28/11/2011

Un week-end à Thun

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27/11/2011

La rafle en Turquie rappelle l'Allemagne des années 1930


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La police turque a procédé mardi 22 novembre des perquisitions simultanées dans 52 cabinets d'avocats dans seize villes, arrêtant 47 avocats de Abdullah Ocalan, chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les  associations des juristes et une association des droits de l'homme ont dénoncé la rafle qui rappelle « l'Allemagne des années 1930 ».

Des centaines d'avocats et de défenseurs des droits humains ont manifesté  mardi soir sur la place de Galatasaray à Istanbul pour protester contre la politique « fasciste » du gouvernement AKP, le parti au pouvoir du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Plus de cent personnes, dont 47 avocats, ont été arrêtées au cours des opérations simultanées dans le cadre de l'affaire KCK, visant les avocats d'Ocalan, le principal parti kurde BDP et le Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes.  Dans un premier temps, on avait annoncé l'arrestation de 70 avocats.    

Une République d'arrestations

« La Turquie  a été transformé en un État d'arrestations » a dénoncé l'avocat Ercan Kanar, lors de la manifestation. « Il y a un seul procureur et juge des cours d'assises dotés de pouvoirs spéciaux, c'est le premier ministre Recep Tayyip Erdogan » a-t-il affirmé.

«Les dernières opérations visant le KCK. Personne ne doit s'attendre à ce qu'elles se terminent » avait déclaré le 7 novembre le premier ministre dans sa ville natale de Rize, menaçant de poursuites judiciaires pour les médias et les milieux démocratiques turcs qui dénoncent la répression contre les kurdes.  « Que ce soit dans la presse ou autre part, il faut faire attention à ce que l'on dit sur le KCK, cela revient à soutenir le terrorisme. »

En octobre, le premier ministre turc avait pointé ouvertement du doigt les avocats du chef du PKK : « Il y a un endroit qui se dit le Bureau Juridique Asrin. Les avocats d'Imrali sont liés à ce bureau (...) ils entretiennent des contacts entre Imrali et Qandil (où se trouvent les combattants du PKK)"

C'est ce qui nous attend tous demain

Réunis à l'appel de trois associations, l'Association de Juristes Contemporains (CHD), l'Association des juristes libertaires (OHD) et l'Association des droits de l'homme (IHD), les manifestants ont demandé la fin des arrestations et la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinions.

Selon le Prof. Dr. Gencay Gursoy, ces vagues d'arrestations rappellent « l'Allemagne des années 1930 ». « Ce qui arrive aujourd'hui à nos amis avocats, c'est ce qui nous attend tous demain » a-t-il dit.

Terreur d'AKP

L'avocate Sevinc Sarikaya a de son coté affirmé que tous ceux qui dénoncent les attaques contres les kurdes sont visés par « la terreur d'AKP ». Elle poursuit : «Les kurdes sont un peuple qui a des milliers d'avocats et des milliers de personnes qui sont capables de faire de la politique.  Vous ne pouvez pas finir 20 millions de personnes (kurdes)  avec des arrestations et des perquisitions »

PKK : la Turquie se dirige vers une guerre stratégique

Le PKK qui lutte contre le régime d'Ankara depuis 30 ans a condamné fermement dans un communiqué l'arrestation des avocats d'Ocalan, affirmant que  l'AKP pousse la Turquie vers une « guerre stratégique » avec ses pratiques « fascisantes ».

« A partir de cette heure, il ne faut plus être dans l'attente d'un nouveau processus » a souligné l'organisation, appelant toutes les forces démocratiques et qui sont pour la  paix à briser le silence contre les attaques « fascisantes » et « racistes » d'AKP  

Plus de 8000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'affaire KCK, lancée en 2009 quelques semaines après le grand succès du parti kurde aux élections municipales. Le gouvernement AKP utilise cette affaire, considérée par le BDP comme un complot politique, pour réduire au silence toute opposition. La dernière grande rafle a été effectuée fin octobre, se soldant par l'arrestation de 50 personnes dont l'éditeur Ragip Zarakolu et professeure respectée Busra Ersanli.

Présenté comme un modèle de la démocratie pour le monde arabe, la Turquie est aujourd'hui la plus grande prison du monde pour les journalistes avec environ 70, loin devant la Chine et l'Iran, les syndicalistes avec une quarantaine, les étudiants avec 500, les enfants avec des centaines et les élus dont 18 maires et 8 députés.


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25/11/2011

4000 maçons en colère descendent dans la rue

 

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La manifestation des maçons bloque la ville de Genève!


Reportage sur le blog de notre ami Haykel EZZEDDINE



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24/11/2011

Livre d'Or

 

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22/11/2011

Café citoyens N°1

Café citoyens N°1

Samedi 19 novembre 2011 dès 18h30 s'est déroulé à la maison de quartier des Pâquis la première édition du café citoyen. En vue des votations du 27 novembre prochain, les deux thématiques retenues étaient la modification de la LASI* et le droit à un salaire minimum.


Première édition qui a remplit toutes ses promesses puisqu'une cinquantaine de personnes se sont pressées dans la salle aménagées à cet effet afin d'écouter les arguments des uns et des autres. Magnifiquement orchestré par Michel Schweri, le débat à vu s'opposer, pour le camp hostile à un SML** et pour la modification de la LASI, messieurs Philippe Schaller du PDC et Mauro Poggia du MCG à mesdames Anne Vifiant d'Avenir Social et Lydia Schneider du PS dans le camp des opposants à la modification de la LASI et favorable à un salaire minimum pour tous. Après une heure de joute oratoire, les orateurs se sont prêtés au difficile exercice des questions - réponses avec le public. Ce deuxième débat fût nourrit, grâce aux excellentes interventions de travailleurs sociaux, de bénéficiaires, des camarades du syndicat Unia et des habitants du quartier.

Après 2 heures d'âpres discussions, l'heure était aux victuailles puisque le comité d'organisation (composé de la coordination OUI au SML - NON à la LASI et de l'association la Comète) à servit à l'extérieur, une soupe populaire géante accompagnée de son pain tout aussi géant, le tout, accompagné de la projection d'un film mythique et intemporel qui a ravit petits et grands.

La fin de soirée s'est déroulée dans la joie et la bonne humeur avec les excellentes prestations Rock'n Roll de "The Overtuned" et "Sonic Rade" qui ont généreusement accepté l'invitation pour la cause.

La belle affluence de cette première édition répond indiscutablement à un besoin, ce qui nous fait penser qu'une prochaine édition verra certainement le jour prochainement.

* LASI: Loi sur l'Aide Sociale Individuelle qui vise à supprimer le RMCAS (Revenu Minimum Cantonal d'Aide Sociale)

** Salaire Minimum Légal

 


*** Si vous souhaitez les mêmes conditions de vie pour vos ami-e-s et collègues,

votez en faveur de l’initiative pour un salaire minimum de CHF 4000.-

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Si vous souhaitez les mêmes conditions de vie pour

vos ami-e-s et collègues, votez en faveur de

l’initiative pour un salaire minimum de CHF 4000.-

 

27 Novembre Votez ! Pour Vivre Dignement :

Oui Salaire Minimum,

Non à la suppression du RMCAS !

 

 

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http://www.immediat.tv/spip/spip.php?article269

 

http://www.lacomete.ch/prog/bals-r-audiovideo/lasi/

 

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21/11/2011

Les maçons bâtissent nos écoles et nos maisons :soutenons-les pour améliorer leur convention !

Les maçons bâtissent nos écoles et nos maisons :
soutenons-les pour améliorer leur convention !


Le combat que mènent actuellement les maçons est le combat de tous les travailleurs et travailleuses qui refusent de porter les conséquences d’une crise inexistante dans leur secteur mais aussi et surtout une crise de laquelle les travailleurs et travailleuses de ce pays ne sont pas responsables.

La conjoncture est bonne dans le bâtiment, les carnets de commande sont pleins et l’arrogance patronale détermine unilatéralement que les moindres acquis doivent se payer par de lourdes pertes des protections des travailleurs. Alors que les délégations aux négociations étaient sur le point de trouver un accord constructif et positif pour chacune des parties, tenant compte des besoins supplémentaires de protection des maçons dans leur métier difficile dans lequel ils sacrifient souvent leur santé, voire leur vie, le patronat a décidé de retirer les propositions avancées et de remettre sur la table une volonté ancienne et profonde de démanteler la convention.

Au nom de quoi ? La course forcenée des profits prenant en otage les conditions de travail de ceux qui passent leurs journées au fond de la fouille ?

· Parce que nous refusons de tels procédés,

· Parce que les luttes des travailleurs sont communes,

· Parce que la dignité et la protection des travailleurs vaut davantage          

que leur
capital

Nous vous invitons à participer nombreuses et nombreux à la

Journée de mobilisation
du 25 novembre dès 7h30 à la place des 22 cantons




Et nous vous invitons à rejoindre le comité de soutien des maçons qui se réunira tous les premiers lundis du mois. Première séance le 5 décembre 2011 à 19h00, 3e étage à la CGAS, rue Terreaux-du-Temple 6, 1201 Genève.


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19/11/2011

4ème Forum du RAAC - Politiques Culturelles ?

Vendredi 18 et et samedi 19 novembre 2011 a eu lieu le 4ème Forum du Rassemblement des artistes et acteurs culturels (RAAC). Aujourd’hui, dans la matinée Sami KANAAN (Conseiller administratif en charge du département de la culture et du sport à la Ville de Genève) et Charles BEER (Conseiller d’Etat en charge du Département de l’instruction publique, de la culture et du sport à l’Etat de Genève) ont pris la parole dans le cadre de la “Réflexion sur la concertation en matière culturelle”.
Puis en début d’après midi divers organisations culturelles et plusieurs personnalités politiques ont pris part au débat dont MATHILDE CAPTYN (LES VERTS ), FRANÇOIS GILLET (PDC), RENE LONGET (PS)...

merci à tous et à toutes



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18/11/2011

Turquie: quel modèle pour le monde arabe?

Turquie: quel modèle pour le monde arabe?

 

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A l’heure où la Turquie s’insurge contre les violations des droits de l’homme en Syrie, alors qu’elle est donnée en modèle au monde arabe, il n’est pas admissible qu’elle « embastille » ses opposants non violents « pour terrorisme ». Il y a quinze jours, Ragip Zarakolu, éminent éditeur turc de 63 ans, était arrêté à Istanbul, avant d’être - au terme de sa garde à vue - inculpé pour « terörizm » et écroué dans une prison de haute sécurité. Son crime ? Editer des publications brisant le tabou du génocide arménien et traitant du problème kurde. Le Collectif VAN en appelle à Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères en visite ces 17 et 18 novembre en Turquie, au maire de Paris, aux principaux responsables politiques, syndicalistes et associatifs, aux intellectuels, aux instances de l’Union européenne. Ragip Zarakolu, Busra Ersanli et tous les dissidents qui sont l’honneur de la Turquie, doivent être libérés. Souhaitons qu’Alain Juppé fasse entendre à Istanbul et à Ankara la voix de la France des droits de l’homme, garante d’un idéal démocratique.

Ragip Zarakolu, directeur des Editions Belge (prononcer Bèlgué), Lauréat du Prix IPA 2008 (International Publishers’ Association) pour la Liberté de Publier, ex-président du Comité des écrivains emprisonnés (PEN-Turquie), récemment nominé au prestigieux Prix Martin Ennals pour les défenseurs des Droits de l’Homme, a été arrêté vendredi 28 octobre 2011 en Turquie, avec 47 opposants turcs et kurdes, parmi lesquels Madame Busra Ersanli, professeure de sociologie à l’Université de Marmara. Zarakolu et Ersanli ont ensuite été inculpés et incarcérés par le juge du Tribunal de Besiktas à Istanbul, pour « appartenance à un groupe terroriste armé » kurde, en vertu de l’Article 314 du Code Pénal turc, dans le cadre des « Opérations KCK ». Est-ce un hasard ? Tous deux questionnent l’histoire officielle turque sur le génocide arménien et sur les Kurdes. Ragip Zarakolu mériterait plutôt le Prix Nobel de la Paix : le samedi 21 avril 2005, cet humaniste, défenseur pacifique des droits de l’homme avait reçu à l’Hôtel de Ville de Paris en présence du maire Bertrand Delanoë, la Médaille du Courage pour ses publications sur le génocide arménien.

Homme de conviction et de justice, Ragip Zarakolu voit, une fois de plus, son engagement faire de lui la cible des autorités turques. Début octobre, son fils Deniz, éditeur chez Belge, était arrêté pour avoir donné une conférence sur La Politique d’Aristote à l’Académie du BDP, parti kurde ayant des sièges au Parlement turc. En mettant les Zarakolu « hors-jeu », la Justice turque étrangle financièrement cette maison d’édition dissidente et permet au gouvernement de donner des gages aux milieux nationalistes.

Les dérives totalitaires de l’Etat turc sont malheureusement encouragées par les accords de coopération franco-turcs, signés à Ankara par Claude Guéant le 7 octobre dernier. Depuis 2009, plus de 60 journalistes ont été emprisonnés en Turquie pour des accusations fallacieuses de « terrorisme » ou des délits de droit commun inventés de toutes pièces (cf l’arrestation de l’écrivain germano-turc Dogan Akhanli). Des milliers d’intellectuels, d’élus, d’étudiants, de militants associatifs, sont mis à l’isolement dans des prisons de haute sécurité, au péril de leur santé, dans l’attente d’un hypothétique procès. Suzan Zengin, traductrice pour les Editions Belge, d’articles et d’ouvrages concernant la purification ethnique et les génocides perpétrés en Turquie depuis le début du XXe siècle, est décédée le 12 octobre 2011, peu de temps après sa libération, faute de soins appropriés durant sa détention. Ironie de l’actualité, la répression du gouvernement AKP - parti islamo-conservateur au pouvoir - s’intensifie au moment où l’on érige la « démocratie turque » en « modèle » pour le monde arabe. Selon Erol Özkoray, journaliste turc, la Turquie cumule « l'ordre kaki et le fascisme vert ». Est-ce vraiment là le modèle que « mérite » le monde arabe ?



Pris en étau entre l’autoritarisme nationaliste et militaire des kémalistes, dits laïques, et celui du national-islamisme dit modéré, les démocrates de Turquie, bien commodément étiquetés « terroristes », sont abandonnés à leur sort par la communauté internationale. Le double langage cynique d’Ankara qui prône « plus de démocratie » comme « antidote au terrorisme » et qui propose d’insister « sur les droits humains, la justice et les libertés » (cf. propos du Premier ministre Erdoğan dans le Hürriyet Daily News du 30 octobre 2011) suffit à contenter les diplomaties occidentales.

Le Collectif VAN condamne fermement l’emprisonnement de Ragip Zarakolu, l’un des fondateurs de l’IHD [Association des droits de l’homme de Turquie], partenaire de nos actions annuelles de sensibilisation aux génocides et à leur négation, menées sur le Parvis de Notre-Dame de Paris. Le Collectif VAN appelle à signer les pétitions émanant des défenseurs turcs et kurdes des droits de l’homme pour exiger la libération de tous les prisonniers d’opinion en Turquie. Les représentants de la France et de l’Union européenne ne doivent pas accepter que l’usage de la liberté d’expression soit assimilé à un acte de terrorisme.

Espérons que ce soit le message porté par M. Alain Juppé auprès de son homologue turc Ahmet Davutoglu, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et du ministre aux Affaires européennes Egemen Bagis.



Séta Papazian


Présidente du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083 - 92133 Issy-les-Moulineaux - France -

contact@collectifvan.org


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17/11/2011

La Soupe à la grimace sur la place du Molard

La Soupe à la grimace sur la place du Molard


A Genève, le Comité référendaire contre la LASI a organisé cet après-midi un rassemblement appelé « La Soupe à la grimace» sur la place du Molard pour illustrer les répercutions de la modification de la LASI et de la suppression du RMCAS, qui risquent de provoquer d'innombrables problèmes pour de nombreuses familles de ce canton.

Pourtant, RMCAS ou 4000 CHF de salaire minimum ne sont pas la solution contre la pauvreté.

4000 CHF de salaire minimum, ça va pour un-e travailleur-euse, mais pas pour une famille de 3 ou 4 personnes:  c'est insuffisant  pour garantir leur minimum vital. Il ne faut pas oublier que le loyer, les assurances, les impôts et toutes les autres interminables factures qui viennent à la fin du mois font que la part du revenu disponible reste dérisoire.

C'est pourquoi, pour certains, il faut encore avoir recours à l'assistance sociale «pour sauver les meubles!».

D'où la Grimace des concernés, dans ces circonstances !

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13/11/2011

Novartis & Hôpital Cantonal de Genève

 

Manifestation de soutien aux grèves des HUG

A Genève,  prés de 500 personnes ont  manifesté leur soutien aux grévistes des Hôpitaux Universitaires de Genève. La manifestation est soutenue par les partis politiques (Parti socialiste Genevois et solidaritéS) ainsi que les syndicats. Manuel Tornare, conseiller national et Sandrine Salerno, conseillère administrative ont pris la parole au nom du PSG ainsi que Pierre Vanek et Albert Nahory (pour solidaritéS), Daviaud Thierry, Paolo Gilardi et Stefan Giges (SSP, syndicat des services publics) et  les les grévistes au nom du secteur de grève dans les HUG .


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Manifestation en soutien aux salarié·e·s
de Novartis à Nyon
Détermination et solidarité de 2500 personnes avec la lutte des employé-e-s de Novartis

Près de 2500 personnes ont aujourd’hui apporté leur soutien à la lutte des employé-e-s de Novartis pour maintenir le site de Nyon et éviter les licenciements en Suisse. Les manifestants ont défilé dans toute la ville de Nyon jusqu’à la place du Château en scandant «Bâle-Nyon, nous nous battrons pour nos emplois!»

«Jimenez, Vasella, vos salaires pour nos emplois» ou «Bâle-Nyon, même combat», scandait la foule compacte qui a défilé dans la ville de Nyon avant de se rassembler sur la place du château. Près de 2500 personnes sont venues apporter leur soutien, des employée-e-s de Novartis Nyon, Bâle et de France, des habitants de la région et bon nombre de représentants politiques.

«Je ne m’attendais pas à un soutien aussi important de la population, a déclaré Celio Rodrigues, président de la commission du personnel de la production de Novartis Nyon. «Novartis veut économiser 20 millions d’ici 2020, alors que les bénéfices sont de 10 milliards par an et que 6 milliards sont distribués aux actionnaires par année, a-t-il critiqué sous les huées de la foule. Nous arriverons à faire reculer Novartis et à maintenir le site de Prangins!» Son homologue, Jakob Zijlstra, président de la commission d’entreprise des contrats individuels l’a rejoint en demandant «aux défaitistes ne pas décourager ceux qui luttent. Tous ensemble, nous pouvons arriver à quelque chose. Ca commence d’ailleurs à bouger du côté de Novartis.» Yves Defferard, responsable du secteur industrie d’Unia Vaud a signalé à ce propos que le Conseil fédéral s’était à son tour impliqué. «Mais maintenant, Monsieur Jimenez doit venir en personne entendre nos arguments», soulignant, à l’attention du CEO de Novartis que l’erreur était humaine!

Goran Trujic, membre de la commission du personnel de Novartis Bâle, venu avec une délégation bâloise, a insisté sur l’importance de la solidarité entre les employé-e-s directement concernés par les licenciements et ceux qui ne le sont pas, entre les cols blancs et des cols bleus et entre les sites du groupe. «L’enjeu de ce qui se joue ici est essentiel dans un contexte où d’autres firmes pharmaceutiques licencient à tour de bras, a affirmé Manuel Wyss, responsable national d’Unia pour la chimie-pharma. Notre réponse au cynisme de Novartis, le crésus de la branche, est la lutte.»

Après Gérald Cretegny et Claude Dupertuis, qui ont apporté le soutien des communes de la région et rappelé l’importance d’un tissu économique diversifié, Kemal Ozkan, un représentant de l’ICEM, l’internationale de la chimie qui représente 20 millions de travailleurs dans le monde, a assuré que ce qui se passait en Suisse lançait un message important au monde entier: «Non, les travailleurs n’ont pas à payer la facture!»
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Photos : Demir SÖNMEZ

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10/11/2011

Epidémie de gréves aux HUG

Manifestation de soutien aux grèves des HUG

Samedi 12 novembre


Après les transporteur-euse-s patients et les aides-soignant-e-s, voici que les nettoyeur-euse-s et les laborant-ine-s se mettent en grève. Deux mouvements qui ont en commun une revendi-cation essentielle : la réévaluation de fonction (attendue depuis plus de 10 ans et gelée par le Conseil d’Etat). D’autres points sont spécifiques aux laborant-ine-s – comme la création d’une Commission Paritaire - ou aux nettoyeur-euse-s – comme la reprise des nettoyages externalisés par les HUG– et le manque d’effectifs est lui aussi commun aux deux personnels. Le Conseil d’Etat refuse de négocier avec les grévistes et nous renvoie aux HUG qui nous renvoient… au Conseil d’Etat. Cette pantalonnade reflète hélas le peu d’estime que les décideurs ont pour ces personnels.

Une mobilisation exceptionnelle

Du jamais vu ou presque dans une grève « offensive » : 120 laborant-ine-s (80% du personnel) et 170 nettoyeur-euse-s (plus de 6o% des employés du site Cluse-Roseraie) ont entamé la grève ce jeudi 10 novembre. C’est dire la détermination des employés concernés. D’où la fébri-lité des HUG qui tentent par toutes les menaces possibles de casser le mouvement : « service minimum » illégal et farfelu, réquisition des grévistes avec menace d’abandon de poste et de licenciement, autre menace de plainte pénale pour mise en danger de la vie d’autrui… les HUG ne sont pas à cours d’idées quand il s’agit de terroriser leur personnel.

Fête de soutien

De leur côté, les grévistes s’organisent. Un piquet de grève sous tente accueille les Assemblées et repas des grévistes. Des tournées d’informations auprès des collègues préparent l’élargissement de la mobilisation. Tracts et banderoles informent au quotidien les badauds comme le personnel des autres secteurs. Enfin les grévistes prévoient une :


Manifestation de soutien

Samedi 12 novembre


 13h30 Rassemblement au piquet de grève sous tente (en face de l’hôpital),

 14h Départ en cortège selon le parcours : bd de la Cluse, rue du Pré-Jérôme, rue de Carouge, plaine de Plainpalais, rue du Conseil Général, place Neuve, parc des Bastions, rue de la Corraterie, rue de la Confédération, place du Molard),

 16h Arrivée place du Molard,

 16h30 Prises de paroles,

 17h Concert de « L’affaire Tournesoul »,

 19h Fin de la manifestation.

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Photos : Demir SÖNMEZ



Signez votre soutien sur le site http://ssp-greve.ch
Yves Mugny – 076 559 67 11

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09/11/2011

9 novembre 1932 - plus jamais ça

Comme chaque année depuis 1982, les organisations genevoises proches des travailleuses et des travailleurs invitent le peuple laborieux et les démocrates à la commémoration du 9 novembre 1932.

La soirée a débuté par des prises de paroles. Jocelyne HALER au nom du Comité référendaire contre la LASI, après Giangiorgio GARGANTINI au nom du Comité unitaire pour un salaire minimum, un représentant du GSsA a pris la parole et enfin Remy PAGANI au nom du conseille administratif de la ville de Genève a clôturé cette soirée.

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Photos : Demir SÖNMEZ
Le 9 novembre 1932, il y a 79 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.


Brève chronologie

Novembre 1932, partout en Europe et aux Etats-Unis c’est la crise économique. Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, toutes les libertés sont supprimées. Les procès politiques se suivent. En Allemagne Hitler prépare le dernier assaut décisif qui le conduira au pouvoir le 30 janvier 1933. A Genève, l’Union Nationale de Géo Oltramare rêve d’instaurer en Suisse une dictature fasciste. L’un de ses membres siège depuis deux ans au Conseil d’Etat à côté des Radicaux
et Libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n’ont qu’une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.


1930 - Elections cantonales
: le Parti socialiste qui compte 37 sièges au Parlement genevois n’est pas représenté au Conseil d’Etat, où on n’y trouve que des représentants de la droite *.


1931 -
La gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers, un Conseiller d’Etat radical démissionne.


1932 -
La Suisse compte 4 millions d’habitants et 54'000 chômeurs. Genève compte 178'374 habitants, 93’249 sont actifs et 29’514 sont assurées contre le chômage. Plus de 8'000 personnes sont au chômage, dont 1410 seulement reçoivent des secours des caisses d’assurance chômage.



Février
Lors de la Conférence pour le désarmement à Genève le Conseil d’Etat fait appel à l’armée, des mitrailleuses sont montées sur des camions des travaux publics.


Juin
La fusion de l’Ordre politique national (OPN, parti fasciste) et de l’Union de défense économique (UDE, issue des milieux patronaux) crée l’Union nationale (UN).

5 novembre
apparition sur les murs de la ville de l’affiche annonçant la « Mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker » pour le mercredi 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.

6 novembre
Le Parti socialiste demande l’interdiction de l’assemblée de l’UN.

7 novembre
Réponse négative du Conseil administratif de la Ville de Genève.

8 novembre
Réponse négative du Conseil d’Etat genevois. L’assemblée générale du Parti socialiste décide d’une contre-manifestation pour le lendemain.

9 novembre
17h30 Arrivée à Genève des 610 soldats envoyés par le Département militaire fédéral à la demande du Conseil d’Etat genevois du même jour.

19h10 Arrivée des premiers contre-manifestants.

20h30 Début du meeting de l’Union nationale.

21h15 La 1ère compagnie, soit 108 hommes, se déplace du boulevard du Pont-d’Arve vers la rue de Carouge, elle traverse la foule de la queue de la contre-manifestation de la gauche, 18 soldats sont désarmés.

21h34 La troupe est rassemblée dos au mur du Palais des expositions et, sur le commandement du Major Perret, ouvre le feu : 150 coups sont tirés provoquant la mort de 13 personnes** et en blessant 65.


Les 13 victimes de la tuerie du 9 novembre 1932 : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu) - Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne) - Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut - Edmond Junod, 29 ans, mécanicien -Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce - Emile Henry,55 ans, batelier - Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger – Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir) - Emile Guignet, 27 ans - Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste - Hans Brugger, 28 ans – Alphonse Kolly, 41 ans - Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

 

9 novembre 1932

plus jamais ça

 

 

 

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05/11/2011

500 étudiants en prison!

Turquie: 500 étudiants en prison

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Les prisons turques comptent près de 500 étudiants, dont la moitié dans la région kurde, selon un rapport  de l'Association des Avocats Contemporains (CHD), ce qui fait la Turquie la plus grande prison du monde pour les étudiants.  

La branche d'Istanbul de cette association a publié le 4 novembre son rapport sur les étudiants emprisonnés. « Nous pouvons facilement dire qu'environ 500 étudiants se trouvent dans les prison à travers le pays » a affirmé CHD dans le rapport.

Presque la moitié de ces étudiants sont détenus dans les prisons situées au Kurdistan de Turquie, selon ce rapport.

Dénonçant la détention prolongée, le rapport affirme que l'un des étudiants de l'Université de Galatasaray à Istanbul est en prison depuis 22 mois, tandis qu'un autre, Rauf Duzguz, se trouve derrières les barreaux depuis 3 ans.

L'association appelle le gouvernement AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan à résoudre ce problème immédiatement.

La plus grande prison pour les étudiant
s

Après une vague de protestation, Ferhat Tuzer et Berna Yilmaz, deux figures du mouvement étudiant contre le Conseil de l'Enseignement Supérieur (YOK), l'héritage de la junte militaire de 1980, ont été libérés le 6 octobre, après avoir passé 18 mois en prison pour avoir demandé « l'enseignement gratuit » lors d'un déplacement du premier ministre Erdogan à Istanbul.

La Turquie est désormais la plus grande prison du monde pour les étudiants. Elle l'est aussi pour les journalistes et les élus.

Plus de 4500 membres du BDP ont été arrêtés au cours de six derniers mois. Aujourd'hui, des milliers de membres actifs dont 18 maires sur 99 et six députés BDP sont en prison.  Plus de 500 élus ont été enfermés dans la seule ville de Sirnak depuis le grand succès du parti kurde aux élections locales du 29 mars 2009.

Selon les organisations de soutien aux journalistes emprisonnés, près de 70 journalistes sont toujours en prison.

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/051111/turqui...



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02/11/2011

Stop aux arrestations en Turquie !

Stop aux arrestations en Turquie !

 

Appel urgent: Stop aux détentions arbitraires en Turquie!

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Pétition 1 Signez la petition

http://www.ipetitions.com/petition/detentionsinturkey/

 

Le Collectif VAN a traduit la pétition en anglais, en ligne sur :

Le Collectif VAN et Maison Populaire de Genève vous invite expressément à signer les deux pétitions de soutien aux intellectuels turcs et kurdes arrêtés arbitrairement en Turquie. La professeur Busra Ersanli et l’éditeur Ragip Zarakolu sont les dernières personnalités turques placées en garde à vue (depuis le vendredi 28 octobre 2011) à Istanbul. Ragip Zarakolu a publié de nombreux livres, tant sur l'oppression des minorités nationales en Turquie que sur le génocide arménien. « Sous prétexte de ‘combattre le terrorisme’, le gouvernement Erdogan utilise la justice, la police et les média pour punir tout activisme civique en faveur des droits demandés par les citoyens kurdes de Turquie. L’ironie est que la répression exercée par le gouvernement Erdogan à l’encontre des dissidents et des démocrates s’est visiblement intensifiée au moment où l’on salue la « démocratie turque » et où on la présente comme modèle pour le monde arabe. Depuis deux ans, pas moins de 7748 personnes ont été mises en garde à vue par l’AKP au prétendu motif qu’elles auraient été associées au KCK – une organisation qu’on prétend être la branche urbaine de l’organisation armée appelée PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan). » Des centaines de signatures ont déjà été collectées sur ces deux pétitions depuis ce week-end de la Toussaint. Merci de les faire tourner autour de vous ainsi que dans vos réseaux politiques et associatifs.


L’opinion publique internationale n’a pas, jusqu’ici, prêté attention aux « opérations » dites « KCK » [Nota CVAN : Koma Civakên Kurdistan - KCK - Union of Communities in Kurdistan] menées en Turquie ces deux dernières années par le Premier ministre Erdogan et son Parti de la Justice et du Développement [AKP]. Sous prétexte de « combattre le terrorisme », le gouvernement Erdogan utilise la justice, la police et les média pour punir tout activisme civique en faveur des droits demandés par les citoyens kurdes de Turquie. Les « opérations KCK » sont en particulier déployées pour répandre la peur parmi les militants, pour faire taire les dissidents, et pour banaliser les arrestations arbitraires de citoyens. L’ironie est que la répression exercée par le gouvernement Erdogan à l’encontre des dissidents et des démocrates s’est visiblement intensifiée au moment où l’on salue la « démocratie turque » et où on la présente comme modèle pour le monde arabe.

Depuis 2009, pas moins de 7748 personnes ont été mises en garde à vue au prétendu motif qu’elles auraient été associées au KCK – une organisation qu’on prétend être la branche urbaine de l’organisation armée appelée PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) – tandis que 3895 personnes ont été arrêtées et emprisonnées sans même avoir une quelconque perspective de procès dans un avenir prévisible. Des maires élus, des intellectuels connus, des membres d’associations, des journalistes, des étudiants, des chercheurs, des universitaires et des militants subissent tous cette répression.

L’une des dernières victimes des agressions du gouvernement Erdogan contre les dissidents est la Professeure Busra Ersanli de l’Université Marmara, universitaire très respectée. Son seul crime, apparemment, est d’avoir joué un rôle actif au sein du BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie), qui lutte pour les droits des citoyens kurdes en Turquie. Les arrestations arbitraires opérées par les unités antiterroristes ciblent systématiquement les membres de ce parti, alors même que celui-ci détient actuellement des sièges au parlement. La Professeure Ersanli devait assister à une conférence sur « Les questions controversées de l’Histoire de la République turque » à Istanbul, à l’Université Bilgi, le 29 octobre 2011, mais elle a été placée en garde à vue le 28 octobre. Le même jour, Ragip Zarakolu – membre fondateur de l’Association des Droits de l’Homme et ancien président du « Comité des Ecrivains emprisonnés » de l’Organisation internationale PEN en Turquie – a aussi été mis en garde à vue dans le cadre des « opérations KCK ».

Un peu plus tôt en ce mois d’octobre 2011, Ayse Berktay (Hacimirzaoglu) - traductrice renommée, chercheuse et militante pour la paix et la justice universelles - a été interpellée par la police à son domicile d’Istanbul à cinq heures du matin, et par la suite mise en détention. Elle est toujours incarcérée, sans qu’on puisse prévoir une fin à sa détention. La Professeure Busra Ersanli, Ragip Zarakolu, et Ayse Berktay font partie des milliers de personnes qui ont été emprisonnées et réduites au silence ces deux dernières années.

Dans ces conditions politiques, qui ne font que s'aggraver, il devient urgent de dénoncer le caractère arbitraire et autoritaire de la manière dont le gouvernement turc gère la question kurde. Nous faisons appel aux amis de l'étranger pour diffuser ces informations et mettre en place une pression internationale, devenue particulièrement cruciale et urgente en ces temps où tout citoyen de Turquie peut devenir la cible du gouvernement Erdogan, du pouvoir judiciaire et de la police, pour s'être engagé dans des actes politiques de solidarité avec les personnes détenues en vertu des "opérations KCK."

La paix ne pourra jamais être obtenue dans les conditions actuelles de peur au sein de la population, de paranoïa, et de politiques autoritaires. Nous vous prions de signer la pétition ci-dessous pour faire pression sur le gouvernement turc afin qu’il libère immédiatement tous ceux qui ont été mis en garde à vue dans le cadre des «opérations KCK» et afin d'exiger que le gouvernement du Premier ministre Erdogan prenne l’engagement sincère de mettre fin à sa répression des efforts civiques en faveur des droits exigés par les citoyens kurdes de Turquie.
Traduction Collectif VAN - 31 octobre 2011 - 07:10 - www.collectifvan.org

Liste des signataires sur :

http://www.ipetitions.com/petition/detentionsinturkey/sig...


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Pétition 2

Ça suffit! - YETTI ARTIK!

http://gercek-inatcidir.blogspot.com/2011/10/yetti-artik_29.html

 

Le Collectif VAN a traduit une version courte, reçue en anglais, de la version turque mise en ligne par l’Initiative d’Ankara pour la Liberté de Pensée :

Le 28 octobre 2011, lors d'une grande chasse à l'homme à Istanbul contre les militants des droits de l’homme et les Kurdes, la police turque a également interpellé Ragip Zarakolu, célèbre défenseur des droits de l’homme et directeur de la Maison d'édition Belge [Nota CVAN : prononcer Belgué]

Zarakolu est également le président, en Turquie, du Comité pour la Liberté d’Expression de l’Association des Editeurs.

Son fils, Deniz Zarakolu, Editeur de la maison d'Edition Belge, a été arrêté le 4 octobre. Ragip Zarakolu a publié de nombreux livres, tant sur l'oppression des minorités nationales en Turquie que sur le génocide arménien.


Un peu plus tôt le 28 octobre 2011, au cours de la même chasse à l'homme, la professeur Busra Ersanlı, experte en droit constitutionnel et membre de l'Assemblée du BDP, membre de la Commission Constitutionnelle du BDP, a été détenue avec des dizaines d'autres.

L’Initiative d’Ankara pour la Liberté de Pensée a lancé la pétition suivante :

Ça suffit!

http://gercek-inatcidir.blogspot.com/2011/10/yetti-artik_...

Cliquez sur le formulaire de signatures suivant



(Destek için imza formu) et validez-le après avoir indiqué votre nom (adi soyadi), votre profession (meslegi) et votre ville/pays (sehir ve/veya ülke).


Liste des signataires sur :

https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0Asz-IXxsvV7E...


Traduction Collectif VAN - 31 octobre 2011 - 07:10 - www.collectifvan.org

Lire aussi:

Turquie : l’éditeur Ragip Zarakolu arrêté

Liberté d'expression en Turquie: appel urgent

Source/Lien : Ipetitions.c

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The international public has so far been oblivious to the so-called “KCK operations” carried out in Turkey by Prime Minister Erdogan and his Justice and Development Party for the past two years. Under the guise of “fighting terrorism,” the Erdogan government has been using the judiciary, the police, and the media to penalize all civic activism in support of rights demanded by Kurdish citizens in Turkey. The “KCK operations” in particular have been deployed to spread fear amongst activists, to silence public dissent, and to normalize the arbitrary arrest of citizens. Ironically, the Erdogan government’s suppression of dissent and of democratic politics has visibly intensified at a time when “Turkish democracy” is being hailed as a model for the Arab world.

Since 2009, as many as 7748 people have been taken under custody on the alleged grounds that they are associated with the KCK—an organization claimed to be the urban branch of the armed organization known as the PKK (Kurdistan Workers’ Party)—while 3895 people have been arrested and imprisoned without even the prospect of a trial in the foreseeable future. Elected mayors, public intellectuals, members of civic associations, journalists, university students, researchers, academics, and activists have all been undergoing this heavy-handed treatment.

One of the latest victims of the Erdogan government’s assault on public dissent is Professor Busra Ersanli of Marmara University, a highly respected academic. Her only apparent “crime” is to have played an active role within BDP (Peace and Democracy Party), which has been struggling for the rights of Kurdish citizens in Turkey. The members of this party have been systematically targeted by counterterrorism units’ arbitrary arrests, even as the party currently holds seats in the parliament. Professor Ersanli was to attend a conference on “Controversial Issues in the History of the Turkish Republic” at Istanbul Bilgi University on 29 October 2011, but she was taken under custody on 28 October. On the same day, Ragıp Zarakolu—a founding member of the Human Rights Association and the former chair of the “Writers in Prison Committee” of the International PEN organization in Turkey—was also taken under custody within the framework of the “KCK operations.”

Earlier in October 2011, Ayse Berktay (Hacimirzaoglu)—a renowned translator, researcher, and global peace and justice activist—was taken by the police from her home in Istanbul five o’clock in the morning and subsequently arrested. She still remains imprisoned for the foreseeable future. Professor Busra Ersanli, Ragip Zarakolu, and Ayse Berktay are among thousands of people who have been imprisoned and silenced in the last two years.

Under such political conditions that are only getting worse, it has become an urgent task to unmask the arbitrary and authoritarian character of the Turkish government's handling of the Kurdish issue. We are calling on friends abroad to spread the news and to build international pressure, which has become especially crucial and urgent at this time when any citizen of Turkey could be targeted by the Erdogan government, the judiciary, and the police for engaging in political acts of solidarity with those detained under the “KCK operations.


Peace can never be achieved under the current conditions of public fear, paranoia, and authoritarian politics. Please sign the petition below to put pressure on the Turkish government to immediately release all those who have been taken under custody as part of the “KCK operations” and to demand that Prime Minister Erdogan’s government make a sincere commitment to ending its suppression of civic efforts in support of rights demanded by Kurdish citizens in Turkey.

 

Signez la pétition


Click here to sign.




http://www.ipetitions.com/petition/detentionsinturkey/

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=6114

http://www.ipetitions.com/petition/detentionsinturkey/?ut...



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