08/03/2012

8 mars Journée de la femme, lutte pour droit l’avortement

Genève, cet après midi une centaines de personnes se sont rassemblées à 17h en haut de la zone piétonne du Mont-Blanc répondant à l'appel lancé par le comité pour l’avortement libre et gratuit (ALG).

Cette année, Marche mondial des femmes a décidé ce 8 mars journée international des femmes de lutter contre l’initiative « Financer l’avortement : une affaire privée » émanent des parti de la droite conservatrice.

Le thème fut aborder de façon détournée, les militant-es demandaient aux passant-es des informations sur leur mode de vie, notamment le tabagisme, l’alimentation, l'alcool et toute activité en principe privée qui peu déboucher sur une maladie nécessitant remboursement de la part des assurances.

Si l'avortement est une affaire privée, le cancer du poumon, le HIV, la cirrhose, le sont aussi?

"Pour une assurance solidaires!" C'est ce qu'une militante a demandé après qu'un groupe de femmes toute de rouge vêtues aient exécutées quelque pas d'une chorégraphie en scandant un texte sur le sujet.

Ce rassemblement compta plusieurs représentant-es et militant-es de divers mouvements, associations, partis et syndicats.

Pour que l’avortement soit encore remboursé par l’assurance maladie et reste un droit pour toute femme, non à cette initiative qui n'est rien d'autre qu'un énorme pas en arrière dans les acquit du féminisme!

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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Commentaires

Une manifestation à la gomme, qui ne sert rien du tout. Que les assurances-maladie couvrent les malades, c'est tout à fait évident. Par contre l'avortement n'est pas une maladie, mais une intervention que chacun/chacune doit payer de sa poche. Le cancer peu importe où il se trouve est une grave maladie. Le HIV et la cirrhose sont à discuter, car ce sont des états provoqués!

Écrit par : Martial Callair | 09/03/2012

M. Callair: L'accouchement non plus, n'est pas une maladie, pourtant, il est bien pris en charge par la LAMAL. Et pas seulement l'accouchement, mais aussi une partie des testes qui le précèdent ainsi que des cours de respiration, pour le faciliter.

Ensuite, si pour vous, les cas de maladies provoquées doivent se discuter, alors, je suggère que vous incorporiez aussi le cancer dans le lot. En effet, le cancer fait bien partie de ce que l'on appelle aujourd'hui des maladies de société, justement parce qu'ils sont en grande partie provoqués par notre mode de vie. Ainsi, non seulement l'abus d'alcool et la fumée peuvent causer des cancers, mais aussi l'exposition à toutes sortes de produits alimentaires, notamment les sodas, mais aussi les graisses. Et naturellement, un manque d'exercices est aussi en cause. Et puis, tant qu'on y est, retirons aussi la plupart des accidents dûs au sport ou aux négligences de la vie quotidienne, domestique ou professionnelle. Eux aussi, sont "provoqués". Après tout, les gens n'ont qu'à respecter les consignes de prudence et se concentrer sur ce qu'ils font, au lieu de se disperser dans le "multi-tasking". Bref, avec votre raisonnement, on pourrait certes probablement résoudre en partie les problèmes du financement de notre système de santé, mais il ne servirait plus à grand-chose ni à grand-monde, puisque les gens seraient obligés de payer de leur poche pour la plupart des soins! La belle affaire!

En réalité, cet argument du geste privé n'est qu'un prétexte pour vider la loi actuelle, permettant l'avortement jusqu'à 12 semaines, de sa substance. En effet, les initiants savent très bien que la majorité des avortements sont demandés par des femmes en situation précaire, qui n'ont pas les moyens de payer pour cette opération, ni même de s'offrir une assurance complémentaire en prévoyance d'un hypothétique avortement (Parce que, naturellement, nous pensons toutes devoir avorter au moins une ou deux fois dans notre vie, donc on va forcément prendre une complémentaire pour une telle éventualité....Je me demande si les initiants réfléchissent même un peu plus loin que le bout de leur nez lorsqu'ils font des propositions aussi ridicules). L'économie occasionnée ne serait que d'à peine 25 millions. Quand on sait que les dépenses annuelles de la LAMAL se comptent en milliards, cela signifie que les remboursements des avortements ne représentent qu'un petit centième du total, c'est-à-dire, vraiment une goutte d'eau dans l'océan et ce n'est certainement pas avec des économies de bouts de ficelle que l'on ré-équilibre les finances d'une pareille institution. Sans compter que cette économie risque d'être largement annulée par les coûts générés par des avortements non-professionnels réalisés comme autrefois, avec, comme conséquence, des femmes qui arrivent alors en urgence et à l'agonie à l'hôpital.

Bref, comme il semble que ce soit la mode dans d'autres domaines, quand on n'a pas de solutions d'ensemble, on s'en prend aux plus faibles pour donner l'impression qu'on fait quand même quelque-chose! N'importe quoi, mais quelque-chose! C'est vraiment pathétique!

Écrit par : Camilla Kaworu | 09/03/2012

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