05/12/2011

Les femmes kurdes marchent pour la liberté à Genève

APPEL A LA PRESSE ET AUX JOURNALISTES

Manifestation des femmes kurdes d'Europe à Genève

Mercredi 7 décembre 2011
11h00 Place Neuve à Genève



Prendront parole à cette occasion à Place des Nations à 14h30:

Monsieur Carlo Sommaruga, Conseiller national socialiste

 

Madame Fabienne Bugnon, ex-Présidente des Verts genevois et ancienne conseillère nationale

Madame Nursel Aydogan, Députée au Parlement de Turquie, membre du Parti de la Démocratie et de la Paix (BDP)

liberté pour oclana.jpg

 

 

 

Les femmes kurdes organisent une marche qui débutera le mercredi 7 décembre à 11 heures sur la Place Neuve à Genève et qui se terminera par un meeting à la Place des Nations. Par ailleurs, afin de faire mieux connaître leurs revendications, elles vont organiser deux journées de sit-in entre les 8 et 9 décembre sur la Place des Nations de 8 à 18 heures.

 

Elles souhaitent que les Nations-Unies dépêchent sur place un Représentant spécial pour servir de médiateur à la résolution de la question kurde en Turquie et pour s'assurer de la bonne santé, de la sécurité et de la libre mobilité d'Abdullah Öcalan. Elles attendent en outre des Nations-Unies que soit mise en place un Comité spécial pour la résolution de la question kurde sur la base du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, principe fondateur de cette organisation.

 

Comme l’Association Maison Populaire de Genève, nous soutenons cette manifestation et aimerions attirer votre attention, vous les journalistes et les membres de la presse Suisse Romande afin que ce rassemblement trouve un écho dans opinion publique Suisse et internationale.

 

Dans l’attente de vous voir, nous restons à votre disposition pour plus d’informations.

 

Veuillez nous vous prions de recevoir nos meilleurs salutations les meilleurs.

 

Genève, le 2 décembre 2011

Maison Populaire de Genève

 

======================================================================================

 

 

Appel

 

NON A L'ISOLEMENT ! LIBERTE A OCALAN-PAIX AU KURDISTAN !

 

La violence mise en œuvre par le gouvernement de l'AKP contre les Kurdes a atteint des proportions sociales et politiques inacceptables.

 

L'AKP arrête tous ceux qui osent parler

 

Tous ceux qui se prononcent pour la résolution de la question kurde se font arrêter. Le nombre de Kurdes aujourd'hui emprisonnés a atteint les 7700. Dernièrement, la surenchère de cette politique de mise sous silence a fini par atteindre des intellectuels turcs qui se prononçaient pour une résolution pacifique de la question kurde, à l'instar la professeure Busra Ersanli et de l'écrivain Ragip Zarakolu. Le cercle des arrestations poursuit son élargissement et a atteint aujourd'hui les avocats.

 

L'AKP utilise des armes chimiques

 

Le 22 octobre, sur ordre du Président de la République et membre de l'AKP, Abdullah Gul, l'armée turque a utilisé des armes chimiques proscrites par le droit international et tué 36 combattants de la liberté kurdes.

 

Une « fatwa » pour l'extermination des Kurdes

 

Fetullah Gulen, l'idéologue en chef de l'AKP, a publié courant le mois d'octobre dernier une vidéo dans laquelle il lance un « fatwa » par laquelle il demande à ses disciples « d'exterminer les Kurdes par tous les moyens possibles ».

 

La guerre menée contre les Kurdes se concrétise par l'isolement d'Abdullah Ocalan

 

42 des avocats du leader kurde, Abdullah Ocalan, ont été arrêtés sous prétexte qu'ils donnaient au KCK des informations le concernant. Pourtant le 29 novembre, lors d'une de ses allocutions le Président du KCK, Murat Karayilan, a annoncé qu'une délégation de l'Etat turc leur a remis en mains propres plus de 10 courriers rédigés par Abdullah Ocalan lui-même.

 

Voilà plus de 127 jours que l'on est sans nouvelle d'Abdullah Ocalan

 

Depuis le 27 juillet dernier toutes les entrevues d'Abdullah Ocalan avec ses avocats sont annulées ou empêchées pour des raisons insensées. Le gouvernement de l'AKP ne s'est pas contenté d'arrêter 42 avocats. Il vient de préparer une nouvelle proposition de loi vouée à empêcher définitivement toute entrevue avec Abdullah Ocalan. Elle prévoit tout simplement que toutes les visites d'avocats ou des familles sur l'ïle-prison d'Imrali soient interdites.

 

L'AKP est un danger pour la Turquie comme pour tout le Moyen-Orient

 

Pourtant depuis 2006, l'Etat turc dialoguait avec Abdullah Ocalan sur l'Île d'Imrali. Sur la base de ces entretiens trois protocoles d'accord ont été signés entre les parties en juin 2011 et soumis au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Voici la réponse apportée à ces protocoles par le premier ministre turc lors de sa campagne électorales pour les législatives du 12 juin 2011 : « si j'avais été au gouvernement en 1999, j'aurais fait pendre Abdullah Ocalan ». Cette prise de position était un étalon clair de la politique kurde l'AKP à venir. A la suite de l'importante victoire remportée par le bloc démocrate emmené par le BDP lors des élections du 12 juin, l'AKP a décidé de renforcer sa politique de violence. Aujourd'hui, on peut dire que cette politique de violence s'est transformée en terreur de l'AKP. Cette politique entraîne la Turquie vers une sérieuse instabilité et, de manière plus générale, elle menace tout le Moyen-Orient. Ainsi que chacun le sait, l'AKP cherche au Moyen-Orient à faire renaître de ses cendres l'Empire Ottoman. C'est pourquoi, il menace aussi ouvertement l'Iran et la Syrie alors même que la Turquie est tout sauf un Etat de droit.

 

L'existence d'Abdullah Ocalan est une condition si ne qua non à la paix au Kurdistan

 

Le rôle du Président du peuple Kurde, Abdullah Ocalan, est primordial dans la résolution de la question kurde. Lors de ses échanges avec l'Etat turc, il a à chaque fois développé de nouveaux concepts et fait de nouvelles propositions pour la paix. Ayant opté pour une politique de mise au silence d'Abdullah Ocalan le 27 juillet 2011, l'AKP a considérablement fait accroître la violence au Kurdistan. Cette violence contre les Kurdes a pris des proportions telles qu'à la suite du tremblement de terre survenu à Van, l'AKP a adopté une position ouvertement raciste à l'encontre de la population de Van. Le gouvernement a ainsi empêché l'aide humanitaire d'être acheminée à Van. C'est la voie choisie par l'AKP pour punir le peuple de Van qui avait refusé de voter pour lui lors des législatives du 12 juin. A Van, cette tragédie humaine se poursuit aujourd'hui encore.

 

Appel aux Nations-Unies

 

L'AKP doit être immédiatement stoppé par des interventions internationales. La sécurité et la santé d'Abdullah Ocalan doivent être assurées pour une parfaite résolution de la question kurde. Afin qu'il puisse oeuvrer aisément à la résolution de cette question, on doit lui permettre d'agir plus librement. L'arrestation des 42 avocats d'Abdullah Ocalan est comprise par les Kurdes comme une véritable déclaration de guerre politique, ce qui en soit laisse présager des demains très dangereux. Pour toutes ces raisons, il est nécessaire que les Nations-Unies interviennent immédiatement. A l'heure actuelle, le gouvernement de l'AKP ne connaît plus les frontières posées par le droit international et ne prend plus au sérieux les critiques qui lui sont adressées. En fait, pour l'AKP le mutisme des institutions internationales est synonyme d'une acceptation de la politique qu'il mène. Les Nations-Unies sont dotées de nombreux moyens pour intervenir et empêcher les affrontements. L'ONU dispose de moyens politiques, diplomatiques et économiques.

 

Nos revendications

 

Nous souhaitons que les Nations-Unies dépêchent sur place un rapporteur spécial pour suivre la résolution de la question kurde en Turquie et contrôler la santé, la sécurité et la libre mobilité d'Abdullah Ocalan. Nous attendons en outre des Nations-Unies que soit mise en place un Comité spécial pour la résolution de la question kurde sur la base du droit des peuples à disposer librement d'eux-mêmes, principe fondateur de cette organisation.

 

Notre action

 

Nous, femmes kurdes, organisons une marche qui débutera le 7 décembre à 10 heures sur la Place Neuve de Genève pour se terminer par un meeting. Par ailleurs, afin de voir nos revendications acceptées nous allons organiser deux journées de sit-in, les 8-9 décembre, sur la Place des Nations-Unies de 8 à 18 heures.


Soutenez-nous !

 

La politique de terreur de l'AKP touche en priorité les Kurdes, mais elle risque de s'étendre à tous les peuples du Moyen-Orient. Soutenez-nous pour que nous puissions tous ensemble mettre un terme à cette politique de terreur de l'AKP. N'hésitez pas à adresser nos revendications aux Nations-Unies comme étant aussi les vôtres. Nous attendons que tous participiez à notre marche et à nos sit-in.

 

Mouvement des Femmes Kurdes d'Europe

c/o Association Culturelle Kurde

Rue des Savoises 151205 Genève

Tél.: 022 328 19 84 Natel.: 079 506 74 92

 

30 novembre 2011

=============================================================================

 

 

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

16:11 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.