30/04/2011

Une vague de soutien depuis la Place des Nations en faveur des luttes des peuples pour la liberté !

Une vague de soutien depuis la Place des Nations en faveur des luttes des peuples pour la liberté !

Intervention de Hafid Ouardiri le samedi 30 avril 2011 à la Place des Nations à Genève

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Intervention de Baban ELIASSI

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28/04/2011

1 mai 2011 : égalité salariale homme et femme + salaire minimum légal : CHF 4000


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programme 1er mai 2011


11h    monument aux Brigadistes engagés pour la défense de la République espagnole attaquée les franquistes (début de la rue Dancet à Plainpalais), allocutions de Margerite BOUGET Syna, puis d’Alexander ENILINE PdT, apéritif offert

15h départ du cortège du boulevard James-
Fazy empruntant place des 22-Cantons, rue de Chantepoulet, rue et pont du Mont-Blanc, place du Port, place Longemalle, rues Basses, rue de la Corraterie, place Neuve, puis finalement parc des Bastions

16h    place Neuve,
devant l’entrée du parc des Bastions, allocutions de Danielle PARMENTIER Unia, puis Jean BATOU de solidaritéS

17h parc des Bastions, partie f
estive

–dès 12h et jusqu’à 23h, restauration avec plus de 40 stands et un
manège

–au crépuscule, une projection organisée par
Spoutnik

 


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halte au d
umping salarial  !

–pas de salaire inférie
ur à 4000 francs  !

–de meilleurs salaires po
ur toutes et tous  !

–signons l’initiative fédérale pour le sal
aire minimum légal  !

Un salaire minimum léga
l pour vivre décemment

Toute personne travaillant à plein temps doit pouvoir vivre décemment. Ce n’est pas le cas des 400 000 salarié-e-s gagnant moins de 22 fr.de l’heure. Les primes d’assurance-maladie et les loyers élevés pèsent lourd sur leur budget. Nombre d’entre eux dépendent de l’aide sociale malgré un emploi à plein temps. Une personne sur sept en Suisse se situe sous le seuil de pauvreté. Avec un salaire minimum, on peut arrêter ce scandale  !

et pour l’égalité salariale

Les bas salaires existent dans de nombreuses professions. Mais ce sont, à plus de 70%, les femmes qui sont concernées  : elles sont discriminées sur ce plan. Un salaire minimum garanti représente donc un pas significatif vers l’égalité salariale.

En réponse au dumping   !

Les employeurs sans scrupules exercent une pression accrue sur les salaires en pratiquant la sous-enchère salariale  : non-respect des salaires d’usage, sous-traitance à bas prix, engagement d’intérimaires sous-payés… Les salaires du personnel fixe en pâtissent. Qui osera exiger une augmentation si son patron peut recourir à des emplois sous-payés ? Seul un salaire minimum garanti offre une protection générale contre le dumping salarial.

Renforcer les conventions collectives

Les branches ayant déjà des salaires minimums conventionnels plus élevés tireraient profit d’un salaire minimum légal  : les employeurs ne pourront plus facilement contourner les conventions collectives de travail (CCT) existantes et faire des économies au dépens du personnel. Un salaire minimum légal renforce donc les CCT et rend la conclusion de nouvelles plus aisée.

NON aux profiteurs

Bénéfices des actionnaires et rémunérations des managers explosent ces dernières années, malgré la crise. Dans les grandes entreprises, le rapport entre le salaire d’un cadre supérieur et le salaire le plus faible est déjà de 1 à 55. L’initiative contribue à ce que l’argent revienne à celles et ceux qui créent la richesse

Avec l’initiative fédérale  :

le droit à un salaire minimum décent sera ancré dans la Constitution fédérale ; le salaire minimum est fixé à 22 francs de l’heure, l’équivalent d’un salaire mensuel de CHF 4000 sur 12 mois (pour 42 h. par
semaine), indexé régulièrement ;

Confédération et cantons adopteront des mesures pour protéger les salaires, et encourageront la conclusion de conventions collectives
comportant des salaires minimums ;

les cantons pourront fixer un salaire minimum cantonal plus élevé. OUI à l’initiative cantonale

En 2008, plus de 12 300 citoyen-ne-s ont signé à Genève, en 3 mois, l’initiative cantonale "Pour le droit à un salaire minimum légal", qui sera votée en automne. Elle veut que le canton institue un salaire minimum légal "afin que toute personne exerçant une activité salariée puisse disposer d’un salaire lui garantissant des conditions de vie décentes". Un OUI majoritaire à cette initiative contribuera à faire aboutir un salaire minimum à l’échelle nationale. D’autre part, l’initiative cantonale donne l’obligation au canton d’édicter un salaire minimum, alors que l’initiative fédérale n’en ouvre que la possibilité. Or, à Genève, il faudra fixer un salaire minimum tenant compte du coût de la vie et du niveau des salaires du canton.

Il faut donc signer l’initiative fédérale et v
oter OUI à l’initiative cantonale   !

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Non à la suppression du RMCAS  !

Le projet de modification de la loi sur l’aide sociale se situe dans la droite ligne de la politique de gestion du chômage du Conseil d’Etat.

Son principal artisan, le Conseiller d’Etat François Longchamp, a introduit l’aide au mérite en 2006
pour les bénéficiaires de l’aide sociale.

En 2008, il réduisait drastiquement la durée de protection des chômeuses et chômeurs en supprimant les emplois temporaires. Dans la foulée, il ferma abruptement son service des mesures cantonales le 1er octobre 2010 dans la plus grande discrétion, réussissant à travestir les statistiques du chômage et celles de l’aide sociale. Début 2011, il poursuit son œuvre et tente d’envoyer massivement sur l’aide sociale les chômeurs et chômeuses en fin de droit, en supprimant le RMCAS.

Cet afflux de personnes précarisées a encore été accentué avec l’introduction, le 1er avril 2011, de la 4e révision de la loi sur l’assurance chômage (LACl), – largement refusée par la population genevoise. Celle-ci a privé de protection près de 10 % des assurés cactuels et précipité à Genève environ 2300 d’entre-eux et leurs familles à l’aide sociale. En envoyant les chômeurs en fin de droit à l’aide sociale, le Conseil d’Etat nie la réalité du chômage de longue durée et réduit ces conséquences collectives découlant de critères économiques à un problème individuel d’adéquation au marché local du travail.

Les syndicats et les partis de l’Alternative ont combattu par référendum le projet de loi accepté au Grand Conseil par la majorité bourgeoise et par les partis populistes.

Au travers de ce référendum, c’est toute la politique cantonale en matière de chômage qui est dénoncée. En effet celle-ci a démontré ces dernières années être une véritable antichambre de la précarité, avec des programmes de placement sans contrepartie en matière de formations qualifiantes et avec des rémunérations ne permettant aux bénéficiaires de sortir de la pauvreté.

Pour les syndicats et les partis de l’Alternative, lutter contre le chômage c’est d’un côté exiger que l’Etat cesse la politique d’austérité et de blocage des engagements dans le secteur public et parapublic, notamment dans le domaine de l’accompagnement et soin de personnes âgées, accompa gnement de l’enfance avant et durant la scolarité, etc. Et de l’autre, c’est développer une politique de ré-industria lisation durable, de soutien aux industries locales socialement utiles, notamment à travers la création d’un fond pour l’emploi.

Mais la lutte contre la paupérisation des actuels exclus du marché du travail doit aussi être entreprise contre la précarisation accrue des personnes en emploi. Si le Parti radical genevois a récemment revendiqué un policier par 1000 habitant-e-s ; le mouvement syndical réclame lui depuis plusieurs années l’engagement par l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail d’inspecteurs supplémentaires pour renforcer les contrôles sur le « marché du travail », pour constater et dénoncer les cas de sous enchères salariales, pour contrôler la sous-traitance dans les marchés publics  : un inspecteur pour 10’000 travailleurs - c’est la norme d’une recommandation de l’OIT.

Dans l’urgence, les syndicats et les partis de l’Alter native ont interpellé le gouvernement afin que le canton et la République de Genève prenne en charge des indemnités journalières compensant les réductions subies par la révision de la LACI ainsi qu’un droit à 120 jours d’indemnités cantonales pour tous les chômeurs et toutes les chômeuses en fin de droit.

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l’égalité des salaires, maintenant  !

Bien que le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale soit inscrit dans la Constitution fédérale depuis le 14 juin 1981, l’égalité des salaires entre femmes et hommes est encore loin d’être acquise en Suisse. Trente ans plus tard, les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins que les hommes et, ces dernières années, les écarts se creusent à nouveau. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. Les paiements extraordinaires, les bonus et les autres composantes variables du salaire augmentent. Les écarts entre les rémunérations les plus élevées et les bas salaires ne cessent de se creuser. La tendance des entreprises à instaurer le salaire au mérite favorise aussi les discriminations salariales.

Contrôler l’application de la loi sur l’égalité

La loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg) en vigueur depuis 1986 ne suffit pas à éradiquer les inégalités salariales. C’est surtout dans le secteur public que des plaintes pour discrimination salariale ont pu aboutir au paiement d’arriérés de salaire. A cause du manque de transparence des salaires et de la peur du licenciement, les procédures devant les tribunaux sont plus rares dans le secteur privé où pourtant les inégalités de salaires entre femmes et hommes sont les plus fortes. Traiter la discrimination salariale au cas par cas ne suffit plus. L’absence de contrôle des entreprises voulue par les Chambres fédérales empêche de contrer efficacement les discriminations. Les syndicats veulent doter les autorités publiques de compétences d’investigation et d’intervention dans les entreprises pour faire appliquer la loi.

Garantir l’autonomie économique des femmes

400’000 personnes en Suisse gagnent moins de CHF 4000 par mois et 70 % d’entre elles – soit environ 300’000 – sont des femmes ! Les branches pratiquant des bas salaires sont aussi celles où les femmes sont les plus représentées, comme la vente, les soins, l’hôtellerie et la restauration, la coiffure, l’économie domestique, la garde d’enfants, etc. Il faut que cela change ! Le salaire des femmes n’est pas un salaire d’appoint. Il en va de leur indépendance économique. Elles élèvent souvent seules leurs enfants et il n’est pas normal d’avoir un travail et de devoir s’adresser aux services sociaux pour boucler les fins de mois. L’initiative syndicale pour instaurer un salaire minimum légal à CHF 4000 permettra de combattre efficacement les discriminations salariales.

14 juin 2011   : participez à la journée d’actions et de revendications  !

20 ans après la grève nationale des femmes, les discriminations demeurent dans tous les domaines, au travail comme dans les assurances sociales. Cela tient au fait que les femmes continuent à être responsables à titre principal du travail domestique et familial, ainsi que de l’éducation des enfants. L’égalité sur le papier ne suffit plus. Les femmes en ont assez des listes d’attente pour une place en crèche, des emplois précaires, des temps partiels contraints, des retraites minables, du harcèlement sexuel et des forces réactionnaires contre l’avortement. C’est pourquoi les syndicats appellent hommes et femmes à se mobiliser le 14 juin 2011.

=========================================== Portez la couleur violet-fuchsia et écoutez radio Resistencia (93.8 FM)

14h06   : organisez des actions sur votre lieu de travail, des pauses prolongées, rassemblements

17h30  : manifestation rassemblement zone piétonne du Mont-Blanc

19h   : soirée
festive aux Bastions

Visitez les sites !

Collec
tif genevois   : www.14juin2011-ge.ch

Sur le
harcèlement sexuel   : www.non-c-non.ch

Sur l’égalité salariale   : www.equality-salaire.ch

Sur la LEg   : www.leg.ch

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Comité d’organisation du 1er Mai

Le Comité d’organisation des manifestations du 1er mai est constitué par les membres collectifs que sont les organisations suivantes : la Communauté genevoise d’action syndicale, le Parti du Travail, le Parti socialiste genevois, solidaritéS, Les Verts, des syndicats ou associations de personnel des organisations internationales sises à Genève.


Y participent également des organisations associées qui ont fait une demande d’affiliation auprès du Comité.
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2011 = CGAS, PdT, PSG, solidaritéS, Les Verts, le Syndicat du personnel du BIT et les associations de personnel du CERN, de l’OIM, de l’OMS et de l’UIT  : soutenu par AVIVO, les Indépendants de Gauche, OSEO Œuvre suisse d’entraide ouvrière, CCSI Centre de Contact Suisses-Immigrés Genève, ASSMP Association Maison Populaire de Genève, MPF Mouvement populaire des familles, LSDH Ligue Suisse des Droits de l’Homme, ATTAC Genève, CUP Collectif urgence Palestine, JSG Jeunesse socialiste genevoise, EuroMayDay, DAL Défense des Aîné-e-s des Locataires de l’Emplo
i et du Social



à la tombée du jour, « Chomsky et le pouvoir » de Daniel MERMET

La production cinématographique en plein air qannoncée sera réalisée par les opérateurs de Spoutnik à l’initiative du groupe « genève libertaire » dans le cadre d’un événement plus large appelé « jours de mai ».

Elle se déroulera dans le parc des Bastions devant le bassin au pied du Mur des Réformateurs.

Le film sélectionné cette année est celui produit par Daniel MERMET « Chmosky et le pouvoir », il sera visible dès la tombée de la nuit. En cas de pluie, sa production sera faite dans les murs de Spoutnik.

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27/04/2011

La Turquie déboulonne une statue célébrant l'amitié avec l'Arménie


La Turquie déboulonne une statue célébrant l'amitié avec l'Arménie

La Turquie a entamé mardi le démontage d'un imposant monument célébrant l'amitié avec l'Arménie près de la frontière entre les deux pays, après que le Premier ministre eut tourné en dérision la statue et demandé son enlèvement.

L'entreprise chargée par la ville de Kars (nord-est) de démanteler le "Monument de l'Humanité" - une statue en béton de 30 mètres de haut représentant un homme coupé en deux dont les deux faces s'opposent - a démonté une des deux têtes de la statue, a déclaré à l'AFP un témoin présent sur les lieux.

Le bloc, d'un poids de 19 tonnes, a été découpé puis déposé au sol par une grue, a déclaré cette source, interrogée par téléphone.

La statue, érigée en 2008, sera divisée en 18 morceaux qui seront remisés dans un hangar de la municipalité, a indiqué l'agence de presse Anatolie. Les travaux devraient prendre 10 jours.

Une panne d'un des instruments de découpe et un fort vent ont retardé le début des travaux, qui auraient autrement commencé lundi, au lendemain des célébrations par les Arméniens du 96e anniversaire des massacres de leurs ancêtres sous l'Empire ottoman.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait déclenché un torrent de critiques lors d'une visite à Kars en janvier au cours de laquelle il avait fustigé la statue comme "une monstruosité... une drôle de chose érigée" à proximité de la tombe d'un érudit musulman.

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Les critiques avaient vu notamment dans ses propos des accents islamiques orthodoxes: les statues considérées comme idolâtres sont souvent rejetées par l'islam.

Le sculpteur Mehmet Aksoy a averti que la démolition de son oeuvre rappellerait la destruction des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan par les talibans et gênerait la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'Union européenne.

Les autorités font valoir que cette oeuvre devait être détruite parce qu'elle a été érigée dans une zone interdite à la construction afin de préserver la nature et les monuments historiques environnants.

En 2009, la Turquie et l'Arménie avaient signé des accords historiques pour mettre fin à des décennies d'hostilité, établir des relations diplomatiques et rouvrir leur frontière.

Mais ce processus s'est enlisé dans des accusations mutuelles et l'Arménie a gelé la ratification des accords l'an dernier. (AFP, 26 avr 2011)

http://www.info-turk.be/392.htm#statue

 

 

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25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

Des centaines  manifestants se sont réunis pour protester contre le nucléaire, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'explosion de la centrale de Tchernobyl, pour exiger la fermeture de Mühleberg et de Beznau et la sortie immédiate du nucléaire avant un tCHernobyl ou un Fukushima helvétique...

 

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23/04/2011

96ème commémoration du génocide des arméniens sur la pace des Nation devant l’ONU.

Information importante à mes amis et connaissances et amis.


Son excellence Monsieur Charles AZNAVOUR  ambassadeur d’Arménie en Suisse s’exprimera lors de la 96ème commémoration du génocide des arméniens sur la pace des Nation devant l’ONU.

Demain, 24 avril, nous commémorons à Genève, ensemble avec les représentants de diverses communautés,  le génocide des arméniens. Ce triste jour de mémoire est là pour nous souvenir ensemble, que en 1915 dans l’empire ottoman, 1'500’000  d’êtres humains ont péri juste parce qu’ils étaient arméniens et que le gouvernement de l’époque l’a décidé ainsi.

A l'occasion de la 96ème commémoration du Génocide des Arméniens de 1915, l'Union Arménienne de Suisse organise, le dimanche 24 avril 2011, une manifestation, sur la place des Nations, contre le négationnisme.

Par cet événement, l'Union Arménienne de Suisse souhaite adresser un message à la jeunesse du monde et plus spécialement à la jeunesse turque.

Celui-ci peut se résumer ainsi :

-  le négationnisme de l'état turc ne pourra jamais effacer de nos mémoires le génocide des arméniens de 1915;

-  à chaque génération les jeunes relèveront le flambeau pour demander au gouvernement de la République turque une reconnaissance des faits historiques établis. Le premier génocide du XXè siècle fut planifié, organisé  et exécuté dans l’empire Ottoman par le gouvernement de l’époque.

-  Les jeunes sont unis pour affronter les négationnistes de tous les génocides.


Le programme se déroulera ainsi :

Départ de la marche : 18h30 depuis Palais Wilson coté lac

Prises de paroles : 19h30 à Place des Nations devant l’ONU

Les Tutsis du Rwanda, les communautés israélites et kurdes ainsi que la LICRA-Suisse ont répondus favorablement à notre invitation, et leurs jeunes représentants prendront également la parole, en signe de solidarité avec la « cause arménienne ».


Les discours seront ponctués d’interludes musicaux et de danses.

Pour vous informer plus en détail  sur ce sujet, je vous mets ci-dessous un lien:

Documentaire, très explicite,  « Aghet »  qui a passé le 20 avril sur arte. (il est possible de voir ce film jusqu'au 28 avril)


http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Aghet--1915-le-...


 

Cordialement 

Raffi GARIBIAN

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21/04/2011

La Révolution des œillets

LE 30 AVRIL 2011 À LA UOG

L`ASSOCIATION 25 AVRIL FÊTERA

LA RÉVOLUTION DES OILLETS

QUI A RESTAURÉ LA DÉMOCRATIE AU PORTUGAL.

LA COMUNITE PORTUGAISE EN GENEVE

VOUS INVITE Á PARTICIPER.

 

 

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Tôt Le 25 avril 1974, au Portugal(1) , des capitaines en rupture avec le système de Salazar(2) se révoltent et prennent le pouvoir. La voix calme d’un mystérieux « Commandement du Mouvement des Forces armées» transmise par les radios de Lisbonne, Renascenta et Radio Clube(3) donnant le signal de la révolte aux capitaines mutins, exhorte les gens à rester chez eux et à garder leur calme.

C’est compter sans les sentiments de la population. Ne tenant aucun compte de ces conseils, répétés à intervalles réguliers, ils envahissent les rues et les places en se mêlant aux militaires. Le Premier ministre Marcelo Caetano se réfugie dans la principale caserne de gendarmerie de Lisbonne où un jeune capitaine de cavalerie, Salgueiro Maia, accepte sa reddition.

Caetano, qui avait succédé en 1968 au dictateur Antonio Salazar, victime d’une attaque cérébrale (1899-1970), demande à remettre le pouvoir au général Antonio Spinola « pour qu’il ne tombe pas dans la rue». Puis le successeur du dictateur, est mis dans un avion avec un aller simple pour le Brésil. Seule la PIDE, la redoutable police politique qui a entretenu la terreur durant cinquante ans de salazarisme, oppose une résistance qui fera six morts. Elle est réduite durant la nuit. Toute la journée, une foule énorme s’est massée au centre-ville, près du marché aux fleurs, pour appuyer les rebelles de l’armée. Ce 25 avril 1974, c’est la saison des oeillets.

Le lendemain, Spinola, le « général au monocle », annonce la formation d’une Junte de salut national sous sa présidence, et lit la proclamation du Mouvement des Forces armée (MFA) qui propose de rendre le pouvoir aux civils après des élections libres et de mener la politique des « trois D » : démocratiser, décoloniser et développer. Pour le Portugal, la page est tournée presque sans effusion de sang. Indissociablement liées, la démocratisation et la décolonisation allaient être accomplies avec le concours des partis politiques :

le Parti communiste, seul doté de fortes assises dans le pays, dirigé dans la clandestinité par Alvaro Cunhal, le Parti socialiste, créé en Allemagne en 1973 par Mario Soares(4), ainsi que les nouveau-nés : Parti social démocrate (PSD, libéral) et le Centre démocratique social (CDS,droite). Rentrés d’exil, Soares et Cunhal vont célébrer ensemble, dans une ambiance fraternelle, la première fête du 1er mai non interdite.

Le sort de la révolution se noue durant l’année 1975. D’un côté, le général Spinola cherche à gagner du temps dans les colonies africaines. Modernisant un vieux mythe salazariste, il verrait bien le maintien de " l’empire portugais " sous forme d’une fédération. De l’autre, Mario Soares commence à parler du " socialisme du possible ". Entendez la mise en place d’un Portugal au capitalisme rénové, tourné vers l’Europe.

 



Les communistes appuyés sur les mouvements populaires dans la région de Setubal, dans l’Alentejo et au sein de l’armée, veulent consolider les conquêtes démocratiques par des conquêtes économiques et sociales. Enfin, au sein d’une armée délivrée de sa hiérarchie salazariste, les surenchères de gauche, pour ne pas dire gauchistes, font florès. Les affrontements les plus durs portent notamment sur la mise en place ou non d’un syndicat unique. Les socialistes s’affrontent durement sur cette question avec certains secteurs du MFA (Mouvement des Forces armées : mouvement des militaires fidèles au 25 avril). Maria de Lourdes Pintasilgo (elle fut premier ministre durant quelques mois a l’époque où le général Eanes était président de la République) juge durement cette époque .

La tentative de coup de force du général Spinola, le 25 novembre 1975, marque la fin de la première époque. Les formations de droite, organisées ou non, sont battues comme en témoigne la grande vague de nationalisations des banques et, dans la foulée, des terres et de l’essentiel des grandes entreprises portugaises. S’ouvre une ère de provocations en tout genres y compris gauchistes. Elles vont conduire à la chute des gouvernements, proches des communistes, du général Gonçalves, à la division et à l’extinction du MFA, et enfin à la mise en place d’un système politique et économique oscillant entre une droite réputée modérée et un socialisme menant une politique libérale bien tempérée. A la fin des années soixante-dix, l’économie portugaise est restructurée pour la préparer à l’adhésion à l’Europe de 1986. Dans le même temps, des révisions successives de la Constitution la vident de toutes ses conquêtes sociales (nationalisations, réforme agraire, contrôle des banques, droit d’interventions des salariés dans la gestion, etc.)...

(1) ; Portugal : officiellement République portugaise (en portugais, Répública portuguesa), pays du sud-ouest de l’Europe situé sur la façade atlantique de la péninsule Ibérique, bordé, au nord et à l’est, par l’Espagne et, au sud et à l’ouest, par l’océan Atlantique, où se trouvent les archipels portugais des Açores et de Madère. La superficie totale du pays est de 92 072 km2. Sa capitale est Lisbonne.

(2) ; António de Oliveira Salazar, (1889-1970), homme d’État portugais qui, de 1932 à 1968, régna en dictateur sur le Portugal étudia le droit et devint en 1918 professeur d’économie politique à l’université de Coimbra. En 1926, il se vit proposer le poste de ministre des Finances par la junte militaire qui venait de s’emparer du pouvoir sous la conduite du général Carmona, mais il le refusa, faute d’obtenir les pouvoirs spéciaux qu’il exigeait. Il l’accepta en 1928, après qu’on lui eut partiellement donné satisfaction. En un an, il équilibra le budget national et, peu de temps après, régla la dette étrangère. Nommé président du Conseil en 1932, il fonda le «Nouvel État» (Estado Novo), imposant une dictature dotée d’un parti unique et s’appuyant sur l’armée et l’autorité morale de l’Église. Fort également de l’appui des grands propriétaires terriens, des banquiers et des industriels, il résista à toute évolution sociale et politique et s’attacha à réprimer les mouvements nationalistes dans les possessions portugaises d’Afrique. Il soutint le général Francisco Franco pendant la Guerre civile espagnole et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il défendit la neutralité du Portugal. Victime d’une hémorragie cérébrale en 1968, il dut abandonner le pouvoir à son ancien collaborateur Marcello Caetano. Son régime ne lui survécut pas longtemps ; en avril 1974, un groupe d’officiers, las de lutter contre les mouvements indépendantistes outre-mer, balayait l’Estado Novo.

(3) ; Communiqué du 25 avril 1974 à 04h26 le Présentateur Joaquim Furtado a fait la lecture de la première notification officielle du MFA, aux micros de la radio clube portugais :

"Aqui posto de comando do Movimento das Forças Armadas.As Forças Armadas portuguesas apelam para todos os habitantes da cidade de Lisboa no sentido de recolherem a suas casas, nas quais se devem conservar com a máxima calma. Esperamos sinceramente que a gravidade da hora que vivemos não seja tristemente assinalada por qualquer acidente pessoal, para o que apelamos para o bom senso dos comandos das forças militarizadas no sentido de serem evitados quaisquer confrontos com as Forças Armadas. Tal confronto, além de desnecessário, só poderia conduzir a sérios prejuízos individuais que enlutariam e criariam divisões entre os portugueses, o que há que evitar a todo o custo.Não obstante a expressa preocupação de não fazer correr a mínima gota de sangue de qualquer português, apelamos para o espírito cívico e profissional da classe médica, esperando a sua acorrência aos hospitais, a fim de prestar eventual colaboração, que se deseja, sinceramente, desnecessária."

Résumé bref : le commandant du mouvement des forces armées appèle la population a resté chez elle pour éviter toute confrontation avec les forces armées car cela pourrait créer des divisions entre les Portugais et faire couler le sang inutilement. De plus l’armée demande aux médecins si ils veulent apporter leur contribution aux Hôpitaux.

Chanson de José Afonso qui fut le signal du début de la révolution

Grândola, vila morena Terra da fraternidade, O povo é quem mais ordena Dentro de ti, ó cidade

(4) ; Mario Soares, (1924- ), chef d’État portugais, dirigeant du Parti socialiste portugais (PSP), Premier ministre (1976-1978, 1983-1985), et président de la République depuis 1986. Il naquit à Lisbonne et fit ses études à l’université de Lisbonne et à la faculté de droit de la Sorbonne, à Paris. Au sein du parti communiste, puis du parti socialiste dont il devint le secrétaire général en 1973, il fut l’un des principaux dirigeants de l’opposition démocratique face aux régimes d’António de Oliveira Salazar puis de Marcello Caetano. Emprisonné 12 fois, banni en 1968, il vécut en France en exil. En 1974, il revint au Portugal après le soulèvement d’avril et fut ministre du gouvernement provisoire, s’opposant à la confiscation du pouvoir par les communistes. Il accéda en 1976 au poste de Premier ministre à la suite de la victoire du parti socialiste, poste qu’il conserva jusqu’en 1978. Les élections de 1983 le ramenèrent au pouvoir ; il put alors s’engager en faveur de l’adhésion de son pays à la Communauté économique européenne. Il fut élu président de la République en 1986 et réélu en 1991.

http://www.latetocarhaix.org/article-30693548.html

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18/04/2011

Le triomphe de la gauche en 81 photos!

En Ville de Genève, l’Alternative place ses quatre candidat-e-s. Les brillantes élections de Sandrine SALERNO et de Sami KANAAN, démontrent, si besoin est, quela politique que nous appliquons depuis plus de 20 ans, avec une gauche unie, correspond pleinement aux attentes des Genevois-e-s. Privilégier la qualité de vie, favoriser une mobilité intelligente et une sécurité de proximité,se battre pour des logements acceptables, des prestations sociales de qualité et des emplois notamment pour les jeunes,sont autant de préoccupations qui touchent le coeur des habitant-e-s de la cité. Les Genevois-e-s ont continué à faire confiance aux partis qui se soucient de leurs vrais problèmes.


Dans les communes suburbaines, le parti socialiste confirme sa position. A Carouge, Stéphanie LAMMAR réussit l’exploitde prendre la place d’un magistrat sortante Elisabeth Gabus-Thorens fait son entrée à Confignon. Monique Boget à Meyrin, Carole-Anne Kast à Onex, Frédéric Renevey à Lancy confirment leur présence de terrain et sortent chaque fois en tête!Soulignons encore qu’à Vernier, une alliance républicaine parvient à bouter hors du Conseil administratif le représentant du MCG avec le renouvellement de confiance accordé à Thierry Apothéloz.

 

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Le communiqué de presse sur les Elections au Conseil administratif dans les communes genevoises

Les Socialistes, plus que jamais le parti de la proximité, de la crédibilité et de l’engagement !


Les Socialistes confirment leur ancrage dans les communes. Après une campagne où l'entente n’a eu de cesse de fomenter des alliances externes soit pour profiter du MCG (les Radicaux à Vernier), soit pour le combattre (les Libéraux-UDC à Genève), les Socialistes, fidèles à leur position de parti de la proximité, ont bénéficié une fois encore de la confiance d’une population qui se reconnaît dans ses idéaux, et qui récompense un vrai bilan.


En Ville de Genève, l’Alternative place ses quatre candidat-e-s. Les brillantes élections de Sandrine SALERNO et de Sami KANAAN, démontrent, si besoin est, quela politique que nous appliquons depuis plus de 20 ans, avec une gauche unie, correspond pleinement aux attentes des Genevois-e-s. Privilégier la qualité de vie, favoriser une mobilité intelligente et une sécurité de proximité,se battre pour des logements acceptables, des prestations sociales de qualité et des emplois notamment pour les jeunes,sont autant de préoccupations qui touchent le coeur des habitant-e-s de la cité. Les Genevois-e-s ont continué à faire confiance aux partis qui se soucient de leurs vrais problèmes.


Dans les communes suburbaines, le parti socialiste confirme sa position. A Carouge, Stéphanie LAMMAR réussit l’exploitde prendre la place d’un magistrat sortante Elisabeth Gabus-Thorens fait son entrée à Confignon. Monique Boget à Meyrin, Carole-Anne Kast à Onex, Frédéric Renevey à Lancy confirment leur présence de terrain et sortent chaque fois en tête!Soulignons encore qu’à Vernier, une alliance républicaine parvient à bouter hors du Conseil administratif le représentant du MCG avec le renouvellement de confiance accordé à Thierry Apothéloz.


Aujourd’hui, les électeur-trice-s ont une fois de plus fait une confiance accrue dans la capacité des Socialistes à trouver des réponses aux problèmes quotidiens qu’ils/elles rencontrent sur leur lieu de vie. Crédibilité, écoute, efficacité sont les maîtres mots d’une action toujours orientée vers l’amélioration de la qualité de vie, le renforcement de la citoyenneté, mais également le soutien aux plus défavorisé-e-s et la promotion d’une solidarité active. Le Parti socialiste l’a démontré aujourd’hui, partout où il se présentait: il est le parti des Genevois-es.


Le Parti socialiste genevois tient à remercier tou-te-s les militant-e-s qui se sont impliqué-e-s dans cette campagne et qui en ont fait ce succès. Cette réussite est aussi celle de la cohésion qui a porté l'Alternative tout au long de ces derniers mois. Nous nous réjouissons de continuer dans le même esprit vers les élections nationales de cet automne.

René LONGET, Président

Arnaud MOREILLON, Secrétaire général
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17/04/2011

manifestations de soutien au peuple syrien

Hier,(16 avril  2011 à 14h00), Une centaine  de personne se sont manifestations pacifique de soutien au peuple syrien à la place des Nations


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Le mur de la peur de l’Après-Bachar.

Aller crevons l’abcès : Le mur de la peur n’est pas celui de la peur du régime mais de la peur de l’après-régime.

Pour réussir la révolution syrienne, nous devons penser l’après-révolution du mieux possible et ne pas confondre utopie et naïveté.

Ce qui me frappe le plus dans la révolution arabe en général et dans la révolution syrienne en particulier c’est de lire et d’entendre, de part et d’autre, au moins trois fois par jour, le mot « mensonge ».

Si, comme moi, vous aimez la littérature, vous savez que le monde arabe, c’est le monde des mille et une ruses. Cette manière de vivre - souvent de survivre - consiste à vouloir toujours ruser l’autre de manière à lui prendre davantage qu’on ne lui donne tout en lui laissant croire qu’il obtient plus.

Cet « art » ne doit plus sortir de nos contes orientaux et nous devons apprendre à vivre de et avec la vérité.

Coran 13-11 :« Dieu ne change pas la condition d’un peuple tant qu’il ne change pas ce qui est en lui-même »

Soyons dignes avant de réclamer la dignité !
Soyons respectables avant de réclamer le respect !
Soyons honnêtes avant de réclamer la vérité !
Soyons ce que nous voulons et nous n’aurons plus à le vouloir !

Le plus grand point commun des différentes communautés qui vivent en Syrie, c’est la méfiance voire la peur de l’autre. Cette méfiance vient de l’ignorance que nous avons les uns des autres mais aussi du mensonge qui comble cette ignorance. Or, il est impossible de construire un peuple dans la peur.

Si avant même la possible chute du régime, les unes se méfient des autres et craignent pour leur sécurité et leur existence, alors restons-en là parce qu’il vaut mieux une dictature dont on se relève toujours qu’une guerre civile dont on ne se relève jamais.

Il y a une réalité derrière ce que redoute une grande partie du peuple syrien aujourd’hui et qui fait que les manifestants sont encore trop peu nombreux dans les rues. Cette réalité est que toutes les conditions sont réunies pour déclencher une guerre civile terrible en Syrie avant, pendant ou après ce régime !

Si nous voulons que les syriens sortent en masse manifester il faut montrer nos intentions, toutes nos intentions. Ne rien cacher de nos revendications et peut-être renoncer à celles qui ne pourraient aller vers l’unité nationale. Il ne doit y avoir ni stratégie cachée, ni arrière-pensées.

Il faut garantir au peuple syrien que nous n’allons pas le trahir et que c’est sa souveraineté qui est notre seul et unique objectif.

Les différentes composantes de notre peuple doivent réussir à trouver un avantage à composer ensemble, à se respecter, à s’aimer même car le pire serait que nos enfants nous reprochent un jour d’avoir fait cette révolution.

Coran 49-13 : « Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux ».

Partout où vivent des syriens, nous devons former des groupes de travail composés de représentants des différentes ethnies, des hommes et des femmes de la société civile qui s’engageront avec bienveillance dans ce processus nouveau pour nous qu’est le dialogue.
Ces groupes devront se pencher immédiatement sur les questions qui réjouissent et celles qui pourraient fâcher.

Ils devront mettre en place une dialectique, une pédagogie commune du Bien Vivre ensemble auprès de leur communauté respective.

Petit-à-petit, grâce aux efforts de chacun et de chacune, émergera de ces énergies, une synergie, de ces polyphonies, une harmonie. De ce dialogue, une philosophie du dialogue plutôt qu’un dialogue de sourd.

Jouons franc-jeu !

Acceptons de nous confronter dans nos projets de société au moment où nous sommes forcés à marcher ensemble avant de devoir le faire le jour où nous aurons la liberté de nous entre-tuer !

Alors il sera simple d’accoucher d’une Constitution digne d’incarner la grandeur de notre peuple riche de sa diversité et de son métissage.

Oui, le jour où un Sunnite épousera une Chiite, le jour où une Kurde épousera un Arabe, le jour où une Arménienne épousera un Palestinien, alors on aura gagné la plus grande des révolutions, celle de notre humanité !

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Hommage à Vittorio Arrigoni

 

 

 

dimanche 17 avril · 20:00 - 22:00

Place Neuve, Genève


Allumer un maximum de bougies et chanter la chanson préférée de notre ami et frère: Ounadikom (je vous appelle!)


Hommage à Vittorio Arrigoni qui partageait le quotidien des Gazaouis depuis 2008 et qui a été sauvagement tué par des ravisseurs le 15 avril. Ce journaliste italien avait participé aux opérations de sauvetage par les ambulanciers pendant les attaques israéliennes en hiver 2008-09 et accompagnait des pêcheurs et des paysans travaillant sur mer et sur leurs terres, souvent au risque de leur vie.

Un héros, un vrai.

Paix à son âme!

L'Islam et les musulmans se lavent les mains de ce crime infecte et honteux, condamnent fermement ses auteurs et exigent qu'ils soient arrêtés et jugés dans les plus brefs délais.

Venez nombreux!

 

17:00 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes !

Appel aux Etats-Unis, à l’UE et l’ONU pour le retrait des forces irakiennes d’Achraf
et la garantie de la protection de ses habitants

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes et garantir la protection de ses habitants

 

 

Que s'est-il passé dans le camp d'Achraf dans le nord de Bagdad vendredi dernier ?

L'armée irakienne s'est-elle livrée à un massacre contre les réfugiés des Moudjahidines du peuple ?

Conférence de la Résistance iranienne en présence des personnalités et des conseillers nationaux suisse.

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes et garantir la protection de ses habitants”

Jean Ziegler,
Le sociologue

Jean-Charles Rielle, Conseiller national

Alfred Zayas ,leading expert in the field of human rights, as well as a former high-ranking United Nations official. He is currently a professor of international law at the Geneva School of Diplomacy and International Relations
,

Marc FALQUET, député  Genè
ve
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Samedi i 16 avril de 15 h à
18h
L’adresse : UPTOWN (ancien cinéma Grotte)

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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011, à Genève, par le Conseiller national Jean-Charles Rielle


En tant que Député au Parlement Suisse, mais aussi en tant que médecin, j’interviens cet après-midi pour témoigner de l’ampleur de la catastrophe humanitaire programmée qui se profile dans l’attaque du camp d’Achraf par les forces du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Ce qui s’est passé à Achraf le vendredi 8 avril, est une honte pour la communauté internationale et j’en suis choqué et indigné.

Le jeudi soir on m’a appelé et on m’a dit qu’une nouvelle attaque militaire contre Achraf était imminente.

Le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et le régime des mollahs se sont coordonnés pour cette attaque et Monsieur Robert Gates, le Secrétaire américain à la défense, ne s’est manifestement pas opposé. L’attaque a été perpétrée et les nouvelles parlaient immédiatement d’un bain de sang et d’une catastrophe humanitaire.

A chaque instant, on apprenait un nouveau décès parmi les femmes et les hommes. Le nombre des blessés augmentait rapidement et on ne pouvait plus supporter cette injustice. Ce camp subissait un blocus médical depuis 2 ans et maintenant il devait faire face à beaucoup de blessés, dont plusieurs avec un pronostic vital engagé, sans équipements médicaux d’urgence.

Avec la Sénatrice Liliane Maury Pasquier et le Conseiller national Eric Voruz, nous avons interpellé personnellement la Présidente de la Confédération suisse, Mme Micheline Calmy-Rey, Ministre des affaires étrangères de notre pays, qui nous a fait la réponse suivante :

Monsieur,

Je vous remercie de votre message concernant les événements survenus vendredi 8 avril 2011 dans le camp d'Ashraf.

Je partage votre préoccupation quant à cette situation et, vendredi déjà, j'ai entrepris diverses démarches. Dès réception des premières dépêches, la représentation suisse compétente, sise à Damas, a été priée de se renseigner, et l'ambassadeur d'Irak à Berne a été invité à un entretien au DFAE.

Je me suis par ailleurs entretenue par téléphone, mardi 12 avril 2011, avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Monsieur Hoshyar Zebari. J'ai exprimé ma préoccupation et mon inquiétude concernant les récents événements et la situation humanitaire régnant dans le camp d'Ashraf. J'ai rendu attentif le ministre au fait qu'indépendamment du statut des habitantes et habitants du camp, leurs droits fondamentaux devaient en tout état de cause être respectés. Eu égard à la rareté des informations disponibles, je l'ai par ailleurs prié de nous transmettre davantage d'informations quant aux événements et souligné l'importance d'une enquête rapide sur leur déroulement.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères a souligné que son gouvernement n'extraderait aucune personne vers l'Iran contre sa volonté et veillait à respecter les usages humanitaires dans sa manière de traiter les habitants du camp. Il a assuré que le gouvernement irakien avait d'ores et déjà décidé de procéder à un examen des événements et était prêt à autoriser à nouveau le CICR à accéder au camp. Le ministre a également souligné que le camp d'Ashraf se trouvait sur territoire irakien et que ses quelque 3400 habitantes et habitants avaient dès lors l'obligation de respecter la législation irakienne; pour les autorités irakiennes, il ne saurait être question d'accepter un "Etat dans l'Etat".

Je souhaite préciser que les informations concernant le déroulement des événements sont très contradictoires. Selon les sources irakiennes, l'incident de la semaine dernière s'est produit lorsque des policiers irakiens sont entrés dans la partie nord-est du camp habité par environ 3400 Moudjahidines du peuple d'Iran (MKO). Selon les informations du "Conseil national de la résistance iranienne", lié au MKO, les événements ont causé plus de 30 morts. Ces informations n'ont pour l'heure pas été confirmées par des sources indépendantes. Depuis vendredi, le DFAE est en contact avec toutes les organisations internationales pertinentes (CICR, HCR et, surtout, UNAMI) afin d'avoir une vue objective des événements.

Avec nos partenaires internationaux, nous nous penchons également sur la question de l'assistance médicale aux blessés. Selon les informations disponibles, le camp dispose d'une infrastructure développée comprenant un centre médical. Selon les indications fournies par l'Irak, les blessés sont soignés dans un hôpital au sein du camp, et l'approvisionnement en nourriture, en électricité et en eau est assuré. Nous vérifions ces indications avec le soutien de nos partenaires internationaux.

Suite à ces démarches, le DFAE a repris contact avec le CICR. Ce dernier examine la question d'une nouvelle visite du camp et nous tiendra informés de sa décision. Nous attendons par ailleurs de recevoir davantage d'informations suite à une visite de représentants de l'ONU prévue dans le camp.

Comme vous le voyez, le DFAE fait son possible pour recevoir des informations précises et objectives. Dès que nous disposerons d'une évaluation claire des besoins humanitaires, nous pourrons contribuer, avec l'aide de nos partenaires, à la recherche d'une solution à cette situation.

Avec mes salutations les meilleures.

Micheline Calmy-Rey

Je remercie Mme la Présidente de la Confédération pour son engagement et son efficace action.

Cette attaque a fait 34 tués et plus de 300 blessés. La résistance iranienne a demandé l’aide médicale urgente au Président américain et sa Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, mais le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a empêché l’arrivée de toute aide à Achraf. Beaucoup de blessés sont ainsi décédés faute de soins d’urgence.

Au moins 178 personnes ont été touchées par des tirs directs. Certaines d’entre elles sont dans le coma et dans un état grave. Le gouvernement irakien, en encerclant Achraf, a contribué à laisser mourir certains blessés.

Dans un témoignage rapporté, Saba, un caméraman, a été touchée par un tir direct. Il souffrait d’une forte hémorragie. Mais le lendemain, il est décédé à 7 heures du matin faute de soins adaptés.

Des témoignages révèlent que les forces du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki ont ramené les blessés, qui avaient été transportés à l’hôpital de Baakhoubeh, au camp par la force sans qu’ils puissent bénéficier des soins médicaux.

Dans une interview accordée à l’AFP, le commandant des opérations a dit qu’il y a eu 3 tués et 20 blessés dont la plupart ont été soignés et ont pu rentrer chez eux !.

Pour terminer, nous faisons la déclaration suivante :


-  Vu que les résidents d’Achraf sont des personnes protégées par la 4ème convention de Genève et qu’ils bénéficient de tous les droits fondamentaux selon la déclaration universelle des droits de l’homme

-  Vu que le gouvernement irakien, contrairement à ses engagements concernant le respect des droits des résidents d’Achraf selon les lois internationales, a violé ses engagements

- Vu que selon le traité de Rome et la décision du tribunal espagnol, la violation des droits des résidents d’Achraf (en tant que personnes protégées par la convention de Genève), est un crime de guerre et crime contre l’humanité.

Nous demandons

au gouvernement américain d’intervenir rapidement et de transférer les blessés à l’hôpital américain afin qu’ils puissent bénéficier des soins nécessaires.

et à la communauté internationale à prendre les mesures urgentes suivantes :

-  Assurer et garantir la protection des Achrafiens par l’ONU et les Etats-Unis, qui ont pris les armes aux Moudjahidines d’Achraf et ont signé en échange, dans un accord avec chacun d’entre eux, de s’engager à assurer leur protection jusqu’au règlement final de leur situation.

- Que l’ONU dirige une mission d’enquête internationale sur l’attaque contre Achraf par des forces terrestres irakiennes sous le commandement de leur propre général en chef.

- La mise en place d’une force de surveillance permanente.

- Le retrait des forces assaillantes et répressives irakiennes d’Achraf.

- La fin du blocus inhumain de 28 mois et l’arrêt des relations avec les agents du ministère du Renseignement des mollahs et des forces spéciales Qods, ainsi que de la torture  psychologique des Achrafiens au moyen de 240 haut-parleurs.

Je vous remercie !



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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011,
à Genève, par Monsieur Jean Ziegler
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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011, à Genève, par le
Député au Grand-Conseil/Genève Monsieur Marc Falquet

Genève, conférence du 16 avril 2011

Le 8 avril 2011, les résidents civils iraniens du Camp d’Achraf en Irak, attaqués et massacrés par l’armée irakienne aux ordres de Téhéran, 34 morts et 350 blessés. Passivité coupable de l’ONU et des USA
.

Tout d’abord, j’exprime ma sympathie aux membres des familles du camp d’Achraf, touchées par les récents massacres et actes de barbarie. Un grand merci à tous ceux qui mettent leur énergie pour défendre les opprimés du camp d’Achraf. Nous devons nous efforcer de faire savoir au monde entier ce qu’il se passe là-bas. Puisse la honte s’abattre sur les responsables

Ici, en Suisse, nous avons l’immense privilège de vivre en paix, dans un grand confort matériel, de manger plus que nos besoins, de pouvoir aller et venir en liberté, sans risquer nos vies et de bénéficier de tous les secours et aides inimaginables de nos institutions sociales.

Bref, nous avons la possibilité de passer une petite vie tranquille à jouir de tous les bienfaits de ce monde, sans nous soucier des autres.

Cependant, quel est le sens d’une vie passée uniquement à profiter des multiples jouissances à notre disposition ? Comment nous sentirons-nous vers la fin de notre existence, lorsqu’il s’agira de quitter ce monde ?

Il se peut bien que nous nous sentions très mal et honteux d’être restés passifs, craintifs et silencieux, alors que toutes les conditions, les circonstances et les opportunités nous permettaient d’agir pour faire reculer la barbarie et les injustices.

Je crois que chacun est amené dans sa destinée personnelle, à avoir, s’il le désire, l’opportunité de mettre ses qualités au service des autres.

Les massacres d’Achraf sont entourés d’un mur de silence que nous devons briser. Les journalistes incrédules devraient peut-être ouvrir les yeux et s’intéresser à cette cause avant que tous les habitants de ce village se fassent massacrer dans l’indifférence, par des barbares à la solde des dirigeants iraniens.

Les Nations Unies ont une grande responsabilité dans ces massacres en raison de leur inertie et de leur inertie bureaucratique.

Les Nations Unies doivent protéger les habitants d’Achraf en plaçant immédiatement des représentants permanents sur place. Sinon, à quoi bon avoir telle organisation internationale ?

Les USA, première puissance mondiale, avaient pris l’engagement de défendre les habitants d’Achraf. Ils les ont trahis en les abandonnant aux autorités irakiennes à la solde de l’Iran. Les USA doivent se reprendre, réagir et immédiatement secourir et protéger les Achrafiens. Ils ont les moyens de le faire.

L’ONU et les USA avaient connaissance que des massacres étaient en préparation contre les habitants d’Achraf. Ils n’ont pas bougé. Résultat, 34 morts et 350 blessés, dont de nombreux le sont grièvement et vont mourir.

Lorsque nous n’empêchons pas un crime, nous en sommes complices. En l’occurrence, il s’agit de crimes contre l’humanité. Le moment venu, les responsables devront certainement y répondre d’une manière ou d’une autre.

Marc Falquet

Député au Grand-Conseil/Genève
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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

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14/04/2011

Pourquoi élire Sandrine Salerno et Sami Kanaan au Conseil administratif ?

Pourquoi élire Sandrine Salerno et Sami Kanaan au Conseil administratif ?

On vote et on fait voter!

 

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1. Genève a besoin de femmes et d’hommes qui trouvent des solutions aux défis sociaux actuels.
Genève a le taux de chômage le plus élevé de Suisse. Au même titre que l’accès au logement, le droit au travail et à un salaire décent reste encore à conquérir. Les Socialistes défendent une économie qui profite aux habitantes et habitants. Sous notre impulsion, 10 millions ont été débloqués pour favoriser l’emploi local de proximité.

2. Genève a besoin de personnalités travailleuses, déterminées et rassembleuses.
Sandrine Salerno et Sami Kanaan sont unanimement reconnu-e-s pour leurs compétences et leur ténacité, qui permettent de mener à bien des projets complexes et difficiles, même leurs adversaires politiques l’admettent. Ils savent écouter et peuvent faire évoluer leurs positions afin d’aboutir à une solution concertée.

3. Genève a besoin à sa tête de femmes et d’hommes qui osent faire des propositions courageuses.
Sandrine Salerno a réformé le logement social. Un travail de longue haleine où elle n’a pas hésité à supprimer les privilèges et bousculer les acquis du passé. Les Socialistes s’engagent à développer l’offre de logements à loyer accessible.
Sami Kanaan a défendu dès le début le projet CEVA, même lorsque la droite populiste l’a combattu avec des arguments fallacieux, car c’est un projet porteur d’avenir.

4. Genève a besoin d’élu-e-s à son image
Sandrine Salerno et Sami Kanaan sont représentatif-ve-s de la Genève multiculturelle et ouverte que nous souhaitons valoriser. 

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Madame Gladys AMBORT : Une femme, une histoire


Madame Gladys Ambort : Une femme, une histoire

Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP

J’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève le 1 vendredi 2011.

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait : J’ai terminé les série de portraits.

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Présentation de Madame Gladys Ambort

Prix « Femme exilée, femme engagée » (Alba Viotto). Soutien de la ville de Genève « Migrantes en mouvement : Saisir les chances, Oser le changement ». ler avril 2011, Genève

Histoire d’une héroïne ordinaire : Gladys Ambort

Tout d’abord j’aimerais dire tout le respect et la reconnaissance que nous avons toutes et tous pour le remarquable travail d’Alba Viotto « Femme exilée, Femme engagée », qui nous invite à rendre hommage à des femmes de tous âges et nationalités que des circonstances, souvent dramatiques, ont conduites à s’exiler à Genève. Alba Viotto est une passionaria qui porte très haut la bannière de la liberté. Elle apporte un souffle de vie à ce pays et à ce canton qui nous est précieux.

Dans le cadre de l’hommage public au courage des femmes, de la remise du prix 2011 par l’Association appuyée par la ville de Genève, je dois vous présenter aujourd’hui Gladys Ambort, exilée d’Argentine, écrivaine et traductrice. Je vais tenter de vous partager ce que l’histoire d’une héroïne ordinaire déclenche dans la pensée et en quoi elle invite à la résistance et nourrit notre puissance d’agir et notre désir de révolution.

Il m’est difficile de parler, de surmonter la pudeur du respect face à une une expérience humaine, à une existence tragique, la peur de la banalisation en ajoutant des mots aux discours...

Après avoir lu son livre, j’ai retenu et je commencerai par cela : « Nous voulions rêver, nous voulions voler », p. 207 (son livre).
J’ai intitulé mon intervention, histoire d’une héroïne ordinaire. Mon intervention se déroule en deux parties.

I. Qui est Gladys Ambort ?

Hannah Arendt a bien montré, dans son livre Condition de l’homme moderne, que l’action est toujours portée par QUELQU’UN PAR un QUI qui se révèle par l’action. L’action n’est pas le simple mouvement de l’histoire au sens de Hegel. La violence non plus. Ce qui aujourd’hui c’est Gladys Ambort. Ce qu’elle nous dit, n’est pas un simple témoignage de dénonciation – bien que ce soit important de dénoncer des crimes de guerre devant les tribunaux – c’est un travail de pensée active qui résiste, qui crée au jour le jour.


“ L’histoire vraie dans laquelle nous sommes engagés tant que nous vivons n’a pas d’auteur, visible ni invisible, parce qu’elle n’est pas fabriquée. Le seul “quelqu’un” qu’elle révèle, c’est son héros, et c’est le seul médium dans lequel la manifestation originellement intangible d’un “qui” unique et distinct peut devenir tangible ex post facto par l’action et la parole. Qui est ou qui fut quelqu’un, nous ne le saurons qu’en connaissant l’histoire dont il est lui-même le héros – autrement dit sa biographie ; tout le reste de ce que nous savons de lui, y compris l’œuvre qu’il peut avoir laissée, nous dit seulement ce qu’il est ou ce qu’il était ” (Arendt, Condition de l’homme moderne, 1983, p. 244).


Son adolescence croise la violence de la dictature de « Sécurité nationale » argentine alors qu’elle est lycéenne et qu’elle devient militante de Avanguardia Comunista. Elle est imprisonnée trois ans à 17 ans, connaît l’expérience terrible d’une cellule d’isolement à l’adolescence, la perte de camarades de Cordoba qui ont été fusillés. Ils étaient 29, la disparition de son avocat, dans la ville de Che Gevara.

On comprend bien qu’elle ait fait une thèse en Lettres à Genève sur la « nature du pouvoir », sur la logique répressive. La dictature argentine a été un pouvoir redoutable qui a mis en place une politique de disparitions de 30.000 personnes, de toute une génération en Argentine. « Il lui fallait comprendre », comme a dit Hannah Arendt, après qu’elle ait appris l’existence des camps d’extermination et ce qu’Arendt a appelé, la philosophie, la politique des « humains superflus » (Human superfluity). Il lui fallait comprendre la torture, la prison, l’isolement et une politique délibérée de disparition de masse. Je n’ai malheureusement pas encore pu lire sa thèse qui se trouve à la bibliothèque des thèses ici à Genève. Espérons qu’elle soit éditée.


On comprend bien que l’oubli est impossible, que la lutte pour la mémoire et contre l’amnistie est vitale pour Gladys Ambort. Quand je me suis promenée dans le jardin des disparus au bord de la mer à BA ou encore devant le mur des disparus du cimetière de Santiago de Chili, j’ai eu le vertige. La liste 30.000 des morts, disparus dans chacun de ces deux pays – l’Argentine, le Chili, est en train d’être complétée. Les disparus avaient entre 14 et 30 ans. Toute une génération a été décimée....

Nous avons appris par de nombreux travaux, dont ceux par exemple du psychanalyste Marcelo Vignar d’Uruguay, qui lui aussi a fait l’expérience de la torture (Exil et Torture, éd. Denoël), que la dictature argentine visait la destruction physique, psychique des prisonniers, des torturés. Elle visait surtout à instaurer la terreur pour paralyser, forcer à l’obéissance aveugle toute la population argentine et nous aussi. Il l’a expliqué ici même à Genève à plusieurs reprises.


Il faut lire le livre de Gladys Ambort de grande qualité à la fois humaine et littéraire. Il s’appelle « Brisée », « brisure de l’âme et du corps » (Solanas dans la préface). Il a été écrit et édité longtemps après les faits. Ce qui a été brisé chez Gladys Ambort c’est la confiance de base qui permet le « vivre ensemble ». La grande qualité du livre a été soulignée tant par le cinéaste Fernando Solanas que par Osvaldo Bayer, historien des luttes paysannes des années 20 en Argentine, avec son film Patagonie rebelle... qui nous apprend comment les migrants européens et chiliens qui fuyaient la crise et la guerre, la répression en Europe, la misère au Chili ont été massacrés...

Il faut lire son livre, extraordinaire description clinique de la violence destructrice pour construire notre conscience sociale ici et maintenant.

D’une telle lecture on sort en colère, bouleversé, transformé. Son livre est traduit en allemand et en espagnol en Argentine. Il circule il rencontre d’autres publics. C’est très important.

Un fait concernant Gladys Ambort me frappe particulièrement parce qu’il nous concerne directement. Parce qu’il montre que des fils se tissent entre la dictature argentine, et notre consentement aveugle à vivre dans le compromis d’apartheid, selon le terme de Laurent Monnier pour désigner la politique suisse d’immigration.

Gladys Ambort n’a pas trouvé un emploi à la mesure de sa compétence à Genève. En Suisse, en Europe, les entreprises, les pouvoirs publics parlent de « migration choisie » entendue comme la mise en œuvre de la concurrence dans l’appropriation des cerveaux (brain drain) mais ils sont si aveugles, ils n’arrivent pas à voir la richesse immense de la force de travail qu’ils ont devant les yeux. Et d’autant plus que l’on sait que les femmes migrantes sont le plus souvent surqualifiées.

Il est certes important que Gladys Ambort reçoive ce prix aujourd’hui. Mais avec le prix, le canton de Genève, ne peut-il pas trouver un emploi à la mesure de ses compétences à Gladys Ambort ? Je dirais que la logique du prix, conduit à la logique de l’emploi qualifié pour une femmes qualifiée. On ne peut pas reconnaître la valeur d’une héroïne sans lui donner une place dans la société à la mesure de son courage et de ses compétences. Si je peux exprimer un désir c’est que nous proposions aujourd’hui que la question soit formellement posée au Conseil d’Etat et qu’une volonté politique, une procédure soit invitée. Il existe des exemples de politique public d’accueil à Paris dont nous pourrions nous inspirer.


Pour vous parler d’elle, je ne me sens pas tant marraine qu’admiratrice. Les rôles pourraient être inversés. En considérant, à la fois ce qui s’est passé en AL et ce qui se passe dans les révolutions arabo-persanes, les positions s’inversent. Ils sont devant et nous les suivons... Paradoxalement, n’avons-nous pas besoin d’être parrainés, marrainées pour lutter contre l’oubli d’extrêmes violences du XXe siècle avec leur longue genèse (Conquista, colonialisme, impérialisme, guerre totale, Auschwitz et Hiroshima... et ses suites, notamment en AL où l’on retrouve dans les bourreaux d’anciens nazis et des inventions de torture coloniales d’Algérie par ex.) et notamment en Suisse dans la violence d’Etat des politiques miratoires et du droit d’asile (pour ne parler que des étrangers), on pense aussi aux chômeurs, aux inclassables, aux travailleurs de l’agriculture.

N’avons-nous pas besoin d’être marrainées, parainées pour trouver le souffle, jour après jour, pour durer dans la résistance dans ce pays, en Europe. Ne jamais céder sur « le droit d’avoir des droits » (Arendt) qui est un socle contre la barbarie banalisée, sur le fait que chaque humain a une valeur unique et que tout acte xénophobe, raciste, antisémite, sexiste est inacceptable et que cela se traduit à toutes sortes de niveaux de la société et dans une multitudes de gestes ou d’absences de gestes.

Nous le savons bien quand nous constatons les glissements d’un néo- conservatisme cynique qui n’a plus de tabous. La violence manipulatrice de la propagande (minarets, moutons), la violence bureaucratique dévastatrice pour les exilés, des alliances politiques troubles, inacceptables où des valeurs fondamentales se dissolvent dans l’arithmétique électorale.

Nous le savons bien quand nous constatons que La Constituante n’a pas réussi à inscrire l’hospitalité dans les principes de base de la République et canton de Genève. Ce principe est pourtant à la base d’une politique de la paix (Kant).

C’est ce que j’ai appris des seuils de résistance, de Gladys Ambort, en lisant son livre et en méditant sur les difficultés de la résistance ici et maintenant.

II. Gladys Ambort, héroïne ordinaire

Qu’est-il possible de penser philosophiquement de la trajectoire remarquable d’exilée de Gladys Ambort ? Qu’est-ce qu’elle peut nous apprendre encore ? En quoi est-elle un « vrai modèle » (dossier de presse), je dirais, en empruntant le terme à Hannah Arendt, une figure « d’héroïne ordinaire ».

Elles est tout d’abord une figure emblématique de l’universalité de l’exil dans l’étape de globalisation que nous vivons, appelant à une une nouvelle configuration politique et à une nouvelle constitutionalisation. L’exil contient le poids du destin et le souffle, la puissance de la liberté. Il contient à la fois tout le poids de l’histoire, de la guerre, de la violence et une possibilité, une opportunité (kairos) de nouvelle liberté, de nouveaux engagements, de nouveaux possibles, comme l’a montré Rada Ivekovic, une philosophe d’ex-Yougoslavie qui est intervenue ici à Genève le 19 mars dans le cadre du cours-séminaire REPENSER L’EXIL du Collège international de philosophie à l’UOG...

On voit bien dans le projet développé en Suisse par Gladys Ambort que... la lutte pied à pied, contre l’histoire d’extrême violence, contre les parts d’ombre de soi-même, contre l’hostilité du pays d’accueil, est un arrachement au poids de la part sombre de l’exil imposé.

Gladys A
mbort est une héroïne ordinaire ensuite parce que le pouvoir est un pouvoir d’action humaine. L’héroïne ici n’est pas guerrière comme Achille dans l’Illiade. C’est une héroïne dans l’Odyssée de la paix. Le pouvoir d’action est le pouvoir de faire des miracles, des miracles tout humains, nous dit encore Arendt. Nous sommes arrivés dans une impasse. « Si le sens de de la politique est la liberté, cela signifie que nous avons effectivement le droit d’attendre un miracle.... Les hommes aussi longtemps qu’ils peuvent agir, sont capables d’ accomplir    et    accomplissent    constamment,    qu’ ils    le    sachent    ou    non,    de l’improbable et de l’imprévisible » (Arendt, Qu’est-ce que la politique). Face à l’imprévisible de la violence, il y a l’imprévisible de l’agir humain. Là réside l’héroïsme ordinaire.

La philosophie de tout héros ordinaire est une philosophie de la liberté, du mouvement face à l’incertitude et à l’imprévisible de la violence héritée de la « guerre totale » du XXe siècle. Un qui – ici, une femme, Gladys Ambort – a pris le risque de l’action. Avec d’autres femmes, rappelez-vous, les folles, les mères, les grands-mères de la place de Mai.

Son courage, sa prise de parole est un don qui n’a pas de prix. Pour devenir politique, elle a besoin tout d’abord de spectateurs qui reconnaissent son action. Il faut remercier ici Alba Viotto qui nous réunit et donne une dimension publique aux actes d’héroïnes ordinaires.

L’action de Gladys Ambort a besoin ensuite de devenir collective au sens où les spectateurs deviennent acteurs à leur tour. Gladys Ambort mérite en contre- partie un don de notre part: notre courage de prendre le risque de la liberté. « L’idée de courage, qualité qu’aujourd’hui nous jugeons indispensable au héros, se trouve déjà en fait dans le consentement à agir et à parler, à s’insérer dans le monde et à commencer une histoire à soi ». De dire OUI, de dire NON aussi. Ce qui s’est passé dans le monde au XXe siècle, en Argentine, en AL dans les années 1980 et suivantes, ce qui se passe aujourd’hui à Genève, en Suisse et en Europe nous appelle à redécouvrir la puissance de l’agir. A refuser les soit- disant héros populistes guerriers et à magnifier les héros ordinaires du « vivre ensemble ». Merci Gladys Ambort de nous avoir ouvert le chemin... d’en appeler à notre puissance de liberté pour continuer, durer.

El camino se hace caminando... Cierto ? Gracias Gladys Ambort.

Prof. Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP
1er avril 2011.
Directrice de programme au Collège International de
Philosophie, Paris (CIPh). Programme, Exil et Citoyenneté.

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La Marraines
Prof. Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP

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Madame Gladys Ambort

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13/04/2011

Madame Djemââ CHRAITI: Une femme, une histoire

Madame Djemââ CHRAITI: Une femme, une histoire

Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP

J’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève le 1 vendredi 2011.

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait : Madame Gladys Ambort

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Présentation de Madame Djemââ CHRAITI


Prix « Femme exilée, femme engagée »1 avril 2011

par Marguerite Contat Hickel, coprésidente de l’Assemblée constituante

Je dirai que si présenter Djemââ Chraiti relève du défi, le faire en 5 minutes relève de l’inconscience…

Le parcours de Djemââ doit sans doute à ses origines bédouines : il est sinueux, imprévisible, voire irréductible.

Djemââ Chraiti est née en Tunisie il y a 51 ans, d’une mère suisse et d’un père tunisien. Elle 3 ans lorsque son père, syndicaliste et héros de la révolution, est condamné à mort : il disparaîtra dans les geôles de Bourguiba et on ne retrouvera jamais son corps. Sa grand-mère, valaisanne, prendra soin d’elle en Tunisie jusqu'à ce que Djemââ rejoigne la Suisse à l’âge de 10 ans. Elle y passera son bac avant de poursuivre des études de lettres et de journalisme à Fribourg, d’arabe au Caire, de droit à Genève ou encore de sciences de la communication. Excusez du peu….

Sur le plan professionnel, le parcours de Djemââ est tout aussi singulier: responsable d’un camp de Tziganes dans la banlieue de Rome, elle y exercera ses talents de médiatrice pour construire des ponts entre cette communauté d’exilés de Bosnie-Herzégovine et les autorités italiennes et favoriser l’intégration scolaire des enfants. A Genève, elle  poursuit son parcours à Amnesty International puis dans l’administration cantonale où elle est responsable depuis 1998 de programmes de prospection auprès d’entreprises , destinés aux jeunes et adultes.

Voilà pour la biographie de notre lauréate. Mais ce curriculum n’est que le pâle reflet de Djemââ Chraiti. On y perçoit certes les fractures de son existence et du déracinement, on y devine sa passion du savoir et son esprit d’engagement, son intérêt pour l’humain et l’ailleurs. Mais on ne sait rien de ses combats, de ses armes et des objets de sa vindicte.

Car Djemââ est une inlassable lutteuse. Depuis l’enfance et la mort brutale de son père, elle se bat. D’abord pour définir son territoire, puis pour défendre les « sans-voix », exilés, sans papiers ou clandestins. Elle leur dédie une arme redoutable, sa plume ! Car Djemââ écrit et écrit bien. Bloggeuse voyageuse, elle sait distinguer le détail qui donne la cohérence à l’ensemble. Le trait juste et bien tourné, et l’impertinence qu’elle revendique, caractérisent son écriture. A travers ses 3 blogs, « Pâquis, j’adôôôre « « Regards croisés »et « Bienvenue chez les RRoms », elle traque les injustices, les faux semblants, informe et mobilise. Ses chroniques, toujours vivantes et colorées, se focalisent sur ce que l’on a coutume d’appeler les « faits divers ». Sous son regard, les habitants d’un quartier populaire deviennent exceptionnels et les Roms et clandestins reconquièrent leur statut d’humain.

« L’écriture me permet de ressentir le monde et de le relayer…L’impertinence, voire la transgression sont une affirmation de la liberté » me dit-elle, lors de notre discussion dans un bistrot des Pâquis. Elle en témoigne dans 2 livres qu’elle a écrits récemment : « Sarajevo, le poisson rouge » (Ed. Publibook 2010) et « Les clandestins de ma grand-mère » (Ed. Publibook 2009), ouvrage dans lequel Djemââ Chraiti, mêlant les destins et la rencontre, improbables, de clandestins colombiens et de la grand-mère valaisanne, démontre  l’apport indispensable des premiers au bien-être social et culturel de notre société vieillissante.

Porte-voix des sans voix, femme engagée et toujours en mouvement, écrivaine de talent, Djemââ Chraiti est tout ceci et le prix qui lui est décerné aujourd’hui est une expression de reconnaissance de son parcours.
Mais Djemââ Chraiti est aussi le symbole d’une époque, celle des technologies qui ont contribué à la révolution tunisienne qu’elle a soutenue, celle de la mobilité et des identités multiples qui participent à la fois de la mémoire vive et de la continuité historique, celle finalement du nomadisme et de la citoyenneté assumés.
Je vous remercie

La Marraine
Marguerite CONTAT-HICKEL
Co-Président de la Constituante – Genève

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La Marraine
Marguerite CONTAT-HICKEL

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Madame Djemââ CHRAITI
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12/04/2011

Madame Ruth DREIFUSS : Une femme, une histoire

Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP

J’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève le 1 vendredi 2011.

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait :Madame Djemââ CHRAITI
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Prix d’honneur à DREIFUSS, pour son engagement social et son combat pour défendre l’égalité.

Présentation de Madame Ruth DREIFUSS. EN L'HONNEUR DE LA RECEPTION DU PRIX « FEMME EXILEE, FEMME ENGAGEE»

Madame l’adjoint du rectorat de l’université de Genève pour les questions féminines,
Madame la Maire,
Madame la Conseillère aux Etats,
Mesdames et Messieurs,
Chères Amies, Chers Amis,

C’était comme aujourd’hui un 1er avril : le 1er avril 1993, que celle qui allait 5 ans plus tard devenir la première femme à être élue présidente de la Suisse prenait ses fonctions au Conseil Fédéral. J’ai cité Madame Ruth Dreifuss.

D’origine juive, née en Suisse Allemande et Genevoise d’adoption, voilà une suissesse assez unique !

Dès son plus jeune âge elle se sent concernée par les discriminations, les guerres et les répressions présentes dans le monde. Elle sait que rien ne sert de constater mais qu’il faut agir ! Elle suit donc une formation de travailleuse sociale puis une formation en économie afin de mieux cerner le monde qui l’entoure.

Sa vie professionnelle est ensuite riche et coloriée : Journaliste à la Coopération, assistante à l’Université de Genève, adjointe scientifique à la direction de la coopération et de l’aide humanitaire. En sa position de secrétaire de l’Union Syndicale Suisse, elle s’engage en faveur des droits des femmes, se consacre notamment aux questions d’assurances sociales ainsi qu’aux relations avec l’Organisation internationale du travail.
Après avoir été membre du Cons eil de la Ville de Berne, elle est élue au Conseil Fédéral et prend la tête du Département Fédéral de l’Intérieur.

Durant sa mission elle s’occupera de l’introduction de la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal, 1994), de la dixième révision de l’AVS (1994), du dossier de la recherche dans les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne (1999). Elle s’engage aussi en faveur de la protection de l’environnement.

Battante en ce qui concerne les questions féministes, elle agit en matière d’égalité entre femmes et hommes et consacre beaucoup d’énergie à l’introduction de l’assurance maternité qui fût à l’époque refusée puis acceptée, après une 4ème tentative, en 2004.

En devenant présidente de la Confédération en 1999, Madame Ruth Dreifuss ouvre la porte de la présidence aux femmes.

Après près de dix années au Conseil Fédéral Mme Dreifuss décide de se retirer, mais continue son combat pour l’égalité entre les habitants de la Suisse, qu’ils soient femmes ou hommes, de nationalité suisse ou étrangère. Elle intervient régulièrement dans les débats publics, s’oppose aux restrictions des droits des étrangers et des requérants d’asile et s’active aussi sur les questions liées à la toxicomanie sur le plan international.

Chère Madame Dreifuss, vous êtes un exemple en matière d’engagement social pour tous. Vous vous êtes battue pour nous femmes, nous migrantes, et nous vous aimons pour cela, pour votre bonté et votre ouverture d’esprit et pour votre proximité des gens quelque soient leurs origines.

Je tiens à vous remercier de votre engagement et à vous présenter ma gratitude. Vous avez mené un combat, vous avez ouvert des chemins pour nous, il est donc de notre responsabilité de respecter votre engagement en notre faveur, de continuer à faire tomber des barrières et à s’engager à notre tour.

Durant les années passées en Suisse en tant que requérante d’asile, j’ai suivi vos activités avec intérêt et admiration. Je suis consciente de ce que votre combat a présenté pour la population migrante et de l’impact que cela a eu sur ma propre vie en Suisse, et c’est avec grand respect que je vous remets aujourd’hui le prix d’honneur « Femme exilée, femme engagée ».

 

La marraine
Jasmina TRAVNJAK
Ingénieure en informatique
Prix <<Femme exilée, femme engagée>> 2009

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La marraine

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Madame Ruth DREIFUSS
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10/04/2011

l'Alternative rose-verte-rouge de maintenir la majorité au Conseil Administratif

 

Madame la maire Sandrine SALERNO

et

Monsieur Sami KANAAN

(Candidates Parti socialiste pour conseil administrative de la ville de Genève)

Madame Esther ALDER

(Candidat les verts pour conseil administrative de la ville de Genève)

 

Monsieur Rémy PAGANI

 

(Candidat Ensemble à Gauche pour conseil administrative de la ville de Genève)

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Madame La mairie SandrineDSC_0567.JPG

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Monsieur Sami KANAAN
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Mesdames Esther ALDER et Aurore BUI
205547_1659822587549_1596716979_31478646_5825709_n-1.jpg Monsieur Rémy PAGANI (Ensemble à Gauche) DSC_0543.JPG
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Candidat-e-s pour Conseil administrative de la Commune de Carouge
Mme LAMMAR Stéphanie
Mme DE HALLER Jeannine
M. WALDER Nicolas
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Mme Stéphanie LAMMAR
et
MmeJeannine DE HALLER

 

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Mme LAMMAR Stéphanie
Mme DE HALLER Jeannine
M. WALDER Nicolas
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Candidates pour Conseil administrative de Commune d'ONEX

Mme. Carole-ANNE KAST

et

Mme.Ruth BÄNZIGER

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Mme. Carole-ANNE KAST, Mme. Ruth BÄNZIGER et M. René LONGETDSC_0673.JPGDSC_0669.JPG

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Candidates pour Conseil administrative 

de la Ville de Lancy

M. Frédéric RENEVEY

et

M. François BAERTSCHI

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M. Frédéric RENEVEY(Parti Socialiste)

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M. François BAERTSCHI (Les Verts)

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Candidats pour Conseil administrative

de la Commune de Vernier

M. Thierry APOTHELOZ

et

M. Yvan ROCHAT

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M. Yvan ROCHAT (Les Verts)

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Candidats pour Conseil administrative
de la Commune de Meyrin

Mme Monique BOGET (Les Socialistes)
et
M. Pierre-Alain TSCHUDI
(Les Verts)

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Mme Monique BOGET (Les Socialistes)

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M. Pierre-Alain TSCHUDI (Les Verts)
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Candidat pour Conseil administrative 

de la Commune de Confignon

Mme. Elisabeth GABUS-THORENS
(Les Socialistes)
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Candidat pour Conseil administrative
de la Commune de Bernex
Madame Guylaine ANTILLE
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Candidat pour Conseil administrative
de la Commune de Chêne-Bourg
Mme. Mireille MAHRER
(Les Socialistes)
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Nous Souhaitions bon courage et chance à tous les Candidat-e-s pour Conseil administrative de la ville de Genève et toutes les communes

La lutte Continue
Au nom du Maison populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

Case postale 1141

1211 Genève1 Suisse

Tel : 0041(0)79 256 30 11

Banque cantonale de Genève (BCG)

Compte : 5021.30.88 (pour franc suisse)

IBAN : CH4200788000050213088 (montant étrange)

SWIFT/BIC : BCGECHGGXXX

Clearing/CB : 788

Tout don, quel que soit son montant, sera le bienvenu. Il peut

être versé au compte suivant : BCGE ccp 12-1-2 compte : 5021.30.88

 

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09/04/2011

Une femme, une histoire : Madame Simone Chapuis- Bischof

 

Une femme, une histoire : Madame Simone Chapuis- Bischof

Aujourd’hui, j’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève vendredi dernier. Première femme mise sous les feux de la rampe, Madame Simone Chapuis- Bischof

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait : Ruth DREIFUSS
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Portrait de Madame Simone Chapuis- Bischof

Présentations de Madame Simone Chapuis- Bischof (Vaud) Prix d’honneur 2011

Parler de Madame Simone Chapuis- Bischof et de ses nombreux combats féministes n'est pas chose aisée, surtout en si peu de temps.

Très tôt, elle s'est montrée sensible aux inégalités existant entre le monde masculin et le monde féminin. Déjà à l'âge de 20 ans, alors qu'elle terminait son gymnase, elle a été surprise de constater que les garçons faisaient leur gymnase en 2 ans alors qu'aux filles il en fallait 3. Pour elle, cette année perdue par les filles était perçue comme une injustice, qu'il fallait corriger.

Sa prise de conscience féministe qui coïncide·avec le début de son militantisme commence en 1959 alors qu'elle est enseignante. Elle découvre l'énorme différence de salaire entre ses collègues hommes célibataires et les 7 ou 8 enseignantes de l' école. Avec le même diplôme et pour le même travail accompli, les femmes gagnaient 30% de moins que leurs collègues masculins.

C'est ainsi qu'elle s'est jointe aux autres collègues femmes d'autres établissements qui se battaient depuis longtemps pour une égalité des salaires.

«Avant 1959, je n'ai rien fait, je n'ai pas milité. On me prend pour une pionnière, je n'ai fait que cueillir les fruits de celles qui avaient milité avant moi » se plait-elle à dire.

Au début des années 60, l'Etat avait décidé d'augmenter linéairement les salaires de tous les fonctionnaires, ce qui avait pour conséquence d'augmenter la différence entre les. Salaires des hommes et ceux des femmes. Mme Chapuis Bischof situe à ce moment précis le début de son militantisme, lors des actions menées par son groupe d'enseignantes primaires et secondaires pour remédier à cet état de fait.

Aujourd'hui, plus de 50 ans après le début de ce combat, les disparités salariales entre hommes et femmes restent une réalité malgré que l'égalité des salaires ait été introduite légalement en 1967. « Il y a encore beaucoup de travail à faire. Il faut que les femmes s'engagent et poursuivent ce combat car dans les faits, l'égalité n'existe pas. Que toutes celles qui se rendent compte qu'elles n'ont pas le salaire qu'elles méritent se lèvent, protestent et agissent ».

20 Il, 40 ans déjà à que les femmes ont acquis le droit de vote. Madame Chapuis Bischof a milité dans l'Association lausannoise pour le suffrage féminin et a participé pendant de nombreuses années à la campagne pour le suffrage féminin fédéral. La votation de 1971 reconnaissait enfin les droits politiques aux femmes sur le plan suisse. Elle est devenue présidente de la section de Lausanne (19711974) puis du comité cantonal (1974-1980).
De 1975 à 1981, elle a également assumé la présidence du journal «Femmes Suisses », le mouvement féministe, tout en faisant partie de l'équipe de rédaction.

C'est en tant que rédactrice au Grand Conseil, poste occupé de 1980 à 1993 qu'elle assiste à quelques discussions qui sont restées mémorables pour une féministe: comme la naissance du bureau de l'égalité (qui avait d'abord été refusé), l'égalisation des programmes scolaires pour les filles et-les garçons.




Elle a co-présidé (avec une Bâloise pour la Suisse Alémanique) l'Association suisse pour les droits de la femme de 1989 à fin 1992/début 1993 avant d'en assumer la présidence toute seule jusqu'en 1997.

Parmi les autres grandes aventures auxquelles elle a participé:

- En 1991, à l'occasion du 700ème anniversaire de la Confédération, en collaboration avec des présidentes de grandes associations féminines, elles ont lancé l'initiative « Conseil national 2000 » à laquelle elles ont dû renoncer mais qui s'est transformée en une pétition déposée avec 30.000 signatures. Le but de cette initiative était de réclamer un partage du pouvoir entre hommes et femmes, un sujet qui est toujours d'actualité car le monde politique compte toujours peu de femmes.

- En 1992, pendant la guerre en ex-Yougoslavie qui a vu de nombreux réfugiés tenter de venir en Suisse, elle a créé avec d'autres, «Femmes suisses pour une Europe Solidaire» pour demander une plus grande ouverture des frontières.

- En 1993, suite à non élection de Madame Christiane Brunner, un comité de femmes, dont elle faisait partie, s'était créé immédiatement «Des femmes au Conseil fédéral ». Une nouvelle initiative «Pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales »fut lancée et les 100.000 signatures récoltées. . Elle est hostile au fait de parler de quotas mais préfère que l'on parle de parité. « C'est un nouveau combat qu'il faut mener. Il faut trouver un système qui fasse que les femmes aient plus de chances d'être élues », insiste-t-elle, en faisant sienne  l'idée de la féministe suisse Iris Von Roten: « Ce n'est pas seulement le suffrage des femmes qu'il nous faut,. C’est la moiti~ des sièges» Avant d'ajouter: «Moi je continue à penser ça. Il faudrait qu'on ait la moitié des sièges»

Entre femmes migrantes et femmes Suisses, on devrait se mettre ensemble et nous rendre compte à quel point dans toutes les cultures, il y a ressemblance des problèmes.

-Dès les années 80 et en collaboration avec d'autres associations, elle a participé à toutes les grandes campagnes politiques: le nouveau droit matrimonial, la décriminalisation de l'avortement, l'assurance maternité.

En 1999, le Canton de Vaud élisait une constituante pour préparer la ~odification de la Constitution du Canton. Avec quelques associations à but social, elles ont créé un groupe a-politique qui a présenté une liste de candidates dont elle faisait partie, sous le nom de «Vie associative ». Elles ont obtenu 4 sièges et travaillé pendant plusieurs années à préparer les sujets de discussion qui ont permis d'introduire quelques idées féministes dans la Constitution vaudoise votée en 2002.

En 2003, à l'occasion du bicentenaire du Canton de Vaud, avec le Centre de liaison des associations féminines, elles ont présenté le projet « 20 femmes pour le bicentenaire ». Tout au long de l'année, elles sont allées poser des plaques sur une maison où avait habité l'une de-ces 20 femmes.·
,.
Quand on lui demande d'où élIe a tiré toute cette énergie pour réaliser tout ce F qu'elle a fait et qu'elle continue à faire, elle répond qu'elles étaient nombreuses le pour faire le travail Rien que pour la section lausannoise de l'Association pour le suffrage féminin, elles étaient environ 1000, jusqu'en 1971 et se répartissaient le travail Ne dit-on pas que l'union fait la force?

La Marraine
Madame Perpetue NSCHIMIRIMANA
Ancienne ambassadrice du Burundi
Auprès des O.I de l’ONU-Genève
Prix <<Femme exilée, femme engagée>> 2005

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La Marraine
Madame Perpetue NSCHIMIRIMANA

 

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Madame Simone Chapuis- Bischof
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08/04/2011

Massacre des résidents d’Achraf en Irak

Communiqué de presse

Le 8 avril, Genève


Appel urgent à l’arrêt du massacre des résidents d’Achraf
Des centaines de blessés se trouvent dans des conditions dangereuses


· Vu l’attaque criminelle des forces irakiennes contre les résidents sans défense d’Achraf qui a commencé le 8 avril à partir de 04h: 45 du matin.

·En constatant que cette attaque a été ordonnée par le premier ministre Nouri Al Maliki et supervisée directement par le général Ali Gheydan le commandant des forces terrestres irakiennes.

·Vu que l’extermination des résidents d’Achraf était une demande du régime iranien sur laquelle il a beaucoup insisté.

·Vu que jusqu’à 10h00 du matin 28 tués et 300 blessés ont été recensés.

·Vu que les résidents d’Achraf sont des personnes protégées sous la 4ème convention de Genève et qu’ils bénéficient de tous les droits fondamentaux selon la déclaration universelle des droits de l’homme.

·Vu que le gouvernement irakien, contrairement à ses engagements concernant le respect des droits des résidents d’Achraf selon les lois internationales, a violé ses engagements.

· Vu les avertissements répétés des organisations de défense des droits de l’homme, les déclarations des députés européens dans des différents pays et celles des députés du congrès américains, y compris la déclaration du 24 avril 2009 et celle du 25 novembre 2010 du parlement européen, la déclaration du conseil de l’Europe, les réunions du comité des affaires étrangères du congrès américains et le comité des forces armées, concernant les pressions exercées par le gouvernement irakien sur les résidents d’Achraf

·Vu que selon le traité de Rome et la décision du tribunal espagnole, la violation des droits des résidents d’Achraf (en tant que les personnes protégées sous la convention de Genève), est un crime de guerre et crime contre l’humanité.



Par la présente Nous :

  1. Demandons au gouvernement de notre pays, la Suisse,  de transférer en urgence les blessés (jusqu’à maintenant au nombre de 300) en Suisse pour sauver leurs vies car ils ne bénéficient d’aucune assistance médicale sur place. Ces blessés sont des personnes protégées par la 4ème convention de Genève.

2. Demandons au conseil de sécurité des Nations Unies, les Etats-Unis et l’union européenne de condamner les crimes du gouvernement irakien et de prendre des mesures immédiates afin de faire cesser ce massacre.

3.
Demandons au gouvernement américain d’intervenir rapidement et transférer les blessés à l’hôpital américain pour qu’ils puissent bénéficier des soins nécessaires.

4.
Demandons à l’union européenne et Madame Ashton de couper les aides financières au gouvernement irakien jusqu’à ce que les droits des résidents d’Achraf soient garantis.

5.
Demandons au gouvernement américaiqan et les Nations Unies de prendre en charge la protection d’Achraf et prendre des mesures pour que les forces irakiennes quittent Achraf immédiatement.   

 

Nils de Dardel, Avocat
Jean-Charles Rielle,  Conseiller national
Eric Voruz , Conseiller national  
Christiane Perrégaux professeur honoraire d’université de Genève

 


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Manifestation soutien des résidents d'ACHRAF à Genève (Place des Nations)

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Une femme, une histoire : Madame CATHERINE TETTEH

Une femme, une histoire : Madame CATHERINE TETTEH


Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP.

Aujourd’hui, j’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève vendredi dernier. Première femme mise sous les feux de la rampe, Madame CATHERINE TETTEH

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait :
Madame Simone Chapuis- Bischof


Portrait de Madame CATHERINE TETTEH

PRESENTATION DE MADAME CATHERINE TETTEH EN L'HONNEUR DE LA RECEPTION DU PRIX « FEMME EXILEE, FEMME ENGAGEE»

Le 1 er avril 20 Il, avec le soutien de la Ville de Genève Par le Dr Marie-France de Meuron, spécialiste. en médecines alternatives

C'est en qualité de médecin et de présidente de l'association Le GRAMI œuvrant en Afrique que j'ai été contactée pour présenter Mme Tetteh.

Mme Tetteh est une digne représentante de l'univers africain, de cet univers qui n'est pas limité aux frontières artifiellement installées par la colonisation.
Elle présente un tempérament puissant, de cette puissance que nous voyons chez les Africains bien ancrés dans leurs corps et dans leurs terres.

Les épreuves de la vie hors normes par lesquelles Catherine Tetteh a dû passé lui ont développé un caractère apte à affronter les difficultés avec bon sens, fermeté, clarté et persévérance. Elle trouva à chaque obstacle des solutions pour reprendre les rênes de son existence.

Sa noblesse d'origine lui a imposée une éducation très stricte et lui a forgé une honnêteté résistant à toute lâcheté. Cette éducation lui permet aussi d'être très déterminée dans ses objectifs.

Ses expériences de vie sur plusieurs plans l'ont façonnée pour qu'aujourd'hui elle puisse affronter un sujet aux dimensions internationales, d'une envergure dont notre société ne se doute pas ou beaucoup trop peu: la dépigmentation volontaire de la peau.
Le destin de Catherine Tetteh l'a amenée à Genève, ville idéale pour y baser l'activité de la Melanin Foundation, une ONG à visée internationale.

Cette appellation fait référence à la couche fondamentale de notre peau où se fabrique la mélanine.
Je dis bien notre peau car nous avons tous, Noirs et Blancs, cette couche-là.

La différence est que les mélanocytes - les cellules qui sécrètent la mélanine - ne migrent pas chez les Blancs jusqu'à la surface comme pour les personnes de peau noire où la mélanine fait son travail de protection contre les rayons solaires. Par conséquent, ce sont les Blancs qui sont incomplets!

Et pourtant, la peau claire est un objectif que se sont fixées une majorité de femmes dans bien des pays allant de l'Asie à l'Afrique. Plusieurs hommes les suivent, quitte à chiper les produits de leurs épouses!

« La vie a toujours quelque chose à nous enseigner ». Telle est une des devises qui stimula Catherine Tetteh à s'intéresser et à étudier différents domaines.

Suite à son diplôme d'esthéticienne, elle a créé un institut de beauté, charmante « niche» où elle soigne et enseigne aux femmes à découvrir la confiance en elles.

Son mémoire d'études porte un titre évocateur « La Peau et les Civilisations, avec pour sous-titre « Spécificités épidermiques et esthétiques de la Peau Noire ».

Catherine Tetteh a obtenu un diplôme en cosmétologie qui lui permet d'avoir une vaste connaissance des produits de base, des produits du marché noir, des produits frelatés et de l'envergure économique des laboratoires concernés.

De plus, elle tient compte du problème des filières du commerce illégal.

Mais la dynamique d'évolution de Catherine Tetteh ne s'arrête pas là. Pour être plus crédible dans la lutte contre le blanchiment de la peau, elle doit pouvoir contacter les plus hautes instances. Elle est reçue actuellement à l'OMS où elle collabore à l'élaboration d'un programme de lutte.

Pour se rendre sur le terrain, Catherine Tetteh ressent la nécessité d'obtenir un master en Santé


Publique afin d'acquérir les outils pour, comme elle le dit si bien, « nous rapprocher tous du moment où le blanchiment de la peau ne sera plus une fatalité irréversible. » Ici, je lance à tous un appel vibrant: Pour étudier ce master, il lui faut une bourse de 8000 francs/an pendant 3ans. J'espère de tout cœur que quelqu'un dans la salle pourra s'approcher de Catherine Tetteh et lui donner des pistes pour obtenir ce soutien.

Nous avons défini là quelques facettes très concrètes du problème de la dépigmentation volontaire. Il reste la dimension beaucoup plus profonde, plus intime, qui pousse les femmes à se mutiler de la sorte et à invalider profondément leurs santés.

Le terme mutilation n'est pas trop fort car si vous avez vu les dégâts sur la peau qui peuvent aller jusqu'au cancer, vous ressentiriez la même horreur que celle que j'ai vécue pour la première fois au Sénégal devant une jeune femme dont la peau des épaules étaient terriblement abîmée.

J'utilise aussi le terme d'invalider sa santé car les produits toxiques atteignent l'intérieur du corps, causant du diabète, des cancers du foie, de l'insuffisance rénale, des problèmes cardiaques et osseux, de la cécité, et bien d'autres symptômes.

De plus, cette pratique devient une véritable addiction que les femmes cachent. Ainsi, les médecins ne pensent pas forcément à l'étiologie du problème, surtout en Europe.
Cette addiction conduit aussi à toutes les conséquences des autres addictions: on prend l'argent sur la nourriture de la famille ou encore, on se prostitue.

Il est donc impératif de dégager les facteurs fondamentaux qui réduisent la femme à un pareil état.

Ayant plongé dans les milieux familiaux africains, Catherine Tetteh peut dire à quel point, trop souvent, la fillette africaine dans plusieurs couches de la société est peu respectée. Vu de l'extérieur, elle vit en famille mais à l'intérieur de ces clans, elle subit la prédation des hommes qu'ils soient pères, cousins ou beaux-pères suivis de leurs fils.

Elles subissent des abus sexuels dès leur jeune âge et à répétition.

Elles reportent alors sur elles- mêmes le manque de considération qu'elles subissent.

Leurs seuls désirs est de séduire un homme qui les protégera et les nourrira. De plus, elles craignent la concurrence des autres femmes dans un contexte de polygamie.

Ainsi, la mode veut que la peau claire soit plus séduisante. Je peux citer un exemple où une femme africaine vivant à Paris partit en vacances au Congo. Son propre père lui dit: « Je croyais qu'à Paris, les femmes étaient plus claires. » Ainsi, avant son prochain voyage, cette femme s'est imposé une dépigmentation.

Dans le magazine « Brunes» de janvier-février 2011, l'interview de Catherine Tetteh s'intitule: « La dépigmentation, le cancer de l'identité ». Ce titre est parlant quand on sait à quel point un cancer est sournois et met des années avant d'éclater.

Il est aussi poignant quand on confond son identité avec la couleur de sa peau.

En fait, il est inadmissible qu'au XXIe siècle, la couleur de la peau définisse l'identité d'une multitude de femmes.

Nous ne pouvons qu'applaudir avec vigueur les qualités de Catherine Tetteh qui lui permettent d'avoir l'audace d'affronter un tel dragon.

La Marraine
Marie-France de Meuron
, le 31 mars 2011
Spécialiste en médecine alternative

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La Marraine
Marie-France de Meuron
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07/04/2011

Une femme, une histoire : Florent FERATI


Portrait de Madame Florent FERATI

Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP.  Aujourd’hui, j’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève vendredi dernier. Première femme mise sous les feux de la rampe, Madame Florent FERATI

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le
guide.

Prochain portrait : Madame CATHERINE TETTEH

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Portrait de Madame Florent FERATI

Je suis très émue de vous présenter aujourd’hui la plus jeune des candidates pour le prix « Femme exilée, femme engagée », Florenta Ferati. Comme moi, elle est Albanaise, ainsi à mon émotion s’ajoute la joie et la fierté. J’aimerai souligner que nous représentons ici toutes nos compatriotes dont la voix s’est tue et ne peut arriver jusqu’à cette salle.


Née en 1987 sur une terre peuplée de légendes, Florenta est toute petite lorsque son père - qui travaille depuis 1984 en Suisse en tant que maçon - décide d’y amener sa famille. Pas facile de vivre avec sa femme sur le sol helvétique quand on est « saisonnier » du Kosovo. En 1989 toute la famille est expulsée de la Suisse ; le père de Florenta est arrêté à son arrivé par la police serbe, en tant que réfractaire au service militaire de l’armée yougoslave. Sa femme le retrouve interné dans un hôpital psychiatrique ; dans ces conditions, toute la famille  décide de retenter sa chance en Suisse.


Après deux années d’aller-retours clandestins, enfin une solution apparaît à l’horizon : le centre de requérants d’asile. C’est dans ces centres - où ses tantes et ses oncles vivaient - que Florenta a passé par la suite la plupart de ses vacances, ne pouvant pas quitter la Suisse. C’est là qu’est né son intérêt à comprendre l’être humain et la façon dont il fonctionne. Durant cette période le Kosovo souffre de la domination serbe et presque tous les ressortissants du pays, cousins et connaissances, sont passés par les prisons et les tortures. Pourquoi tant de haine ? La petite Florenta essaye de comprendre, et pour trouver une réponse elle se tourne vers les livres. Dès l’âge de 10 ans, elle devient une lectrice invétérée. Chaque page lui ouvre de nouveaux horizons et ajoute de nouvelles questions aux anciennes.


C’est pour approfondir cette compréhension qu’elle décide d’étudier la psychologie, à côté de l’étude de la vie. Car bien que fort jeune, Florenta a déjà une activité dans le social, elle a reçu même le « Prix de la solidarité » décerné par son collège pour l’aide qu’elle a apporté aux élèves des « classes d’accueil ». Détentrice d’un permis « B » depuis 2003 et suissesse dès l’âge de 18 ans, à côté de ses études qu’elle subventionne aussi au moyen de petits travaux, elle s’investit comme bénévole à la Croix Rouge, dans le centre des requérants d’asile, en organisant différents activités avec des adolescents, et en les aidant à faire les devoirs. C’est leur volonté d’apprendre qui l’impressionne, leur esprit positif, leur intelligence et aussi leur modestie, car beaucoup de ces adolescents ont grandi avant l’âge et ils ne reconnaissent pas toujours leurs valeurs. Donner de la dignité au gens – voilà le but de Florenta. Afin d’atteindre son objectif elle franchit les frontières suisses – elle part à Burkina Faso pour cultiver le sol avec « Nouvelle planète » en 2009. Que ce soit l’isolement des jeunes ou la pollution de notre terre,  Florenta essaye d’apporter sa contribution ; l’Afrique constitue, selon elle, l’incarnation de toutes les injustices. Et c’est justement contre l’injustice que Florenta a décidé de se battre - l’injustice sous toutes ses formes.


Mais à côté de cette lutte, il y également l’amour pour les gens, c’est le moteur qui la pousse à s’approcher de ceux qui finissent leur vie dans la solitude. Florenta lit en tant que bénévole dans un EMS. Grandie en exil, jamais elle n’a été entourée de personnes âgées et il ne faut pas oublier qu’elle vient d’une culture où les parents souvent avancés en âge vivent encore avec leurs enfants et leurs petits enfants. Ses grand-pères et grand-mères lui ont manqué, alors elle les retrouve dans l’espace d’une lecture, durant quelques heures de rêve partagé.


A travers toutes ses activités, Florenta désire militer pour une prise de conscience par rapport à l’isolement, l’exil, l’immigration et la différence. Je ne peux que l’encourager dans cette voie difficile mais parsemée d’instants de bonheur.


Bessa MYFTIU
Docteure en Sciences de l’Education
Université de Genève - FPSE

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La marraine

Madame Besas MYFTIU

 

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Madame Florent FERATI

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06/04/2011

Une femme, une histoire : Madame Yasemin CAKIR

 

Portrait de Madame Yasemin CAKIR

Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP.  Aujourd’hui, j’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève vendredi dernier. Première femme mise sous les feux de la rampe, Madame Yasemin CAKIR

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guid
e.

Prochain portrait : Madame Florenta FERATI
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Portrait de Madame Yasemin CAKIR


« Yasemin donne du courage aux jeunes de sa communauté. Y compris aux hommes. Tous pensent que si elle y arrive, eux aussi le peuvent».

Voici ce que m’a dit Nicole Andreetta,  la personne qui a vu dans Yasemin Çakir une candidate idéale pour le prix femme exilée femmes engagée.
Et la première fois que j’ai parlé à Yasemin, qu’elle m’a raconté sa vie, son parcours, j’ai compris pourquoi.

Face à chaque épreuve que la vie lui a réservée, Yasemin a choisi de se battre pour ce qu’elle estimait être juste pour elle. Jamais elle n’a baissé les bras. Et souvent, elle a convaincu son entourage de la justesse de ses revendications.

Cela a commencé toute petite. Lorsque son père, imam, a choisi d’envoyer son frère à l’école et de la laisser à la maison. Elle finissait sa 6ème primaire. Ses neuf sœurs aînées s’étaient soumises à cette règle. Pas elle. Elle est entrée en résistance contre son père. Contre ce qu’elle considérait comme une injustice. Elle s’est inscrite en cachette à l’écoIe a passé ses examens de fin de scolarité obligatoire et a poursuivi vers un CFC. Elle avait le soutien d’un de ses grands frères et a finalement rallié son père à sa cause. « Il m’a ensuite beaucoup soutenue », raconte Yasemin.

Cette inégalité hommes-femmes, très présente dans la société patriarcale kurde, Yasemin l’a toujours ressentie comme une anormalité. Et combattue comme telle.

Lorsqu’elle a été confrontée aux stigmates de la violence conjugale  chez la mère de sa copine, elle lui a demandé pourquoi n’avoir pas rendu ses coups à son mari. Le foulard, elle a décidé  à 9 ans qu’elle ne le porterait pas, quand elle s’est rendue compte que les hommes n’avaient pas de telles obligations.

Puis c’est d’une autre discrimination dont elle prend conscience. A l’école, sa langue maternelle est interdite, son pays est interdit. Elle l’avait toujours su. Mais l’adolescence aidant, elle commence à protester au sein de son école contre cette interdiction. Elle est tout naturellement séduite par les thèses du PKK, également en ce qui concerne la place des femmes dans la société. A 17 ans, dénoncée par une camarade, elle est arrêtée par la police, en même temps que son frère, plus âgé et son beau-frère. Ils prennent 3 ans, elle 15 jours parce qu’elle est mineure. Elle est torturée. Quand je lui demande si elle n’a pas eu peur, pas choisi de mener une vie plus discrète, loin de la politique, elle me répond :« Cela m’a incitée à davantage revendiquer nos droits. » A 18 ans elle passe un mois derrière les barreaux. Puis un an. A chaque fois elle est torturée.

Elle en ressort en mauvais état. Mais elle rencontre alors, dans la salle d’attente d’un tribunal, celui qui deviendra son mari. Lui aussi est membre du PKK. Ils craignent tous deux de lourdes peines de prison. Ils décident alors de se marier – pour rassurer leurs familles-, de quitter leur pays pour rejoindre le Kurdistan irakien.  

Là-bas, ils vivent chacun de leur côté, suivant les règles internes du parti. Elle travaillera dans des centres pour réfugiés kurdes. Puis en 2005, c’est un nouvel exil. Son mari doit être opéré du coeur en urgence. Il ne peut être soigné en Irak, en guerre. Ce sera l’Europe. Leurs familles réunissent des fonds pour leur faire traverser les frontières. Yasemin et son mari demandent l’asile à la Suisse. Et là, c’est une nouvelle épreuve qui commence. Où la capacité de Yasemin à rebondir, à ne jamais laisser son destin lui échapper t otalement, l’a aidée à forger sa place ici.

Les débuts de son séjour en Suisse sont comme une descente aux enfers. Le Centre d’enregistrement de Bâle est une prison pour Yasemin. Avec ses barbelés, ses Sécuritas, ses chiens, ses fouilles, les questions. Elle ne vit pas autre chose, certes, que les réfugiés qui arrivent dans notre pays, et qui attendent plusieurs années, avec des hauts et des très bas, avant d’être fixés sur leur sort ; des réfugiés qui doivent malgré tout, trouver leur place dans notre société, en apprendre la langue et les usages, s’y construire une vie.

Mais pour y parvenir, Yasemin doit fournir un double effort. Elle est malade, sans énergie. Les médecins voient dans les souffrances qu’elle décrit les séquelles de ses traumatismes passés. Elle est persuadée qu’il y a autre chose. Refuse de prendre ses médicaments. Au bout d’un an et demi, ils finissent par diagnostiquer une  hépatite C et un dysfonctionnement de la thyroïde. Un diagnostic qu’elle prend d’abord comme un arrêt de mort.  Puis son tempérament reprend le dessus. Elle décide qu’il faut quand même vivre comme il faut. Elle apprend le français. Pour participer à la vie sociale de son pays d’accueil, se met à faire du bénévolat, à Caritas. Notamment dans des camps pour personnes lourdement handicapées. Et c’est là qu’elle a trouvé sa voie.
Aujourd’hui, elle suit une formation en cours d’emploi en vue de l’obtention d’un diplôme d’assistante socio-éducative.  

Lorsque Madame Viotto m’a demandé d’être la marraine de Yasemin, je me suis demandée pourquoi il ne devait pas y avoir de lien préalable entre la marraine et la lauréate. Et puis j’ai rencontré Yasemin, ce petit bout de femme plus jeune que moi et qui a déjà vu et combattu tant d’obstacles.

Et là j’ai compris –c’est une interprétation toute personnelle que dans la rencontre entre marraine et lauréate, il y a tout ce que nous défendons à longueur d’année lorsque nous prônons l’accueil de l’étranger. Il y a cette idée que lorsque nous accueillons l’autre, nous recevons beaucoup en retour.  

Yasemin a une force en elle communicative. La force de la persévérance. La conviction d’avoir des droits et ces droits, elle les revendique. Je suis flattée aujourd’hui d’être sa marraine et je lui souhaite beaucoup de bonheur dans cette nouvelle vie qui commence pour elle, et qui grandit en elle.

Genève, le 20 mars 2011
La marraine
Sophie Malka
Journaliste, coordinatrice de Vivre Ensemble (association romande de défense du droit d’asile)

 

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La marraine
Sophie Malka

 

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Madame Yasemin CAKIR

 

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05/04/2011

L'OSCE, Plus de 50 journalistes emprisonnés en Turquie

L'OSCE, Plus de 50 journalistes emprisonnés en Turquie

VIENNE - L'OSCE s'est inquiétée lundi des droits des journalistes en Turquie où plus de 50 d'entre eux sont actuellement incarcérés et des centaines risquent des condamnations dans des procès, selon un rapport commandé par l'organisation européenne dont le siège est à Vienne.

"A l'heure actuelle, 57 journalistes se trouvent en prison en Turquie et le nombre des procès en cours, qui peuvent déboucher sur l'incarcération de journalistes, est estimé entre 700 et 1.000", a déclaré dans un communiqué Dunja Mijatovic, chargée des médias auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

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Manifestation de journalistes et de militants à Ankara pour la liberté de la presse, le 19 mars 2011

afp.com/Adem Altan



"
A lui seul ce nombre de cas pose des questions fondamentales sur les dispositions légales régissant le journalisme en Turquie et suscite des inquiétudes sur l'augmentation du nombre de journalistes qui pourront se retrouver en prison", a-t-elle souligné.

Mme Mijatovic rappelle dans son communiqué qu'elle avait commandé ce rapport pour démontrer la nécessité de changer les lois turques régissant les médias.

Elle annonce en outre avoir adressé une lettre au chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu demandant à Ankara de mettre en oeuvre des réformes dans ce domaine.

Si le terrorisme représente une menace réelle pour des gouvernement, la sécurité nationale ne devrait pas pour autant être utilisée comme un prétexte pour restreindre les droits des médias, estime-t-elle.
"
Il est très important que les autorités protègent une information objective même sur des thèmes délicats comme le terrorisme ou la sécurité nationale. Le droit du public à être informé inclut de tels sujets", affirme-t-elle.

En mars, sept journalistes ont été arrêtés et inculpés dans un des derniers épisodes d'une enquête controversée menée depuis 2007 sur un complot présumé contre l'actuel gouvernement islamo-conservateur.

Ils sont accusés de faire partie du "
réseau Ergenekon" qui aurait tenté de provoquer le chaos en Turquie pour préparer le terrain à un coup d'Etat.

 

 

Le parquet d'Istanbul a alors affirmé que ces journalistes n'avaient pas été inculpés pour leur écrits ou leurs opinions mais à cause "de preuves qui ne peuvent être rendus publiques".

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/plus-de-50-j...
Par AFP

13:58 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Une femme, une histoire : Madame Sofia Mary GUARAGUARA

Une femme, une histoire :

Portrait de Madame Sofia Mary GUARAGUARA



Cérémonie pleine d’émotion vendredi 1er avril à l’université de Genève à l’occasion de la remise des prix de « Femme engagée, femme exilée ». Un auditoire en majorité féminin a plébiscité les lauréates au nombre de neuf si on leur rajoute le prix d’honneur à Madame Ruth Dreifuss et celui attribué à Madame Simone CHAPUIS-BISCHOP.  Aujourd’hui, j’entame une série de portraits consacrée aux neuf femmes de valeur qui ont reçu les honneurs de la Ville de Genève vendredi dernier. Première femme mise sous les feux de la rampe, Madame Sofia Mary GUARAGUARA

Le destin de ces femmes courageuses ne laisse personne indifférent. Suivez le guide.

Prochain portrait : Madame Yasemin CAKIR
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Sofia Guaraguara, une vie consacrée à l'écoute des autres

Le parcours de Sofia Guaraguara, née en Bolivie au milieu des années 1960 et vivant en Suisse depuis une dizaine d'années, est marqué par son souci de venir en aide aux démunis et d'alléger leur souffrance. Très jeune déjà, elle s'est préoccupée de ceux qui étaient en marge de la société. Ainsi elle a notamment mis en place une structure d'accueil pour les enfants vivant dans la rue à Cochabamba en Bolivie et aujourd'hui elle soutient par l'écoute et la parole les migrant-e-s issus d'Amérique latine qui vivent le plus souvent dans la clandestinité et la précarité à Genève.

Elle a grandi, entourée de cinq : frères et sœurs, dans un foyer d'amour, marqué par les efforts de ses parents, qui avaient émigré de la campagne vers la ville, à assurer les besoins de leurs .enfants. En se souciant précocement des plus Vulnérables, Sofia a réalisé que ses préoccupations la placeraient à contre-courant, un sentiment qui l'a accompagnée tout au long des étapes de sa vie.

Alors qu'elle entrait dans un rôle attendu en se mariant jeune et en ayant deux enfants, Sofia a en même temps défendu ses aspirations en suivant une formation universitaire en psychologie. Dans son pays d'origine elle occupait d'importantes responsabilités dans des structures dl;( soins tout en ayant établi son propre cabinet de consultations. Elle bénéficiait donc d'une importante position sociale dans ce contexte. Toutefois sa curiosité et ses rêves l'ont conduit à migrer vers la Suisse. Arrivée en Suisse avec ses deux filles alors adolescentes, elle a connu des débuts difficiles et aujourd'hui encore elle considère que l'intégration est ardue. Cumuler les identités de femme étrangère, femme professionnelle et mère élevant seule ses enfants n'est pas toujours facile.

Pour assumer l'éducation de ses filles, elle a dans les premiers temps aussi occupé des emplois dans le secteur domestique, emplois dévalorisés typiquement réservés aux femmes migrantes, tels que le ménage, la garde des enfants et des personnes âgées. En parallèle, elle a entrepris les démarches nécessaires pour que ses qualifications professionnelles soient reconnues ici. Elle reste marquée par l'accueil chaleureux qu'elle a reçu à Genève à l'Association genevoise des psychologues avec Mme Nora Schneider, à Paris à l'Association mondiale de psychanalyse avec Judith et Jacques Alain Miller. Grâce aux liens établis avec eux et aux équivalences obtenues, elle est aujourd'hui reconnue comme psychologue psychothérapeute  FSP (fédération suisse des psychologues) et comme psychanalyste de plein droit en suisse .

Depuis, elle a eu l'occasion de mettre à profit ses compétences professionnelles et sa riche expérience dans différentes institutions. De plus, elle a récemment ouvert son propre cabinet.

Au-delà de ces nombreuses activités, elle a continuellement offert son soutien et son écoute de manière bénévole. Avec des collègues, ....avec notamment Christiane Ruffieux Lambelet membre de la, NLS (Nouvelle école lacanienne) .et de l’ASREEP~NLS (Association suisse romande de l’école européen de psychanalyse), elle a fonde en 2002 l’Association « Encuentro-Rencontre » qui a pour but d'accueillir, écouter et traiter la souffrance psychique des personnes en détresse, en particulier des migrant-e-s vivant dans la précarité à Genève.

Elle espère aujourd'hui que cette structure, qui répond à des besoins évidents dans des groupes de population vulnérables, puisse être stabilisée et reconnue par les autorités.

Le prix qui est aujourd'hui attribué à Sofia l'a conduite à prendre conscience de l'immense travail qu'elle a réalisé au cours de sa vie et aussi à en ressentir de la fierté. Mue par son énergie, sa curiosité et son souci des autres, elle a donné sans compter son temps et son énergie pour alléger la souffrance des autres. Ce prix vient non seulement récompenser ses engagements et donner du sens aux efforts qu'elle a déployés, mais aussi lui offrir une reconnaissance en tant que femme migrante professionnellement  qualifiée. Il est à espérer qu'il contribuera à atténuer chez elle le sentiment récurrent d'être à contre-courant.

Genève, le 18 mars 2011
La marraine
Claudine BURTON-JEANGROS
Professeure de Sociologie
Université de Genève

 

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La marraine
Claudine BURTON-JEANGROS
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Madame Sofia Mary GUARAGUARA
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Maison Populaire de Geneve

Case postale 1141

1211 Genève1

Suisse

Tel : 0041(0)79 256 30 11

Banque cantonale de Genève (BCG)

Compte : 5021.30.88 (pour franc suisse)

IBAN : CH4200788000050213088 (montant étrange)

SWIFT/BIC : BCGECHGGXXX

Clearing/CB : 788

Tout don, quel que soit son montant, sera le bienvenu. Il peut

être versé au compte suivant : BCGE ccp 12-1-2 compte : 5021.30.88


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03/04/2011

manif contre le chômage

manif contre le chômage

Les trois mensonges

Je n’ai pas l’habitude des manifestations silencieuses, j’ai plus l’habitude d’exprimer ma colère et mes revendications en manifestant. Mais aujourd’hui cette première partie silencieuse avait toute sa signification pour exprimer le deuil de la perte de droit ce 1er avril pour toutes les personnes qui sont victimes de licenciements dans ce pays.

Non seulement cette révision de la LACI touche avec une perte de 120 à 260 indemnités au moins 20’000 personnes jetées au chômage avant le 1er avril. Mais en plus cette révision baissera drastiquement les droits au chômage de près de 30% de celles et ceux qui seront victimes d’un licenciement à partir d’aujourd’hui.

Manifester pour moi, c’est aussi important pour dénoncer les mensonges avérés ou par omission de nos gouvernants, de partis de droite, d’extrême-droite, et des partis d’un prétendu centre.

Je voudrais en dénoncer 3 aujourd’hui :

Le premier mensonge, c’est celui de la votation du paquet fiscal en 2008, accepté par 50,5% du peuple. Le gouvernement avait affirmé qu’il n’en coûterait que quelques dizaines de millions de pertes d‘impôts pour la Confédération. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que c’est par milliards que des cadeaux ont été fait aux entreprises les plus riches par cette votation. Elle permet aujourd’hui à l’UBS et au Crédit Suisse de distribuer 56 milliards de dividendes à ses actionnaires sans qu’un seul franc d’impôts soit payé dessus. Le peuple aurait-il voter de la même manière s’il avait su toute la vérité ? 56 milliards, cela ne vous rappelle pas un autre cadeau accordé par le Conseil fédéral en un w-e à l’UBS ?

Deuxième mensonge, celui sur la votation de la révision de la loi sur le chômage : certes les cantons latins, et Genève en particulier, ont voté largement non contre cette révision, mais le peuple suisse aurait-il voter oui majoritairement si on lui avait dit que du jour au lendemain, un 1er avril, 20’000 sans-emplois verraient leur nombre d’indemnités baisser drastiquement, arrivant à 0 pour une grande partie d’entre eux. Et le mensonge a continué jusqu’à ces derniers jours sur le nombre de chômeuses et de chômeurs qui seraient touchés par l’effet couperet : jusqu’il y a 3 jours on nous disait que pour Genève, il y auraient 1300 personnes touchées, maintenant on reconnaît qu’il y en a plus de 2’300. Pour le Canton de Vaud, on parlait de 1’700, aujourd’hui de plus de 2’500. Le mensonge continue.

3ème mensonge que je veux dénoncer : c’est un mensonge permanent : le taux de chômage officiel donné de mois en mois dans les statistiques du SECO est un vrai scandale. Il ne reflète que le nombre de personnes qui touchent effectivement des indemnités de chômage pendant le mois précédent. Il ne reflète en rien le nombre réel de sans-emploi en Suisse qui doit être au moins entre 3 ou 4 fois plus important, à passer 10%. Ce mensonge permanent se vérifiera encore plus clairement début mai quand le SECO communiquera que le taux de chômage aura subi en avril une baisse historique, la plus importante jamais connue en 1 seul mois. Puisque l’application de la révision va exclure du droit au chômage 20’000 personnes sans qu’elles n’aient nullement retrouvé un emploi, uniquement en leur supprimant un droit aux indemnités. Il faut dénoncer chaque mois ce mensonge officiel du taux de chômage.
Tout ceci nous montre qu’il y a urgence. Les 2300 genevois qui ont perdu des droits immédiats au 1er avril, plus tous ceux qui en auront moins s’ils sont jetés au chômage à partir de cette date ne peuvent pas être abandonnés à leur sort par le gouvernement et le parlement genevois dont le peuple a montré largement son refus de cette révision.

C’est pourquoi nous exigeons le vote immédiat d’une loi d’urgence :

•garantissant 120 indemnités de chômage en plus pour tous comme avant le 1er avril

•garantissant aussi le maintien pour chaque chômeuse ou chômeur du nombre d’indemnités de base qu’il avait ou qu’il aurait eu droit avant le 1er avril.


•A cette loi urgente, nous ajoutons aussi, suite au référendum, le vote contre la révision de la LASI pour le maintien du RMCAS, comme droit pour toute personne arrivant en fin de droit fédéral.

Nous savons tous que ce ne sont pas les mesures urgentes qui résoudront à moyen ou à long terme le problème des sans-emploi. D’autres en parleront plus longuement : il faut que l’état crée rapidement de vrais emplois durables, socialement, économiquement et écologiquement utiles, liés à des vraies formations qualifiantes pour que les personnes sans-emploi puissent les occuper.

Mais en attendant les mesures urgentes sont indispensables, c’est pourquoi cette manifestation continuera de manière colérique et revendicative pour que nous fassions vraiment le deuil de nos droits perdus en exigeant et en conquérant de nouveaux droits.

En avant, camarades montrons clairement notre refus des mensonges officiels et des diktats de la droite et du centre mou, notre exigence d’indemnités de chômage urgentes et d’emplois nouveaux.

Intervention de Bernard Remion – Syndicom et CGAS

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1835

 

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Reportage photo : Boran et Demir SÖNMEZ

01:05 Publié dans Economie | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | | | |

02/04/2011

Le prix genevois «Femme exilée, femme engagée»

Le prix genevois «Femme exilée, femme engagée» attribue aujourd’hui son prix honorifique à sept lauréates.

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Gladys Ambort, née en Argentine, écrivaine et traductrice
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Yasemin Cakir, kurde de Turquie, en formation d’assistante socio-éducative
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Djemâa Chraiti, née en Tunisie, fonctionnaire et écrivaine
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Mihrija Fekovic-Kulovic, née en Bosnie-Herzégovine, écrivaine.
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Florenta Ferati, née au Kosovo, étudiante.
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Sofia Mary Guaraguara, née en Bolivie, psychologue.
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Catherine Tetteh, née au Togo, esthéticienne.

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Prix d’honneur  à Simone Chapuis-Bischof pour ses actions militantes qui ont notamment marqué l’histoire des femmes en Suisse,

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Prix d’honneur  à Dreifuss, pour son engagement social et son combat pour défendre l’égalité.

Madame l’adjoint du rectorat de l’université de Genève pour les questions féminines,
Madame la Maire,
Madame la Conseillère aux Etats,
Mesdames et Messieurs,
Chères Amies, Chers Amis,

C’était comme aujourd’hui un 1er avril : le 1er avril 1993, que celle qui allait 5 ans plus tard devenir la première femme à être élue présidente de la Suisse prenait ses fonctions au Conseil Fédéral. J’ai cité Madame Ruth Dreifuss.

D’origine juive, née en Suisse Allemande et Genevoise d’adoption, voilà une suissesse assez unique !

Dès son plus jeune âge elle se sent concernée par les discriminations, les guerres et les répressions présentes dans le monde. Elle sait que rien ne sert de constater mais qu’il faut agir ! Elle suit donc une formation de travailleuse sociale puis une formation en économie afin de mieux cerner le monde qui l’entoure.

Sa vie professionnelle est ensuite riche et coloriée : Journaliste à la Coopération, assistante à l’Université de Genève, adjointe scientifique à la direction de la coopération et de l’aide humanitaire. En sa position de secrétaire de l’Union Syndicale Suisse, elle s’engage en faveur des droits des femmes, se consacre notamment aux questions d’assurances sociales ainsi qu’aux relations avec l’Organisation internationale du travail.
Après avoir été membre du Cons eil de la Ville de Berne, elle est élue au Conseil Fédéral et prend la tête du Département Fédéral de l’Intérieur.
Durant sa mission elle s’occupera de l’introduction de la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal, 1994), de la dixième révision de l’AVS (1994), du dossier de la recherche dans les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne (1999). Elle s’engage aussi en faveur de la protection de l’environnement.

Battante en ce qui concerne les questions féministes, elle agit en matière d’égalité entre femmes et hommes et consacre beaucoup d’énergie à l’introduction de l’assurance maternité qui fût à l’époque refusée puis acceptée, après une 4ème tentative, en 2004.

En devenant présidente de la Confédération en 1999, Madame Ruth Dreifuss ouvre la porte de la présidence aux femmes.

Après près de dix années au Conseil Fédéral Mme Dreifuss décide de se retirer, mais continue son combat pour l’égalité entre les habitants de la Suisse, qu’ils soient femmes ou hommes, de nationalité suisse ou étrangère. Elle intervient régulièrement dans les débats publics, s’oppose aux restrictions des droits des étrangers et des requérants d’asile et s’active aussi sur les questions liées à la toxicomanie sur le plan international.

Chère Madame Dreifuss, vous êtes un exemple en matière d’engagement social pour tous. Vous vous êtes battue pour nous femmes, nous migrantes, et nous vous aimons pour cela, pour votre bonté et votre ouverture d’esprit et pour votre proximité des gens quelque soient leurs origines.
Je tiens à vous remercier de votre engagement et à vous présenter ma gratitude. Vous avez mené un combat, vous avez ouvert des chemins pour nous, il est donc de notre responsabilité de respecter votre engagement en notre faveur, de continuer à faire tomber des barrières et à s’engager à notre tour.

Durant les années passées en Suisse en tant que requérante d’asile, j’ai suivi vos activités avec intérêt et admiration. Je suis consciente de ce que votre combat a présenté pour la population migrante et de l’impact que cela a eu sur ma propre vie en Suisse, et c’est avec grand respect que je vous remets aujourd’hui le prix d’honneur « Femme exilée, femme engagée ».

Jasmina TRAVNJAK

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01/04/2011

Les candidats au Conseil Administratif sur la gril

 

La Tribune a rencontré les 10 candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève

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11:59 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |