• WikiLeaks: Aide de la Turquie aux militants d'Al-Qaïda en Irak?

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    L
    es Etats-Unis s'évertuaient vendredi à devancer un nouveau tourbillon de révélations par WikiLeaks, s'adressant à leurs alliés et partenaires partout dans le monde dans l'espoir de limiter l'impact de fuites potentiellement embarrassantes.

    Washington, qui a admis se préparer "au pire scénario", avait annoncé mercredi que les services diplomatiques américains avaient entrepris de préparer des gouvernements étrangers à la publications prochaine de documents secrets par WikiLeaks susceptibles de créer des "tensions" avec eux.

    A Ankara, un diplomate turc de haut rang a indiqué que la Turquie avait également été mise au courant.

    A Bagdad, l'ambassadeur des Etats-Unis, James Jeffrey, a affirmé vendredi que sa mission était "inquiète", face à des révélations susceptibles de saper "des discussions de confiance".

    Le site spécialisé dans la révélation de documents confidentiels a promis lundi de mettre en ligne sept fois plus de documents confidentiels que les 400.000 récemment publiés sur la guerre en Irak.

    Le département d'Etat américain a indiqué s'attendre à la publication de câbles diplomatiques concernant "un large éventail de dossiers et de pays".

    Les premières fuites de WikiLeaks, en juillet sur l'Afghanistan, contenaient peu d'importantes révélations, et celles émanant d'Irak se concentraient en majorité sur des exactions commises entre différentes factions irakiennes.

    Washington pourrait être plus embarrassé par la divulgation de documents rédigés par ses diplomates, en particulier s'ils mettent en cause des partenaires étrangers des Etats-Unis.

    Selon un haut responsable israélien, Israël, dont Washington est le plus important allié, a été informé que ces fuites de câbles diplomatiques pourraient porter sur des rapports confidentiels adressés par l'ambassade américaine à des responsables israéliens.

    A Moscou, le quotidien Kommersant a affirmé que ces fuites comportaient des appréciations "désagréables" qui pourraient blesser Moscou.

    Ces révélations "peuvent provoquer une brouille entre les Etats-Unis et la Russie", tout comme avec la moitié des pays de la planète, écrit le quotidien.

    Mais le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pris de haut ces informations, demandant aux journalistes qui l'interrogeant sur ce dossier pourquoi ils s'intéressaient "à des petits voleurs qui courent sur Internet".

    A Rome, le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini a été prévenu par Washington que des documents concernaient l'Italie, le gouvernement italien a aussi fait état de "possibles répercussions négatives" pour son pays.

    Des responsables en Grande-Bretagne, mais aussi en Norvège, au Danemark et en Finlande, ont aussi indiqué que leurs pays avaient été informés par les Etats-Unis.

    A Helsinki notamment, l'ambassade américaine a indiqué aux autorités finlandaises qu'elle pensait que cette publication allait être "la plus grave", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Anna Wickstom-Noejgaard. (AFP, 26 nov 2010)

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  • MÊMES DROITS POUR TOUTES ET TOUS BARRONS LA ROUTE AU RACISME ! Manifestation mardi 30 novembre 2010

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    MÊMES DROITS POUR TOUTES ET TOUS BARRONS LA ROUTE AU RACISME ! Manifestation mardi 30 novembre 2010


    Manifestation mardi 30 novembre 2010 Départ de la manifestation à 17h30


     

    Lausanne : devant les marches de l’église St-François

    Neuchâtel : à la place Pury

    Yverdon : Place Pestalozzi

    Sion : Place de la Planta

    Genève : place de Neuve

    Fribourg : place Georges Python

    La Chaux-de-Fonds : devant L’Espacité

    Berne : devant le Parlement

     

    Toutes et tous des moutons noirs criminels étrangers !

    photo :http://www.lecourrier.ch/index.php ?name=NewsPaperPDF

    L’acceptation par une majorité de citoyennes et citoyens le 28 novembre 2010 de l’initiative UDC est révoltante ! Hier des politiciens de l’UDC faisaient passer une initiative honteuse en prétextant une « islamisation rampante » de la Suisse, aujourd’hui l’UDC et le parlement continuent à stigmatiser les étrangers-ères : ils attisent les peurs et renforcent les préjugés en rendant les étrangers-ères responsables des crises que traverse notre société.

    Avec l’acceptation de cette initiative, les droits fondamentaux des êtres humains sont une fois de plus bafoués en Suisse : le principe même d’égalité est cassé. Les étrangers-ères seront à l’avenir encore plus perçu-e-s et traité-e-s comme des citoyen-ne-s de seconde zone avec les conséquences terribles qu’une telle discrimination implique.

    Afin d’enrayer cette dangereuse logique raciste et discriminatoire, nous nous devons de marquer notre solidarité avec tou-te.s les étrangers-ères : ils et elles ne doivent pas être pris-e-s pour des boucs émissaires. Les Suisses qui voient en eux et elles la source de tous leurs maux se trompent de colère : les étrangers-ères ne sont responsables ni de la criminalité, ni du chômage, ni de la pénurie de logements, ni de la baisse des retraites ! Ils et elles n’ont pas à payer de leur dignité et de leurs droits les crises que nous traversons !

    Parce que nous refusons le racisme et les discriminations,

    Parce que tous les êtres humains doivent avoir les mêmes droits,

    Pour marquer notre solidarité avec nos ami-e-s, voisin-e-s, membres de la

    famille et collègues « étrangers-ères »,

    Venez nombreux-eus-es à cette manifestation pour clamer votre indignation !

     

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  • UN DIMANCHE NOIRE POUR LA SUISSE

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    Un dimanche en couleur pour Genève mais pour la Suisse un dimanche noir, les moutons noire et travailleur-e-s ont gagnée une belle victoire à Genève, Je félicite et remercies à tous ceux et toutes celles qui se sont mobilisées,soutiens pour cette votation.

    Manifestation cette après midi contre l'initiative de l'UDC acceptés (l'initiative sur le renvoi) par la fédéral votation au place neuve.

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    UNE JOURNÉE NOIRE POUR LES DROITS HUMAINS EN SUISSE

     

    La Section suisse d'Amnesty International est profondément choquée par le résultat de la votation sur le renvoi des étrangers criminels. Des dispositions violant les droits humains n'ont rien à faire dans notre Constitution. Les initiants ont une nouvelle fois abusé du droit d'initiative dans le but d'augmenter leur capital politique par des propos xénophobes. L'initiative ne sera pas applicable dans bon nombre de situations et ne renforcera en rien la sécurité publique. Il n'y avait aucun besoin d'une nouvelle norme constitutionnelle dès lors que le droit actuel permet déjà d'expulser de notre pays les criminels étrangers condamnés. Amnesty International va maintenant suivre attentivement la mise en oeuvre du nouvel article constitutionnel et se mobilisera à chaque fois qu'une décision d'expulsion menacera le principe de non-refoulement.

     

    L'acceptation de l'initiative sur le renvoi fait de ce dimanche une journée noire pour les droits humains en Suisse. L'initiative viole non seulement diverses conventions internationales, comme la Convention européenne des droits de l'homme, le Pacte 2 de l'ONU, la Convention relative aux droits de l'enfant ou l'accord de libre circulation des personnes conclu avec l'Union européenne, mais elle est également contraire au principe de proportionnalité et à celui de l'interdiction de toute forme de discrimination, inscrits dans la Constitution fédérale. Le renvoi automatique peut conduire à une violation du principe de non-refoulement, ancré dans le droit international impératif, et selon lequel nul ne peut être renvoyé dans un pays dans lequel il risque la torture ou la peine de mort. C'est pourquoi Amnesty International déplore que le Parlement n'ait pas eu le courage d'invalider l'initiative.

     

    «Il n'a pas été possible de placer les droits humains au coeur du débat», a déploré Daniel Bolomey, Secrétaire général de la Section suisse d'Amnesty International. «Le résultat du vote montre qu'une large tranche de la population craint pour sa sécurité, mais celle-ci ne sera pourtant assurée que si la Constitution et les droits humains sont respectés. Les initiants ont à nouveau trompé la population et augmenté leur capital politique par des propos xénophobes. Non seulement le texte adopté est contraire au droit, mais il est en plus inefficace.»

    Amnesty International estime que l'initiative sera inapplicable dans de très nombreux cas, soit parce qu'elle contreviendra au principe du non-refoulement qui relève du droit international impératif, soit parce que tout simplement l'exécution du renvoi sera impossible. «Le nouvel article constitutionnel ne sera d'aucune utilité dans toutes les situations où la nationalité de la personne concernée n'est pas établie ou lorsque le pays d'origine refuse de réaccepter ses ressortissants faute d'une convention bilatérale de réadmission», a ajouté Daniel Bolomey.

    Amnesty International craint que l'image de la Suisse, qui se veut le chantre des droits humains au niveau mondial, ne soit passablement écornée sur la scène internationale au moment où elle assure la présidence de l'Assemblée générale des Nations unies. Plus grave encore, elle donne un très mauvais signal aux pays voisins qui pourraient être tentés de suivre son exemple.

    Amnesty International va maintenant surveiller de près la mise en oeuvre du nouvel article constitutionnel et n'hésitera pas à se mobiliser à chaque fois que le principe de non-refoulement sera menacé.

    http://www.amnesty.ch/fr/pays/europe-asie-centrale/suisse/docs/2010/acceptation-initiative-renvoi-etrangers-criminels

     

     

     

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  • Appel à soutenir la Sociologue turque Pinar SELEK

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     L'écrivaine et sociologue turque Pinar Selek, actuellement boursière du centre PEN Allemagne, dans le cadre du programme „Ecrivains en exil", est une avocate passionnée des groupes socialement défavorisés et marginalisés, comme les enfants de la rue, et une militante engagée pour les droits des minorités ethniques kurdes et arménienne. Elle est l'auteure d'études et enquêtes sociologiques, publiées et même rééditées en Turquie ainsi que de contes pour enfants. Elle travaille actuellement à la rédaction d'un roman. Au mois de mars la maison d'édition berlinoise Orlanda Verlag publie la traduction allemande de son livre „L'homme choyé, l'homme dressé à être un homme", qui traite de l'influence du service militaire sur la vie familiale.

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    Appel à signer la pétition de soutien à Pinar Selek

    POUR SIGNEZ LA PETITION

    http://www.ps-signup.de/

    A la fin des années 90, injustement accusée de soutenir le PKK, Pinar Selek est arrêtée, durement torturée et emprisonnée en détention préventive pendant deux ans et demi. Ce n'est qu'en prison, un mois après son arrestation qu'elle est accusée d'avoir posé une bombe dans le Bazar aux Epices d'Istanbul. Le procès s'étire sur plus de huit ans. Après que de nombreuses expertises aient confirmé que l'explosion du Bazar ne résultait pas d'une bombe mais bien d'une bouteille de gaz liquide défectueuse et que le témoin à charge, sur qui reposait le chef d'accusation, ait rétracté son témoignage obtenu sous la torture, Pinar Selek est acquittée en 2006. Pourtant au début de l'année dernière, sous prétexte d'une erreur de procédure, le dossier est porté devant la Cour de Cassation. Le nom lieu est alors levé, contre l'avis du Procureur de la République de la même Cour qui s'opposait à la réouverture du procès. Le 8 février 2010, nous avons appris que la tristement célèbre 9. Chambre Correctionnelle de la Haute Cour de cassation à Ankara, réclame une peine d'emprisonnement à vie à l'encontre de Pinar Selek.

    Au cours des dix dernières années, Pinar est devenue une icone de ce que la Turquie compte aujourd'hui de forces vives et démocratiques. Selon toute évidence, des forces antidémocratiques au sein de l'appareil judiciaire turc usent de leur influence pour condamner définitivement une écrivaine courageuse au silence. Distinguée par le centre PEN turc qui lui a attribué cette année le prix Duygu-Asena, Pinar Selek n'a malheureusement pu assister à la cérémonie organisée en son honneur.

    Dans quelques jours, le jugement sera prononcé et plus que jamais Pinar Selek a besoin d'un large soutien en Turquie et dans le monde. Tout au long du procès des personnalités publiques telles que Orhan Pamuk, Yasar Kemal, Noam Chomsky et Claudia Roth se sont engagées pour Pinar Selek. La presse progressiste turque se fait largement l'écho de cette affaire et multiplie ces jours-ci articles et prises de position. Une très longue liste comprenant les noms de nombreuses associations et organisations turques et internationales ainsi que les noms de nombreuses personnalités ayant signé la pétition de soutien se trouve sur le site web de Pinar Selek http://www.pinarselek.com. Le centre P.E.N.Allemagne a invité les écrivains, artistes, politiciens et autres personnalités de la vie publique à apporter leur soutien à Pinar Selek en ajoutant leur nom à cette pétition. Jusqu'à présent, l'appel de P.E.N-Allemagne a été signé par Günter Grass, Heiner Geißler, Christa Wolf, Günter Wallraff, Wolfgang Thierse, Rüdiger Safranski, Fatih Akin, Ulrike Draesner, Klaus Staeck, Wolfgang Kohlhaase, Leonie Ossowski, Martin Mosebach, Tilman Spengler, Wieland Förster, Joachim Sartorius, Heidemarie Wiezcorek-Zeul, Necla Kelek, Gregor Gysi, Ursula Krechel, Peter Härtling, Hans-Ulrich Treichel, Daniela Dahn, Renan Demirkan et de nombreux autres. Le centre P.E.N. allemand proteste contre l'action arbitraire imminente de la justice turque.

    Nous vous prions d'apporter votre soutien à Pinar Selek en signant cet appel, veuillez envoyer pour cela un simple email à christaschuenke @ mac.com Nous vous remercions chaleureusement de votre soutien, Christa Schuenke Vice Présidente de P.E.N. Allemagne Responsable du programme Ecrivains en exil

    Jusqu'à maintenant 3223 personnes se sont jointes à l'appel pour Pinar Selek. Vous trouverez ci - joint la liste complète des signataires.

    http://www.pen-deutschland.de/htm/aktuelles/pinar-selek,aufruf-franzoesisch.php

    http://www.legrandsoir.info/Appel-a-soutenir-la-Sociologue-turque-Pinar-SELEK.html

     

     

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  • l'affiche du Jour

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    La réponse des enfants à l'affiche de l'UDC

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    Photo prise aujourd'hui Plainpalais

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  • Dix enfants kurdes tués par l’Etat turc en 8 mois

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    Dix enfants kurdes tués par l’Etat turc en 8 mois


    Au moins dix enfants kurdes tués depuis le début du mois d’avril 2010 par les forces de l’ordre ou des explosifs militaires. La dernière victime était une fillette de 6 ans, tuée par un engin explosif à 20 mètres d’un point de garde militaire au Kurdistan de Turquie.


    Les deux frères, Nujiyan et Besir, sont grièvement blessés le 11 novembre à Sirnak, ville kurde au sud de la Turquie, par un engin explosif de nature encore indéterminée, alors qu’ils jouaient sur un terrain militaire à 20 mètres loin d’un point de garde où les soldats prennent la garde chaque jour. Nujiyan, la fillette de 6 ans, a perdu la vie et Besir, son frère de 4 ans, est grièvement blessé. Les autorités n’ont fait aucune déclaration sur l’explosion.

    Les reformes du gouvernement de l’AKP, le parti pour la justice et le développement, n’ont pas corrigé la tragédie des enfants kurdes, victimes de « salle guerre » qui dure depuis 30 ans. En Turquie, les forces de l’ordre bénéficient de l’impunité, souvent critiqué par les organisations de défense des droits de l’homme comme Amnesty International.

    Au moins 15 enfants kurdes sont tués depuis début de l’année 2009, dont 10 au cours de huit derniers mois de l’année en cours, par les forces de l’ordre ou des explosifs militaires, selon l’agence de presse Firat. La première victime était un enfant de 14 ans, Abdulsamet Erip, tué au mois d’avril 2009.

    Selon les organisations des droits de l’homme, au moins 403 enfants kurdes sont tués entre les années 1998 et 2009. Avec la mort de dix enfants en 2010, ce chiffre remonte à 413 enfants. Dramatiquement, la première information de l’année en cours sur la mort d’un enfant kurde par les forces de l’ordre, est tombée au mois d’avril, comme l’année dernière.

    Voici les enfants tués en 2010

    11 Novembre : L’explosion d’un engin dans une zone militaire dans le district d’Idil à Sirnak a tué Nujiyan, (Saliha Rojivan İdem une fillette de 6 ans et a blessé Besir, son frère de 4 ans.

    10 Octobre : Umut Furkan Akcil, un enfant de 7 ans, tué par une bombe de gaz lacrymogène de la police, touché à la tête lors d’une manifestation dans le district de Silopi à Sirnak.

    6 Octobre : Un engin explosif a causé la mort d’Ahmet Imre, un enfant de 12 ans, et a blessé un autre enfant dans le district de Guclukonak, à Sirnak, près d’une zone militaire.

    29 Septembre : Un enfant kurde iranien Isa Kemalizade, 14 ans, tué par les tirs des soldats turcs près de la frontière iranienne dans le district de Yuksekova, à Hakkari.

    17 Septembre : Enver Turan, 15 ans, tué par un officier turc lors d’une manifestation au premier jour de la fête musulmane de l’Aïd al Adha.

    22 Juillet : Canan Saldik, une fille de 16 ans, tué par un tir en pleine tête à Kurubas, un village de Van, alors qu’elle était au pique-nique. Le tir venait de la caserne militaire de Hacibekir.

    22 Juin : L’adolescent de 14 ans, Birhem Basan, percuté par un véhicule blindé de la police à Sirnak, est décédé.

    25 Mai : L’explosion d’un engin, seulement un mètre loin du fil de fer barbelé qui entoure la caserne de Orgeneral Mustafa Muglali, a tué Oguzcan Akyurek, un adolescent de 14 ans et a blessé quatre autres enfants alors qu’ils jouaient sur le terrain. Un soldat aurait jeté un engin explosif, selon les témoins.

    23 Avril : Izettin Boz, 14 ans, tués par un engin de l’armée turque qu’il a trouvé dans le district de Yesilli, à Mardin, alors qu’il faisait paître les moutons.

    2 Avril : Mehmet Nuri Tançoban, un lycéen de 14 ans, tué par les soldats turcs à 10 km de la frontière iranienne dans le village de Hangedik, à Van.

    Par Maxime Demiralp

    Vendredi, 12 Novembre 2010

     

    http://www.assmp.org/spip.php?article530

    http://www.kurdish-info.eu/News-sid-Dix-enfants-kurdes-tu-s-par-l-Etat-turc-en-8-mois-15767.html

     

     

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  • La Turquie discute maintenant du voile islamique à l'école

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    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a jeté un pavé dans la mare en s'abstenant de se prononcer sur le port du foulard islamique à l'école tout en affirmant que cette question brûlante constituera l'un des thèmes de sa campagne aux prochaines élections législatives.

    "J'ai une conception très différente concernant les libertés" individuelles, a-t-il dit mercredi aux journalistes qui l'interpellaient sur des déclarations de la Première dame (voilée) de Turquie qui s'est opposée au port du foulard à l'école primaire, obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans.

    Mme Hayrünnisa Gül porte depuis l'adolescence le "türban", qui couvre la tête et le cou, comme l'épouse de M. Erdogan, Emine, et les femmes et filles de nombre de dirigeants de son parti islamo-conservateur de la justice et du développement (AKP).

    "Le voile ne peut-être porté à l'école primaire", a dit Mme Gül, s'en prenant aux parents "ignorants" de plusieurs élèves qui se sont présentées ainsi vêtues à leurs écoles ces derniers temps dans le but de défier la stricte interdiction frappant le couvre-chef islamique dans l'enseignement primaire.

    Le président Abdullah Gül a aussitôt pris le parti de sa femme, défendant l'interdiction en vigueur dans une Turquie musulmane mais laïque.

    Mais en refusant de dire ouvertement s'il était opposé ou au contraire partisan d'une libéralisation du port du voile à tous les échelons de l'enseignement, "M. Erdogan a vendu la mèche: il souhaite que le +türban+ soit autorisé à l'école", a commenté l'éditorialiste Mehmet Yilmaz dans le journal Hürriyet.

    M. Erdogan, qui dirige la Turquie depuis 2002, a laissé entendre que le débat autour du foulard, que ce soit à l'université, à l'école ou dans la fonction publique, serait l'un des thèmes de campagne de l'AKP pour le scrutin parlementaire prévu pour juin 2011.

    "Les prochaines élections législatives sont très importantes (...) Nous allons lutter avec notre peuple pour que cette question soit clairement prise en compte", a-t-il souligné, sans dire comment il espérait incorporer le sujet dans les lois.

    La formation de M. Erdogan a payé cher deux ans plus tôt une loi qui visait à libéraliser le port du voile à l'université: la réforme avait été déclarée anticonstitutionnelle et l'AKP avait échappé de justesse à une dissolution pour "activités anti-laïques".

    Les laïcs, dont l'armée et la haute magistrature, considèrent le foulard comme un défi à la laïcité et craignent toute mesure qui assouplirait son interdiction dans les administrations et les écoles.

    Selon les sondages, une majorité de Turcs sont pourtant favorables au port du voile à l'Université.

    Fort du soutien populaire à ses modifications constitutionnelles pro-libérales adoptées par référendum en septembre, l'AKP a réussi récemment à assouplir de fait le bannissement à l'université grâce à une démarche du Conseil de l'enseignement supérieur, institution qui imposait autrefois une laïcité très rigide mais qui a été depuis remaniée par l'AKP.

    Pour Kemal Kiliçdaroglu, le chef du parti républicain du peuple (CHP), sensible sur l'interprétation de la laïcité, M. Erdogan va "utiliser" la question du voile dans sa campagne électorale, qui pourrait déboucher en cas d'une victoire de l'AKP - qui n'a perdu aucune élection depuis 2002 - sur "la Constitution civile" qu'il a promis pour remplacer l'actuelle, dictée par les militaires après leur putsch de 1980.

    Un nouveau texte qui ouvrirait les portes au voile en Turquie. (AFP, 11 nov 2010)

     

    http://www.info-turk.be/387.htm#discute

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  • RENVOI DES ETRANGERS CRIMINELS : Non à l’initiative et au contre-projet

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    RENVOI DES ETRANGERS CRIMINELS : Non à l’initiative et au contre-projet

    19 octobre 2010

     

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    La liste des arguments juridiques justifiant le rejet de l’initiative est longue :

    Premièrement, le catalogue de délits systématiquement passibles d’expulsion proposé par les auteurs de l’initiative est arbitraire et sans lien avec la gravité des actes. Ainsi, l’expulsion serait certes applicable en cas de viol, mais aussi en cas de simple effraction sans même qu’il y ait eu vol. De même, l’abus de prestations sociales aurait automatiquement pour effet le renvoi de l’étranger incriminé alors que l’auteur d’un non-paiement d’impôts, de blanchiment d’argent ou d’une escroquerie n’aurait pas à craindre une expulsion.

    Deuxièmement, l’expulsion automatique indépendamment de la gravité de la faute et de la peine encourue constitue une violation grossière du principe de proportionnalité pourtant garantit par la Constitution fédérale. En automatisant l’expulsion, les dispositions proposées vont clairement à l’encontre de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme et violent le principe d’individualisation de la peine.

    Troisièmement, la plupart des étrangers de Suisse ont grandi dans notre pays et le plus grand nombre d’entre eux y sont nés. Après avoir purgé leur peine, ils seraient renvoyés vers un pays qu’ils ne connaissent pas, où ils n’ont peut-être plus d’attaches familiales et sociales et dont ils ne parlent peut-être même pas la langue. Notre société ne peut se dérober devant ses responsabilités : ceux qui sont nés et ont grandi dans ce pays en font partie.

    Quatrièmement, l’initiative insinue que le renvoi d’étrangers criminels n’est actuellement pas possible. Pourtant, aujourd’hui déjà, le renvoi de criminels non résidents et la révocation des autorisations de séjour sont des mesures possibles et pratiquées. Plus de 300 criminels étrangers sont ainsi expulsés annuellement.

    Cinquièmement, l’on sait de manière claire et incontestable que depuis toujours et partout les délinquants sont des hommes jeunes sans formation générale et sans perspective d’avenir. Une statistique fondée non pas sur la nationalité mais sur la formation et le revenu montrerait que c’est la pauvreté, la carence de formation et l’exclusion sociale qui sont les caractéristiques des criminels en Suisse. C’est en combattant ces facteurs que nous aurons une société plus sûre et non pas en excluant.

    Non au contre-projet

    Quant au contre-projet, il ne réussi ni à stopper l’attaque contre les institutions, ni à combattre la stigmatisation des étrangers. Loin s’en faut ! En effet, le contre projet n’est rien d’autre qu’une transcription en termes « juridiquement corrects » de l’initiative de l’UDC. L’original et la copie assimilent de la même manière étrangers et criminalité. Ils prévoient tous deux la double peine pour les étrangers. La différence entre ces textes ? La liste des infractions impliquant l’expulsion et les catégories d’étrangers concernés. Dans le contre projet, la discrimination ne concerne plus que les extra-européens. Les accords bilatéraux sont ainsi saufs, mais au prix d’une scandaleuse introduction de la discrimination à l’égard d’une partie des étrangers dans la Constitution fédérale

    Le rappel du principe de proportionnalité dans le contre-projet n’est que purement déclamatoire et de nature esthétique. Il n’a, dans les faits, aucune portée, dès lors que la sanction, c’est-à-dire l’expulsion, est obligatoire et sans possibilité d’appréciation du juge.

    Quant à l’article constitutionnel relatif à la politique d’intégration, il n’apporte rien de concret qui puisse stimuler les communes, les cantons ou la Confédération à mettre sur pied une réelle et puissante politique d’intégration. En tout cas, il n’a rien de révolutionnaire ou de novateur qui permette d’imaginer un seul instant d’entrer en matière sur une remise en cause des principes de non-discrimination et de proportionnalité dans la Constitution fédérale elle-même.

    Au final, voter 2 x NON le 28 novembre prochain c’est :

    • refuser la discrimination à l’égard des étrangers • refuser la double peine pour tout ou une partie des étrangers

    Mais aussi :

    • défendre l’Etat de droit dans l’intérêt de chacun • refuser l’affaiblissement du principe constitutionnel de la proportionnalité • refuser une constitution qui multiplie les dispositions discriminatoires

    enfin

    • réaffirmer la nécessité de dire aux sorciers xénophobes : « ça suffit ! »

    Carlo Sommaruga, Conseiller national

    http://www.carlosommaruga.ch/spip.php?article371

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  • Debout pour le journalisme en 2010!

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    Sans oublier la situation en Turquie, les journalistes européens sont debout pour le journalisme

     

     

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    Aujourd'hui, la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et ses membres, les syndicats et les associations de journalistes à travers l'Europe, profitent de la journée « Debout pour le journalisme » pour raviver l'esprit de mission et de solidarité dans le travail des journalistes.

    "Chaque 5 novembre, les journalistes participent à cette journée « Debout pour le journalisme» partout en Europe. Ils rejettent la pression commerciale, l'ingérence politique et les attaques sur les droits de travail ", a déclaré le Président de la FEJ, Arne König. "Les journalistes prennent position pour défendre des principes clés - les droits d'auteurs, l'indépendance rédactionnelle, le droit à des conditions de travail décentes et le droit à l'organisation syndicale. Tous ces éléments sont primordiaux pour gagner la confiance du public dans le journalisme en tant que force pour la démocratie. "

    La campagne « Debout pour le journalisme » a été lancée en 2007 pour défendre l'éthique du journalisme, des emplois décents et les droits syndicaux. Le 5 novembre, les journalistes à travers l'Europe rappellent les défis qu'ils rencontrent dans leur travail quotidien à travers des débats, des manifestations ou d'autres actions collectives.

    A Bruxelles, la journée a été utilisée pour lancer une campagne de solidarité avec le Syndicat turc des journalistes (TGS), dont les membres sont constamment confrontés à un climat de peur et d'intimidation. La FEJ a remis une lettre de protestation à M. Selim Kuneralp, le représentant permanent de la Turquie auprès de l'Union européenne et a demandé que son gouvernement libère les 50 journalistes actuellement détenus dans les prisons turques.

     

    La FEJ et ses membres déclarent que le 5 novembre 2010 est le moment de relancer les engagements pour la liberté des médias, le journalisme indépendant, et les valeurs de service public et  pour appeler à une plus large reconnaissance du journalisme comme un bien public. Sans de meilleures conditions de travail et sans le  respect des droits professionnels, la démocratie européenne ne pourra pas prospérer et ceci est particulièrement vrai en Europe centrale et orientale, où les syndicats de journalistes et leurs membres luttent pour surmonter l'ingérence politique dans les médias, l'absence d'emplois décents et de dialogue social sur leur lieu de travail.

     

    "Si l'avenir doit être aussi brillant que les journalistes le veulent, nous devons forcer les gouvernements à respecter nos droits fondamentaux, à commencer par la protection des sources, et nous devons obliger les employeurs à mettre fin aux coupes arbitraires dont sont victimes les rédactions, qui font du journalisme une profession frappée par la précarité » a déclaré Aidan White, Secrétaire général de la FEJ. "Nous devons aussi porter notre message aux citoyens et à tous les niveaux de la société civile. Le journalisme est une force de progrès social. Il représente une force positive, au service de tous. "

     

    Debout pour le journalisme: http://europe.ifj.org/fr/pages/5-novembre-2007-debout-pour-la-defense-du-journalisme-stand-up-for-journalism

     

    Campagne Turquie: http://www.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journalists-free

     

     

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    La FEJ représente plus de 260.000 journalistes dans 30 pays.
Pour plus

     

    d'informations, veuillez contacter la FEJ à 32 2 235.2200

     

    http://europe.ifj.org/fr/articles/sans-oublier-la-situation-en-turquie-les-journalistes-europeens-sont-debout-pour-le-journalisme

     

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  • 24 heures pour sauver Sakineh

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    24 heures pour sauver Sakineh

     

     

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    Savez-vous que l'Iran pourrait exécuter Sakineh Ashtiani aujourd'hui?

     

    Je viens d'envoyer un message urgent aux alliés de l'Iran et aux principaux pays influents à l'ONU les appelant à intervenir pour sauver la vie de Sakineh.

     

    Découvrez plus d'informations ci-dessous et envoyez un message à votre tour:


    http://www.avaaz.org/fr/24h_to_save_sakineh/98.php?CLICKTF

     

    Chers amis,


    Aujourd'hui, l'Iran pourrait exécuter Sakineh Ashtiani.


    Notre mobilisation mondiale a stoppé la terrible sentence de lapidation en juillet dernier. A présent, nous avons 24 heures pour lui sauver la vie.


    Les alliés de l'Iran et les principaux membres de l'ONU sont notre meilleur espoir -- ils pourraient persuader l'Iran de renoncer à une exécution très suivie et au coût politique important. Cliquez ci-dessous pour leur envoyer un appel urgent à l'action et faites suivre le message à tous -- cela ne vous prendra que 3 minutes et nous sommes sa dernière chance:

     

    http://www.avaaz.org/fr/24h_to_save_sakineh/98.php?CLICKTF

     

    Le cas d'adultère impliquant Sakineh est une affaire honteuse et tragique reposant sur de nombreuses violations des droits humains. Elle a d'abord été condamnée à la lapidation. Mais le gouvernement iranien a révoqué cette sentence après la mobilisation mondiale lancée par ses enfants et dénonçant une farce de procès -- Sakineh ne parlait pas la langue utilisée par le tribunal, et les actes d'adultère dont on l'a accusée seraient survenus après la mort de son mari.

     

    Puis son avocat a été contraint à l'exil, et l'accusation a imaginé de nouvelles poursuites pour lesquelles elle serait exécutée: le meurtre de son mari. Bien qu'il s'agisse d'une double poursuite, puisqu'elle croupie déjà en prison pour complicité présumée dans ce crime, Sakineh a été torturée, a "avoué" lors d'une confession mise en scène à la télévision nationale, et a finalement été reconnue coupable. Depuis, le régime a arrêté deux journalistes allemands, ainsi que son avocat et son fils, qui a mené avec courage la campagne internationale pour sauver sa mère. Ils sont tous emprisonnés et le fils et l'avocat de Sakineh ont eux aussi été torturés et n'ont accès à aucun avocat.

     

    A présent, les militants iraniens des droits humains affirment que Téhéran vient de donner l'ordre d'exécuter immédiatement la peine de mort visant Sakineh. Elle figure sur la liste des exécutions et les prochaines ont lieu demain.

     

    Notre campagne tenace a conduit l'Iran à renoncer à la mise à mort de Sakineh par lapidation et a attiré l'attention des dirigeants des pays ayant une influence sur l'Iran, comme la Turquie et le Brésil. Nous devons aujourd'hui faire entendre nos voix au plus vite pour empêcher son exécution et tout traitement inhumain, et pour la libérer ainsi que son fils, son avocat et les journalistes allemands emprisonnés. Envoyez un message et diffusez cet appel urgent à vos amis et vos proches:

     

    http://www.avaaz.org/fr/24h_to_save_sakineh/98.php?CLICKTF

     

    Un gigantesque appel de l'opinion publique a l'autorité morale nécessaire pour empêcher les crimes les plus odieux. Utilisons ces 24 heures pour envoyer un message clair -- le monde est attentif et nous unissons nos voix aujourd'hui pour sauver la vie de Sakineh et dénoncer partout l'injustice dans le monde.

     

    Avec espoir et détermination,

     

    Alice, Stephanie, Pascal, Giulia, Benjamin et toute l'équipe d'Avaaz

     

    Sources:

     

    Sakineh pourrait être exécutée en Iran mercredi, NouvelObs:

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101102.OBS2195/sakineh-pourrait-etre-executee-en-iran-mercredi.html

     

    Communiqué du Comité international contre la lapidation (en anglais):

    http://stopstonningnow.com/wpress/4194

     

    Iran: les comités de soutien à Sakineh redoutent une exécution imminente, AFP:

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gLkSHuZ8nmtuGN-FF63qMt4YEDMw?docId=CNG.9a39f47e52f9072d76bbc16bfadabde8.501

     

    Iran : Sakineh pourrait être exécutée mercredi, Le Parisien:

    http://www.leparisien.fr/international/iran-sakineh-pourrait-etre-executee-mercredi-02-11-2010-1133070.php

     

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