31/07/2010

Clip grévistes ISS, C'est pour ça qu'on est là !

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27/07/2010

Manifestation Mercredi 28 juillet 2010 à 9h30 devant l’Hôtel de Ville

Déjà 19 jours de grève pour les employés de

ISS Aviation

manifestation contre le dumping salarial L’aéroport appartientau

peuple genevois 

Pour empêcher le dumping salarial à l’Aéroport

International de Genève et réclamer au Conseil d’Etat

d’agir immédiatement, nous vous invitons à une

Manifestation

Mercredi 28 juillet 2010 à 9h30

devant l’Hôtel de Ville où siège le Conseil d’Etat

2, rue de l’Hôtel-de-Ville (en face des canons)




L’aéroport appartient au peuple genevois

• L’Aéroport International de Genève (AIG) est un établissement de droit public qui appartient au Canton de Genève, donc à la population. L’AIG fait partie de l’Etat de Genève.

•Il n’y a qu’un seul aéroport à Genève. L’AIG détient par conséquent un monopole, dont profitent toutes les entreprises qui bénéficient d’une concession de l’AIG et travaillent sur le site.

L’Etat fixe les règles, les entreprises appliquent

•L’AIG détient son pouvoir de l’Etat, c’est-à-dire de la population genevoise.

•Il serait contraire aux intérêts de la population genevoise que l’AIG pratique le dumping salarial ou le laisse pratiquer par les entreprises qui y travaillent. Au contraire, l’AIG doit respecter les droits des travailleuses et travailleurs et faire respecter ces droits par les entreprises qui oeuvrent sur le site.

•L’AIG doit exiger des entreprises présentes sur l’aéroport qu’elles maintiennent et respectent les Conventions collectives de travail et qu’elles garantissent à leurs employés des conditions de travail décentes.

ISS viole ses obligations

•L’entreprise ISS vient de dénoncer la Convention collective de travail qui était en vigueur depuis 1994, ceci dans le but avoué de baisser fortement les salaires. Pour remplacer les salaires conventionnels actuels qui, pour les nettoyeurs, vont de Fr. 3658.10 à Fr. 4847.75 maximum (après 20 ans de service), ISS veut imposer des revenus entre Fr. 3430.- et 3550.- (salaire maximal en fin de carrière). Suivant l’âge, la perte salariale varie donc de Fr. 228.10 à Fr. 1297.75. Il s’agit clairement d’un dumping salarial, organisé en ce moment même sur un site public à Genève.

L’Etat doit intervenir

•Il appartient au Conseil d’Etat de veiller à ce que l’AIG fasse respecter les CCT et empêche le dumping salarial des entreprises de l’aéroport. L’AIG doit exiger qu’ISS maintienne et respecte la CCT dénoncée par l’entreprise. Dans le cas contraire, l’AIG doit interdire à ISS d’exercer une activité sur le site public de l’aéroport de Genève.

Notre revendication : Maintien et respect de la CCT qui existe depuis plus de 15 ans !

Pour empêcher le dumping salarial à l’Aéroport International de Genève et réclamer au Conseil d’Etat d’agir immédiatement, nous vous invitons à une

Manifestation

Mercredi 28 juillet 2010 à 9h30

devant l’Hôtel de Ville où siège le Conseil d’Etat

2, rue de l’Hôtel-de-Ville (en face des canons)

 

 

Yves Mugny - secrétaire syndical
SSP Genève
6, rue des Terreaux-du-Temple
1201 Genève - CH
Tél 022 741 50 81
Fax 022 741 50 85
y.mugny@sspge.ch

www.sspta.ch

Signez votre soutien en ligne :

www.ssp-greve.ch



Maison Populaire de Genève - Demir SÖNMEZ - www.assmp.org

 

02:04 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

23/07/2010

Crime de Guerre


Crime de Guerre

La guerre menée actuellement par l’armée turque au

Kurdistan est injuste et totalement contraire au droit

 

 

Nous souhaitons attirer votre attention sur les crimes de guerre commis par l’armée turque. Depuis des siècles, l’humanité tente d’élaborer un droit de la guerre. Depuis plus de 150 ans, les guerres sont régies par des conventions internationales. La Turquie est partie à la plupart de ces conventions. Mais il est malheureux de constater que quand il s’agit d’appliquer ces normes et en particulier lorsqu’il est question des Kurdes, les autorités turques ne respectent pas leurs engagements. Cette attitude ne concerne pas uniquement les Kurdes. On ne connaît par exemple toujours pas le sort des 1612 Chypriotes faits prisonniers durant l’invasion de Chypre en 1974.
Depuis 26 ans que dure la guerre dans notre pays, l’armée turque et le gouvernement n’ont jamais respecté le droit de la guerre et ont commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Durant cette guerre, des milliers de villages ont été brûlés, de nombreuses forêts ont été incendiées et des millions de personnes ont été déplacées. Des centaines de milliers de personnes ont par ailleurs été torturées et des milliers d’autres ont été tuées sous la torture ou exécutées arbitrairement dans la rue ou après avoir été enlevées. On a utilisé des armes interdites, les guérilléros faits prisonniers ont été exécutés après avoir été interrogés sous la torture, leurs corps ont été brûlés ou mutilés.



Depuis deux mois, on assiste à une intensification de la guerre. L’armée turque continue ses anciennes pratiques. Au cours des vingt derniers jours, les corps des guérilléros tués dans les combats dans les régions de Siirt, Hakkari et Gumushane ont été sauvagement mutilés. On a arraché les yeux de certains. A d’autres, on a coupé les oreilles, le nez, les organes génitaux, les bras ou les doigts. D’autres encore ont la tête coupée ou tout le corps mutilé, à tel point qu’ils sont méconnaissables. Pourtant, la convention de Genève de 1949 sur le droit de la guerre, à laquelle la Turquie est partie, prohibe les mutilations sur les corps des personnes tuées et prescrit l’enterrement honorable des corps ainsi que le respect et l’entretien convenable de leur tombe. Les actes commis par l’armée turque sont des crimes de guerre.



On continue encore à dévaster les milieux naturels en brûlant les forêts, ceci afin d’empêcher les guérilléros du PKK de s’y cacher. On empêche la population d’éteindre le feu par ses propres moyens. Jusqu’à aujourd’hui, des dizaines de milliers d’hectares de forêts ont été réduits en cendre. La convention précitée contient pourtant des dispositions qui protègent l’environnement et prohibent clairement la dévastation des milieux naturels: “La guerre sera conduite en veillant à protéger l'environnement naturel contre des dommages étendus, durables et graves. Cette protection inclut l'interdiction d'utiliser des méthodes ou moyens de guerre conçus pour causer ou dont on peut attendre qu'ils causent de tels dommages à l'environnement naturel, compromettant, de ce fait, la santé ou la survie de la population.” Ici encore, l’armée turque commet un crime de guerre.



Si on ne prend pas de mesure, l’armée turque va continuer et diversifier ses pratiques anti-conventionnelles. Les faits cités ci-dessus sont des exemples manifestes de ces pratiques. Ils sont chaque jour publiés par les organes de presse. Vous trouverez ci-joint un dossier relatif à ce sujet, accompagné d’un document audiovisuel. Nous sommes convaincus que vous y témoignerez l’attention et la considération requises.

 


Photos de guérilléros kurdes - June 2010

Les yeux des guérilléros ont été arrachés, Leurs têtes ont été défoncées, leurs bras, leurs jambes et leurs corps ont été mutilés.

 

NOUS SOMMES DESOLES DE VOUS ENVOYER CES IMAGES!

Pour voir les photos du massacre visiter le lien



N’EST-CE PAS UN CRIME DE GUERRE ?

QUI EST RESPONSABLE DE CES ATROCITES?

 

 

La commissions des affaires étrangères de la KNK

15.07.2010

01:30 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

21/07/2010

pourquoi nous nous battons,13e jours de grève à ISS AVIATION

13e jours de grève à ISS AVIATION –Entreprise de nettoyage des avions

Voila pourquoi nous nous battons

1er problème : ISS viole la convention collective de travail

Depuis 1994, le syndicat SSP et l’entreprise ISS Aviation ont conclu et renouvelé une convention collective de travail (CCT) qui définit les conditions de travail : salaires, indemnités, temps de travail, assurances sociales, vacances, etc.

Depuis quelques années, le syndicat a dû constater qu’ISS n’a appliquait plus les salaires définis dans la CCT mais payait à des dizaines d’employés des salaires nettement inférieurs aux salaires de la CCT.

2e problème : ISS persiste à violer la CCT

Le syndicat s’est adressé à l’employeur demandant de corriger les salaires et d’appliquer les règles définies dans la CCT et signées par l’employeur. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits

3e problème : ISS dénonce la CCT

Au lieu d’appliquer la CCT, ISS a décidé de dénoncer la CCT au 30 juin 2010 et de continuer à payer des salaires en-dessous de ses obligations.

4e problème : Ultimes négociation échoués

Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF !

5e problème : dumping salarial

Exemple : nettoyeuse / nettoyeur, engagé à 35 ans

CCT valable

Jusqu’au 30 juin

2010

Nouvelles conditions avec contrat individuel à partir du 1er juillet 2010

Perte

Salaire minimal à engagement

4204

3430

825.50

5 ans plus tard

4461.50

3470

991.50

10 ans plus tard

4590.25

3550

1040.25

20 ans plus tard

4847.75

3550

1297.75

Notre revendication : Maintien et respect de la CCT qui existe depuis plus de 15 ans !

www.sspta.ch

Signez votre soutien en ligne :

www.ssp-greve.ch

 

 

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20/07/2010

12ème jour de grève


12ème jour de grève

Longchamp – ISS :

 

même mépris pour les employés !   



Manifestation contre les briseurs de CCT


Mercredi 21 juillet à 14h

(départ devant la gare Cornavin)

 


La Direction d’ISS et Monsieur Longchamp ont au moins 2 points communs : ils trouvent normal de casser les CCT et ne daignent pas répondre aux grévistes. Ce mépris appelle une réponse.


Moment festif


Bonne participation et excellente soirée, samedi soir, lors du moment festif auquel les grévistes vous avait invités. Seule ombre au tableau, M. Adrien Schwab, cadre à Swissport, ne nous a pas rejoint comme mercredi pour compter ses employés présents. C’est vrai qu’il aurait eu fort à faire …

Les Zürichois : le retour !


Alors que les grévistes faisaient la fête, de nouveaux employés zürichois débarquaient sur le tarmac pour remplacer les grévistes. Venant s’aditionner aux 30 Adecco du jour, aux prestations pas ou mal assurées et aux nombreux débordements d’horaires, ISS continuera à subir sa grève « sans impact »… Plutôt que d’appliquer la CCT, ISS préfère donc payer 4 fois le salaire par gréviste (1 fois à lui, 3 fois aux Adecco et Zürichois), sans parler des trajets, repas et autres nuits d’hôtel.

Silence d’ISS


Jeudi dernier, nous écrivions à la Direction d’ISS pour leur dire 2 choses : 1) nous n’avons jamais demandé des « augmentations de 30% » mais le respect et maintien des CCT, 2) nous proposons de prolonger les CCT jusqu’aux 31 décembre pour nous laisser la possibilité de trouver un accord. Bien que nous la croisions plusieurs fois par jour, la Direction d’ISS n’a pas cru bon de répondre à notre proposition. Plus qu’un manque total de courtoisie, ce silence est une insulte aux grévistes.


Silence de M. Longchamp


Tout aussi peu scrupuleux sur la courtoisie, M. Longchamp snobe la grève d’ISS depuis maintenant 11 jours. Les vacances aidant, il parvient à échapper aux journalistes et ne répond pas mieux à nos sollicitations téléphoniques. Son mot d’ordre : laisser pourrir la situation. Qui pourra encore le croire après ça, quand il nous brandira son fameux « attachement aux CCT et aux règles du partenariat social »… Triste temps triste sire, qui a la duplicité politique nécessaire pour tenir un discours et agir à l’inverse. « Il est plaisant de penser que nos hommes d’Etat dorment sur leurs deux oreilles quand ils ont fait ça » !


Réponse des grévistes



« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ». Nous allons donc nous rendre chez Monsieur Longchamp et vous invitons à vous joindre à la

 

Manifestation contre les briseurs de CCT

Mercredi 21 juillet à 14h (départ devant la gare Cornavin)

 

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Maison Populaire de Genève

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19/07/2010

Kurdistan, la seconde Palestine du Moyen-Orient ?

 

En pleine crise de la flottille, après l'assaut sanglant mené par les troupes israéliennes contre un navire turc qui tentait de briser le blocus imposé aux Palestiniens de Gaza, la question kurde a refait surface, comme réveillée par l'onde de choc régionale. L'armée turque, frappée par une attaque du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui a tué 11 soldats, le 19 juin, a riposté en déclenchant des opérations aériennes et terrestres dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l'Irak, où sont retranchés environ 2 000 membres de la guérilla kurde, fondée par Abdullah Öcalan.

Au moment où Ankara mobilisait ses forces contre "l'organisation terroriste", selon la périphrase officielle, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan qualifiait le Hamas de"mouvement de résistance populaire" à l'oppresseur. Un parti pris que ses adversaires ne manquent pas de relever. Déjà en 2006, lorsque la Turquie avait accueilli une délégation du Hamas à Ankara, Israël s'était offusqué : "Que diriez-vous si nous recevions Öcalan à Tel-Aviv ?" PKK et Hamas figurent sur la liste noire des groupes terroristes et constituent des enjeux sécuritaires nationaux primordiaux pour les deux pays.

La comparaison entre Kurdes et Palestiniens, deux peuples sans Etat, n'est pas nouvelle. Les keffiehs, les enfants lanceurs de pierres affrontant des véhicules militaires blindés, la guerre de propagande, la peur du renversement démographique – Kurdes et Palestiniens ayant des taux de natalité beaucoup plus élevés… Les points communs sont nombreux.

Si les deux situations diffèrent, elles soulèvent aussi la question du droit à l'autodétermination des peuples, consacré par l'article Ier de la charte des Nations unies – qui affirme "le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" -, et impliquent les deux principales puissances régionales, alliées des Etats-Unis : la Turquie et Israël.

Installée dans le paysage géopolitique, la question kurde est "l'autre front du Moyen-Orient", selon le politologue Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Comme celui des Palestiniens, le sort des 32 millions de Kurdes – écartelés entre quatre pays, Turquie, Iran, Irak et Syrie – menace la stabilité de la région et rejaillit en cascade sur les voisins.

Après avoir été chassés du Liban et de Syrie dans les années 1990, les chefs militaires du PKK s'abritent dans les montagnes du nord de l'Irak, avec ceux du PJAK, la branche iranienne de la guérilla. La Turquie et l'Iran mènent des actions concertées, par-delà leur frontière, contre les rebelles : bombardements et incursions au Kurdistan irakien.

Les Etats-Unis et Israël assistent l'armée turque dans ces opérations. Mais le gouvernement turc rejette toute comparaison entre les questions kurde et palestinienne. "La Turquie a une approche plus large de la lutte contre le terrorisme et prend en compte les aspects économiques, culturels et sociaux", estime Ihsan Bal, analyste à l'organisation de recherche stratégique internationale (USAK), proche du pouvoir. M. Erdogan compare volontiers le PKK au "terrorisme d'Etat"d'Israël. La Turquie laisse planer l'idée que l'Etat hébreu se livre à des activités secrètes dans la partie kurde de l'Irak et arme le PKK en sous-main.

La presse d'Istanbul a rendu Israël coupable d'avoir poussé les récentes attaques, en représailles à l'envoi de la flottille propalestinienne. Une "campagne de désinformation", selon le commandement du PKK, pour qui "la Turquie tente ainsi de se rallier les opinions des pays arabes". Les puissances occidentales sont également accusées par la rue de soutenir la guérilla pour affaiblir l'Iran.

L'appui au PJAK, et donc au PKK, pour mieux lutter contre le régime des mollahs ? L'idée fait son chemin dans certains cercles de réflexion anglo-saxons, des voix s'élevant même pour que le groupe iranien soit rayé de la liste des mouvements terroristes.

Comme la question palestinienne, la question kurde s'est installée dans le temps. En Turquie, où ils pèsent 20 % de la population, l'assimilation des Kurdes a rencontré de fortes résistances. Aucune solution, autre que militaire, n'a jamais été réellement mise en oeuvre pour sortir de l'impasse : la guérilla du PKK sévit depuis 1984 et la lutte antiterroriste a déjà coûté 250 milliards d'euros et 42 000 vies humaines, 4 000 villages brûlés, des millions de déplacés et une obsession sécuritaire qui maintient la société turque dans un état de "terreur". Et le PKK n'est que le vingt-neuvième mouvement d'insurrection lancé contre la Turquie en moins d'un siècle…

De même en Syrie et en Iran, des émeutes kurdes éclatent régulièrement, suivies de vagues d'arrestations de militants et d'intellectuels. Les nationalismes kurdes et ceux des populations majoritaires se renforcent mutuellement. En Irak, la révolution lancée par la famille Barzani, puissante tribu du nord, dès les années 1930, a joué un rôle essentiel dans le processus d'émancipation des Kurdes.

Mustafa Barzani fonda même, en 1946, une éphémère République autonome, à Mahabad, dans l'ouest de l'Iran. Après plusieurs décennies de répression du régime baasiste, les Kurdes jouissent aujourd'hui d'une large autonomie et constituent, grâce à l'appui des Etats-Unis, un embryon d'Etat avec son drapeau, son parlement et son président. Un début de solution ?  (Guillaume Perrier, Lemonde.fr., 14 juillet 2010)

http://www.info-turk.be/383.html#Strasbourg

14:52 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

16/07/2010

Bonjour Monsieur Longchamp Song ....

Ecoutez ce clip magnifique sur les haut faits de Longchamp, le petit. Cest classe!

Il en faudrait pour les autres conseillers d'Etat, non ?


 

Bien à vous,

Yves Mugny - secrétaire syndical
SSP Genève
6, rue des Terreaux-du-Temple
1201 Genève - CH
Tél 022 741 50 81
Fax 022 741 50 85
y.mugny@sspge.ch

 

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15/07/2010

Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort par lapidation

Chers amis,

l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani vient d'échapper à une exécution par lapidation suite à une grande mobilisation internationale.

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Mais elle pourrait être condamnée à la pendaison -- et la peine de mort par lapidation quant à elle continue d'être appliquée. A l'heure actuelle, près d'une quinzaine de personnes risquent d'être exécutées par lapidation, pratique consistant à enterrer les victimes jusqu'au cou et à leur jeter de grosses pierres sur la tête.

Le sursis partiel accordé à Sakineh, suite à un appel à la pression internationale lancé par ses enfants pour lui sauver la vie, a montré que si nous sommes suffisamment nombreux à nous mobiliser et à dénoncer l'horreur de cette pratique, nous pouvons lui sauver la vie pour de bon et obtenir l'arrêt de la peine de mort par lapidation. Signez la pétition urgente et faites la suivre à tous -- mettons un terme à ces exécutions cruelles dès maintenant !

http://www.avaaz.org/fr/stop_stoning/?vl

Sakineh a été reconnue coupable d'adultère, tout comme 12 autres femmes et 1 homme également condamnés à la lapidation. Mais ses enfants et son avocat ont affirmé qu'elle était innocente et qu'elle n'avait pas eu droit à un procès équitable: ses aveux auraient été obtenus sous la contrainte, et parce qu'elle ne parle que la langue azérie, elle n'a pas pu comprendre les questions qu'on lui a posé pendant le procès.

Malgré la signature par l'Iran d'une convention de l'ONU limitant le recours à la peine de mort aux "crimes les plus graves" et malgré la loi votée l'an dernier par le Parlement iranien pour interdire la lapidation, l'exécution des adultères par lapidation continue d'être pratiquée.

L'avocat de Sakineh estime que le gouvernement iranien "craint la réaction de l'opinion publique iranienne et l'attention internationale" à l'égard des peines de lapidation. Et c'est peu après les déclarations des ministres turc et britannique des affaires étrangères contre la condamnation de Sakineh que celle-ci a été suspendue.

Les enfants de Sakineh coordonnent avec courage la campagne internationale pour sauver leur mère et mettre fin à la lapidation. Une condamnation mondiale massive pourrait permettre de stopper cette pratique odieuse. C'est le moment de se mobiliser partout dans le monde contre cette barbarie. Signez la pétition pour épargner Sakineh et pour mettre un terme aux lapidations:

http://www.avaaz.org/fr/stop_stoning/?vl

Avec espoir et détermination,

Alice, David, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES:

Iran: la justice suspend la peine de mort par lapidation d'une femme, AFP:
http://www.avaaz.org/sakineh_afp

Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort, Le Figaro:
http://www.avaaz.org/sakineh_figaro

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Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort

Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi.
Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi. Crédits photo : AFP

Sakineh, une mère de famille de 43 ans, a échappé vendredi à la lapidation mais son sort reste incertain.

Au bout du fil, Mohammad Mostafa'i pèse ses mots. Contacté par téléphone à Téhéran, l'avocat de Sakineh Mohammadi- Ashtahi, condamnée à la lapidation pour adultère, aimerait se réjouir de ce communiqué de dernière minute diffusé par l'ambassade d'Iran à Londres. Il y est écrit, noir sur blanc, que la peine de sa cliente - initialement prévue vendredi - ne sera finalement pas exécutée.

«De toute évidence, la mobilisation a porté ses fruits », dit-il. Ces derniers jours, la communauté politique internationale n'a cessé de multiplier les déclarations, s'insurgeant contre cette pratique «barbare» et «moyenâgeuse» qui continue de sévir en République islamique. Une lettre ouverte signée par d'importantes personnalités - parmi lesquelles Condoleezza Rice ou encore le Prix Nobel de la Paix Jose Ramos-Horta - a également fait le tour de la planète. Pourtant, si les autorités iraniennes semblent avoir légèrement plié face à la pression extérieure, le sort de cette mère de famille de 43 ans, originaire de Tabriz, reste encore largement incertain.

« Le communiqué est ambigu», s'inquiète l'avocat. « Il ne précise pas si la peine de ma cliente a été remplacée par une autre peine, comme la pendaison, par exemple. Il ne dit pas si elle va être libérée, ou bien si elle doit se préparer pour un autre jugement. » De plus, rappelle-t-il, «c'est le pouvoir judiciaire qui doit trancher dans cette affaire, et la déclaration d'une ambassade n'est pas suffisante ».

 

Pratique «inhumaine»

S'il doute de cet apparent geste de clémence, c'est aussi parce qu'en tant que représentant légal de l'accusée, il n'a ni été informé de cette nouvelle décision ni pu la vérifier - l'administration iranienne étant actuellement fermée pour quelques jours de vacances. «Il me faut attendre lundi, jour de la réouverture du tribunal, pour espérer recueillir plus d'information », poursuit-il.

Largement médiatisée, en partie grâce à la mobilisation de son fils, Sadjad, 22 ans, et de sa fille, Farideh, 17 ans, l'affaire Sakineh est apparue au grand jour lors de sa condamnation, en 2006, à la lapidation - une peine confirmée un an plus tard par la Cour suprême. Reconnue coupable d'adultère, elle a déjà reçu 99 coups de fouet.

Pour l'heure, les organisations de défense des droits de l'homme restent sur le qui-vive. «La vie de Sakineh est toujours en danger », remarque, depuis son bureau de Berlin, Mina Ahadi, la coordinatrice du Comité international contre la lapidation. D'après elle, il est important de maintenir la pression pour briser le silence sur cette pratique «inhumaine», d'autant plus que le cas de Sakineh n'est pas isolé. «En cinq ans, au moins 10 personnes ont été lapidées. À l'heure actuelle, 12 autres personnes attendent leur exécution par lapidation dans le couloir de la mort », dit-elle.

Sans oublier les autres dossiers que cherchent à étouffer les autorités judiciaires. Sadjad, le fils de Sakineh, en sait quelque chose. C'est en rendant visite à sa mère qu'il a récemment découvert, par hasard, le cas de ces deux jeunes femmes de 19 et 25 ans, également condamnées à mourir sous une pluie de pierres dans la prison de Tabriz…

12:07 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

13/07/2010

Atteintes à la liberté d'expression : amendés pour diffusion de tracts !

encore une atteinte à la liberté d'expression pour distribution de tract

Nous vous remercions de diffuser cette information et vous invitons à venir soutenir notre concitoyen ce prochain

vendredi 16 juillet à 8 h.30 Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine, Salle G1

 

On se souvient peut-être que le 12 février dernier, 3 personnes qui distribuaient des tracts devant le restaurant Il Molino, place du Molard, ont fait l'objet d'une prise d'identité de la part de la police, accourue sur les lieux suite à un téléphone du gérant de cet établissement, et qu'ils ont été sommés de quitter les lieux, faute de quoi, un rapport de contravention serait dressé contre eux.

Cette distribution de tracts avait lieu simultanément à Zurich, Berne, Fribourg et Genève pour protester contre le licenciement par Il Molino Fribourg de 11 salarié-e-s extra-européens afin d'engager à leur place des salariés italiens correspondant mieux, selon la direction de la chaîne, au type de restauration servis dans ses établissements. Dans toutes les autres villes, cette distribution de tract a pu se dérouler sans le moindre problème.

Un mois et demi après, le 29 mars, Massimo Usel et Eric Decarro ont reçu un avis de contravention, assorti d'une amende de 180 frs. Suite à leur opposition, Eric reste le seul à devoir comparaître devant le Tribunal. Bien entendu, Massimo et Paolo, solidaires, viendront y témoigner.

Vous trouverez dans la pièce jointe toutes les informations sur les développement de cette affaire. Au premier abord, ceux-ci peuvent paraître cocasses, une histoire digne des « pieds nickelés » tant de la part de la police que de la justice ; mais ils sont aussi - et surtout - révélateurs des atteintes actuelles au principe de la liberté d'expression (voir également la conférence de presse récente de la CGAS sur ce sujet et celui des droits syndicaux http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1590).

Nous vous remercions de diffuser cette information et vous invitons à venir soutenir notre concitoyen ce prochain

vendredi 16 juillet à 8 h.30 Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine, Salle G1

Il s'agit là de questions de principe en relation avec les atteintes à liberté d'expression qui se multiplient et avec la lutte contre les abus d'autorité de la police.

 

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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Atteintes à la liberté d'expression : amendés pour diffusion de tracts !

 

1. Le dernier épisode du feuilleton

 

Fin juin, je reçois l’envoi recommandé suivant, émanant du POUVOIR JUDICIAIRE, Tribunal de Police :

 

CONVOCATION

 

Vous êtes convoqué, en qualité d’accusé, à l’audience de jugement suivante :

 

Date : VENDREDI 16 JUILLET 2010, à 8 h. 30

Lieu :  Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine

Salle G1, rue des Chaudronniers 9, Genève

 

Procédure dirigée contre :

 

DECARRO Eric

 

Le ou la Président/e

Du Tribunal de Police

 

Signature illisible

 

Le rapport de contravention, joint à la convocation, indique :

infraction : le 12 février 2010 à 12 h; Place du Molard, café Molino, Genève

Motif : Piéton, refus de circuler sur ordre de la police.

 

2. Les développements de cette affaire

 

Acte I

Nous étions en train de distribuer tranquillement un tract devant l'établissement il Molino pour protester en même temps qu'à Fribourg, Zurich et Berne, contre la décision de cet établissement de licencier 11 salariés extra-européens à Fribourg, pour engager des employés italiens, correspondant mieux selon la direction de Il Molino au type de restauration servi dans ce café-restaurant. Nous ne gênions personne, nous n'étions que trois, nous étions sur la voie publique et nullement sur le territoire de Il Molino, nous n'avons empêché personne d'entrer dans l'établissement, nous ne perturbions en aucune manière l'ordre public, il n’y avait aucun attroupement sur la place du Molard car il faisait un froid glacial ce jour-là, nous nous bornions à distribuer un tract d'information et de dénonciation sur les pratiques de la directions de cet établissement.

Nous étions là depuis un bon quart d'heure, au froid, lorsque tout à coup une voiture de police s'est garée près de la fontaine du Molard, et deux policiers, un homme qui commandait et une femme, sont venus droit sur nous. Ils avaient été de toute évidence alertés par le gérant de l'établissement comme l'ont prouvé les conciliabules que le chef policier a tenu ensuite avec des responsables de l'établissement qui sont sortis par deux fois (deux personnes différentes) pour assister à leur intervention ; ils se sont vus prier par le policier de rentrer dans l'établissement pour les laisser faire leur travail.

Le policier s'est entretenu téléphoniquement pendant 5 à 10 minutes, probablement avec un supérieur, et il est revenu en disant que la loi avait changé et que nous étions par conséquent dans l'illégalité car nous n’avions pas demandé d’autorisation pour cette distribution de tracts (!!!).

Le policier, qui faisait manifestement du zèle, nous a alors sommé d'interrompre notre distribution de tracts et de circuler, faute de quoi, nous a-t-il dit, il dresserait une contravention à notre encontre. J'ai pour ma part protesté vivement contre cet acte arbitraire, tout en restant poli.

La journaliste de Léman Bleu qui se trouvait sur les lieux a enregistré la scène et celle-ci a été partiellement diffusée au téléjournal du même jour[1].

Sûrs de notre bon droit, car jusqu'à nouvel avis la distribution de tracts sur la voie publique n'est pas illégale, nous avons répondu au policier : « eh bien, dressez votre contravention, nous irons devant le Tribunal de Police pour la contester ». Nous nous souvenions qu'une décision judiciaire déjà ancienne avait reconnu que la distribution de tracts dans l'espace public n'était pas soumise à autorisation.

Le policier et la gendarmette ont alors relevé nos identités et adresses pour établir un rapport de contravention. Puis ils ont quitté les lieux. Nous avons continué à distribuer nos tracts pendant encore environ 1/2 heure.

Quelques questions se posent à ce stade

Je suis toujours parti du principe que le droit de tracter était garanti sur la voie publique et qu'il y avait une jurisprudence à ce sujet. Les choses ont-elles changé avec la nouvelle loi sur les manifestations ? Ou bien est-ce désormais la police qui fait du zèle pour protéger les commerçants ?

Est-ce que le fait d’être à trois pour distribuer un tract est désormais considéré comme « une manifestation soumise à autorisation » ? Est-ce que la réunion de 3 personnes sur l’espace public est désormais interdite dans la République et Canton de Genève, à moins qu’une autorisation ait au préalable été demandée auprès du département de Justice et Police ?

Est-ce que la police est désormais en droit d'intimer l'ordre de circuler à des gens qui ne troublent en aucune manière l'ordre public ? Ce serait alors le règne de l'arbitraire et de l’abus d’autorité policier.

Est-ce que la liberté des commerçants est désormais à ce point sacro-sainte qu'elle prime sur la liberté d'information face à une injustice ? Si cela devait être le cas, tout tract syndical pourrait se voir incriminé, de sorte que le pouvoir patronal serait désormais quasi-absolu, on ne pourrait plus se défendre contre une injustice sans encourir une amende. D'ici que les conférences de presse dénonçant ce type d'injustices soient incriminées, il n'y a pas loin.

 

Acte II

Massimo Usel et moi-même avons reçu le 29 mars, chacun à notre domicile et par recommandé, un avis de contravention suite à un rapport de contravention dressé contre nous en date du 12 février.

Cet avis de contravention était formulé comme suit:

 

Monsieur,

Nous vous informons qu'un rapport de contravention a été dressé contre vous

le : 12.2.2010     à 12 h 00

lieu : 7 Place du Molard, café Molino

 

Motif :

"Piéton, refus de circuler sur ordre de la police" (!!!).

 

Dispositions légales :

 

Art.32-42 Règlement concernant la propreté, salubrité et sécurité publiques du 17.06.1955 (F 3 15.04)

 

Montant de l'amende : 150.00

Emolument :                 30.00

______

Total en frs suisses   : 180.00

 

Signé : Service des contraventions

 

Paolo Gilardi qui distribuait les tracts avec nous n'a quant à lui rien reçu, bien que son identité ait également été relevée. On verra pourquoi ci-dessous car la chute est assez comique.

Nous nous sommes immédiatement concertés et avons décidé de contester cette amende. Nous avons aussi décidé d'aller consulter le rapport de contravention au service du même nom. Il est tout de même phénoménal - mais en même temps très significatif de la période dans laquelle nous vivons - de nous voir infliger une contravention pour une activité de distribution de tract qui ne gênait personne, si ce n'est évidemment, l'établissement Il Molino, dont les agissements étaient dénoncés dans notre tract, et qui a selon toutes probabilités alerté la police.

 

Acte III

Mercredi matin 7 avril, je me suis rendu au service des contraventions pour prendre connaissance du rapport de contravention et là, surprise, je constate que le nom de Paolo Gilardi ne figure pas sur le rapport de contravention, alors qu'il distribuait des tracts avec nous et que son identité a été relevée en même temps que la nôtre.

A sa place, c'est un dénommé Alessandro Penna qui figure dans le rapport de contravention, avec mon nom et celui de Massimo. Voici donc ci-dessous le rapport de contravention tel que je l'ai recopié y compris avec les fautes d'orthographe (impossible d'en faire une photocopie).

 

Rapport de contravention établi au nom de la gendarmerie de Rive

 

"Le 12.2. 2010, intervention à la place du Molard pour une manifestation non autorisée devant le café-restaurant Molino.

A la date et à l'heure mentionnée, un opérateur demandait notre intervention pour un groupe de 4 personnes qui distribuait des tracts devant le café-restaurant Molino, sis place du Molard 7 - 1204 Genève.

Ceux-ci faisaient allusion à la discrimination raciale qui serait pratiquée par cette chaîne de restaurants.

Sur place, nous avons constaté qu'il n'y avait plus que 3 personnes. Celles-ci troublaient la clientèle dudit établissement en l'empêchant d'y entrer. Nous les avons identifiés comme étant MM. Decaro Eric, Penna Alessandro, Usel Aurelio.

Nous leur avons demandé s'ils étaient en possession d'une autorisation pour cette manifestation. Ils nous ont répondu par la négative. De ce fait, nous leur avons ordonné de quitter les lieux car ils troublaient la clientèle de l'établissement en provoquant un attroupement.

Refusant d'obtempérer à nos injonctions, ils ont été déclarés en contravention.

Suivent les 3 noms, avec nos coordonnées, à savoir Decaro Eric, Usel Aurelio et Penna Alessandro. (Pour ce dernier, voici ce qui figure sur le rapport : Penna Alessandro, né le 16 avril 1969, origine Italie, employé, rue de Genève 104, 1226 Thônex, tél 079/200 86 20).

 

Rapport de contravention ordonné par le lieutenant Gerard.

Signé appointé David Gely

Florence Rossi

 

Voici le commentaire qu'on peut faire au sujet de ce rapport de contravention :

 

A. Ce rapport est mensonger sur deux points :

1. nous n'avons en aucune manière troublé la clientèle et n'avons empêché personne d'entrer dans le restaurant "Il Molino".

2. Nous n'avons provoqué aucun attroupement; c'est au contraire l'intervention des deux policiers qui a provoqué un "petit" attroupement (5 personnes) en nous demandant de décliner notre identité. Il faisait un froid glacial ce jour-là et aucune personne ne s'attardait sur la place du Molard. Il suffit de se référer au journal télévisé du 12 février dans les archives de Leman Bleu pour s'en convaincre.

B. Il est quand même phénoménal que le fait que 3 personnes distribuent un tract soit considéré comme "une manifestation" et qu'il faille désormais "solliciter" une autorisation auprès du département de Justice et Police pour distribuer un tract (au risque de se la voir refuser) !

C. Il est évident que c'est le restaurant Il Molino lui-même qui a demandé l'intervention de la police; celle-ci obéit donc au doigt et à l'oeil à un appel de commerçant au mépris d'une liberté d'expression fondamentale, sauf erreur reconnue dans la constitution.

D. Il suffit donc qu'un policier prétende de manière totalement contraire à la vérité que nous provoquions un attroupement sur la place du Molard pour que cela légitime son injonction de quitter les lieux, sous peine de contravention, puis, suite à notre refus, l’établissement d’un rapport de contravention contre nous. C'est un abus de police. Il a voulu nous intimider et comme nous n'obtempérions pas, il a inventé après-coup ce prétexte pour dresser ce rapport. Le motif réel, c'est donc ce qui figure sur l'avis de contravention que nous avons reçu par recommandé : "Piéton, refus de circuler sur ordre de la police".

E. Ne connaissant pour ma part ni d'Eve, ni d'Adam ce dénommé Penna Alessandro, je consulte tout d'abord Paolo pour savoir s'il le connaît. Je décide ensuite de prendre contact avec cette personne. Il est cependant inatteignable sur son portable.

 

Acte IV

Sur le conseil de Paolo, qui se doute de quelque chose, je téléphone au restaurant Il Molino en demandant Monsieur Alessandro Penna, et là, nouvelle surprise, on me répond qu'on va aller le chercher tout de suite !

Ainsi, il apparaît que le policier qui a dressé le rapport de contravention s'est trompé : en lieu et place du nom de Paolo Gilardi qui distribuait les tracts avec nous, il a probablement inscrit le nom du gérant de Il Molino qui a alerté la police pour lui demander d'intervenir !

Nous nous sommes réunis tous les trois, Massimo Usel, Paolo Gilardi et moi-même le vendredi 9 avril et avons décidé, Massimo et moi, de faire opposition, sans indiquer nos arguments, ce que nous avons communiqué par lettre recommandée au service des contraventions dès le lundi 11 avril.

Massimo et moi devions donc en principe aller au Tribunal de police pour contester cette amende de 180.- Il s'agissait en effet d'une affaire dans lesquelles des questions de principe touchant à la liberté d'expression et d'information étaient en jeu.

 

Acte V

Fin juin, nouvelle surprise : je reçois une convocation pour me présenter en qualité d'accusé devant le Tribunal de police le vendredi 16 juillet 2010, à 8 h. 30. Je contacte immédiatement Massimo pour savoir s'il a reçu la même convocation. Ce n'est pas le cas. Je contacte d'autre part mon avocat, Me Bayenet, lequel demande à voir à son tour le rapport de contravention détaillé; il apprend à cette occasion que l'affaire concernant Massimo est désormais classée et que je suis donc, des 3 personnes qui ont participé à la distribution de tract incriminée et fait l'objet d'un relevé d'identité, le seul à être convoqué en tant qu'accusé devant le Tribunal de police ! Mes deux autres camarades seront évidemment présents lors de cette séance du Tribunal de police en tant que témoins, mais après le rapport de contravention erroné de la police, il apparaît - indépendamment du fond de l'affaire qui est une atteinte à la liberté d'expression et un abus d'autorité caractérisé de la part de la police, que la justice elle-même semble fonctionner à la tête du client et ignore le principe de l'égalité de traitement !

 

Eric Decarro (18.4.2010)



[1] Le visionnement du téléjournal de Léman Bleu en date du 12 février confirmera entièrement nos dires : nous n’empêchions nullement les clients d’entrer dans l’établissement et ne provoquions aucun attroupement sur la place du Molard.

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10/07/2010

La manif du jour !

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des conventions collectives de travail (CCT) samedi 10 juillet à 14h devant l'aéroport

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Le personnel de ISS Aviation sera en grève ce week-end et vous invite à participer à la

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des

conventions collectives de travail (CCT)

 

 

samedi 10 juillet à 14h devant l’aéroport

(niveau départ)

06 juillet 2010

Pourquoi ce problème ?

Depuis des années, ISS a 2 CCT : une pour les employés fixes travaillant au moins 20h par semaine et une autre pour les employés payés à l’heure travaillant moins de 20h par semaine. Mais bien qu’elle les ait signées, ISS ne respectait pas ces CCT : elle payait à l’heure près des 2 tiers de son personnel en les faisant travailler comme des fixes, 30 à 40h par semaine, parfois plus.

Qu’a fait le SSP ?

Le SSP a voulu négocier avec ISS la régularisation du personnel concerné. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux Prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits. C’est alors qu’ISS a dénoncé les CCT pour le 30 juin 2010. Depuis cette date, le personnel est soumis à des contrats individuels, dont les conditions sont nettement inférieures à celles des CCT (de 200.- à 1’350.- CHF selon l’âge). Seule nuance : les employés qui étaient déjà payés au mois gardent leurs conditions actuelles. Les autres perdent leurs droits et les nouveaux engagés le sont aux salaires amputés. Ultimes négociations Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF ! Le personnel a refusé cette farce et confirmé la grève, malgré les manoeuvres d’ISS pour influencer le vote.

Campagne de désinformation

Comme pour Swissport, la plupart des médias a relayé les mensonges de l’employeur. On se rappelle des « 7 grévistes » qui bloquaient l’aéroport en janvier… Aujourd’hui ISS prétend que le SSP demande des augmentations de 30%. Faux : les employés ne réclament qu’une seule et unique chose, le maintien et le respect de leurs CCT !

Violation de la paix du travail et contournement du droit de grève

Le 21 juin, ISS a remis des contrats individuels aux employés en les forçant à signer avant le 28 juin. Ceci en violation de la paix du travail et des délais légaux de congé. Le 30 juin, ISS a fait venir 30 employés d’ADECCO, une dizaine d’employés d’ISS Zürich et prévu d’autres renforts de Lausanne et Carouge. En doublant ainsi son personnel par des briseurs de grève, ISS viole le droit constutionnel de grève.

Utilisation de la police et bénédiction de M. Longchamp

Pourtant la police n’entend pas faire respecter la Constitution fédérale, soit la plus haute loi du pays. S’il le faut elle interviendra par la force, mais pour protéger… les briseurs de grève. Tout cela avec la bénédiction de M. Longchamp. Depuis décembre 2009, M. Longchamp a été informé des risques de grèves si rien n’était fait pour assainir les conditions de travail à l’aéroport. La première chose qui lui fut demandé était de garantir l’application et l’élargissement des CCT actuelles. En tant que président de l’aéroport et du gouvernement genevois, M. Longchamp préfère attirer les compagnies low coast et laisser casser les CCT existantes. Une façon intéressante de « ne pas intervenir » sur le partenariat social…

Venez soutenir les grévistes, participez à la manifestation de samedi !

 

 

www.sspta.ch www.ssp-vpod.ch

___________________________________________________

www.assmp.org

 

 

 

 

 

 

 

 

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06/07/2010

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des conventions collectives de travail (CCT)

Le personnel de ISS Aviation sera en grève ce week-end et vous invite à participer à la

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des

conventions collectives de travail (CCT)

 

samedi 10 juillet à 14h devant l’aéroport

(niveau départ)


06 juillet 2010

Pourquoi ce problème ?

Depuis des années, ISS a 2 CCT : une pour les employés fixes travaillant au moins 20h par semaine et une autre pour les employés payés à l’heure travaillant moins de 20h par semaine. Mais bien qu’elle les ait signées, ISS ne respectait pas ces CCT : elle payait à l’heure près des 2 tiers de son personnel en les faisant travailler comme des fixes, 30 à 40h par semaine, parfois plus.

Qu’a fait le SSP ?

Le SSP a voulu négocier avec ISS la régularisation du personnel concerné. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux Prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits. C’est alors qu’ISS a dénoncé les CCT pour le 30 juin 2010. Depuis cette date, le personnel est soumis à des contrats individuels, dont les conditions sont nettement inférieures à celles des CCT (de 200.- à 1’350.- CHF selon l’âge). Seule nuance : les employés qui étaient déjà payés au mois gardent leurs conditions actuelles. Les autres perdent leurs droits et les nouveaux engagés le sont aux salaires amputés. Ultimes négociations Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF ! Le personnel a refusé cette farce et confirmé la grève, malgré les manoeuvres d’ISS pour influencer le vote.

Campagne de désinformation

Comme pour Swissport, la plupart des médias a relayé les mensonges de l’employeur. On se rappelle des « 7 grévistes » qui bloquaient l’aéroport en janvier… Aujourd’hui ISS prétend que le SSP demande des augmentations de 30%. Faux : les employés ne réclament qu’une seule et unique chose, le maintien et le respect de leurs CCT !

Violation de la paix du travail et contournement du droit de grève

Le 21 juin, ISS a remis des contrats individuels aux employés en les forçant à signer avant le 28 juin. Ceci en violation de la paix du travail et des délais légaux de congé. Le 30 juin, ISS a fait venir 30 employés d’ADECCO, une dizaine d’employés d’ISS Zürich et prévu d’autres renforts de Lausanne et Carouge. En doublant ainsi son personnel par des briseurs de grève, ISS viole le droit constutionnel de grève.

Utilisation de la police et bénédiction de M. Longchamp

Pourtant la police n’entend pas faire respecter la Constitution fédérale, soit la plus haute loi du pays. S’il le faut elle interviendra par la force, mais pour protéger… les briseurs de grève. Tout cela avec la bénédiction de M. Longchamp. Depuis décembre 2009, M. Longchamp a été informé des risques de grèves si rien n’était fait pour assainir les conditions de travail à l’aéroport. La première chose qui lui fut demandé était de garantir l’application et l’élargissement des CCT actuelles. En tant que président de l’aéroport et du gouvernement genevois, M. Longchamp préfère attirer les compagnies low coast et laisser casser les CCT existantes. Une façon intéressante de « ne pas intervenir » sur le partenariat social…

Venez soutenir les grévistes, participez à la manifestation de samedi !

 

 

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04/07/2010

Murad AKINCILAR, il est arrivé à Genève

Murad AKINCILAR, il est arrivé à Genève le samedi matin 11h30.

 

 

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Chère, cher Collègue et Ami-e, Madame, Monsieur,

 

Une conférence débat sera organisée le mardi 6 juillet 2010, dès 18h30 sur le thème de «  le dernier tournant de la démocratie en Turquie ». Murad Akincilar donnera cette conférence. Elle aura lieu dans la grande salle (salle Daniel Marco) du syndicat Unia région Genève.

 

 

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À cette occasion, le comité de soutien se réjouit d’organiser une rencontre avec Murad. Vous avez été nombreux-ses à le soutenir, lui qui a subi 8 mois d’emprisonnement et finalement il a pu retrouver sa liberté, son épouse et toute sa famille et ses amis-es. Grâce à cet élan de solidarité qui a regroupé des milliers de personnes individuelles ou au travers des partis, des syndicats, des organisations de la défense des droits humains a permis de soutenir Murad et sa famille. Les autorités fédérale, cantonale et municipale, des élus de divers milieux politiques, des parlementaires de l’Union européenne, des élus des parlements nationaux, des syndicats de divers pays ont montré que la solidarité a un sens et en plus elle peut être efficace.

Un apéro sera offert à l’issue de cette conférence.

Avec toutes nos salutations cordiales et en nous réjouissant de vous rencontrer à cette occasion.

 

 

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Pour le comité de soutien à Murad Akincilar

Jamshid Pouranpir


5 chemin du Surinam


1203 Genève

Tél : 022 949 12 00

SMS : 079 827 86 27

Fax : 022 949 12 20

============================================================

Maiosn Populaire de Genève

www.assmp.org


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01/07/2010

17ème anniversaire du massacre des intellectuels alévis par les islamistes


17ème anniversaire du massacre des intellectuels alévis par les islamistes

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Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l’hôtel Madımak à Sivas


Comment peut-on oublier cette date ? 37 célébrités furent brûlées à Sivas, dans l’hôtel Madimak incendié, le 2 juillet 1993, par des intégristes islamistes.
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Une festivité fut organisée le premier et second juillet 1993 en hommage au Pir Sultan Abdal (XVIe siècle), représentant de la littérature alévie en Anatolie.

Pir Sultan était un abdal (derviche dans l’Alévisme) et un grand poète. Le gouverneur de la ville de Sivas, Hizir pasha, l’a fait pendre car on l’a accusé de soutenir les séfévides (dynastie iranienne). Pir Sultan n’était pas seulement un abdal comme les autres, tranquillement assis dans son tekke (couvent), il était avec le peuple et voyait les souffrances du peuple.

Plusieurs chanteurs, écrivains, journalistes,… ont participé aux festivités. Les Alévis ont dansé le Semah, ont fait le Cem,…bref tout se déroulait comme prévu le premier juillet… sauf que personne n’a remarqué les regards noirs des espions.

Le second jour fut un désastre : un vendredi, jour saint des musulmans, les islamistes, après l’ablution et la prière à la mosquée, ont mis le feu à l’hôtel Madimak où logeaient les participants à la festivité alévie.

Le but était en effet, la mort d’Aziz Nesin, écrivain alévi qui, soi-disant, a publié un livre de Salman Rüstü insultant la femme du prophète. Cependant celui-ci a survécu (est décédé en 1995) et ce fut 37 autres intellectuels qui moururent brûlés dans cet incendie que nul n’a empêchée, que nul n’a tentée d’éteindre.

Ni pompier, ni police, ni gendarme,… étaient là. Toute la foule a écouté les hurlements de souffrance et de douleur venant de l’intérieur, les cris d’horreur demandant du secours, les pleurs des innocents,…

C’est quand même honteux d’avoir tué 37 personnes pour une seule. Cette honte se renforce avec la rénovation, grâce aux crédits empruntés à l’Etat, de cet hôtel qui est toujours en usage de même qu’une rôtisserie. Qui est donc le coupable de ce crime ? Aziz Nesin ? Les islamistes ? L’Etat ?

Peu importe le(s) coupable(s). Quel serait l’intérêt de les châtier une fois que le monde a perdu 37 êtres chers.

Cela fait aujourd’hui seize ans que sont mort ceux-ci. Eux, ils sont morts une seule fois, or nous, nous mourrons tous les jours, en particulier tous les 2 juillet. Nous mourrons de honte, de la honte du pays qui ose toujours se dire laïque.

Dans ces derniers temps, on entend souvent parler d’un projet concernant la transformation de l’hôtel Madimak en un musée. J’encourage vivement la réalisation de ce projet car, effectivement, ce serait le seul moyen de purger le pays de cette honte.

Plus, on essaye d’oublier ce mauvais souvenir, plus ce sentiment de honte grandit en nous. C’est pourquoi, il vaut mieux se confronter avec nos sentiments, nos souvenirs, que de les oublier. Et seul le musée de Madimak pourra nous permettre d’apaiser la douleur que l’on ressent en se souvenant des faits.

Eylem Aydemir

Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l’hôtel Madımak à Sivas

LE POGROM DE SIVAS ANNONCE UNE GUERRE DES SECTES EN TURQUIE

L’alarmante monté du fondamentalisme islamique en Turquie, encouragé par la campagne ultra-nationaliste et conservatrice de Ciller, fut marquée le 2 juillet par un incendie criminel dans un hôtel provoquant la mort de 37 personnes et causant des blessures à 60 autres dans la ville de Sivas, située au centre de l’Anatolie. Toutes les victimes étaient des invités, y compris les auteurs et poètes qui assistaient à un festival culturel pour commémorer la mémoire du leader alévi, Pir Sultan Abdal, exécuté au 16e siècle par les leaders ottomans.

Les émeutes de Sivas constituent l’incident violent le plus grave de la Turquie laïque, mais peuplée principalement par des musulmans, depuis 1978, lorsque sont mortes 117 personnes au cours d’une émeute sunni à Kahramanmaras.

Comme il a été expliqué dans les précédents numéros d’Info-Türk, les groupes radicaux de la majorité sunni en Turquie s’étaient préparés pour une guerre sainte contre la minorité alévi et les principales personnalités laïques.

Il convient de signaler que les incidents se sont produits dans une ville où la municipalité appartient au fondamentaliste Parti du Bien-être (RP). Les fondations établies et soutenues par le maire de Sivas, et membre du RP, sont les centres principaux des activités anti-laïques. La Chambre de Commerce provinciale fait savoir que la municipalité n’accorde pas l’autorisation d’agir ou crée des difficultés à ceux qui ne font pas des dons à ces communautés.

A Sivas réside également une importante communauté alévi. Lorsque celle-ci a commencé à organiser une série de fêtes à la mémoire de Pir Sultan Abdal, les représentants du RP ont tenté de provoquer une confrontation avec les sunnis. Des dépliants signés par les "Musulmans" et les "Musulmans de Turquie" lançant un appel à la "guerre sainte" ont été distribués avant le début des festivités.

Les autorités de l’Etat, malgré les avertissements de la population locale, n’ont prit aucune mesure et ont permis aux groupes fondamentalistes de commettre une des atrocités les plus honteuses de l’histoire de la République.

La présence de l’écrivain Aziz Nesin à Sivas servit de prétexte pour inciter les gens à l’émeute. Il était déjà la cible des fondamentalistes pour avoir publié des passages du polémique livre de Salman Rushdie, Les Versets Sataniques dans le quotidien Aydinlik, dont il est rédacteur en chef. Les bureaux d’Aydinlik à Istanbul, Izmir et Diyarbakir avaient été attaqués et détruits par les manifestants fondamentalistes en mai et juin, après la publication des extraits.

Un jour avant les émeutes, les journaux locaux avaient attaqué Nesin pour les remarques qu’il avait faites au cours d’un discours prononcé pendant le festival où il critiquait l’Islam et se déclarait non croyant. Selon les observateurs, sans le prétexte Nesin il se serait produit un autre incident, faisant sortir une fois de plus les fondamentalistes de Sivas dans la rue et les dirigeant contre les alévis.

Provoqué encore pendant les prières de vendredi, un groupe initial de quelque 500-600 personnes a entrepris une marche dans les rues de la ville chantant des slogans contre Nesin et le gouverneur, Ahmet Karabilgin, qui fit ériger récemment un monument en l’honneur de Pir Sultan Abdal devant le centre culturel de la ville. Progressivement, les manifestants ont pris de la force et se sont dirigés vers l’Hôtel Madimak où logeaient Nesin et les autres invités du festival Pir Sultan Abdal.

Ils ont tout d’abord attaqué l’hôtel avec des pierres et des bâtons. Des hommes ont essayé de grimper jusqu’aux balcons du premier étage. Des milliers de personnes scandaient des slogans en faveur de l’Islam. En état de siège, Aziz Nesin et d’autres intellectuels qui se trouvaient dans l’hôtel ont appelé plusieurs fois le leader du SHP et le vice-Premier Ministre Erdal Inönü, leur demandant d’ordonner aux forces de sécurité de faire cesser l’attaque, mais aucune aide n’arriva. Personne n’arrêta les et les forces de sécurité n’ont pas été dirigées d’une manière coordonnée et active. Par la suite on comprit qu’une telle attitude de la part des autorités était due aux instructions et suggestions provenant d’Ankara, et plus particulièrement du Président de la République.

Finalement, le soir, un groupe de manifestants mit le feu à l’hôtel. "C’est le feu de l’enfer", criaient les manifestants.

Bien qu’Aziz Nesin fut sauvé au dernier moment et put quitter Sivas escorté par la police, d’autres hôtes, y compris des auteurs distingués comme Asim Bezirci, Muhlis Akarsu et Nesimi Cimen sont morts dans l’incendie. La plupart des victimes étaient membres d’un groupe Semah (danse traditionnelle alévi), qui se trouvait sur les lieux pour assister au festival Pir Sultan Abdal.

Pendant ce temps, les manifestants s’attaquaient au monument de Pir Sultan Abdal qui venait d’être érigé, le précipitaient à terre pour l’y détruire.

Les autorités de l’Etat, qui n’ont pris aucune mesure pour éviter le massacre, au lieu d’en poursuivre les instigateurs, tentèrent d’accuser Aziz Nesin d’avoir incité les gens à l’émeute par ses déclarations contre l’Islam.

Le Premier Ministre Ciller a même choqué tout le monde au Parlement lorsqu’elle minimisa l’incident et affirma que l’hôtel avait été brûlé par son propriétaire. Aussi bien elle que les ministres du DYP formant partie de son gouvernement n’ont à aucun moment prononcé un seul mot exprimant du regret pour les incidents. Ils ont même refusé d’assister aux funérailles des victimes.

En fait, Ciller elle-même est une des grandes responsables de la récente éruption de violence fondamentaliste. Dans ses provocants discours, lors de la convention d’urgence du Parti de la Juste Voie (DYP) où elle fut nommée présidente, elle exprimait fréquemment le désir "d’entendre l’appel islamique à la prière (ezan) dans chaque quartier turc" et faisait constamment allusion à Allah, l’Islam et le drapeau turc.

La colère de la communauté alévi est si profonde que lors des funérailles célébrées à Ankara le 6 juillet, le leader du SHP et vice-Premier Ministre Inönü a été hué par quelque 20.000 personnes, et sa tentative de s’adresser à la foule s’est vue interrompue par de vives protestations. Lors des élections de 1991, les Alévis avaient soutenu le SHP, et dans le gouvernement de coalition DYP-SHP plusieurs personnalités alévis étaient devenues ministres.

Les leaders alévis ont déclaré : "Le gouvernement est responsable de l’incendie criminel et la violence réactionnaire pro-Shariah. Le SHP se montre insensible aux agressions fondamentalistes et ce dans l’intérêt de leurs sièges ministériels. Le gouvernement n’a exprimé officiellement aucun regret, ou excuse, pour le sanglant incident. L’Etat, la police, les soldats, le gouvernement et le parti [SHP], portent tous une part de responsabilité. Les ministres du SHP devraient démissionner immédiatement".

Ne prêtant pas attention à la colère croissante, l’Etat poursuit sa discrimination envers Alévis et accentue son soutien à la majorité sunni.

Le quotidien Aydinlik rapportait les 14 et 15 août que des villageois sunnis recevaient des armés et étaient entraînes au le troisième quartier général de l’armée, dans la province d’Erzincan pour, semble-t-il, être utilisés contre les Alévis locaux. Les Sunnis armés ont commencé à surveiller les routes principales pendant la nuit. Les villageois bloquent ces routes et demandent les papiers d’identité aux conducteurs et aux passagers de tous les véhicules. Après un raid de la guérilla kurde à Uluköy, Erzincan, les lignes téléphoniques d’au moins cinq villages alévis de la zone ont été coupées.

L’échec du gouvernement dans la prévention des attaques sunnis contre les Alévis a soulevé une grande colère dans la communauté. Maintenant, réagissant contre l’horreur de Sivas, les 20 millions d’Alévis turcs, qui jusqu’à présent se situaient au centre-gauche, pourraient adopter une position plus radicale et faire opposition aux côtés des Kurdes.

http://www.info-turk.be/201-202.F.htm

 

Maison Populaire de Genève

Demir SONMEZ

www.assmp.org

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Rencontre secrète entre un ministre israélien et un ministre turc



Le ministre israélien du Commerce, Benjamin Ben Eliezer, a rencontré secrètement le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, pour tenter d'améliorer les relations entre les deux pays, actuellement au plus bas, ont révélé mercredi soir des médias israéliens.

La chaîne de télévision turque NTV a elle aussi fait état de la rencontre.

Ces informations ont été confirmées pour l'essentiel par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a déclaré avoir autorisé une telle rencontre. Elles ont en revanche suscité la colère du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, qui a violemment protesté contre le fait que la rencontre avait eu lieu à son insu.

Interrogés par l'AFP, des collaborateurs de M. Davutoglu et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont refusé de confirmer ou de démentir la tenue d'une rencontre entre MM. Ben Eliezer et Davutoglu.

Selon la télévision israélienne Channel 2, M. Ben Eliezer, qui a de bons rapports personnels avec M. Davutoglu, l'a rencontré il y a quelques jours quelque part en Europe. Channel 2 n'a pas fourni de détails sur la réunion.

Le site internet du quotidien israélien Haaretz a déclaré qu'elle s'était déroulée en Suisse.

Selon la télévision turque NTV, MM. Davutoglu et Ben Eliezer se sont rencontrés pendant plus de deux heures mercredi dans une suite d'un hôtel de Bruxelles, où le chef de la diplomatie turque se trouvait pour discuter des négociations en vue de l'adhésion de son pays à l'Union européenne.

Il s'agit de la première rencontre israélo-turque au niveau ministériel depuis l'arraisonnement le 31 mai par la marine israélienne d'une flottille internationale qui tentait de forcer le blocus de la bande de Gaza. Au cours d'affrontements survenus sur le navire amiral de la flottille, le bateau turc Mavi Marmara, neuf militants turcs avaient été tués.

L'affaire de la flottille a encore détérioré les relations déjà très mauvaises entre les deux anciens alliés. Ankara a rappelé son ambassadeur et annulé trois manoeuvres militaires conjointes.

Le bureau de M. Lieberman a déclaré dans la soirée que la rencontre israélo-turque avait eu lieu sans que le ministère israélien des Affaires étrangères en ait été informé et sans son approbation.

"Le ministre des Affaires étrangères considère comme grave le fait que cela s'est produit sans que le ministère en soit informé", indique le communiqué, qui ne mentionne pas les noms de M. Ben Eliezer et de M. Davutoglu.

"C'est une insulte aux normes de comportement communément acceptées et un coup sévère à la confiance entre le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre", déclare le communiqué.

Le bureau de M. Netanyahu a indiqué pour sa part que le Premier ministre avait approuvé une demande de M. Ben Eliezer d'avoir une rencontre non officielle avec "une personnalité turque". Dans un communiqué, il a attribué à "des raisons techniques" l'absence de coordination avec le ministère des Affaires étrangères.

Selon la télévision turque NTV, MM. Davutoglu et Ben Eliezer sont convenus de garder leur rencontre secrète, de ne communiquer le contenu de leur entretien qu'à leurs Premiers ministres respectifs et de se revoir secrètement à une date indéterminée.

La rencontre a été cachée au négociateur en chef turc Egemen Bagis et au ministre de l'Agriculture Mehdi Eker, qui se trouvaient à Bruxelles avec M. Davutoglu, indique NTV, qui ne cite pas de source.

Selon la chaîne turque, les deux ministres ont discuté des moyens de réparer les relations bilatérales, et M. Davutoglu a réitéré la position d'Ankara selon laquelle Israël doit présenter des excuses pour l'arraisonnement du Mavi Marmara. (AFP, 30 juin 2010)

20:17 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |