• Forum HABITAT Genève 2012: Des Villes PAR et POUR leurs Habitants!

    Imprimer

    Le dernier jour du 2ème Forum Habitat de Genève a commencé avec un marche des habitats aux Pâquis, suivi d une visite à la maison des habitants de l îlot 13, et une marche jusqu'à la place des Nations pour la cérémonie de clôture du Forum Habitat Genève 2012. Le maire de Genève (Monsieur Rémy Pagani) a fait un discours et a  décerne  le prix de l'initiative de la société civile  au ONG  de l Uruguay (FUCVAM),du Brésil (BAHIA), du Pérou (DESCO) , de la France (PONCEAU) et du Madagascar ( AKAMASOA) puis les habitants ont été invités à rejoindre le quartier de VIeussieux où se tenait la journée des coopératives genevoises

    DSC_6683.jpg

    Discours de Monsieur Remy Pagani, Maire de Genève, a l'occasion de la cérémonie de clôture du Forum Habitat Genève 2012. 

                                                                   
    Mesdames et Messieurs les membres du Comite d'organisation du Forum Habitat Genève 2012,

    Mesdames et Messieurs les représentants de la société civile et du monde académique,

    Mesdames et Messieurs les représentants des ONG et de la communauté internationale,

    Mesdames et Messieurs,

    Chers amis,

    J' éprouve un grand plaisir a être parmi vous aujourd'hui a l'occasion de  cette e cérémonie de clôture du Forum Habitat Genève 2012, et je tiens a vous adresser, au nom des autorités de la Ville de Genève, un salut très amical.

    Vous venez de terminer ce Forum par une marche des habitants a travers Genève.

    Quel magnifique symbole que celui de femmes et d'hommes qui se réapproprient leur ville, dans un esprit de rencontre et de partage, en   
    arpentant des lieux emblématiques des actions de la société civile!
     
                                                                              
    Je tiens a féliciter les organisateurs de cette marche pour cette heureuse initiative et également bien sûr pour l'organisation très réussie du Forum qui s'est déroulé pendant trois jours dans notre ville.

    Vous avez su mettre l'accent sur des questions de société majeures, sur des enjeux cruciaux qui nous concernent toutes et tous, nous les           
    habitants des villes du monde entier.

    Il est en effet indéniable qu'aujourd'hui, les villes se retrouvent en première ligne !

    Tout simplement parce qu'elles se voient confrontées a de nouveaux défis, des défis lies aux effets de la mondialisation et a l' émergence de métropoles où la qualité de vie de chacune et de chacun devient de plus en plus difficile a préserver.

    Il n'en demeure pas moins que les villes restent l'entité la plus proche des citoyennes et des citoyens. Et que les politiques qui Y sont menées  influencent considérablement les modes de vie de chacune et de chacun.

    Les pouvoirs locaux que nous sommes - associes aux habitants et aux acteurs de la société - ont donc un rôle décisif a jouer dans les questions clés qui touchent a la qualité de vie.

    Au moment ou plus de la moitie de la population mondiale vit dans des villes, je suis quant a moi persuade que c'est en s'appuyant sur leur expérience et leur vitalité qu'il sera possible de répondre aux transformations de la société dans des domaines aussi divers et sensibles que sont l' éducation, la culture, l'environnement ou le logement.

    Je suis bien sûr comme vous convaincu que l'accès au logement est un droit inaliénable.

    Le logement représente la garantie que l'on peut disposer d'un espace où il est possible de vivre dans de bonnes conditions.
     
    L' accès au logement constitue donc une priorité absolue des politiques publiques.
                                                                             
    Je peux en tous cas vous assurer que la Ville de Genève met tout en œuvre, avec les moyens dont elle dispose, pour faire croitre sur son    
    territoire la proportion de construction de nouveaux logements.

    Parce qu'a Genève, nous devons absolument retrouver un taux de construction de logements acceptable.
     
    Les autorités doivent assurer a ses habitants un développement harmonieux tout en protégeant bien sûr l'environnement.   
     
    Elles doivent également et surtout intégrer des exigences essentielles de solidarité, de justice et d' équité sociale,prioritairement autour des questions de sante, d'emploi, d' accès au logement et a la culture.

    C'est pourquoi notre ville doit pouvoir concilier développement économique et création d'emplois, protection de l'environnement et       
    justice sociale, mais aussi revitalisation des quartiers et participation citoyenne.

    Nous le savons tous:  ces défis sont énormes et le travail qui nous attend  est très important.

    Mais dans l' immédiat, Mesdames et Messieurs, je veux encore une fois, au nom des autorités de la Ville de Genève, vous remercier très            
    chaleureusement pour votre participation a ce Forum Habitat Genève 2012 qui se termine en beauté dans ce lieu hautement symbolique            
    qu'est la place des Nations.
     
    Cette place des Nations, c'est le symbole d'une ville qui souhaite affirmer son esprit de solidarité, qui possède indéniablement le pouvoir de rapprocher et qui peut ainsi grandement contribuer ;i faciliter le dialogue entre les peuples du monde entier.
     
    Je tiens encore une fois a féliciter tous les acteurs qui ont œuvré a la réussite de ce Forum.             

    Encore merci a toutes et a tous.        
     
    Remy Pagani                                                                
    Maire de Genève   

    DSC_6465.jpg

    DSC_6491.jpg

    DSC_6499.jpg

    DSC_6501.jpg

    DSC_6518.jpg

    DSC_6535.jpg

    DSC_6547.jpg

    DSC_6560.jpg

    DSC_6561.jpg

    DSC_6562.jpg

    DSC_6565.jpg

    DSC_6570.jpg

    DSC_6598.jpg

    DSC_6614.jpg

    DSC_6630.jpg

    DSC_6634.jpg

    DSC_6641.jpg

    DSC_6669.jpg

    DSC_6678.jpg

    DSC_6683.jpg

    DSC_6690.jpg

    DSC_6694.jpg

    DSC_6702.jpg

    DSC_6708.jpg

    DSC_6709.jpg

    DSC_6714.jpg

    DSC_6720.jpg

    DSC_6722.jpg

    DSC_6729.jpg

    DSC_6737.jpg

    DSC_6755.jpg

    DSC_6763.jpg

    DSC_6766.jpg

    DSC_6772.jpg

    DSC_6781.jpg

    DSC_6786.jpg

    DSC_6789.jpg

    DSC_6790.jpg

    DSC_6807.jpg

    DSC_6808.jpg

    DSC_6799.jpg

    TRIBUNAL INTERNATIONAL DES EVICTIONS

    Deuxième Session
    (Genève, 28 septembre 2012)


    La deuxième Session du Tribunal International des Evictions s'est réunie à Genève le 28/9/12 pour les Journées Mondiales de l'Habitat.

    Un Jury composé de cinq experts expert(e)s en matière du droit au logement, provenant du milieu académique, des ONG, d’organismes nationaux ou internationaux ou d’organisations militantes, a entendu les témoignages des habitants concernant les violations du droit au logement de communautés de : Cambodge, Inde, Nigeria, Haiti et Brésil.

    Les cas présentés devant le Tribunal ont été sélectionnés pour leur qualité emblématique et pour exprimer une certaine diversité des cas d’expulsions, à partir de 40 dossiers soumis suite à la diffusion d’un ‘appel à cas’ international.

    Ils ne sont pas exhaustifs si l'on prends en compte que, au niveau mondial, l'on estime entre 60 et 70 millions d'habitants menacés d'expulsions pour de différentes raisons.

    Suite à la Session, le Jury s'est réuni pour rédiger des recommandations rendues publiques à l’issue de la Marche des habitant-e-s, sur la Place des Nations, devant le Palais des Nations Unies, samedi 29 septembre 2012. Ces recommandations s’adressent aux acteurs économiques et institutionnels responsables des expulsions forcées présentées ainsi qu’aux organisations de la société civile qui soutiennent les habitants affectés. Elles leur seront transmises, de même qu’aux représentants de leurs gouvernements à Genève et aux autres acteurs que le Jury pense pertinent d’interpeller (Procédures spéciales des Nations Unies, Comité DESC, etc.).

    Le suivi des recommandations du Tribunal des Évictions est assuré par le Comité d’organisation du Forum Habitat Genève 2012, les organisations partenaires et les personnes qui ont présenté les cas ou leur organisation/réseau sur le terrain.


    Les faits et violations du droit au logement qui ressortent des auditions effectuées

    Les faits présentés intègrent, à de différents niveaux et degrés, des violations aux obligations légales assumés par les Etats en question en tant que signataires du Pacte International sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels, de la Convention sur les Droits de l'Enfance, de la Convention sur l' Elimination de toute les Formes de Discrimination contre la Femme, de la Convention sur les Droits Civils et Politiques et de la Convention Internationale sur les Droits des Personnes handicapées. Ces violations affectent, notamment, les personnes à faible revenu et les femmes.


    1.    Boeung Kak Lake, Phnom Penh, Cambodge

    Dans le cas du Cambodge qui a été présenté, le droit au logement des victimes a été violé, et les communautés ont été victimes d’expulsions forcées, notamment pour les raisons suivantes :

        •    Les communautés n’ont pas été véritablement consultées ;
        •    La police a utilisé la violence contre les personnes qui ont été expulsées ;
        •    De nombreuses personnes expulsées n’ont pas reçu de proposition de compensation, et la compensation proposée aux autres n’a été ni juste ni équitable ;
        •    La proposition de relogement qui a été offerte à une partie des personnes expulsées n’a pas été adéquate, notamment car la proposition impliquait un relogement trop éloigné du lieu où elles vivaient, sans opportunité de travail ;
        •    Si 600 familles qui sont restées se sont vues reconnaître un titre sur la terre, 90 familles n’ont rien reçu ;
        •    Les victimes qui ont porté plainte n’ont pas obtenu satisfaction devant les tribunaux.


    2.    Pipeline Community Dharavi, Mumbai, Inde

    Dans le cas de l’Inde qui a été présenté, le droit au logement des victimes a été violé, et les communautés ont été victimes d’expulsions forcées, notamment pour les raisons suivantes :

        •    Les communautés n’ont pas reçu d’information adéquate et à temps ;
        •    L’expulsion a été réalisée au pire moment, pendant la mousson ;
        •    Sur les 325 familles qui ont été expulsées, 215 ont reçu des propositions de relogement, mais à un endroit trop éloigné de leur lieu de vie pour être adéquat, et 110 familles n’ont pas reçu de proposition de relogement du tout ;

    Le Jury tient à souligner que toute personne a droit à un logement adéquat, qui comprend notamment la fourniture d’eau potable, y compris les personnes habitant dans les bidonvilles.


    3.    Waterfronts communities Port Harcourt, Nigéria

    Dans le cas du Nigéria qui a été présenté, le droit au logement des victimes a été violé, et les communautés ont été victimes d’expulsions forcées, notamment pour les raisons suivantes :

        •    Les deux communautés qui ont été expulsées n’ont pas été véritablement consultées et se retrouvent aujourd’hui sans solution de relogement ;
        •    Malgré une décision judiciaire qui a demandé la suspension de toute démolition (décision de la Haute Cour de novembre 2011), les deux communautés ont été expulsées ;
        •    Les habitants des communautés, notamment les locataires, n’ont pas reçu de compensation adéquate ;
        •    Dans le cas de la communauté de Bundu, au moment où les habitants ont résisté, les forces de sécurité ont ouvert le feu, faisant 1 mort et 13 blessés (12 octobre 2011) ;
        •    Au moins 47 autres communautés sont aujourd’hui sous la menace d’expulsions forcées, et les autorités ne veulent pas leur donner d’information sur la réaffectation prévue du terrain.
        •    

    4.    Place Jérémie, Port-au-Prince, Haiti

    Dans le cas d’Haïti qui a été présenté, le droit au logement des victimes a été violé, et les communautés ont été victimes d’expulsion forcée, notamment pour les raisons suivantes :

        •    Les communautés touchées n’ont pas reçu d’information, ni n’ont été véritablement consultées ;
        •    Les communautés n’ont pas bénéficié de possibilité de relogement ;
        •    Les personnes qui ont procédé à l’expulsion, ou qui l’ont appuyée, n’étaient pas identifiables ;
        •    L’expulsion a eu lieu pendant la nuit ;
        •    Les personnes expulsées se sont retrouvées sans abris.
        •    

    5.    Communauté de Jardim Sao Francisco, Sao Paulo, Brésil

    Dans le cas du Brésil qui a été présenté, le droit au logement des victimes a été violé, et les communautés ont été victimes d’expulsions forcées, notamment pour les raisons suivantes :

        •    Il n’y a pas eu de consultation véritable et l’information n’a pas été donnée suffisamment à l’avance aux communautés affectées ;
        •    La communauté a été menacée et intimidées à plusieurs reprises ;
        •    Aucune compensation n’a été proposée au départ. Après une mobilisation importante des communautés, les autorités ont offert une compensation de 900 Reaïs + 600 Reaïs par mois par personne reconnue dans le registre foncier, pendant 30 mois. Mais selon les témoignages des communautés, ce montant n’est pas suffisant pour couvrir les frais de relogement à Sao Paulo, et les communautés se retrouvent donc sans solution de relogement adéquate.


    Recommandations générales

    Le Tribunal reprends et confirme les recommandations émises lors de sa première Session le 30/9/11 (en annexe).
    Le Tribunal recommande à la communauté internationale de mettre en place un système de monitoring des expulsions en cours, ou de menaces d'expulsion au niveau global.
    Le Tribunal recommande aussi d'ouvrir un chantier de reflection sur les liens entre la société civile et les Nations Unies sur le thème des expulsions.


    Recommandations spécifiques

    1.    Boeung Kak Lake, Phnom Penh, Cambodge

        •    Arrêt des opérations immobilières fondées sur la collusion entre secteurs économiques et milieux politiques, niant les droits des habitants ;
        •    Relocation sur place, à une distance de marche maximale de 10 minutes, dans des logements adéquats, permanents et économiquement accessibles ;
        •    Protection des personnes qui luttent pour le droit au logement, décriminalisation des actes liés à la défense de ces droits et libération des personnes emprisonnées.
        •    
    2.    Pipeline Community Dharavi, Mumbai, Inde

        •    Respect du droit au service public à un approvisionnement d'eau suffisant en tant que bien commun pour l'ensemble de la population sans discrimination ;
        •    Relocation sur place, à une distance de marche maximale de 10 minutes, dans des logements adéquats, permanents et économiquement accessibles ;
        •    Introduction d'un processus participatif lors de la réhabilitation du quartier impliquant les habitants à titre de partenaire égaux.

    3.    Waterfront communities Port Harcourt, Nigéria

        •    Respecter et protegere le droit au logement non seulement des propriétaires, mais aussi des locataires, y compris en ce qui concerne la relocation sur place, à une distance de marche maximale de 10 minutes, dans des logements adéquats, permanents et économiquement accessibles ;
        •    Mettre un terme à toutes les évictions planifiées des communautés du waterfront;
        •    Cesser tout usage de la violence dans l'expulsion des personnes de leurs communautés.
        •    
    4.    Place Jérémie, Port-au-Prince, Haiti

        •    Protection contre les violences et les menaces d'expulsions ;
        •    Respect des droits des personnes déplacées par le tremblement de terre, notamment leur droit au retour dans les lieux d'origine avant le séisme;
        •    Reconstruction participative ancrée sur la viabilité environnementale et économique, la prévention des risques sismiques et les droits humains, y compris en termes de planification, d'attribution des fonds, de la mise en œuvre de politiques et de la gestion.
        1)    
    5.    Communauté de Jardim Sao Francisco, Sao Paulo, Brésil

        •    Protection contre les violences et les menaces d'expulsions ;
        •    Relogement sur place, à une distance de marche maximale de 10 minutes, des habitants Rua das Flores, Bandeira da Aracambi, Pro morar do Rio Claro ;
        •    Reconnaître le droit au logement aussi aux habitants « sans titre »,  y compris le droit en ce qui concerne le relocation dans des logements adéquats, permanents et économiquement accessibles.

    Dispositif

    Le Tribunal invite toutes les parties concernées à mettre en œuvre sans délais ces recommandations et à envoyer deux Rapports sur leur respect, avant le 28/02/13 et avant le 31/8/13, afin d'avoir des élements pour le monitoring et le suivi en relation aux organismes de competence.

    Membres du Jury :

        •    Cesare Ottolini, coordinateur de l’Alliance Internationale des Habitants, ancien membre du Groupe Consultatif sur les Expulsions Forcées de l'ONU-Habitat, Italie, Rapporteur du Tribunal
        •    Gordon Aeschimann, docteur en droit, Juge assesseur à la Commission des baux et loyers de Genève, Suisse
        •    Yves Cabannes, professeur Université de Londres DPU, ancien Chair du Groupe Consultatif sur les Expulsions Forcées de l'ONU-Habitat, Royaume Uni
        •    Christophe Golay, co-coordinateur du Projet sur les DESC, Académie Droit International Humanitaire et Droits Humains, Suisse
        •    Malavika Vartak,  coordinatrice politique sur les bidonvilles à Amnesty International, Royaume Uni
        •    
        •    
    Annexes
        •    
        •    Recommandations Tribunal International Evictions (Genève, 30 sept.- 2 oct. 2011)
        •    Le Droit au Logement

    Fait à Genève le 28/9/12


    Annexe

    Le Droit au Logemen
    t

        1.    Le droit au logement est un droit humain fondamental reconnu dans un grand nombre d’instruments internationaux, parmi lesquels la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 25), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (article 11), la Convention relative aux droits de l’enfant (article 27), la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (article 14).

        1.    Le droit au logement doit être interprété largement pour inclure le droit de vivre dans un lieu où l’on puisse vivre en sécurité, dans la paix et la dignité.1

        1.    Les Etats sont dans l’interdiction de procéder, d’encourager ou de tolérer des expulsions forcées, définies comme des expulsions permanentes ou temporaires, contre leur volonté et sans qu’une protection juridique ou autre appropriée ait été assurée, de personnes, de familles ou de communautés de leurs foyers ou des terres qu’elles occupent.2

        1.    Une expulsion sera forcée, et donc illégale, si elle ne comprend pas l’un des éléments suivants3 :

        a)    Une véritable consultation des personnes intéressées ;
        b)    Un délai de préavis suffisant et raisonnable à toutes les personnes concernées ;
        c)    Des informations sur l’expulsion envisagée et, le cas échéant, sur la réaffectation du terrain ou du logement, fournies dans un délai raisonnable aux personnes concernées ;
        d)    La présence, en particulier lorsque des groupes de personnes sont visées, des agents ou des représentants du gouvernement, lors de l’expulsion ;
        e)    L’identification de toutes les personnes exécutant l’arrêté d’expulsion ;
        f)    L’accès aux ressources prévues par la loi ;
        g)    L’octroi d’une aide judiciaire, le cas échéant, aux personnes qui en ont besoin pour introduire un recours devant les tribunaux.

        1.    Une expulsion sera également illégale si les personnes touchées ne sont pas relogées dans des conditions adéquates, et si une compensation juste et équitable ne leur est pas garantie, même si ces personnes n’ont pas de titres de propriété.4

        1.    Suite à une expulsion, personne ne doit se retrouver sans toit ou être victime de violations d’autres droits humains, y compris le droit à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, à l’eau, au travail.5 Une expulsion ne peut pas avoir lieu n’importe quand ; par exemple, aucune expulsion ne doit avoir lieu par mauvais temps, la nuit, ou avant une élection.6 2.

    =========================================== 

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Lien permanent 2 commentaires
  • Appel urgent de la famille de Sevil Sevimli

    Imprimer

    l-etudiante-qui-a-interdiction-de-quitter-le-territoire-attend-desormais-son-proces-photo-phili.jpg

    L’étudiante, qui a interdiction de quitter le territoire, attend désormais son procès. Photo Philippe Juste

    Chères amies, chers amis,

    Ma fille de 20 ans Sevil risque 32 ans de prison pour avoir assisté à un concert du 1er mai en Turquie. Seule une immense vague de solidarité en France peut pousser notre Ministre des affaires étrangères à agir pour obtenir sa liberté. Signez dès à présent pour me donner un argument de poids lors de mon rendez-vous jeudi à Paris avec des responsables du ministère des Affaires étrangères et les convaincre d'agir pour sauver Sevil!

    Ma fille Sevil, une citoyenne française de 20 ans, risque 32 ans dans les geôles turques pour s’être rendue à un concert du 1er mai pendant son année d’études là-bas. Son procès commence la semaine prochaine. Seule une énorme vague de solidarité avant mon RDV crucial au Ministère des Affaires étrangères jeudi peut nous permettre de la revoir!

    Sevil, partie étudier un an à l’étranger en tant qu’étudiante Erasmus, se retrouve aujourd’hui accusée de soutien à une organisation terroriste! C’est insensé. Le gouvernement français n’a jusqu’à présent agit que faiblement pour l'aider. Mais Avaaz vient de m’obtenir un RDV avec l’Ambassadeur aux droits de l’Homme ce jeudi. Si j’arrive avec 100 000 signatures de citoyens français, notre gouvernement verra qu’il ne s’agit pas que de la supplique d’un père, mais d’une inquiétude nationale; il se devra d’agir.

    Il ne nous reste que 2 jours -- signez cette pétition pour aider ma fille à rentrer à la maison, et faites passer à tous vos proches!

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Sevil_Sevimli/?vl

    Ma fille a déjà passé 86 jours en prison, après avoir été prise dans un coup de filet des autorités turques, qui détiennent plus de 750 étudiants simplement parce qu'ils sont pour la plupart d’entre eux - et comme Sevil, d'origine kurde. Sevil n'a rien d'une terroriste. Comme beaucoup d'étudiants, elle s’intéresse à la politique, mais c'est tout.

    Suite au lancement de notre campagne et à sa médiatisation, Sevil a été relâchée en liberté conditionnelle, sans pouvoir quitter la Turquie avant son procès et elle pourrait rester en prison jusquà 52 ans. J’ai besoin de votre aide pour la revoir!

    La date de son procès approche, et notre angoisse est à son comble. Plus nous serons nombreux à soutenir Sevil avant jeudi, plus notre appel sera puissant -- signez cette pétition pour demander à Laurent Fabius de défendre la cause de ma fille Sevil, et diffusez mon appel autant que vous pouvez:

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Sevil_Sevimli/?vl

    Récemment, plus d’un million de membres d’Avaaz ont défendu avec succès la cause d’un père qui voulait sauver sa petite fille de la peine de mort au Pakistan. Faisons la même chose pour ma fille.

    Avec espoir et détermination,

    Erdogan Sevimli

    PLUS D’INFORMATIONS

    Libérée, l’étudiante franco-turque encourt 32 ans de prison en Turquie (Le Progrès) http://www.leprogres.fr/rhone/2012/08/12/liberee-l-etudiante-franco-turque-encourt-32-ans-de-prison-en-turquie

    Quel crime a commis Sevil Sevimli monsieur Erdogan ? (Le Monde) http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/28/quel-crime-a-commis-sevil-sevimli-m-erdogan_1725929_3232.html

    ===================================================================

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org


    Lien permanent 1 commentaire
  • «La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

    Imprimer

    «La nouvelle constitution ne respecte même pas le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau» constatent les syndicalistes.

    Ce matin sur l’Ile Rousseau, lieu symbolique, a eu lieu une conférence de presse de la CGAS pour exprimer publiquement son appréciation sur la nouvelle constitution genevoise.

    Aux yeux des syndicats, cette constitution ne répond pas aux attentes du monde du travail et elle ne propose aucune avancée en ce qui concerne les droits syndicaux, en particulier :
     

    • Un droit de grève amputé (cf. art. 37) : le libellé ne fait que reprendre, trait pour trait, le contenu de la constitution fédérale (droit de grève des salariés… avec symétriquement le droit de mise à pied par les employeurs !... on appréciera la symétrie !) ; un droit garanti seulement s’il se rapporte aux relations de travail ! ! La Charte sociale européenne va pourtant plus loin, elle reconnaît « le droit des travailleurs (…) à des actions collectives, y compris le droit de grève en cas de conflits d’intérêt. Avec le projet de constitution genevoise, toute grève entre travailleurs d’entreprises différentes serait donc interdite, tout comme celle dépassant le cadre d’une seule institution/entreprise ; elle interdirait donc des grèves telles que : la grève générale de 1918 (qui revendiquait le droit d’éligibilité des femmes, l’AVS, etc), la grève du 12 novembre 32 qui protestait contre le massacre, la veille, de militants antifascistes par l’armée ; la grève des femmes du 14 juin 91, etc !!!


    • Droits syndicaux insuffisants (art. 36) : « la liberté syndicale est garantie » et « l’information syndicale est accessible sur les lieux de travail » Comment sera-ce possible sans en garantir les conditions (faudra-t-il demander l’accord de l’employeur, par ex ?), sans préciser et affirmer en même temps le droit de réunion sur le lieu de travail, le droit de désigner et l’obligation de protéger les délégués syndicaux et de personnel dans les entreprises ?


    • Des beaux principes… sans aucune garanties ni aucunes mesures d’application : 1) « droit à un niveau de vie suffisant » (art. 39), sans aucune manière de le garantir, par décision de l’autorité cantonale d’établir un salaire minimum légal  (pensons aux « working poors » contraints de faire appel à l’assistance pour compléter leur revenu salarial) ; 2) « le droit à (…) la formation continue est garanti » (art. 24), sauf que sans accompagner ce principe d’un droit à un congé formation payé, ce droit ne se réalisera pas ou que de façon très inégale ; 3) l’Etat « encourage le dialogue social et la conclusion de conventions collectives de travail » (art. 186) C’est ce que l’on appelle « enfoncer des portes ouvertes ! », car c’est déjà le cas. Par contre, nulle mention de la responsabilité de l’Etat d’étendre les conventions collectives avec force obligatoire si nécessaire ou d’imposer des contrats types de travail (54% des salariés du privé ne sont couverts par aucune convention collective ni aucun contrat type) 4) « la femme et l’homme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale (art. 15) malgré les apparences, libellé en régression par rapport à l’actuelle constitution… où « il appartient aux autorités législatives et exécutives de prendre des mesures pour assurer la réalisation de ce principe et aux autorités juridiques de veiller à son respect ». Manquent donc les mesures concrètes pour favoriser l’accès aux formations, aux professions, aux fonctions et la parité dans les instances politiques…


    • Sur le rôle de l’Etat et des services publics (art. 9) « L’Etat agit en complément de l’initiative privée et de la responsabilité individuelle ». Affaiblissement programmé de l’Etat social et visées néolibérales inacceptables ; comme nous l’avons déjà vu, portes ouvertes aux privatisations et externalisations de tâches importantes dévolues aux services publics (santé, éducation, énergie…) ; aucune garantie de financement des tâches que doivent assumer l’Etat et les services publics; aucune mesure pour donner un rôle redistributeur à la fiscalité… (question développée par une autre intervention).


    • Le statu quo en ce qui concerne les droits politiques des résidents étrangers est bien évidemment inacceptable ! Après un lamentable marchandage, seul le droit de vote au niveau communal est maintenu (autant dire, un droit plus qu’au rabais, quand l’on sait le peu de pouvoir que les communes ont dans notre canton !). Ce droit minimum placera Genève à la queue des cantons romands ! Le 40% de la population que représentent les étrangers est donc exclu de ces droits fondamentaux… ces étrangers étant qui plus est, dans leur grande majorité, des travailleurs-euses… dont notre économie ne saurait se passer. 

    DSC_6335.jpg

    DSC_6342.jpg

    DSC_6357.jpg

    DSC_6336.jpg

    DSC_6358.jpg

    DSC_6360.jpg

    DSC_6362.jpg

    DSC_6365.jpg

    DSC_6375.jpg

    DSC_6377.jpg

    DSC_6386.jpg

    DSC_6434.jpg

    DSC_6407.jpgMaison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Lien permanent Catégories : Politique 1 commentaire
  • Tous les Genevois ont salué Madame Ruth Dreifuss

    Imprimer

    Se soir, le Victoria Hall à été témoin d’une soirée historique. Tous les Genevois ont salué Madame Ruth Dreifuss à qui a été décerné le prix “Fondation pour Genève” pour ses activités contre la peine de mort.

    A cette occasion, se sont présentés : M.Robert Badinter l’ancien ministre français de la justice, M.Rémy Pagani au nom du conseil administratif de la Ville de Genève et Maire de Genève, M.Pierre-François Unger président du Conseil d’Etat et de la République et canton de Genève, Jean-Charle Rielle président du conseil municipal de la Ville de Genève et les député-e-s, les conseiller-ère-s municipaux-ales, les militant-e-s défenseur-euse-s des droits humains, puis plus de 1500 personnalités.

     

    DSC_5815.jpg

    DSC_5894.jpg


    Discours de Madame Ruth Dreifuss

    Allocution prononcée à l’occasion de la réception du prix de la Fondation pour Genève

    Discours Madame Ruth Dreifuss

    Allocution prononcée à l’occasion de la réception du prix de la Fondation pour Genève

    SIDA, drogues et violences: agir… et ne pas nuire

    Ce prix distingue, m’a-t-on dit, un engagement militant. Par ce choix, la Fondation pour Genève reconnait que le rayonnement de la cité doit beaucoup aux idées et à l’action de citoyens et de citoyennes.

    Du Comité international de la Croix-Rouge de Dunant et Moynier au Geneva Call d’Elisabeth D
    ecrey Warner, du Bureau international de la paix d’Élie Ducommun à l’Association pour la prévention de la torture de Jean Jacques Gautier, nombre d’initiatives sont nées ici.

    Nombre d’organisations non-gouvernementales y sont venues, parce que ce lieu est prédestiné au dialogue entre militants et responsables politiques venus du monde entier. Ces derniers ne délibèrent pas ici dans une tour d’ivoire. Nulle part, la proximité entre la société et les institutions n’est plus grande. C’est cela qui donne son souffle à l’esprit de Genève.

    Mais comment devient-on militant? De mille et une façon, bien sûr, selon les temps et les lieux où se vivent les expériences déterminantes. En ce qui me concerne, je retiendrai trois circonstances qui fondent et expliquent mes engagements.

    Juive et fille…

    Premièrement, naître dans une famille juive au temps de la Shoah. Bien que la Suisse ait été un îlot au milieu de la tempête nazie, j’ai grandi dans le sentiment que rien n’est plus menaçant que la haine raciale, le nationalisme et la guerre. Cette angoisse m’a convaincue que notre première tâche, comme être social, est de débusquer le pire et de le combattre, d’en empêcher le retour. Qu’était ce pire, au temps de mon enfance et de mon adolescence? Les guerres que se livraient les super-puissances à travers des peuples sacrifiés, la démocratie trahie, l’holocauste nucléaire possible, le goulag, les lois raciales et les pratiques racistes persistant dans nombre de pays et dans les colonies. Ma première vision de la politique est dramatique. Il s’agit du combat entre l’humanité et la barbarie. Et je fais mienne cette injonction des Psaumes, suggérée par le journaliste François Maudoux: «ne pas abandonner le monde aux méchants».

    Deuxièmement, naître fille dans une famille heureuse et tendre, dont les parents assumaient les rôles traditionnellement dévolus au père et à la mère. Simone de Beauvoir dit qu’on ne naît pas femme, qu’on le devient. Elle exprime ainsi, avec force et à raison, le poids de l’éducation et les contraintes des traditions, les déterminismes sociaux qui limitent le libre épanouissement des femmes et des hommes. En ce qui me concerne, je dirais cependant que, née femme, je suis devenue, pas à pas, féministe. D’abord, par la confrontation aux dernières résistances contre la participation des femmes à la vie politique; ensuite par la découverte des multiples obstacles dressés contre l’égalité de droit et de fait entre les femmes et les hommes. Devoir conquérir ma place au soleil a vraisemblablement contribué à développer ma pugnacité… et mon endurance.

    Troisièmement, la mort précoce de mes parents puis mon travail en psychiatrie sociale m’ont fait attribuer à la santé publique une importance capitale. L’accès sans discrimination aux soins est un aspect de la question; pendant des décennies, j’ai plaidé pour une assurance-maladie obligatoire, afin que la solidarité atténue l’inégalité naturelle face à la maladie. Mais au-delà, il s’agit de combattre l’inégalité produite par la société, mise en évidence par les statistiques de morbidité et de mortalité désagrégées selon les niveaux de revenus et si cruellement différentes selon les continents. Comme l’a écrit Charles Darwin: «If the misery of the poor be caused not by the laws of nature but by our institutions, great is our sin!». Y a-t-il inégalité plus intolérable que celle qui réduit l’espérance de vie? Or, pour la combattre, il faut s’attaquer aux causes, à la pauvreté, à la promiscuité… à l’exclusion sociale.

    Un monde meilleur

    J’ai progressivement ajouté à l’obsession d’éviter le pire la conviction que le monde pouvait devenir meilleur. La conviction alimente mon goût de l’action; l’obsession impose un devoir de précaution. «Soigner… et ne pas nuire!». Cette injonction d’Hippocrate ne vaut pas que pour les médecins. En politique, elle implique une vigilance constante pour identifier ceux et celles qui, relégués dans un angle mort de la société, font les frais de choix erronés… et la volonté de les corriger. Elle oblige à débusquer et à extirper des lois et des pratiques de l’État les scories héritées d’un passé moins respectueux de la dignité humaine et des libertés individuelles. Combien de politiques, inspirées par les meilleures intentions, ont pavé l’enfer des vies méprisées.

    Au seuil de la vie adulte, le travail social m’avait attiré. S’il me montrait bien quels étaient les dysfonctionnements de notre société, il ne me permettait que d’agir au cas par cas, de réparer des dégâts. Et encore! Les institutions nécessaires n’existaient pas, les lois sociales étaient lacunaires, la morale dominante justifiait des contraintes intolérables. Ce cadre inadéquat renvoyait à la politique. C’est là que je voulais dorénavant agir. La Suisse m’a offert de nombreuses occasions de vivre cette passion… puis, à dix ans d’intervalle, deux occasions inespérées se sont présentées. De militante syndicale je suis «passée professionnelle», puis de citoyenne je suis devenue conseillère fédérale. Pendant deux décennies, j’ai eu ce privilège extraordinaire d’agir sous les yeux et sous le contrôle des collègues et des habitants de ce pays. De m’efforcer de les convaincre, de parler en leur nom et de leur rendre compte de mes actes.

    De syndicaliste à ministre

    Vous imaginez sans peine le bonheur qui fut le mien lorsque je me retrouvai à la tête du Département fédéral de l’intérieur: santé publique, sécurité sociale, égalité entre femmes et hommes, lutte contre le racisme… et j’en passe. Voilà que m’était confiée la responsabilité de faire des propositions, de prendre des initiatives, de développer des politiques dans des domaines qui avaient mobilisé, depuis des décennies, mes intérêts et mes énergies de militante socialiste, de travailleuse sociale, de syndicaliste.

    J’ai retrouvé sur mon bureau le dossier de l’assurance-vieillesse et survivants, après avoir porté, avec d’autres bien sûr, l’exigence de reconnaître aux femmes un droit individuel à la rente et de valoriser l’éducation des enfants. J’avais non seulement fait campagne pour l’article constitutionnel sur l’égalité des femmes et des hommes, mais encore participé à l’élaboration de l’avant-projet de la loi sur l’égalité; il prévoyait la création du Bureau de l’égalité, placé fort à propos dans mon Département. Peu après mon élection, le Parlement a adopté la loi sur l’assurance-maladie, garantissant la couverture universelle revendiquée depuis des décennies par la gauche. Ma tâche allait être de convaincre les citoyens et les citoyennes de cette réforme puis de la mettre en œuvre. Après avoir milité depuis une bonne quinzaine d’années pour l’instauration d’un congé maternité, et avoir essuyé deux échecs en votation populaire, j’allais, au nom du Gouvernement cette fois, remettre l’ouvrage sur le métier.

    En d’autres termes, je pouvais tenter, en tant que ministre, de faire aboutir des réformes que j’avais contribué, en tant que militante, à inscrire à l’agenda politique. Faire aboutir ou faire avancer?

    Conseillère fédérale, je devais négocier avec des représentants d’intérêts opposés, élaborer les bases d’un consensus, convaincre les autres membres du gouvernement… puis tout recommencer au Parlement, enfin rallier l’adhésion populaire au cas où le scrutin populaire décidait du sort de la proposition. Il m’est aussi arrivé d’être renvoyée à la case départ et de devoir tout reprendre à zéro, forte d’une connaissance des obstacles à franchir qui permettait d’augurer d’un succès futur. Ce succès serait alors le résultat d’un effort collectif, d’un compromis parfois boiteux, dont je devrais organiser la mise en œuvre et mettre en place les moyens d’en contrôler les conséquences pratiques, afin d’être en mesure d’en corriger les effets secondaires indésirés. Comme Camus nous l’a dit: «Il faut imaginer Sisyphe heureux!». J’ai pleinement vécu ce bonheur.

    Les dossiers choisis – ou non

    Le jour de mon élection, j’avais plagié Léon Blum. Au moment de former le gouvernement de Front populaire, il s’était écrié: «Enfin, les ennuis commencent…». En effet, ils n’ont pas manqué. Il ne s’agissait pas seulement des réformes que je viens d’évoquer et que je me réjouissais d’empoigner à bras-le-corps. Je fus d’emblée confrontée à deux périls majeurs, qui nourrissaient l’angoisse des habitants et le sentiment d’impuissance des autorités: l’épidémie du SIDA et l’irruption des problèmes liés aux drogues. Une danse macabre liait le sexe et la mort. L’épidémie faisait aussi rage parmi les consommateurs d’héroïne par voie intraveineuse. Elle s’étendait à leurs proches et à ceux qui achetaient leurs services sexuels. Le désespoir d’une maladie incurable alimentait la prise de risque.

    Le lien entre SIDA et drogues ne se réduit cependant pas à l’épidémiologie: dans les deux cas, le silence tue!

    Le virus responsable de l’immunodéficience humaine avait été identifié… mais les hommes et les femmes qui le portaient dans leur sang devaient le cacher. Le«sidéen», comme certains l’appelaient à l’époque, était un pestiféré… Pire qu’un pestiféré: il avait, par son comportement, offert son corps à la maladie. Dangereux et coupable! En Suisse, la loi ne condamnait, heureusement, ni l’homosexualité, ni la prostitution; mais la société, elle, le faisait encore! Il fallait briser le tabou, appeler un chat un chat, parler de pratiques sexuelles, placarder sur les murs de nos villes des affiches propres à choquer une société pudibonde, dire que les prisons resteraient des lieux à risque augmenté tant qu’on y priverait les détenus de préservatifs et de seringues propres.

    Le message de la prévention, pour être utile et acceptable, ne pouvait se limiter à énoncer des informations pratiques sur les voies de la propagation du virus et les moyens de la stopper: encore fallait-il susciter la sympathie envers les victimes. Même depuis que la maladie a cessé d’être mortelle et que l’épidémie est plus largement contrôlée, la stigmatisation persiste. Il n’est pas facile, pour les «personnes vivant avec le SIDA» de trouver un emploi, d’établir une relation, de constituer une assurance vieillesse ou d’obtenir un crédit bancaire. Comment éviter, par ailleurs, que les nouvelles générations banalisent le risque et que les groupes vulnérables baissent la garde? Comment s’adresser à des migrants encore sous l’influence des tabous qui règnent dans leur culture d’origine? Et comment toucher celles et ceux qui, travailleurs clandestins, vivent dans l’ombre? Il faut, encore et toujours, taper sur le clou.

    Lutter contre l’exclusion

    La drogue, elle, est interdite… Toutes les cultures connaissent l’usage de substances psychotropes, usage médical, cultuel, festif ou invitation aux paradis artificiels, usage contrôlé. occasionnel ou addictif. L’alcool est, sous nos latitudes, consommé le plus souvent de façon raisonnable, l’alcoolisme par contre est une maladie aux conséquences terribles, pour la personne directement touchée comme pour son entourage. Les analgésiques soulagent de nombreux patients alors que l’abus de médicaments en intoxique d’autres à petit feu. Le risque sanitaire et social est multiplié si le marché de ces substances est entre les mains d’organisations criminelles.

    La prohibition de l’alcool aux États-Unis d’Amérique, pendant l’entre-deux guerres, illustre le lien qui s’établit alors entre clandestinité, violence, misère et consommateurs en déréliction. Une interdiction inspirée par un souci sanitaire face à l’alcoolisme, mais plus encore par une condamnation morale d’inspiration religieuse, avait eu des conséquences pires que le mal qu’elle était censée empêcher. Or, une politique semblable est pratiquée, et cela à l’échelle internationale, pour les substances qui figurent sur les listes des drogues illicites. Les effets sont, en plus grave, similaires à ceux de la prohibition de l’alcool: montée en puissance du crime organisé à l’échelle globale, condamnation et marginalisation des personnes dépendantes, perte de contrôle sur des zones de clandestinité.

    Au cours des années 80 et 90, la propagation du VIH/SIDA a imposé la nécessité de faire sortir de l’ombre les usagers de drogue. Élargissement du spectre des thérapies, mise à disposition de seringues, dans la rue et dans les prisons, locaux d’injection offrant des appuis médico-sociaux, toutes ces mesures visent en fait un seul but: en reconnaissant la dignité et la responsabilité des personnes dépendantes, les réintégrer dans la société et leur permettre de «protéger leur prochain comme eux-mêmes», leur redonner l’espoir de «s’en sortir», un jour, pour de bon. L’ensemble de la population et chacun des intervenants sur le terrain devaient être associés à un tel changement des priorités politiques: préséance à la santé publique sur la répression dans la rue; lutte plus efficace, parce que plus ciblée, contre le crime organisé et le blanchiment de ses gigantesques profits.

    Les gens de mauvaise réputation

    La Suisse a engrangé des succès dans la lutte contre le SIDA ainsi que dans la prévention et le traitement de la dépendance aux drogues et dans la réduction des risques liés à leur consommation. Ces succès sont à mettre au crédit des chercheurs et des travailleurs du front, qui ont poussé les politiques à agir et les ont alimentés des informations les plus actuelles et les plus pertinentes. Aux côtés d’autres associations, les Églises ont été porteuses d’un message de solidarité et ont charitablement fermé un œil sur nos messages les plus crus. Ce dont je me souviens avec le plus d’émotion, c’est la mobilisation de celles et ceux qui étaient directement concernés… les associations d’homosexuels, les prostituées qui se faisaient agentes de prévention, les usagers de drogues qui veillaient à récolter les seringues usagées et à les échanger contre des seringues stériles. Les gens dits «de mauvaise réputation» ou «de mauvaise vie» ont été les premiers à donner l’alarme et à s’engager dans la bataille. Ils ont forcé le respect… et poussé à mettre en place une politique basée sur le respect.

    Certes, de nombreux problèmes demeurent, notamment ceux liés à un deal envahissant qui désécurise les habitants des quartiers les plus touchés. Ils ne pourront trouver de solution, à long terme, que si l’État parvient à reprendre en main ce marché et à le réglementer strictement, comme il le fait pour d’autres substances dont la consommation peut être dangereuse: médicaments, alcool, tabac…

    Dans un pays dont on moque souvent la lenteur des changements (Albert Einstein souhaitait mourir en Suisse parce que, disait-il, les échéances les plus inéluctables s’y présentent avec vingt ans de retard), l’urgence sanitaire a permis d’aller vite en besogne et de prendre des risques calculés. Il faut reconnaître que nous sommes au bénéfice de conditions particulièrement favorables: ressources intellectuelles et financière, cohésion sociale, système politique donnant visibilité aux minorités, culture de concordance, goût pour les solutions pragmatiques, etc. J’ajouterais qu’il est bien utile que les conseillers fédéraux n’aient pas à trop se préoccuper de leur score de popularité… «Faire ce que doit» en devient plus facile.

    Au-delà des frontières

    «Faire ce que doit» ne peut se limiter aux frontières de son pays. Surtout d’un pays si privilégié.

    La pandémie du SIDA concerne tous les pays et frappe plus particulièrement ceux qui ne parviennent pas, seuls, à faire face. Certains pays africains ont vu disparaître la majorité de leurs forces vives. Les tabous qui frappent les homosexuels, lorsque ce ne sont pas des lois qui les condamnent, ont souvent pour corollaire la discrimination des femmes par une société machiste. Des informations erronées sur la propagation ou la prévention de la maladie induisent des comportements inadaptés. Les médicaments, malgré les progrès réalisés ces dernières années grâce à une mobilisation sans précédent de ressources publiques et philanthropiques, grâce aussi à la fabrication de génériques, restent inabordables pour les plus pauvres. L’injection de drogues est toujours responsable d’un tiers des contaminations par le VIH en dehors de l’Afrique subsaharienne. La criminalisation des usagers les prive de l’accès aux soins et les repousse dans une clandestinité sur laquelle règnent les trafiquants.

    Les atteintes aux droits humains, justifiées par la «guerre contre la drogue», culminent dans l’application de la peine de mort. Plus de la moitié des personnes exécutées dans le monde le sont pour des violations des lois sur les stupéfiants.

    Conseillère fédérale, j’ai pu échanger informations et expériences lors de réunions internationales consacrées au SIDA et à la drogue. J’y ai plaidé pour que les groupes les plus vulnérables et les populations les plus pauvres bénéficient de l’attention et des soins nécessaires. Depuis, je continue simplement sur ma lancée.

    Contre la culture de mort

    Ces deux causes, je ne les ai pas choisies mais je les ai épousées. Je me suis demandé pourquoi. Je crois qu’elles renouent avec mes obsessions premières: lutter contre la culture de mort, de violence et d’exclusion. La peine de mort en est l’expression la plus évidente. Elle viole, de sang froid, le premier des droits de l’homme, le droit à la vie. Bessie Gilmore (dont le fils deviendra plus tard un assassin et sera exécuté) parlait ainsi de la peine capitale: «Ces meurtres sont les seuls que nous pouvons prédire – c’est-à-dire les seuls qui sont programmés – alors ils sont aussi les seuls que nous pouvons peut-être empêcher». Ce sont aussi les seuls qui sont décidés au nom du peuple, dans les pays qui n’ont pas renoncé à ce châtiment barbare. Dans le monde entier, de plus en plus de citoyennes et de citoyens s’y opposent et protestent: «Pas en notre nom! Jamais! Aucun acte, même le plus odieux, ne retranche un être humain de l’humanité!». Grâce à eux, grâce à des militants de l’intelligence et de l’endurance de Robert Badinter, l’abolition universelle de la peine de mort progresse.

    Le moment est venu d’exprimer ma gratitude. La liste de celles et ceux envers lesquels j’ai une dette de reconnaissance est interminable. Il me faut donc choisir.

    Merci à la Fondation de Genève. Elle m’a offert ce soir une tribune comme je n’en ai jamais rêvée, elle nous a donné à tous la joie d’entendre le Quatuor des solistes de l’Orchestre du Festival de Lucerne: Etienne Abelin, Anna Puig, Iseut Chuat et Jacques Zoon. Merci à ces quatre virtuoses.

    Merci à Genève, qui m’a tant donné: elle a éveillé en moi l’espoir de la paix, depuis le jour où j’ai manqué l’école pour voir passer Pierre Mendès France, qui s’était donné 20 jours pour mettre fin à la guerre d’Indochine. Elle l’a renforcé en abritant l’Initiative de Genève pour une paix juste et durable entre Israël et la Palestine. Merci pour l’éducation reçue dans cette ville, pour le Collège du soir et la bourse d’études qui m’ont ouvert les portes de l’Université.

    Merci à ma famille, à mes amis, à mes collègues et à mes camarades. Merci aux militants qui me servent d’exemple et auxquels me lient amitié et complicité. Je n’en citerai qu’un ce soir: Robert Badinter, ta présence à Genève est un cadeau pour nous tous.

    http://www.domainepublic.ch/articles/21537

     

    DSC_5728.jpg

    DSC_5732.jpg

    DSC_5736.jpg

    DSC_5738.jpg

    DSC_5740.jpg

    DSC_5743.jpg

    DSC_5747.jpg

    DSC_5750.jpg

    DSC_5756.jpg

    DSC_5764.jpg

    DSC_5766.jpg

    DSC_5767.jpg

    DSC_5779.jpg

    DSC_5782.jpg

    DSC_5785.jpg

    DSC_5786.jpg

    DSC_5787.jpg

    DSC_5788.jpg

    DSC_5789.jpg

    DSC_5792.jpg

    DSC_5795.jpg

    DSC_5810.jpg

    DSC_5812.jpg

    DSC_5821.jpg

    DSC_5825.jpg

    DSC_5843.jpg

    DSC_5846.jpg

    DSC_5855.jpg

    DSC_5859.jpg

    DSC_5868.jpg

    DSC_5894.jpg

    DSC_5929.jpg

    DSC_5964.jpg

    DSC_5969.jpg

    DSC_5972.jpg

    DSC_5989.jpg

    DSC_5997.jpg

    DSC_6000.jpg

    DSC_6006.jpg

    DSC_6008.jpg

    DSC_6021.jpg

    DSC_6025.jpg

    DSC_6036.jpg

    DSC_6041.jpg

    DSC_6049.jpg

    DSC_6082.jpg

    DSC_6087.jpg

    DSC_6118.jpg

    DSC_6130.jpg

    DSC_6160.jpg

    DSC_6163.jpg

     

    DSC_6168.jpg

    DSC_6201.jpg

    DSC_6204.jpg

    DSC_6205.jpg

    DSC_6207.jpg

    DSC_6218.jpg

    DSC_6221.jpg

    DSC_6233.jpg

    DSC_6241.jpg

    DSC_6242.jpg

    DSC_6249.jpg

    DSC_6254.jpg

    DSC_6257.jpg

    DSC_6261.jpg

    DSC_6268.jpg

    DSC_6272.jpg

    DSC_6274.jpg

    DSC_6276.jpg

    DSC_6281.jpg

    DSC_6286.jpg

    DSC_6289.jpg

    DSC_6191.jpg

    Photos: Demir SÖNMEZ

    copyright.jpg

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Lien permanent Catégories : Genève 1 commentaire
  • Grande manif de l’industrie à Berne: Nous luttons pour des dizaines de milliers d’emplois dans l’industrie.

    Imprimer

    Environ 7000 travailleurs d’  industrielle suisse ont afflué samedi après- midi à Berne pour défendre la place industrielle suisse. A l'appel de quatre syndicats(Unia,syndicom, l'Association du personnel de la Confédération (APC) et celui du personnel des transports), ils ont revendiqué pacifiquement un renforcement de la convention collective de travail (CCT).

    La convention collective de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (CCT MEM) fait partie des principales CCT de Suisse. Elle expirera fin juin 2013. Les négociations en vue de son renouvellement débuteront en novembre 2012 entre les employeurs et les syndicats.

    Les acquis de la CCT MEM sont soumis à des pressions massives, à commencer par les salaires et la durée du travail, mais également les autres conditions de travail.

    En outre, 10 000 emplois sont menacés, si le Conseil fédéral ne se décide pas à mener enfin une politique industrielle et d’innovation active et si la Banque nationale n’augmente pas le cours plancher à au moins 1.40 franc/euro.

    La manifestation nationale de Berne vise à donner un signal fort :

    • pour une CCT moderne dans l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux;
    • pour des emplois sûrs;
    • pour une place industrielle qui offre des emplois stables et en crée de nouveaux.


    Nous avons besoin de l’industrie.
    L’industrie a besoin de vous !

    DSC_5445.jpg

    DSC_5459.jpg

    DSC_5464.jpg

    DSC_5469.jpg

    DSC_5475.jpg

    DSC_5479.jpg

    DSC_5482.jpg

    DSC_5487.JPG

    DSC_5492.jpg

    DSC_5494.jpg

    DSC_5497.jpg

    DSC_5505.jpg

    DSC_5506.jpg

    DSC_5511.jpg

    DSC_5516.jpg

    DSC_5520.jpg

    DSC_5525.jpg

    DSC_5532.jpg

    DSC_5535.jpg

    DSC_5551.jpg

    DSC_5562.jpg

    DSC_5571.jpg

    DSC_5582.jpg

    DSC_5585.jpg

    DSC_5586.jpg

    DSC_5591.jpg

    DSC_5593.jpg

    DSC_5595.jpg

    DSC_5597.jpg

    DSC_5599.jpg

    DSC_5608.jpg

    DSC_5614.jpg

    DSC_5617.jpg

    DSC_5626.jpg

    DSC_5631.jpg

    DSC_5631.jpg

    DSC_5638.jpg

    DSC_5643.jpg

    DSC_5652.jpg

    DSC_5661.jpg

    DSC_5662.jpg

    DSC_5665.jpg

    DSC_5678.jpg

    DSC_5679.jpg

    DSC_5686.jpg

    DSC_5688.jpg

    DSC_5695.jpg

    DSC_5701.jpg

    DSC_5714.jpg

    L1020731.jpg

    DSC_5705.jpg

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

     

    Lien permanent 2 commentaires
  • 40% de sans-voix,Genève rate sa réforme !

    Imprimer

     

    « 40% de sans-voix…
    Genève rate sa réforme ! »

    de la « Rome du protestantisme » à la « lanterne rouge du civisme »

    Les membres de la campagne ViVRe (Vivre, Voter, Représenter) étaient ce matin au Mur des Réformateurs pour une action visant à rappeler aux électrices et électeurs de Genève ce criant contraste avant la votation du 14 octobre sur le projet de nouvelle Constitution: 

    Les quatre réformateurs du XVIème siècle,

    tous étrangers (3 français et 1 écossais),ont fait de Genève un pôle pionnier d’innovation sociale vers qui les regards du monde se sont tournés.

    La voix de ces 4 étrangers résonne encore à nos oreilles.

    Les quatre-vingts « réformateurs » du XXIème siècle,

    tous suisses par obligation,

    proposent de faire de Genève la lanterne rouge romande et prêchent la résignation au statu quo en matière de droits civiques.

    La voix des 40% de résident-e-s étranger-e-s reste étouffée.

     

    Le 14 octobre, dites NON à un projet qui

    ·       - bafoue les extensions de citoyenneté revendiquées par ViVRe dès juin 2010 avec plus de 5000 signatures

    ·       - prive encore d’expression citoyenne 40% de la population du canton

    ·       - maintient des électeurs et électrices inéligibles jusque dans leur commune suite à un ultime chantage xénophobe

    ·       - manque une occasion historique d’en finir avec l’infra-citoyenneté cantonale de résidents durables

    ·       - fait de Genève une lanterne rouge en Suisse romande en matière de participation civique

    ·       - ridiculise le rôle international et multiculturel dont Genève se glorifie 

    Genève rate donc sa réforme, en privant 40% de la population de droit à la parole !

    L1020615.jpg

    L1020616.jpg

    L1020623.jpg

    L1020632.jpg

    L1020661.jpg

    L1020676.jpg

    L1020681.jpg

    ViVRe-affiche-campagne-non-constitution.jpgMaison Populaire de Genève

       www.assmp.org
    Lien permanent 2 commentaires
  • Une « guerre scolaire » sous le drapeau de l’islam

    Imprimer


    C’est dans une ambiance tendue que 17 millions d’écoliers, collégiens et lycéens ont repris le chemin de l’école ce lundi en Turquie. Appels au boycott et manifestations ont précédé cette rentrée scolaire placée sous le signe de la contestation alors que le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, à la tête du parti AKP (Parti de la justice et du développement, issu de la mouvance islamiste) a fait passer au printemps une série de réformes immédiatement mises en pratique.

    «Ces réformes ont été faites sans consultation avec les enseignants, constate Gülbin, une enseignante de primaire à Istanbul. C’est une pseudo-réforme imposée du haut et destinée à casser le système actuel».

    Parmi les mesures les plus impopulaires se trouve l’abaissement de l’âge obligatoire auquel les enfants doivent débuter l’école. Les enfants doivent désormais commencer en classe préparatoire, dès 5 ans et demi contre 7 ans auparavant.

    De nombreux psychologues turcs expliquent qu’à cet âge, les enfants sont souvent inaptes à l’apprentissage de la lecture. Pour Gülbin, croisée dans une manifestation, cette réforme aurait été possible « si les manuels scolaires avaient été modifiés. Or ce n’est pas le cas, explique-t-elle. Les enfants de 5 ans et demi vont suivre des cours destinés à des élèves de 7 ans ».

    Les syndicats se plaignent aussi d’une hausse insuffisante du nombre de classes et d’enseignants, alors que le nombre d’élèves en cours préparatoires (2,3 millions) a augmenté de 40 %. Certes, 42.000 enseignants ont été nommés mais toutes classes et tous niveaux confondus, alors que des cours facultatifs supplémentaires sont proposés en collège et que la durée totale d’enseignement obligatoire est passée de huit à douze années. Le ministère de l’Education nationale reconnaît un manque de 138.000 professeurs.

    Au sein du parti d’opposition CHP (Parti républicain du peuple, kémaliste), on reproche au gouvernement de vouloir casser le système d’enseignement actuel bâti sur l’héritage d’Atatürk, le père de la République, afin d’embrigader les petites têtes blondes dans un système « religieux » et « coupé de la science ».

    Faire démarrer les enfants plus tôt afin de mieux les assimiler, voilà ce que craint le CHP alors qu’en parallèle est facilité l’accès aux écoles de prédicateurs religieux (imam hatip). Ces établissements, qui avaient été affaiblis par le coup d’Etat dit post-moderne de 1997 et dont est diplômé le Premier ministre Erdogan, sont désormais accessibles dès l’âge de 9 ans, contre 14 auparavant. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux que le chef de gouvernement a passé sa journée d’hier, louant leur succès et la forte demande.

    Quelque 9 % des collégiens turcs y suivent un enseignement cette année et près de 700 nouveaux imams hatip ont été ouverts, prenant souvent la place d’établissements scolaires classiques et forçant les parents d’élèves à trouver des établissements de rechange en dernière minute.

    Cet accès facilité aux imams hatips s’accompagne dans les collèges classiques d’un nouveau cours facultatif sur la vie du Prophète Mahomet. Les associations alévies (confession souvent associée à l’islam chiite) craignent qu’ils ne deviennent en pratique obligatoires, du fait de la pression imposée sur les musulmans non sunnites.

    « Le gouvernement AKP insiste sur une politique basée sur le slogan “une religion, une identité » au détriment d’une Turquie laïque, démocratique, multiculturelle et multiconfessionnelle », regrette Kemal Bülbül, président de la fédération des alévis bektachis. En février dernier, Recep Tayyip Erdogan avait ouvertement reconnu vouloir « former une jeunesse religieuse ». « La machine est lancée », constate aujourd’hui notre manifestante Gülbin.
    Quant aux Kurdes, ils regardent d’un œil dubitatif les cours de langue kurde, facultatifs et désormais possibles en collège. Manque de profs et de moyens, cette mesure est « de la poudre aux yeux », selon le chef du parti pro-kurde BDP (Parti pour la paix et démocratie) car elle « ne répond pas à la demande des Kurdes pour le droit à l’enseignement dans leur langue maternelle ». 
    (Le Soir, NERBOLLIER, DELPHINE, 18 septembre 2012)

    Lien permanent 0 commentaire
  • La Fête des Vendanges de Russin:125 photos

    Imprimer

    DSC_4991.jpg

    DSC_4880.JPGDSC_4879.jpg

    DSC_4884.jpg

    L1020503.jpg

    DSC_4889.jpg

    DSC_4892.jpg

    DSC_4896.jpg

    DSC_4899.jpg

    DSC_4903.jpg

    DSC_4924.jpg

    DSC_4926.jpg

    DSC_4927.jpg

    DSC_4975.jpg

    DSC_4976.jpg

    DSC_4990.jpg

    L1020520.jpg

    L1020521.jpg

    DSC_4996.jpg

    DSC_4998.jpg

    DSC_5000.jpg

    DSC_5002.jpg

    DSC_5003.jpg

    DSC_5004.jpg

    DSC_5005.jpg

    DSC_5006.jpg

    DSC_5007.jpg

    DSC_5009.jpg

    DSC_5010.jpg

    DSC_5011.jpg

    DSC_5013.jpg

    DSC_5015.jpg

    DSC_5016.jpg

    DSC_5017.jpg

    DSC_5019.jpg

    DSC_5020.jpg

    DSC_5028.jpg

    DSC_5029.jpg

    DSC_5033.jpg

    DSC_5034.jpg

    DSC_5038.jpg

    DSC_5039.jpg

    DSC_5041.jpg

    DSC_5043.jpg

    DSC_5044.jpg

    DSC_5048.jpg

    DSC_5050.jpg

    DSC_5053.jpg

    DSC_5055.jpg

    DSC_5063.jpg

    DSC_5066.jpg

    DSC_5067.jpg

    DSC_5069.jpg

    DSC_5071.jpg

    DSC_5072.jpg

    DSC_5085.jpg

    DSC_5098.jpg

    DSC_5103.jpg

    DSC_5114.jpg

    DSC_5122.jpg

    DSC_5124.jpg

    DSC_5130.jpg

    DSC_5133.jpg

    DSC_5134.jpg

    DSC_5138.jpg

    DSC_5140.jpg

    DSC_5142.jpg

    DSC_5145.jpg

    DSC_5146.jpg

    DSC_5151.jpg

    DSC_5156.jpg

    DSC_5159.jpg

    DSC_5160.jpg

    DSC_5159.jpg

    DSC_5160.jpg

    DSC_5161.jpg

    DSC_5163.jpg

    DSC_5164.jpg

    DSC_5175.jpg

    DSC_5178.jpg

    DSC_5181.jpg

    DSC_5187.jpg

    DSC_5190.jpg

    L1020549.jpg

    L1020557.jpg

    L1020561.jpg

    L1020562.jpg

    DSC_5195.jpg

    DSC_5197.jpg

    DSC_5207.jpg

    DSC_5231.jpg

    DSC_5243.jpg

    DSC_5250.jpg

    DSC_5252.jpg

    DSC_5254.jpg

    DSC_5256.jpg

    DSC_5257.jpg

    DSC_5262.jpg

    DSC_5266.jpg

    DSC_5268.jpg

    DSC_5271.jpg

    L1020567.jpg

    DSC_5273.jpg

    DSC_5279.jpg

    DSC_5288.jpg

    DSC_5291.jpg

    DSC_5292.jpg

    DSC_5295.jpg

    DSC_5302.jpg

    DSC_5303.jpg

    DSC_5307.jpg

    DSC_5308.jpg

    DSC_5313.jpg

    DSC_5316.jpg

    DSC_5317.jpg

    DSC_5321.jpg

    DSC_5333.jpg

    DSC_5335.jpg

    DSC_5339.jpg

    DSC_5350.jpg

    DSC_5355.jpg

    DSC_5374.jpg

    DSC_5377.jpg

    DSC_5386.jpg

    L1020612.jpg

    Suivre:

    http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/09/15/fete-des-vendanges-de-russin‐geneve-‐-50eme-edition.html

    Photos: Demir SÖNMEZ 

    copyright.jpg

    Lien permanent Catégories : Fête 0 commentaire
  • Fête des vendanges de Russin‐Genève ‐ 50ème édition

    Imprimer

    Pour sa 50ème édition, la Fête des Vendanges de Russin se déroule sur trois jours : vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 septembre. Dans le cadre bucolique du village de Russin, au cœur du vignoble du Mandement, c'est la traditionnelle rencontre de la ville et de la campagne pour une découverte gustative et œnologique du terroir genevois.

    En ce jubilé, le village de Russin et les organisateurs se sont mis en quatre, avec un riche programme d'animations, entièrement gratuites et particulièrement variées.

    La Fête des Vendanges de Russin est un véritable hommage au vignoble genevois, à ses producteurs et à la qualité de ses produits. Comme à l'accoutumée, il sera possible d'y déguster plus de 135 crus, issus d'une trentaine de cépages.

    Traditionnelle vitrine des produits du terroir genevois, nous nous inscrivons tout naturellement dans la « Semaine du goût en Suisse ».

    Tout au long du week-end, de nombreuses animations sont prévues dans les rues et les guinguettes. Vous découvrirez aussi des spécialités culinaires et une sélection de vins genevois de qualité.

    A la saison des vendanges, du moût et du bon vin, il est fort sympathique de vivre, à travers Russin, cet événement de tradition, populaire et festif.

    DSC_4873.jpg

    DSC_4622.jpg

    DSC_4627.jpg

    L1007611.jpg

    L1007607.jpgL1007622.jpg

    DSC_4630.jpg

    DSC_4645.jpg

    DSC_4646.jpg

    DSC_4647.jpg

    DSC_4649.jpg

    L1007627.jpg

    L1007630.jpg

    DSC_4652.jpg

    DSC_4653.jpg

    DSC_4658.jpg

    DSC_4662.jpg

    DSC_4666.jpg

    DSC_4668.jpg

    DSC_4670.jpg

    DSC_4675.jpg

    DSC_4676.jpg

     

     

    L1007633.jpg

    DSC_4681.jpg

    DSC_4685.jpg

    DSC_4687.jpg

    DSC_4692.jpg

    L1007634.jpg

    DSC_4694.jpg

    DSC_4702.jpg

    DSC_4703.jpg

    DSC_4704.jpg

    DSC_4705.jpg

    DSC_4709.jpg

    DSC_4711.jpg

    DSC_4712.jpg

    DSC_4714.jpg

    DSC_4716.jpg

    DSC_4719.jpg

    DSC_4725.jpg

    DSC_4727.jpg

    L1007642.jpg

    L1007644.jpg

    DSC_4735.jpg

    DSC_4737.jpg

    DSC_4743.jpg

    DSC_4745.jpg

    DSC_4747.jpg

    DSC_4750.jpg

    DSC_4753.jpg

    L1007645.jpgDSC_4758.jpg

    DSC_4764.jpg

    DSC_4766.jpg

    DSC_4768.jpg

    DSC_4772.jpg

    DSC_4773.jpg

    DSC_4778.jpg

    DSC_4781.jpg

    DSC_4783.jpg

    DSC_4784.jpg

    DSC_4790.jpg

    DSC_4793.jpg

    DSC_4795.jpg

    DSC_4799.jpg

    L1007654.jpg

    DSC_4805.jpg

    DSC_4806.jpg

    DSC_4816.jpg

    DSC_4824.jpg

    DSC_4827.jpg

    DSC_4831.jpg

    L1007660.jpg

    L1007663.jpg

    DSC_4834.jpg

    DSC_4846.jpg

    DSC_4851.jpg

    DSC_4853.jpg

    DSC_4856.jpg

    DSC_4864.jpg

    L1007663.jpg

    L1007664.jpg

    L1007677.jpg

    L1007673.jpg

    L1007670.jpg

    Suivre:

    http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2012/09/16/la-fete-des-vendanges-de-russin.html

    Photos: Demir SÖNMEZ

    copyright.jpg

    Lien permanent Catégories : Fête 0 commentaire
  • Les fonctionnaires en force dans la rue pour défendre les retraites

    Imprimer

     A l'appel du Cartel intersyndical et du syndicat des services publics, les fonctionnaires ont massivement fait grève. Ils ont exprimé leur colère tout au long de la manifestation dans les Rues Basses et devant le Grand Conseil.

     Le rassemblement à 15 heures à la Place de Neuve a permis à la foule d'apporter son soutien solidaire aux quelque 25 000 enseignants grévistes de Chicago.

     Environ 2 000 employés de la fonction publique ont suivi les mots d'ordres des syndicats et scandé leurs revendications devant les députés, avant les débats parlementaires sur le projet de loi sur la fusion des caisses de pension CIA-CEH, contesté par les associations représentatives du personnel de l'Etat et du secteur subventionné.

     Le Cartel et le SSP ont ainsi réussi une belle démonstration de leur capacité à mobiliser le personnel.

     

    DSC_4225.jpg

    DSC_4233.jpg

    DSC_4240.jpg

    DSC_4242.jpg

    DSC_4245.jpg

    DSC_4246.jpg

    DSC_4247.jpg

    DSC_4255.jpg

    DSC_4265.jpg

    DSC_4268.jpg

    DSC_4274.jpg

    DSC_4276.jpg

     

    DSC_4278.jpg

    DSC_4279.jpg

     

    DSC_4289.jpg

    DSC_4292.jpg

    DSC_4299.jpg

    DSC_4302.jpg

    DSC_4304.jpg

    DSC_4305.jpg

    DSC_4307.jpg

    DSC_4309.jpg

    DSC_4345.jpg

    DSC_4347.jpg

    DSC_4358.jpg

    DSC_4361.jpg

    DSC_4366.jpg

    DSC_4376.jpg

    DSC_4382.jpg

    DSC_4386.jpg

    DSC_4397.jpg

    DSC_4399.jpg

    DSC_4403.jpg

    DSC_4407.jpg

    DSC_4410.jpg

    DSC_4412.jpg

    DSC_4417.jpg

    DSC_4419.jpg

    DSC_4422.jpg

    DSC_4423.jpg

    DSC_4437.jpg

    DSC_4439.jpg

    DSC_4439.jpg

    DSC_4442.jpg

    DSC_4443.jpg

    DSC_4445.jpg

    DSC_4446.jpg

    DSC_4448.jpg

    DSC_4451.jpg

    DSC_4452.jpg

    DSC_4458.jpg

    DSC_4461.jpg

    DSC_4462.jpg

    DSC_4465.jpg

    DSC_4466.jpg

    DSC_4472.jpg

    DSC_4474.jpg

    DSC_4489.jpg

    DSC_4491.jpg

    DSC_4495.jpg

    DSC_4504.jpg

    DSC_4507.jpg

    DSC_4508.jpg

    DSC_4510.jpg

    DSC_4515.jpg

    DSC_4517.jpg

    DSC_4531.jpg

    DSC_4535.jpg

    DSC_4541.jpg

    DSC_4545.jpg

    DSC_4552.jpg

    DSC_4556.jpg

    DSC_4559.jpg

    DSC_4563.jpg

    DSC_4566.jpg

    DSC_4570.jpg

    DSC_4573.jpg

    DSC_4580.jpg

    DSC_4584.jpg

    DSC_4588.jpg

    DSC_4590.jpg

    DSC_4592.jpg

    DSC_4596.jpg

    DSC_4601.jpg

    DSC_4604.jpg

    DSC_4608.jpg

    Photos: Demir SÖNMEZ

    copyright.jpg

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Lien permanent 1 commentaire
  • Les prochaines élections présidentielles au Venezuela seront d'une importance capitale

    Imprimer

    chavez-22.jpg


















    Le 7 octobre prochain, de nouvelles élections présidentielles auront lieu au Venezuela. L'enjeu de ce suffrage dépasse de loin le Venezuela. Il concerne tout le mouvement de transformation sociale en cours en Amérique latine. Et même au-delà ! Car, au travers de ce vote, ce sont deux projets sociaux qui s'opposent : l'un proposant une transition vers un « socialisme du 21ème siècle, porté par Hugo Chávez Frías, l'autre prêt à tout pour restaurer un régime d'inégalité et un retour au néolibéralisme, avec pour champion un jeune avocat, Henrique Capriles Radonski, soutenu par une coalition de partis d'opposition et qui a évidemment les faveurs des Etats-Unis.


    Tous les sondages donnent Chávez gagnant. Plus que la victoire du Président actuel, qui se présente pour la quatrième fois en 14 ans devant l'électorat vénézuelien et qui l'a à chaque fois emporté, c'est l'ampleur de cette victoire qui sera importante.


    Lors d'un débat organisé le 12 septembre dernier à la Maison du Grütli, l'ancien ambassadeur de Suisse au Venezuela (2003-2007), aujourd'hui à la retraite mais qui a fonctionné encore depuis comme observateur lors d'autres scrutins dans ce pays, assure que toutes les expériences passées récentes amènent à penser que les résultats qui seront proclamés par le Conseil national électoral (CNE) au soir du scrutin seront parfaitement fiables : les procédures sont maintenant bien rodées, l'indépendance du CNE  a été largement démontrée au cours de ces dernières années, le système de votation, grâce à une transmission électronique moderne et sophistiquée, est performant.


    L'ambassadeur en charge à Genève de la Mission du Venezuela auprès des Nations Unies, Germán Mundaraín Hernández, appelle cependant à la plus grande vigilance : l'opposition, qui « n'a pas d'autre programme que l'anti-chavisme », prépare déjà le terrain pour refuser le résultats des urnes sous prétexte de « fraude ». Pressé par le CNE, son candidat Capriles s'est finalement engagé du bout des lèvres à reconnaître par avance les résultats qui seront officiellement proclamés. Mais l'opposition n'est pas à son coup d'essai et le scénario est bien rodé. Et, si la différence de voix est étriquées tout en consacrant la défaite de l'opposition, il sera d'autant plus aisé pour la presse occidentale, qui ne cesse de dénigrer Chávez et le projet bolivarien,  d'accorder crédit à de telles allégations.


    L'ampleur de la victoire sera donc déterminante pour contrer les très probables manoeuvres de l'opposition pour disqualifier l'issue du vote.


    Une comparaison des chiffres des différents scrutins présidentiels montre cependant l'approfondissement constant du processus d'adhésion populaire au bolivarisme incarné par Chávez. Le tableau ci-dessous illustre l'augmentation de la participation populaire, l'élargissement de l'électorat grâce au efforts du CNE et du gouvernement pour inciter les citoyens et citoyens à s'inscrire sur le rôle électoral, et le creusement de l'écart entre Hugo Chávez et les principaux « challengers » qui lui furent opposés (les autres candidats réunissant à chaque fois un nombre de voix insignifiants) :

    Venezuela-sept12-article_[1]2.jpg
    Lien permanent 0 commentaire
  • 11 septembre 1973 en Chili et 12 septembre 1980 en Turquie!

    Imprimer

     

    En Chile 11 de septiembre, en Anatolia Turquia  12 de septiembre El golpe de estado continúa[1].jpg

    Le 32e anniversaire du coup d'état de 1980 en Turquie

    et

    Le 39e anniversaire du coup d'état de 1973 en Chili

     

    Le 11 septembre était également le 39e anniversaire du coup d'état militaire au Chili fomenté par les Etats-Unis. Plus de dix-mille personnes ont marché dans les rues de Santiago hier pour rappeler les 3200 morts et 1200 disparus qu'a laissé la longue dictature d'Augusto Pinochet.  Mais aucun de ces dirigeants politiques n'étaient chiliens hier et n'ont prononcé aucun mot pour condamner le terrorisme américain et pro-américain.

     

    Aujourd'hui, c'est le 32e anniversaire du coup d'état militaire en Turquie, fomenté toujours par les Etats-Unis.

     

    Le 12 septembre 1980… Les généraux de l'Armée turque ont effectué un coup d'état militaire pour empêcher le progrès des forces civiles défendant les droits sociaux et économiques des travailleurs et les droits nationaux du peuple kurde. Le processus de démocratisation et d'adhésion à la Communauté Economique Européenne (actuellement l'Union Européenne) a été arrêté par force et le pays a été transformé en un immense camp de concentration.

     

    En effet, le coup d'état du 12 septembre 1980 était la deuxième phase d'un processus de militarisation dans tous les domaines du pays.

     

    Voici le bilan honteux des crimes commis par les putschistes pro-américains du coup d'état du 12 septembre:

     

    ·     La Constitution imposée en 1982 par la junte militaire a aboli les derniers vestiges des libertés reconnues par la Constitution de 1961.

     

    ·  Cette constitution nie les droits fondamentaux du peuple kurde et des minorités arménienne, assyrienne et grecque de la Turquie. La domination de l'Armée sur la vie politique, économique et sociale du pays a été rendue intouchable par les privilèges reconnus par cette constitution au Conseil de la Sûreté Nationale (MGK).

     

    ·      En deux ans, plus de 650.000 personnes ont été arrêtées et soumises à la torture. 500 personnes ont perdu la vie durant leur détention.

     

    ·      Des milliers de personnes ont été rendues handicapées. 210.000 procès politiques ont été ouverts devant les cours militaires.

     

    ·      Un total de 98.404 personnes ont été jugées en raison de leurs opinions.

     

    ·      6.353 personnes ont été jugées sous la menace de peine capitale.

     

    ·      21.764 personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison.

     

    ·      Cinquante personnes ont été exécutées à l'issue de (retirer le s) procès politiques. Des fichiers ont été ouverts sur 1.683.000 personnes.

     

    ·      348.000 personnes se sont vues refuser l'obtention de passeports.

     

    ·      Les universités ont été placées sous l'autorité du Conseil Suprême de l'Education (YOK), dépendant du pouvoir politique.

     

    ·      15.509 personnes ont été chassées de leurs postes universitaires sous la loi N°1402. 18.000 fonctionnaires, 2.000 juges et procureurs, 4.000 officiers de police, 2.000 officiers de l'Armée et 5.000 enseignants ont été forcés de démissionner. Tous les partis politiques ont été dissous. Les activités des 23.667 associations ont été arrêtées.

     

    ·      La presse a été soumise à la censure. 4.509 personnes ont été déportées par les commandants de la loi martiale. Plusieurs condamnés ont perdu la vie en prison en raison de mauvais traitements ou lors de grèves de la faim en protestation contre ces mauvais traitements.

     

    ·      113.607 livres ont été brûlés. 39 tonnes de livres, de magazines et de journaux ont été détruites par des usines de papier de l'Etat.

     

    ·           937 films ont été interdits. 2.792 auteurs, traducteurs et journalistes ont été traduits devant les tribunaux. Le total des peines de prison prononcées contre les journalistes et écrivains s'élevait à 3.315 ans et 3 mois.

     

    http://www.info-turk.be/index.html

     

    www.assmp.org

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Des vignerons mécontents montent à Berne en tracteur!

    Imprimer
    Ce matin 5h, un cortège de tracteurs se forme à la place des Nations. Ils prendront la route de Berne en ramassant sur leurs passage des collègues des autres cantons. Des vignerons genevois monteront en train à Berne.

    A 7h, à Rolle, 60 tracteurs viennent gonfler le cortège qui arrivera aux environs de 15h sur la place fédérale.

    Les vignerons suisses comptent bien montrer le mécontentement de la profession face à la situation du vignoble suisse qui est catastrophique. A quelques jours des vendanges les caves sont pleines et il n'y a pas d'acheteurs:

    "Aujourd'hui, nous voulons rencontrer la Présidente de la Confédération. Nous avons reçu une réponse qui ne satisfait pas la profession de la part de Johann Schneider-Ammann. Il nous a en effet donné la réponse du marché. Il ne veut ni entrer en matière sur les importations ni sur  les mesures d'urgences demandées. Aujourd'hui, nous voulons la réponse des autorités qui représentent le pays."

    Sur la place fédérale, ils seront une centaine cet après-midi.
     

    DSC_4174.JPG

     

    DSC_4176.JPG

    DSC_4177.JPG

    DSC_4178.JPG

    DSC_4190.JPG

    DSC_4194.JPG

    DSC_4196.JPG

    DSC_4199.JPG

    DSC_4206.JPG

    Maison Populaire de Genève

    www.assmp.org

    Photos: Demir SÖNMEZ

    Lien permanent Catégories : Manifestation 1 commentaire
  • Un honteux procès de la presse tant pour la Turquie que pour l’Europe!

    Imprimer

    44 journalistes devant un tribunal turc



    dogangun.jpgDoğan Özgüden, rédacteur en chef d’Info-Türk, fait ce 9 septembre, à l’occasion du 60e anniversaire du début de sa carrière de journaliste en Turquie, la déclaration suivante :J’ai commencé le journalisme à l’âge de seize ans, le 9 septembre 1952 à Izmir dans la République de Turquie.

    C'était les premières années du pouvoir du Parti démocrate. Il avait promis une réelle démocratisation dans le pays. Toutefois, 184 personnalités dont plusieurs écrivains ou artistes du pays se trouvaient derrière les barreaux de fer sous l’accusation d’appartenance une organisation communiste. Un nombre croissant de journalistes et d'écrivains d'opposition ont suivi.

    Les officiers de l’armée turque ont renversé le pouvoir démocrate le 27 mai 1960 par un coup d’état militaire avec la promesse d’établir un régime démocratique. Toutefois, ils ont refusé de libérer des intellectuels kurdes se trouvant dans les geôles. De plus, ils ont déporté plusieurs personnalités célèbres du peuple kurde, emprisonné notre écrivain mondialement connu Aziz Nesin et le courageux journaliste Ihsan Ada.

    La cible principale des périodes de coalitions, de coups d’état de 1971 et 1980 ainsi que des coups d’état postmodernes fin du 20è siècle et début du 21 siècle était toujours des journalistes, écrivains, artistes ainsi que des défenseurs des droits des travailleurs, du peuple kurde et des minorités nationales.

    Dans ma carrière de journaliste longue de 60 ans, y compris des années d’exil, je n’ai connu que la répression, les poursuites, les procès, les condamnations, l’exil et les menaces de mort.

    Les détails et les preuves de tout ce non-respect de la liberté d’expression se trouvent dans mes mémoires de mille pages, publiés récemment en deux volumes sous le titre Le journaliste "apatride".

    A l'occasion de ce 60e anniversaire de ma carrière de journaliste je ne veux pas parler de mes propres problèmes et combats. Je veux seulement mettre accent sur l’état déplorable de la liberté d’expression et de presse dans un pays toujours membre  du Conseil de l’Europe, de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe et de l’OTAN et membre candidat à l’Union Européenne.

    Dans trois jours ce sera l’anniversaire d’un des putschs les plus sanglants du dernier siècle, le coup d’état du 12 septembre 1980. Malgré toute affirmation de démocratisation, la Constitution de ces putschistes est toujours en vigueur et les pratiques répressives contre le peuple kurde, les minorités nationales et confessionnelles se poursuivent avec la même atrocité.
     
    Si l’on parle des chiffres:

    Durant ces 60 années, jamais une centaine de journalistes n'ont été emprisonnés en même temps comme c'est le cas aujourd'hui.

    Durant ces 60 années, jamais des milliers d’hommes ou de femmes politiques n'ont été emprisonnés en même temps comme c'est le cas aujourd'hui.

    Et demain, le 10 septembre 2012, 44 journalistes seront jugés devant un tribunal turc sous l’accusation de “terroriste”.

    -   Le peuple de Turquie: Turcs, Kurdes, Arméniens, Assyriens, Grecs,  Juifs et plus de 50 groupes ethniques, ne le méritent pas.


    -    Les peuples européens qui considèrent l’Union européenne comme un projet de cohabitation des peuples libres dans la paix et la justice sociale, ne le méritent pas.

    Honte aux dirigeants politiques de Turquie qui se réclament héritiers des 16 “états turcs” fondés pendant des siècles, qui ont l’ambition de voir la Turquie comme étant le deuxième état le plus puissant après l’Allemagne dans l’Union européenne, et qui utilisent tous les moyens pour établir une hégémonie néo-ottomane dans le Moyen-Orient.

    Honte aux dirigeants européens qui poursuivent les marchandages avec la Turquie en la considérant toujours comme un candidat fiable pour l’Union européenne, qui se taisent devant la violation permanente de la liberté d’expression et qui donnent à Ankara n’importe quelle concession pour pouvoir récupérer les votes des électeurs d’origine turque.

    Bruxelles, le 9 septembre 2012

    Doğan Özgüden
    Rédacteur en chef d’Info-Türk

    http://www.info-turk.be/ozguden-tugsavul-F.htm>

    Lien permanent 1 commentaire
  • La rentrée de Thierry Apothéloz: Ensemble autrement

    Imprimer

    Thieryy Apothèloz a fête la rentrée le mercredi 5 septembre entouré par ses amis politiques et ses proches.  

    Il a choisi “Le Bateau”, lieu symbolique pour Genève et reconnu pour son travail de réinsertion sociale et professionnelle.

    DSC_3903.jpg

     

     

    Discours Thierry Apothéloz 5 septembre 2012 – La rentrée



    Chères amies, chers amis,

     

    Juste quelques mots pour dire le plaisir de vous voir tous réunis à bord.

    Rassurez-vous, comme je souhaite que cette soirée conserve un caractère informel, je serais bref.

    Seulement vous dire que j’ai eu envie de marquer ensemble la rentrée dans ce lieu convivial, utile et symbolique.

    Un lieu convivial, car on s’y sent bien, même par temps de pluie…/surtout par une si belle soirée comme aujourd’hui.

    Un lieu utile, car depuis plus de 30 ans le Bateau Genève est un projet social qui apporte un soutien nécessaire aux plus démunis.

    Comme vous le savez certainement, le Bateau accueil chaque matin des passagers qui viennent partager un petit déjeuner gratuit, mais aussi la chaleur et le soutien social nécessaire pour faire face aux difficultés de l’existence.

    Le Bateau Genève fourni aussi du travail à ceux à qui trop souvent la société tourne le dos.

    Il s’agit notamment d’assurer le service des petits déjeuner et de servir à la Buvette l’été.

    Il s’agit aussi de participer à la conservation du patrimoine historique du Bateau qui connu même en son temps l’assassinat de Sisi l’impératrice.

    Chaque jour, des professionnels de différents horizons collaborent ici pour permettre à des passagers de travailler et de remonter progressivement la pente.

    Je tenais donc à ce que nous marquions la rentrée dans ce lieu convivial et utile.

    Mais, pour moi, cette fête se tient aussi un lieu qui a du sens.

    Un lieu symbolique qui permet de se souvenir des difficultés sociales actuelles, puisque les demandes de petits déjeuners et de petits boulots à l’Association sont en constante croissance ces dernières années.

    Un lieu qui est aussi un symbole de ce que peut-être une action collective qui permet la réalisation de projets concrets qui profitent à toutes et tous sans privilège.

    Un lieu symbolique de la nécessité d’agir pour ceux qui ne le peuvent pas, d’agir pour le mieux vivre, d’agir ensemble dans un processus concerté et cohérent.

    Je vous encourage donc aujourd’hui à profiter après mon apéro de la Buvette, mais aussi à continuer, comme certaines des personnes présentes ici, à soutenir politiquement et institutionnellement le Bateau.

    Je rends donc aussi ici hommage à l’association du Bateau, son équipe de professionnels, ses passagers, ses projets sociaux, collectifs, utiles et nécessaires.

    Je les remercie pour leur accueil, ainsi que tous ceux qui ont permis le déroulement de cette soirée.

    Vous l’aurez donc compris, le choix du lieu pour fêter la rentrée n’est pas anodin.

    Il s’agit de passer un bon moment ensemble, un moment dans lieu proche de nos convictions ; un moment agréable qui a du sens. 

    C’est aussi l’occasion pour moi de confirmer ma conception de mon engagement politique quotidien.

    Un engagement qui se veut convivial, utile et plein de sens.

    Vous le savez, j’ai des projets et ambitions personnelles bien précises, notamment s’agissant de l’exécutif cantonal.

    Je ne m’étendrai pas longtemps dessus, mais vous invite à visiter mon nouveau site internet que nous venons de mettre en place ensemble avec mon équipe que je remercie au passage.

    Car vous le savez aussi, c’est seulement ensemble que nous pouvons progresser et atteindre nos objectifs.

    Partageons donc un agréable moment dans un lieu convivial, utile et plein de sens.

    Je souhaite aussi que ce moment nous permettra de prendre des forces afin que la rentrée soit une réussite.

    Je vous remercie donc de votre présence qui me fait chaud au cœur.

    Je vous souhaite une belle rentrée, une belle soirée et me réjouis de la suite.

    Thierry Apothéloz,

    Conseiller administratif

    Ville de Vernier

    DSC_3900.jpg

    DSC_3905.jpg

    DSC_3909.jpg

    DSC_3911.jpg

    DSC_3913.jpg

    DSC_3916.jpg

    DSC_3918.jpg

    DSC_3919.jpg

    DSC_3921.jpg

    DSC_3925.jpg

    DSC_3928.jpg

    DSC_3930.jpg

    DSC_3932.jpg

    DSC_3934.jpg

    DSC_3938.jpg

    DSC_3941.jpg

    DSC_3943.jpg

    DSC_3946.jpg

    DSC_3950.jpg

    DSC_3952.jpg

    DSC_3953.jpg

    DSC_3955.jpg

    DSC_3957.jpg

    DSC_3960.jpg

    DSC_3961.jpg

    DSC_3975.jpg

    DSC_3977.jpg

    DSC_3980.jpg

    DSC_3985.jpg

    DSC_3989.jpg

    DSC_3999.jpg

    DSC_4005.jpg

    DSC_4008.jpg

    DSC_4015.jpg

    DSC_4016.jpg

    DSC_4018.jpg

    DSC_4020.jpg

    DSC_4022.jpg

    DSC_4026.jpg

    DSC_4027.jpg

    DSC_4028.jpg

    DSC_4031.jpg

    DSC_4035.jpg

    DSC_4039.jpg

    DSC_4040.jpg

    DSC_4041.jpg

    DSC_4046.jpg

    DSC_4050.jpg

    DSC_4059.jpg

    DSC_4061.jpg

    DSC_4075.jpg

    DSC_4080.jpg

    DSC_4096.jpg

    DSC_4099.jpg

    DSC_4105.jpg

    DSC_4107.jpg

    DSC_4113.jpg

    DSC_4116.jpg

    DSC_4119.jpg

    DSC_4125.jpg

    DSC_4126.jpg

    DSC_4128.jpg

    DSC_4137.jpg

    DSC_4140.jpg

    DSC_4160.jpg

    DSC_4164.jpg

    DSC_4170.jpg

    DSC_4064.jpg

    DSC_4101.jpgPhotos: Demir SÖNMEZ

    copyright.jpg


    Lien permanent Catégories : Fête 3 commentaires
  • Jubilons Bain des Pâquis

    Imprimer

    Le Conseil municipal étant de sortie en Valais, le samedi 1er septembre, les organisateurs du Jubilons ont organisé un splendide petit-déj officiel le dimanche 2 septembre.

    Le Président du Conseil municipal a apporté, en présence de nombreuses et nombreux Conseillères et Conseillers municipaux, les salutations officielles et leur a assuré de tout le soutien.

    Les Bains des Pâquis sont tout d’abord le souvenir ancien mais surtout le plaisir actuel de moments de détente, de rencontre, d’échanges familieux et amicaux, au soleil, avec des mets succulents et quelques boissons de la Buvette.

    Les Bains des Pâquis sont le lieu de rencontre des Genevoises et des Genevois et de tous les habitants de la Ville de genève et du Canton.

    Lorsque l’on franchit le petit pont, on se plonge dans une atmosphère toute genevoise.Lieu unique, situé en pleine rade, Les Bains constituent un formidable exemple de la Genève cosmopolite, où se rencontrent jeunes et moins jeunes, cadres dynamiques et artistes, étudiants et famille.

    Hormis sa célèbre buvette, les Bains offrent de magnifiques salles de sauna, des aires de baignade, des plongeoirs. Cet engouement pour les Bains ne date pas d’hier puisque ce site fut ouvert au public en 1932. Le référendum des usagers, en 1988, pour maintenir et rénover ce lieu, fut accepté par 72% des votants! Belle preuve d’amour !

    Ce matin, on était là pour fêter officiellement le « Jubilons », la Grande Fête des 4 anniversaires :

    140 ans de la construction des Bains

    80 ans de leur restauraion en béton

    25 ans de l’Association des Usagers des Bains des Pâquis

    15 ans de la course autour du Phare 

    Le Conseil municipal a voulu témoigner son attachement aux Bains des Pâquis, et dire merci pour l’offre faites à la population genevoise d’un lieu simple et attachant.

    Le Président du Conseil municipal a terminé son intervention par ces mots « Nous vous souhaitons longue vie et que mes petits-enfants puissent dans 60 ans vous dire à nouveau merci, en présence de leurs petits-enfants ! Dimanche 2 septembre 2012

    DSC_3570.jpg

    DSC_3591.jpgDSC_3594.jpgDSC_3607.jpgDSC_3609.jpg

    DSC_3614.jpg

    DSC_3617.jpg

    DSC_3636.jpg

    DSC_3641.jpg

    DSC_3647.jpg

    DSC_3655.jpg

    DSC_3674.jpg

    DSC_3676.jpg

    DSC_3686.jpg

    DSC_3693.jpg

    DSC_3702.jpg

    DSC_3706.jpg

    DSC_3723.jpg

    DSC_3742.jpg

    DSC_3756.jpg

    DSC_3771.jpg

    DSC_3776.jpg

    DSC_3777.jpg

    DSC_3803.jpg

    DSC_3806.jpg

    DSC_3808.jpg

    DSC_3853.jpg

    DSC_3876.jpg

    DSC_3877.jpg

    L1020278.jpg

    L1020302.jpg

    L1020303.jpg

    L1020305.jpg

    L1020311.jpg

    L1020350.jpgPhotos Demir SÖNMEZ

    copyright.jpg

    Lien permanent Catégories : Fête 0 commentaire
  • Genève salue le Valais ! Une Journée du Terroir !

    Imprimer

     

    Genève salue le Valais !  Une Journée du Terroir !


    Itinéraire réussi de la sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève, ce samedi 1er septembre 2012,  aux origines de son Président Jean-Charles Rielle, bourgeois de Sion et Grimisuat.

     

    Martigny, Musée et Chiens du Saint-Bernard, solide petit-déjeuner, rencontre avec les célèbres chiens du Saint-Bernard et inédite exposition sur l’Aluminium dans l’Art (rappelons la place de l’aluminium en Valais avec ses usines de Chippis, Sierre et Steg).

     

    Sion, et accueil chaleureux par les autorités sédunoises, avec son Président Marcel Maurer, le Président du Conseil général Bruno Clivaz, et le Président de la Bourgeoisie de Sion, Charles-Alexandre Elsig. En quelques enjambées, la Cave de Touvents (Cave du XIIIème), avec Fondue Bacchus et Raclette, en présence des Conseillères administratives Sandrine Salerno et Esther Alder et du Maire de Genève Rémy Pagani.

     

    Grimisuat, et à nouveau accueil chaleureux, en fanfare, par sa Présidente Géraldine Marchand-Balet et le Conseiller d’Etat Maurice Tornay. Visite de la toute nouvelle « Résidence les Crêtes », au coeur de la vie locale, mettant à disposition 9 appartements de 2 ½ ou 3 ½ pièces sans barrières architecturales, privilégiant les relations en préservant une intégration sociale optimale dans le but de poursuivre le maintien à domicile.

     

    Puis, car Oltimer de marque Berna 1956, conduit par son propriétaire Andreas Zenklusen, et gracieusement offert par les Cars postaux suisses en présence du Député jurassien André Burri (ancien Président du Grand Conseil en 2011) et membre de la Direction de CarPostal Suisse SA.

     

    Ce car, en présence du père du Président, René Rielle (92 ans), de sa fille Natasha et de son frère François, a refait symboliquement le trajet Grimisuat-Sion de la première liaison autocar que créa son grand-père, François Rielle, pionnier des transports publics valaisans, qui avait ainsi obtenu la première concession, en 1928.

     

    Puis Saillon, Pascal Thurre et la célèbre Vigne de Farinet, avec initiation du Président, en habits de Farinet (veste, foulard et chapeau valdôtain), tir au fusil sous roulements de tambour, et première vendange 2012, 3 grappes coupées par le Président, le 1er vice-Président Pascal Rubeli et le Conseiller administratif Sami Kanaan. Beaucoup d’émotions, car un dimanche 8 août 1999, le Président Rielle était déjà là pour accompagner l’Abbée Pierre et le Dalaï Lama.

     

    Puis retour avec dernière halte et petite restauration au relais autoroutier du Grand-Saint-Bernard! Il est 22h30, on rentre à la maison, car demain dimanche, à 9h, le Conseil municipal est invité au Petit-déj officiel pour célébrer le Jubilons des Bains des Pâquis avec les Joutes sétoises !

    DSC_2848.jpg

    DSC_2963.jpg

    DSC_2873.jpg

    DSC_2858.jpg

    DSC_2867.jpg

    DSC_2871.jpg

    DSC_2876.jpg

    DSC_2881.jpg

    DSC_2890.jpg

    DSC_2892.jpg

    DSC_2896.jpg

    DSC_2902.jpg

    DSC_2906.jpg

    DSC_2912.jpg

    DSC_2915.jpg

    DSC_2924.jpg

    DSC_2925.jpg

    DSC_2929.jpg

    DSC_2930.jpg

    DSC_2931.jpg

    DSC_2938.jpg

    DSC_2946.jpg

    DSC_2949.jpg

    DSC_2950.jpg

    DSC_2951.jpg

    DSC_2957.jpg

    DSC_2959.jpg

    DSC_2961.jpg

    DSC_2962.jpg

    DSC_2965.jpg

    DSC_2968.jpg

    L1020034.jpg

    L1020055.jpg

    L1020061.jpg

    L1020060.jpg

    Sinon

    L1020096.jpg

    DSC_2983.jpg

    DSC_2993.jpg

    L1020065.jpg

    L1020067.jpg

    L1020070.jpg

    L1020086.jpg

    DSC_3011.jpg

    DSC_3014.jpg

    DSC_3018.jpg

    DSC_3020.jpg

    DSC_3024.jpg

     

    DSC_3033.jpg

     

    L1020079.jpg

    L1020083.jpg

    L1020084.jpg

    L1020085.jpg

    DSC_3035.jpg

    DSC_3072.jpg

    L1020087.jpg

    L1020093.jpg

    DSC_3075.jpg

    DSC_3095.jpg

    DSC_3107.jpg

    DSC_3121.jpg

    DSC_3125.jpg

    DSC_3130.jpg

    DSC_3140.jpg

    DSC_3145.jpg

    DSC_3148.jpg

    DSC_3149.jpg

    DSC_3155.jpg

    DSC_3157.jpg

    DSC_3162.jpg

    DSC_3163.jpg

    DSC_3166.jpg

    DSC_3171.jpg

    L1020102.jpg

    L1020106.jpg

    L1020113.jpg

    L1020120.jpg

    L1020127.jpg

    DSC_3182.jpg

    DSC_3194.jpg

    DSC_3195.jpg

    Grimisuat

     

    DSC_3201.jpg

    DSC_3205.jpg

    DSC_3207.jpg

    DSC_3209.jpg

    L1020132.jpg

    L1020133.jpg

    L1020136.jpg

    L1020139.jpg

    L1020136.jpg

    L1020139.jpg

    L1020140.jpg

    L1020141.jpg

    DSC_3215.jpg

    DSC_3216.jpg

    DSC_3220.jpg

    DSC_3222.jpg

    DSC_3226.jpg

    DSC_3234.jpg

    DSC_3254.jpg

    L1020154.jpg

    L1020156.jpg

    L1020159.jpg

    DSC_3256.jpg

    DSC_3260.jpg

    L1020168.jpg

    L1020172.jpg

    L1020176.jpg

    L1020180.jpg

    DSC_3281.jpg

    DSC_3287.jpg

    DSC_3288.jpg

    DSC_3291.jpg

    DSC_3300.jpg

    L1020182.jpg

    L1020186.jpg

    L1020187.jpg

    DSC_3303.jpg

    DSC_3306.jpg

    DSC_3308.jpg

    DSC_3313.jpg

    DSC_3316.jpg

     

    DSC_3313.jpg

     

    DSC_3317.jpg

    DSC_3318.jpg

    DSC_3323.jpg

    L1020194.jpg

    L1020191.jpg

    L1020195.jpg

    L1020202.jpg

    L1020203.jpg

    L1020205.jpg

    L1020206.jpg

    DSC_3338.jpg

    DSC_3354.jpg

    DSC_3348.jpg

     

    DSC_3350.jpg

    La vigne de Farinet

     

    DSC_3534.jpg

    DSC_3537.jpg

    DSC_3513.jpg

    DSC_3375.jpg

    DSC_3371.jpg

    DSC_3373.jpg

    DSC_3363.jpg

    DSC_3378.jpg

    DSC_3368.jpg

     

    L1020223.jpg

    L1020226.jpg

    L1020230.jpg

    DSC_3391.jpg

     

    L1020216.jpg

    DSC_3512.jpg

    L1020221.jpg

    DSC_3404.jpg

    L1020236.jpg

    DSC_3407.jpg

    L1020239.jpg

    DSC_3412.jpg

     

    DSC_3382.jpg

    L1020248.jpg

    L1020252.jpg

    L1020258.jpg

    DSC_3430.jpg

     

    L1020264.jpg

    L1020265.jpg

    L1020267.jpg

    L1020268.jpg

    DSC_3443.jpg

    DSC_3488.jpg

     

    DSC_3453.jpg

    L1020271.jpg

    L1020272.jpg

    DSC_3456.jpg

    DSC_3462.jpg

     

    DSC_3471.jpg

    DSC_3476.jpg

    DSC_3479.jpg

    L1020277.jpg

    DSC_3507.jpg

    Photos: Demir SÖNMEZ

     

    copyright.jpg


    Lien permanent 1 commentaire