06/10/2012

"Je suis une Salope mais pas la tienne"!

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Communique de presse Slutwalk Genève

 

Un viol C'est quoi ?
     

 

Un viol est une relation sexuelle non consentie, ou les limites d'une personne, sans distinction d'âge, d'origine ou de   sexe, ont été déplacées, avec ou sans pénétration, avec un-e proche ou avec un-e inconnu-e, avec ou sans violence 
physique. Il a le plus souvent lieu au sein du foyer, avec une personne connue, et non dans une ruelle sombre comme le  
voudrait les clichés ET SURTOUT, LES VICTEMES  DE VlOL NE L'ONT JAMAlS CHERCHE!  

 

 Les violences sexuelles ne sont pas la réponse à une pulsion sexuelle. Elles sont un moyen pour le où les agresseurs
 d’affirmer leur pouvoir en s'appropriant le corps de l'autre, dans le mépris et la négation de son identité, C'est une       
forme  d'humiliation, principalement des femmes, et un outil, individuel ou collectif, de domination.                        
                                                                                                                                 

Une "marche des Salopes", c’est quoi?


 

La Slutwak est un mouvement international de marches pacifiques qui dénoncent les violentes sexuelles et le 
silence qui les entourent. C’est un mouvement de contestation né à la suite des déclarations d'un policier canadien 
encourageant les femmes à ne pas s'habiller <<comme des salopes >> pour éviter de se faire violer.   
                                                                                                      

 


Le message principal de la Slutwalk est le suivant : peu importe le comportement d'une femme (ou d’un homme),              
le viol ne doit jamais être toléré, légitime  ou minimise. L’appel au viol n’existe pas et il faut que cesse la suspicion à   
l' égard des victimes. La Slutwalk crée un espace de légitimité où les victimes sont reconnues et où le silence peut-être brise

 

Partant de cette idée, la sensibilisation auprès des victimes fait fausse route. Elie culpabilise les victimes et leur fait porter la responsabilité des agressions sexuels (puisqu’elles se sont fait violer, c'est qu’elles n'aurait pas pris les mesures indispensables à leur propre protection),elle déresponsabilise les auteurs de violence (qui n'ont fait que  
saisir des opportunités) et représente un contrôle du comportement féminin puisqu’elle prône de ne rien faire oui puisse tenter tes violeurs (boire, flirter, sortir, se maquiller, etc). 
En matière de lutte contre les agressions sexuelles, la Suisse est très en retard. D' après le Code Pénal, un viol n'est
défini que par te coït. La fellation, la sodomie où la pénétration par un objet relève de << la contrainte sexuelle >>, 
puni moins sévèrement, et seule une femme peut être violée d'après l'article 190. 
L'utilisation du terme salope est volontairement provocateur. La réputation des victimes est en effet sauvent 
utilisée pour disqualifier une plainte. Il est pourtant impensable qu'en 2Ol2, on continue d'utiliser la réputation d'une 
femme pour prétendre que son violeur était dans son bon droit. Si nous suivons cette idée, nous sommes toutes des salopes à partir du moment où nous choisissons de mener notre vie (notamment sexuelle) comme bon nous 
semble. Le vioL devient alors un moyen de punir tes femmes qui sont sorties de leur position passive pour devenir actrice de leur vie. Une femme qui flirte est dans son droit, elle l'est toujours quand elle dit NON, tout comme l'est un 
homme, et ce NON droit être respecté.



 

La Slutwalk est aussi un moyen de remettre en question les stéréotypes de genre qui veulent qu'un homme demande et 
qu'une femme offre. Et qu'une femme qui demande est une femme qui ne mérite pas qu'on s’arrête quand elle n'est plus d'accord.

Objectifs:


              Faire des violences sexuelles une question collective, sociale et

politique et non pas individuelle et privée.

              Reconsidérer la notion de consentement.

              Faire changer la culpabilité de camps.

              Cesser de hiérarchiser les violences sexuelles.

              Montrer que les violeurs ne sont pas victimes de leurs pulsions mais responsables de leurs actes.

              Faire cesser les discours sur le comportement dit « provocateur ».

 

Revendications :


              Changer l’art 190 du code pénal.

              Financer des études sur les violences sexuelles.

              Former la police afin qu’elle soit à même de recueillir les plaintes.

              Faire de la prévention auprès des potentiels agresseurs et non auprès des victimes.

              Parler des violences sexuelles dans les cours d’éducation sexuelle, civique…

 Obliger les responsables de violences sexuelles à prendre conscience de leurs actes.

Slutwalk Genève du 6 octobre 2012

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EXHORTATION

LORSQUE J’étais AU COLLEGE, MA PROF DE FRANÇAIS, UNE SOIXANTE-HUITARDE, QUI PRETENDAIT AVOIR PERDU UN ŒIL EN COMBATTANT AUX COTES DE FIDEL CASTRO, NOUS A DIT A NOUS, SES ELEVES : « DE TOUTE Façon, TANT QUE LES FILLES N’AURONT PAS COMPRIS LA SYMBOLIQUE DU ROUGE-A-LEVRES, ELLES NE COMPRENDRONT PAS NON PLUS POURQUOI LES HOMMES ONT DE MAUVAISES PENSEES A LEUR EGARD. » ET LORSQUE NOUS LUI AVONS DEMANDE QUELLE ETAIT DONC LA SYMBOLIQUE DU ROUGE-A-LEVRES, ELLE NOUS A REPONDU QUE PORTER DU ROUGE-A-LEVRES SIGNIFIAIT « EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER ». EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER ! EN SOMME, DE LA MEME MANIERE QU’UN MOT SUR LA PORTE PEUT DIRE « ENTREZ SANS FRAPPER », PORTER DU ROUGE-A-LEVRES SIGNIFIE « EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER » ET PAR EXTENTION PORTER UNE MINI-JUPE SIGNIFIE « VIOLEZ-MOI SANS SCRUPULES » !

ALORS QU’UNE FEMME SOI-DISANT REVOLUTIONNAIRE ET PRETENDUMENT FEMINISTE, PUISSE TENIR CE GENRE DE PROPOS ME REND MALADE ET ME DONNE ENVIE DE DEGUEULER. C’EST LE MÊME DEGOUT QUE JE RESSENS QUAND UNE SOCIETE CONTINUE A CONSIDERER QU’UN HOMME AYANT BEAUCOUP DE CONQUETES EST UN SACRE COLLECTIONNEUR TANDIS QU’UNE FEMME QUI A PLUSIEURS AMANTS N’EST RIEN QU’UNE SALOPE. C’EST LA MEME COLERE QUE QUAND J’ENTENDS DES FEMMES ME DIRE : « UN GROS MOT, SORTI DE LA BOUCHE D’UN HOMME EST TOUT-A-FAIT GROSSIER ET QUAND IL SORT DE LA BOUCHE D’UNE FEMME, ALORS LA, C’EST CARREMENT VULGAIRE. »

QUOI ? MAIS MERDE BORDEL ! MERDE BORDEL DE CHIOTTE, VIRGULE CONNASSE POINT.

C’EST CE DEGOUT, CETTE COLERE ET CE SENTIMENT D’INJUSTICE QUI ME POUSSE AUJOURD’HUI A L’EXHORTATION.

ALORS J’EXHORTE !

-J’EXHORTE LES FEMINISTES, TOUTES LES FEMINISTES ET TOUS LES CITOYENS A NE PAS SEULEMENT CONDAMNER LE VIOL MAIS A CONDAMNER AUSSI LA MENTALITE QUI DIT QUE CERTAINES VICTIMES L’ONT QUAND MÊME BIEN CHERCHE !

-J’EXHORTE LES PERES ET LES MERES A CROIRE LEUR ENFANT LORSQUE CELUI-CI OSE SORTIR DU SILENCE !

-J’EXHORTE LES FRERES ET SŒURS A CROIRE LEUR FRERE OU LEUR SŒUR LORSQUE CELLE-CI OSE LEUR RACONTER DES EVENEMENTS IMPOSSIBLES !

-J’EXHORTE LES PROCHES ET LES COLLEGUES A CROIRE ET SOUTENIR CELUI OU CELLE QUI OSE INFORMER SA HIERARCHIE ET ENTAMER DES POURSUITES JUDICIAIRES !

-J’EXHORTE LE DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET LES EDUCATEURS SEXUELS A NE PAS SEULEMENT ENSEIGNER AUX ENFANTS COMMENT ENFILER UNE CAPOTE MAIS A LEUR ENSEIGNER SURTOUT COMMENT RESPECTER LEUR PARTENAIRE !

-J’EXHORTE L’ETAT A CONSIDERER TOUS LES ABUS SEXUEL COMME DES ACTES DE VIOL ET A PUNIR LES COUPABLES EN CONSEQUENCE DE LEURS ACTES !

-ET ENFIN, J’APPELLE. J’APPELLE LES VICTIMES, SURTOUT CELLES QUI NE SE SENTENT PAS LEGITIMES PARCE QUE

NON, ELLES N’ONT PAS GRIFFE LEUR AGRESSEUR

 

NON, ELLES N’ONT PAS HURLE A LA MORT

 

OUI, ELLES ONT BU DE L’ALCOOL

 

OUI, ELLES PORTAIENT UNE MINI-JUPE ET DU ROUGE-A-

 

LEVRES

J’APPELLE CES VCTIMES, CES SURVIVANTES A SORTIR DU PLACARD

PARCE QUE VOUS ETES LEGITIMES !

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS LEGITIMES !

SIGNE:

"UNE SALOPE QUI S’ADRESSE À SES SŒURS ET À SES FRERES SALOPES, ICI PRESENTS ET PARTOUT DANS LE MONDE".

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DSC_7943.jpgMaison Populaire de Genève

 

www.assmp.org

 

 

 

Commentaires

"Non, le viol n’est pas l’expression d’une supposée domination masculine. Il est l’expression excessive, abusive, déraisonnable, d’un comportement masculin a priori normal. Le problème n’est pas ce comportement masculin normal, mais le fait de passer la limite qui différencie le jeu amoureux de la contrainte.

C’est cela qui fait le crime et rien d'autre."

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/10/06/pierre-bourdieu-createur-de-stereotypes.html


Par un survivant à une fausse accusation.

Écrit par : hommelibre | 07/10/2012

Triste spectacle pour une cause juste !

"Je suis une salope, mais pas la tienne". J'en prends note. Mais à qui est-elle alors ? Parce qu'une salope reste une salope.

Losrqu'on veut créer des slogans, il faudrait regarder un peu plus loin que le bout de son dictionnaire.

Écrit par : Michel Sommer | 07/10/2012

Super! Bravo! Merci les jeunes!
Une "vieille" féministe qui lutte depuis 1968, avant le droit de vote des femmes suisses sur le plan fédéral, c'est dire!
Huguette Junod, écrivaine, "Femmes pour la parité"

Écrit par : Huguette Junod | 07/10/2012

Les commentaires sont fermés.