29/01/2011

L’agresseur court toujours!

965145778.2.jpgAujourd’hui à 13h00 à l’arrêt du Bus de Bel-Air,  j’ai revu l’homme qui m’avait agressé le 13 janvier dernier.  Je me suis retrouvé de nouveau face à mon agresseur. Sa première réaction après m’avoir vu est : « Merde ! », ensuite il est venu vers moi, et pour l’éviter je suis monté dans le bus numéro 1 qui venait d’arriver.  Il m’a suivi et à son tour il est monté par la porte arrière du bus. J’ai eu le réflexe de descendre rapidement avant que le bus ne redémarre. A 13h01 j’ai téléphoné au policier qui  s’est occupé de ma plainte. Je lui ai indiqué la position du bus, sa direction ainsi que le signalement de mon agresseur. Il m’a dit qu’il s’en occupe et qu’il me donnera des nouvelles. A cette heure-ci (22h00) toujours pas de nouvelles de la part de la gendarmerie pourtant les bus disposent de caméras de surveillance pour faciliter le travail des enquêteurs!

Cette fois encore l’agresseur parle tout seul, mais il était vêtu correctement.

Le fait qu’il me poursuive présente encore un risque d’agression...

« Agresseur dans la rue, que fait la police ? »

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27/01/2011

Manifestation du jour

 

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Cet après-midi de nombreuses militantes et militants se sont pressé-e-s devant l’entrée du Grand Conseil pour soutenir l’initiative populaire de l'association actif-trafiC pour la mobilité douce à Genève (pistes cyclables sécurisées et continues sur les routes principales, traversée piétonnes attractives) déposée en Juillet 2009, et qui sera traitée ce soir par les député-e-s genevois-e-s.

Ce texte qui demande plus de sécurité pour les cyclistes et les piétons, est soutenu par les partis de gauche, les associations de défense de l'environnement et même par le PDC. Il ne s’agit donc pas d’une initiative extrémiste qui demanderait le ciel. Les initiant-e-s demandent la mise en place, dans un délai de huit ans, d''un plan directeur qui permettrait de relier les différents tronçons de pistes cyclables en leur donnant davantage de continuité.

L’initiative pose la question du libre choix du mode de transport : en effet à Genève il y a beaucoup d’endroits où les deux roues sont en danger, par manque de sécurité, ce qui enjoint les cyclistes potentiels à renoncer à utiliser ce mode de transport. 

L’initiative est contestée par le lobby patronal de la voiture, le Groupement transports et économie (GTE). La loi sur la circulation routière met la voiture (sur le réseau primaire) en priorité sur les autres modes de transport. Cette initiative ose donc poser une question essentielle en matière de mobilité : quelles sont les priorités de Genève en matière de transport ? Est-ce que nos routes, primaires ou non, sont d’abord faites pour favoriser la sacro-sainte circulation automobile, ou devons-nous permettre à chaque mode de transport d’obtenir une circulation sécurisée ? 

Le vote de ce soir n’apportera sans doute malheureusement pas de réponse allant dans le sens d’une volonté forte du canton de s’engager pour la mobilité douce, et un contre-projet sera opposé à cette initiative selon toute vraisemblance, ralentissant ainsi le processus...

Longtemps encore les accidents de la route à Genève concerneront en large partie les cyclistes ou piétons laissés pour compte, au nom du Dieu Voiture et de ses lobbys tout-puissants. Et pendant ce temps, Maudet et autres Rochat s’en prennent aux « cycloterroristes », ainsi qu’aux cyclistes de la Critical Mass...

Ceux-ci n’ont que peu de poids, et ne disposent pas d’appui identiques à ceux des lobbys de la voiture, mais ils ont pour eux leur tripes et seront dans la rue, dès demain vendredi 28 janvier 18:30, Pont des Bergues : rendez-vous à toutes les personnes qui veulent une meilleure qualité de vie et une vraie politique en faveur de la mobilité douce !

Julien Cart, co-président des Jeunes Vert-e-s Genève

 

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24/01/2011

Mémoires blessées – 3ème édition du 28 janvier au 14 février 2011

Théâtre St-Gervais Genève

Mémoires blessées – 3ème édition du 28 janvier au 14 février 2011

Théâtre, expositions, concerts, lectures, films, conférences

Exposition Frans Masereel jusqu’au 2 avril Soirée d’ouverture - Vendredi 28 janvier

Pendant longtemps, l’histoire s’est développée dans les sociétés et leurs écoles dans la seule perspective d’une identité nationale à faire prévaloir. Dès lors, le passé traumatique de nombreux groupes ou communautés a été occulté, parfois écrasé par l’histoire d’en haut, par l’histoire des vainqueurs dénoncée par Walter Benjamin. Mémoires blessées évoquera plusieurs exem- ples de ces faits tragiques, leur histoire et leur mémoire, leurs victimes et leurs responsables, les témoins de l’époque et les témoignages d’aujourd’hui. Durant cette quinzaine, et ce pour la troisième édition consécutive, St-Ger- vais se transformera en un théâtre de la mémoire enfouie, vive, qui met en scène notre passé dans un rapport aigu au présent. Films, spectacle musical, récitals, conférences et expositions se répondront pour mieux dialoguer avec le public.

Expositions (1er et 2ème étage)

Vendredi 28 janvier à 18h30 : Vernissage.

du 29 janvier au 2 avril : Frans Masereel, artiste et pacifiste dans la Genève de la première guerre mondiale - exposition. A partir du 22 février, extension de l’exposition. Sous la responsabilité de Jean-Marie Antenen.

Frans Masereel (1889-1972) est un artiste flamand de grand talent, très engagé socia- lement, qui noua des liens intenses avec Genève. En 1915, en pleine guerre mondiale, Masereel trouve refuge dans notre ville où il fréquente des mouvements pacifistes et internationalistes. Illustrateur et graveur sur bois, Frans Masereel s’engage dans la lutte contre l’oppression et la violence suscitées par les guerres.

L’exposition présentée au Théâtre Saint-Gervais s’attachera particulièrement à la partie de son œuvre qui représente l’un des apports majeurs de Masereel à l’art du XXe siècle, rien de moins que l’invention du roman graphique.

du 29 janvier au 14 février : ADN de Martín Acosta et Huellas de

Desaparicio- nes (traces de disparition) d’Helen Zout - exposition.

 

Martín Acosta s’est penché sur une des facettes les plus inhumaines de la disparition for- cée en Argentine : les 400 bébés arrachés à leurs mères détenues et remis aux militaires. L’objectif des dictatures militaires ne s’arrête pas à la mort de la victime, mais va jusqu’à la disparition du cadavre. Helen Zout cherche donc à capter les marques indélébiles laissées sur les survivants et les familles proches des disparus.

Cette exposition nous a été confiée par l’association du Jardin des disparus de Meyrin, qui en a la responsabilité.

Spectacle

Vendredi 28 janvier à 20h : Déplumé – Pas qu’un rêve - théâtre. Spectacle de Rodrigó Balogh, joué par des adolescents Roms hongrois (com- pagnie Független Szinház). Spectacle en hongrois, surtitré en français.

Déplumé – Pas qu’un rêve aborde les réalités de la vie des Roms (éducation, logement, santé, marché du travail) avec leur cortège d’absurdités, d’hypocrisies et d’horreurs. Le sujet est traité avec un humour rageur et, à travers le regard de ces jeunes comédiens, sont révélées les failles d’un monde que la plupart d’entre nous méconnait.

Conférences, récitals, films, concert et rencontres

Samedi 29 janvier à 20h : D’exil en exil - récital. Les magnifiques poèmes de Nâzim Hikmet seront dits et chantés par Mathieu Chardet, accompagné au hautbois et piano par Ayser Vançin, qui signe également la musique.

Lundi 31 janvier à 20h : Autour du Jardin des disparus de Meyrin - films et débat.

Un Jardin des disparus et Tierra de nadie, deux films documentaires de Pascal Baumgartner, racontent l’expérience d’une disparition. En présence de Pascal Baumgartner, Jenny Bettencourt et Pierre-Alain Tschudi.

Le premier documentaire relate l’initiative de citoyens de Meyrin pour la création d’un Jardin des disparus.

Constatant que vivaient dans leur ville plusieurs communautés marquées par le trauma- tisme de disparitions forcées, le deuxième film relate l’histoire d’une réfugiée en Suisse sur les traces de son frère disparu.

Mardi 1er février à 20h : Les Conventions de Genève à l’épreuve de la réalité - film et débat.

A la guerre comme à la guerre, film de Lode Desmet sur les Conventions de Genève. Invité : Philippe Spoerri, directeur du droit international du CICR.

Filmé à New York, en Palestine, en Afrique et en France, ce documentaire nous emmène au cœur d’un débat parmi les plus importants de notre temps : Est-il possible de soumet- tre la guerre à des règles ? A qui imputer les responsabilités en cas de transgressions et d’abus ? Ce film constitue une réflexion sur les Conventions de Genève avec des images d’archives uniques.

Mercredi 2 février à 20h : Mémoires d’esclavage – conférence et débat. Les historiens Bouda Etemad et Eric Mesnard, spécialistes de l’histoire de l’esclavage et de sa transmission donneront une conférence à deux voix. Soirée présentée par Charles Heimberg.

Jeudi 3 au samedi 5 février à 20h, dimanche 6 à 17h : Mon livre d’heures – concert spectacle (création).

Le Fanfareduloup Orchestra présente un spectacle sur Mon livre d’heures de Frans Masereel d’après les gravures sur bois de cet artiste.

Samedi 5 février à 16h : Frans Masereel, artiste et pacifiste dans la Genève de la Première Guerre mondiale – table ronde.

Avec Jean-Marie Antenen, Jean-Charles Giroud, Charles Heimberg, Joëlle Kuntz, Sandro Rossetti et l’amicale participation du dessinateur Herrmann.

Mardi 8 février à 20h : Mémoire blessée – film et débat.

Invités : Mohamed Sahnoun, auteur de Mémoire blessée (édition Presses de la Renaissance) et Haitham al Katib, palestinien de Bil’in, photo-reporter et TV newsman.

Deux figures des droits humains sont rassemblées :

Mohamed Sahnoun, auteur de l’ouvrage Mémoire blessée, diplomate algérien de haut rang, puis conseiller du Secrétaire général de l’ONU, envoyé spécial lors de plusieurs conflits en Afrique. Une sensibilité rare puisée dans son engagement pour l’indépendance de l’Algérie. Encore étudiant, il connaîtra la torture par les paras mais aussi le soutien d’amis pieds noirs. Il préside actuellement en Suisse Initiatives et changements, un orga- nisme de médiation.

Haitham al Katib est natif de Bil’in, un village de Palestine qui lutte d’une manière non violente, pour sauvegarder sa terre. Ce photo reporter assure chaque semaine la couver- ture photo et vidéo des événements de son village. Il en projettera les images. Soirée présentée par André Gazut.

Mercredi 9 février à 20h : Paroles de bô d-ôi - lecture, conférence et débat. Lecture d’extraits du livre Dien Bien Phu, vu d’en face par Philippe Macasdar.

Invitée : Huyên Ðào Thanh, journaliste au Vietnam, co-auteure du livre Dien Bien Phu, vu d’en face, présentée par Carole Vann, journaliste à « Info Sud ».

Plus d’un demi-siècle après la chute de Dien Bien Phu, qui a marqué la fin de la guerre du Vietnam en 1954, des journalistes donnent pour la première fois la parole aux bô d-ôi, de simples combattants vietnamiens, dont les récits sont éloignés de l’histoire officielle.

Jeudi 10 février à 20h : Images de l’histoire - conférence à deux voix et ex- traits de films.

Invités : Vicente Sánchez Biosca et Gianni Haver, spécialistes de l’histoire de l’image.

Une histoire comparée de la propagande par l’image cinématographique : Comment deux dictatures, le fascisme et le franquisme, se sont filmées et ont utilisé l’image pour fabri- quer du consensus coercitif.

Soirée présentée par Charles Heimberg.

Vendredi 11 février à 20h : Gulizar - récital et rencontre.

Invités : Anahide Ter Minassian (Paris), historienne et petite-fille de Gulizar, et Gazin (Turquie), chanteuse traditionnelle kurde (dengbej).

Au printemps 1889, le chef d’une puissante tribu kurde lance ses hommes à l’assaut du village de Kharz au cœur de l’Arménie historique. Une adolescente arménienne, Gulizar, est enlevée, puis convertie de force à l’Islam. Le rapt de Gulizar a fourni le sujet d’une complainte, dont l’écho fut important à l’époque. 120 ans après l’événement, on verra à quel point ce passé est encore présent.

Soirée présentée par Stefan Kristensen.

Samedi 12 février à 14h : L’île (Ostrov) - film et conférence.

L’île (Ostrov) de Pavel Lounguine (2006), suivi par une conférence de Philippe Sers, philosophe, Collège international de philosophie, Paris.

L’Île (Ostrov) est un film spirituel, présenté en clôture du Festival de Venise en 2006. Le film est centré sur la repentance du Père.

Programmation de l’Espace St-Gervais dans le cadre du cycle L’image et le sacré.

Lundi 14 février à 20h : Les Années Schwarzenbach - film et débat. Un film documentaire de Salvatore Bevilacqua, Bruno Corthésy, Katharine Dominice et Luc Peter. Débat en présence des réalisateurs.

En 1970 et en 1974, le peuple suisse a été consulté sur les initiatives dites Schwarzen- bach. Leur acceptation aurait signifié le renvoi de 300’000 personnes, soit la moitié de la population étrangère de l’époque. Les deux initiatives ont été refusées, mais elles ont eu un effet traumatisant sur la population immigrée. Les Années Schwarzenbach réunit le témoignage de dix personnes immigrées ou issues de l’immigration, originaires d’Italie et d’Espagne.


En prologue à Mémoires blessées Jeudi

27 janvier : Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la préven- tion des crimes contre l’Humanité.

17h30 : Projection de Sometimes in April de Raoul Peck, film sur le génocide des Tutsi au Rwanda.

20h30 : Arménie, Shoah, Rwanda: regards croisés sur des crimes imprescrip- tibles. Conférence de Yves Ternon, historien, suivie d’un débat.

Journée organisée par le Département de l’Instruction publique en collabora- tion avec le Théâtre St-Gervais.


Informations pratiques

Théâtre Saint-Gervais Genève

5 rue du Temple, 1201 Genève

Réservation conseillée au 022 908 20 00

www.saintgervais.ch

Organisation : Jacques Bastianelli, André Gazut, Charles Heimberg, Stefan Kristensen, Philippe Macasdar.

Horaires : Les expositions sont ouvertes du mardi au dimanche de 12h à 18h et jusqu’à 21h les soirs de spectacle.

Tarifs : Concerts, récitals et théâtre : plein tarif 26.-frs retraité, chômeur, AI 14.-frs / étudiant 12.-frs

Projections : 8.-frs / 5.-frs

Expositions, conférences et débats : entrée libre

Le Pass des Mémoires : entrée libre à toutes les soirées, inclus une entrée pour le concert du Fanfareduloup Orchestra : tarif unique 50.-frs

Programme sous réserve de modifications.

Tous droits réservés. Avec le soutien du Fonds pour la Paix et de la Loterie Romande.

Théâtre St-Gervais Genève Mémoires blessées – 3ème édition du 28 janvier au 14 février 2011flyerMB3a1.jpg

Visuel recto : Danse Macabre, 1941

Visuels verso : Romain Rolland, Liluli, 1919

Frans Masereel (1889-1972), illustrateur et graveur sur bois flamand,

pacifiste ayant vécu à Genève de 1915 à1921.

Conception graphique : Daniel Kunzi BLVDR

 

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L’espace des libertés progresse en Tunisie… et régresse en Turquie

 

L’espace des libertés progresse en Tunisie… et régresse en Turquie

par Amitiés kurdes de Bretagne

"L’espace des libertés progresse" avait déclaré sans rire le président Sarkozy lors de sa visite en Tunisie en avril 2008, à l’invitation de l’ex-président Ben Ali : on peut donc se demander pourquoi, au même moment, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade n’avait pas été autorisée à rencontrer l’association des femmes tunisiennes !

La complaisance dont ont fait preuve dirigeants français, ambassadeurs et hommes d’affaires, "qui sont nombreux à avoir des résidences secondaires en Tunisie" comme le rappelle le New York Times, est aujourd’hui dénoncée unanimement par les médias qui, jusqu’alors - ne l’oublions pas - avaient été bien timorés pour relayer les appels au secours des défenseurs des Droits de l’Homme et des victimes de la répression d’une dictature insupportable et "univoque" (n’en déplaise au Ministre de la Culture !).

Aujourd’hui donc, la presse, dont le retournement est aussi spectaculaire qu’opportuniste, court derrière cette révolution tunisienne et loue cette population éduquée, exaspérée par les injustices et l’oppression, qu’elle semble découvrir.

Pourtant 900 000 touristes français passent chaque année leurs vacances en Tunisie, 600 000 tunisiens et franco tunisiens vivent en France, 25 000 expatriés français travaillent en Tunisie et la Tunisie fait partie des pays de la francophonie !

Cette révolte n’est pas le fruit du hasard, c’est la victoire de la rue contre un parti au pouvoir, répressif, affairiste et corrompu, c’est la victoire d’internet face à la presse "politiquement correcte" et discréditée ; c’est la victoire d’une jeunesse qui entend aujourd’hui à ne pas se faire voler sa victoire.

L’onde de choc tunisienne va-t-elle se propager jusqu’en Turquie ?

Pour l’instant ni nos dirigeants, ni la presse, ne semblent tirer des enseignements de ce qu’il faut bien appeler un fiasco diplomatique et médiatique :

en règle générale, les gouvernements français ont défendu la stabilité politique pour protéger les citoyens français, les entreprises et leurs intérêts économiques, écrit Steven Erlanger, correspondant à Paris du New York Times, ils ne formulent que très peu de critiques publiques à l’égard des dictateurs.

Bien au contraire, pouvons-nous ajouter ! La déclaration de la Ministre des Affaires Etrangères proposant à Ben Ali l’aide de la France en matière de répression ne nous surprend pas quand on sait que justice et police françaises collaborent avec les services secrets turcs au nom de la lutte anti-terroriste. En Turquie, comme en Tunisie hier, les adversaires du pouvoir sont considérés comme des "terroristes" ; l’un des premiers gestes du nouveau gouvernement tunisien aura été de libérer les 1 800 détenus politiques, alors qu’en Turquie se poursuit, dans l’indifférence générale de la presse française et de la classe politique, le procès de toute une élite kurde accusée de séparatisme et d’atteinte à la sûreté de l’Etat : depuis avril 2009, la Turquie a procédé à plus de 2 000 interpellations et incarcérations de cadres et élus politiques et associatifs, y compris parmi les membre des associations de défense des Droits de l’Homme ; 43 journalistes sont également détenus [1] ; des enfants et des jeunes le sont aussi pour avoir jeté des pierres sur des véhicules blindés [2]. 151 personnalités, dont 40 femmes, sont actuellement jugées par la VIème Haute Cour criminelle de Diyarbakir. Les peines requises vont de 15 ans à la prison à vie.

(André Métayer, http://akbdrk.free.fr, 23 janvier 2011)

[1] 43 journalistes - dont dix rédacteurs en chef - et écrivains ont passé le nouvel an en prison, 655 personnes dont 197 journalistes ont été jugés au cours des neuf premiers mois de 2010, 12 journaux suspendus et 7 000 sites internet bloqués (contre 3 700 en 2009) - source : Reporters sans Frontières.

[2] Plus de 2 500 mineurs étaient détenus fin 2009 en Turquie selon Thomas Hammarberg, Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

 

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20/01/2011

187.000 femmes partagent leur mari avec une seconde épouse

En Turquie, pays musulman mais laïc qui aspire à intégrer l'Union européenne, 187.000 femmes partagent leur mari avec une deuxième épouse, par le biais d'un mariage religieux, alors que la polygamie est illégale, selon un rapport dont l'AFP a pu consulter les conclusions mardi.

Cette pratique a cours principalement dans le sud-est de la Turquie, zone pauvre et aux traditions féodales, peuplée majoritairement de Kurdes, mais aussi dans l'ouest industrialisé, précise une étude de deux démographes turques de l'Université ankariote de Hacettepe.

Le rapport a été présenté la semaine dernière à une commission parlementaire sur l'égalité des chances pour les hommes et les femmes.

Une majorité d'hommes prennent une deuxième épouse lorsque la première ne peut pas avoir d'enfant ou qu'elle n'a pas eu de garçon.

Plus de 7 millions de femmes, sur une population totale de 73 millions d'habitants, se seraient mariées sur décision de leur parents, c'est-à-dire par un mariage arrangé, et près de 5,5 millions de femmes se sont mariées avant l'âge légal, qui est de 18 ans, souligne l'étude.

450.000 femmes, pour la plupart dans le sud-est anatolien, sont liées à leur époux par un mariage religieux, en principe interdit en l'absence d'un mariage civil, et ne disposent donc d'aucun des droits conférés à une épouse légitime.

La Turquie a multiplié les réformes en faveur des femmes pour renforcer ses chances d'adhérer un jour à l'UE. Mais en pratique et dans les mentalités, beaucoup reste à faire pour réduire les discriminations dont sont victimes les femmes, selon les organisations féministes. (AFP, 18 jan 2011)

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18/01/2011

4 ans: les assassins de Hrant Dink restent toujours impunis!

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Une colombe de la paix est tombée martyre il y a quatre ans dans les rues d’Istanbul… Le journaliste arménien Hrant Dink a été assassiné lâchement le 19 janvier 2007 par des forces occultes de l'état profond turc.

"Qui que soit le tireur, nous sommes sûrs que derrière ce crime se trouvent l’ultranationalisme et le militarisme turcs, coupables impunis des génocides contre les peuples arméniens et assyriens" disions-nous dans un communiqué publié juste après l'assassinat.

En effet, pendant le procès du meurtrier mineur de Dink, il est clairement apparu que les services publics turcs étaient au courant du plan de cet assassinat et qu’ils couvraient les instigateurs. 

Le 25 octobre 2010, les avocats de la famille Dink ont demandé à ce qu’une reconstitution des faits soit organisée, en présence du tireur Ogün Samast, sur les lieux de l’assassinat, dans le quartier de Sisli (Istanbul). Non seulement la 14e chambre de la cour pénale d’Istanbul a rejeté cette demande, mais elle a également décidé que Ogün Samast, âgé de 17 ans au moment des faits, serait désormais jugé par un tribunal pour enfants. Son dossier a donc été transféré à la cour pénale pour mineurs à Istanbul. Le procès du tireur ne reprendra que le 2 février 2011.


Or ce tireur qui a déjà avoué avec fierté son crime odieux devait être condamné depuis long temps. Pourquoi ce retard? Selon la loi sur les procédures pénales (CMK), un mineur ne peut être détenu plus de cinq ans s’il n’a toujours pas été reconnu coupable et que sa peine n’a pas été confirmée dans ces délais. Ogün Samast pourrait donc, en vertu de cette loi, être libéré en janvier 2012. 

Le transfert du dossier d’Ogün Samast constitue un énième contretemps dans le procès qui doit déterminer les responsables de la mort du journaliste. Le 6 janvier 2011, l’avocate de Hrant Dink, Fethiye Cetin, a publié un rapport dénonçant les trop faibles avancées du procès. Selon elle, il ne fait aucun doute que les forces de police et la gendarmerie de Trabzon ainsi que la police d’Istanbul et les renseignements généraux ont tout fait pour dissimuler les pièces à convictions. Pièces  qui pourraient établir leur éventuelle implication dans cette affaire.

 



Elle a ainsi déclaré à Reporters sans frontières : “Le meurtre n’est pas l’affaire de trois ou cinq jeunes qui sont passés à l’acte, poussés par des sentiments nationalistes. On ne peut pas non plus parler de quelques fonctionnaires qui se sont infiltrés au sein de l’Etat pour éliminer Hrant Dink. L’Etat est impliqué à tous les niveaux, à commencer par l’état-major de l’armée, la justice, le gouvernement, les forces de l’ordre, les médias, les forces paramilitaires. Tous les acteurs politiques ont joué un rôle dans son meurtre, pour le dissimuler ou pour empêcher que les véritables responsables ne soient identifiés.” 

Rappelons que le 14 septembre dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Turquie à verser 133.595 euros de dommages intérêts (y compris les frais et dépens) pour avoir manqué de protéger la vie de Hrant Dink, directeur de la publication de l’hebdomadaire Agos. La CEDH avait conclu à l’unanimité à la violation de l’article 2 (droit à la vie), 10 (droit à la liberté d’expression) et 13 (droit à un recours effectif).

A la veille de l'anniversaire de l'assassinat de Hrant Dink, le 9 janvier 2011, les forces progressistes et démocratiques sont choquées par la déclaration du premier ministre Tayyip Erdogan ordonnant publiquement la destruction d'un monument érigé à la frontière avec l'Arménie et dédié à la réconciliation entre les deux pays.

Cette prise de position scandaleuse du gouvernement d'Ankara suscite l'indignation tant en Turquie que dans les communautés arméniennes du monde.

Toutefois rappelons à cette occasion qu'en Belgique plusieurs négationnistes d'origine turque, élus sur les listes PS, MR et CDH, réclament depuis des années la destruction du "Khatchkar", monument dédié au génocide des Arméniens situé au square Michaux à Ixelles. Malgré cela, ils continuent à représenter ces partis politiques dans les instances régionales et communales.

C'est devant ce monument que l'Association des Arméniens Démocrates de Belgique organise un recueillement le mercredi 19 janvier 2011 à 19 heures à l'occasion du 4e anniversaire de l'assassinat de Hrant Dink. (Information: okmen_keni@hotmail.com)

D'ailleurs, se déroule actuellement à Berlin la semaine Hrant Dink organisée par une initiative berlinoise en coopération avec la Fondation internationale Hrant Dink à Istanbul et le Forum culturel Allemagne-Turquie à Cologne. (Voir:
http://www.info-turk.be/389.htm#Berlin)

http://www.info-turk.be/389.htm#4

 

20:19 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

15/01/2011

La Manif du jour ! Sécurité pour toutes et tous !

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Votez OUI le 13 février pour une meilleure protection face à la violence des armes

 


Votation fédérale 1. Drame du Petit-Lancy : Plus jamais ça ! Le PS invite à voter OUI à l’initiative

populaire « Pour la protection face à la violence des armes »


A ce jour, il y a quelques 2 millions d’armes à feu dans les ménages. Un domicile sur trois possède une arme. Chaque année, plus de 300 personnes perdent la vie à cause de ces armes. Comme le rappelle Liliane Maury Pasquier, « L’objectif de l’initiative est d’éviter des gestes impulsifs aux conséquences mortelles. »1, Les drames de Plan-les-Ouates, Conches ou du Petit-Lancy, qui ont marqué notre canton cette année en sont la triste illustration.

Pour atteindre son objectif, l’initiative propose essentiellement trois mesures : • Mettre les armes militaires en sécurité dans les arsenaux de l’armée. Elles sont

autant de menaces réelles pour les familles et la société.

Pour quiconque veut posséder une arme, il-elle doit faire preuve de son besoin et de sa capacité. Cela permet aux tireurs sportifs, aux collectionneurs d’armes et aux chasseurs de garder l’accès à leur bien et le droit de l’utiliser.

Créer un registre d’armes à feu sur le plan national. Nous en avons un pour les voitures et les chiens. Nous en avons d’autant plus besoin pour des objets qui peuvent donner la mort.

 

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12/01/2011

Halte à la barbarie. Halte au terrorisme

 

Appliquer - partout - la Déclaration universelle des droits de l’homme Développer nos sociétés multiculturelles

 

Rassemblement de protestation qui se tiendras

jeudi 13 janvier 2011 de 18h. à 20h.

à la place de Neuve

La Fondation de l’Entre-connaissance et ACOR SOS Racisme lancent un appel commun à dénoncer la barbarie terroriste qui est commise au nom de la religion et les politiciens sans scrupules qui instrumentalisent et profitent de la confusion.

Au soir du 31 décembre  un acte de terrorisme barbare a tué devant leur église et à la sortie d’un culte 23 fidèles de la communauté chrétienne copte d’Alexandrie et blessé des dizaines de personnes. Et nous n’oublions pas non plus l’attentat perpétré en octobre 2010 contre la communauté chrétienne irakienne.

Longtemps, pour ne pas gêner les gouvernements de ces pays, l’Europe et l’occident se sont contentés d’un silence dangereux qui n’a fait qu’empirer la situation.

Attribué à El Qaïda cet attentat s’inscrit dans une série d’agressions récemment commises contre des Chrétiens dans le monde et soulève à juste titre notre plus ferme indignation.

Faut-il le rappeler? Le 17 novembre 1997 un groupe islamiste égyptien massacrait 62 personnes à Louxor, dont 36 touristes suisses, au cours d'une chasse à l'homme rythmée par les exécutions dans le temple Hatshepsout. Et cet attentat n’avait pas alimenté la vague de méfiance ou d’hostilité contre les musulmans que nous connaissons aujourd’hui.

Oui, des minorités politico-religieuses manipulent la foi pour provoquer un conflit de civilisation entre l’occident et l’orient et nous les condamnons sans exception. Nous n’oublions pas non plus que de nombreux attentats frappent également des communautés musulmanes.

Mais nous condamnons également les forces politiques et religieuses qui manipulent

les émotions que provoquent ces crimes en suggérant une responsabilité de l’islam tout entier, une complicité de tous les musulmans.

Notre condamnation de tous les attentats terroristes est intransigeante, elle s’exprime au nom:

·  de notre refus de toutes les formes de racisme et de fanatisme,

·  de notre volonté de voir appliquer partout la Déclaration universelle des droits humains,

·  de notre certitude que seule une société multiculturelle et démocratique pourra triompher des replis sur soi communautaires et identitaires,

·   et qu'une telle société doit reposer sur des institutions laïques.

Notre condamnation ne doit pas se limiter à des paroles mais prendre la forme d’un engagement public à combattre les fléaux du terrorisme et du racisme.

C’est pourquoi nous
vous appelons à participer au

Rassemblement de protestation 
qui se tiendra jeudi 13 janvier 2011
de 18h. à 20h.
à la Place de Neuve.


Fondation de l’Entre-connaissance
Hafid Ouardiri

ACOR SOS Racisme
Karl Grünberg

Soutiennent à ce jour cet appel: Appel spirituel de Genève,
Association des Tunisiennes et des Tunisiens de Suisse,
 Plateforme interreligieuse de Genève,
Parti socialiste
, solidaritéS, Maison populaire de Genève

18:45 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

08/01/2011

Un jour printanière à Genève

 

"Un jour printanière à Genève"

 

Au jour d'hui, 15,6 degrés ont été mesurés à Genève

 

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21:58 Publié dans Nature | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

04/01/2011

138 ans de prison !

La journaliste kurde condamnée à 138 ans de prison

löjl

güncel
La justice turque a condamné le 30 décembre à 138 ans de prison Emine Demir, la rédactrice en chef d'Azadiya Welat, le seul quotidien kurde du pays,  pour « appartenance à une organisation terroriste » et « propagande en faveur de cette organisation » à travers des articles publiés.

La journaliste Emine Demir, 24 ans,  a été condamnée par la 5e chambre de la cour d'assises de Diyarbakir en  en vertu de l'article 314 du code pénal turc, mais également en vertu de l'article 7 alinéa 2 de la loi antiterroriste (LAT), ceux-ci condamnent l'appartenance au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et  la propagande en sa faveur.

Pour 84 articles incriminés entre 2008-2009, la cour condamne la journaliste 84 fois à un an et six mois de prison, en total 138 ans. La cour a émis également un mandat d'arrêt contre la journaliste kurde qui ne s'est pas présentée à l'audience.

L'avocat de journaliste Servet Ozen a demandé l'acquittement de sa cliente lors de l'audience, soulignant que les articles publiés doivent être considérés dans le cadre de la liberté d'expression.  

La 5e chambre de la cour d'assises avait condamné, le 13 mai 2010, Vedat Kursun, ancien rédacteur en chef d'Azadiya Welat  à une peine totale de 166 ans et 6 mois de détention.

Le 9 février 2010, Ozan Kilinç, ancien propriétaire et rédacteur en chef du seul quotidien en langue kurde, avait été condamné par contumace à 21 ans et 3 mois de prison, et privé de ses droits civiques.

Azadiya Welat a été suspendu huit fois, dont trois fois en 2010, par la justice turque depuis qu'il sort de manière quotidienne en 2006. Au moins 9 journalistes d'Azadiya Welat sont toujours en prison.

22:32 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

01/01/2011

Les arbres, les lumières et du lac

 

Les arbres, les lumières et du lac

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03:14 Publié dans Genève | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |