02/12/2011

Une forte présence policière devant le Victoria-Hall!

Ce soir a eu lieu à 19h30 devant le Victoria-Hall où s’est tenu un concert organisé pour le Fonds National Juif KKL un rassemblement de protestation en faveur des victimes palestiniennes, ce peuple silencieux, qu’on ignore superbement.

De mémoire de militant, je n’ai jamais vu une protection policière aussi soutenue et aussi nerveuse. Au même moment et en ville le maire de Genève Pierre Maudet qui a organisé des inaugurations publiques ce soir n’avait aucune protection. Et si il y’en avait elle était discrète. C’est fou quand on touche à Israël même à Genève c’est la ville qui se transforme en camp retranché!!! On a quelques choses à se reprocher?

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Photos : Demir SÖNMEZDSC_2750.JPG


Al Araqib, Jérusalem-Est, vallée du Jourdain, ... STOP KKL!

Halte à la destruction de villages et à l'expulsion de leurs habitants par le KKL

Rassemblement de protestation lors de la "célébration" du Fonds National Juif (KKL-FNJ) jeudi 1er décembre 2011 à 19h30 à côté du Victoria Hall - Genève


Le Fonds National Juif (FNJ - KKL) est l'un des principaux instruments de la politique coloniale israélienne. De concert avec l'Etat d'Israël le FNJ mène depuis plusieurs décennies une politique de dépossession des terres et de destruction de villages palestiniens et bédouins ainsi que d'éviction d'habitant-e-s de leurs maisons.

Le FNJ est directement impliqué dans des expulsions d'habitant-e-s et de dépossession des terres qui se déroulent ces jours en Israël/Palestine (v. plus bas).

Le soutien accordé par la Ville de Genève à cette "célébration" est proprement scandaleux parce qu'il cautionne la violation des droits humains des personnes spoliées de leurs terres et de leurs maisons par les actions du FNJ. De plus, les destructions et les expulsions dans la vallée du Jourdain et à Jérusalem-Est constituent des violations des Conventions de Genève!

C'est pourquoi l'exécutif de la Ville de Genève doit se distancier beaucoup plus fermement de cette cérémonie qu'elle ne l'a fait par les mots du Conseiller administratif Sami Kanaan dans le Courrier du 25 nov. où il affirmait que le soutien accordé par son prédécesseur Patrice Mugny à la célébration du FNJ "est peut-être regrettable mais la Ville doit bien sûr honorer ses engagements".

Au lieu de soutenir cette célébration, la Ville de Genève doit appeler le FNJ à cesser ses activités de spoliation des terres et des habitations des populations non-juives d'Israël/Palestine.

Situations où le FNJ est directement impliqué dans des expulsions d'habitants et de dépossession des terres qui se déroulent ces jours:

•    dans la vallée du Jourdain (à 93% en zone C sous contrôle israélien total, civil, policier et militaire) où la dépossession des terres et de l'eau se produit à grande échelle. Des milliers de Palestiniens ont été déplacés au cours des dernières décennies. Voir la documentation et les photos qui prouvent l'implication du FNJ sur le site stopthejnf.org http://www.stopthejnf.org/ documents/campaignmaterials/stopthejnfcampaignFACTSHEET.pdf

•    à Jérusalem-Est un ordre d'éxpulsion arrivé à échéance le 28 novembre 2011 menace toujours la famille Sumarin de sa maison dans le quartier de Silwan qu'elle habite depuis plus de 40 ans. Les colons qui comptent s'installer bientôt dans cette maison palestinienne agissent de concert avec la société Himnuta, une filiale appartenant à 100% au FNJ. Les preuves des liens entre les colons, Himnuta et le FNJ sont clairement établies dans la documentation de Peace Now et des Rabbis for human rights, repris aussi dans Haaretz:
http://settlementwatcheastjerusalem.wordpress.com/2011/11... http://rhr.org.il/eng/index.php/2011/11/take-action-tell-... http://www.haaretz.com/print-edition/news/palestinian-fam...

•    dans le Néguev le village bédouin de Al-Araqib, avec environ 250 habitants est l'un des environ 40 villages non reconnus en Israel. Il a été démoli plusieurs fois ces dernières années afin de laisser la place à une forêt mais les habitants y retournent et reconstruisent le village. Le FNJ gère ce projet de forestation. Amnesty international mène une campagne urgente adressée au président du FNJ pour faire cesser la destruction du village et l'expulsion de ses habitants: http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/stop-destruc... livelihoods-5 . Le factsheet de stopthejnf.org montre aussi la photo d'un bulldozer portant le drapeau du FNJ en train de raser le village.

•    Puisque la célébration du FNJ du 1er déc. au Victoria Hall (ainsi que celle, identique, du 30 nov. à Zurich) sert à financer la reforestation du Mont Carmel, il faudrait également mentionner que cette forêt du FNJ a été planté en 1964 sur les ruines de plusieurs villages palestiniens rasés après 1948. En particulier rappeler le cas extraordinaire du village palestinien de Ayn Hawd que les autorités israéliennes ont décidé de ne pas démolir après en avoir expulsé les 650 habitants en 1948. Rebaptisé Ein Hod    en 1954, ce village vieux de 700 ans a été transformé en village d'artistes israéliens. Et dans les environs se trouve un village "non reconnu" où habitent quelques familles palestiniennes originaires d'Ayn Hawd. Tout cela est très bien documenté dans le film "500 dunum on the moon" co-produit par l'Alternative Information Centre dont nous tenons une copie K7 à disposition des intéressé-e-s.

•    Les démolitions et les expulsions particulièrement dans ces 3 situations sont remarquablement bien documentées avec de très bonnes photos dans le livre consultable en ligne de ICAHD-Activestills "We never finished 1948 - The continuing campaign of internal displacement in Israel/Palestine"    - "Nous n'avons jamais terminé 1948 - La campagne continuelle de déplacement interne en Israël/Palestine" http://activestills.org/sites/default/files/activestills_... (ne pas manquer les photos des démolitions d'Al Araqib à partir de la p. 75 ainsi que la photo des soldats israéliens plantant les arbres pour la nouvelle forêt du FNJ à p. 131)

Collectif Urgence Palestine - Genève    rue des Savoises 15    1205 Genève Email : info@urgencepalestine.ch

Site : www.urgencepalestine.ch    CCP 17-766771-3

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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

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Commentaires

Excellent reportage camarade!

Écrit par : Haykel | 02/12/2011

Effectivement, Demir, c'est un excellent sujet.

C'est absolument scandaleux et insoutenable ce qui se passe ouvertement dans ces territoires.

Votre reportage va certainement énerver certains fanatiquwes du FNJ, qui ne vont pas tarder à se manifester sur ce blog.

Écrit par : Cramia | 02/12/2011

Je vois sur une photo que les manifestants considèrent que cela fait 62 ans qu'Israël occupe la Palestine, donc depuis 1949.

J'en déduis qu'il considère que l'existence même d'Israël est illégitime et m'inquiète de voir qu'il défendent le droit à l'autodétermination de tous les peuples, sauf le peuple juif.

Il me semble qu'une telle discrimination s'appelle simplement du racisme.

Écrit par : gerardh | 02/12/2011

Très bien dit ! La Ville de Genève ne doit plus soutenir cette organisation sioniste. Le Maire de Genève aurait dû refuser l'invitation. Pas très courageux notre Pierre Maudet...

Je vous rappelle aussi que plusieurs membres de la CICAD étaient présents à l'événement. N'oublions pas que ladite association cautionne pleinement l'action du Fonds National Juif de même que la politique de l'Etat hébreu à l'égard des Palestiniens.

Écrit par : Dolorès | 02/12/2011

Un israélien aura bientôt plus le droit de chier, sans qu'une manif ou un boycott ait lieu à Genève.

Écrit par : Bibilatulipe | 02/12/2011

gerardh, vous savez très bien que ces manifestants ont oublié que de 48 à 67 c'était la cis-jordanie et donc l'occupant était la Jordanie !!!

Par contre pas un mot sur les 25 milliards laissé par arafat après sa mort dans des banques genevoises, à se demander, si ces manifestants ne sont pas payés par les banques ?

Écrit par : Corto | 02/12/2011

Oui, si les Kurdes organisait des manifestations comme le fait le KKL, il y aurait plus de territoires autonomes kurdes !!!

Écrit par : Corto | 02/12/2011

C'est quand même sidérant que cette manifestation ne fut pas annulée alors que la ville était au courant quelques jours auparavant !

Écrit par : djinus | 02/12/2011

Vous vous croyez où? Nous sommes en Suisse et non en Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou en Arabie Saoudite! Ras-le-bol de ces socialo-gauchistes,"humanitaires" pro-"palestiniens" par haine d'Israël mais surtout par ANTISÈMITISME!

Plus de foin? Le djinus (par dérision) dans ROYAL CADICHON, l'enclos des ânes spécialement fait pour vous le Troll?!!!!

"en faveur des victimes palestiniennes, ce peuple silencieux,"

Vous plaisantez là ou bien...?

Parce qu'il est reconnu par le hamas qui s'en sert comme un vulgaire instrument?:


"Le Hamas a fait savoir au Fatah d’Abou Mazen que sa démarche à l’ONU n’apporterait rien, mais qu’elle hypothéquait au contraire les chances de pouvoir libérer la Palestine.

La phrase prononcée à ce propos par le n°2 du Hamas, Mahmoud A-Zahar mériterait d’être placée devant les yeux de tous les délégués réunis à l’ONU et qui s’apprêtent à voter en faveur de la création d’un Etat palestinien :

« Si un Etat palestinien est créé maintenant par l’ONU, les Palestiniens ne pourrons plus continuer à lutter contre l’Etat d’Israël et s’opposer à son existence».

Écrit par : Patoucha | 02/12/2011

Si le Fonds national juif, créé à Bâle en 1901, est une association politique, Le Collectif Urgence Palestine (CUP) est une branche du Hamas et des Frères Musulmans!

Écrit par : Patoucha | 02/12/2011

Effectivement les policiers ne servaient à rien. C'est bien connu que les israéliens ne sont pas détestés et que les manifestants gauchistes sont réputés non violent.

D.J

Écrit par : D.J | 02/12/2011

Demir il faudra t'acheter un téléobjectif très puissant afin que tu puisses photographier les invités qui se sont engouffré au Victoria Hall afin de pouvoir les biffer lors des prochaines élections qu'ils soient de droite ou de gauche (il y en a).

Écrit par : Hypolithe | 03/12/2011

J'adore la dame qui dis que "l'expansion israélienne menace la planète entière".

Si l'expansion contestée concerne l'entier des territoires de Cisjordanie et Gaza, on parle de la surface du canton de Berne. Si on parle de ce qu'Israël souhaite conserver et échanger lors d'un traiter de paix, on parle de la surface du canton de Genève.

Et pour le CUP (qui est responsable de tous les messages brandis durant sa manifestation, ainsi que cela est spécifié par la police pour toutes les manifestions politiques sur l'espace public), c'est là la source de tous les problèmes du monde.

Que la position israélienne soit contestable, voire injuste, voire monstrueusement inhumain selon les opinions est un fait. Affirmer que cela menace l'entier de la planète dénote une approche maladive du sujet.

Je m'étonne de cette focalisation et de ne jamais avoir vu ces manifestants s'indigner en faveur des Bahai's qui sont persécutés par les autorités iraniennes, en faveur des coptes qui se font massacrés par des meutes égyptiennes, en faveur des chrétiens de Nazareth et Betléhem qui, depuis le retour de l'autorité palestinienne en 1994, ont fui en masse vers le Chili, du peuple syrien massacré par son propre gouvernement, en faveur des femmes de ces pays puisque l'OMS nous dit que plus de 95% des femmes sont génétiquement mutilées en Egypte par exemple.

L'honnêteté veut qu'on critique aussi ses amis. L'absence de critique des membres du CUP sur l'attitude de leurs amis qui envoient des bombes à billes sur les populations civiles d'Israël ou qui égorgent froidement des bébés israéliens est étonnante et confirme cette approche maladive.

De plus en plus, je ressens cette attitude monotypique comme une maladie psychologique qui prend ses racines dans un antisémitisme inconscient. J'invite ces gens à pratiquer une introspection et à simplement vérifier s'ils appliquent les critères qui motivent leurs critiques à d'autres acteurs de ce conflit ou d'autres conflits.

Et d'en tirer des conclusions ...

Écrit par : Gerardh | 03/12/2011

CHICAGO - Le gouvernement israélien a mis fin vendredi à une campagne de promotion qui visait à dissuader les Israéliens installés aux États-Unis d'épouser des juifs américains, arguant d'un fossé religieux et culturel, et qui a provoqué un tollé dans la communauté juive américaine.

Dans une saynète d'une trentaine de secondes, un Américain prend des bougies allumées dans l'appartement d'une Israélienne pour le prélude à une soirée romantique, alors qu'elle compte en fait célébrer le très solennel «jour du souvenir» israélien.

Une voix lance ensuite en hébreu: «Ils seront toujours Israéliens. Leur partenaire ne saura pas forcément ce que cela signifie. Aidez-les à revenir en Israël». Apparaît alors en incrustation l'adresse du site internet du ministère israélien de l'Intégration.

La désormais défunte campagne s'est aussi faite à l'aide d'affiches exhortant les Israéliens habitant aux États-Unis à rentrer chez eux avant que leurs enfants ne les appellent «daddy» (le mot anglais pour «papa») au lieu d'«abba» (son équivalent en hébreu).

La communauté juive américaine s'est offusquée de cette campagne.

«Le pire, c'est qu'elle souligne l'existence dans la mentalité israélienne de quelque chose de profondément déficient: cette notion que la peur est l'unique facteur qui peut pousser quelqu'un à faire la promotion» d'Israël, a écrit Gal Beckerman dans le quotidien The Jewish Daily Forward.

Les Fédérations juives d'Amérique du Nord ont envoyé une lettre de protestation au ministère israélien de l'Intégration, estimant que le «message selon lequel les juifs américains ne comprennent pas Israël est méprisant et tout simplement scandaleux».

Devant la levée de boucliers, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé vendredi de mettre fin à la campagne, selon l'ambassadeur d'Israël à Washington. Michael Oren a dans la foulée présenté ses excuses «pour le tort» que cette campagne aurait pu causer.

encore

Le gouvernement sioniste vient de lancer une campagne de com pour inviter ses ouailles égarées en Amérique à retrouver le chemin du « foyer national juif. »

Cette campagne a suscité la colère dans la communauté juive des Etats Unis. Pas seulement pour de bonnes raisons cependant.

Elle a apparemment laissé de marbre les Américains non Juifs qui auraient pourtant eu aussi des motifs légitimes de se fâcher, eux dont les dirigeants, de Barack Obama à Joe Biden, ne cessent de clamer le lien incassable (unbreakable) entre les Etats unis et la voyoucratie sioniste.
Les Juifs des USA refusent la campagne de communication anti-assimilation

Des spots vidéo illustrant le processus d’assimilation des Israéliens residant à l’étranger provoquent des remous dans la communauté juive américaine. Selon les Jewish Federations ; ce message insultant pourrait nuire aux relations entre israël et la diaspora.

Par Yitzhak Benhorin, Yediot Aharonot (Sionistan) 2 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON – Une campagne de communication lancée par le ministère de l’absorption des immigrants destinée à convaincre les Israéliens résidant à l’étranger de rentrer en Israël a provoqué une grande colère chez de nombreux Juifs Américains qui soutiennent que ces spots vidéo mettent en danger les relations d’Israël avec sa diaspora.

Trois vidéos produites par le ministère décrivent des scènes de la vie “ordinaire” des Israéliens à l’étranger et les pressent de “rentrer au pays” avant d’être «complètement assimilés.»

Suite à de nombreuses protestations de la part de Juifs Américains, la Jewish Federations of North America (JFNA) a publié la déclaration suivante : « … Tout en admettant les motivations derrière la campagne de spots vidéo, nous sommes fermement opposés à son message selon lequel les Juifs Américains ne comprennent pas Israël. Nous partageons les préoccupations de beaucoup d’entre vous qui avez fait savoir que ce message scandaleux et insultant pourrait nuire à la relation entre Israël et la diaspora.»

« C’est pourquoi nous avons fait connaître notre préoccupation aux officiels Israéliens aux Etats Unis et transmettons un courrier aux services du premier ministre pour lui demander avec force de stopper cette campagne et de reconsidérer la stratégie sous-jacente. Nous avons aussi proposé notre aide dans la redéfinition de cette démarche.»

Une des vidéos montre des grands-parents en Israël avec un chandelier d’Hannoucah derrière eux en train de discuter avec leur petite fille sur Skype. Ils lui demandent « c’est quelle fête aujourd’hui ? », à quoi elle répond joyeusement «Noël.»

En fin de vidéo, le message suivant s’incruste sur l’écran : « Ils seront toujours Israéliens. Pas leurs enfants. Aidez-les à rentrer au pays.»

Une autre vidéo qui a mécontenté les Juifs Américains suggère que des israéliens ne devraient pas épouser des non Israéliens, parce que ces derniers ne comprendront jamais des fêtes israéliennes comme la Journée du Souvenir des Soldats et des Victimes du Terrorisme.

Dans un troisième spot, on voit un enfant essayer de tirer son père de la sieste en appelant à plusieurs reprises «papa». Mais le père ne réagira que quand l’enfant finira par l’appeler «aba» (père en hébreu).



Les organes de presse américains ont pourfendu cette campagne de communication, dirigeant leur colère contre le premier ministre Benjamin Netanyahou.

Le magazine Business Insider a comparé Netanyahou au Grinch, un personnage de fiction créé par le Dr Seuss et qui est opposé aux fêtes de Noêl, tandis que le Miami Herald a publié un article intitulé «Benjamin Netanyahou en guerre contre Noël ?»

Jeffrey Goldberg, correspondant de The Atlantic, a exprimé le mécontentement de la communauté juive en écrivant: “L’idée communiqué par ces spots est que l’Amérique n’est pas un endroit pour être un bon Juif et qu’un Juif qui se soucie du destin juif devrait vivre en Israël est archaïque et aussi chutzpadik (si je puis me permettre ce terme familier).

“Le message est: Chers Juifs Américains, merci de faire pression pour l’aide militaire américaine (et pour le show formidable que vous montez chaque année pour la convention de l’AIPAC !) mais, SVP, tenez-vous à l’écart de nos fils et de nos filles, » écrit-il.

Écrit par : grossomodo | 03/12/2011

Ne serait-il pas le moment de rappeler le simple fait que plus de 500'000 libyens, égyptiens, tunisiens, marocains, sud-sahéliens, passent les frontières chaque année pour venir en Europe !

Alors parler de colonisation israélienne me fait à peine sourire, c'est ce que font les propagandistes, retourner les faits en faveur de ceux qui les commettent !

Alors que les mouvements pro-olp rassemblaient il n'y a pas 5 ans des centaines de personnes, les actuels "événements" censés lutter contre Israël ne rassemblent plus que quelques dizaines de personnes de tous bords où se côtoient petits bougillons d'extrême-droite main dans la main avec la fleur de la gauche menée par quelques héritiers du nazional-sozialismus !

Démir, merci pour ces photos, mais la prochaine fois demandez à la banque d'arafat de rendre les 25 milliards au peuple de Judée-Samarie, vous serez beaucoup plus utile !

Écrit par : Corto | 03/12/2011

Première mondiale: Isabelle a eu raison d'enlever son enfant
Isabelle Neulinger, jeune femme juive belgo-suisse, était présente ce jeudi à Bruxelles pour présenter son livre : "Jamais vous n'aurez mon fils!". Une œuvre qui relate son combat pour fuir son mari en Israël avec son fils et les répercussions internationales de sa victoire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). La victoire d’une mère à qui la justice a donné raison d’avoir enlevé son enfant.



En 1999, Isabelle part vivre à Tel-Aviv, en Israël. Là, elle y tombe amoureuse de son voisin, l’épouse et lui donne un fils, Noam. Mais au fil des années, son mari change. Il intègre un mouvement radical juif ultraorthodoxe et impose à Isabelle une pratique très stricte, "impossible à suivre", de la religion, relate l’auteure au micro de Jessica Nibelle pour RTL-TVI. "Au moment où je me suis rebellée et où j’ai décidé de le quitter, les menaces ont commencé. J’ai vraiment craint pour ma vie", confie-t-elle.



Ils fuient Israël mais Interpol les rattrape en Suisse

Face à cette peur, Isabelle choisit la fuite. Mais il lui était impensable de laisser son fils aux mains des fanatiques religieux. Elle le cache alors à l’arrière d’une voiture et fuit clandestinement Israël via le désert du Sinaï et l’Egypte. La mère et son fils s’installent en Suisse, mais Interpol l’y rattrape. Les deux pays veulent la renvoyer à Tel-Aviv avec Noam. "Si nous devions retourner en Israël, je risquerais 20 ans et mon petit garçon serait très certainement soumis à des préceptes religieux ultraorthodoxes très stricts", assure-t-elle.



La Cour européenne des Droits de l'Homme lui donne raison

Face à ce qui semble être la justice pour le père de l'enfant, elle décide de se battre. Isabelle, durant 6 longues années, réussira a passer devant toutes les juridictions possibles pour ne pas voir son fils lui être enlevé. Une première décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier 2009 avait confirmé l'arrêt du Tribunal fédéral ordonnant le retour du fils d'Isabelle en Israël en 2007. Ces deux instances s'appuyaient sur la Convention sur l'enlèvement international d'enfant, qui prévoit le retour immédiat dans l'Etat d'origine. Mais elle gagnera finalement devant la plus haute juridiction, la CEDH, en juillet 2010. La Cour a estimé que l'intérêt supérieur de l'enfant était de rester en Suisse avec sa mère car il courrait un danger physique et psychologique s’il retournait chez son père en Israël. Aujourd’hui, la petite famille vit heureuse à Lausanne, en Suisse.



Jurisprudence

Si ce cas est si étonnant, si on en parle dans les médias aujourd’hui, c’est parce qu’il fait jurisprudence dans le monde. C’était en effet la première fois qu’une Cour ne condamnait pas un parent auteur d’un enlèvement d’enfant. "Malgré que j’ai tourné la page, malgré que j’ai gagné, malgré que le cas fait jurisprudence, il reste un danger d’enlèvement et je suis obligée de vivre en regardant par-dessus mon épaule", confie encore Isabelle à RTL-TVI.



Les problèmes des femmes dans la société israélienne

Son combat a déjà changé la face de la justice mondiale: aucun rapt parental ne sera plus jamais jugé comme avant. Maintenant, elle souhaite à travers ce livre soulever des "problèmes cruciaux de la société israélienne contemporaine": la non-séparation de la religion et de l'Etat, la problématique du divorce, qui s'obtient uniquement avec l'accord du mari et devant un tribunal rabbinique, ainsi que le statut des femmes immigrées ne pouvant quitter Israël avec leur enfant mineur. Une situation qu'elle qualifie de "dramatique et inextricable".

Écrit par : patochet | 04/12/2011

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