31/07/2012

Turquie : les Alévis tirent la sonnette d'alarme.

Le désespoir envahit les Alevis face à la recrudescence de l'islamisation de la Turquie. Sous leur étiquette de pays "laïc", le gouvernement turc mène une politique de propagande, à l'encontre de la laïcité, avec comme seul objectif d'instaurer un nouveau modèle idéologique "une race, une religion, une langue".
La Fédération de l'union des Alévis de France (FUAF) fait partie de la dynamique croissante du mouvement Alévi en Europe représenté par notre Confédération Européenne qui regroupe plus d'un million d'adhérents dans 14 pays différents. Ainsi les 200 000 Alévis de tout l'hexagone, de Bordeaux à Strasbourg, se battent pour la liberté d'expression et de croyance de leurs proches. En effet, près de 25 millions d'Alévis vivent en Turquie. Ils ont même fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour demander la suppression des cours obligatoires religieux chez les enfants et la suppression de la mention religieuse sur la carte d'identité. La justice turque a délibérément ignoré la décision du 9 octobre 2007 de la Cour Européenne des Droits de l'Homme donnant raison à un plaignant alévi.

Malgré notre combat acharné et une résistance continue, la Turquie continue d'appliquer une politique d'ignorance, d'injustice et avance progressivement vers une guerre civile par le biais d'une politique d'assimilation et de neutralisation par l'oppression. L'Anatolie, terre des richesses et des cultures, se transforme sous nos yeux en un lieu de haine et d'obscurantisme.

Le responsable du gouvernement des affaires religieuses et du culte a refusé toutes les propositions avancées par les Alévis jusqu'à ce jour. Ainsi nos doléances telles que la prise en considération des besoins d'autres religions dans les projets de cette structure ont été rejetées. Le rôle de cet organisme, qui se nourrit de l'impôt de l'ensemble de la population, est de financer les besoins des structures islamiques tels que les imams, les cours religieux et les mosquées. Nos demandes concernant la suppression des cours religieux obligatoires dans le secondaire ou la reconnaissance et la construction de nos lieux de cultes "cemevi" ont malheureusement été en vain.

L'atteinte des libertés fondamentales ne s'arrête pas là. La Turquie démontre une ferme volonté de créer des mosquées dans les universités, d'instaurer l'éducation religieuse dans le primaire et même d'interdire l'avortement.

Que dire de la libération des coupables de l'incendie de Sivas sous le prétexte d'expiration du délai de prescription ? Doit-on encore, au XXIe siècle être brûlé vif pour que l'Europe voie la réalité en face ? Nous, les Alévis, peuple pacifiste et humaniste, demandons votre soutien afin d'éviter l'irréparable.

Erdal Kilickaya, président de la FUAF

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/30/turquie-le...


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29/07/2012

Un dimanche à Yvoire

47 photos d'Yvoire

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Photos: Demir SÖNMEZ

 

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27/07/2012

Démocratie en danger en Roumanie

“Démocratie en danger en Roumanie”

Cette après  à 17 heures sur la Place des nations une trentaines manifestent se sont rassemblés pour la défense de l’Etat de droit en Roumanie. Manifestation organisée par mouvement de la diaspora roumaine né spontanément sur Facebook

COMMUNIQUE DE PRESSE - Démocratie en danger en Roumanie


Le 27 juillet 2012 – Place des Nations à 17:00 avais eu lieu une manifestation organisée par « L’ACTION pour la défense de l’Etat de droit en Roumanie », mouvement de la diaspora roumaine né spontanément sur Facebook.

Cette manifestation, organisée deux jours avant le référendum qui doit ratifier la destitution du président roumain Traian Basescu, est une réaction à la dérive autoritaire du gouvernement Ponta qui s’est livré à un véritable coup de force institutionnel depuis son arrivée au pouvoir au mois de mai.

La Roumanie se trouve aujourd’hui face à une crise politique sans précédent, la démocratie et l’Etat de droit sont remis en question. En seulement quelques semaines, le pays a vécu la destitution de l’Avocat du Peuple (l’ombudsman roumain), celle des présidents des deux chambres du Parlement et du président de la Roumanie. Le gouvernement a torpillé les institutions susceptibles de freiner son appétit anti-démocratique « à la Hongroise ». Notamment la justice et la Cour Constitutionnelle qui ont vu leurs pouvoirs réduits.

La Roumanie vit un véritable « coup d’état légal ».

Nous sommes inquiets de l’évolution des évènements et surtout de l’ambiance délétère qui règne dans le pays. Ce retour en arrière est inadmissible et dangereux pour un pays membre de l’Union Européenne. Nous refusons le chantage politique d’un référendum illégitime qui propose de choisir entre la peste et le choléra.

La « chasse aux sorcières » lancée par l’actuel gouvernement, l’épuration politique qui rappelle les années 50, les actions en force (ordonnances d’urgences, décrets qui contournent le vote du Parlement), l'arbitraire et l’esprit de vengeance envers les partisans du président Basescu, détruisent les acquis de la Révolution roumaine : liberté d’expression, démocratie, la séparation des pouvoirs, le respect des lois et de la Constitution.

 

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Maison Populaire de Genève
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26/07/2012

Un opposant turque risque d’être renvoyé de la Suisse vers la Turquie: SOLIDARITE !

LETTRE OUVERTE
AUX AUTORITÉS SUISSES ;
AUX DÉPUTE-É-S DU PARLEMENT EUROPÉEN ;
AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES ;
AUX DÉFENSEUR-E-S DES DROITS HUMAINS ET AUX MÉDIAS.

prisonnier.jpgMadame, Monsieur,

Il s'agit de l’arrestation et d'une éventuelle expulsion vers la Turquie d’un demandeur d’asile d’origine turque en Suisse.

Il s’agit de Monsieur Levent Capa, un camarade turc que beaucoup ont vu dans le mouvement à Paris, notamment au collectif des mal logés du 18e sans frontière, dans les assemblées du 20ème contre les expulsions et au bâtiment occupé du 260 rue des Pyrénées.

En 2011, après 11 ans de prison pour ses activités dans  Devrimci-Sol (la gauche révolutionnaire) il se rend en Europe pour fuir la pression d’Etat et le risque d’avoir de nouveau un procès et une longue peine.
Une fois en Suisse en 2011, il connaît son premier contrôle de police et est contraint de donner ses empreintes à la police et dans la foulée  M.Capa dépose une demande d’asile en Suisse.
Il doit ensuite se rendre en France où nous l'avons connu. Il cherche encore une fois à régulariser sa situation et  lors d’un rendez vous  à la préfecture de police de Clignancourt, on lui fait part d’une convocation en Suisse. Avant de s'y rendre, il  va au consulat suisse pour comprendre sa situation. Au consulat, il est rassuré : on lui affirme qu'il va pouvoir bénéficier de l'asile mais qu'il faut retourner en Suisse. Ce qu'il fait immédiatement afin de régulariser sa situation.

Deux jours après son arrivé, il se fait arrêter et enfermer en détention administrative au sein de la prison régionale de Berne. Levent apprend alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office fédéral des migrations (OFM). Il ne connaissait pas ce refus sinon, il ne se serait jamais rendu en Suisse. Par ailleurs ce refus semble antérieur à sa convocation car il est déjà trop tard pour faire recours.

Les autorités suisses ont-elles tendu un piège à M. Levent  Capa?  Il est encore temps d'honorer sa promesse d'accord d'asile politique.

Depuis le début de sa détention, M. Levent Capa a entamé une grève de la faim malgré ses problèmes de santé.
Au vu de l'engagement politique de M. Capa, nous considérons que sa situation correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique. Il convient de réexaminer attentivement son dossier.

Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes suisses, afin d’empêcher l’extradition de M. Capa  vers la Turquie où il risque d’être torturé et persécuté.

A toutes fins utiles, nous vous rappelons que l’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle, ce malgré les pressions internationales et les condamnations continues de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Amnesty International, l’Organisation Mondiale contre la Torture, Human Right Watch ont clairement et explicitement dénoncé la pratique systématique de la torture en Turquie.

De plus, l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifiée et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984), dont la Suisse est signataire, qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre

Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

Nous sommes persuadés que, comme nous, vous refuserez d’assumer la responsabilité du renvoi d’un ressortissant turc dans un Etat antidémocratique, violent et criminel.

En vous remerciant d’avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Comité de solidarité avec Levent CAPA à Paris



Contact : libertepourlevent@gmail.com


Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités suisse :
Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79
http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/misc/conform.html


Département fédéral de justice et police
Service d’information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11 <file://localhost/tel/%252B41%252031%2520322%252021%252011> , F +41 31 322 40 82 <file://localhost/tel/%252B41%252031%2520322%252040%252082>
http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html


United Nations High Commissioner for Human Rights :
urgent-action@ohchr.org

United Nations High Commissioner for Refugees :
1503@ohchr.org

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info Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

Inscription / désinscription
listes Maison Populaire de Genève
http://www.assmp.org/mail_listes/listes.html

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25/07/2012

Le comité de soutien aux employé-e-s de Merck Serono: La lutte continue!

Le Comité de soutien était présent pour manifester sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs de Merck Serono.

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22/07/2012

Nous sommes tous des Merck Serono !

Fermeture du site Merck Serono

Nous sommes tous des Merck Serono !

image[1].jpgLa fermeture du site genevois de Merck Serono nous concerne tous. Ce sont plus de 1'500 emplois qui seront supprimés d’ici le début de l’année prochaine et beaucoup ont des proches ou de la famille qui y travaillent.

Cependant cette fermeture ne nous concerne pas seulement en raison de son ampleur (c’est le plus grand licenciement collectif de l’histoire de la région !).

Beaucoup d’entreprises profitent de la crise économique pour opérer des restructurations au détriment des employé-e-s (augmentations du temps de travail, diminutions de salaires, réductions des effectifs,…). Elles le font avec une arrogance semblable à celle appliquée par Merck, une entreprise multinationale qui a réalisé l’année dernière près de 750 millions de francs de bénéfice et qui annonçait parallèlement aux licenciements l’augmentation de 20% des dividendes versés aux actionnaires !

Malgré une mobilisation aussi inattendue qu’extraordinaire des employé-e-s pour conserver leur emploi, la direction de Merck Serono est restée inflexible aux revendications de son personnel et n’a concédé que de maigres améliorations au « plan social ».


Cette situation doit nous amener à nous interroger sur l’efficacité d’une politique économique qui attire des entreprises à coups d’avantages fiscaux mais ne prévoit aucune mesure dissuasive contre leur départ (que ce soit au niveau fiscal par un système de pénalités en cas de fermeture ou restructuration d’entreprises réalisant des bénéfices ou que ce soit au niveau de la législation du travail quand l’on sait que la loi ne prévoit aucune obligation de plan social en cas de licenciement collectif !)

La fermeture du site genevois de Merck Serono ne vise qu’à maximiser les rentes des actionnaires de l’entreprise et constitue une destruction de connaissances et d’expériences en matière de biotechnologie sans précédent qui laissera des traces dans toute la région. Cet aspect rend d’autant plus nécessaire l’investissement des pouvoirs publics pour la création d’un pôle de compétences (Biotech center) non seulement à même de préserver quelques centaines d’emplois mais aussi de garder une attractivité de la région en matière de biotechnologie.

Le personnel de Merck Serono a aujourd’hui besoin du soutien de toutes et tous.

Leurs connaissances, leurs savoirs, sont un bien commun. Gardon-le ! Étendons-le !

Aujourd’hui Merck Serono, demain à qui le tour ?

Nous sommes tous des Merck Serono !

 

Invitation


Le Comité de soutien aux employés de Merck Serono, tout nouvellement mis sur pied afin de vous soutenir dans votre lutte a le plaisir de vous inviter à une nouvelle….

Pause

CAFES-CROISSANTS

Mardi 24 juillet 2012

10h00 devant l’entrée principale

 

Ce sera l’occasion de vous présenter toute notre solidarité et de faire connaître notre mécontentement devant la direction du site quant à l’échec des récentes négociations.


Le Comité de soutien : Parti Socialiste Genevois (PSG), Les Verts Genève, SolidaritéS, Mouvement Pour le Socialisme (MPS), Gauche Anticapitaliste, Communauté Genevoise d’Action Syndicale (CGAS), Syndicat des Médias et de la communication (Syndicom), Syndicat des Services Publics (SSP), Syndicat du personnel des transports (SEV), Forum Social Lémanique (FSL), Association Euphoria, Association Maison Populaire de Genève,


Comité de soutien aux employé-e-s Merck Serono
chez : SSP/VPOD - 6, rue des Terreaux du Temple – 1201 Genève
comite-soutien-merck@sspge.ch

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21/07/2012

L'hypocrisie de la Turquie au sujet des Droits de l'Homme

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Le professeur Taner Akçam

 

Cet article a été publié le 19 juillet 2012 dans le New York Times par Taner Akçam, professeur d'histoire à l'Université de Clark (Massachusetts, USA). Le point de vue présenté par ce spécialiste de l'histoire turque contemporaine est rarement entendu dans les grands médias traditionnels. Il est pourtant très pertinent et méritait à ce titre une traduction en français.


Un nouvel ordre politique est en trai
n d'émerger au Proche-Orient et la Turquie aspire à en devenir le leader en se positionnant contre les régimes autoritaires. Au début de cette semaine, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est allé jusqu'à dénoncer les massacres continus de civils par le gouvernement syrien comme une "tentative de génocide".


La volonté turque d'apparaître comme le champion des Droits de l'Homme dans la région constitue une initiative bienvenue mais la condamnation de la Syrie par M. Erdogan est remarquablement hypocrite. Tant que la Turquie continuera à nier les crimes commis contres les populations non-turques au début du 20ème siècle, dans les dernières années de l'Empire ottoman, ses appels en faveur de la liberté, de la justice et des valeurs humanitaires sonneront faux.

Les tentatives effectuées par la Turquie pour cultiver une image de protecteur global des droits des Musulmans sont compromises par sa tradition de nettoyage ethnique et de génocide contre les Chrétiens et de terreur contre les Arabes et les Kurdes. La mémoire de ces crimes est très vivante à travers les anciens territoires ottomans. Et la Turquie ne peut servir de modèle démocratique tant qu'elle ne reconnaîtra pas qu'une politique de violence brutale, de transferts de population et de génocide a constitué le soubassement de l'Etat turc moderne.

A partir de documents issus des archives gouvernementales ottomanes à Istannbul, qui furent naguère classés top secret, j'ai essayé de lever le voile sur un siècle de déni turc. Ces documents démontrent clairement que la politique démographique ottomane menée de 1913 à 1918 fut génocidaire. En fait, l'expression "crime contre l'Humanité" fut établie et utilisée pour la première fois en tant que dénomination juridique le 24 mai 1915, en réponse contre le génocide des Arméniens et des autres civils chrétiens.

La Grande-Bretagne, La France et la Russie avaient initialement défini les atrocités ottomanes comme des "crimes contre la Chrétienté" mais il substituèrent ensuite "Humanité" à "Chrétienté", après avoir pris en compte les réactions qu'un tel terme spécifique aurait pu susciter de la part des Musulmans dans leurs colonies.

Aujourd'hui, M. Erdogan s'essaie à devenir le porte-parole incontesté des valeurs musulmanes. En juin 2011, il a déclaré devant des milliers personnes rassemblées pour célébrer la victoire écrasante de son parti de la Justice et du Développement (AKP): "Sarajevo a gagné aujourd'hui, tout autant qu'Istanbul; Beyrouth autant qu'Izmir; Damas autant qu'Ankara; Ramallah, Naplouse, Jenine, la bande de Gaza, Jérusalem et Gaza autant que Diyarbakir".

Parler au nom des Musulmans opprimés lui a gagné une popularité. Mais si M. Erdogan aspire à défendre la la liberté et la démocratie dans la région, il doit aussi tenir compte des peurs légitimes des Chrétiens du Proche-Orient. Exactement comme les puissances européennes ont opté pour l'universalisme en 1915 en dénoncant les "crimes contre l'Humanité", M. Erdogan doit dépasser sa vision étroite de "crimes contre les Musulmans". Tous les peuples opprimés méritent protection.

Ce n'est pas par coïncidence que beaucoup de Chrétiens et d'autres minorités en Syrie soutiennent le parti Baas de Bachar el-Assad. Ils sont prêts à sacrifier la liberté pour la sécurité. Que la rhétorique turque appelle la majorité musulmane sunnite à exiger la liberté en Syrie n'allège pas l'anxiété des Chrétiens syriens quant à leur futur. Au contraire, les Chrétiens syriens, en entendant M. Erdogan et sa rhétorique négationniste, se rappellent de 1915 ce qui les conduit à percevoir la Turquie surtout une menace quant à leur sécurité.

La confrontation avec la Passé est étroitement liée à la sécurité, la stabilité et la démocratie au Proche-Orient. La négation persistante d'injustices historiques est non seulement un frein à la démocratie mais empêche également des relations stables entre les différents groupes ethniques et religieux.

Cela est particulièrement vrai dans les anciennes possessions ottomanes, où les peuples se voient les uns les autres à travers les masques de leurs ancêtres. En plus des répercussions du génocide arménien, la violence contre les Kurdes et les Arabes en Irak et les tensions entre Chrétiens et Musulmans en Syrie et au Liban continuent à empoisonner la politique contemporaine.

La popularité de l'AKP en Turquie et dans le monde musulman donne à M. Erdogan l'opportunité d'inaugurer une ère de tolérance. En reconnaissant le génocide contre les Chrétiens et les crimes contre d'autres groupes, les Turcs peuvent devenir les leaders en matière de Droits de l'Homme. Mais les efforts de la Turquie pour se dépeindre comme un parangon de liberté et de démocratie echoueront tant que la Turquie refusera d'expier les péchés ottomans.

Les puristes moraux et les réalistes purs et durs croient à tort que la poursuite de la justice et des intérêts nationaux sont mutuellement exclusifs. Mais reconnaître des torts historiques n'est pas un jeu à somme nulle.

Au Proche-Orient, le Passé est le Présent. Et la Vérité et la réconciliation font partie intégrante de l'établissement d'un nouvel ordre régional stable fondée sur le respect des Droits de l'Homme et la dignité. La Turquie devrait montrer l'exemple.

Publié par Laurent Leylekian à l'adresse :
http://eurotopie.leylekian.eu/2012/07/lhypocrisie-de-la-t...

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18/07/2012

Le jet d'eau teinté de rouge pour attirer l'attention sur la journée de la Justice internationale et la Syrie!

Hier soir, le jet d'eau est illuminé de rouge à l'occasion de la journée de la justice internationale et la Syrie. Cet événement, lancé à l'initiative de l'association Trial, sera une manière de commémorer l'adoption le 17 juillet 1998 du Statut de la Cour pénale internationale. Cette dernière a fêté récemment ses 10 ans d'activité, elle était née en juillet 2002.
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Discours Philip Grand (TRIAL)


Nous commémorons aujourd’hui la Journée de la justice internationale.

Le 17 juillet 1998, à Rome, une longue conférence diplomatique se terminait par l’adoption d’un texte révolutionnaire. Le Statut de la Cour pénale internationale.

Dans les jours précédents, des milliers de personnes étaient sorties dans les rues de Rome, au son du klaxon, pour manifester leur joie. Dans d’autres pays, du Brésil à la France, de la Croatie à l’Argentine, des dizaines de milliers de personnes faisaient part de leur espoir de manière très vocale.

Leur espoir de quoi? Que leur équipe nationale remporte la coupe du monde de football.

De justice internationale, de la création de la première cour permanente à même de juger les auteurs, présidents, ministres ou généraux, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide, il n’en était presque nul part question en cet été 1998.

Et pourtant, l’espoir était aussi au rendez-vous de la justice. Très rapidement, en moins de 4 ans, plus de 60 Etats avaient déjà ratifié le statut de la Cour pénale internationale. Incroyable, inattendu, ce soutien d’une large part de la communauté internationale à la lutte contre l’impunité permettait en juillet 2012 à la Cour d’ouvrir ses portes. Nous fêtons donc cette année son dixième anniversaire. Et 60 Etats supplémentaires ont rejoint depuis la cour, portant à 121 Etats le nombre de membres.

La Cour pénale internationale, vous le savez, fait face à de nombreux défis. Elle vient de rendre son premier jugement, après 10 ans. Historique, car il porte sur l’emploi et le recrutement d’enfants soldats. Mais c’est peu. Plusieurs procès sont en cours. De nombreuses personnes ont été mises en accusation, dans 7 pays différents (RDC, RCA, Soudan, Libye, Côte d’Ivoire, Ouganda, Kenya) et des enquêtes sont en cours dans plusieurs autres, notamment la Colombie ou la Géorgie. Je l’ai dit, c’est tout de même peu. Mais c’est un début. La tâche est gigantesque, et les critiques sont évidemment aisées. Ce que l’on ne pourra jamais quantifé, c’est le nombre de souffrances évitées parce que des tyrans ont la crainte de finir dans le box des accusés.

La CPI, quoi qu’il en soit, ne peut tout faire. Elle ne doit pas tout faire. Le rôle de la CPI n’est que subsidiaire à l’action des juridictions nationales. Ainsi, comme l’affirme le préambule du Statut de Rome, «il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux». Les Etats doivent en effet  être en première ligne du combat contre l’impunité: ils doivent se doter d’un arsenal juridique à même de pouvoir efficacement poursuivre les bourreaux, selon le principe de la compétence universelle, qui permet de poursuivre des individus pour des actes commis en dehors du territoire où ceux-ci sont poursuivis. Une fois ces lois adoptées, les Etats doivent se donner les moyens de les appliquer et mener des enquêtes efficaces.

Cela vaut pour la Suisse, comme pour les autres pays.

Regardez autour de vous. Est-il possible qu’aux abords de cette rade si belle et paisible ce soir, un ancien chef de milice, un ancien tortionnaire de commissariat, un ancien haut gradé d’un régime brutal admire le même jet d’eau que nous? Et bien c’est possible. Il n’y a pas de chiffres en Suisse. Mais il y en a à l’étranger.

En Grande-Bretagne, le Home office a récemment indiqué que 700 suspects y auraient trouvé refuge. Les Pays-Bas pour leur part ont indiqué que plusieurs douzaines de suspects rwandais se trouveraient chez eux, sans même parler de ressortissants d’autre pays.
Alors qu’en est-il chez nous?

Il y a douze ans, un bourgmestre rwandais était condamné par la justice suisse à 14 ans de prison pour sa participation au génocide. C’est la seule affaire qui ait donné lieu à une condamnation en Suisse. Est-ce à dire que sur notre territoire, rare, très rares sont les tortionnaires ou les criminels contre l’humanité à trouver refuge ou à y passer leurs vacances? Certainement pas.

Plusieurs exemples, concernant des Rwandais, des Irakiens, des Algériens, des Libyens et d’autres encore viennent démontrer que des auteurs de crimes graves viennent en Suisse, soit temporairement, soit plus durablement.

TRIAL, qui fête également ses 10 ans cet été, effectue un travail qui ne concerne pas prioritairement la Suisse, sur la Bosnie-Herzégovine, le Népal, le Burundi, l’Algérie, la Tunisie, le Kenya, le Mexique, et d’autres. TRIAL garde toutefois un oeil ouvert sur ce qui se passe ici, sur ceux qui passent ici. En 10 ans, ce sont une douzaine de procédures qui ont été enclenchés par l’organisation, aboutissant parfois à des classements honteux de la part des autorités, voire même à des fuites permettant au suspect de s’enfuir. Aboutissant parfois à une renonciation à venir, comme ce fut le cas de George W. Bush l’année passée. Mais aboutissant aussi à des enquêtes, dont certaines sont en cours actuellement.

Et des enquêtes, TRIAL continue à en mener. Certains d’entre nous partent sur le terrain, par ex. en Bosnie, par ex. dans ... hum, dans d’autres pays que ne je peux pas citer, pour récolter des preuves, rencontrer des témoins et des victimes, collaborer avec des avocats ou des organisations sur place. Plusieurs autres affaires sont en cours, qui aboutiront à des plaintes ici en Suisse, mais aussi de plus en plus à l’avenir, dans des pays voisins.

Pour que ces affaires aboutissent, il faut que les autorités judiciaires et politiques soient réceptives, se donnent les moyens d’agir, de collaborer avec les collègues étrangers, mais aussi de collaborer entre services de police, entre procureurs et services d’immigrations. Il y a certainement quelques requérants d’asile qui ont commis des atrocités et qui se retrouvent chez nous. Mais il y a énormément plus de victimes qui trouvent refuge ici. Que fait-on de leurs témoignages, de leurs histoires, lorsqu’elles racontent des atrocités qui pourraient, et cela arrive, déboucher sur des poursuites pénales contre des suspects présents ou de passage en Suisse ou dans des pays tiers. Comment exploiter plus rationnellement ces informations?

Il y a quelques mois, 10’000 personnes demandaient par pétition la création d’une unité spécialisé au sein des autorités fédérales pour traquer et poursuite les auteurs de crimes internationaux. On commence à être entendu, et les choses bougent gentiment à Berne. Il va le falloir, et très rapidement. Regardez du côté de Damas. Le régime vacille, les piliers du pouvoir que sont l’armée et la police vont être amenés à rendre des comptes. Et il parait évident que des centaines ou des milliers de bourreaux vont mettre les voiles, trouver refuge ailleurs et pour certains, peut-être, probablement en Suisse. A ce moment-là, comptez sur TRIAL pour se placer clairement du côté des victimes, contre la barbarie, et pour plus de justice.

Dans quelques minutes, le jet d’eau va s’allumer de rouge. Rouge évidemment comme le sang qui coule à Damas aujourd’hui même, comme il a coulé par le passé à Sarajevo, à Kigali, au Kurdistan, en Birmanie, en Ituri, en Côte d’Ivoire, en Irak, au Darfour ou ailleurs. Mais rouge également comme la colère qui anime les artisans de la justice internationale, que ce soit à l’intérieur des instances internationales, comme la CPI, ou au sein de la société civile, comme chez TRIAL. C’est colère rouge devant la barbarie du monde, mais cette colère saine qui aboutira à l’infamie peu à peu recule devant la force et la puissance du droit.

Bon dixième anniversaire à la CPI, bon dixième anniversaire à TRIAL, et bon courage à tous pour les combats à venir.
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Photos: Demir SÖNMEZ

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15/07/2012

La LAKE PARADE: Un autre Genève (2)

Les photos de la Lake Parade 2012 à Genève

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La LAKE PARADE: Un autre Genève

 

Les photos de la Lake Parade 2012 à Genève

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Photos : Demir SÖNMEZ

 

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14/07/2012

La police du régime turc a semé samedi 14 juillet la terreur dans la ville de Diyarbakir

Résistance historique et terreur d'État à Diyarbakir

La police du régime turc a semé samedi 14 juillet la terreur dans la ville de Diyarbakir, blessant des dizaines de personnes dont trois députées et un maire. La ville a connu à la fois une journée de résistance historique et le fascisme d'AKP, parti au pouvoir.

A l’appel du principal parti kurde BDP et du Congrès pour une Société Démocratique (DTK), une plateforme d'associations et mouvements kurdes dont le BDP, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Diyarbakir, défiant l’interdiction des officielle de toute manifestation par les autorités turques.

Protestant contre les conditions de détention du chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis un an, et contre la répression sans précédente visant les kurdes, ils ont affronté des policiers dans tous les quartiers de cette grande ville.

Des milliers de policiers supplémentaires venus de 18 villes ont été déployés à Diyarbakir, en plus de 5 mille déjà mobilisés. Durant toute la journée, des hélicoptères ont survolé  la ville, pendant que la police fouillait les manifestants venant d’autres villes afin d’empêcher leur entrée à la ville.

A partir de 14.00 (heure locale), plusieurs groupes ont commencé à se diriger vers la place d’Istasyon où la police a dressé des barricades, avant d’intervenir violemment dans tous les quartiers, notamment à Ofis, à Baglar et sur la place d’Istasyon, faisant massivement usage de gaz lacrymogènes.

Trois députées et un maire blessés

Plusieurs barricades de la police ont été brisées par des manifestants, tandis que la police du régime a visé directement les députés BDP sur la place d’Istasyon. Trois députées et le maire de Diyarbakir Osman Baydemir ont été blessés et hospitalisés. La députée Pervin Buldan a reçu une grenade de gaz lacrymogène sur son pied droit.

Des dizaines de personnes dont 3 députés et le maire de Diyarbakir ont été blessées lors des attaques violentes de la police du régime AKP. Les co-présidents du BDP Gultan Kisanak et Selahattin Demirtas, la co-présidente du DTK Aysel Tugluk, les députés Ertugrul Kurkcu, Sirri Surreyya Onder et Ozdal Ucer ont également subi des attaques de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

 

Torture dans la rue

Des dizaines de personnes dont des enfants ont été blessées, subissant à des tortures en pleine rue. Six policiers ont violemment frappé un enfant de 8 ans dans la rue de Sanat, tandis que les policiers ont grièvement blessés trois autres personnes dans le quartier de Sehitlik. Un jeune a été mortellement subi la violence policière sur la place d’Istasyon. Ses vêtements ont été déchirés, avant de recevoir des coups de matraque sur le dos nu.

Deux journalistes arrêtés

En outre, la police a procédé à des dizaines d’arrestations. Parmi les personnes arrêtées figurent deux journalistes de l’agence kurde DIHA.

Malgré l’interdiction le principal parti kurde BDP a réussi à gagner la place d’Istasyon à Diyarbakir.

La police a semé samedi 14 juillet la terreur à Diyarbakir, visant les députés du principal parti kurde BDP:

 

Turquie: la police vise délibérément des manifestants:

 

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http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/140712/resistance-historique-et-terreur-detat-diyarbakir


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12/07/2012

Safari de la sous enchère : Voyage aux pays des patrons voleurs, fraudeurs et monteurs !

 

Communiqué de presse d’Unia

Safari de la sous enchère :
Voyage aux pays des patrons voleurs, fraudeurs et menteurs !


Madame, Monsieur,

Dans le cadre de la lutte contre la sous-enchère salariale et la détérioration des conditions de travail, le comité du secteur second-œuvre du syndicat Unia région Genève organise jeudi 12 juillet 2012 une action directe contre plusieurs entreprises crasses actives dans le canton de Genève.

L’action se déroulera sous la forme d’un Safari: Autrement dit, nous vous convions pour une partie de « chasse au chacal »  lors de laquelle des travailleurs lésés, soutenus par le syndicat, iront collectivement visiter quelques entreprises crasses, afin d’exiger le versement de leurs salaires et charges sociales impayées.

Toutes ces « sales boites », sont des entreprises genevoises, bien connues sur le marché local par les partenaires sociaux. La plupart est active sur le marché privé où elle travaille principalement avec des régies immobilières. Mais on retrouve aussi les mêmes entreprises sur de nombreux chantiers publics.

Le Safari se concentrera sur sept entreprises genevoises dont nous ne dévoilerons les noms qu’au moment de l’action. Les travailleurs et travailleuses, victimes de ces marchands de misère, seront présents et éclaireront l’action de leurs témoignages.  

Le but de cette action sera donc double :

-d’une part dénoncer publiquement ces entreprises qui profitent des travailleurs, en particulier des plus vulnérables d’entre eux – travailleurs temporaires, travailleurs détachés, travailleurs sans-papiers, etc. – pour maximiser leurs profits.

- d’autre part pointer les raisons objectives qui, selon nous, renforcent la pression à la baisse sur les salaires et favorisent la quasi-impunité dont disposent les employeurs véreux qui pratiquent la fraude aux assurances sociales, les faillites frauduleuses, la sous-traitance abusive,  etc., etc.. Le Safari sera donc aussi l’occasion de réaffirmer les revendications du syndicat et les solutions qu’il propose pour défendre les intérêts des travailleurs: salaire minimum légal, renforcement des contrôles de chantiers, responsabilité solidaire, liste noire des entreprises, ou encore régularisation des travailleurs sans-papiers.

Genève, le 11 juillet 2012

Ebénisterie des Vollandes :

“Voyage au pays merveilleux des patrons voleurs”

REVIM S.A :

Travailleurs sans statut,
L’exploitation continue !

AC Gypserie Peinture :

Assez Castillo !

Mendes – Entreprise générale :

Travail effectué
Travailleurs non – payés,
Droits syndicaux bafoués !

 

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08/07/2012

Loten Namling: "One man, one path, free Tibet!"

Cette après midi au place des nations des centaines d’ami du peuple tibétain ont chanté  avec Loten Namling , Franz Tricher, du groupe The Young Gods et d'autres musiciens genevois on soutenu l’homme en donnant un concert avec lui, cette Homme est partie de la place fédérale à Berne le 16 mai à pied pour arrivé à Genève le 8 juillet à 14h, ils ont chanté pour la liberté du peuple tibétain, la paix et l’amour.

LES BUTS

C'est avec une telle action spectaculaire que l'exilé Loten Namling veut attirer l'attention de la Suisse sur la situation de son pays: à mi-mai, il partira du de la Place Fédérale à Berne, à pied, pour se rendre au siège de l'ONU, à Genève, traînant derrière lui un cercueil symbolisant la lente agonie de patrie, marche qui doit durer des semaines.

"L'année passée, pas moins de 35 Tibétains se sont immolés par le feu, mais ces cris de désespoir n'ont pas été entendus", dit Namling. "Mon intention est de renverser cet état de choses. Durant ma longue marche de Berne à Genève, je me prosternerai toutes les 35 minutes en mémoire de ces 35 personnes, observant en cela une vieille tradition tibétaine."


Namling choisira les étapes de son pélerinage au gré des événements. Il lui sera possible de s'arrêter où bon lui semble, car son cercueil contiendra, outre son vieux luth tibétain, des habits, des provisions ainsi qu'une tente qui lui permettra de coucher à la belle étoile. A chaque étape il offrira un petit concert avec des chants patriotiques tibétains.


A quoi bon une marche aussi fastidieuse que pénible? "Pour deux raisons", explique Namling. "Premièrement: jeune homme, mon père quitta son hameau pour atteindre, en pélerin, Lhasa, distante de plus de mille kilomètres. C'était pour y devenir moine. Comme nous le savons, le long parcours du pélerin fait partie de son but. Deuxièmement: traîner un cercueil est, à mes yeux, un symbole de la lutte incroyablement opiniâtre et malheureusement infructueuse de mon peuple pour retrouver sa liberté. Et cela depuis la fin des années cinquante! Ce n'est pas une croix que je porte: c'est un cercueil."

LES OBJECTIFS

"J'en ai cinq", dit-il.

"Un: Je désire que le monde occidental libre tourne enfin son attention sur ce qui se passeau Tibet. Qu'il bouge enfin!

Deux: un appel à la Chine: que son gouvernement accorde enfin au peuple tibétain son droit fondamental, la liberté.

Trois: que tous les prisonniers politiques, dont nombre d'artistes, de musiciens, d'écrivains,soient enfin libérés.

Quatre: je demanderai à l'ONU d'envoyer au Tibet une délégation dans le but de documenter de façon neutre la situation réelle.

Cinq: exilé Tibétain depuis 22 ans en Suisse où j'ai trouvé une nouvelle patrie, je prie le Gouvernement Suisse d'initier un dialogue entre le gouvernement chinois et les représentants du gouvernement tibétain d'exil, d'inviter les deux parties à entamer un dialogue sur territoire neutre."

Et Namling d'ajouter: "Dans le monde entier, la Suisse jouit du renom d'être une démocratie modèle, d'être impartiale et d'oeuvrer pour la paix. Si des pourparlers sont possibles en Suisse, ce seront des pourparlers sérieux." Namling met tout son espoir dans cette réputation, et il espère, pour le soutien de sa cause, trouver un large écho dans toute la population, dans la presse et tout le monde politique.

Sa devise:
"One man, one path, free Tibet!"

 

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Photos : Demir SÖNMEZ


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05/07/2012

Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!

Le journal “Le Monde” a publié un article qui a été signé par 50 chercheurs, écrivains, professeurs et journalistes, cet article montre encore comment les droits de l'homme ont été bafoués en Turquie.

Le Monde: Le grand enfermement des libertés en Turquie!

Alors que la Turquie affiche un taux de croissance qui fait rêver le reste du monde, dû à la longévité du gouvernement issu du parti islamo-conservateur AKP –, l'envers de ce tableau devient alarmant : un pouvoir hégémonique exerce une répression judiciaire toujours accrue sur les universitaires, chercheurs, éditeurs, étudiants et journalistes. Des vagues d'arrestations massives font régner la peur dans tous les milieux démocrates. La justice maintient des mois ou des années les prévenus sur la base d'accusations inexistantes, puis organise comme à Istanbul lundi un immense procès politique (193 accusés) destiné à briser le mouvement kurde civil et ses soutiens intellectuels.

Dans ce contexte, les libertés de recherche et d'enseignement sont particulièrement atteintes. Le cas le plus flagrant est celui de Büsra Ersanli : professeure de science politique à l'Université de Marmara, membre du parti légal kurde BDP qui siège au Parlement, elle a été arrêtée le 28 octobre 2011 et doit être jugée dans le cadre de ce procès (dit "KCK"). Alors qu'elle est accusée de "diriger une organisation terroriste", son acte d'accusation ne fait qu'inventorier les activités ordinaires de n'importe quel chercheur : déplacements scientifiques à l'étranger, conversations téléphoniques avec des journalistes, études comparatives sur différentes constitutions européennes ou articles parus dans des journaux scientifiques.

Ce genre d'accusations kafkaïennes est dirigé contre des milliers d'étudiants au sort également très préoccupant. Selon le récent rapport de l'Initiative de solidarité avec les étudiants détenus en Turquie (TODI), 771 étudiants se trouvent actuellement en détention, dont une large majorité est membre de l'organisation de jeunesse du BDP. Parmi eux, figure une autre Büsra, 22 ans, étudiante en science politique, qui dans ses lettres de prison souligne l'absurdité des accusations dont elle fait l'objet : des chansons en kurde trouvées dans son ordinateur, sa participation aux diverses manifestations et conférences de presse, etc. Comme elle, des centaines de jeunes gens se voient interdire d'étudier, soit qu'ils subissent de longues détentions préventives, soit qu'ils fassent l'objet des enquêtes disciplinaires menant souvent à leur exclusion des universités.

Selon la même logique, des dizaines de journalistes et d'éditeurs sont détenus pour avoir enquêté et publié comme leur profession les y engage. Posséder un ouvrage de sciences sociales devient en soi une preuve dans les actes d'accusation, rappelant les années de la dictature militaire. Comment se fait-il alors que des actes aussi ordinaires puissent être associés au crime de terrorisme ? La modification de la loi anti-terreur en 2006 a banalisé la définition du terrorisme de manière à ce qu'elle couvre la moitié des crimes énumérés dans le code pénal. Ainsi, selon l'Associated Press, un tiers des détenus accusés de terrorisme dans le monde entier se trouve dans les prisons turques. Rien d'étonnant à cela, puisque la nouvelle loi, au lieu d'établir un lien avec l'action armée, permet de criminaliser de simples actes d'expression publique. La participation à la marche des femmes du 8 Mars ou au défilé du 1er Mai devient ainsi une preuve d'affiliation au terrorisme dès lors qu'une organisation illégale a fait appel à y contribuer.

Dans le domaine de la recherche, des menaces systématiques sont exercées sur la liberté des universitaires et des chercheurs. Un rapport du Groupe international de travail sur la liberté de recherche et d'enseignement (GIT Branche Turquie) établit de nombreux cas récents d'étouffement de cette liberté. Selon ce même rapport, les chercheurs qui travaillent sur des sujets et des terrains sensibles font l'objet d'intimidation et peuvent voir leurs activités passer sous le coup de la loi anti-terreur. La mainmise du gouvernement sur la recherche est d'ailleurs attestée par la modification du statut du TUBITAK, l'équivalent du CNRS en Turquie, qui a perdu toute son autonomie – le numéro spécial de la revue de cette institution consacré à Darwin et à l'évolution a été ainsi censuré en 2009.

En découle toute une nouvelle définition de la "terreur", menée sans armes ni violence ni intention. En conséquence, la population carcérale a augmenté de 250 % en huit ans, et sur ce chiffre, la part de la détention préventive s'élève désormais à 40 %. Comme l'ont montré les récentes émeutes carcérales à Urfa, la surpopulation des prisons constitue elle-même une manière de punir les détenus. Et l'Association des droits de l'homme en Turquie a recensé des centaines de cas de torture et de traitements dégradants commis au sein des prisons pour la seule année 2011.

Toutes ces atteintes aux libertés, associées aux décisions judiciaires arbitraires, dévoilent les aspects autoritaires du gouvernement AKP et expliquent les raisons pour lesquelles la société civile turque s'inquiète de son avenir. Les milieux diplomatiques et les médias internationaux qui s'empressent de déclarer que la Turquie du premier ministre Erdogan est un pays modèle pour le Moyen Orient, pour sa stabilité politique et sa croissance économique, ferment les yeux sur le viol des libertés publiques, politiques et intellectuelles. On est loin de la démocratisation dont l'AKP s'était fait le héraut il y a 10 ans. Plutôt que de s'attaquer à l'appareil répressif de l'Etat hérité de la dictature militaire, il l'a repris à son propre compte et le dirige aujourd'hui contre tous les dissidents. Parmi eux, les chercheurs, les journalistes, les étudiants qui paient un lourd tribut au maintien d'un espoir démocratique. La voie de la liberté est de plus en plus étroite en Turquie. L'Europe doit en prendre conscience de toute urgence.

Premiers signataires :

Samim Akgönül, enseignant-chercheur à l'Université de Strasbourg-CNRS ; Salih Akin, maître de conférences à l'Université de Rouen ; Janine Altounian, essayiste, traductrice, membre fondateur d'AIRCRIGE ; Marie-Laure Basilien-Gainche, maître de conférences à l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle ; Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS/Sciences-Po Paris ; Annette Becker, professeure à l'Université de Paris Ouest ; Avner Ben-Amos, professeur à l'Université de Tel Aviv ; Faruk Bilici, professeur à l'INALCO ; Matthias Bjornlund, chercheur au Danish Institute for Study Abroad ; Olivier Bouquet, maître de conférences à l'Université de Nice ; Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'EHESS ; Jean-Paul Burdy, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Grenoble ; Lieven De Cauter, professeur au Mediaschool Rits de Bruxelles, Christophe Charle, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Dominique Colas, professeur à Sciences-Po Paris ; Etienne Copeaux, historien de la Turquie ; Philippe Corcuff, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Lyon ; Yves Déloye, professeur à Sciences-Po Bordeaux et à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, secrétaire général de l'Association française de science politique ; Gilles Dorronsoro, professeur à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Vincent Duclert, professeur agrégé à l'EHESS et à Columbia University-Paris ; Deborah Dultzin, Universidad Nacional Autonoma de Mexico ; Ragip Ege, professeur à l'université de Strasbourg ; Jean-Louis Fabiani, directeur d'études à l'EHESS ; Sylvie Gangloff, chargée de cours à l'INALCO ; François Georgeon, directeur de recherche au CNRS, ; Catherine Goldstein, directrice de recherche à l'Institut Jussieu ; Nilüfer Göle, directrice d'études à l'EHESS ; Diana Gonzalez, enseignante à Sciences-Po Paris ; Benjamin Gourisse, postdoctorant de l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; André Grelon, directeur d'études à l'EHESS ; Gérard Groc, chercheur associé à l'IREMAN/CNRS ; Erdal Kaynar, postdoctorant de l'EHESS ; Ali Kazancigil, co-directeur de la revue Anatoli ; Raymond Kévorkian, professeur à l'Institut français de Géopolitique ; Hans-Lukas Kieser, professeur à l'Université de Zurich ; Michèle Lardy, maître de conférences à l'Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne ; Gulçin Erdi Lelandais, Marie Curie Fellow University of Warwick ; Henri Lombardi, CNRS Lab Besançon ; Hélène Piralian-Simonyan, psychanalyste et membre fondateur de l'AIRCRIGE ; Claire Mauss-Copeaux, chargée de recherches au CNRS ; Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS ; Veli Pehlivan, doctorante à l'EHESS ; Jean-François Pérouse, maître de conférences à l'Université de Toulouse-II ; Dalita Roger-Hacyan, maître de conférences à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Monique de Saint Martin, directrice d'études à l'EHESS ; Emine Sarikartal, doctorante à l'université de Paris-Ouest ; Inan Sevinç, doctorant et assistant à l'Université de Strasbourg ; Roger W. Smith, professeur émérite au College of William and Mary (Williamsburg, Virginie), ancien président de l'International Association of Genocide Scholars ; Emmanuel Szurek, doctorant à l'EHESS ; Ferhat Taylan, doctorant à l'université de Bordeaux ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS ; Murat Yildizoglu, professeur à l'université de Bordeaux, signataires de la Déclaration inaugurale du Groupe international de travail "Liberté de recherche et d'enseignement en Turquie" (GIT initiative créé à Paris le 21 novembre 2011).

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/04/le-grand-e...

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02/07/2012

Pierre Maudet : un début de mandat au gaz Lacrymogène

Suite à l'appel des collectifs de soutien aux sans-papiers, environ 300 manifestant-e-s se sont réuni-e-s PACIFIQUEMENT devant l'aéroport de Genève afin de marcher jusqu'au centre de détention Frambois pour demander la fermeture de celui-ci et protester contre la politique d'asile inhumaine de la Suisse. La police à dressé des barricades devant les manifestant-e-s sur la route de Montfleury. Arrivé-e-s devant les barricades, les manifestant-e-s ont subi une attaque par gaz lacrymogène et spray au poivre, sans raison ni avertissement. Suite à quoi, une dizaine de manifestant-e-s se sont retrouvé-e-s aveuglé-e-s par terre dont une qui a perdu connaissance. Pierre Maudet, le nouveau Conseiller d'Etat en charge de la police commence son mandat au gaz lacrymogène et bafoue violemment la liberté de réunion !

Aucun conseillers d’état ne respectant pas les libertés politiques fondamentales ne devrait rester en place plus de trois jours..


Aucun Conseiller d'Etat ne peut contourner les droits humains et les libertés fondamentales ! is this what democracy looks like? Tout simplement scandaleux et révoltant!

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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

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01/07/2012

FERMER FRAMBOIS !

FERMER FRAMBOIS !

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Dans le cadre de la marche européenne des sans-papiers et des migrant.e.s, qui tapera du pied contre toutes les formes d’injustice et de discrimination qui écrasent les couches précaires, dont notamment les sans-papiers, nous tenons vivement à agir pour dénoncer une Europe emmurée qui
empeste l’état policier.

Le 2 juillet, encerclons tou.te.s le centre de rétention de Frambois,

lieu par excellence de la violence exercée envers les migrant.e.s, dont le seul "délit" aura été de chercher une vie digne, introuvable chez eux et elles tant le déséquilibre économique mondial divise et hiérarchise. La "Genève internationale" concentre d'ailleurs à elle seule bon nombre des acteurs de cette domination. La marche reliera l’aéroport de Genève à Frambois, inversant le parcours que subissent de force les migrant.e.s renvoyé.e.s par la machine à expulsion.

Nous voulons aller les soutenir là où elles et ils sont enfermé.e.s, jouer de la musique devant leurs barreaux, partager une bouffe et l’espoir que nous serons en mesure de faire tomber ces murs, prisons et frontières comprises.

Nous faisons appel à tous les mouvements sociaux, au syndicalisme de combat, aux organisations politiques non électoralistes, aux milieux de défense des migrant.e.s et des sans-papiers, et on vous
invite à rejoindre notre lutte

 

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Le lundi 2 juillet 2012
12h30 à l’aéroport de Genève
(arrêt bus 5 & 10 / sortie de la gare CFF)
Pour une marche jusqu’à Frambois.
Par solidarité, venez sans vos pièces d'identité !


POUR LA LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES

POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DES EXPULSIONS

POUR LA FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION

ET POUR UN MONDE SANS FRONTIÈRES.

DES PAPIERS POUR TOU-TE-S OU PAS DE PAPIERS DU TOUT

http://actionframbois.noblogs.org

http://www.assmp.org/spip.php?article716

 

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