30/06/2011

Fête de l'école de Genève

 

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Demir SÖNMEZ

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28/06/2011

Versoix, Lac Leman et Mont-Blanc

 

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@demir SÖNMEZ

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25/06/2011

Place des Nations : "Génocide et Liberté !"


JOURNEE DE LA COMMEMORATION DE GENOCIDE DE SREBRENICA

 

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Bien chères toutes et tous,

Je suis venu ici à l’appel d’Avdurahman Avdic. Avec lui ainsi qu’Yvar Petterson, nous avons partagé des moments très émouvants lors de la Journée de la Mémoire consacrée au génocide de Srebrenica. Cette journée a eu lieu à l’ECG Henry Dunant le lundi 24 janvier de cette année.

Durant ces moments privilégiés, les intervenants ont d’abord resitué dans quatre classes de l’établissement le contexte général des événements, un petit film documentaire a été diffusé, puis Avdic est passé au témoignage de ce qu’il avait vécu.

Les élèves ont pu alors commencé à comprendre ce qui s’était passé lors de ce funeste mois de juillet 1995 à Srebrenica. Face à tant d’horreur, de souffrances et de douleurs, nous nous retrouvons souvent désemparés et sans voix. Comment alors expliquer l’indicible ?

Rester éveiller, essayer de transmettre les terribles faits voilà un des rôles de notre école. Il y a ici un nécessaire devoir de mémoire à accomplir. Ne pas oublier ce qui s’est déroulé à nos portes et qui démontrait de manière effroyable que la «bête immonde » pouvait aussi ressurgir là où on pensait que les braises du passé étaient éteintes.

Le lien doit être établi entre les souffrances de là-bas et la paix d’ici. Cette dernière n’est rien si on massacre impunément là-bas.

Pour ma part, le lien a vite été établi entre la guerre en ex-Yougoslavie et mon pays (la Suisse) que j’aimerais parfois plus accueillant. En effet, j’ai eu la chance de donner des cours répétitoires d’allemand à un jeune Bosniaque de Sarajevo réfugié avec une partie de sa famille à Genève. C’est à son contact que j’ai pu mieux comprendre ce qui s’est déroulé dans les Balkans. Cet élève est devenu pour moi le symbole de l’absurdité de cette guerre qui a pris en otage des centaines de milliers de personnes et où les appétits nationalistes ont eu raison d’un monde cosmopolite et ouvert d’esprit.

Cette guerre a cueilli aussi la mère de mon élève lors d’un des bombardements meurtriers de Sarajevo. On aimerait alors que tous ces malheurs ne se reproduisent plus, que les mères, les pères et leurs enfants vivent en paix. Que notre terre accueille tout le monde de manière indistincte.

L’école doit continuer, dans ce contexte, à jouer son rôle d’intermédiaire entre le monde qui nous entoure, souvent malheureusement violent et en guerre et les élèves qui deviendront de futur ( e ) s citoyen ( e ) s conscients de leur responsabilité.

La récente arrestation du général Mladic nous donne l’espoir que justice soit rendue, je l’espère, pour toutes les familles des victimes du génocide.

Damien Pattaroni

24 juin 20011
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Un policier a dit :

“Cela fait 21 ans que j’encadre les manifestations, C’est la première fois que je suis invite par les manifestants pour manger !”

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Rassemblement de solidarité avec le peuple syrien

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Solidarité avec la population grecque

Rassemblement devant la mission de Grèce à  Genève en solidarité
avec la population grecque

 

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Depuis plus d‘un an, la population grecque expérimente sur son dos les effets du plan euro. Privatisations accélérées des biens publics, réduction des salaires et des retraites, augmentation de la TVA, de la précarité et du chômage sont les conséquences des plans dits «de sauvetage» de la Grèce.

Demain, les populations d’autres pays, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie pourraient subir le même sort. D’ailleurs, des mesures brutales contre les retraites, les salaires, le service public et les prestations sociales sont déjà en cours d’application. Elles n’en seraient qu’accélérées.

En Grèce, la population est bien décidée à ne pas se laisser faire. Par centaines de milliers elle occupe les rues et les places du pays. Comme elle, en Espagne, en Italie, au Portugal, des dizaines de milliers de personnes se sont levées contre la précarité, la misère et un avenir sans futur.

En Grèce comme en Espagne, une répression souvent brutale s’abat sur les manifestants, tandis que les provocations directement inspirées par la police se multiplient dans le but de criminaliser l’indignation citoyenne et la protestation sociale.

A l’occasion des mobilisations en Espagne du mouvement du 15M, nous nous sommes constitués à Genève en assemblée de soutien aux campements organisés à Madrid, Barcelone et dans tant d’autres villes d’Espagne.

Aujourd’hui, Democracia real Ya, Ginebra, invite toutes celles et tous ceux que le diktat des banques et du Fonds Monétaire International indigne à venir manifester leur soutien à la population grecque en se rassemblant de manière pacifique ce vendredi 24 juin à 18h30 devant la mission de Grèce.

Car, c’est aussi la solidarité avec le peuple grec aujourd’hui qui permettra de faire face aux autres attaques de demain.

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24/06/2011

STOP aux Expulsions sans relogement!

 

Rassemblement le 23 juin devant l’Hôtel de Ville contre les expulsions
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MOBILISATION CONTRE LES EXPULSIONS!

Cet été, plus de 800 nouveau cas d'expulsions de locataires devraient être jugés! Selon la nouvelle procédure accélérée, qui ne prévoit qu'une audience unique devant la Chambre des baux et loyers, la machine à expulser les habitants normaux de la ville s'emballe, et cela alors qu'aucune solution de relogement -même temporaire - ne soit proposée!

C'est inacceptable. Face à l'incurie des autorités et la violation toujours plus flagrante du Droit au logement, nous voulons nous organiser, c’est la seule façon de faire valoir nos droits !

Nous prévoyons plusieurs actions dès maintenant :

- Rassemblement le 23 juin devant l’Hôtel de Ville à 18h30, où se tiendra la dernière session du Grand Conseil avant la pause estivale. Venez nombreux avec du matériel pour faire du bruit !

- Présence lors des audiences au Tribunal où se décident les expulsions. Un premier cas, exemplaire (voir ci-dessous), se jugera le mardi 28 juin, à 13h45, 6 Rue de l'Athenée. Notre présence est importante! Venons à 13h30!


Laissez faire, c’est la honte!

En 2010, le nombre de procédures d'expulsion de locataires entamées à fait un bond de 25%. Les ménages effectivement expulsés de leur logement sont passés de 493 en 2009, à 559 en 2010.

Ce scandale est dû en partie au fait que les loyers dépassent les possibilités de paiement de plus en plus de personnes. En effet, les retards de loyer ont augmenté de 55%.

Mais à présent les spéculateurs ne sont même plus obligés de profiter d'un retard pour résilier un bail. Une jurisprudence récente leur donne même le droit de résilier le bail, simplement parce que l'état du marché leur font penser pouvoir louer plus cher à une autre personne ! Evidemment, ce n'est pas la peine même de proposer une augmentation au locataire modeste en place, quand on a l'intention de doubler ou tripler le loyer...

Un cas exemplaire:

Il y a deux ans, Maria prend un retard de deux mois dans son loyer, retard très vite rattrapé. Mais, le propriétaire, qui désire vendre, en profite pour lui résilier son bail. Habitant cet appartement depuis plus de trente ans, Maria risque de se retrouver à la rue, malgré des recherches intensives menées depuis des mois. La spéculation immobilière provoque toujours plus de situations dramatiques de ce genre. Soyons à ses côtés le mardi 28 juin, à 13h30, 6 Rue de l'Athenée !

 

 

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23/06/2011

Les députes kurdes boycottent le parlement Turc

Les députes kurdes boycottent le parlement Turc

Les députés kurdes élus lors des élections législatives du 12 juin ont décidé de boycotter le Parlement turc après l’invalidation du siège d’un important militant. La colère kurde gronde après l’invalidation mardi soir de l’élection de Hatip Dicle, sous prétexte d'une condamnation à 20 mois de prison pour des propos relevant de la loi antiterroriste.

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Cette décision, qualifiée de « complot juridique et politique » par le principal parti kurde BDP, a déclenché de vives rections et des dizaines de milliers de personnes ont descendu dans la rue dans puiseurs villes à travers le pays, notamment à Diyarbakir et à Istanbul.

Le Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes, dont le BDP, a appelé mercredi 22 juin les 35 autres nouveaux élus à boycotter le Parlement lors de sa rentrée prochaine.

Dans un communiqué rendu public après une réunion extraordinaire,  le DTK a affirmé que les députés, soutenus par le BDP, "doivent déclarer leur position ouvertement, conformément à leur précédente décision de ne pas aller au Parlement si même un seul d'entre eux est manquant."

Aujourd’hui, les députés indépendants du Bloc « Travail, Démocratie et Liberté » à l’initiative du BPD se sont réunis à Diyarbakir, chef-lieu du Kurdistan de Turquie, pour clarifier leur position face à l’invalidation.

« La décision a été prise de ne pas aller au Parlement » lorsqu'il effectuera sa rentrée mardi, a déclaré le Block.« Nous n’allons pas au parlement tant que le parlement et le pouvoir n’auront pas pris des mesures concrètes et corrigé cette injustice afin d’ouvrir la voix à une solution démocratique » a souligné Serafettin Elci, le député kurde du Bloc.

Le siège du Dicle, a été attribué à une candidate du Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip  Erdogan, qui dispose maintenant de 327 députés. Le parti au pouvoir a besoin de trois autres sièges pour la majorité des deux tiers des députés (330 sièges).

http://www.kurdish-info.eu/News-sid-les-d-putes-kurdes-bo...

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16/06/2011

Jouez, je suis à vous !

 

Jouez, je suis à vous !

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15/06/2011

14 juin, L'égalité, partout, tout de suite !

14 juin, L'égalité, partout,

tout de suite !

 

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D'autres photos sur le blog de mon ami

Haykel EZZEDDINE

Haykel EZZEDDINE

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13/06/2011

Elections en Turquie : Victoire historique des Kurdes

 

Elections en Turquie : Victoire historique des Kurdes

 

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Malgré sa majorité absolue reconduite, l'électeur oblige l'AKP à chercher un consensus

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Le Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté les élections législatives du 12 juin 2011, alors que l’on relevait une participation très importante au scrutin (84% des voix). Avec 49,93% de voix, l’AKP est encore au-dessus de ses scores des législatives de 2007 (46,6%) et de 2002 (34,3%). Ce parti pourra ainsi former seul un gouvernement car il détient largement la majorité absolue au Parlement de 550 sièges, avec 326 députés.

Son principal adversaire, le Parti républicain du peuple (CHP) progresse lui aussi passant de 20,8% à 25,91%, c’est son meilleur score depuis les élections législatives de 1977, avec 135 sièges. Le parti d'action nationaliste (MHP), qui ne paraissait pas assuré de franchir la barre fatidique de 10%, obtient 13% des voix (contre 14,3% en 2007), avec 53 députés.

Enfin marquant le progrès significatif du mouvement national kurde, les candidats indépendants présentés pour l’essentiel par le parti kurde BDP, qui totalisent près de 6,63% des voix au niveau national (contre 5,2% en 2007), ont obtenu  36 sièges.

En dépit de sa large victoire et du fait qu’un Turc sur deux a voté pour lui en 2011, l’AKP ne parvient pas à avoir la majorité des deux tiers (367 députés), lui permettant de réviser la Constitution par voie parlementaire. De surcroît, avec 326 sièges, il obtient un score inférieur à celui qu’il avait eu en 2007 (341 sièges). L’AKP ne profite donc ni de sa progression en voix, ni du recul du MHP qui n’aura cette fois que 53 parlementaires dans l’Assemblée (contre 70 en 2007).

Recep Tayyip Erdoğan, qui avait demandé, il y a une semaine aux électeurs turcs de lui donner 367 députés pour éviter d’avoir à recourir au référendum, a donc pris acte de cette situation. Du balcon du siège de son parti, s’adressant à une foule enthousiaste, il a déclaré notamment : « Notre peuple nous a demandé de faire une nouvelle Constitution. Et il nous a adressé un message qui nous demande d’élaborer cette Constitution par la voie du consensus et de la négociation… Nous allons débattre de cette nouvelle Constitution avec les partis d’opposition, avec les organisations de la société civile et des universitaires. » Estimant que cette nouvelle charte fondamentale sera celle «des Turcs, des Kurdes» et des minorités y compris «les Roms», et faisant implicitement allusion aux critiques qui pendant la campagne, lui avaient reproché une tendance à l’autoritarisme, il a conclu : «Nous continuerons à servir le peuple pas à le dominer.»

Durant la campagne, M. Erdogan s'est engagé à changer le texte fondamental hérité du coup d'Etat militaire de 1980. Mais il n'a pas donné de détails.

Un soutien du BDP pourrait être crucial pour aller de l'avant vers une nouvelle Constitution mais ce parti pourrait poser ses conditions. Les représentants des Kurdes, qui sont entre 12 et 15 millions sur une population de 73 millions, estiment que leur peuple devrait constituer un élément distinct au sein de la nation turque, avec un statut d'autonomie.

La question kurde n'est jamais loin dans la politique turque: le dirigeant emprisonné des rebelles kurdes, Abdullah Öcalan, a menacé récemment Ankara d'une guerre totale si des négociations sérieuses ne s'engagent pas entre le pouvoir et les rebelles, après les élections.

La presse d'opposition doute cependant de la volonté réelle de M. Erdogan de négocier et de tendre la main à ses opposants.

"Si le Premier ministre veut gouverner en paix, il devrait se rendre compte et ne jamais oublier qu'il y a aussi 50 %" de l'électorat contre lui, écrit lundi l'éditorialiste Mehmet Yilmaz dans l'édition de lundi du journal Hürriyet.

"Est-ce que le Premier ministre est capable d'accepter l'existence de gens qui ne pensent pas comme lui ?", s'interroge-t-il, dans une allusion aux sautes d'humeur de M. Erdogan. (Plusieurs agences de presse et AFP, 13 juin 2011)

Victoire historique des Kurdes

Les candidats indépendants présentés par le principal parti kurde BDP pour les élections législatives du 12 juin en Turquie ont été les premiers gagnants avec 36 sièges contre 22 en 2007, malgré une campagne très inéquitable et les fraudes à travers le pays, notamment dans la région kurde.

Quinze partis ont participé à ces élections pour 7.695 candidats, y compris les indépendants. Le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002, a remporté 49,93 % des voix contre 46 % en 2007, s'assurant une troisième législature consécutive, mais il a perdu des sièges, 325 contre 344 en 2007. Ce résultat ne conforte pas Erdogan afin de réaliser ses projets, notamment une nouvelle constitution et le système présidentiel, sans consensus avec l’opposition, malgré sa victoire écrasante.

Les candidats indépendants du Bloc « Travail, Démocratie et Liberté », soutenu par le principale parti kurde BDP, est le premier gagnant du scrutin, envoyant 36 candidats (6,63% contre 5,24 %) au parlement contre 22 en 2007. Parmi eux figurent Leyla Zana, prix de Sakharov et Hatip Dicle, actuellement en prison, mais aussi Ertugrul Kurkcu, un leader du mouvement étudiant de 1968.

Selon les résultats le Bloc a gagné dans 17 villes : Diyarbakir (6 sur 6), Hakkari (3 sur 3), Sirnak (3 sur 3), Mardin (3 sur 3), Van (4 sur 4), İstanbul (3 sur 3), Batman (2 sur 2), Mus (2 sur 2), Urfa (1), Mersin (1), Siirt (1), Bitlis (1), Agri (1), Igdir (1), Bingol (1), Adana (1), Kars (1).

Le BDP a du présenter des candidats indépendants pour contourner le seuil électoral de 10 % des voix sur le plan national, afin d’obtenir une représentation au Parlement. Ce seuil qui est l'un des plus élevés au monde est pour but d’empêcher les kurdes d’entrer au parlement.

Elu(e)s du BDP:

1 - İstanbul 1. Bölge B: SEBAHAT TUNCEL (BDP) % 3.27 93,313

2 - İstanbul 2. Bölge B: SIRRI SÜREYYA ÖNDER (BDP) % 4.85 120,585

3 - İstanbul 3. Bölge B: ABDULLAH LEVENT TÜZEL (BDP) % 5.37 137,725

4 - Adana B: MURAT BOZLAK (BDP) % 7.71 90,268

5 - Ağrı B: HALİL AKSOY (BDP) % 41.02 82,996

6 - Bingöl B: İDRİS BALUKEN (BDP) % 23.99 30,237

7 - Bitlis B: HÜSAMETTİN ZENDERLİOĞLU (BDP) % 26.04 37,955

8 - Diyarbakır B: LEYLA ZANA (BDP) % 10.06 74,851

9 - Diyarbakır B: HATİP DİCLE (BDP) % 11.55 85,945

10 - Diyarbakır B: NURSEL AYDOĞAN (BDP) % 10.24 76,182

11 - Diyarbakır B: EMİNE AYNA (BDP) % 9.61 71,483

12 - Diyarbakır B: ALTAN TAN (BDP) % 9.61 71,522

13 - Diyarbakır B: ŞERAFETTİN ELÇİ (BDP) % 7.67 57,073

14 - Hakkari B: ESAT CANAN (BDP) % 26.14 30,977

15 - Hakkari B: SELAHATTİN DEMİRTAŞ (BDP) % 26.94 31,927

16 - Hakkari B: ADİL KURT (BDP) % 26.80 31,756

17 - Mersin B: ERTUĞRUL KÜRKÇÜ (BDP) % 9.69 96,017

18 - Kars B: MÜLKİYE BİRTANE (BDP) % 19.29 27,620

19 - Mardin B: GÜLSEREN YILDIRIM (BDP) % 17.34 56,129

20 - Mardin B: EROL DORA (BDP) % 16.24 52,582 (Assyrien)

21 - Mardin B: AHMET TÜRK (BDP) % 18.54 60,023

22 - Muş B: SIRRI SAKIK (BDP) % 21.37 36,567

23 - Muş B: DEMİR ÇELİK (BDP) % 22.98 39,318

24 - Siirt B: GÜLTAN KIŞANAK (BDP) % 42.79 51,577

25 - Şanlıurfa B: İBRAHİM BİNİCİ (BDP) % 6.07 42,463

26 - Şanlıurfa B: İBRAHİM AYHAN (BDP) % 11.06 77,416

27 - Van B: AYSEL TUĞLUK (BDP) % 11.59 49,339

28 - Van B: KEMAL AKTAŞ (BDP) % 15.37 65,447

29 - Van B: NAZMİ GÜR (BDP) % 9.68 41,212

30 - Van B: ÖZDAL ÜÇER (BDP) % 12.06 51,357

31 - Batman B: BENGİ YILDIZ (BDP) % 25.78 56,691

32 - Batman B: AYLA AKAT ATA (BDP) % 26.06 57,302

33 - Şırnak B: HASİP KAPLAN (BDP) % 23.02 39,417

34 - Şırnak B: FAYSAL SARIYILDIZ (BDP) % 23.11 39,563

35 - Şırnak B: SELMA IRMAK (BDP) % 26.73 45,763

36 - Iğdır B: PERVİN BULDAN (BDP) % 31.49 25,437

AKP ESSUIE UN SÉRIEUX REVERS DANS LES VILLES KURDES

Comme après les élections précédentes, le BDP formera un groupe au parlement, devenant une force incontournable pour la question kurde. La victoire kurde signifie également l’échec du gouvernement AKP dans sa politique d’ouverture, transformée en violation grave des droits de l’homme. Le premier ministre turc avait qualifié le BDP de « terroriste » et avait défendu la peine de mort en déclarant «Si c'était nous, nous aurions pendu Ocalan», commentant la peine d'emprisonnement à vie du leader kurde Abdullah Ocalan, lors de la campagne électorale.

L’AKP essuie un grand revers dans plusieurs villes kurdes, notamment à Diyarbakir, Mardin, Sirnak, Agri, Van, Bitlis, Kars et à Siirt. Cependant, le BDP a augmenté ses voix dans toutes les villes où il a présenté des candidats indépendants, sauf à Dersim (Tunceli).

FRAUDES

 

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Des fraudes massives et violations des droits de vote ont été constatées à travers le pays, notamment dans la région kurde. Plusieurs délégations européennes ont également suivi le déroulement du scrutin au Kurdistan de Turquie. La présence des forces de l’ordre dans les bureaux de vote a été dénoncée par les délégations kurdes et européennes.

Les électeurs se sont vu obliger de voter ouvertement en présence des soldats dans plusieurs villages de Diyarbakir, Bitlis, Konya, Ardahan, Van, Urfa et de Bingol. De nombreux bulletins de vote portant un cachet pour le parti AKP a été trouvé dans des villes comme Istanbul et Izmir.

UNE CAMPAGNE INÉQUITABLE ET NON TRANSPARENTE

La campagne a été très inéquitable pour les candidats indépendants kurdes, alors que l’AKP a mené une campagne dont le cout est inestimable et non transparent avec des affiches partout, des spots sur tous les écrans des télévisions, une armée médiatique quotidienne, appuyé par les intimidations policières.

Le BDP a été le seul parti qui n’a pas bénéficié des fonds publics pour sa campagne électorale alors qu’il formait un groupe au sein de parlement turc.

Pendant la campagne électorale des candidats indépendants, la police a semé la terreur sur les kurdes, les medias pro-gouvernementaux n’ont pas cessés de publier des fausses informations sur le BDP pour le but de criminaliser, le premier ministre turc a menacé sans arrêts et a tenté d’intimider toute opposition.

Plus de 5 000 personnes, dont environ 2 550 dans les 53 derniers jours, ont été arrêtées par la police, empêchant la campagne des candidats kurdes.

En outre, le Haut conseil électoral (YSK) avait annulé le 18 avril la candidature de sept candidats indépendants, dont Leyla Zana, présentés par le BDP pour les législatives, mais cette décision qui avait suscité la colère des kurdes avait finalement été annulée pour six d'entre eux. (www.lepost.fr <http://www.lepost.fr> , Maxime Azadi, 12 juin 2011)

Violations of election rules mark the election day in Turkey

Violations of rules, mostly against voters and observers of the Labor, Democracy and Freedom Block in the southeastern of Turkey marked the election day in Turkey.The polling stations opened at 7, as well as various violations in the region. It was alleged that, despite presiding officer village guards in four different ballot boxes in İdil’s villages Aksoy (Memolan) and Alakamış (Eleqemş) in Şırnak vote together. The Election Observer Commission launched an investigation. Police detained 63 people in Diyarbakır and its districts Sur, Bağlar, Silvan and Kulp; Şırnak and its district Cizre; Urfa's district Viranşehir; Batman; Mardin; Urfa and Bingöl until noon. Most of them were arrested because of warrant of arrests except six who allegedly violated the rules of election.

In addition, eight observers of the Bloc’s candidate in Urfa-Viranşehir district; two Kurdish youngsters in Cizre-Şırnak, three voting stewards in Erciş-Van; more than a dozen Bloc observers in Aydın and İzmir; were detained.

Urfa Governor charged two police officers to watch the polls despite the rule otherwise. The Governor admitted his crime and accepted the objection of the Bloc’s Urfa candidate İbrahim Binici who will make denouncement against the Governor and police officers.

In Diyarbakır, it was alleged that police officers used multiple vote and keep the independent candidate’s observers away from ballot boxes.

Residences of two villages, Hürriyet and Arifbey, in Eleşkirt, a district o Ağrı, boycotted the election due to their demand to construct a bridge was not meet by any of elected administrations. They will not vote until a bridge will be constructed.

However, European observers in Bitlis were prevented from doing their work by police. The committee stated that there is no democratic election process in Bitlis while the Committee from Germany also criticized the strict measures which mostly practiced in places where predominantly Kurdish people are living.

Other German Committee in Cizre-Şırnak stated that they encountered significant amount of police and soldiers in the cities they visited which is not acceptable for fair election.

In many cities the rule for police that have to stay 15 meters away from ballot boxes was violated.

One of the Bloc’s observers was hospitalized in Bingöl following being attacked by members of ruling AKP and Yelesen Village local governor.

In many cities in the region, police and soldiers took heavy security measures to intimidate Kurdish people. Those officers were carrying gun even at the schools in Van, Batman, etc.

Violations of election rules mark the election day in Turkey - (2)

According to International Delegation’s report distributed to the press here are the violations as follow; Canadian delegation reported that police officers voted as armed while creating intense atmosphere in Muş. Italian delegation marked that officers did not allow elders to be assisted by their relatives despite the regulation and presiding officers stirred trouble up in Ovacık. According to Norwegian Committee; voting process was blocked in Ekindüzü village where only one man wanted to vote for everyone.

The committee of Denmark notified that armed soldiers stayed by ballot boxes and forced the committee members left the building in Düğümcüler Village in Pervari, a district of Siirt.

Local Governor in Van prevented the German Committee from fulfilling its duty, some of observers were beaten and taken into custody in Bahçesaray district where police officers constantly violated the 15 meters limit.

Once again German Delegation in Bitlis stated that police and soldiers forced them to go out and obstructed to do their tasks as observers in its towns Adilcevaz, Güzelsu, Yoğurtyemez and Porhuz. According to another German Committee in Hakkari, AKP tried to use fake voting papers but observers and the committee prevented them.

French Delegation also criticized polices measures for intimidating civilians in Erzurum. There are no observers were allowed to do their duty except two schools.

Officers did not allowed five citizens came from Iraq to vote and 20 more names were added to the list in a ballot list in Şırnak, reported German Delegation.

A commander in Şaban Village in Bingöl watched ballot boxes while a local governor in a village wanted to vote for everyone but he was prevented by English Delegation.

Gendarmerie suppressed citizens in Bejik Village in Siverek Province in Urfa while a person tried to vote for whole residents of Uzunziyaret Village, according to the Austrian Committee’s report.

Swedish Delegates informed that presiding officers in Mardin centre asked people “to vote for the AKP if they are considering themselves Muslim.”

Same kinds of manipulations were observed in Antep, said German Delegation. Police also interfered to the delegation and tried to questionnaire them.

In addition to the observers reports the suppressions on citizens in Mardin, Cizre and Malatya and their districts getting worse, according to locals’ report.

The suppressions were not only in the region. In Marmara Region, 55 people, including many observers, were arrested. More than a dozen detained observers were from Istanbul’s districts,

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More violations during the election process across Turkey: Village guards attacked the observers of the Bloc’s candidate in Bingöl, police in Diyarbakır violate the rule, which security forces need to stay 15 meters away from ballot boxes, in Diyarbakır,

AKP candidate Mehmet Şimşek’s guards beat observers in Batman, three of them were injured and police took ten citizens into custody following the skirmishes while European Delegation could not fulfill their duty because of police’ blockage.

In Şekerli Village, voting was stopped for four hours following the voters’ objection against AKP officers who wanted to keep the party’s flag in the room.

In Mersin, police blockaded predominantly Kurdish neighborhoods that created intense atmosphere. Many attacks against the Bloc’s observers were reported in Bingöl, where also a commander in Şaban Village forced the residents to vote openly.

AKP supporters tried to intimidate voters to vote for AKP and harassed the Bloc’s observer in Aydın.

In addition, citizens reported that the Bloc’s candidates’ name in Siirt was cut off from the joint ballot. Following long disputes between officers and residents, new ballots, which the Bloc’s candidate’s name on them, were brought.

Many attacks against the Bloc’s observers were reported in Van and its districts, Muş and its districts, İzmir, Ağrı, Mersin, Bitlis and İstanbul’s districts . (DIHA, 12 juin 2011)

Le Nouvel Observateur: Erdogan, affamé de pouvoir

Le Premier ministre turc a conservé des réflexes de représentant de commerce. Dans les années 80, Recep Tayyip Erdogan était responsable à Istanbul de la distribution du biscuitier Ülker. En campagne électorale pour les législatives du 12 juin, il fait la promotion de ses ambitions pour la Turquie comme il vantait les qualités de sa marchandise : avec des arguments à l’emporte-pièce. "Chers jeunes, nous vous avons déjà donné des ordinateurs, à tous nous offrirons une tablette", rugit-il en brandissant un IPad devant 45 000 supporters, serrés ce dimanche dans le stade de football de Gebze, lointaine banlieue d’Istanbul sur la rive asiatique. Lunettes noires, veste verte passe-partout : Erdogan a soigné son look mi-macho, mi-populaire, qui séduit tant son électorat populaire. Comment ne succomberait-il pas ? "Le grand maître qui a une vaste vision", ainsi que le présente le chauffeur de salle, leur promet un avenir radieux, galvanise la jeunesse, "les enfants d’une nation à l’histoire glorieuse". "Ne vous soumettez pas. Vous êtes à l’âge où Fatih (le sultan Mehmet II, ndlr) a conquis Istanbul." Ces temps-ci, les envolées lyriques à la gloire de l’Empire ottoman sont plus efficaces que les références à la civilisation européenne.

La perspective d'une adhésion à l'UE... dans un coma profond

Recep Tayyip Erdogan conduit d’une main de fer ses troupes de l’AKP, le Parti de la justice et du développement, vers une nette victoire aux élections législatives, la troisième d’affilée. En 2002, cet ancien islamiste reconvertit en "musulman démocrate", comme il se définit, avait fait campagne sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Neuf ans plus tard, les négociations sont dans un coma profond. A Ankara et à Bruxelles plus personne ne se risque à un pronostic, même réservé. Erdogan n’en a cure : il estime très pragmatiquement ne plus avoir besoin du rêve européen pour rester au pouvoir et déclare que "nous (musulmans) pouvons être autosuffisants". Mais que va-t-il faire d’un nouveau mandat ? Ses coups de gueule populistes et ses références religieuses répétées font craindre une dérive autoritaire et conservatrice décomplexée.

Une place de 17e économie mondiale, un dynamisme à la chinoise (8,9% de croissance en 2010)… Sous le règne d’Erdogan, le pays est rentré de plain-pied dans la mondialisation. C’est son meilleur argument électoral. "Il a mis à jour la Turquie, s’enthousiasme Akif Beki, son ancien porte-parole qui dirige désormais Télé 24, une chaîne pro-gouvernementale. Après Atatürk, c’est l’homme politique qui l’a le plus transformée." En moins d’une décennie, il a fait reculer l’armée jusque dans ses casernes. Le pouvoir civil prenant le pas sur celui des militaires : c’est une révolution dans une République qui a connu quatre putschs en un demi-siècle et une rupture dans une histoire jalonnée de destitutions de sultans par les janissaires.

L'islam politique face aux généraux laïcs

L’évolution politique de l’ancien maire d’Istanbul, élu en 1994 sous les couleurs du parti islamiste de la Prospérité, s’est d’ailleurs faite dans la douleur face aux généraux. A l’époque, les gardiens de l’ordre laïc avaient à l’œil l’édile qui avait déclaré "la démocratie, c’est comme un autobus, on en descend à l’arrivée". En 1997, il déclame un poème nationaliste aux accents islamistes : "Les minarets seront nos baïonnettes, les coupelles nos casques, Les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats". Sa tirade lui vaut quatre mois de prison. Il en tirera des conclusions réalistes pour conquérir le pouvoir : il abandonne l’islam politique pour fonder l’AKP. Le parti se revendique d’une démocratie conservatrice, sorte de version musulmane de la CDU allemande. Le programme séduit alors bien au-delà des classes conservatrices.

Dès 2002, les réformes libérales s’enchaînent, avant de s’essouffler. En 2008, Erdogan trébuche de nouveau. Son parti veut légiférer pour lever l’interdiction du foulard islamique à l’université. La justice, bastion kémaliste et allié de l’armée, saute sur l’occasion pour tenter de faire interdire l’AKP, accusé d’"atteinte à la laïcité". Le "coup judiciaire" échoue de justesse. Depuis, le chef du gouvernement procède plus subtilement. Sachant qu’il bénéficiait d’un large soutien y compris chez les libéraux, il a donné le feu vert aux étudiantes voilées en douceur, via une déclaration du Conseil de l’enseignement supérieur et le fait accompli.

S’il n’affronte plus directement l’armée, Erdogan ne s’est en revanche pas défait de ses accès de colère. Le plus célèbre reste son "One minute" à l’adresse de Shimon Pérès, à Davos, en 2009. L’opération "Plomb durci" à Gaza avait rendu furieux le premier ministre turc. "Vous savez très bien tuer les gens", lance-t-il au président israélien qui en reste sans voix. L’esclandre marque le début d’une profonde crise avec Israël. Peu lui importe. Il a gagné ses galons de héros de la cause palestinienne dans la rue arabe et turque. En renard politique, il avait sans doute calculé son coup médiatique à l’avance. A 57 ans, le gars de Kasimpacha, faubourg bigarré sur les rives de la Corne d’or à Istanbul, a gardé le gout de la querelle.


"Solitaire et autoritaire"


"Je reconnais bien son tempérament bagarreur", raconte Avni, pharmacien qui a grandi dans le même quartier. Cet ancien voisin se souvient d’un concert d’Ibrahim Tatlises, le Julio Iglesias turc. Refoulé, le jeune Tayyip avait tenté de défoncer la porte de la salle des fêtes. Au pouvoir, Erdogan montre une faible tolérance à la critique, une complaisance pour les dérives policières, poursuit en justice les auteurs d’articles jugés "injurieux", se montre cinglant avec ses opposants… Dès 2004, les diplomates américains en poste à Ankara soulignaient une tendance "solitaire et autoritaire", comme l’a révélé Wikileaks. Au fil des ans, le chef du gouvernement s’est retrouvé seul maître à bord de l’AKP, fondé avec trois acolytes en 2001. Abdullah Gül occupe la fonction prestigieuse mais honorifique de président de la République. Abdullatif Sener a été remercié après avoir dénoncé des soupçons de corruption. De la bande des quatre, seul reste le vice-premier ministre Bülent Arinç mais il ne pèse pas bien lourd.

Un député de l’AKP reconnaît anonymement que "malgré des facultés d’écoute", il est parfois trop sanguin, "agressif". "On ne peut pas le critiquer dans le parti", déclare Naïf Alibeyoglu, ancien maire de Kars sous la bannière AKP aujourd’hui candidat à la députation pour le CHP, parti social-nationaliste fondé par Atatürk. Engagé dans la réconciliation entre la Turquie et l’Arménie, toute proche de Kars, l’homme garde un goût amer de son passage à l’AKP. Il a cru à la volonté du gouvernement de normaliser les relations entre les deux pays. Mais le processus s’est enlisé et la frontière reste toujours fermée. Et le sort au printemps d’une statue géante évoquant l’amitié turco-arménienne à Kars est emblématique. En janvier, le Premier ministre a décrété que le monument était "une abomination" espérant ne pas le revoir lors de sa prochaine visite. Crime suprême, elle était érigée à proximité du mausolée d’un érudit musulman du Xe siècle. Donc acte, les pelleteuses sont entrées en action. "Dans une démocratie, un premier ministre ne peut pas prendre une telle décision", soupire Naïf Alibeyoglu qui avait commandé la statue.

"Pas de cigarette, pas de copine, pas d’alcool"


Son électorat ne s’en soucie guère, conquis par son empathie pour les petites gens et son charisme hors du commun. Il l’a toujours eu. Lycéen dans un imam hatip, un établissement religieux, il rafle les prix d’éloquence. Dans les années 70, "il a politisé tout le quartier", se souvient Avni, ancien "gauchiste" et adversaire d’Erdogan qui dirigeait alors un groupe de jeunesse islamiste. "Dans le jardin de la mosquée, sur les tables des cafés, il prêchait partout." Déjà son style était campé : "pas de cigarette, pas de copine, pas d’alcool." Mais une passion pour le football, qu’il pratiquait en cachette d’un père tyrannique, capitaine du port d’Istanbul. Aujourd’hui, les matchs de foot sont les seules distractions connues d’Erdogan, bourreau de travail.

"On l’appelait Imam Beckenbauer", sourit Ismet Ataç, quincailler prospère de Kasimpacha et qui était aux côtés d’Erdogan à ses débuts dans le Parti du salut national. De l’autre côté de la rue, le coiffeur Yachar fait la barbe d’un client dans un fauteuil en skaï rouge. Son père déjà coiffait celui d’Erdogan. Quand le premier ministre se trouve à Istanbul, il lui envoie son chauffeur pour qu’il vienne lui couper les cheveux. "Il est des nôtres, il n’a pas oublié d’où il vient, s’enthousiasme Yachar. Dans la boutique, tout le monde est originaire de Rize, sur les rives de la mer Noire, comme Erdogan. Le réflexe clanique joue. Mais quand on leur demande pourquoi il est, selon eux, "le meilleur pour la Turquie", ce sont ses résultats concrets qui emportent les suffrages : constructions de routes, de logements, d’hôpitaux, d’universités, création d’une Couverture maladie universelle… "Dans les années 90, la corruption se doublait d’une incompétence, décrypte Ahmet Insel, professeur d’économie. Avec l’AKP, le clientélisme est toujours là mais un vrai service est rendu à la population. »

L’épouvantail de "l’agenda islamique caché" et du "risque de la charia" agité par l’opposition laïque lors des élections en 2007 a disparu des thèmes de campagne. "Mais il y a une différence entre un ancien communiste et un ex- islamiste, souligne Rusen Cakir, spécialiste de l’islam politique turc. Le premier renie tout. Le second reste pieux même s’il a assimilé les valeurs universelles." Ainsi, Erdogan loue l’islam et la famille dès qu’une occasion se présente. Au début de l'année, le parlement a restreint la consommation d’alcool dans les espaces publics. Accusé de vouloir modifier les modes de vie en se retranchant derrière des préoccupations de santé publique, Erdogan a nié être motivé par "des obligations religieuses". "Cependant, ce n’est pas un crime de faire des bonnes actions demandées par la religion", a-t-il glissé. Les laïques sont ulcérés.

Bon an, mal an, le pays semble avoir cependant trouvé un rythme de croisière entre islam et laïcité. Ce qui inquiète surtout les libéraux est l’insatiable appétit pour le pouvoir d’Erdogan. A 57 ans, il rêve désormais du palais de Cankaya, l’Elysée turque. Mais avec un régime taillé à sa mesure : présidentiel. "Sans contre-pouvoir, il y a un risque potentiel de Poutinisation à l’horizon", souligne Ahmet Insel. (Le Nouvel Observateur, Laure Marchand, 11 juin 2011)

 

 

 

http://www.info-turk.be

12/06/2011

"A Genève, la musique n'a pas de frontières"

 

Jouez, je suis à vous, jetée des bains des Pâquis

 

Madame Lara Stanigie

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Jouez, je suis à vous, Parc de la Perle du lac

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Jouez, je suis a vous, Place de Cornavin

 

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Jouez, je suis à vous, Horloge fleurie

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Jouez, je suis à vous, Place du Molard

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Giovanni Etchepareborda, Sébastien Costabella, The Romanians!
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Jouez, je suis à vous, Place du Bourg-de-Four

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Jouez, je suis à vous, Parc des Bastions
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Jouez, je suis à vous, Grand Théâtre
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Jouez, je suis à vous, Rond-Point de Plainpalais
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Jouez, je suis à vous, Plaine de Plainpalais

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Jouez, je suis à vous, Uni-Mail

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Jouez, je suis à vous, Place de la Navigation

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Jouez, je suis à vous, Passerelle flottante du Pont du Mont-Blanc

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Jouez, je suis à vous, Jetée de Baby Plage

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Jouez, je suis à vous, Couverture des voies de St-Jean

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Jouez, je suis à vous, 99 rue de Lyon

 

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Jouez, je suis à vous, Parc La Grange

 

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Jouez, je suis à vous, Rotonde de l’Hôpital cantonal

 

 

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Jouez, Je Suis à Vous : Genève 2011


http://www.jouezjesuisavous.com/

http://www.ville-ge.ch/culture/fm/



Un projet artistique inédit à l’occasion des 20 ans de la
Fête de la Musique.

Présenté depuis 2008 dans le monde entier, ‘Play Me, I’m Yours’ (traduit ‘Jouez, Je Suis à Vous’ à Genève) est un projet de l’artiste anglais
Luke Jerram.

Promenez-vous dans les rues de Genève du 9 au 20 juin 2011. Découvrez les vingt pianos marqués ‘Jouez, Je Suis à Vous’ déposés dans les parcs, sur des places, sur les quais, à deux pas de chez vous, de votre lieu de travail ou de votre école. Vous êtes musicien? Vous n’avez jamais touché un instrument de votre vie? Peu importent votre âge et vos connaissances musicales. Installez-vous et jouez ce qu’il vous plait; ces vingt pianos sont à votre entière disposition.

Ce site internet est conçu pour que la population puisse publier et partager ses films, photos et expériences autour des pianos. Il fournit une carte de chaque emplacement et témoigne des aventures de chaque piano. Ce site internet crée un lien entre les pianos et les habitants et transmet l’héritage artistique du passage du projet de Luke Jerram à Genève.

 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

09:50 Publié dans Musique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

11/06/2011

Place des Nations: Manifestations contre le travail des enfants

 

Place des Nations:  manifestations contre le travail des enfants


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00:39 Publié dans enfants | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

09/06/2011

Journée mondiale contre le Travail des Enfants.

Journée mondiale contre le Travail des Enfants.

Vendredi 10 juin 2011 à 14H00 – 15H30

 

sur la Place des Nations à Genève !


“Libérez les Enfants”

Paroles et musique de Daniel Beaume

 

Programme de la journée mondiale contre le travail des enfants_2011.pdf

 

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L’estimation globale la plus récente du BIT parle de 115 millions d’enfants accomplissant des travaux dangereux. Des travaux qui, par leur nature ou les circonstances dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité des enfants. Les enfants travaillant dans un grand nombre de secteurs et d’occupations différents peuvent être exposés à ces risques ; le problème est mondial et affecte tant les pays industrialisés que ceux en développement.

Les travaux dangereux font partie des pires formes de travail des enfants que la communauté internationale veut abolir jusqu’en 2016. Le besoin d’actions urgentes pour atteindre cet objectif a fait l’objet de la Conférence mondiale sur le travail des enfants, à La Haye, en 2010, qui a adopté une Feuille de route en vue de l’élimination des pires formes de travail des enfants, qui a été avalisée dans le Plan d’action mondial de l’OIT.


Parmi les pires formes de travail des enfants spéci­ées dans les normes de l’OIT se trouvent également l’esclavage ou pratiques analogues, la prostitution des enfants et l’utilisation des enfants dans des activités illicites.

La Journée mondiale contre le travail des enfants de 2011 va mettre en lumière au niveau mondial le travail dangereux des enfants et demander des actions urgentes pour résoudre le problème. À l’occasion de cette Journée mondiale, nous demandons:

Une nouvelle urgent des l'identification et la lutte contrele travail dangereux des enfants, comme moyen important de progresser vers l’objectif mondial d’abolir les pires formes de travail des enfants.


La reconnaissance que le travail dangereux fait parti du problème plus large du travail des enfants, l’accélération des efforts aux niveaux mondial, national et local en faveur d’actions contre toutes les formes de travail des enfants au moyen de l’éducation, de la protection sociale et de stratégies destinées à promouvoir le travail décent et productif pour les jeunes et les adultes.


La mise en place d'actions tripartites fortes sur la question du travail dangereux des enfants, en utilisant les normes internationales et l’expérience des organisations d’employeurs et de travailleurs dans le domaine de la sécurité et de la santé.


QUEL TYPE DE TRAVAIL EST EN CAUSE ET QUEL

EN EST L'IMPACT SUR LES ENFANTS ?


Certains secteurs ou types de travail comportent des risques particuliers, mais toute forme de travail des enfants peut être ou devenir dangereuse, en fonction des conditions de travail. Plus le travail est dangereux, plus extrêmes sont les conséquences. La recommandation n° 190 de l’OIT fournit des orientations quant à certains des facteurs à prendre en compte pour déterminer ce qui est du travail dangereux. À savoir :


·  des travaux qui exposent les enfants à des sévices physiques, physiologiques, au sexuels;


· des travaux qui s'effectuent sous terre, sous l'eau, à des hauteurs dangereux, ou dans des espaces confinés;

·   des travaux qui s'effectuent avec des machines, du matériel ou des outils dangereux, ou qui impliquent de manipuler ou porter de lourdes charges;

·  des travaux qui s'effectuent dans un milieu malsain pouvant, par exemple, exposer des enfants à des substances, des agents ou des procédés dangereux, ou à des conditions de température, de bruit ou de vibrations préjudiciables à leur santé; et


· des travaux qui s'effectuent dans les conditions particulièrement difficiles, par exemple pendant de longues heures, ou la nuit, ou pour lesquels l'enfant est retenu de manière injustifiée dans les locaux de l'employeur.


En fonction de ces facteurs, l’impact du travail des enfants peut aller d'une blessure relativement mineure à un handicap, voire à la mort. De surcroît, certains des problèmes physiques ou psychologiques causés par le travail ne sont pas évidents ou restent cachés pendant de nombreuses années, comme dans les cas de l'empoisonnement aux métaux lourds ou de problèmes pour le développement intellectuel ou social.

 

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07/06/2011

Prestation de serment des conseillers municipaux de la communes de Lancy

 

Prestation de serment des conseillers municipaux de la communes de Lancy

 

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M. François Baertschi, Vice-président

M. Frédéric Renevey, Maire

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Président du Conseil municipal de Lancy

M. Damien BONFANTI, Les Verts

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Conseillères Municipales de

Groupe de la Parti Socialistes Lancy

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Mme Maria Belen - Gomez et Mme Vally Carter

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François Lance, Conseiller administratif

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M. François Baertschi, Vice-président

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M. Frédéric Renevey, Maire
L1000866.JPGDSC_1668.JPGMme. Vally CARTER

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M. Roger GOLAY
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06/06/2011

Violence domestique et femmes migrantes

Communiqué de presse

Violence domestique et femmes migrantes

Les lois actuelles sont insuffisantes pour protéger efficacement les migrantes victimes de violence domestique. C’est à cette conclusion qu’arrive l’Observatoire suisse du droit d’asile et des étrangers (ODAE-Suisse) dans son rapport « Violence domestique et femmes migrantes » publié aujourd’hui. Partant de sept cas particuliers, ce rapport montre les difficultés auxquelles sont confrontées les migrantes souhaitant quitter leur mari violent.

L’autorisation de séjour des migrantes qui viennent en Suisse par le biais d’un regroupement familial n’est pas autonome, mais liée, pendant les trois premières années, à l’existence du mariage. Comme le montre le cas d’« Areva », cette dépendance entraîne régulièrement des situations problématiques pour les migrantes victimes de violence. Pendant son mariage, « Areva » a été à maintes reprises menacée et battue par son mari. Lorsqu’elle s’est séparée de lui juste avant la fin de leur troisième année de mariage, le service des migrations a refusé de prolonger son autorisation de séjour.


Prouver la violence domestique

La loi sur les étrangers prévoit que les migrantes comme « Areva » peuvent rester en Suisse même après leur séparation pour autant qu’elles parviennent à prouver la violence domestique. Comme « Areva » n’a été en mesure d’établir la réalité des abus subis ni par des rapports de police ni par des certificats médicaux, elle a dû quitter la Suisse.

Ce cas d’espèce et d’autres exemples énumérés dans le rapport montrent que l’exigence de la preuve constitue un obstacle très souvent insurmontable. Si, par peur de leur mari ou par ignorance du système juridique suisse, les migrantes ne font pas constater la violence subie par la police ou par des médecins, leurs chances sont extrêmement réduites. D’autres indices, comme une attestation d’une maison d’accueil pour femmes ou le témoignage de voisins, ne sont guère pris en considération par les autorités.

« Une difficulté supplémentaire », déclare Claudia Dubacher, secrétaire de l’ODAE-Suisse, « est que les autorités compétentes en matière de migration considèrent fréquemment la violence subie comme trop peu intense. » Selon elle, il n’est bien souvent pas facile à comprendre où les autorités fixent la limite entre la « violence » et la « violence trop peu intense ».


Choix entre les coups et le renvoi

Les dispositions actuelles du droit des étrangers ont souvent pour effet de pousser les victimes de violence domestique à retourner chez leur mari violent. Cette thèse est également soutenue par des expertes telles que Claudia Hauser de l’Organisation faîtière des maisons d’accueil pour femmes de Suisse et du Liechtenstein (DAO) : « Nous rencontrons souvent des femmes qui persistent à rester chez leur mari violent pour ne pas devoir retourner dans leur pays de provenance. » En outre, les femmes spécialistes relèvent que les migrantes ne sont la plupart du temps pas suffisamment informées de leurs droits et des possibilités d’obtenir de l’aide.  


Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale socialiste genevoise, a maintes fois attiré l’attention sur cette problématique ces dernières années et s’est engagée au Parlement pour une protection plus efficace des migrantes victimes de violence. Elle considère l’adaptation d’une directive de l’Office fédéral des migrations annoncée pour l’été 2011 comme « un pas important dans la bonne direction ». Il est notamment prévu que les services des migrations soient désormais invités à considérer les attestations des maisons d’accueil pour femmes et autres organismes spécialisés comme des indices de l’existence d’une violence domestique. Le fardeau de la preuve pourra ainsi être quelque peu allégé pour les migrantes.

Aux yeux de l’ODAE-Suisse, le point crucial des modifications envisagées se situe toutefois dans leur mise en œuvre et donc avant tout au niveau des cantons. « C’est seulement si les services des migrations concrétisent les changements prévus et font usage de leur pouvoir d’appréciation de manière équitable et sans arbitraire que les intérêts des migrantes victimes de violence seront mieux protégés », affirme Ruth-Gaby Vermot, présidente de l’ODAE-Suisse.

Les chiffres de l’Office fédéral de la statistique révèlent qu’il y a en Suisse une moyenne annuelle de 22 femmes (migrantes et suisses) qui décèdent des suites de violence domestique. Selon des estimations, près de 20% de la totalité des femmes vivant en Suisse subissent des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie.

Violence domestique et femmes migrantes .doc

En cas de questions:


Claudia Dubacher I Secrétaire centrale de l’ODAE-Suisse I 031 381 45 40 I 079 658 46 12


Ruth-Gaby Vermot-Mangold I Présidente de l’ODAE-Suisse I 079 345 58 18

Maria Roth-Bernasconi I Conseillère nationale, Genève I 078 781 71 13

 

Claudia Hauser I Représentante de la DAO I 079 793 51 76

L'Association suisse pour l'Observatoire du droit d'asile et des étrangers


http://www.beobachtungsstelle.ch/index.php?id=428&L=1...

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04/06/2011

Indignons–Nous à Genève

Indignons–Nous à Genève

Cet après midi à Genève, près de 50 jeunes,se sont rassemblées devant les Bains des Pâquis pour exprimer leur ras-le-bol envers le système politique et économique.

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02/06/2011

Réception en l'honneur du Servette FC

Suite à la victoire hier du Genève Servette FC, cet après-midi à eu lieu un hommage à l’Hotel de ville pour célebrer le passage des grenats en SuperLeague. 250 personne ont assisté à cette hommage dont M. Charles Beer, M. Pierre-François Unger, Mme Michèle Künzler, M. David Hiler, M. François Longchamp, Président du Conseil d'Etat M. Mark Muller, Mme Isabel Rochat, Mme Anja Wyden Guelpa, le maire de la ville de Genève M. Pierre Maudet et le Conseiller d’administratif Sami KANAAN .

 

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08:50 Publié dans Sports | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

01/06/2011

Rassemblement contre dépot de déchets nucléaires au Bugey à 120 km de Genève


Rassemblement devant le grand Conseil contre dépôt de déchets nucléaires au Bugey à 120 km de Genève
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20:30 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Vive nos communes, vive la République!


Cérémonie de prestation de serment des conseillers administratifs, maires et adjoints des communes genevoises, mardi 31 mai 2011 à la cathédrale Saint-Pierre

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Mesdames et Messieurs les Maires,

Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers administratifs,

Mesdames et Messieurs les Adjointes et Adjoints,



Vous venez de prêter serment devant le Conseil d'Etat. A l'aube de la nouvelle législature municipale, ce serment solennel marque votre engagement en faveur de la communauté genevoise.

Dans une collectivité publique organisée telle que la nôtre, les compétences des autorités sont précisément réglées et délimitées par les institutions et les lois qui nous régissent. Ce sont celles de l'exécutif communal et celles de votre 'conseil municipal, qui sont exercées dans le cadre des compétences cantonales et fédérales. C'est en respectant, et en faisant respecter strictement les prérogatives des uns et des autres, que vous accomplirez pleinement la mission dont vous êtes investis.

Votre charge est belle. Elle est aussi difficile et exigeante. Elle implique de fortes attentes de la part de la population qui vous a élu et qui vous fait confiance. De même, les autorités cantonales vous font confiance pour que vous remplissiez vos fonctions avec honneur, zèle et exactitude, comme vous venez de le jurer ou de le promettre. Cette confiance dont vous êtes investis recouvre également le domaine fiscal et le nécessaire secret à observer sur les informations que vous serez amenés à connaître.

Votre mandat débutera demain, 1er juin. Dès ce jour, chacune et chacun d'entre vous incarnerez l'autorité exécutive dans votre commune et la représenterez à l'extérieur. Vous serez les porteurs de ses projets et de ses réalisations. Vous aurez le privilège de partager, au quotidien, les joies et les peines de vos administré-e-s.

Votre mission est fondamentale pour nos institutions. Elle est fondamentale, car les enjeux de la législature municipale qui s'ouvre aujourd'hui sont majeurs: ils s'inscrivent dans le périmètre de vos communes, ils s'inscrivent dans le périmètre du canton, ils s'inscrivent encore plus largement au cœur d'une agglomération qui s'étend sur deux pays, sur deux départements fran'çais et sur deux cantons suisses.

Ensemble, nous devrons répondre aux besoins des habitant-e-s de la région. Ensemble, nous devrons construire des logements, assurer l'emploi et la sécurité, organiser la mobilité, tout en garantissant la préservation de l'environnement.

Dans un même temps, les collectivités publiques genevoises seront confrontées aux défis découlant des négociations complexes qui se déroulent actuellement entre l'Union européenne et la Suisse au sujet de la fiscalité des cantons.

Les communes doivent envisager la perspective de la suppression de la taxe professionnelle. Elles sont déjà étroitement associées aux réflexions du Conseil d'Etat pour trouver, ensemble, des solutions permettant d'en limiter les effets sur les finances publiques.

L'une des réponses à ces défis réside sans nul doute dans une intercommunalité accrue. L'intercommunalité permet tout à la fois de mutualiser les ressources et de mener une action publique mieux coordonnée et plus efficace.


Les décisions que vous serez amenés à prendre demandent responsabilité et courage. C'est pourquoi, et avant de conclure, je souhaite partager avec vous, en ce jour, une réflexion inspirée de la philosophe française Cynthia Fleury. Elle souligne l'importance du courage en politique. Non pas le courage sans risque, qui instrumentalise la déception individuelle ou collective, mais celui qui s'oppose à la lâcheté, au divertir et au plàire. Un tel courage est seul propre à garantir la pérennité des institutions, la liberté et le partage respectueux d'un pouvoir qui ne nous est que momentanément confié ..

Les défis qui vous attendent sont nombreux et passionnants. Vous avez la belle tâche d'y répondre pour construire, avec votre conseil municipal, l'avenir de notre communauté. Je . vous souhaite beaucoup de joie dans l'accomplissement de votre mandat et la force d'exercer le vrai courage.

Vive nos communes, vive la République!

Michèle Künzler

Conseillère d'Etat chargée du département de l'intérieur et de la mobilité

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Vive nos communes, vive la République!

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