’enlèvement de quatre Américains à Ankara. Les quatre Américains seront relâchés par la suite.

Son arrestation et son exécution

Quelques jours après le coup d’état du 12 mars, Deniz Gezmiş et Yusuf Aslan voulaient rejoindre Sivas mais en cours de route ils s’arrêtèrent pour réparer leur motocyclette mais une dénonciation les trahit et un affrontement éclata avec la police. Ce jour là, Yusuf Aslan fut arrêté tandis que Deniz Gezmis fut arrêté le 16 novembre, tous deux à Gemerek : une province de Sivas. Deniz Gezmiş fut transféré à Kayseri et, ramené au ministère de l’Intérieur à Haldun Menteşoğlu.

Son procès eut lieu le 16 juillet 1971, à Altindağ (Ankara). Le président du tribunal était le Géneral Ali Elverdi et le procureur de la république était Baki Tuğ. Le procès de Deniz ainsi que de ses deux autres camarades : Yusuf Aslan et Hüseyin Inan prit fin le 9 octobre 1971, et ils furent condamnés à la peine de mort par le tribunal dans l’affaire THKO-1.

Deniz Gezmiş, Yusuf Aslan et Hüseyin Inan furent pendus le 6 mai 1972, entre 01:00 et 03:00 au centre pénitencier d’Ankara. Les trois hommes ne voulurent pas d’Imam au moment de leurs exécutions, chose rare. Ses derniers souhaits

Il y a différentes versions sur les derniers souhaits de Deniz Gezmiş avant son exécution.

Selon certains Deniz aurait voulu écouter Aranjuze de Joaquín Rodrigo, avec cela un verre de thé (çay). Il aurait aussi avant sa mort dit "Vive la Turquie entièrement indépendante, Vive la fraternité des peuples turcs et kurdes, Vive les travailleurs et les paysans, A bas l’impérialisme..." et aurait poussé lui même le tabouret qui le tenait pour se pendre lui même. Ce que fit aussi Hüseyin Inan.

Deniz aurait aussi souhaité que son avocat vît la scène de sa pendaison pour démentir tout autres rumeurs. Il aurait souhaité que son avocat embrassât un par un tous ses camarades révolutionnaires, et il aurait voulu être enterré à côté de son camarade Taylan Özgür mort en 1969. Son parka fut rendu à son père comme il le voulut.

 

 

 

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DENIZ GEZMIS

Père, quand la lettre sera entre vos mains, je ne serais plus parmi vous. Même si je vous prie de ne pas avoir de chagrin, je sais que vous en aurez.


Malgré cette situation, j’attends de vous une compréhension ; les hommes naissent, grandissent, vivent, meurent, ce qui est important ce n’est pas de vivre longtemps mais de faire plus de chose possible durant sa vie.

Pour cette raison, j’estime que c’est normal que je parte tôt, de plus, avant moi mes amis n’ont jamais hésité devant la mort.

N’ayez pas de doute, je ne succomberai pas ; ton fils n’est pas faible (ociz) et sans issue. Sur cette voie, ton fils a accédé en connaissance de cause et savait que sa fin serait comme celle-ci. Nous n’avons pas les mêmes points de vues mais je pense que tu me comprendras. Pas seulement toi, je pense que tout le peuple turc et kurde, qui réside en Turquie, me comprendra.

Pour mes funérailles, j’ai donné les directives à mon avocat. De plus, je l’annoncerai au procureur.

J’aimerais être enterré à côté de mon ami Taylan Ozgür qui 0 été tué à Ankara en 1969. Pour cette raison, n’essayez pas d’amener mon corps à Istanbul. Cependant, il est de ton devoir de consoler ma mère. Je laisse tous mes livres à mon petit frère, j’aimerais que tu lui recommandes particulièrement de devenir un savant. Ilfaut qu’il s’occupe de la science et il ne doit pas oublier que s’occuper de la science signifie également servir l’humanité.

Le temps de partir est venu. Deniz, en se tournant vers ses avocats, a fait ses adieux.

Il a contemplé avec un sourire douloureux. Il s’est avancé vers la potence de la cour avec des pas ferme. A cause de ces habilles serrés de pendaison et de ses mains attachés, il est monté sur la potence avec soutien.

Deniz en montant sur celle-ci a essayé lui-même de se mettre le nœud autour de son cou. Quand il a passé le nœud autour de son cou, quelque personne regardant cet acte fessait signe au bourreau de tirer le tabouret.

Deniz, tout d’un coup, a commencé à hurler dans ce silence frais de ce printemps et dont l’aube qui n’était pas encore levé.

« VIVE L’INDEPENDANCE DU PEUPLE DE LA TURQUIE, VIVE LA GRAND DOCTRINE DU MARXISME ET DU LENINISME, VIVE LA LUTTE DE L’INDEPENDANCE DU PEUPLE TURC ET KURDE, A BAS L’IMPERIALISME »

6 mai 1972 Ankara

La nuit 01:25



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A l‘intention de mon père, de ma mère, de mes frères et de mes amis proches

Je n’arrive pas à trouver beaucoup de mots à dire. La fin inévitable qu’attend chaque homme, c’est dressé devant moi plus tôt pour des raisons que vous connaissez.


Je devine votre chagrin et votre douleur. A l’avenir, j’ai l’espoir que vous comprendrez mieux la situation. Soyez fort. Essayez d’oublier vos tristesses et vos peines. Avec tout mon être, je vous envoie mes meilleures salutations. Il y a beaucoup de chose à écrire mais malheureusement ce n’est pas possible. Mes salutations de tout cœur …

Ils ont habillé Hüseyin d’une chemise de pendaison. Hüseyin a fait ses adieux à ses avocats et en se retournant du côté du public, il a dit ’’Est-ce que vous pensez que cette lutte va être terminée avec nous’’. Puis il a marché vers la potence avec des pas fermes et sûr. Il est monté sur la table et non pas sur le tabouret. Il allait crier ses derniers mots avant de monter sur le tabouret et de se faire passé le nœud autour de son cou.

Hüseyin a 03:00 heure du matin, à la lueur le l’aube a crier sur le tabouret ses derniers mots contre l’obscurité de la nuit ;

‘’ MOI JE N’AI JAMAIS PENSE A AVOIR DU PROFITS, J’AI TOUJOURS LUTTE POUR LE BONHEUR DE MON PEUPLE ET POUR LEUR LIBERTÉ. J’AI PORTE CE DRAPEAU JUSQU’À AUJOURD’HUI AVEC DIGNITÉ. A PARTIR DE MAINTENANT JE CONFIS CE DRAPEAU AU PEUPLE TURC.

VIVE LA PAYSANNERIE,

VIVE LES TRAVAILLEURS,

VIVE LES RÉVOLUTIONNAIRES.

A BAS LE FASCISME … ! ’’

Après ses derniers mots Hüseyin a mis le nœud autour de son cou et il a donné plusieurs coups dans le tabouret pour le faire tomber. Son corps mince est tombé dans le vide et il s’est balancé… Deniz a rencontré une fois de plus Yusuf …

6 mai 1972 Ankara 03.00 du matin

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05/05/2010

Manifestations soutien du juge espagnol Baltasar Garzon

Manifestations soutien du juge espagnol Baltasar Garzon

le 4 mai 2010 à la place des Nations

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Nous, espagnols, suisses, français, chiliens, argentins, défenseurs des droits humains et signataires de ce manifeste, nous nous adressons à vous afin de vous faire part de notre inquiétude, perplexité et consternation, face à la décision, du 3 février 2010, du magistrat instructeur de la Seconde Chambre du Tribunal Suprême, Luciano Varela de poursuivre l’enquête judiciaire à l’encontre du Juge Baltasar Garzon pour délit présumé de « prévarication » judiciaire.



La plainte contre le Juge Baltasar Garzon fait suite à sa tentative de répondre à l’obligation de qu’a l’Etat espagnol d’enquêter sur les crimes imprescriptibles contre l’humanité commis sous la dictature franquiste, et plus particulièrement les crimes de disparition forcée. Il est accusé d’avoir ignoré la loi d’Amnistie datant de 1977, de violer le principe de non-rétroactivité de la loi pénale, le principe de légalité ainsi que la prescription de l’action pénale.

Partant, nous vous rappelons les éléments suivants :

  • Le 31 octobre 2008, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a exprimé son inquiétude face aux obstacles que rencontrent les victimes en Espagne depuis de nombreuses années pour obtenir vérité, justice et réparation.

 

  • Dans ce contexte, le comité des droits de l’homme, a également insisté auprès des autorités espagnoles afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour annuler la loi d’amnistie de 1977 et garantir l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

 

  • Le comité des droits de l’homme a par ailleurs demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante dans le but d’établir la vérité historique concernant les violations des droits humains commises durant la guerre civile espagnole et le franquisme

 

  • Rappelons également que la loi « sur la mémoire historique » de 2007 n’a pas envisagé les mesures adéquates ni suffisantes en faveur des victimes. Contrairement à ce qui est affirmé, la loi « sur la mémoire historique » de 2007, permet d’agir en faveur des victimes, notamment en ordonnant de procéder aux exhumations.

 

  • Il sied de rappeler ici, que l’Espagne a ratifié, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions le 24 septembre 2009

 

Que cette convention à son article 24 entend par « victime » la personne disparue et toute personne physique ayant subi un préjudice du fait d’une disparition forcée .


L’article dispose également, que toute victime a le droit de connaître la vérité sur les circonstances de la disparition forcée, le déroulement et les résultats de l’enquête et le sort de la personne disparue

Qui plus est, la disparition forcée constitue un des crimes les plus graves qui ne peuvent être ni prescrits ni amnistiés.

Enfin, il est pour le moins piquant de relever qu’au moment où un juge espagnol, candidat au prix Nobel de la paix en 2002, ouvre une enquête sur la disparition des victimes du franquisme en tant que crimes contre l’humanité, ce même juge se voit accusé de prévarication dans un pays dit démocratique et signataire des recommandations du Conseil de l’Europe sur l’indépendance, l’efficacité et le rôle des juges.(Recommandation Nr R (94) 12 du conseil de l’Europe ).

Par conséquent nous tenons à manifester notre gratitude et reconnaissance au Juge Baltasar Garzon, pour avoir agi en faveur du droit des victimes, en Espagne mais aussi au-delà des frontières.

En effet, Baltasar Garzon, a montré au monde comment les dictatures latino-américaines ont commis des crimes imprescriptibles contre l’humanité, crimes sur lesquels pèse la juridiction universelle.
Son engagement dans la lutte contre l’impunité, la défense des Droits de l’homme et dans l’instauration d’une Cour pénale internationale est un exemple pour tous.
Sa vision du droit et de l’application de la justice est un apport à la paix dans le monde, car il n’y a pas de paix sans justice ni vérité.

C’est pourquoi, nous vous demandons également de soutenir les Juges tels que Baltasar Garzon dans leurs actions visant à contribuer au respect par l’État espagnol de ses obligations en matière de droit international des droits de l’Homme, pour le bien du peuple espagnol mais aussi de l’humanité toute entière.

Très respectueusement. Genève mai 2010

 

 

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04/05/2010

Vivre, Voter, Représenter

Chères associations de la diversité genevoise,



Comme vous le savez peut-être déjà, la campagne Citoyenneté locale pour toutes et tous : « Vivre, Voter, Représenter »
a débuté jeudi passé (voir en pièce jointe le communiqué de presse) devant le Mur des Réformateurs, symbole de la multiculturalité genevoise, puisqu'il est constitué de 5 personnes d'origine étrangère.



Nous avons besoin d'une forte participation d'un maximum d'associations d'étrangères et étrangers sur Genève, afin de pouvoir montrer l'attente de tout un canton derrière la reconnaissance des droits politiques des étrangers au niveau local (commune et canton)
au sein d'un environnement aussi empreint de diversité comme l'est Genève.



Merci donc de prendre connaissance de la proposition collective en pièce jointe, et de nous communiquer dès que possible si vous souhaitez rejoindre les organisations qui soutiennent le texte.


Soutiennent actuellement la proposition :

Association des juristes progressistes, Camarada, Centre de Contact Suisses-Immigrés, Collectif de soutien aux sans-papiers de Genève, Coordination contre l'Exclusion et la Xénophobie, DiverCité, Fédération Associative Genevoise, Fédération Maison Kultura, La Ligue Suisse des Droits de l'Homme, Maison Populaire de Genève, SIT – Syndicat Interprofessionnel de travailleuses et travailleurs, Unia Genève.

Merci de communiquer votre soutien à :

vivre@kultura.ch


Pour la coordination "ViVRe"


Julien Cart


Coordination « Vivre, Voter, Représenter » (ViVRe)  c/o Fédération Maison Kultura, rte de Chêne 41 B, 1208 GE

Tél : 076 511 70 11



- Proposition collective à l’Assemblée constituante genevoise


- Le communiqué de presse annonçant le début de la campagne  « Citoyenneté locale pour toutes et tous :  Vivre, Voter, Représenter », et expliquant les raisons de cette démarche

 

 

Pour signez cette proposition collective (pétitions) téléchargement les feuilles svp.

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