26/06/2010

Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture Nulle circonstance ne permet de tolérer la torture



 

Communiqué de presse que SOHRAM et l'OMCT organisent ensemble Concernant le 26 juin Journée internationale pour

le soutien aux victimes de la torture

 

Turquie: la lutte anti-terroriste ne doit pas justifier l’utilisation de la torture à l’encontre

 

des enfants


26 juin 2010, Genève-Ankara. A l’occasion de la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, l’OMCT et SOHRAM souhaitent dénoncer la situation des enfants[1] arrêtés et détenus dans le cadre de la lutte anti-terroriste en Turquie. Ces dernières années, des centaines d’enfants de 12 à 17 ans ayant participé à des manifestations et réunions publiques ont été durement réprimées dans le cadre de la loi anti-terroriste dont la modification en 2006 (loi n°3713) permet la poursuite des enfants de plus de 15 ans au même titre que les adultes. Cette répression est contraire au droit international, en particulier à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. L’immaturité et la manipulation évidente dont les enfants sont victimes par certains groupes politiques n’atténuent aucunement la répression et les violences policières à leur encontre.



[1] Selon l’article 1 de la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant, « un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ».

 

Au-delà des 14 enfants qui ont été tués lors de manifestations entre 2000 et 2009, les enfants qui sont arrêtés dans le cadre de la loi anti-terroriste sont victimes de mauvais traitements et de tortures de manière quasi-systématique lors de leur interrogatoire. Les traitements subis sont généralement les mêmes que ceux infligés aux adultes mais ils entraînent des souffrances immédiates bien plus aiguës à cause de la vulnérabilité inhérente des enfants et des conséquences à long terme particulièrement néfastes à leur développement. Ce sont par exemple la falaka , le matraquage de toutes les parties du corps, la privation de sommeil, de nourriture, d’eau et de faire ses besoins, diverses menaces de torture supplémentaires et plus sévères y compris à l’encontre de la famille, des abus sexuels incluant des viols, l’arrosage par jets puissants d’eau froide, les injures, l’interdiction de bouger, l’obligation d’écouter des cris enregistrés de personnes torturées, etc.

 

Une fois des aveux obtenus sous la torture, les enfants sont poursuivis, jugés et condamnés par des tribunaux anti-terroristes également appelés « tribunaux pénaux spéciaux » en totale contradiction avec le droit international pourtant reconnu par la Turquie qui énonce que « la procédure applicable aux jeunes gens qui ne sont pas encore majeurs au regard de la loi pénale tiendra compte de leur âge et de l’intérêt que présente leur rééducation » (article 14.4 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques). Ces enfants sont souvent condamnés à des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison. A cet égard, le 23 avril 2010 le Directeur général des prisons de Turquie annonçait que 276 enfants, soit plus de 10% des 2559 enfants détenus dans les prisons turques, étaient emprisonnés en vertu de la loi anti-terroriste. Selon des chiffres officiels, entre janvier et avril 2010, 16 enfants ont été emprisonnés en vertu de cette loi en Turquie.

 

Les programmes officiels de réinsertion n’existent pas. Ce sont les associations comme SOHRAM qui prennent en charge la réhabilitation et la réinsertion des enfants victimes, y compris ceux qui ont été condamnés à la prison.

 

L’OMCT et SOHRAM sont également préoccupés par les manipulations des enfants opérées par divers groupes politiques dans le cadre de leurs activités politiques. Cette utilisation stratégique des enfants au profit de ces seuls groupes les expose à des violations graves de leurs droits.

 

En cette journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, l’OMCT et SOHRAM appellent les autorités turques à ouvrir un débat national sur les violences officielles commises à l’encontre des enfants dans le cadre de la répression anti-terroriste et à mettre en œuvre, conformément aux articles pertinents de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, les mesures suivantes :


- réformer la loi anti-terrorisme en conformité avec la Convention relative aux droits de l’enfant de façon à ce que tous les enfants de moins de 18 ans soient exemptés de l’application de cette loi ;

- garantir que tout enfant arrêté soit interrogé par des agents de la police spécialisés et formés au respect des droits particuliers des enfants ;


- assurer que les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale, y compris la loi anti-terrorisme, soient poursuivis et jugés dans le cadre d’un système de justice pour mineurs par une autorité compétente, indépendante et impartiale et selon des procédures spéciales respectant le meilleur intérêt de l’enfant ainsi que ses droits, y compris ses droits de la défense ;

- en cas d’allégation de torture ou de mauvais traitement, garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

- déclarer irrecevables les éléments de preuve ou les déclarations extorqués sous la torture ou les mauvais traitements ;

- garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation des victimes ;

- mettre en œuvre les recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies énoncées aux paragraphes 18 et 19 du document CRC/C/OPAC/TUR/CO/1 appelant notamment l’Etat turc à « modifier la loi antiterroriste afin de garantir que des enfants ne soient pas jugés en tant qu’adultes devant les « tribunaux pénaux spéciaux ». Les enfants doivent bénéficier de la protection des normes de la justice pour mineurs dans les tribunaux ordinaires et tous les procès doivent être conduits avec diligence et impartialité, conformément aux règles minimales d’une procédure régulière ».

 

Contact :

SOHRAM : Yavuz Binbay, Tel. +90 532 345 34 42, Email :

sohram@hotmail.com

OMCT : Cécile Trochu Grasso, Tel. +41 22 809 49 39, Email :

omct@omct.org

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Selon l’article 1 de la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant, « un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ».

Le plus souvent ces enfants sont accusés, à tort ou à raison, d’avoir jeté des pierres pendant les manifestations.

La falaka est une forme de torture qui consiste à frapper la plante des pieds de la victime avec un bâton de bois, une matraque, etc.

Se référer également à l’article 40 de la Convention relative aux droits de l’enfant selon lequel « tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale [a] le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales d’autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci » (article 40.1) et qui


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réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci » (article 40.1) et qui énonce « que [la] cause [de l’enfant] soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétentes, indépendantes et impartiales, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux » (article 40.2-b).

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23/06/2010

Le voyage vers l'exécutions !


Le voyage vers l'exécutions  !

 


Appel urgent Contre l’expulsion

d’un demandeur d’asile Kurde vers l’Iran


LETTRE OUVERTE

AUX AUTORITES SUISSES, AUX DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN, DES

ORGANISATIONS INTERNATIONALES,

DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME, ET AUX MEDIAS.

 

Genève, le 23 juin 2010


Madame, Monsieur,

Le  « Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme » et  « Maison Populaire de Genève»  ont été alertés par l’information faisant état d’une expulsion vers l’Iran d’un demandeur d’asile d’origine kurde.

Ce militant politique, Monsieur Jabbar Ahmadwandie né le 23.10.1984, vit depuis 12.08.2005 en Suisse. Son adresse : Ebnaterstr 17 - Wattwil 9630

En raison de ses activités sociopolitiques en Iran (au sein de Parti Démocratique de Kurdistan d’Iran), et à cause des menaces réales qu’il a eues sur sa vie, il a dû clandestinement quitter l’Iran et demander l’asile politique en Suisse. Afin d’attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme en Iran et au Kurdistan d’Iran, M. Ahmadwandie a activement participé à l’organisation des dizaines des et rassemblement et des manifestations en Suisse. Ce qui fait, qu’il est bien connu par les autorités iraniens.

Le régime islamiste iranien frappe en effet durement les Kurdes mais pas seulement. Il poursuit tous ses opposants ; ceux qui sont reconnus coupables de « mohareb « (inimitié à l’égard de Dieu) sont, à l’issue d’un simulacre de jugement, condamnés à mort par pendaison : 270 exécutions en 2009, 80 depuis janvier 2010 ; selon le Comité international contre la peine de mort, 63 personnes dont 28 Kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort.

Il est actuellement placé en détention et risquent d’être extradés vers l’Iran à tout moment.

Nous appelons chacune et chacun à la solidarité avec Monsieur Jabbar Ahmadwandie. Puisqu’il a vécu depuis des mois l’angoisse et la peur d’être envoyé en Iran, par conséquent, l’état psychologique de M. Ahmadwandie est très inquiétant.

Le régime Iranien est un Etat reconnu pour la pratique de torture. Or, nous vous rappelons que l’article 3 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son complément de 1967) contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dont l’application est universelle - stipule qu’"aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture". A noter que le suisse a participé activement à la réalisation de cette convention.

Il convient de réexaminer attentivement son dossier. Nous considérons que sa situation correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique.

Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes  Susse, afin d’empêcher l’extradition de Monsieur Jabbar Ahmadwandie vers l’Iran où il risque d’être emprisonné et vraisemblablement être torturé.

En vous remerciant par avance pour votre compréhension et pour l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Au nom du Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme-Genève

Monsieur Baban Eliassi et Azad SLAWATI

beliasi@hotmail.com <mailto:beliasi@hotmail.com>

Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org <http://www.assmp.org>

assmp@assmp.org


Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Suisse :

Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79
http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/misc/conform.0187.html?pag...

Département fédéral de justice et police
Service d'information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11, F +41 31 322 40 82

http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html?p...

United Nations High Commissioner for Human Rights :

urgent-action@ohchr.org

United Nations High Commissioner for Refugees :

1503@ohchr.org






Rapport Amnesty International 2010 – IRAN
28 mai 2010
Chef de l’État [Guide] : Ali Khamenei
Chef du gouvernement [Président] : Mahmoud Ahmadinejad
Peine de mort : maintenue
Population : 74,2 millions
Espérance de vie : 71,2 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 33 / 35 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes : 82,3 %

L’élection présidentielle de juin, dont les résultats ont été largement contestés, a été précédée et surtout suivie d’un renforcement des restrictions aux protestations politiques, ce qui a intensifié la répression systématique exercée de longue date. Les forces de sécurité, et notamment les bassidjis (miliciens volontaires) ont eu recours à une force excessive contre les manifestants ; des dizaines de personnes ont été tuées ou ont succombé à leurs blessures. Les autorités ont imposé des restrictions sans précédent à la liberté d’expression. Les réseaux de téléphonie mobile et filaire ainsi que l’accès à l’Internet ont été bloqués. Bien plus de 5 000 personnes ont été emprisonnées au cours de l’année. Beaucoup ont été torturées – il y aurait eu des viols – ou autrement maltraitées, et certaines sont mortes des suites de leurs blessures. Plusieurs dizaines de personnes ont ensuite été jugées dans le cadre de « procès pour l’exemple » manifestement iniques. La plupart des accusés se sont vu infliger des peines d’emprisonnement, mais au moins six d’entre eux ont été condamnés à mort. Les violations des droits humains perpétrées à l’occasion de l’élection présidentielle s’inscrivaient dans un climat de répression sévère qui a persisté tout au long de l’année et dont ont été victimes, entre autres, des membres des minorités ethniques et religieuses, des étudiants, des défenseurs des droits humains et des personnes qui réclamaient des réformes politiques. Les femmes continuaient de subir des discriminations dans la loi et en pratique, et des militants qui défendaient leurs droits ont été harcelés, arrêtés et emprisonnés. Le recours aux mauvais traitements, voire à la torture, contre les détenus était très répandu et 12 personnes au moins sont mortes en détention. Les détenus étaient systématiquement privés de soins et de contacts avec leur famille et leurs avocats. Beaucoup risquaient d’être jugés au cours de procès inéquitables. Avec un taux d’exécutions parmi les plus élevés au monde, l’Iran était aussi un des rares pays à encore exécuter des mineurs délinquants. Au moins 388 prisonniers ont été mis à mort, dont cinq, peut-être plus, avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur étaient reprochés. Un homme a été lapidé.

CONTEXTE

Le programme iranien d’enrichissement de l’uranium occasionnait toujours des tensions au sein de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté, en mars, la prolongation des sanctions économiques et politiques imposées les années précédentes. En septembre, le gouvernement a révélé l’existence d’une usine d’enrichissement de l’uranium inconnue jusqu’alors. Près d’un million de réfugiés, venus pour la plupart d’Afghanistan, se trouvaient toujours en Iran. Leur accès aux services sociaux et à l’éducation était restreint.

ELECTION PRESIDENTIELLE – ATTEINTES MASSIVES AUX DROITS HUMAINS

Les autorités ont intensifié la répression contre les opposants et détracteurs du gouvernement durant les mois précédant le scrutin présidentiel du 12 juin, et le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a été officiellement déclaré vainqueur. Seuls trois des 474 autres candidats ont été autorisés à se présenter. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le résultat officiel, annoncé le 13 juin. Les forces de sécurité, notamment les milices paramilitaires bassidjis, ont été déployées pour réprimer les mouvements de protestation, en particulier après que le guide suprême eut ordonné leur arrêt, le 19 juin. Les manifestations se sont néanmoins poursuivies jusqu’à la fin de l’année en des jours importants comme la fête religieuse de l’Achoura, le 27 décembre. Les autorités ont perturbé les réseaux de téléphonie mobile et l’accès à Internet et notamment aux sites de réseaux sociaux, pour entraver la circulation de l’information. Les journalistes étrangers ont été empêchés de couvrir les manifestations et certains ont été expulsés. Les services de sécurité contrôlaient le contenu des journaux. Des étudiants ont été blessés lors de descentes des forces de sécurité sur des campus universitaires. Les autorités ont accusé les gouvernements américain et britannique d’avoir fomenté les troubles, ce que ceux-ci ont nié.

Les trois candidats battus ont tous fait état de fraudes électorales présumées et ont porté plainte auprès de l’organisme chargé de l’organisation du scrutin. Un nouveau décompte partiel a eu lieu, mais les plaintes des candidats ont été en grande partie rejetées. Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment le 5 août pour un deuxième mandat.

HOMICIDES ILLEGAUX

Les bassidjis, entre autres forces de sécurité, ont utilisé une force excessive contre les manifestants, les frappant à coups de matraque et fonçant sur eux à moto pour les blesser. Les autorités ont annoncé la mort de 43 personnes lors des troubles, mais selon des sources de l’opposition le nombre total des victimes était probablement supérieur à 100. Des centaines de personnes ont été blessées.

Neda Agha Soltan, 27 ans, a été abattue le 20 juin dans une rue de Téhéran au cours d’une manifestation. Son agonie a été filmée. L’auteur des tirs a été identifié comme un membre des bassidjis, mais les autorités ont affirmé que la mort de la jeune femme avait été provoquée par les médias américains et britanniques. La famille et d’autres proches de Neda Agha Soltan ont été harcelés et intimidés par des éléments des services de sécurité lors d’une cérémonie organisée à sa mémoire.

ARRESTATIONS ET DETENTIONS

Bien plus de 5 000 personnes ont été emprisonnées entre l’élection présidentielle et la fin de l’année. Parmi elles figuraient des personnalités politiques d’opposition, des journalistes, des universitaires, des étudiants, des avocats, des défenseurs des droits humains et des officiers de l’armée. Des personnes qui avaient une double nationalité ou des liens avec les États-Unis ou le Royaume-Uni ont également été prises pour cibles. Certaines ont été interpellées lors de manifestations, d’autres à leur domicile ou sur leur lieu de travail, et d’autres encore, blessées, ont été arrêtées à l’hôpital. La plupart, voire la totalité, ont été privées d’assistance juridique. Beaucoup ont été privées de soins et de contacts avec leur famille.

Plusieurs centaines de détenus ont été libérés au bout de quelques jours ou de quelques semaines, mais
de très nombreux autres ont été jugés lors de « procès pour l’exemple » pour avoir incité à une « révolution de
velours » ou commis des « actes nuisant à la sécurité nationale », entre autres chefs d’inculpation à formulation vague.

Mohammad Ali Abtahi, Mohsen Aminzadeh, Said Hajjarian et au moins quatre autres responsables politiques ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi l’élection. Amnesty International les considérait tous comme des prisonniers d’opinion. Said Hajjarian a été libéré sous caution en octobre et Mohammad Ali Abtahi en novembre. Mohsen Aminzadeh était toujours en détention à la fin de l’année.

VIOLS ET AUTRES FORMES DE TORTURE

Certains prisonniers ont été transférés au centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, où ils ont été maltraités et même torturés. Ce centre est rapidement devenu tristement célèbre pour ses sévices, au point qu’il a été fermé en juillet sur ordre du guide suprême. À la fin de l’année, 12 agents de l’État étaient poursuivis devant un tribunal militaire pour des violences; trois d’entre eux étaient accusés de meurtre.

Des éléments probants ont confirmé que des prisonniers, hommes et femmes, avaient été victimes de viol durant leur détention, entre autres actes de torture. Cependant, au lieu d’ordonner une enquête approfondie sur ces allégations, les autorités se sont empressées de les nier ; elles ont ensuite harcelé les victimes et fermé les locaux d’un comité qui recueillait leurs témoignages.

Ebrahim Sharifi, un étudiant de 24 ans, a affirmé que des membres des forces de sécurité l’avaient violé, passé à tabac et soumis à un simulacre d’exécution au cours de la semaine qui a suivi son arrestation le 22 juin. Il a essayé d’intenter une action en justice, mais a dû passer à la clandestinité après que lui-même et sa famille eurent été menacés par des représentants de ces forces. Le 13 septembre, un collège de juges a rejeté son allégation de viol en l’accusant de l’avoir forgée de toutes pièces pour des motifs politiques. Ebrahim Sharifi a fui l’Iran.

Mohsen Ruholamini, fils d’un assistant de Mohsen Rezaei, l’un des candidats à la présidence, est mort le 23 juillet alors qu’il était détenu à Kahrizak depuis une quinzaine de jours. Selon un rapport officiel, il avait été
frappé à plusieurs reprises au moyen d’un objet dur et il a souffert d’une crise cardiaque et d’une hémorragie interne.

PROCES INEQUITABLES

Une série de « procès pour l’exemple » dans lesquels comparaissaient de très nombreux détenus se sont déroulés à partir du mois d’août. Ces procès étaient d’une iniquité flagrante. Pratiquement aucun des accusés, voire aucun, n’a été autorisé à consulter un avocat. La plupart avaient été maintenus au secret pendant plusieurs semaines et beaucoup auraient été torturés ou maltraités avant leur comparution. Les audiences se sont déroulées à huis clos, mais des extraits montrant des accusés en train de faire des « aveux », apparemment sous la contrainte, ont été retransmis par la télévision d’État. Plus de 80 personnes ont été déclarées coupables et condamnées à des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement; cinq autres au moins ont été condamnées à mort.

DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année encore, des défenseurs des droits humains et notamment des personnes militant pour les droits des femmes et des minorités, ainsi que des avocats et des syndicalistes, ont été victimes d’arrestations arbitraires et de harcèlement ; certains ont été inculpés et jugés à l’issue de procès inéquitables, d’autres ont été frappés d’interdiction de quitter le territoire.

En avril, cinq dirigeants syndicaux de la sucrerie de Haft Tapeh ont été condamnés à des peines allant jusqu’à six mois d’emprisonnement pour « propagande contre le régime ». On leur reprochait d’avoir dénoncé leurs conditions de travail dans une interview accordée à des journalistes étrangers en 2008. Ils ont commencé à purger leur peine en novembre après la confirmation de leurs condamnations en appel.

Cinq membres du Comité des reporters des droits humains ont été arrêtés en décembre ; d’autres étaient recherchés par les services de renseignement.

DISCRIMINATIONS ENVERS LES FEMMES

Les femmes continuaient d’être victimes de discrimination dans la loi et en pratique, malgré quelques améliorations mineures. Des militants des droits des femmes, notamment des participants à la Campagne pour l’égalité – qui réclame la fin de la discrimination légalisée envers les femmes et vise à recueillir un million de signatures –, ont été harcelés, interpellés, poursuivis en justice et frappés d’interdiction de voyager pour avoir collecté des signatures.

Le 1er février, Alieh Eghdam-Doust, une militante de la Campagne pour l’égalité, a commencé à purger une peine de trois ans d’emprisonnement à laquelle elle avait été condamnée pour participation à une manifestation pacifique. Elle était l’une des nombreuses femmes arrêtées en juin 2006, lors d’une manifestation contre les lois discriminatoires, et la première à entamer une peine de prison.

LIBERTE D’EXPRESSION ET D’ASSOCIATION

Les autorités ont bloqué des sites Internet qui critiquaient le gouvernement, notamment ceux de blogueurs iraniens ; elles bloquaient aussi par intermittence les sites des médias étrangers qui diffusaient des informations sur l’Iran. En avril, les utilisateurs de SMS ont été avertis que les messages étaient « contrôlés » en vertu d’une nouvelle loi sur la « cybercriminalité » adoptée en janvier. Les autorités ont également fermé des dizaines de journaux, magazines et autres publications imprimées ou ont maintenu leur interdiction. Des journalistes dont les articles critiquaient le gouvernement ont été pris pour cibles et des groupes indépendants de la société civile, comme la Société des partisans des droits humains d’Ispahan, ont été infiltrés et affaiblis. Des centaines d’étudiants ont été frappés d’interdiction d’étudier en raison de leurs activités militantes sur le campus.

Quatre étudiants de l’université Amir Kabir, à Téhéran, ont été arrêtés le 24 février à leur domicile pour avoir participé la veille à une manifestation pourtant pacifique contre la décision du gouvernement d’enterrer les restes de soldats sur le campus, où les bassidjis, entre autres forces de sécurité, auraient ainsi pu accéder librement. D’autres étudiants ont également été interpellés ; à la fin juillet, ils avaient tous été libérés sans inculpation.

Roxana Saberi, une journaliste possédant la double nationalité américaine et iranienne qui avait été arrêtée le 31 janvier, a été déclarée coupable de « collaboration avec un État hostile » le 18 avril à l’issue d’un procès à huis clos devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Elle a été condamnée à huit ans d’emprisonnement, mais la sentence a été ramenée à deux ans avec sursis à la suite de protestations au niveau local et international. Remise en liberté le 12 mai, elle a été autorisée à quitter le pays.

Les frères Arash et Kamiar Alaei, deux médecins spécialisés dans la prévention et le traitement du VIH/sida, ont été condamnés en janvier respectivement à six et trois ans d’emprisonnement pour « coopération » avec un «gouvernement ennemi ». Jugés le 31 décembre 2008 à huis clos, ils n’avaient pas été informés des charges ni des éléments de preuve retenus à leur encontre et le tribunal ne les avait pas autorisés à faire citer ni à interroger des témoins. Ces deux hommes étaient des prisonniers d’opinion, détenus en raison de leurs liens avec des institutions médicales américaines et autres.

DISCRIMINATIONS MINORITES ETHNIQUES

Les membres des minorités ethniques risquaient toujours de subir des discriminations et d’être harcelés et emprisonnés pour avoir fait campagne en faveur d’une meilleure reconnaissance de leurs droits sociaux et culturels, et notamment du droit à l’utilisation de leur langue dans les écoles. En juin, le gouvernement a annoncé qu’il allait autoriser l’utilisation des langues régionales dans certains domaines de l’enseignement supérieur.

Cette année encore, des Arabes ahwazis et des Azéris ont fait l’objet de mesures de répression. Des membres de la petite minorité sunnite azérie qui protestaient contre des coupures d’eau ont été arrêtés en février. Des personnes appartenant à la minorité kurde et soupçonnées d’appartenance à des groupes armés d’opposition interdits ont été arrêtées et emprisonnées. Certaines ont été condamnées à mort et une au moins a été exécutée, peut-être en représailles pour une série d’attaques visant des agents de l’État perpétrées en septembre dans la province du Kurdistan. Les violences se sont intensifiées dans la province de Sistan-e Baloutchistan, où la population baloutche
est majoritairement sunnite. Les affrontements se sont multipliés entre les forces gouvernementales et le Mouvement iranien de résistance des peuples, un groupe armé également connu sous le nom de Joundallah. Le 18 octobre, au moins 42 personnes, dont des officiers supérieurs des pasdaran (gardiens de la révolution) et des civils, ont trouvé la mort dans une attaque revendiquée par ce groupe. Le 30 mai, deux jours après un attentat à l’explosif contre une mosquée de Zahedan que le Mouvement iranien de résistance des peuples a revendiqué et qui a fait au moins 25 morts, trois hommes, accusés d’avoir introduit les explosifs en Iran, ont été exécutés en public à proximité de la mosquée. Poursuivis pour d’autres attentats, ils étaient incarcérés au moment de cette attaque.

MINORITES RELIGIEUSES

Des membres de minorités religieuses, dont certaines non reconnues par le gouvernement, continuaient d’être victimes de discrimination, de harcèlement et d’arrestations arbitraires. Des biens appartenant à ces communautés ont également été endommagés. Parmi les personnes prises pour cibles figuraient des religieux sunnites, des religieux chiites favorables à la séparation de la religion et de l’État, des membres des communautés derviches et d’Ahl-e Haqq (Gens de la vérité), des membres d’une association philosophique appelée Ahl-e Yasin, des chrétiens ainsi que des baha’is, qui n’avaient toujours pas accès aux études supérieures. Les musulmans qui se convertissaient à d’autres religions risquaient d’être agressés et poursuivis en justice pour « apostasie », une infraction passible de la peine de mort.

Maryam Rostampour et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad, converties au christianisme, ont été arrêtées le 5 mars à Téhéran pour avoir distribué des exemplaires de la Bible et participé à des réunions religieuses. Amnesty International les considérait comme des prisonnières d’opinion. Remises en liberté en novembre après avoir été acquittées en octobre par un tribunal révolutionnaire de l’accusation d’« agissements contre la sûreté de l’État », elles restaient poursuivies pour « apostasie » et « prosélytisme » devant une juridiction de droit commun.

Sept baha’is – deux femmes et cinq hommes – arrêtés en mars et en mai 2008 étaient maintenus en détention sans jugement dans la prison d’Evin, à Téhéran. Ils étaient tous accusés d’espionnage au profit d’Israël, d’« offense au caractère sacré de la religion » et de « propagande contre le régime ». En mai, leurs familles ont été informées qu’ils avaient également été inculpés de « corruption sur terre », passible de la peine capitale.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS

La torture et d’autres formes de mauvais traitements étaient fréquents durant la détention provisoire ; ces pratiques étaient favorisées par la privation de contacts avec les avocats et par l’impunité dont bénéficiaient leurs auteurs. Parmi les méthodes signalées figuraient notamment les passages à tabac, l’enfermement dans des cellules minuscules, la privation d’eau, de nourriture et de lumière et l’absence systématique de soins. Au moins 12 personnes seraient mortes en détention au cours de l’année, manifestement en raison de mauvais traitements ou d’un manque de
soins adaptés à leur état. Aucune enquête indépendante n’a, semble-t-il, été menée sur des allégations de torture, hormis dans le centre de Kahrizak.

CHATIMENTS CRUELS, INHUMAINS ET DEGRADANTS

Des peines de flagellation et d’amputation à titre de châtiment judiciaire ont été prononcées et appliquées. En février, la Cour suprême a confirmé une condamnation qui prévoyait le versement d’acide dans les yeux d’un homme qui avait aveuglé une femme de cette manière.

PEINE DE MORT

L’Iran avait toujours l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde. Au moins 388 personnes ont été exécutées, dont un homme par lapidation et cinq autres personnes, peut-être plus, qui avaient été condamnées pour des crimes commis alors qu’elles n’avaient pas encore 18 ans. Quatorze condamnés, peut-être davantage, ont été exécutés en public. Les chiffres réels étaient probablement plus élevés.

Le nombre d’exécutions signalées a considérablement augmenté durant les troubles qui ont éclaté entre l’élection présidentielle du 12 juin et l’entrée en fonction du président Mahmoud Ahmadinejad le 5 août : 112 exécutions ont été recensées, soit plus de deux par jour en moyenne.

En janvier, mars, juillet et août, 77 personnes ont été mises à mort au cours d’exécutions collectives. Au moins 10 personnes condamnées à mort par lapidation et 136 mineurs délinquants, peut-être plus, étaient sous le coup d’une sentence capitale à la fin de l’année.

Delara Darabi, une femme de 22 ans condamnée pour un crime qu’elle aurait commis à l’âge de 17 ans, a été exécutée le 1er mai alors que le responsable du pouvoir judiciaire lui avait accordé un sursis de deux mois.

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21/06/2010

Manifestation du personnel de la petite enfance


 

Résolution de l’Assemblée générale du personnel de la petite enfance du 10 juin 2010

 

Le personnel des institutions de la petite enfance, réuni en Assemblée générale de ce jour, a pris connaissance du projet de loi du PDC (PL 10636) déposé au Grand Conseil et de la motion (M 1952) approuvée par ce dernier.

 

Ces projets, révisant à la baisse les exigences en matière de formation, de construction, de dotation et de conditions de travail dans les institutions de la petite enfance, ne manqueront pas d’avoir des conséquences importantes sur la qualité de l’accueil des enfants et sur les mesures de protection de la santé et de la sécurité du personnel comme des enfants. Ces projets, qui cherchent aussi à permettre la conclusion de conventions collectives de travail au rabais pour le personnel des crèches d’entreprise ou non subventionnées, sont inacceptables.

 

Aujourd’hui, la mission des institutions de la petite enfance n’est plus uniquement d’assurer la garde des enfants en l’absence de leurs parents. Elle est aussi d’accueillir et de co-éduquer de jeunes enfants en leur offrant des situations de découvertes et d’apprentissages variés. Elle prend en compte les appartenances culturelles de chacun-e ; elle offre aux enfants un contexte favorisant le développement de leur personnalité, leurs interactions avec le groupe et l’environnement; elle prévient d’éventuelles difficultés; accompagne les familles; intègre des enfants à besoins spéciaux et encore prépare la transition vers l’école. Cette mission socioéducative et pédagogique et l’évolution professionnelle qui la sous-tend ne sont pas prises en compte par ces projets, qui visent à augmenter le nombre d’enfants par adulte et à diminuer les exigences en matière de niveau de formation.

 

L’Assemblée générale se prononce sur les principes suivants:

 

· Pour des locaux garantissant la sécurité et le bien-être des enfants et du personnel.

 

· Pour l’intégration des CFC ASE dans les institutions, tout en maintenant la proportion d’éducateurs-trices diplômé-e-s ES ou au bénéfice d’un titre reconnu équivalent prévue par le règlement.

 

· Contre la modification des normes d’encadrement qui garantissent la sécurité des

enfants et la qualité des prestations.

 

· Pour une convention collective de travail étendue à l’ensemble du canton garantissant

une harmonisation des conditions de travail dans les institutions privées et subventionnées.

 

· Contre des dérogations aux conditions d’autorisation pour les crèches non subventionnées, car la qualité doit être assurée dans toutes les institutions.

 

· Appelle les employeurs à renforcer leurs efforts pour permettre au personnel d’accéder à une formation qualifiante (VDA, CFC, formation en cours d’emploi).

 

· Appelle à une véritable politique petite enfance visant non seulement à augmenter le nombre de places d’accueil mais à les créer dans un esprit de promotion de la qualité pédagogique.

 

· Appelle la population genevoise à voter l’initiative constitutionnelle « Pour une véritable politique d’accueil de la Petite enfance » instaurant le droit à une place d’accueil de jour pour chaque enfant.

 

· Appelle la Confédération à prolonger la loi sur les aides financières à l’accueil extrafamilial au-delà de 2011 et à renforcer les montants alloués à la création de nouvelles places.

 

Syndicat SIT- Syndicat SSP/VPOD section Genève -AGEJE (Association genevoise des éducateurs-trices du jeune enfant) -ACIPEG (Association des cadres des institutions de la petite enfance) -

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20/06/2010

Félicitation à l'équipe U17 de Water polo du Genève Natation



L'équipe U17 de Water polo du Genève Natation est arrivée 3ème à la final du Championnat suisse de Water polo qui à eux

lieux à Bâle le 19 et 20 juin 2010.

Les joueurs de l'équipe sont arrviée cette après-midi à Genève à leur stand au Bastion pour fêté leur victoire.

Félicitation à eux.


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La guerre intensifiée: 11 soldats tués par le PKK, raid aérien dans le nord de l'Irak


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Onze soldats turcs ont été tués samedi dans deux attaques des rebelles kurdes, les plus importantes de ces deux dernières années, provoquant une riposte aérienne de l'aviation turque contre les caches du PKK dans le nord de l'Irak.

Le PKK a en outre menacé de lancer des attaques dans toutes les villes de Turquie si l'armée devait poursuivre sa politique de confrontation militaire.

Une première attaque a été réalisée par un groupe de rebelles kurdes dans la nuit de vendredi à samedi contre un poste militaire proche de Semdinli, dans l'extrême sud-est de la Turquie, à la frontière irakienne, faisant huit morts parmi les soldats et en blessant 14 (bien 14) autres, selon un communiqué de l'armée.

L'un des blessés a succombé à l'hôpital, portant le bilan à neuf morts, selon l'agence Anatolie.

Des manifestations culturelles et sportives ont été annulées en Turquie en signe de deuil.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a affirmé que les attaques ne modifieraient en rien la détermination de son pays à combattre le PKK.

Il a aussi souligné que son gouvernement irait de l'avant dans son "ouverture kurde" en faveur de l'actroi de davantage de droits à cette communuaté.

Douze rebelles, selon l'armée, ont été tués dans la riposte des militaires.

Des chasseurs turcs ont ensuite bombardé des cibles du PKK dans le nord de l'Irak, où cette organisation, considérée comme terroriste par la Turquie et nombre d'autres pays, dispose de bases arrière, a ajouté le communiqué.

Ankara évalue à environ 2.000 le nombre des rebelles retranchés en Irak.

Depuis Erbil, dans le nord de l'Irak, un porte-parole du PKK, Ahmad Danis, a revendiqué l'attaque contre les soldats, au nom de son organisation.

"Nous allons étendre nos opérations à toutes les villes turques si le gouvernement poursuit ses attaques contre nous", a déclaré ce porte-parole, Ahmad Denis, à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

"La Turquie veut nous conduire à la guerre", a-t-il dit. "Elle n'est pas sincère vis-à-vis de la question kurde et ne veut pas traiter cette question de manière pacifique".

"Les mesures qu'elle a prises jusqu'ici ne sont que des mesures factices", a-t-il ajouté en allusion à la politique d'"ouverture kurde" annoncée par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en octobre.

Cette politique a déjà connu des revers avec la fermeture du principal parti pro-kurde, des arrestations de militants kurdes et une forte opposition des milieux nationalistes.


Les pertes turques se sont alourdies en cours de journée lorsque deux soldats ont été tués et deux autres blessés par l'explosion d'une mine télécommandée dans cette même région.

Ces soldats participaient aux opérations pour capturer les assaillants à la frontière irakienne, une région dont le relief accidenté favorise les infiltrations.

Ces nouvelles attaques du PKK sont intervenues au lendemain des avertissements de l'armée, qui craint une intensification des combats.
130 rebelles et 43 membres des forces de sécurité ont été tués depuis mars, a affirmé l'état-major. Mais le porte-parole kurde Danis a contesté ce bilan, affirmant que le PKK avait perdu 130 de combattants depuis avril 2009, et non mars 2010.

Dans une déclaration écrite publiée par ses services, M. Erdogan a souligné que la Turquie était "prête à payer le tribut" nécessaire pour "anéantir" le PKK.

Il a aussi accusé de nouveau le PKK de vouloir saboter une initiative de son gouvernement visant à renforcer les droits des Kurdes et développer les investissements dans leur région. "Nous ne freinerons pas dans notre volonté de démocratisation qui gène l'organisation terroriste", le PKK, a-t-il souligné et d'ajouter : "La Turquie ne cèdera pas à la spirale de violence" engendrée par les rebelles.

L'"ouverture kurde", annoncée l'an dernier, a déjà connu des revers avec la fermeture du principal parti pro-kurde, des arrestations de militants kurdes et une forte opposition des milieux nationalistes.

Et justement l'opposition parlementaire s'en est pris au gouvernement après les attaques de samedi, l'accusant d'incompétence face à la recrudescence des violences, et réclamant des élections anticipées.

Le parti de l'action nationaliste (MHP) a exhorté M. Erdogan à rétablir l'état d'urgence dans le sud-est et d'organiser une offensive massive contre les repaires du PKK en Irak, selon un communiqué. (AFP, 19 juin 2010)

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151 Kurdes inculpés pour leurs liens présumés avec les rebelles

La justice turque a inculpé vendredi 151 Kurdes, notamment des responsables politiques, dans le cadre d'une enquête d'envergure sur la présumée branche urbaine des rebelles séparatistes kurdes, ont annoncé des sources judiciaires.

Les suspects risquent des peines allant de 15 ans de réclusion à la prison à vie pour leur implication supposée dans l'Union des Associations du Kurdistan (KCK), considérée par le parquet comme un groupe terroriste, branche urbaine des rebelles armés du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), selon l'acte d'inculpation consulté par l'AFP.

Cette offensive judiciaire survient en pleine recrudescence des troubles dans le sud-est, après que le PKK a intensifié la violence, entraînant une riposte militaire musclée et portant un coup sévère aux timides initiatives gouvernementales pour élargir les libertés des Kurdes.

Parmi les suspects figure Osman Baydemir, le populaire maire de Diyarbakir, principale ville du sud-est kurde, au coeur de l'enquête. Il risque jusqu'à 36 ans d'emprisonnement.

Onze autres maires et l'ancien député Hatip Dicle sont également poursuivis.

Selon l'inculpation, le KCK recrutait des militants pour le PKK, prenait toutes les décisions politiques importantes comme le choix des candidats kurdes aux élections législatives et locales, extorquait des fonds aux administrations locales contrôlées par des Kurdes et organisait des manifestations de rue violentes.

Selon le parquet, les principaux partis politiques kurdes suivaient les directives du KCK et l'organisation était tellement puissante qu'elle infligeait des sanctions à ceux qui désobéissaient à ses ordres.

Les maires kurdes auraient été contraints de faire don au PKK de leurs deux premiers salaires après leur élection, tandis que les employés municipaux devaient lui remettre tous les mois une partie de leur salaire.

Parmi les 151 inculpés, 103 attendront le procès en prison. (AFP, 18 juin 2010)

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KNK: En Turquie, la paix est jugée...

Kurdistan National Congress Executive Council 18.06.2010- Les autorités ont procédé en Turquie à l'arrestation des membres du "Groupe de Paix". Venus de Qandil et du camps Maxmur pour contribuer à la résolution pacifique et démocratique de la Question kurde, ils répondaient favorablement à l'appel d'Abdullah Öcalan qui avait, en effet, proposé le 09 octobre 2009 l'envoi d'un « Groupe de Paix » afin d'encourager et faciliter le processus politique initié par le gouvernement turc.

34 personnes - parmi lesquelles 8 guérilleros et 4 enfants – avaient accepté de constituer le Groupe de Paix qui était entré en Turquie le 19 octobre 2009, accueilli et acclamé par des milliers de kurdes.


Bien qu'ils n'aient pas été arrêtés à leur entrée sur le territoire turc, 17 membres du Groupe de Paix ont été poursuivis en justice huit mois plus tard et 10 d'entre eux ont été placés en détention pour « appartenance à une organisation illicite et violation de la loi relative au passeport ». Le monde entier et les tribunaux turcs étaient conscient de leur appartenance au PKK et de l'absence de passeport il y a huit mois. Bien qu'informés de la situation, les tribunaux turcs et le gouvernement de l'AKP procèdent aujourd'hui à leur arrestation. Devant les tribunaux et dans une défense commune, les membres du « Groupe de la Paix » ont expliqué qu'ils étaient venus pour contribuer à une résolution pacifique suite à l'appel du leader kurde Abdullah Öcalan.

A la question du juge qui leur demandait s'ils regrettaient leurs participations et leurs activités au sein du PKK, les « accusés » ont répondu par la négative, refusant par ailleurs l'application de la loi du repenti.

Il n'y a qu'une raison à ce que les membres du Groupe pour la paix se fassent arrêter: dans le cadre de cette fausse « ouverture démocratique » le gouvernement turc n'entend pas apporter une solution au problème mais éliminer le mouvement kurde. Son plan étant démasqué, le gouvernement de l'AKP a décidé d'employer le ton classique c'est à dire la sale guerre.

L'Etat turc qui ne supporte pas les délégués pour la Paix a multiplié les opérations militaires, en particulier transfrontalières. S'agissant du peuple kurde, le gouvernement de l'AKP met en pratique le concept du « contre tous ».

Nous appelons l'opinion publique internationale et toutes les fractions concernées à dénoncer la sale guerre menée par l'AKP et à apporter leur contribution pour la paix. Nous appelons tous les défenseurs de la Paix à manifester leur soutien pour la Paix. (kurdish-info.eu, 18 juin 2010)


http://www.info-turk.be/382.htm#11_

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Maison Populaire de Genève

 

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19/06/2010

“Ils se vengent des enfants”

“Ils se vengent des enfants” – Ayten ZARA

17 juin 2010

En Turquie, alors que les autorités gouvernementales s'étaient publiquement engagées à déposer, avant le mois de mai, un projet de loi portant modification des lois anti-terroristes (lois qui autorisent la condamnation des enfants kurdes à de lourdes peines de prison), le gouvernement a annoncé le retrait du projet de loi de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale turque en raison d'un "surmenage" parlementaire. Le projet de loi devrait être déposé devant l'Assemblée nationale à la prochaine rentrée parlementaire. L'association Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları, à qui la promesse avait été faite, dénonce la politique gouvernementale et s'apprête à organiser des manifestations dans plus de 30 villes. Exigeant une modification des lois anti-terroristes avant les vacances parlementaires, l'association appelle à la Justice et tente de sensibiliser l'opinion publique au sort des enfants kurdes condamnés pour terrorisme. Membre de l'association Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları et professeur de psychologie à l'Université Bilgi (Istanbul), Ayten ZARA s'est penchée sur la situation dans une interview accordée à Inci HEKİMOĞLU. Interview publiée sur le site Yeni Ozgür politika le 14 juin 2010.

Qu'expriment les enfants en jetant des pierres?

C'est une question importante. Je pense que l'Etat doit également réfléchir à la question et la résoudre. Jeter une pierre est un verbe. L'enfant, en jetant une pierre, exprime quelque chose. En tant qu'enfant, il peut vouloir exprimer une émotion, une irritation. Jeter une pierre est une manifestation volubile. L'enfance, l'adolescence se caractérise par la rébellion. L'enfant peut tout faire à cette période. L'enfant peut entreprendre une action pour dénoncer ses mauvaises conditions de vie, sa solitude. Ce ne sont pas des "enfants qui jettent des pierres". Ce sont des enfants qui crient pour qu'on les aide, pour qu'on leur donne un avenir. Ce sont des enfants qui demandent à ce qu'on les comprenne. La pierre n'est qu'un intermédiaire, un objet symbolique par lequel ils peuvent s'exprimer. Mais lorsque l'on observe le système répressif, lorsqu'on regarde en particulier les caractéristiques des peines appliquées, on en déduit que la vengeance est la motivation première des autorités. Ce qu'ils font effectivement, c'est se venger des enfants et de leurs familles. Nous devons penser aux solutions plutôt qu'à la répression. L'enfant est puni comme un adulte. Pourtant, la condamnation n'annihile pas le comportement réprimé.

Une guerre se mène sur les enfants?

Oui, la guerre se mène sur les enfants. Les enfants condamnés sont tous kurdes. Mais ce problème ne peut être réduit en parlant d' "enfants qui jettent des pierres". En tant qu'organisation associative (Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları), nous ne traitons pas le problème des Kurdes, Turcs, Juifs, Alevis ou Arméniens. Nous percevons ce problème comme étant celui des enfants victimes de la loi anti – terroriste. Parce que le système législatif qui réprime les enfants est partisan, erroné, problématique. Si vous vous interrogez sur l'incarcération des enfants kurdes, il vous faudra comprendre les raisons socio-politiques et culturelles de leurs actions. Et nous pouvons ici évoquer les mauvaises conditions de vie du groupe dont ils sont membres, de leur désespoir, de leur impuissance. Je pense qu'il s'agit, pour ces enfants, de faire apparaitre les nombreuses difficultés auxquelles leur groupe ethnique est confronté.

Que peut vivre un enfant qui a été le témoin direct ou indirect du décès d'un enfant de son âge, mort sous l'effet d'une bombe ou à cause des coups de crosse reçus sur la tête?

Rien qu'en vous entendant énumérer ces cas, mon sang se glace. Si un enfant est témoin d'une violence, s'il est témoin d'une violence exercée en particulier sur un membre de son entourage, s'il est témoin d'une violence vécue par des gens du quartier ou de la société, cet enfant vivrait avec le sentiment d'une insécurité permanente. Et un enfant qui se sent en danger tant sur le plan physique que moral perd toute confiance. La croissance psychologique de l'enfant témoin de tout cela est fortement perturbée. Nous sommes un pays qui faisons subir ça à ses enfants.

Jeter des pierres est le reflet de cette psychologie?

D'un point de vue général, bien entendu. Est-il possible que les conditions socio-politiques, socio-culturelles n'influent pas sur les enfants? Les enfants tentent d'expliquer, de montrer quelque chose. La pierre n'est qu'un intermédiaire, un symbole.

Les gens feraient des pieds et des mains s'il était question de leurs enfants. Pourtant, ils restent indifférents quant à cette situation. N'étions pas censés être un peuple qui aime les enfants?

Parce que l'Etat en a fait un problème entre Kurdes et Turcs. Dans ce pays, les violences faites aux enfants ont été tellement banalisées que personne ne réagit, qu'ils en viennent même à fermer les yeux.

Quelle est la situation des enfants relâchés?

Lorsqu'ils sortent de prison, ces enfants sont confrontés à une situation encore plus dangereuse. Les enfants, tout comme leur famille, ont été isolés. Parce que l'Etat retire l'enfant de sa famille et le place en prison, quand bien même il n'aurait rien fait. Les gens ont peur d'être tués. Et ils percoivent naturellement le drame vécu par les mères et pères de ces enfants. D'après ce que l'on m'a racontée, l'administration scolaire elle-même refuse d'accepter les enfants qui sortent de prison.

Le gouvernement s'apprête à construire de nouvelles prisons pour enfants. Qu'en pensez- vous?

S'agit-il d'une ignorance ou d'une stratégie politique particulière, je l'ignore. Quoiqu'il en soit, il faut dénoncer ce projet.

Comment va la pratique dans les pays européens?

Lorsque vous étudiez les Droits de l'Homme et les Droits de l'enfant appliqués en Europe, vous vous rendez compte qu'il n'y a pas "d'enfant coupable". Il y a des circonstances qui conduisent l'enfant à commettre une faute. Ces circonstances sont prises en considération et on recherche alors des solutions pour y remédier. La Turquie viole toutes les dispositions relatives aux droits de l'enfants. Il y a un mécanisme de violation des droits de l'enfant, des droits de sa famille, du droit du peuple, de nos droits…

Le soulèvement des enfants condamnés à la prison de Diyarbakir a eu un large échos… [NDLR: des enfants condamnés à la prison de Diyarbakir avaient entamé une grève de la faim pour dénoncer leur incarcération arbitraire]

Ce soulèvement vise à dénoncer les conditions de vie de ces enfants. Et si la situation ne s'améliore pas, le soulèvement se fera plus fort encore. L'absence d' initiative et la léthargie des autorités relève d'une véritable psychose. Ils ne font rien pour expliquer le geste de ces enfants qui jettent des pierres, pas plus qu'ils ne réagissent aux soulèvements de ces gosses dans les prisons. Ce qui relève pour moi de la psychose politique. C'est une situation folle. Nous tuons nos enfants. L'Etat est responsable des drames vécus par les enfants, de la violence qui se grave dans leurs têtes et leurs coeurs et dont ils ne pourront se débarrasser. L'Etat entretient cette violence.

Que signifie la grève de la faim entamée par les familles?

Les enfants meurent à l'intérieur et leurs familles à l'extérieur. L'Etat a d'ailleurs abattu ses enfants et leurs familles sur le plan psychique. Leur état mental se dégrade de jour en jour. Les familles font ce qu'elles peuvent pour imposer leurs drames à ceux qui refusent de les voir.

Quel est l'état psychologique des enfants inculpés?

C'est une situation qui a des conséquences sur le court et long terme, qui menace leur état physique et mental. Ces enfants vivent toute une série de traumatismes. A cause de la violence des forces de l'ordre, les enfants tout comme les citoyens sont en proie à des traumatismes sociaux; les enfants qui participent ou observent une manifestation sont en proie à la violence lorsqu'ils sont arrêtés avec brutalité, lorsqu'ils font l'objet d'attaques physiques et verbales lors des interrogations; ils sont en proie à la violence sentimentale lorsqu'ils sont isolés de leurs familles et de leurs amis et qu'ils sont placés en prison; ils sont jugés comme des adultes alors qu'ils n'ont pas encore achevé leur développement affectif, intellectuel et social. Et ça c'est une négligence et une exploitation affective. Ils sont condamnés à de lourdes peines à la suite d'un délai très long. Ce qui produit une sorte de violence légalisée et mortelle en ce que l'enfant peut être poussé au suicide, faute de goût pour la vie. De ce fait, en plus de la dépression et de l'anxiété, ils ont des difficultés à contrôler leur colère. Ces enfants peuvent se faire du mal, ils peuvent tenter le suicide. Ces enfants peuvent perdre goût à la vie, au point de ressembler à un malade en fin de vie. C'est à dire que nous tuons nos enfants. Je suis étonnée et troublée. Je ne sais pas comment ces enfants font pour résister et tenir face à ces traumatismes lourds. Ces enfants s'accrochent par le jeu de solidarité qu'ils développent entre eux.

Par qui sont-ils brutalisés  dans la prison?

Ils sont victimes de toutes sortes de violence. En outre, ils sont privés du soutien maternel, paternel et familial. Dans la majorité des cas, la visite des familles n'est pas autorisée. C'est une pratique purement arbitraire et qui sert de sanction. Comme si l'incarcération physique ne suffisait pas, ils sont punis par d'autres procédés. Ils se font punir par toutes les personnes qu'ils peuvent rencontrer dans la journée: le médecin, le personnel carcéral, le conducteur… etc. Il y a même des médecins, des psychologues qui peuvent exercer une violence sur l'enfant. L'association des Droits de l'Homme (IHD) et l'Ordre des médecins turcs (Türk Tabipler Birliği) sont passés à l'action et ont, par exemple, porté plainte contre un médecin et un psychologue. Pourtant, la première chose qu'on apprend aux professionnels est de ne pas porter préjudice aux malades quelque soit la situation. Vous imaginez… des gens tenus de soigner la blessure physique ou morale des enfants leur font du mal !

Propos traduit par Berçem Adar pour le site Bersiv.

http://bersiv.com/5201-turquie-petition-kurde-contre-la-repression-policiere

www.assmp.org

 

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“Ils se vengent des enfants”

“Ils se vengent des enfants” – Ayten ZARA

17 juin 2010

En Turquie, alors que les autorités gouvernementales s'étaient publiquement engagées à déposer, avant le mois de mai, un projet de loi portant modification des lois anti-terroristes (lois qui autorisent la condamnation des enfants kurdes à de lourdes peines de prison), le gouvernement a annoncé le retrait du projet de loi de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale turque en raison d'un "surmenage" parlementaire. Le projet de loi devrait être déposé devant l'Assemblée nationale à la prochaine rentrée parlementaire. L'association Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları, à qui la promesse avait été faite, dénonce la politique gouvernementale et s'apprête à organiser des manifestations dans plus de 30 villes. Exigeant une modification des lois anti-terroristes avant les vacances parlementaires, l'association appelle à la Justice et tente de sensibiliser l'opinion publique au sort des enfants kurdes condamnés pour terrorisme. Membre de l'association Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları et professeur de psychologie à l'Université Bilgi (Istanbul), Ayten ZARA s'est penchée sur la situation dans une interview accordée à Inci HEKİMOĞLU. Interview publiée sur le site Yeni Ozgür politika le 14 juin 2010.

Qu'expriment les enfants en jetant des pierres?

C'est une question importante. Je pense que l'Etat doit également réfléchir à la question et la résoudre. Jeter une pierre est un verbe. L'enfant, en jetant une pierre, exprime quelque chose. En tant qu'enfant, il peut vouloir exprimer une émotion, une irritation. Jeter une pierre est une manifestation volubile. L'enfance, l'adolescence se caractérise par la rébellion. L'enfant peut tout faire à cette période. L'enfant peut entreprendre une action pour dénoncer ses mauvaises conditions de vie, sa solitude. Ce ne sont pas des "enfants qui jettent des pierres". Ce sont des enfants qui crient pour qu'on les aide, pour qu'on leur donne un avenir. Ce sont des enfants qui demandent à ce qu'on les comprenne. La pierre n'est qu'un intermédiaire, un objet symbolique par lequel ils peuvent s'exprimer. Mais lorsque l'on observe le système répressif, lorsqu'on regarde en particulier les caractéristiques des peines appliquées, on en déduit que la vengeance est la motivation première des autorités. Ce qu'ils font effectivement, c'est se venger des enfants et de leurs familles. Nous devons penser aux solutions plutôt qu'à la répression. L'enfant est puni comme un adulte. Pourtant, la condamnation n'annihile pas le comportement réprimé.

Une guerre se mène sur les enfants?

Oui, la guerre se mène sur les enfants. Les enfants condamnés sont tous kurdes. Mais ce problème ne peut être réduit en parlant d' "enfants qui jettent des pierres". En tant qu'organisation associative (Çocuklar İçin Adalet Çağrıcıları), nous ne traitons pas le problème des Kurdes, Turcs, Juifs, Alevis ou Arméniens. Nous percevons ce problème comme étant celui des enfants victimes de la loi anti – terroriste. Parce que le système législatif qui réprime les enfants est partisan, erroné, problématique. Si vous vous interrogez sur l'incarcération des enfants kurdes, il vous faudra comprendre les raisons socio-politiques et culturelles de leurs actions. Et nous pouvons ici évoquer les mauvaises conditions de vie du groupe dont ils sont membres, de leur désespoir, de leur impuissance. Je pense qu'il s'agit, pour ces enfants, de faire apparaitre les nombreuses difficultés auxquelles leur groupe ethnique est confronté.

Que peut vivre un enfant qui a été le témoin direct ou indirect du décès d'un enfant de son âge, mort sous l'effet d'une bombe ou à cause des coups de crosse reçus sur la tête?

Rien qu'en vous entendant énumérer ces cas, mon sang se glace. Si un enfant est témoin d'une violence, s'il est témoin d'une violence exercée en particulier sur un membre de son entourage, s'il est témoin d'une violence vécue par des gens du quartier ou de la société, cet enfant vivrait avec le sentiment d'une insécurité permanente. Et un enfant qui se sent en danger tant sur le plan physique que moral perd toute confiance. La croissance psychologique de l'enfant témoin de tout cela est fortement perturbée. Nous sommes un pays qui faisons subir ça à ses enfants.

Jeter des pierres est le reflet de cette psychologie?

D'un point de vue général, bien entendu. Est-il possible que les conditions socio-politiques, socio-culturelles n'influent pas sur les enfants? Les enfants tentent d'expliquer, de montrer quelque chose. La pierre n'est qu'un intermédiaire, un symbole.

Les gens feraient des pieds et des mains s'il était question de leurs enfants. Pourtant, ils restent indifférents quant à cette situation. N'étions pas censés être un peuple qui aime les enfants?

Parce que l'Etat en a fait un problème entre Kurdes et Turcs. Dans ce pays, les violences faites aux enfants ont été tellement banalisées que personne ne réagit, qu'ils en viennent même à fermer les yeux.

Quelle est la situation des enfants relâchés?

Lorsqu'ils sortent de prison, ces enfants sont confrontés à une situation encore plus dangereuse. Les enfants, tout comme leur famille, ont été isolés. Parce que l'Etat retire l'enfant de sa famille et le place en prison, quand bien même il n'aurait rien fait. Les gens ont peur d'être tués. Et ils percoivent naturellement le drame vécu par les mères et pères de ces enfants. D'après ce que l'on m'a racontée, l'administration scolaire elle-même refuse d'accepter les enfants qui sortent de prison.

Le gouvernement s'apprête à construire de nouvelles prisons pour enfants. Qu'en pensez- vous?

S'agit-il d'une ignorance ou d'une stratégie politique particulière, je l'ignore. Quoiqu'il en soit, il faut dénoncer ce projet.

Comment va la pratique dans les pays européens?

Lorsque vous étudiez les Droits de l'Homme et les Droits de l'enfant appliqués en Europe, vous vous rendez compte qu'il n'y a pas "d'enfant coupable". Il y a des circonstances qui conduisent l'enfant à commettre une faute. Ces circonstances sont prises en considération et on recherche alors des solutions pour y remédier. La Turquie viole toutes les dispositions relatives aux droits de l'enfants. Il y a un mécanisme de violation des droits de l'enfant, des droits de sa famille, du droit du peuple, de nos droits…

Le soulèvement des enfants condamnés à la prison de Diyarbakir a eu un large échos… [NDLR: des enfants condamnés à la prison de Diyarbakir avaient entamé une grève de la faim pour dénoncer leur incarcération arbitraire]

Ce soulèvement vise à dénoncer les conditions de vie de ces enfants. Et si la situation ne s'améliore pas, le soulèvement se fera plus fort encore. L'absence d' initiative et la léthargie des autorités relève d'une véritable psychose. Ils ne font rien pour expliquer le geste de ces enfants qui jettent des pierres, pas plus qu'ils ne réagissent aux soulèvements de ces gosses dans les prisons. Ce qui relève pour moi de la psychose politique. C'est une situation folle. Nous tuons nos enfants. L'Etat est responsable des drames vécus par les enfants, de la violence qui se grave dans leurs têtes et leurs coeurs et dont ils ne pourront se débarrasser. L'Etat entretient cette violence.

Que signifie la grève de la faim entamée par les familles?

Les enfants meurent à l'intérieur et leurs familles à l'extérieur. L'Etat a d'ailleurs abattu ses enfants et leurs familles sur le plan psychique. Leur état mental se dégrade de jour en jour. Les familles font ce qu'elles peuvent pour imposer leurs drames à ceux qui refusent de les voir.

Quel est l'état psychologique des enfants inculpés?

C'est une situation qui a des conséquences sur le court et long terme, qui menace leur état physique et mental. Ces enfants vivent toute une série de traumatismes. A cause de la violence des forces de l'ordre, les enfants tout comme les citoyens sont en proie à des traumatismes sociaux; les enfants qui participent ou observent une manifestation sont en proie à la violence lorsqu'ils sont arrêtés avec brutalité, lorsqu'ils font l'objet d'attaques physiques et verbales lors des interrogations; ils sont en proie à la violence sentimentale lorsqu'ils sont isolés de leurs familles et de leurs amis et qu'ils sont placés en prison; ils sont jugés comme des adultes alors qu'ils n'ont pas encore achevé leur développement affectif, intellectuel et social. Et ça c'est une négligence et une exploitation affective. Ils sont condamnés à de lourdes peines à la suite d'un délai très long. Ce qui produit une sorte de violence légalisée et mortelle en ce que l'enfant peut être poussé au suicide, faute de goût pour la vie. De ce fait, en plus de la dépression et de l'anxiété, ils ont des difficultés à contrôler leur colère. Ces enfants peuvent se faire du mal, ils peuvent tenter le suicide. Ces enfants peuvent perdre goût à la vie, au point de ressembler à un malade en fin de vie. C'est à dire que nous tuons nos enfants. Je suis étonnée et troublée. Je ne sais pas comment ces enfants font pour résister et tenir face à ces traumatismes lourds. Ces enfants s'accrochent par le jeu de solidarité qu'ils développent entre eux.

Par qui sont-ils brutalisés  dans la prison?

Ils sont victimes de toutes sortes de violence. En outre, ils sont privés du soutien maternel, paternel et familial. Dans la majorité des cas, la visite des familles n'est pas autorisée. C'est une pratique purement arbitraire et qui sert de sanction. Comme si l'incarcération physique ne suffisait pas, ils sont punis par d'autres procédés. Ils se font punir par toutes les personnes qu'ils peuvent rencontrer dans la journée: le médecin, le personnel carcéral, le conducteur… etc. Il y a même des médecins, des psychologues qui peuvent exercer une violence sur l'enfant. L'association des Droits de l'Homme (IHD) et l'Ordre des médecins turcs (Türk Tabipler Birliği) sont passés à l'action et ont, par exemple, porté plainte contre un médecin et un psychologue. Pourtant, la première chose qu'on apprend aux professionnels est de ne pas porter préjudice aux malades quelque soit la situation. Vous imaginez… des gens tenus de soigner la blessure physique ou morale des enfants leur font du mal !

Propos traduit par Berçem Adar pour le site Bersiv.

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17/06/2010

un rassemblement devant le Parlement ce jeudi 17 juin à 16h30

Non à l'extension des horaires des magasins !

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15/06/2010

«La Turquie? Une démocratie de basse intensité»

Fikret Baskaya: «La Turquie? Une démocratie de basse intensité»


INTERVIEW• Le fameux dissident turc ne croît pas au plaidoyer démocratique de l’actuel gouvernement islamo conservateur.Fikret Baskaya dénonce au contraire le durcissement de la loi antiterroriste.

 

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Fikret Baskaya

PROPOS RECUEILLIS À ISTANBUL

PAR BENITO PEREZ (Le Courrier Mardi 15 Juin 2010)


«Vous savez: mon franc-parler ne m’a pas rendu très populaire à gauche.» Fikret Baskaya est trop modeste: la droite non plus ne le porte pas dans son cœur! A 70 ans, cet infatigable défenseur de la liberté d’expression et du respect des minorités s’est fait autant d’ennemis qu’il est apprécié des siens. Affable et cultivé, Fikret Baskaya, politologue et socio-économiste proche de Samir Amin, est un intellectuel de haut vol –francophile et francophone– qui connaît la puissance subversive de la pensée. En 1991, il se fait théoricien de «La Faillite du paradigme1» turc. L’ouvrage connaît un immense succès –plus de cent mille exemplaires vendus, – mais lui vaut l’expulsion de sa chaire universitaire d’Ankara. Et vingt mois d’emprisonnement.

A sa libération, Fikret Bas- kaya décide de s’émanciper du carcan étatique et fonde l’Ozgur universite, ou Université libre de Turquie, à la fois institut d’enseignement et de recherche, où se côtoient peinture et séminaire sur Michel Foucault, histoire contemporaine et questions d’actualité (lire ci-dessous).

Parallèlement, Fikret Baskaya lance avec d’autres intellectuels une Initiative pour la liberté d’expression et multiplie publications et chroniques dans la presse. Dans l’une d’elles, publiée après l’arrestation du chef de la guérilla Abdullah Öcalan, il tente de «contrer la vague de racisme antikurde» orchestrée alors par le pouvoir. «Propagande séparatiste», juge une Cour d’Istanbul, qui le condamne en 2001 à seize mois d’incarcération au titre de la loi antiterroriste.

Pour Fikret Baskaya, encore poursuivi en 2005 pour «insulte envers l’Etat», l’«ouverture» et les «progrès démocratiques» invoqués par l’actuel gouvernement demeurent purement «rhétoriques». «Rien ne changera en Turquie, tant que le pays n’aura pas vécu ses Lumières», résume-t-il simplement.

En Europe se répand l’idée que la Turquie est sur la voie du progrès en matière de liberté d’expression.

Qu’en est-il réellement ?

Fikret Baskaya: On assiste à un double phénomène. D’une part, la répression contre les mouvements de gauche est effectivement un peu moins forte. La gauche est tellement affaiblie que le pouvoir ne la perçoit plus comme une menace.

D’autre part, la langue kurde s’est ouvert des espaces dont elle ne disposait pas il y a dix ou vingt ans. Aujourd’hui, il est possible de s’affirmer Kurde. Mais ceci n’est nullement l’effet d’une «ouverture» du régime, c’est le produit du renforcement du mouvement kurde! L’Etat a été contraint à un recul stratégique.

Dans vos livres,vous niez que la Turquie ait atteint la «modernité».

Qu’est-ce que cela signifie ?

La conception de l’Etat dans la république est identique à celle qui présidait durant l’empire ottoman. Ici, l’Etat est sacré, il faut donc tout faire pour le protéger.

Un exemple: on pourrait croire qu’un universitaire qui rédige une analyse sur la question kurde fait le travail pour lequel il est payé. En Turquie, la logique est tout autre; on lui dit: «Comment peux-tu toucher de l’argent de l’Etat et chercher à le détruire! Tu es un traître!» La modernité demeure ici une affaire de rhétorique. Ce pays n’a pas encore vécu ses Lumières.

Vous qualifiez le système de «démocratie de basse intensité»...

Oui. L’Etat turc a les attributs d’une démocratie: des élections, un parlement, des lois... Mais du moment que vous êtes radicalement en désaccord avec le régi- me, vos problèmes commencent! Vous devenez un ennemi duquel il faut protéger l’Etat.

N’y a-t-il pas eu des avancées légales,notamment sous le gouvernement du parti AKP(islamo- conservateur),moins nationaliste que les républicains de gauche ou de droite qui l’ont précédé ?

Certaines lois ont été modifiées. La législation anticommuniste avait été abrogée, avant même l’arrivée de ce gouvernement. Mais il reste un arsenal largement suffisant pour condamner qui l’on veut. Les lois antiterroristes, avec leurs procédures d’exception, prennent toujours plus d’importance. Voyez le procès qui est fait à mon ami Murad Akincilar (notre édition du 4 juin, ndlr)! Voyez l’interdiction du parti kurde (en décembre 2009, ndlr)! Des centaines de militants de gauche ou kurdes, des journalistes et des écrivains sont actuellement en prison.

L’actuel gouvernement a, lui aussi, durci cette législation d’exception. Il a fait adopter un amendement qui rend punissable tout texte qui pourrait convenir à une organisation terroriste. Si un procureur estime que vos propos sont favorables aux objectifs de telle ou telle organisation illégale, il peut ouvrir une procédure ! C’est une arme terrible contre la liberté d’expression.

La politique d’«ouverture» vis-à-vis des Kurdes n’est-elle qu’un leurre à destination des Européens ?

Non. Son objectif était aussi de marginaliser le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan,organisation indépendantiste armée, ndlr), de «l’effacer». L’idée étant que si la «terreur», comme ils disent, disparaît, alors le problème kurde disparaît. Mais c’est absurde: la question est posée à l’envers: si le gouvernement voulait vraiment trouver une solution au conflit, il devraitparler avec les principaux responsables du peuple kurde. Or, depuis que [le premier ministre] Recep Tayyip Erdogan a annoncé cette «ouverture» (en été 2009,ndlr), il n’a parlé qu’à des journalistes, à des gouvernements étrangers, à ses alliés, mais jamais aux principaux concernés...

Le mépris à l’égard des Kurdes demeure entier. Leurs élus au parlement sont traités comme des pestiférés, on ne les salue pas, on ne leur parle pas. Dans le fond, rien ne change. On autorise une télévision en langue kurde à condition qu’elle diffuse la propagande officielle. Par contre, le quotidien kurde Azadiya Welat est régulièrement saisi. Son ex-rédacteur en chef Vedat Kursun a été condamné en mai à cent soixante-six ans et six mois de prison! Nous menons campagne pour le faire libérer.

Va-t-on dès lors vers une aggravation du conflit ?

Je le pense. Des deux côtés, les opérations militaires s’intensifient. L’été va être chaud. Le gouvernement a reçu Massoud Barzani (le leader des Kurdes d’Irak, ndlr) pour obtenir le droit d’attaquer les bases arrière du PKK.

En face, la mobilisation autour du PKK est très forte, alimentée par la répression policière qui touche notamment es enfants jeteurs de pierres2. La frustration est grande. Beaucoup de Kurdes espéraient que les choses bougent après l’annonce d’Erdogan... Tout est réuni pour que cela dégénère.I

1

Nom de son ouvrage magistral Paradigmanin iflasi.

2 Le Courrierdu 24 février 2010.

Fikret Baskaya,au siège de son Université libre: ses nombreux écrits lui ont valu prison et expulsion de l’académie publique.BPZ

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«La gauche doit changer de paradigme»

Le procès intenté au syndicaliste de Genève Murad Akincilar1montre que la gauche n’est pas épargnée par la répression.

La police n’a pas beaucoup de mal à la contenir. De temps à autre, une opération est lancée, qui répond à un besoin conjoncturel. Dans le cas de Murad Akincilar, on voulait faire croire, lors des arrestations (en septembre 2009,ndlr), à l’existence d’une grande organisation terroriste – Commandement révolutionnaire (CR)– possédant des ramifications dans divers mi- lieux. Pour cela, il fallait faire du chiffre, la police a donc arrêté à tort et à travers et la presse a fait de grands titres. Tel était le but de cette manipulation. Personnellement, je ne suis même pas sûr que CR existe. Et si c’est le cas, c’est un groupuscule! Rien de proportionné à ce battage.

Comment expliquer la volte-face du tribunal,qui a libéré Murad Akincilar ?

Les juges ont compris qu’il n’y avait plus rien à tirer de cette affaire. On voulait effrayer la population en décrivant une organisation terroriste très solide, mais l’acte d’accusation ne faisait pas illusion.

 

La presse s’est d’ailleurs désintéressée du cas. Le compte-rendu de l’audience aurait été bien différent du battage orchestré l’an dernier!

Hors la répression,comment expliquez-vous l’extrême faiblesse de la gauche turque ?

La situation de la gauche tient à son incapacité à se renouveler, à trouver un nouveau paradigme: c’est le thème du livre que je suis en train de terminer. D’une part, nous avons une gauche sociale-libérale (le Parti républicain du peuple, CHP, ndlr) qui a renoncé; de l’autre, des organisations staliniennes qui ne peuvent évidemment pas construire une société démocratique. Ces deux gauches vivent toujours dans une logique du XXesiècle. Elles demeurent imprégnées de «kemalisme» (doctrine du nationalisme laïc incarné par le père de la nation turque, Mustafa Kemal, ndlr). Or, ce mo- dèle n’a rien de progressiste, c’est une autocratie bourgeoise. Cette gauche garde parfois une rhétorique anti-impérialiste mais jamais anticapitaliste. Pourtant, on sait bien que le capital n’a pas de patrie! Accepter des privatisations à condition que les investisseurs soient turcs: dans le capitalisme mondialisé, cela n’a aucun sens. Quant aux syndicats, ils sont inexistants. Dans la région, la Turquie est le premier pays à avoir expérimenté le néolibéralisme avec le coup d’Etat de 1980. Le peuple a beaucoup souffert. Mais je n’exclus pas l’éclosion de nouveaux mouvements sociaux, car la situation sociale est terriblement mauvaise.

Il existe une tentative d’unifier les partis situés à la gauche du CHP. Qu’en pensez-vous?

Vous pouvez rassembler cinq assiettes vides, vous n’aurez toujours rien à manger! J’insiste: l’heure est à l’invention d’un nouveau paradigme. Aquoi peut-il ressembler,selon vous? Il devra être démocratique, respectueux de la nature et anticapitaliste.

Il faut prendre conscience des limites du monde, ce que le capitalisme, qui entre en crise dès qu’il ne peut produire davantage, ne permet pas. Nous devons revoir nos façons de produire, de consommer et de concevoir la vie. Quand vous changez de projet de société, vous devez changer de véhicule, de direction et de conducteur. Aujourd’hui la gauche se contente de dire: «Si nous étions au volant, tout irait mieux.»

C’est évidemment insuffisant!

PROPOS RECUEILLIS PAR BPZ

1 Lire Le Courrierdu 4 juin 2010.

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«LA VRAIE UNIVERSITÉ»

 

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«C’est la vraie universitécar indépendante de l’Etat et du capital.» Quinze ans après sa fondation,l’Ozgur universitefait toujours la fierté de Fikret Baskaya.Même si ses actuels quatre cents élèves répartis entre Ankara et Istanbul font pâle figure par rapport aux milliers du passé –«reflet de la dépolitisation de la société»– l’institution demeure une référence en Turquie.En sus des dizaines de cours réguliers dispensés par des professeurs bénévoles,revues,séminaires,conférences,un blog et quelque quatre-vingts livres en quinze ans alimentent le débat bien au-delà des frontières de la gauche radicale. Naguère formatrice de cadresdu mouvement social,l’Ozgur universites’est recentrée sur un public étudiant moins frileux idéologiquement.Mais sans céder à la logique pédagogique dominante.«Nous refusons de décerner des diplômes ou de faire des examens: les étudiants viennent volontairement, il n’y a pas de raison qu’ils ne travaillent pas», raisonne M.Baskaya.Ce qui ne l’empêche pas d’être attentif au suivi des élèves: «Nous faisons en sorte que tout le monde puisse s’informer sur des domaines souvent inaccessibles au plus grand nombre,comme l’écologique politique,la philosophie oul’histoire.» www.ozguruniversite.org

BPZ 

 

Source :PAR BENITO PEREZ (Le Courrier Mardi 15 juin 2010 page 11)

www.lecourrier.ch

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14/06/2010

55 000 spectateurs au concert de Grup Yorum à Istanbul

7 13 /06 /2010 11:15

 

Hier soir, le célèbre stade İnönü de Beşiktaş s'est transformé en une immense salle de concert à ciel ouvert pour fêter les 25 ans d'existence de Grup Yorum en présence de 55 000 spectateurs !

 

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25 ans d'existence sans s'arrêter, le slogan du concert de Grup Yorum à Istanbul

 

En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez lire l'article tout en profitant d'un enregistrement réalisé sur place

http://istanbul.ibelgique.com/384sesklibi.wav

 

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Créé en 1985 par des étudiants d'Ortadoğu Teknik Üniversitesi à Ankara suite au coup d'Etat militaire qui a eu lieu cinq ans plus tôt, ce groupe a été influencé notamment par les chanteurs Ruhi Su, connu pour ses positions communistes, et Mazuni Şerif, célèbre interprète alévi.

 

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Grup Yorum, dont le nom signifie  en turc "commentaire", se présente comme étant la voix des peuples et des terres anatoliennes, défendant droits et libertés d'expression, alliant musiques, chants populaires et politiques résolument gauchistes.

 

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Sur ces banderoles, on peut lire à gauche "Ceux qui font des chansons sont beaucoup plus forts que ceux qui font les lois" et à droite "Les chansons ne se taisent pas, les danses continuent..."

 

L'esprit révolutionnaire de Grup Yorum fait également référence à différentes figures politiques révolutionnaires turques des années 70, tels Deniz Gezmiş  - étudiant  parmi les plus brillants de sa génération, marxiste-léniniste et qui finit pendu en 1972 - ou İbrahim Kaypakaya, autre figure révolutionnaire, connu pour ses ouvrages littéraires et mort le 18 mai 1973 dans la prison de Diyarbakır, pour n'en citer que quelques uns.

 

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Kurdes, alévis, zazas, arméniens, de nombreuses communautés minoritaires de Turquie sont ici représentées. En outre, une trentaine d'instruments de musique classique et traditionnels, dont certains très peu connus, tels le mey (petit hautbois de l'est anatolien) ou le bağlama (luth à manche longue), offre une mixité des plus harmonieuses.

 

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Près de 60 musiciens, solistes et choristes évoluent sur scène, ainsi que quelques chanteurs engagés turcs ou étrangers venus pour l'occasion.

 

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Certaines chansons sont interprétées en kurde, en arabe, quelques danseurs folkloriques rehaussent ce concert d'une qualité musicale et vocale de très haut niveau.

 

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Pour des raisons politiques, Grup Yorum a fait l'objet d'interdictions en Turquie, durant ses premières années d'existence, ce qui ne l'a pas empêché de donner des concerts... et de la voix dans différents pays d'Europe, notamment en Allemagne, en Angleterre ou en France à l'initiative d'associations locales.

 

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Plusieurs très très jeunes spectateurs et spectatrices étaient au concert de Grup Yorum

 

Malgré l'un ou l'autre discours syndicaliste ou chanson particulièrement dure (contre les Etats-Unis notamment), l'ambiance est restée bon enfant et festive. Les poings levés à l'occasion de certains refrains côtoyaient les danseurs d'un soir évoluant qui, sur la pelouse du stade, qui dans les tribunes.

 

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Un tel événement aurait été inconcevable il y a encore dix ans, à fortiori dans les années 80 ou 90, où certains membres de ce groupe, perpétuellement renouvelé, ont eu maille à partir avec la justice en raison de leur position.

 

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J'ai découvert hier, lors de ce concert, une nouvelle facette de la Turquie,  ce pays qui ne cessera jamais de me surprendre, c'est bien pour cela que je l'aime autant...

 

source "article publié le 13 juin 2010 sur le site Du bretzel au simit".

http://dubretzelausimit.over-blog.com/article-55-000-spectateurs-au-concert-de-grup-yorum-a-istanbul-52160446.html

 


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13/06/2010

Aynur Dogan est une très célèbre chanteuse et musicienne kurde

Le site Bersiv vous propose, pour vous détendre, un concert d’Aynur Dogan filmé au Sud du Kurdistan (Nord de l’Irak) en 2004. Aynur Dogan est une très célèbre chanteuse et musicienne kurde, originaire du Dêrsim. Elle reprend ici quelques titres de ses deux premiers albums, Keçe Kurdan (2004) et Nüpel (2005). Son troisième opus, Rewend, vient se sortir dans les bacs.

 

 

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10/06/2010

Journée mondiale contre le travail des enfants du vendredi 11 juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à Genève:

Journée mondiale contre le travail des enfants 2010 : "Droit au but... éliminons le travail des enfants" vendredi 11 juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à

Genève :

INTERNATIONAL - La célébration, le 12 juin 2010, de la Journée mondiale contre le travail des enfants sera l’occasion d’offrir aux autorités nationales et locales l’opportunité d’organiser des activités et d’amplifier le mouvement mondial contre le travail des enfants. (Attention, cette année à Genève, les événements auront lieu le vendredi 11 juin

2010)

Journée mondiale contre le travail des enfants du vendredi 11

juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à Genève :

Droit au but, éliminons le travail des enfants !

de 14h00 à 15h00

· Ouverture de la manifestation par l’association "Le respect, ça change la vie"

· Message de Madame Constance Thomas, directrice du Programme international

pour l’abolition du travail des enfants (programme IPEC du BIT)

· Témoignages d’enfants togolais qui ont été soumis à l’esclavage domestique

· Questions des écoliers à :

Madame Sandrine Salerno, Maire de la Ville de Genève

Monsieur Charles Beer, Conseiller d’Etat

Monsieur Jan Piet Hein Donner, Ministre des affaires sociales et de l’emploi de Hollande

· Lecture, par les enfants qui l’ont rédigé, au nom des autres écoliers, du message imprimé sur les banderoles (français et anglais)

· Lâcher des ballons et chanson "Libérez les enfants"

· Signature des banderoles par les autorités et personnalités invitées


La Journée mondiale contre le travail des enfants 2010 du 11 juin 2010 sur la Place des Nations à Genève coïncide avec la Coupe mondiale de football en Afrique du Sud. Elle se tiendra un mois après la Conférence mondiale sur le travail des enfants des 10 et 11 mai à la Haye, aux Pays-Bas. Cette conférence est l’un des événements majeurs de ces dix dernières années.

La Journée mondiale proposée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) est l’occasion d’offrir aux autorités nationales et locales l’opportunité d’organiser des activités dans le cadre de la dynamique créée par la Conférence mondiale et d’amplifier ainsi le mouvement mondial contre le travail des enfants.

Par cette journée, avec l’OIT, nous souhaitons :

· contribuer aux efforts dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants ;


· contribuer à l’intensification des efforts au niveau mondial, national et local pour que les mesures de lutte contre toutes formes de travail des enfants soient partie intégrante des stratégies pour la réduction de la pauvreté, la protection sociale et la planification de l’éducation ;


· contribuer à renforcer l’engagement politique et social de lutte contre le travail des enfants avec les partenaires sociaux et la société civile, jouant tous deux un rôle de premier plan en matière d’activités de promotion et de sensibilisation.


La lutte contre les pires formes de travail des enfants


Cela fait maintenant dix ans que la convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants est entrée en vigueur. À ce jour, plus de 90% des États membres de l’OIT ont ratifié cette convention. Des millions d’enfants travailleurs ont bénéficié de la campagne de la convention contre des pratiques telles que l’utilisation des enfants à des fins d’esclavage, de travail forcé, traite, servitude pour dettes, servage, pornographie, recrutement forcé ou obligatoire en vue de leur utilisation dans des conflits armés et toutes formes de travail susceptibles de nuire à leur sécurité, santé ou moralité.

Cependant, malgré les progrès réalisés, il reste encore beaucoup à faire. Trop d’enfants sont encore astreints à des formes de travail totalement inacceptables. Les États membres de l’OIT ont fixé comme objectif l’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici 2016. Parvenir à cet objectif exige qu’un accroissement majeur de l’effort et de l’engagement soit entrepris. Le suivi, prévu après la Conférence mondiale de mai 2010, donne aux pays l’occasion d’évaluer les progrès réalisés, ce qu’il reste à faire et comment faire face aux défis restants.

Intensification des efforts par la réduction de la pauvreté, la protection sociale et l’éducation

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants de 2009, le Président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, a déclaré que "le travail des enfants au niveau mondial perpétue le cycle de la pauvreté empêchant les familles et les nationsde réaliser pleinement leur potentiel".

Notre défi à tous est de briser ce cycle. Les familles pauvres comptent parfois sur la contribution des gains d’un enfant au budget familial ou, faute d’un revenu suffisant, ces familles peuvent se trouver dans l’impossibilité de payer les frais directs ou indirects liés à l’éducation. Lutter contre la pauvreté des familles est un élément principal de la stratégie visant à lutter contre le travail des enfants.

Il est primordial de s’assurer que les adultes aient un emploi et un travail décent. Les gouvernements peuvent également mettre en oeuvre des stratégies en matière de protection sociale, afin d’aider les familles pauvres. Il s’est avéré que les programmes de transferts en espèces et d’alimentation scolaire aient un impact positif conséquent dans la promotion de l’accès à l’éducation et la réduction du travail des enfants.

La lutte contre le travail des enfants est étroitement liée aux progrès réalisés par l’éducation de base. Selon les plus récentes estimations, 72 millions d’enfants, en âge d’aller à l’école primaire, dont plus de la moitié sont des filles, et 71 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école secondaire ne sont pas scolarisés. De plus, le taux d’absentéisme parmi les enfants scolarisés est élevé. Un fort engagement au niveau mondial, national et local doit être entrepris afin d’assurer l’éducation pour tous les enfants ayant atteint l’âge minimum d’admission à l’emploi ainsi que des opportunités à ceux qui n’ont pas eu la chance de recevoir une éducation formelle.

Renforcement de l’engagement politique et social de lutte contre le travail des enfants

Les organisations d’employeurs et de travailleurs ont été d’ardents défenseurs des conventions de l’OIT sur le travail des enfants. Si nous voulons élever la prise de conscience sur ce sujet au niveau national, nous devons impliquer les organisations d’employeurs et de travailleurs de manière centralisée. Outre les gouvernements euxmêmes,les partenaires sociaux sont souvent les mieux organisés, ainsi que les plus ardents défenseurs d’une prise d’action. S’exprimant lors de la Conférence internationale du Travail de 2006, le Directeur général de l’OIT a déclaré que "Les mandants tripartites de l’OIT sont des pionniers de la lutte contre le travail des enfants en maintenant cette question à l’ordre du jour et en construisant des alliances pour éliminer ce fléau aux niveaux national et mondial". Localement, les organisations de la société civile peuvent aussi jouer un rôle déterminant auprès de nombreuses communautés au sein desquelles se pose le problème du travail des enfants. En effet, elles peuvent promouvoir des activités de sensibilisation, ainsi que des changements de comportement face au travail des enfants, au profit de l’éducation et du développement des compétences.

Rejoignez-nous pour célébrer le 11 juin 2010 !

La Journée mondiale contre le travail des enfants cherche à promouvoir une prise de conscience et des actions pour combattre le travail des enfants. Le soutien à la Journée mondiale croît d’année en année. En 2010, lors de la Journée mondiale contre le travail des enfants, nous espérons une large participation des écoliers genevois, des élus communaux, des organisations d’employeurs et de travailleurs, des

agences des Nations Unies et de toutes autres personnes sensibles à la lutte contre le travail des enfants.

programme_2010.pdf

INFORMATIONS UTILES,

inscriptions, horaires, déroulement, matériel pédagogique, sur

www.lerespect.org

Annonce de participation souhaitée par mail : webmaster@lerespect.org

Contact : Emile Abt 079 / 346 74 10 ou André Castella 078 / 843 75 30

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

 

 

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09/06/2010

une “mère pour la paix” condamnée à six ans et trois mois de prison ferme

En Turquie, une “mère pour la paix” condamnée à six ans et trois mois de prison ferme

9 juin 2010

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A Izmir, Sultan Acibuca, agée de 61 ans, a été condamnée à 6 ans et trois mois de prison ferme pour “appartenance à une organisation terroriste” et “propagande” en faveur de cette même organisation. La 10 ème chambre de la Cour d’assises d’Izmir a estimé, en effet, que crier “Biji aşitî” (Vive la paix en langue kurde) lors d’une manifestation le 08 mars (Journée internationale de la Femme) était la preuve d’une appartenance au PKK.

Kurde d’origine, Sultan Acibuca est ce que l’on appelle en Turquie une “Barış Annesi”, c’est à dire une “Mère pour la Paix”. En Turquie, les “Mères pour la paix” se réunissent et manifestent pour la Paix et la Démocratie, la grande majorité ayant perdu un fils dans le conflit, soit qu’il était engagé dans l’armée turque en tant que conscrit, soit qu’il faisait parti des guérilleros du PKK.

Elle avait déclaré lors de la Journée de la Femme:

“  En tant que mère au coeur tourmenté et blessé, je vous souhaite la bienvenue. Pour les mères des soldats et guerilleros tombés martyres, pour les mères turques et kurdes, je courbe l’échine. Et je demande à ce que tous comprennent la douleur de ces mères. La douleur des mères turques et kurdes ne fait qu’une. Parce que nous sommes mères, nous sommes unies. Nous sommes unies dans la douleur avec toutes les mères de ce monde. Nous vivons toutes la même douleur. Nous avons mal au coeur.


Nos coeurs pleurent. Nos coeurs sont en douleurs. Nous voulons mettre un terme à cette douleur.

Nous ne voulons plus que les mères pleurent. Nous ne voulons plus que la tyrannie soit exercée sur le peuple kurde et dans la zone kurde. Cette guerre est trop dure pour les Turcs et les Kurdes. Tout le monde souffre.

 

Ils nous ont jeté sur la chaussée, nous et notre pays. Nous, nous voulons que les mères turques et kurdes se tendent la main. Tenons nous la main et amenons la paix. Nous voulons la paix !

 

Nous voulons la paix! Vive la paix. Nos mères de 70 ans sont aujourd’hui en prison pour avoir exigé la paix. Nous voulons qu’elles soient libérées. Nous ne voulons plus qu’elles soient incarcérées pour avoir demandé la paix. Quiconque a voulu la paix a été arrêtée.

 

Nous, nous disons à Erdoğan [NDRL: Premier ministre turc] d’envoyer son fils à l’armée. Ce sont les pauvres turcs et kurdes qu’ils envoient à l’armée. Nous avons un enfant à l’armée, un enfant dans les montagnes. Nous ne voulons pas que ceux là se tuent. Ils ont brûlé nos maisons.


Ils nous ont pourchassés de nos maisons. Mais l’enfant de Erdoğan beigne, lui, dans l’argent. Notre fille se marie avec les Turcs. Les filles turques se marient avec nos fils. Nous vivons ensemble.


Nous ne voulons plus nous battre. Vive la fraternité entre les peuples! Vive la liberté de la Femme! La Femme demande à vivre, elle veut la Liberté! Elle ne veut pas de guerre!


La Femme veut la Paix!Moi, je veux que cette guerre prenne rapidement fin! Que cette guerre cesse de détruire les Hommes et la Nature! Je veux la Paix et la Fraternité! Ca suffit! Nous ne voulons pas la guerre”.


C’est sur la base de ce discours pacifique que la Cour d’assises d’Izmir a condamné Sultan Acibuca pour “propagande” et “appartenance” au PKK.


Source: Firat News Agency

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08/06/2010

Erdogan: "Le Hamas n'est pas un groupe terroriste"

Erdogan: "Le Hamas n'est pas un groupe terroriste"

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que le Hamas, le mouvement islamiste radical palestinien, n'est pas un groupe terroriste, dans un discours retransmis en direct à la télévision.

"Le Hamas a des résistants qui luttent pour défendre leur terre. Ils ont remporté une élection", a déclaré M. Erdogan à Konya (centre).

"Je l'ai dit aux responsables américains... Je ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste. Je pense la même chose aujourd'hui. Ils défendent leur terre", a-t-il ajouté.

M. Erdogan s'en est pris une nouvelle fois à Israël, après le raid lundi de commandos israéliens sur l'expédition maritime d'aide à Gaza, au cours de laquelle neuf Turcs ont été tués.

Il a critiqué les puissances occidentales qui refusent selon lui de donner une chance au Hamas de s'engager dans un processus démocratique.

"Pourquoi ne lui donnez-vous pas une chance ? Laissez-le engager une lutte démocratique", a-t-il dit, interrompu par des applaudissements de supporters.

"Notre problème ne concerne pas les Israéliens ou le peuple juif. Notre problème concerne le gouvernement israélien oppresseur, qui pratique le terrorisme d'Etat", a-t-il ajouté.

Le gouvernement israélien est "hypocrite", "paranoïaque" et "il ment", a-t-il lancé. (AFP, 4 juin 2010)

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07/06/2010

Le gouvernement turc et le “terrorisme d’Etat”

Une députée kurde victime de la brutalité policière turque


Jeudi 03 Juin 2010, une députée kurde membre du BDP a été blessée au cours d’une manifestation à Silopi. La jeune femme a été hospitalisée en raison d’une blessure sérieuse à l’os iliaque. A l’origine de cette blessure, les forces de l’ordre qui se sont heurtés aux manifestants.

A Silopi, près de 10 000 manifestants, selon une information de la presse kurde, se sont rassemblés pour dénoncer les opérations militaires qui, dans la région, s’intensifient. Organisée par la section locale du BDP ( parti pro kurde qui a remplacé le DTP) à la frontière de Habur (point de passage entre la Turquie et l’Irak), la manifestation pacifique a été perturbée par les forces de l’ordre turques qui ont attaqué les manifestants, faisant des dizaines de blessés parmi lesquels des députés kurdes.

Sevahir Bayindir, députée kurde de Şırnak, a ainsi été hospitalisée pour une fracture à l’os iliaque. Transportée à l’hôpital public de Mardin puis à l’hôpital d’Ankara, la jeune femme a subit une opération chirurgicale et ne devrait pas pouvoir se déplacer pendant au moins six mois.

Une intervention brutale dénoncée par les membres du BDP :

L’intervention brutale des forces de l’ordre turques a été dénoncée par les députés du BDP qui ont accusé le gouvernement turc de mener une politique semblable à celle de l’Etat israélien, régulièrement dénoncé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dans le cadre du conflit israélo- palestinien. “Monsieur le Premier ministre et les membres de l’Assemblée nationale turque doivent condamner l’offensive menée à Silopi, eux qui dénoncent l’assaut menée par l’armée israélienne contre les civils” a déclaré Akin Birdal, député de Diyarbakir et membre de la Commission parlementaire pour les Droits de l’Homme.

Portant le sujet devant l’Assemblée nationale turque, Akin Birdal a interpellé les députés. ” Cette manifestation, autorisée par le préfet, n’avait même pas commencé que les forces de l’ordre ont attaqué les manifestants avec des gazs lacrymogènes, des jets d’eau et des matraques. Elue de Şırnak, Sevahir Bayindir a reçu plusieurs coups de matraque. Blessée, elle a été transportée à l’hôpital pour une fracture aux hanches. Les attaques faites à nos députés ne les concernent pas seulement. Cette attaque est une attaque contre l’Assemblée nationale de Turquie. C’est une attaque faite contre la démocratie, c’est une attaque faite contre une manifestation pacifique et démocratique protégée par les dispositions juridiques internationales, c’est une attaque faite contre les Droits de l’Homme” leur a-t-il expliqué.

L’homme politique fait le lien entre la période actuelle et celle qui précède le coup d’Etat du 12 septembre 1980, considérant les attaques et les lynchages dont sont victimes les universitaires, étudiants, prisonniers, citoyens et politiciens kurdes comme la manifestation du désordre et chaos voulu par certains. Mettant en garde l’Assemblée nationale turque du chaos qui pourrait l’emparer, Akin Birdal a exigé une ferme condamnation de la part des députés.

Le gouvernement turc et le “terrorisme d’Etat” :

Bengi Yildiz, député qui préside le groupe parlementaire du BDP, a quant à lui dénoncé “le terrorisme d’Etat” de la Turquie – renvoyant ainsi au Premier ministre turc un qualificatif qu’il a récemment employé contre la politique israélienne. ” Il a défendu l’idée selon laquelle la politique israélienne relevait du terrorisme d’Etat, que les attaques contre les civils, les enfants et les femmes étaient cruelles et qu’elles manifestaient une absence de conscience. Mais le gouvernement du Premier ministre agit de la même manière avec ces propres citoyens – il ne s’agit même pas d’étrangers- et ne s’en offusque pas. Faut-il que l’Etat en question soit l’Etat d’Israël et qu’il y ait à sa tête Sharon pour que la politique employée soit qualifiée de terrorisme d’Etat ? [...] Aujourd’hui, sous l’autorité de l’AKP, les femmes kurdes, les enfants, les maires, les députés reçoivent des balles à blanc et sont blessés pour avoir simplement manifester” s’est-il écrié. ” Le Premier ministre doit se débarrasser de ce deux poids, deux mesures. Il doit concevoir que c’est là du terrorisme d’Etat” a-t-il continué.

7 juin 2010

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06/06/2010

Images sans équivoque ! Le commando israélien qui pleure

Images sans équivoque

Le quotidien turc Hurriet a publié des photos de soldats de l'unité Shayetet 13, violemment battus, dimanche matin. Selon le journal, ces images avaient d'abord été censurées en étant supprimées des cartes-mémoire lorsque les autorités israéliennes ont confisqué les appareils photos des activistes.


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04/06/2010

la collaboration militaire entre la Turquie et Israël

 

À propos de la collaboration militaire entre la Turquie et Israël

Après la tempête israélienne qui s'est déchainée sur les bateaux humanitaires tentant de joindre Gaza le 31 mai, les organisation des droits humains de Turquie demandent de suspendre les accords militaires bilatéraux entre Israël et la Turquie.

L'organe d'information indépendante Bianet rapporte que YiILDIZ Onen, membre de la Coalition globale pour la Paix et la justice demande avec les autres organisations de la coalition la fin des accords militaires bilatéraux.

«Israël et la Turquie sont liés sur le plan des acquisitions militaires. Une partie de nos armes provient d'Israël et en contrepartie nous permettons l'existence d'Israël comme état-pirate au Proche-Orient.

En plus de ces accords, la Turquie forme des soldats sur la base aérienne de Konya. (...) Israël utilise l'espace aérien turc. Nous ne croyons pas que Israël tienne la Turquie informée de ce qu'il fait ».

« Nous attendons des progrès concrets »

« La dernière attaque en date a démontré quelle sorte de puissance Israël est devenue au Proche-Orient, ce que l’attaque sur Gaza l’an dernier avait déjà révélé avec les nombreuses morts de la population civile. »

«Si la Turquie veut la paix au Proche-Orient, elle doit engager une politique claire contre Israël ce qui ne peut être réalisé que par des déclarations orales. Dans les domaines militaires et économiques tous les accords doivent être annulés.

Une annulation des accords pourrait contribuer à empêcher les actes cruels subis par les Palestiniens. Si la légitimité du gouvernement israélien est bousculée par les attaques, il devra prendre des mesures qui s'imposent. ».

 

Önen rappelle que le budget des forces armées turques n'est pas connu publiquement. « Il y a des paiements cachés de l'armée turque; Il n'est pas clair combien d'argent est versé à qui. Nous demandons depuis des années que le budget de l'armée soit plus transparent, les dépenses doivent être clairement exposées. »

 

Des millions de dollars en contrats d'équipement militaire

L'industrie de l'armement est le domaine le plus important de la coopération entre la Turquie et Israël. Cette collaboration est basée sur l’Accord de coopération en matière de défense» signé en 1994 par la coalition gouvernementale menée par Tansu Ciler.

Alors que les détails de cet accord n'ont pas été explicités les faits suivants ont été révélés ces dernières années :

 

  • La Turquie a loué deux avions militaires sans pilote (Heron) à Israël pour 15 millions de dollars.

 

  • En 2008, la Turquie a accepté l'offre de IAI (Israel Aerospace Industries) pour l'acquisition de 10 Heron au prix de 183 millions de dollars.

 

  • les avions ont été livrés l'an dernier à la Turquie et sont utilisés pour des opérations sur la frontière de l'Irak.

 

  • La Turquie a un contrat de plus de 1 milliard pour la modernisation de 54 avions de combat F-4. Un autre contrat de 650millions a été signé pour moderniser 170 chars M-60...

 

  • La Turquie a accepté l'offre israélienne de 160 millions de dollars pour le système radar (SAR) Synthhetic-aperture-radar systèmes.

 

  • Israël est entrée en matière pour 120 millions de dollars concernant le Datalink 16, un projet de transmission d'images d'avions de combat F-4 et F-16.

 

  • La compagnie turque BMC a été admise pour l'offre de contrat pour la «Forteresse ambulante», des véhicules de terrain contre les mines.

 

  • 167 millions de dollars de contrat ont été signés entre les deux pays dans le domaine du renseignement militaire.

 

Tout ce commerce vaut 2,5 milliards de dollars.

 

Source : BIA, Semra PELEK – Tolga KORKUT 2 JUIN 2010-

 

Traduction : Maison Populaire de Genève

 

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“Vous savez tuer les enfants…”



C’est ce qu’avait reproché le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au Président israélien Shimon Peres à Davos le 29 janvier dernier. En pleine campagne électorale, il versait des larmes de crocodile sur les enfants palestiniens morts sous les bombes israéliennes lors du massacre de Gaza.


Cependant il omettait de mentionner que dans son pays, l’Etat turc qu’il représentait était tout aussi expert dans le meurtre d’enfants kurdes.


Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la liste macabre suivante (non exhaustive) de 347 enfants kurdes dont des bébés, morts ces 20 dernières années sous les balles de l’armée ou de la police turques après que lesquelles  aient délibérément tiré sur des civils.


L’année la plus meurtrière a été 1992 où la mort de 115 enfants

s’apparente à un véritable massacre.


Plus récemment, plusieurs morts sont de la responsabilité directe d’Erdogan notamment après qu’il ait déclaré lors des émeutes de mars 2006: “Femme ou enfant, peu importe, nos forces de sécurité feront le nécessaire. Les parents de ces enfants pleureront demain en vain.”

Et les forces de sécurité turques “ont fait le nécessaire”: 16 morts, tous des civils, dont 4 enfants de moins de 10 ans.

 

(Firat News Agency - bersiv.com, 29 avril 2009)

http://www.info-turk.be/368.htm#savez

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03/06/2010

Murad AKINCILAR, Il est libère !

 

Grâce à votre soutien, Murad AKINCILAR, Il est libère !

 

 

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photo Murat et Eylem

Murad AKINCILAR, Il est libéré !

 

 

 


Madame, Monsieur, Chère amie, cher ami,

Nous avons l’immense joie de vous annoncé que M. Murad AKINCILAR, il a été libéré cette après-midi (03 juin 2010)

Grâce à votre soutien et à l’action de ses avocats, les organisations humanitaire et ainsi qu’à tous ceux et toutes celles qui se sont mobilisées.

Nous vous adressons nos plus vifs remerciements pour votre solidarité.

Vive Solidarité Internationale

Demir SÖNMEZ

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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Pour la libération du syndicaliste et militant des droits démocratiques Murad Akincilar

Genève, le 13 janvier 2010

Au nom du Comité de soutien pour la libération du syndicaliste genevois Murad Akincilar, détenu en Turquie depuis le 30 septembre 2009, nous sollicitons votre soutien dans la campagne pour sa libération.

Nous avons l’honneur de vous adresser un appel international pour la libération de Monsieur Murad Akincilar. Le mercredi 30 septembre 2009, Monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul devant domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.

Murad Akincilar est un intellectuel, syndicaliste et militant des droits humains connu et engagé en Suisse comme ailleurs en Europe. Murad travaille à Genève auprès d’Unia, le plus grand syndicat de Suisse. Il y travaille depuis de nombreuses années comme secrétaire syndical. Citoyen de Genève, au bénéfice d’un permis d’établissement, il est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, pour une visite privée.

Murad Akincilar semble être inculpé, comme c’est presque systématiquement le cas lors d’arrestations politiques en Turquie, d’entretenir des liens avec une organisation terroriste. Le dossier d’inculpation est resté à ce jour inaccessible en vertu d’une procédure d’exception en vigueur en Turquie.

Des larges milieux politiques et sociaux en Suisse , près de deux mille personnes, des élus dans le parlement suisse et dans les parlements cantonaux, des partis, des associations et des syndicats ainsi que de larges milieux politiques dans les parlements - européen et allemand notamment - apportent leur soutien à M. Akincilar. Les grandes organisations syndicales internationales appuient cette cause et ont déjà adressé des lettres aux autorités turques. Si vous le désirez nous pouvons vous faire parvenir un exemplaire du dossier attestant ces soutiens.

Concernant l’état de santé de Murad Akincilar, nous sommes extrêmement inquiets. Murad a été opéré des deux yeux au mois d’octobre après s’être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue sans que les autorités de détention ne s’en préoccupent. Il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche, mais aucunement de l’œil droit - qui pour l’heure n’a pas de vision - vraisemblablement à cause de la brutalité des spots et du stress violent lors des heures d’interrogatoire ainsi qu’à cause du retard de l’intervention chirurgicale.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Monsieur Murad Akincilar.

Nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement turc, pour demander la libération de notre collègue syndicaliste et militant des droits démocratiques.

En vous remerciant d’avance pour votre soutien, en vous priant d’avoir l’obligeance de nous tenir au courant de vos démarches et de nous faire savoir si vous acceptez que nous en fassions état auprès des médias, nous vous adressons nos cordiaux messages.

Pour le comité de soutien : Jamshid Pouranpir, Unia, chemin du Surinam 5,

1203 Genève, Suisse

Tél : +41 79 827 86 27, jamshid.pouranpir@unia.ch

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Protestation à l’ouverture de l’OIT


Régime islamique hors de l'OIT

3 06 2010

Mercredi 2 juin 2010, malgré un renforcement des dispositifs de sécurité, un groupe de militant(e)s du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI) ont pu protester lors de l’ouverture de la 99ème session de la conférence internationale de l’Organisation Internationale du Travail à Genève (Suisse). En ce qui concerne les mesures de sécurité visant à empêcher toute protestation dans l’enceinte de la conférence, on peut noter qu’un camarade s’est vu refuser une carte de visiteur sous prétexte qu’il serait membre du PCOI, et d’autres camarades, qui avaient pourtant une carte de visiteur, n’ont pas pu entrer.

Pourtant, lors de l’ouverture de la conférence, un groupe de militant(e)s du PCOI s’est dirigé vers la tribune en brandissant des portaits de Farzad Kamangar et de militants ouvriers emprisonnés aux cris de “ "Islamic regim out of ILO !” " (“ "Régime islamique hors de l’OIT !” "). De nombreux délégués ont applaudis l’action (des délégués italiens par exemple, se sont même levés pour applaudir), alors que les forces de sécurité du BIT et de l’ONU intervenaient pour faire sortir les militant(e)s.

 

 

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Que font ces bourreaux à l’OIT ?

Farzad Kamangar, enseignant dissident et militant des droits humains, a été brutalement exécuté début mai par le régime en Iran avec quatre autres prisonniers politiques. Les syndicats du monde entier avaient organisé des campagnes pour sa libération et ont condamné les exécutions avec véhémence.

Les gens veulent savoir : que font ces bourreaux à l’OIT ? Pourquoi l’OIT continue de les inviter chaque année à ses conférences annuelles ?

Il est temps de mettre fin à cette complicité tacite avec le régime en Iran. La conférence de l’OIT n’est pas un lieu pour les bourreaux ! Ce régime doit être chassé de l’OIT et de la communauté internationale.

Montrez votre solidarité avec les travailleurs et le peuple d’Iran .

• Boycottez la délégation du régime d’Iran à la conférence de l’OIT !

• Aidez à chasser ce régime de l’OIT !

 

http://iranenlutte.wordpress.com/

 

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Maison Populaire de Genève

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02/06/2010

pas de pouvoir sans éthique

 

EGALITE ET DROITS SOCIAUX DANS LA CONSTITUTION


Nous ne voulons pas d'une constitution machiste,
conservatrice et rétrograde


APPEL A UN RASSEMBLEMENT

ROUGE DE COLERE ET BRUYANT-E-S
Venez avec vos instruments pour faire du bruit

 

La séance plénière du 26 mai 2010 de la Constituante Genevoise marque un tournant alarmant et regressif très important pour les droits sociaux.

Une majorité de constituants et de constituantes a balayé plusieurs droits sociaux du projet de Constitution : l'égalité entre femmes et hommes, le refus des discriminations, le minimum vital, le droit au logement, l'obligation de suivre une scolarité, les allocations familiales, les libertés syndicales. Si ce projet de Constitution est adopté, ces droits fondamentaux ne seront plus garantis.

A l'heure où les banques sont renflouées avec l'argent des contribuables, que les cadeaux aux riches sont de plus en plus grands, alors que la crise touche principalement les salariéEs et les petits revenus, cette nouvelle provocation de la droite ne peut être acceptée. Elle nous impose sa volonté et voudrait supprimer des droits sociaux obtenus de longue lutte.

Face à ces attaques de la droite néolibérale et la droite populiste, nous devons réagir et montrer notre mécontentement et désaprobation. Nous devons créer un rapport de forces et constituer une mobilisation sociale forte.

Jeudi 3 juin dès 16h30
Devant l'entrée du Grand Conseil
Rue de l'Hôtel-de-Ville 2

Coordination Genevoise de la MMF
Des féministes en colère

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Aux entrepreneurs de la nouvelle Constitution genevoise

pas de pouvoir sans éthique

 

Tous les êtres vivants, dans les sociétés humaines ou dans la nature ont droit à la vie. Depuis plusieurs décennies les droits des individus sont garantis par des traités internationaux ratifiés par une majorité des gouvernements de la planète Terre. Y compris, sur le papier, dans des régimes anti-démocratiques et totalitaires. Toutefois, personne n'a applaudi le monde imaginé par les dictateurs ou les régimes antidémocratiques, le monde les a plutôt maudits.

Un pays démocratique qui respecte les droits et libertés de ses citoyens met à leur service des moyens pour évaluer en tout temps l'état réel du respect des droits humains et de la nature. Ce n'est pas nouveau : toutes les civilisations ont placé au centre de leur code juridique la protection des droits humains.

Aucun système, y compris du temps de l'esclavage, des sociétés féodales ou du totalitarisme, n'a nié les droits de ses citoyens. Cette continuité est au cœur de nos sociétés et de nos actuelles références juridiques.

La Suisse porte l'image, aux yeux du monde, d'un pays exemplaire en matière démocratique, du fait qu'elle est considérée comme l'un des berceaux des libertés démocratiques et du respect des droits de l’homme. Ce n'est pas seulement une image, une forme de maquillage de la réalité,

c'est bien vrai !

Actuellement une nouvelle Constitution est en phase d'élaboration à Genève... mais les nouvelles sont mauvaises.

Pourquoi ?

L'ensemble de l'Assemblée constituante (à majorité de droite 25 mai 2010) a voté en bloc contre la primauté des droits humains sur d'autres considérations.

Pour gagner des voix et sans aucun respect de l'éthique les partis de droite continuent à salir la bonne image qu'avaient la Suisse et ses habitants. Exemple: la récente et désastreuse votation sur les minarets.

En s'attaquant au noyau de l'éthique garanti par les droits fondamentaux : la liberté d'expression, la liberté religieuse, le droit à la formation, droit à la santé, au logement, à la circulation des personnes, l'interdiction des mauvais traitements, des discriminations, du racisme, etc. la droite et l'extrême droite helvétique jouent avec le feu !

Imaginons des gens qui joueraient à lancer une initiative pour fermer les églises chrétiennes. Comment réagirait la population suisse, même non pratiquante ?

« Je suis fort, je représente la majorité, c'est moi qui décide », c'est ce qu'on entend chez certains ténors de la droite genevoise... Cela signifie-t-il que les jugements tranchés, l'absence d'écoute seraient la nouvelle morale en politique.

Être fort, détenir le pouvoir ne veut pas dire être sans scrupule. Il n'y a pas de pouvoir sans éthique.

N'oublions pas que les élus n'ont pas toujours raison et ne sont pas toujours représentatifs de la démocratie. Hitler et Mussolini ont été élus à la majorité sans toutefois être des démocrates.

Ils ont tous deux entraîner le monde dans un bain de sang et de misères.

Les politiciens populistes, ont divisé la population en catégories et en gonflant des faits-divers à la dimension de catastrophes nationales.

Les électrices et les électeurs espèrent des élus qu'ils élaboreront une Constitution pour que la vie des habitants du canton et de la nature environnante soit respectée, une Constitution dont elles et ils pourraient êtres fiers pendant des siècles !!!

 

Genève le 27 mai 2010

Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

 

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01/06/2010

Etat iranien, hors de l’OIT !!

Solidarité avec les syndicalistes et les travailleurs iraniens

 

Etat iranien, hors de l’OIT !!

 

 

Mercredi 2 juin 2010, à 13 heures,

devant le centre de conférence de

l’OIT, Palais des Nations, Genève

(Suisse).

Liberté pour tous les ouvriers

emprisonnés et les prisonniers

politiques !

Régime Islamique d’Iran, hors

de l’OIT !

Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, Organisation à

l’Etranger, 25 mai 2010

 


Depuis bientôt un an, les travailleurs et la majorité du peuple iranien se battent contre le régime dictatorial. Des milliers de manifestants et de militants ont été arrêtés et bien souvent torturés. Ils luttent pour la chute du régime mais aussi pour obtenir des droits syndicaux. Cet élan donne naissance à des syndicats clandestins ou semi-légaux comme celui des Transports Publics de Téhéran.


Les autorités veulent donc briser cet élan démocratique


Le dimanche 9 mai, les autorités islamiques en Iran ont exécuté 5 militants : Ali Heydarian, Farhad Vakili, Shirin Alam-Houli et Mehdi Eslamian mais aussi Farzad Kamangar ancien porte parole du syndicat des enseignants du technique du Kurdistan, membre de la Ligue de Défense des Droits de l’Homme.


Ces militants ont subi la torture la plus sauvage et ont été jugés dans des conditions caricaturales.


Leur exécution est utilisée par leur régime comme un exemple. Pour autant cette stratégie sanguinaire n’a pas fonctionné.


Le 13 mai plusieurs organisations ouvrières clandestines ont appelé à la grève au Kurdistan iranien pour protester contre ces exécutions et empêcher l’assassinat d’une vingtaine d’autres militants menacés.


Cet appel à la grève a remporté un large succès dans les villes de la province, malgré l’état de siège instauré par les autorités. Les forces de l’ordre de la dictature ont essayé d’empêcher les manifestations, d’où des affrontements de plusieurs heures dans certaines villes. De nombreuses entreprises, écoles et universités étaient fermées dans la province. La majorité des commerçants se sont joints à cet appel

 

Cette mobilisation démontre que les travailleurs et la majorité du peuple iranien contestent la légitimité et la violence du régime en place.

 

Solidarité internationale


Mais la bataille pour la respect des libertés démocratiques et syndicales ne doit pas uniquement reposer sur nos camarades iraniens. Nous estimons que les organisations syndicales françaises et internationales doivent se joindre à ce combat et montrer ainsi une véritable démarche internationaliste.


Le 2 juin s’ouvrira à Genève une conférence de l’Organisation Internationale du Travail. Plusieurs organisations ouvrières iraniennes demandent depuis des années à l’OIT d’exclure l’Iran de la liste des Etats participants à cette institution internationale.


Comment accepter qu’un Etat qui ne respecte aucune liberté syndicale, qui assassine, viole et torture les militants syndicaux, puisse participer aux travaux de l’OIT ?


Nous, organisations syndicales, demandons à nos représentants syndicaux à l’OIT d’exiger l’exclusion de l’Etat dictatorial iranien de cette institution internationale

 

Organisations syndicales signataires (sections syndicales, syndicats, UL,…) :


Renvoyer cet appel signé à

UL-CGT  4 rue Aristide Briand BP 397 88021 Epinal Cedex  ou ulcgtepinal@voila.fr

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Que font ces bourreaux à l’OIT ?

Farzad Kamangar, enseignant dissident et militant des droits humains, a été brutalement exécuté début mai par le régime en Iran avec quatre autres prisonniers politiques. Les syndicats du monde entier avaient organisé des campagnes pour sa libération et ont condamné les exécutions avec véhémence.

Les gens veulent savoir : que font ces bourreaux à l’OIT ? Pourquoi l’OIT continue de les inviter chaque année à ses conférences annuelles ?

Il est temps de mettre fin à cette complicité tacite avec le régime en Iran. La conférence de l’OIT n’est pas un lieu pour les bourreaux ! Ce régime doit être chassé de l’OIT et de la communauté internationale.

Montrez votre solidarité avec les travailleurs et le peuple d’Iran .

• Boycottez la délégation du régime d’Iran à la conférence de l’OIT !

• Aidez à chasser ce régime de l’OIT !

Rejoignez le rassemblement devant le centre de la conférence (Place des Nations à

 

Genève) le mercredi 2 juin à 13 heures



Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), Comité de Solidarité Ouvrière Internationale

Quelques autres textes contre la présence de la République Islamique à l’OIT :

- Appel de l’UL CGT d’Epinal qui peut être signé par toute organisation syndicale de France

- Hors de l’OIT les assassins de prisonniers politiques !

- Le régime islamique d’Iran doit être exclu de l’OIT !


- Non à la légitimisation par l’OIT de ceux qui persécutent les travailleurs !

- 2 juin : pour l'exclusion de la République Islamique de l'OIT !

 

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

 

 

10:44 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |