31/01/2012

La neige ne fait pas taire les kurdes!

La neige ne fait pas taire les kurdes

Environ 500 Kurdes de différents pays européens se sont rassemblés ce matin devant le palais Wilson à 10h00, appelés par la Confédération Kurde en Europe KON-KURD, pour la reconnaissance de leurs droits et l'octroi d'un statut juridique. La neige et le froid ne les ont pas empêché de lutter.

Ils se sont rendus à midi sur la place des Nations, puis une déclaration a été faite à la presse à 14h00.

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Demain matin à 8h00 ils commenceront leur marche à la Place Neuve, pour traverser la Suisse, à pied. Par cette marche, ils réitèrent une fois encore leur souhait de liberté qui leur a toujours fait défaut mais pour laquelle ils n’ont jamais cessé de lutter. La délégation arrivera le 18 février à Strasbourg, où une grande manifestation internationale doit avoir lieu.

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De Genève à Strasbourg
Nous marchons pour exister et la liberté
Pour reconnaissance des Kurdes et la liberté pour Öcalan !


Alors qu'ils sont plus de 40 millions, les Kurdes en tant que peuples ne peuvent pas bénéficier des attributions, droits et libertés, liées à cette qualité. La raison première en est que le 24 juillet 1923 à Lausanne, les Etats occidentaux ont choisi, par le biais du Traité de Lausanne, de partager le territoire kurde entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Avec ce traité l'existence des Kurdes a été niée et ils se sont retrouvés sans aucun statut juridique et livrés en pâture aux Etats colonisateurs.


Depuis cette date, le peuple Kurde est victime de la répression et des attaques de chacun de ces quatre Etats. Plusieurs tentatives de génocide ont eu lieu, comme à Halapca, Dersim ou Zilan, en plus de la volonté affirmé des Etats d'exterminer culturellement et politiquement les Kurdes.

Aujourd'hui encore, des interdictions pèsent sur la langue kurde, leurs habitations sont détruites et des milliers d'entre eux emprisonnés et torturés. La nature au Kurdistan n'est pas non épargnée : les bombardements incessants et la construction de barrages à tout va sont les principaux vecteurs de cette destruction.

Faisons un rapide bilan de cette politique sur ces deux dernières années :

  • 8000 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des députés, des Maires, des avocats, des journalistes, des dirigeants politiques locaux, des membres des mouvements féminins, des académiciens et de nombreux intellectuels, plus de 5000 d'entre eux ont été incarcérés dans le cadre de la soi-disant « loi anti-terroriste ».

  • Pendant cette période de gouvernance de l'AKP, plus de 200 enfants ont été tués.

  • A plusieurs reprises des armes chimiques ont été utilisées.

  • Des opérations militaires extraterritoriales sont menées en violation du droit international.

  • Le 28 décembre dernier, à Uludere, les chasseurs-bombardiers de l'armée turque ont attaqué un convoi de villageois et tués plus de 34 civils kurdes. Une vingtaine d’entre eux avaient moins de 18 ans.
C'est grâce à une résistance acharnée contre la terreur d'Etat dont ils sont victimes depuis le Traité de Lausanne que les Kurdes ont réussi à se préserver et échapper à l'extermination physique et culturelle.

Les Etats membres de l'UE et les institutions internationales vont à l'encontre de leurs propres valeurs.
Il est évident que si ce n'était pas l'appui de puissances comme les Etats Unis, Israël et l'Union Européenne, toutes soucieuses de préserver leurs intérêts économiques et politiques, cette politiques de destruction menée à l'encontre des Kurdes ne serait pas possible. D'ailleurs, ces mêmes puissances internationales n'hésitent pas aujourd'hui à qualifier les mouvements kurdes qui se battent contre cette injustice de « terroristes ». Cette situation est un passe droit accordée aux politiques génocidaires des puissances régionales contre les Kurdes, à commencer par celles de la Turquie.

L'exemple le plus frappant, c'est la situation du Président Abdullah Ocalan. Le 15 février 1999, il a été kidnappé et amené en Turquie de manière illégale grâce à un complot international orchestré par les Etats Unis, Israël et des Etats membres de l'UE. Depuis cette date, il est maintenu isolé sur l'ïle-prison d'Imrali.


Monsieur Abdullah Öcalan est sous une isolation totale contre tout droit international. il est clair que cette situation va aussi à l'encontre des principes du droit turc lui-même. Empêcher sa famille de lui rendre visite, c'est avant tout un choix politique : le gouvernement AKP souhaite utiliser cet arme pour empêcher les Kurdes de revendiquer leurs droits et libertés les plus élémentaires. C'est véritablement un système Proto-Guantanamo qui a été mis en place à Imrali et les institutions internationales qui restent silencieuses face à cette évolution sont en train de piétiner leurs propres normes.

Nous attendons des puissances telles que l'Union Européenne, l'OTAN, les Etats Unis et la Russie qu'elles utilisent leurs relations et leur pouvoir de dissuasion afin d'amener les Etats colonisateurs du Kurdistan à reprendre le dialogue avec les Kurdes. Nous demandons à l’ONU d’envoyer une mission en Turquie. Nous appellons aussi Conseil de l’Europe et CPT qu’elles doivent prendre leur responsabilité par rapport la situations alarmante du peuple kurde et son leader Monsieur Öcalan en Turquie!
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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org


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30/01/2012

105 journalistes en prison, RSF et CPJ sévèrement critiqués

Turquie : 105 journalistes en prison, RSF et CPJ sévèrement critiqués


Alors que le nombre des journalistes emprisonnés par le régime turc s’élève à 105, les organisations internationales de défense de la liberté de la presse évitent toujours de placer ce pays au premier rang de leur liste noire.

Un autre journaliste kurde, Aziz Tekin, qui travaille pour « Azadiya  Welat », seul quotidien en langue kurde, a été emprisonné samedi 28 janvier par un tribunal de Kiziltepe, dans la région de Mardin, pour incitation à participer à la campagne « je me dénonce », lancée par le principal parti kurde BDP pour protester contre les arrestations massives dans le cadre de l’affaire KCK.  Le journaliste avait été arrêté par la police avec dix autres personnes, tous membres du parti kurde.

Le 24 janvier, le correspondant de l’agence de presse kurde DIHA, Murat Ciftci,  avait été arrêté à Urfa et envoyé à la prison de type F (haute sécurité) de la même ville.

La Plateforme de soutien aux journalistes emprisonnés (TGDP) a condamné fermement l’arrestation sans cesse de journalistes et a appelé les autorités à les libérer immédiatement. Selon la Plateforme, le nombre des journalistes en prison s’élève à 105 dont 19 responsables et rédacteurs en chef.

71 journalistes emprisonnés sont des kurdes

Au moins 71 d’entre eux sont des kurdes, parmi eux 28 journalistes de DIHA, 16 du seul quotidien en langue kurde Azadiya Welat, dont quatre anciens rédacteurs en chef et un directeur de publication, 12 du journal Özgür Gündem et deux de l’agence de presse Firat, selon un décompte de l’ActuKurde à partir de la liste publié par la Plateforme.

RSF et CPJ critiqués

La Plateforme a sévèrement critiqué les Reporters sans frontières (RSF), basé à Paris, et  le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux États-Unis, qui refusent de considérer la Turquie comme la plus grande prison du monde pour les journalistes.

La Turquie a été classée à la 148e place sur les 179 pays, devant le Cuba (167), Chine (174), Iran (175) et la Syrie (176), dans le classement de la liberté de la presse 2011/2012 du RSF, publié le 25 janvier.
(RSF: Classement mondial de la liberté de la presse 2011-2012)

De son coté, le CPJ avait récemment affirmé que les prisons turques ne comptent que huit journalistes, suivant la ligne officielle du gouvernement AKP, parti au pouvoir du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui qualifie les journalistes de « terroristes », de « violeurs » ou d’«assassins ».

« Le classement du RSF n’a aucune base » a dénoncé la Plateforme, affirmant que le nombre total des journalistes emprisonnés dans les pays comme la Chine, Iran et Erythrée (179) n’est pas connu dans les rapports de l’organisation française. Si le nombre n’est pas précis, déclarer la Chine comme la plus grande prison pour les journalistes n’est pas réaliste, constate la Plateforme. Il s’agit de mettre la Chine et l’Iran au cœur de la cible, conformément à la politique extérieure des Etats-Unis, souligne-t-elle.

Selon le gouvernement, ils sont des violeurs non journalistes

Le 27 janvier, le premier ministre turc avait accusé les journalises en prison d’« assassins de policiers », de « violeurs » et de « personnes commettant des crimes liés au terrorisme », lors d’une cérémonie organisée par le journal Zaman, porte-parole de la Confrérie de Fethullah Gulen.

Aucun journaliste n’a été arrêté pour des faits cités par le premier ministre. Ils ont en prison pour avoir osé avec détermination de critiquer le gouvernement. Le seul journaliste qui avait été emprisonné pour le « viol » était un proche du gouvernement. Il s’agit de Huseyin Uzmez, âgé de 78 ans, arrêté pour abus sexuel sur une fillette de 14 ans. Il avait été libéré le 9 mars 2011, après avoir passé deux ans en prison. Cette libération qui intervenait au lendemain de la marche des femmes à travers le pays contre la violence avait une fois de plus montré le vrai visage du gouvernement.

 

 

 

 

La liste ci-dessous indique les noms de 25 prisonniers avec la mention des médias pour lesquels ils avaient fonctionné et la prison où ils sont gardés :

1- Abdulcebbar Karabeğ, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Temsilcisi, Hatay Kapalı Cezaevi
2- Abdullah Çetin, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Kurtalan Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
3- Ahmet Akyol, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Adana Muhabiri, Ceyhan M Tipi Kapalı Cezaevi, Adana
4- Ahmet Birsin, Gün TV Genel Yayın Koordinatörü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
5- Ahmet Şık, Gazeteci-Yazar, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
6- Ali Buluş, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Karaman-Ermenek M Tipi Cezaevi
7- Ali Çat, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Çalışanı, İskenderun E Tipi Kapalı Cezaevi
8- Ali Konar, Azadiya Welat Gazetesi Elazığ Temsilcisi, Malatya E Tipi Cezaevi
9- Aydın Yıldız, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Gaziantep H Tipi Cezaevi
10- Ayşe Oyman, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
11- Aziz Tekin, Azadiya Welat Gazetesi Mardin Temsilcisi, Mardin E Tipi Kapalı Cezaevi
12- Baha Okar, Bilim ve Gelecek Dergisi Editörü, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
13- Bahar Kurt, Tavır Dergisi Sahibi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
14- Barış Pehlivan, Odatv İnternet Sitesi Genel Yayın Yönetmeni, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
15- Barış Terkoğlu, Odatv İnternet Sitesi Haber Müdürü, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
16- Bayram Namaz, Atılım Gazetesi Yazarı, Edirne 1 Nolu F Tipi Cezaevi
17- Bayram Parlak, Gündem Gazetesi Mersin Temsilcisi, Karaman-Ermenek M Tipi Cezaevi
18- Bedri Adanır, Aram Yayınları Sahibi ve Genel Yayın Yönetmeni, Kürtçe Hawar Gazetesi Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
19- Behdin Tunç, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Şırnak Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
20- Cengiz Kapmaz, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
21- Cihan Deniz Zarakolu, Belge Yayınları Editörü ve Çevirmeni, Kocaeli 2 Nolu F Tipi Cezaevi
22- Cihan Gün, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
23- Coşkun Musluk, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
24- Çağdaş Kaplan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
25- Çağdaş Ulus, Vatan Gazetesi İstanbul Muhabiri, Kandıra F Tipi Cezaevi
26- Davut Uçar, Etik Ajans Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
27- Deniz Kılıç, Azadiya Welat Gazetesi Batman Temsilcisi, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
28- Dilşah Ercan, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Çalışanı, Karataş Kadın Kapalı Cezaevi, Adana
29- Dilek Demiral, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
30- Dilek Keskin, Atılım Gazetesi Muhabiri, Gebze M Tipi Cezaevi, Gebze/KOCAELİ
31- Doğan Can Baran, Odak Dergisi Yazarı, Kandıra F Tipi Cezaevi
32- Doğan Yurdakul, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
33- Erdal Süsem, Eylül Dergisi Editörü, Edirne F Tipi Cezaevi
34- Erdoğan Altan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Batman Muhabiri, Batman M Tipi Cezaevi
35- Erol Zavar, Odak Dergisi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Şair, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
36- Ertuş Bozkurt, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
37- Eser Sevgül, Halkın Günlüğü Gazetesi Diyarbakır Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
38- Fatma Koçak, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Yazı İşleri Müdürü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
39- Faysal Tunç, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Şırnak Muhabiri, Kalkandere L Tipi Cezaevi
40- Ferhat Çiftçi, Azadiya Welat Gazetesi Gaziantep Temsilcisi, Gaziantep H Tipi Cezaevi
41- Feyyaz Deniz, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Muhabiri, Bolu F Tipi Cezaevi
42- Füsun Erdoğan, Özgür Radyo Eski Genel Yayın Koordinatörü, Kandıra 2 Nolu T Tipi Cezaevi, KOCAELİ
43- Hakan Soytemiz, Red ve Enternasyonal Dergilerinin Yazarı, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
44- Halit Güdenoğlu, Yürüyüş Dergisi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
45- Hamdiye Çiftçi, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Hakkari Muhabiri, Bitlis E Tipi Kapalı Cezaevi
46- Hatice Duman, Atılım Gazetesi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Gebze M Tipi Cezaevi, Gebze/KOCAELİ
47- Hüseyin Deniz, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Çalışanı, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
48- İhsan Sinmiş, Azadiya Welat Gazetesi Çalışanı, Adana F Tipi Cezaevi
49- İsmail Yıldız, Dersim Gazetesi Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
50- Kaan Ünsal, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
51- Kadri Kaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Bölge Bürosu Temsilcisi, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
52- Kazım Şeker, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
53- Kenan Karavil, Radyo Dünya Yayın Yönetmeni, Adana Kürkçüler F Tipi Cezaevi
54- Kenan Kırkaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Temsilcisi, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
55- Mazlum Özdemir, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
56- Mehmet Emin Yıldırım, Azadiya Welat Gazetesi Genel Yayın Yönetmeni, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
57- Mehmet Güneş, Türkiye Gerçeği Dergisi Yazarı, Tekirdağ 2 Nolu F Tipi Cezaevi
58- Mehmet Karaaslan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Birecik Cezaevi
59- Mehmet Karabaş, haberdiyarbakir.org Yayın Yönetmeni Yardımcısı, Batman Postası Yazarı, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
60- Mehmet Yeşiltepe, Devrimci Hareket Dergisi Çalışanı, Gazeteci-Yazar, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
61- Murat Aydın, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Muş Muhabiri, Bayburt M Tipi Cezaevi
62- Murat Çiftçi, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Muhabiri, Urfa E Tipi Cezaevi
63- Murat İlhan, Azadiya Welat Gazetesi Diyarbakır Çalışanı, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
64- Musa Kurt, Kamu Emekçileri Cephesi Dergisi Yazı İşleri Müdürü, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
65- Mustafa Gök, Ekmek ve Adalet Dergisi Ankara Temsilcisi, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
66- Müyesser Yıldız, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
67- Naciye Yavuz, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Ankara Kadın Kapalı Cezaevi
68- Nahide Ermiş, Demokratik Modernite Dergisi Yayın Kurulu Üyesi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
69- Nedim Şener, Milliyet Gazetesi Muhabiri, Silivri 2 Nolu Kapalı L Tipi Cezaevi
70- Nevin Erdemir, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
71- Nilgün Yıldız, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mardin Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
72- Nurettin Fırat, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
73- Nuri Yeşil, Azadiya Welat Gazetesi Dersim Temsilcisi, Elbistan E Tipi Cezaevi
74- Oktay Candemir, Gazeteci, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Eski Muhabiri, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
75- Ozan Kılınç, Azadiya Welat Gazetesi Eski İmtiyaz Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
76- Ömer Çelik, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
77- Ömer Çiftçi, Demokratik Modernite Dergisi İmtiyaz Sahibi, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
78- Ömer Faruk Çalışkan, Özgür Halk Dergisi Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
79- Pervin Yerlikaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
80- Ragıp Zarakolu, Gazeteci-Yazar, Belge Yayınları Sahibi ve Yayın Yönetmeni, Türkiye Yayıncılar Birliği Yayımlama Özgürlüğü Komitesi Başkanı, Kocaeli 2 Nolu F Tipi Cezaevi
81- Ramazan Pekgöz, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
82- Rohat Emekçi, Diyarbakır Gün Radyo Spikeri, Mardin E Tipi Kapalı Cezaevi
83- Ruken Ergün, Azadiya Welat Gazetesi Eski İmtiyaz Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Adana-Karataş Kadın Kapalı Cezaevi
84- Sadık Topaloğlu, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Urfa Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
85- Sait Çakır, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
86- Sebahattin Sumeli, Özgür Halk Dergisi Editörü, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
87- Sedat Şenoğlu, Atılım Gazetesi Genel Yayın Koordinatörü ve Gazeteci- Yazar, Edirne 1 Nolu F Tipi Cezaevi
88- Selahattin Aslan, Demokratik Modernite Dergisi Çalışanı, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
89- Semiha Alankuş, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
90- Sevcan Atak, Özgür Halk Dergisi Editörü, Karataş Kadın Cezaevi, Adana
91- Seyithan Akyüz, Azadiya Welat Gazetesi Adana Temsilcisi, İskenderun M Tipi Cezaevi
92- Sibel Güler, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
93- Sinan Aygül, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Bitlis Muhabiri, Muş E Tipi Cezaevi
94- Soner Yalçın, Odatv İnternet Sitesi İmtiyaz Sahibi, Gazeteci-Yazar, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
95- Songül Karatagna, Özgür Gündem Gazetesi Çalışanı, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi, İstanbul
96- Şahabettin Demir, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Van Muhabiri, Bitlis E Tipi Cezaevi
97- Tayyip Temel, Azadiya Welat Gazetesi Eski Genel Yayın Yönetmeni ve Yazarı, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
98- Turabi Kişin, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
99- Turhan Özlü, Ulusal Kanal TV Genel Yayın Yönetmeni, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
100- Vedat Kurşun, Azadiya Welat Gazetesi Eski Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
101- Yalçın Küçük, Gazeteci-Yazar, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
102- Yüksel Genç, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
103- Zeynep Kuray, Birgün Gazetesi İstanbul Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
104- Ziya Çiçekçi, Özgür Gündem Gazetesi İmtiyaz Sahibi ve Sorumlu Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
105- Zuhal Tekiner, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İmtiyaz Sahibi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi

http://tutuklugazeteciler.blogspot.com/

La plate-forme de solidarité des journalistes Emprisonné (TGDP)


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28/01/2012

Pour la justice et la paix de Genève à strasbourg

 

Communiqué de presse


La Confédération Kurde en Europe KON-KURD organise une marche qui partira de Genève jusqu’à Strasbourg. A travers celle-ci, les kurdes demanderont la reconnaissance de leurs droits et l'octroi d'un statut juridique.


Nous entamons une longue marche qui débutera le 31 janvier 2012 à 10h00 devant le Palais de Wilson à Genève. Ensuite nous nous déplacerons sur la place des Nations. Une déclaration à la presse sera faite à 14h00. Le lendemain à 8h00 nous commercerons à marcher depuis Place Neuve. Par cette marche, nous allons réitérer une fois encore notre souhait de liberté qui nous a toujours fait défaut mais pour laquelle nous n'avons jamais cessé de lutter. Nous demanderont aux Nations Unies de nous reconnaître comme peuple.

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L'autre point de passage important de notre marche sera Strasbourg : ici, nous appellerons les grandes institutions internationales que sont le Conseil de l'Europe et le CPT afin de leur rappeler qu'elles doivent prendre leurs responsabilités dans le cas de Monsieur Ocalan qui sous l’isolation totale depuis plus six mois  et les agissements autocratique de gouvernement Turc d’AKP envers le peuple Kurde.


A travers cette longue marche, nous appellerons des puissances telles que l'Union Européenne, l'OTAN, les Etats Unis et la Russie qu'elles utilisent leurs relations et leur pouvoir de dissuasion afin d'amener les Etats colonisateurs du Kurdistan à reprendre le dialogue avec les Kurdes. Nous les appelons à agir pour qu'une solution durable, aboutissant à la reconnaissance et à la garantie des droits du peuple Kurde dans chacun des Etats, puissent émerger.

Enfin, nous appelons toutes les institutions, personnalités et organisations soucieuses de démocratie, de liberté, de justice, de paix et des droits de l'homme à nous soutenir et à participer à cette marche. Nous espérons que la presse et l'opinion seront attentives à notre démarche.

Comme comité d’organisation nous invitons membre de la media de venir nous soutenir soit avec leurs présence ou en faisant une allocatin pour montrer leurs solidarité avec la cause du peuple kurde

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25/01/2012

11 ans de prison requis pour trois œufs

Turquie: 11 ans de prison requis pour trois œufs

yigit_ergun.jpgLe parquet d’Istanbul a demandé  11 ans de prison contre  un étudiant arrêté en possession de trois œufs à l’entrée de l’université d’Istanbul, lors d’une visite du président turc.

Selon l’acte d’accusation du parquet de la République,  la police a trouvé trois œufs dans le sac de l’étudiant en droit Yigit Ergun, à l’entrée de l’université lors de la visite du président Abdullah Gul, le 14 décembre 2011.

« AKP, trois œufs ne te suffisent pas. Dégage ! L’université nous appartient » aurait crié l’étudiant, ne pouvant entrer à l'université, toujours selon le parquet qui a demandé 44 mois de prison pour chaque œuf, sous l’accusation d'outrage et résistance à la police.

Attendant son procès, l’étudiant, âgé de 19 ans, a refusé l’accusation d’outrage, affirmant que la peine requise contre lui est « ridicule ».  

Le 24 janvier, au lendemain de l’inculpation, les Collectifs des étudiants se sont rassemblés dans le campus de l’universite de Beyazit à Istanbul pour dénoncer l’accusation du parquet. Ils ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire « 11 ans ne suffisent pas. Emprisonnez-nous aussi »

Cette absurdité de la justice turque n’est pas la première. Les réquisitoires, basés sur le seul travail de la police, notamment les écoutes téléphoniques, sont un ramassis de mensonges, remplis d’incohérences et de "preuves" non crédible.

Le seul crime de Cihan Kirmizigul, l’un des 500 étudiants emprisonnés en Turquie, est d’avoir porté le pouchi (keffieh) kurde. Le 20 février 2010, il se trouvait par hasard  à un arrêt de bus près duquel une manifestation « illégale » avait eu lieu deux heures plus tôt, quand des policiers sont venus l’arrêter pour le seul motif d’avoir un pouchi autour de son cou. Le procès s’est ouvert le 9 décembre 2011 devant la 14e cour d’assises d’Istanbul et ajourné au 23 mars 2012.  Une peine de 45 ans de prison a été requise contre ce jeune étudiant qui continue de rester en prison.

Ferhat Tuzer et Berna Yilmaz, deux figures du mouvement étudiant contre le Conseil de l'Enseignement Supérieur (YOK), l'héritage de la junte militaire de 1980, ont passé 18 mois en prison pour avoir demandé « l’enseignement gratuit » lors d’un déplacement du premier ministre Erdogan à Istanbul, avant d’être libérés le 6 octobre 2011.


http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/250112/turqui...

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24/01/2012

Le Parlement français a définitivement adopté la pénalisation du génocide arménien

 

Le Parlement a définitivement adopté lundi soir, après un ultime vote du Sénat, la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, suscitant immédiatement le courroux de la Turquie.

Au terme d'un débat de plus de sept heures et alors que plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés pendant tout l'après-midi autour du palais du Luxembourg, les sénateurs ont adopté le texte par 127 voix contre 86. 237 sénateurs (sur 347) ont seulement pris part au vote.

Avec ce vote conforme (sans modification) du Sénat, la proposition est définitivement adoptée par le Parlement français.

Déjà adoptée par les députés le 22 décembre, la proposition prévoit un an de prison et 45.000 euros d'amende en cas de contestation ou de minimisation de façon outrancière d'un génocide reconnu par la loi française.

Deux génocides, celui des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale et celui des Arméniens, sont reconnus, mais seule la négation du premier était pour l'instant punie.

Représentant le gouvernement, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, a justifié la proposition de loi de la députée UMP Valérie Boyer par la nécessité pour "notre société (...) de lutter contre le poison négationniste".

"Cette proposition de loi participe d'un mouvement généralisé de répression des propos racistes et xénophobes. Elle n'est pas une loi mémorielle", a argué le ministre.

Le vote final du texte est intervenu en dépit des critiques émanant de membres éminents du gouvernement comme Alain Juppé (Affaires étrangères) et Bruno Le Maire (Agriculture).

La proposition de loi a profondément divisé les sénateurs, beaucoup plus que les députés, tous partis confondus, même si une majorité a finalement été trouvée en faveur d'un texte défendu par le président Nicolas Sarkozy et bénéficiant du soutien des deux principaux groupes, UMP et PS.

A quelques mois d'échéances électorales majeures, l'UMP et le PS ne comptaient pas se passer des voix de la communauté arménienne, la plus importante d'Europe occidentale (environ 600.000 membres). (AFP, 23 jan 2012)

Ankara dénonce un "acte irresponsable"


Le ministère turc des Affaires étrangères a "condamné fermement" le vote, dénonçant un "acte irresponsable" de la part de la France.

"La Turquie n'hésitera pas à rapidement mettre en oeuvre comme bon lui semble les mesures prévues" contre la France, souligne un communiqué, dans une référence à de nouvelles sanctions contre Paris.

Le document accuse en outre la France d'avoir "transformé en victime" les relations turco-françaises, pour des visées électoralistes.

"Il s'agit d'une initiative très malencontreuse au nom de la politique française", ajoute le communiqué.

Le Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, devait s'exprimer mardi, lors du discours qu'il prononce chaque semaine devant les députés de son parti.

Après un premier vote du texte, par les députés français le 22 décembre, M. Erdogan avait très vivement réagi, gelant la coopération politique et militaire avec la France, son allié de l'Otan, et dénonçant un "génocide" commis par les colonisateurs français en Algérie.

Mais, fait rarissime sur la scène politique turque, il était rejoint dans sa colère par le principal parti d'opposition.

"Les Turcs ne peuvent pas croire que le pays de Voltaire et Diderot voudrait bafouer la liberté d'expression par une loi qui les viserait, eux, d'abord. Foin d'hypocrisie, c'est une loi contre les Turcs", déclarait le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), Kemal Kiliçdaroglu, dans une lettre au candidat à l'élection présidentielle française, François Hollande.

"Si le Parlement français s'obstine à voter des +lois+ antiturques et inconstitutionnelles, cela ne pourra que porter gravement atteinte, non seulement à l'image de la France, mais aussi à celle de l'Union européenne, qui sera perçue comme déloyale et hostile", ajoutait le chef de ce parti fondé par Atatürk.

Le parti d'opposition nationaliste MHP, troisième force politique du pays, avait également dénoncé le texte.

Lundi, quelques heures avant le vote des sénateurs français, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a lui aussi fait ressortir l'indignation de son pays.

La Turquie d'aujourd'hui, a-t-il dit, "n'est plus la Turquie de 2001", lorsque le Parlement français avait reconnu le génocide arménien.

Pays émergent, membre du G20, interlocuteur incontournable au Proche-Orient avec des frontières ultra-sensibles avec la Syrie, l'Irak et l'Iran, exemple du mariage réussi de la démocratie et de l'islam pour certains pays arabes, la Turquie fait entendre "qu'on peut moins qu'avant lui donner des leçons", selon un diplomate occidental à Ankara.

Symptôme de la profonde vexation turque, le maire d'Ankara, Melih Gökçek, membre du parti majoritaire AKP, avait annoncé après le vote des députés français que la municipalité débaptiserait des rues portant des noms français.

De même, avait-il ajouté, la municipalité fera ériger, près de l'ambassade de France, un monument à la mémoire des victimes algériennes de la colonisation française.   (AFP, Michel SAILHAN, 24 jan 2012)

Erevan: vote "historique" de la France sur le génocide

Le vote par le Sénat français d'une loi condamnant la négation du génocide arménien est une "initiative historique qui contribuera à prévenir d'autres crimes contre l'humanité", a déclaré mardi Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères.

"Ce jour sera écrit en lettres d'or non seulement dans l'histoire de l'amitié entre les peuples arménien et français, mais également dans les annales de la protection des droits de l'Homme à travers le monde", a assuré le ministre dans un communiqué.

Ce vote "va en plus consolider les mécanismes existants de prévention des crimes contre l'humanité", poursuit le communiqué.

L'Arménie et la diaspora arménienne font campagne depuis longtemps pour obtenir une qualification internationale de génocide des massacres d'Arméniens perpétrés pendant la Première guerre mondiale malgré les dénégations de la Turquie.

Cette question a empoisonné les relations des deux pays voisins dont les frontières restent fermées et continue à passionner les Arméniens à travers le monde.

M. Nalbandian a souligné que le vote français était "la suite logique" de la reconnaissance par la France en 2001 du fait que les massacres des Arméniens constituaient un génocide.

"La France a réaffirmé son rôle pivot comme défenseur authentique des valeurs humaines universelles", affirme encore le communiqué. (AFP, 24 jan 2012)

http://www.info-turk.be/401.htm#Parlement

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22/01/2012

World Economic Forum (WEF) et les « émeutiers » Suisses

Le 21 janvier 2012, environ 200 personnes avaient été réunies à Berne pour protester contre la tenue du Forum économique mondial (WEF) la semaine prochaine à Davos. C’était sans compter la réaction disproportionnée de la police bernoise. En effet, cette dernière a encerclé dès le départ les deux groupes de manifestants (environ deux cents personnes en tout) aux alentours de la gare, les empêchant de manifester. A tel point que même le soussigné, pourtant membre de la European Press Federation (EPF) et présent sur les lieux pour couvrir l’événement, a été retenu pendant près d’une heure et empêché de faire son travail. L’annonce de la police bernoise de porter plainte contre 153 personnes « pour émeute » doit certainement être prise comme une plaisanterie, étant donné qu’il y avait au moins cinq policiers par manifestant et « ces émeutiers » n’ont pratiquement pas pu bouger. Si la Suisse a le droit d’accueillir la réunion du WEF, elle doit également assurer la liberté d’expression et de manifestations, éléments indispensables de toute démocratie digne de ce nom. D’autant plus que les crises multiples (économique, sociale, financière, environnementale, etc.) qui traverse le monde depuis quelques années, avec des conséquences désastreuses, nécessitent certainement un débat ouvert sur les causes de ces crises et il faut savoir entendre des voix discordantes. Les citoyens de ce pays (dont les fameux « émeutiers ») méritent au moins autant de protection, de sécurité et de respect que certains dirigeants (politiques ou économiques) invités du WEF qui sont pourtant responsables de la situation désastreuse dans le monde.

Demir SÖNMEZ

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Manifestation anti-WEF pris en otage par la police!

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Manifestation anti-WEF pris en otage par la police!

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20/01/2012

2012 Rousseau pour tous sur son île rénovée

2012 Rousseau pour tous sur son île rénovée

C’est parti! Aujourd’hui l’île Rousseau a retrouvé ses promeneurs et à la même occasion a connu le début des célébrations du tricentenaire de son illustre philosophe. Dans une cérémonie qui a connu un grand succès et surtout une couverture médiatique très suivie en présence des autorités cantonales et fédérales. Ont pris part aux réjouissances Alain BERSET (conseiller fédéral), Pierre Losio (président du grand conseil), Charles BEER (conseiller d’Etat),  Pierre Maudet (Maire de la ville), sami Kanaan (responsable du département de la culture) et Remy PAGANI (responsable du département de l’aménagement).

En présence des autorités municipales, cantonales et fédérales, cette cérémonie officielle est l’occasion de rappeler l’importance des commémorations en l’honneur du citoyen de Genève pour notre ville, de présenter les grandes lignes de sa riche programmation qui jalonnera l’année 2012 et de donner les principaux aspects de rénovation de l’Ile Rousseau. Celle-ci a retrouvé sa configuration d’origine avec entre autres la statue de Jean-Jacques Rousseau retournée selon sa première orientation et le pavillon selon sa silhouette initiale.

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18/01/2012

Scandale: les commanditaires supposés de l'assassinat de Dink acquittés!

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Un tribunal d'Istanbul a condamné le mardi 17 janvier 2012 un suspect à la prison à vie pour son rôle d'instigateur dans l'assassinat en 2007 du journaliste arménien Hrant Dink mais a jugé que cet assassinat ne relevait pas d'un complot. Yasin Hayal, 31 ans, a écopé d'une peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité, pour avoir "incité avec préméditation" à tuer le journaliste tandis que 19  commanditaires ou complices supposés ont été acquittés.

Le tribunal n'a pas retenu l'accusation d'appartenance à une organisation terroriste, une décision dénoncée par les avocats de la victime qui ont toujours réclamé une enquête plus approfondie, jugeant que le meurtre relevait d'un crime organisé impliquant certains fonctionnaires de la sûreté.

Yasin Hayal, 31 ans, s'est vu infliger la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, pour avoir "incité avec préméditation" le jeune Ogün Samast à tuer le journaliste, abattu de deux balles dans la tête le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal, le quotidien bilingue turc-arménien Agos.

La justice turque a déjà condamné en juillet 2011 à près de 23 ans de prison Ogün Samast, un chômeur nationaliste de 17 ans au moment des faits, qui avait reconnu son crime.

Ce sont ses 19 complices supposés qui étaient jugés mardi.

Parmi eux, un autre suspect important, Erhan Tuncel, un informateur de la police, a aussi été condamné, mais sans lien direct avec l'affaire Dink : il s'est vu infliger 10 ans et six mois de prison pour sa participation au plasticage en 2004 d'un restaurant McDonald's à Trabzon (nord-est), sur la mer Noire.

La cour a par ailleurs ordonné sa libération, estimant qu'il avait passé assez de temps en prison pendant sa détention préventive au regard de la peine prononcée, compte tenu des remises de peines.

Plusieurs autres prévenus ont été acquittés.

Mais c'est surtout la décision des juges de ne pas retenir l'accusation d'appartenance à une organisation terroriste qui a provoqué la colère des proches de Dink.

"Brûle ta robe de juge !" a crié une femme dans la salle d'audience bondée à la lecture du verdict, tandis que plusieurs spectateurs s'effondraient en larmes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le président de la cour a réagi en réclamant l'arrestation par les policiers présents de la femme, tandis que la foule maugréait.

Les avocats de la famille Dink ont toujours réclamé une enquête plus approfondie sur les ramifications de cette affaire, estimant qu'il relevait du crime organisé et impliquait certains fonctionnaires de la sûreté.

Devant le tribunal, l'avocate Fehriye Cetin, avec à ses côtés la veuve de Hrant Dink, Rakel, a ironisé sur ce verdict.

"Il s'avère que Hrant Dink n'a pas été victime d'un crime planifié (...) mais a été tué par une poignée de gens", a-t-elle dit, peinant à retenir ses larmes, avant de dénoncer une "plaisanterie" des juges.

"L'Etat a une tradition de crimes politiques et d'ostracisation d'une partie de ses citoyens", a-t-elle poursuivi. "Cette tradition se poursuit. Ils l'ont montré une nouvelle fois aujourd'hui avec cette décision."

La juriste a cependant assuré que "ce procès n'était pas fini".

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté mardi dans le centre-ville d'Istanbul pour réclamer une investigation approfondie sur l'assassinat en 2007 du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, tandis qu'un tribunal d'Istanbul s'apprêtait à rendre un verdict sur ce dossier.

Un groupe de manifestants composé de politiques, intellectuels, activistes et l'épouse de Hrant Dink, Rakel, ont marché dans le quartier de Besiktas, sur la rive européenne de la métropole, jusqu'au tribunal, exhortant les autorités à punir des fonctionnaires qu'ils accusent d'être derrière cet assassinat. "Les commanditaires doivent être jugés" et "Ce dossier ne doit pas être refermé", ont scandé les manifestants.

"Aujourd'hui nous allons finaliser ce dossier par des verdicts à l'encontre des suspects", a indiqué à l'AFP Mehmet Bekaroglu, un ancien député.

Mais, a-t-il dit, "la conscience publique ne sera pas tranquille tant que ceux qui sont derrière le tueur ne sont démasqués".

Après l'annonce du verdict, des centaines de manifestants réunis devant le tribunal ont pris la direction des locaux d'Agos en scandant des slogans tels qu'"Etat assassin, tu rendras des comptes !" et que "Les fascistes frappent, l'AKP les couvre", du nom du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir.

Dink oeuvrait pour la réconciliation entre les Turcs et les Arméniens au regard de leur passé sanglant, mais les nationalistes lui en voulaient d'avoir employé pour le massacre des Arméniens sous l'Empire ottoman le terme de génocide, qu'Ankara rejette farouchement.

Le meurtre avait aussi donné lieu à des accusations contre les services de sécurité, informés des menaces qui pesaient sur Dink mais qui ne sont pas parvenus à assurer sa sécurité.

Sa mort avait bouleversé la Turquie et une foule de 100.000 personnes lui avait rendu hommage à ses obsèques.

La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné en septembre 2010 la Turquie pour avoir failli à son obligation de protéger la vie du journaliste.

Me Cetin a appelé les amis de Dink a commémorer sa mort jeudi devant les bureaux d'Agos. (AFP, 17 jan 2012)
http://www.info-turk.be/401.htm#Scandale_

 

 

 

Affaire Dink : le régime Erdogan acquitte le vrai assassin !

Le régime AKP appuyé par la Confrérie de Fethullah Gulen a condamné Yasin Hayal à la réclusion criminelle à perpétuité pour son rôle d’instigateur dans l’assassinat du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink, confirmant encore une fois l’impunité de l’Etat pour ses crimes politiques.

 

La 14 e cour d’assise d’Istanbul a rendu mardi 17 janvier son verdict dans l’affaire de Dink. Le tribunal n’a pas retenu l’accusation d’appartenance à une organisation « terroriste », alors que le même système judiciaire accuse et enferme facilement les journalistes kurdes et les opposants de « terrorisme » sans avoir besoin de preuves.

Le verdict est considéré comme un acquittement du vrai criminel, l’État profond « vert », mis en place par le régime AKP et sa coalition informelle, la Confrérie de Fethullah Gulen, à la place l’État profond kémaliste.

Yasin Hayal, l’ancien membre du parti turc ultranationaliste « Büyük Birlik Partisi » a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, tandis que l’informateur de la police sous contrôle du gouvernement, Erhan Tuncel, a écopé de 10 ans et six mois de prison pour sa participation au plasticage en 2004 d’un restaurant McDonald’s à Trabzon (nord-est), sans lien direct avec l’affaire Dink. Ainsi, 19 commanditaires ou complices supposés ont été acquittés.

En juillet 2011, la justice d’AKP, parti au pouvoir, avait condamné Ogün Samast, l’assassin du journaliste à près de 23 ans de prison.

La tradition des assassinats politiques

Assassiné le 19 janvier 2007, le journaliste Hrant Dink était dans la ligne de mire des autorités pour avoir notamment critiqué le gouvernement turc sur la question de l’identité arménienne et le génocide de 1915.

« La tradition des assassinats politiques de l’État se poursuit » a déclaré Fethiye Cetin, l’avocate de la famille Dink, parlant d’une « plaisanterie » des juges. « Pour nous, l’affaire n’est pas close, mais elle vient de recommencer » a-t-elle ajouté.

Amnesty : les services de sécurité avaient connaissance du complot

Le verdict a déclenché de vives réactions parmi les organisations internationales de la société civile. « Hrant Dink a été assassiné pour avoir exprimé sans violence ses opinions », a déclaré Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty International. « Les services de sécurité avaient connaissance du complot qui le visait et étaient en contact avec les personnes accusées de son meurtre. Pourtant, rien n’a été fait pour l’empêcher » a-t-il dit. « Justice ne sera pas rendue, tant qu’une enquête exhaustive ne sera pas menée sur les actes de toutes les institutions et représentants de l’État impliqués dans ce meurtre. »

RSF : nul ne peut considérer que l’affaire est résolue

« Quelles que soient ses décisions, on n’attend plus grand chose de ce tribunal » a affirmé de son coté Reporters sans frontières, mardi 17 janvier avant le verdict. « Cinq ans après la mort de Hrant Dink, il s’est montré impuissant à faire la lumière sur toutes les complicités au sein de l’appareil d’Etat et à remonter jusqu’aux commanditaires de ce crime. Nul ne peut considérer que l’affaire est résolue. Jusqu’au dernier moment, des éléments de la police et de l’appareil judiciaire auront même fait obstacle à l’enquête. La clôture de ce procès signe l’échec prévisible d’une justice qui ne s’est pas donné les moyens de parvenir à la vérité. »

CCAF : cette mascarade de justice est insupportable

Le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) dénonce le double langage de la Turquie dans l’affaire de Hrant Dink. « Encore une fois, les autorités turques se ridiculisent dans une parodie de justice et violent la mémoire de Hrant Dink, portant atteinte à sa dignité et à celle de sa famille. Cette mascarade de justice est insupportable. »

Le CCAF affirme se joindre à la colère des avocats de la famille de Hrant Dink pour lesquels il s’agit d’une "plaisanterie", ce qui est « révélatrice de l’absence totale de justice dans ce pays » qui frappe à la porte de l’Union européenne. « A la lecture de cette décision de justice, le gouvernement turc veut protéger les réels instigateurs du complot faisant ainsi passer la Turquie d’un Etat profond kémaliste à un Etat profond national-islamiste. »

Ce conseil rappelle que cette condamnation intervient au moment où le gouvernement d’Erdogan multiplie les arrestations de journalistes soupçonnés « d’activités terroristes ». « Nous condamnons ces arrestations et exigeons du triumvirat Gül-Erdogan-Davoutoglu à la tête du pays qu’il les libère dans les meilleurs délais et qu’il fasse toute la lumière sur l’affaire Hrant Dink. » (Avec ActuKurde)

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/170112/affair...

 

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16/01/2012

Un week-end à Zermatt et Chamonix Mont-Blanc

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09/01/2012

LETTRE OUVERT AUX AUTORITES DE SUÈDE, POLAND, DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,


Non à l’extradition de Monsieur Musa DOGAN à la Turquie

LETTRE OUVERT
AUX

AUTORITES DE SUÈDE, POLAND, DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,

ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DEFENSEURS DES DROITS DE

L’HOMME

ET

AUX MEDIAS DU MONDE !


Genève le, 10 Janvier 2012

Madame, Monsieur,

Nous avons été informés de l’arrestation de Monsieur Musa Doğan par la police polonaise à Rzedzow  ce mardi 3 janvier 2012, suite à un mandat d’arrêt international lancé par les autorités turques auprès d’Interpol. Musa Doğan est actuellement placée en détention et risque d’être extradée vers la Turquie. Son épouse, Mme Anna Kupiszewska, nous à lancé un vibrant appel à l’aide pour sauver son mari.

Depuis 2007, M. Doğan dispose, en vertu de la Convention de Genève de 1951, du statut de réfugié politique. D’abord résidant en Suède –où il a obtenu son statut- il a déposé une demande pour pouvoir s’installer en Pologne. C’est en effet dans ce pays que réside son épouse, qu’il a rencontré lors d’une visite à sa propre famille. Le couple, marié depuis un an, se baladait en ville de Rzedzow , quant Monsieur Musa Doğan a été interpellé par la police.

M. Doğan a été condamné en Turquie à une peine de réclusion à perpétuité, en raison de son appartenance politique au TKP-ML (parti communiste de Turquie, marxiste-léniniste). De mars 1993 à septembre 2003, M. Doğan a été détenu dans différentes prisons turques. Ses conditions de détention ont été éprouvantes et il a entamé, de manière répétée, des grèves de la faim. Celles-ci correspondent à un total de trois ans sur 10 de sa détention. Suite à sa dernière grève de la faim -qui a duré 126 jours pour protester contre les cellules d’isolement-, un conseil de médecins a diagnostiqué chez M. Doğan le syndrome de "Wernicke-Korsakof" (pertes de mémoire, invalidités diverses et troubles comportementaux) ; il a alors pu bénéficier de la liberté conditionnelle pendant six mois pour recevoir des traitements médicaux. C’est lors de cette période que M. Doğan a fui la Turquie pour se réfugier en Suède.

Par la présente, nous appelons à la solidarité avec M. Doğan qui risque la mort en cas d’extradition. En effet, l’état physique et psychologique de M. Doğan est critique ; ses proches et amis sont très inquiets.

Il y a 3 ans notre association lançait déjà un appel pour libérer M. Doğan: déjà le mandat illégitime lancé par la Turquie à son encontre l’avait fait arrêter ; déjà les autorités –suédoises- s’étaient laissé tromper par les autorités turques.

L’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle. Or, nous vous rappelons que l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifié et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

A noter que la Pologne est partie à ces Conventions. Le gouvernement polonais doit donc assumer pleinement sa responsabilité internationale et humanitaire : l’extradition de M. Doğan en Turquie signerait son arrêt de mort et violerait gravement les Conventions internationales précitées.

Au vu de ce qui précède, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes afin d’empêcher l’extradition de M. Doğan vers un pays où l’attend la prison et vraisemblablement la torture.

En vous remerciant d’avance de votre compréhension et de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame et Monsieur, nos salutations distinguées.

 

 

Pour la Maison populaire de Genève
Demir SÖNMEZ (Président)


Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
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07/01/2012

TaPiGé, Alors les TPG ça marche?

Les genevoises et genevois étaient près d'une centaine cet après-midi pour dire leur mécontentement envers le nouveau réseau TPG. Les manifestant-e-s ont récolté des signatures à travers une pétition qui critique avant tout le concept de transbordement à Plainpalais et à Bel-Air et demande le retour des lignes 13 et 16. Surtout, c'est une volonté des citoyennes et citoyens d'être dorénavant associé-e-s par le biais d’associations notamment, aux nouveautés qui les concernent en premier lieu. Cette demande semble pertinente, lorsqu'on sait que les changements ont été fait par des techniciens, au nom de critères économiques qui permettent d'améliorer pour les TPG leur niveau d'exploitation, mais laisse de côté les préoccupations pourtant centrales des usagères et usagers. Augmenter l'offre à tout prix ne sert donc finalement pas les intérêts des TPG, qui devront à l'avenir faire primer le confort des usagers sur les intérêts économiques et la rentabilité. Par ailleurs, Genève doit clairement mettre l'accent sur la fluidité des transports publics. En effet, il ne suffit pas de construire une ligne de tram puis de décréter que Cornavin est désormais à 18 minutes de Bernex pour que l'efficacité suive (il faut non seulement le double de temps, mais en plus 1 tram sur deux fait marche arrière...). Dès lors il faut pour Genève une vraie politique qui mette en 1er lieu l'accent sur l'accès en voie propre des trams, la création d'une ligne qui traverse le pont du Mont-Blanc, et s'acheminer gentiment vers la fermeture de l'accès aux voitures dans l'hypercentre. La magistrate Michèle Künzler, a en effet été largement abandonnée par les autres départements. Or un changement aussi radical demandait des soutiens et une reconsidération générale de la politique de la mobilité à Genève. Espérons que la manifestation d'aujourd'hui et celles qui suivront permettront d'aller dans ce sens. ( Julien Cart -  Conseil Municipal ville de Genève )

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A lire également : Haykel EZZEDDINE : Quand une manifestation fait un flop!

 

23:41 Publié dans Genève | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

L’arrestation de l’ex-chef de l'armée turque: une opération de dissimulation du massacre?

L’arrestation de l’ex-chef de l'armée turque: une opération de dissimulation du massacre?


Rien n'indique que le gouvernement Erdogan rende la justice, même en emprisonnant un ex-chef de l'armée. Le régime AKP qui a déjà pris le contrôle de l'armée a emprisonné un ancien chef d'état-major au moment où il était accusé de dissimuler le massacre de 35 kurdes tués dans le raid du 28 décembre. La guerre du pouvoir menée par le gouvernement Erdogan n'est pas une lutte pour la démocratie.

Il n'est pas étonnant pour les kurdes de voir une telle opération quand le gouvernement est sous le feu des critiques. C'est une logique des gouvernements répressifs. L'emprisonnement de ces généraux qui devaient être jugés depuis longtemps n'est en aucun cas un avancement vers la démocratie, mais la poursuite de la guerre du pouvoir.  Le but de ces arrestations n'a jamais été de rendre la justice ou de consolider la démocratie.

Le 5 décembre, l'ex-chef d'état-major des armées turques, le général à la retraite Ilker Basbug, a été placé en détention préventive sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement. Le gouvernement Recep Tayyip Erdogan et son allié fort, la confrérie de Fethullah Gulen, avaient déjà pris le contrôle de l'armée, comme dans la police, les services secrets et au sein de la justice.

Erdogan créé sa propre structure profonde

Malgré l'arrestation de quelque 250 officiers accusés d'avoir conspiré contre les islamo-conservateurs, le pays n'est toujours pas dans la bonne direction. Aucun de ces officiers n'est jugé pour des crimes contre les kurdes, au contraire ce peuple continue d'être massacré par l'armée qui a changé de main.

L'emprisonnement de Basbug intervient au moment où le gouvernement est sous le feu des critiques pour  le massacre des civils kurdes dont 19 enfant dans les bombardement du 28 décembre contre un village kurde de la région de Sirnak. C'est un « massacre collectif » et « délibéré » pour les associations des droits de l'homme et des ONG, « un massacre planifié depuis Ankara » selon le principal parti kurde BDP.  Le silence, les tentatives de dissimulations, le refus du gouvernement de s'excuser et de rendre des comptes confirment ces jugements. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan et ses ministres ont accusé le BDP et les journalistes, au lieu d'ordonner une enquête transparente et approfondie.

« Ce n'est pas un événement ordinaire. Tous ceux qui commettent des crimes, quel que soit leurs fonctions, doivent être jugés équitablement.  Mais tout cela ne peut pas être utilisé pour les intérêts politiques du pouvoir. Le pouvoir en place demande des comptes aux structures profondes d'une part, il instaure sa propre structure profonde d'autre part » a déclaré Selahattin Demirtas, le co-président du BDP.  Il a appelé les procureurs qui ont préparé le réquisitoire  à entendre aussi des villageois kurdes qui ont vu leurs villages détruits par les militaires et des familles de disparus.

Tentative de dissimuler le massacre

Pour Kemal Kilicdaroglu, chef du Parti républicain du peuple (CHP), les tribunaux disposant de compétences spéciales ne sont pas des tribunaux qui rendent la justice mais qui entérinent des décisions prises par l'autorité politique. Affirmant qu'il est « claire que c'est pour masquer » le massacre de 35 kurdes, il a déclaré que lorsque le gouvernement se trouve sous le feu des critiques, il mène de telles opérations pour changer la page.

La loi n'est pas la même pour tous

Un gouvernement qui a pu garder le silence pendant 15 heures après le massacre et qui a pu réussir aussi à faire taire les medias « mainstream » pendant ce temps ne sera pas convaincant dans ses actions « soi-disant » pour consolider la démocratie, même en arrêtant des généraux criminels.

Un premier ministre qui a fait sa première déclaration sur le massacre 27 heures plus tard, non pas pour s'excuser ou rendre des comptes mais pour féliciter son armée, ne saura pas s'avancer vers la démocratie. Dans un pays où les tribunaux spéciaux se comportent pire que les anciennes cours militaires, on peut ne pas avoir la confiance en la justice quand le président turc Abdullah Gul dit que «la loi est la même pour tous ». Où est la loi quand on bombarde des civils innocents, exécute en pleine rue des manifestants, utilise des armes chimiques, violent les femmes, commet des crimes d'honneur ou des crimes contre l'humanité et quand on tue des enfants ?

Vers où se dirige la Turquie ?

Vers où s'avance-elle la Turquie ? Pour avoir une idée, il faut se rappeler de ces paroles d'Erdogan, tenues en décembre 2002 en Russie : « La question kurde n'existe pas si tu n'en pense pas ».

Lorsqu'on enferme 96 journalistes, 500 étudiants, 36 avocats, près de 40 syndicalistes, au moins 15 défenseurs des droits de l'homme, des centaines d'élus dont 18 maires et huit députés et des centaines d'enfants et des femmes politiques, ce n'est surement pas pour la démocratie, mais peut-être pour créer une société qui ne pense pas, une société sans opposition, sans réaction, un société où des citoyens devenus adeptes et partisans, sinon pourquoi autant d'agressivités et de pratiques fascisantes contre tous ceux qui critiquent ?  Reste à savoir s'il peut réussir pour la survie de son hégémonie.  Le seul obstacle c'est l'opposition kurde, qui ne pliera jamais le genou devant ce gouvernement. Mais quand le mouvement de la liberté et de la démocratie kurde réussie à rester debout malgré le "terrorisme" d'Etat, les autres tombent...

« Nous ne reculerons pas. Nous avons payé le prix jusqu'aujourd'hui. Ce n'est pas le jour de la peur et de prendre du recul. Aucune armée n'est plus forte que la force du peuple. Nous ne perdrons pas ! » dit le BDP.  (Egalement publié sur l'ActuKurde)

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/070112/l-arre...

18:48 Publié dans Politique | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

03/01/2012

Stop au bain de sang commis par le pouvoir militaro-islamiste en Turquie !

Stop au bain de sang commis par le pouvoir militaro-islamiste en Turquie!

images.jpegC’en est assez.

Assez des manipulations et des machinations du pouvoir militaro-islamiste qui, tout en donnant des leçons de démocratie aux pays arabes, continue sans cesse de massacrer les enfants des civilisations plus anciennes de la Mésopotamie !


Après les Arméniens et les Assyriens il y a un siècle, Ankara continue aujourd’hui la persécution des Kurde
s.

Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne par l’armée turque lors de raids aériens à Ulude
re.

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"Ils nous ont délibérément massacrés. Pourquoi tout ce sang a été versé ? Ils doivent nous répondre" : les larmes aux yeux, Kitan Encu, qui a perdu onze parents durant les bombardements près de son village kurde orchestré par l’armée aérienne turque, ne cache pas sa révolte.

Selahattin Demirtas, co-président du BDP, principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un “carnage”, assurant que l’ensemble des victimes étaient des civils.

C’en est assez.

Il ne s’agit pas d’une simple bavure. C’est un nouvel épisode des opérations meurtrières déclenchées par le chef islamiste Tayyip Erdogan et par ses généraux qui siègent au Conseil de la sûreté nationale.

Sous ce nouveau régime militaro-islamiste, des milliers de dirigeants kurdes, des centaines de journalistes et juristes vont célébrer le nouvel an derrière les barreaux simplement pour avoir revendiqué les droits et les libertés du peuple kurde ainsi que des minorités nationales et religieuses d’Anatolie à l’instar des pays européens dont la Belgique.

Les intellectuels, écrivains, éditeurs brillants du pays croupissent actuellement dans les prisons turques.

En guise de contrecarrer un projet de loi relatif à la pénalisation du négationnisme en France, tous les partis politiques turcs confirment leur opposition honteuse à la reconnaissance du génocide des Arméniens perpét
ué en 1915.

La plupart des médias écrits et audio-visuels turcs, sous le contrôle du régime, continuent d’accuser les opposants de haute trahison à la patrie et à la suprématie turco-islamique tout en ignorant les violations des droits de l’Homme.

C’en est assez.

Ses crimes de longue date n’empêchent pas le pouvoir militaro-islamiste de donner des leçons de démocratie à la Syrie en la sommant d’engager des réformes démocratiques et à mettre fin à la répression.

Assez de l’hypocrisie des dirigeants des puissances occidentales qui se taisent devant les crimes odieux commis sans cesse par l’armée, la police et la justice de leur allié stratégique et géopolitique qu’ils imposent comme un modèle sur mesure aux millions d’opprimés du Moyen-Orient de l’Afrique du nord.

Quant aux médias occidentaux, ils passent sous silence les crimes perpétuels de ce pouvoir assoiffé de sang ou en parlent dans quelques lignes comme de simples faits divers.

C’en est assez.

Il faut mettre fin à cette mascarade et réagir tout de suite face aux crimes commis par le pouvoir militaro-islamiste.

En tant qu’organisations issues de l’émigration politique et en provenance de Turquie, nous appelons les dirigeants et médias belges et européens à ne plus rester complices d’Ankara et à prendre des positions fermes dans toutes les instances gouvernementales et parlementaires contre les atrocités et violations des droits de l’Homme commis dans ce pays candidat à l’Union européenne.

L’Association des Arméniens Démocrates de Belgique

L’Institut Assyrien de Belgique

L’Institut Kurde de Bruxelles

La Fondation Info-Türk

collectif1971@scarlet.be

 

22:19 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | |

02/01/2012

Cher-e-s lecteurs-trices, treize mille huit cent nonante six fois merci!

Cher-e-s lecteurs-trices, treize  mille huit cent nonante six  fois merci!
Depuis novembre 2008, j’anime ce blog en relatant et/ou relayant, de mon mieux, autant les évènements locaux et nationaux qu’internationaux. Aujourd’hui, le nombre de visiteurs mensuel de mon blog a atteint 13’896 (treize  mille huit cent nonante six ) personnes. C’est une reconnaissance et un témoignage magnifique pour mes efforts en cette veille d’une nouvelle année. C’est aussi une immense satisfaction  personnelle, d’autant plus que, comme certain-e-s d’entre vous le savent, je suis confronté tous les jours à des difficultés techniques et dois surmonter multiples obstacles pour ce travail que j’accomplis à titre purement bénévole. C’est une manière pour moi d’assumer ma responsabilité citoyenne.
UN GRAND MERCI A TOUTES ET A TOUS
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Demir SÖNMEZ

 

15:50 Publié dans Lettres | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | |