29/10/2012

La ruée vers l'or

La ruée vers l'or, une exposition sur histoire de la recherche de l'or dans le halle de Balexert jusqu'au 3 novembre 2012.

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28/10/2012

Le bus « Liberté pour OCALAN » est arrivé à Genève

Le bus qui a pris son départ après le 20ème festival culturel qui a eu lieu à Mannheim, le 8 septembre, parcourra 69 villes centrales à travers 8 pays d’Europe. La tournée a pour but de sensibiliser et de promouvoir activement le soutien public pour la liberté du Leader Kurde, Abdullah OCALAN.

Aujourd’hui, le bus est arrivé à Genève, où une centaine de personnes a pris part à une manifestation pour demander la liberté d’Abdullah OCALAN. Le rassemblement a été suivi de discours et danses folkloriques sur la place des Nations.  Les manifestants ont promis de travailler activement pour la campagne de signatures (LIBERTE POUR OCALAN) en faveur du leader kurde actuellement en prison en Turquie.

Les activistes Kurdes ont également tenu une réunion au centre culturel kurde de Genève durant la soirée.

La prochaine destination du bus sera Rome en Italie, une ville historique pour le peuple kurde dont le leader a été arrêté dans la capitale italienne le 13 novembre 1998. Demain, également à Rome, les kurdes demanderont la liberté pour OCALAN. Le combat continue!

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Qui est Abdullah Öcalan ?

Des millions de Kurdes considèrent Abdullah Öcalan comme leur représentant. Environ trois millions et demi d'entre eux l'ont affirmé en signant la pétition menée en ce sens en 2006. Il est leur  leader dans la lutte pour les droits culturels et démocratiques, et il est devenu le symbole de la liberté pour les Kurdes. Öcalan, qui s'oppose à la séparation et à la sécession, milite pour un Moyen-Orient démocratique avec des droits égaux pour tous les peuples : voilà les propositions qu'il fait et les perspectives qu'il propose.

Son engagement pour la paix

Depuis 1993, avec ses efforts infatigables pour la paix, Öcalan essaie de créer les conditions pour une solution pacifique au conflit. Enlevé illégalement et emprisonné depuis 1999, Öcalan n'a pas pour autant renoncé à son engagement pour une résolution pacifique de la question kurde et, à sa demande, la guérilla maintient la suspension de ses actions, décrétée unilatéralement malgré les attaques de l’armée turque depuis le mois d'août 2010.

Isolation

A maintes reprises et depuis 1999, le Conseil de l'Europe et le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) ont critiqué l'isolement inhumain dans lequel était maintenu Öcalan. Il était le seul prisonnier sur l’île – surveillé par 1000 soldats et totalement isolé du monde extérieur. Depuis la fin de l’année 2009 il n’y a désormais plus qu’un prisonnier isolé mais six – Öcalan ne peut que très rarement voir les 5 autres prisonniers, on l’a toujours privé de ses droits fondamentaux.

Ainsi les conditions à Imrali restent les pires de toutes les prisons turques. Le seul responsable est le gouvernement, car les militaires n’ont plus le contrôle de la prison

Escalade de la violence

Le gouvernement simule les reformes démocratiques, mais les maires kurdes démocratiquement élus et des centaines de politiciens ont été emprisonnés, des députés traînés devant la justice et leur organisation politique, le Parti pour une Société Démocratique, banni; de lourdes peines sont prononcées même à l'encontre des enfants. L’utilisation de la langue kurde est toujours limitée par des interdictions.


Il n’y a toujours aucune école publique où le kurde est enseigné. Le commandement militaire continue de bombarder à sa guise, jusque sur le territoire irakien. La soi-disant « initiative kurde » du gouvernement n'a eu presque aucun résultat. La menace d'une nouvelle escalade de la violence est imminente, provoquée par la politique irresponsable du gouvernement de l'AKP.

Erdogan se défile pour ne pas négocier

Le gouvernement AKP essaie, une fois de plus, de tromper la communauté internationale. Au lieu de saisir la main tendue pour la paix et de s'engager dans la voie d'une résolution de la question kurde, Erdoğan et ses ministres provoquent les Kurdes et tentent de briser leur volonté. Ils encouragent les pogroms antikurdes et donnent carte blanche à l'armée pour mener ses opérations, le tout sous couvert de la mascarade d'une « politique démocratique ». En août 2009, Abdullah Öcalan a proposé une « feuille de route pour la paix »


contenant des propositions concrètes pour une solution pacifique. Depuis, le gouvernement essaye d’empêcher que l’opinion publique ne voie ce texte. Ceci dit il est connu que le gouvernement « dialogue » depuis longtemps avec Öcalan. Or, le prochain pas devrait suivre : des négociations sérieuses sur la résolution de conflit.

Pourquoi sommes-nous ici ?

Une fois de plus, nous venons manifester contre le complot international qui a conduit à l'enlèvement d'Abdullah Öcalan, le 15 février 1999, il y a de cela presque 11 ans. Nous voulons la paix et une solution démocratique pour le Kurdistan et la Turquie. Nous croyons qu'Abdullah Öcalan, avec ses concepts pour une autonomie démocratique dans une république démocratique, est l'architecte et le garant d'une telle solution. La torture inhumaine et l'isolement pratiqués à son encontre doivent cesser, et il doit être reconnu comme partenaire pour une solution politique.

C'est pourquoi, nous exigeons :

● La fin de la torture et de l'isolement, et la fermeture définitive de la prison d'Imrali !

● Reprise immédiate des négociations pour une résolution politique des conflits !


● Le dialogue, pas la violence : Liberté pour Abdullah Öcalan - Paix au Kurdistan !

Paix au Kurdistan

Initiative Internationale « Liberté pour Abdullah Öcalan – Paix au Kurdistan »

www.freedom-for-ocalan.com
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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

27/10/2012

Pétition : Soutenir les grévistes de la faim kurdes, 46 jours grève de la faim!

Des prisonniers politiques kurdes mènent une grève de la faim 

collective dans les prisons turques depuis maintenant 46 jours

 

à Monsieur Thorbjørn Jagland

Secrétaire Général du Conseil de l’Europe

Avenue de l’Europe 67 075 Strasbourg

PETITION

Objet : prendre en considération le cri des Kurdes de Turquie

Monsieur le Secrétaire Général,

Depuis 2009, piétinant sans aucune retenue la démocratie et les libertés, le gouvernement de Turquie a emprisonné près de 9 000 Kurdes, notamment 6 députés, 31 maires, 96 journalistes, 36 avocats, 183 dirigeants du BDP ( Parti pour la Paix et la Démocratie), des syndicalistes, des défenseurs des Droits de l’Homme, des étudiants, … et près de 2 000 enfants, connus sous le nom « d’enfants lanceurs de pierres », sont actuellement en prison.


Par ailleurs, l’armée turque a conduit des opérations militaires au-delà des frontières avec l’Irak, en violation du droit international. 41 civils ont été assassinés dans ces opérations et l’arme chimique a été utilisée.

Pour couronner le tout, les autorités turques, qui avaient entamé des négociations avec le leader incontesté des Kurdes, monsieur Abdulah Oçalan (emprisonné depuis 1999 sur l’Ile d’Imrali), les ont interrompues et ont placé ce dernier à un isolement total sans précédent depuis le 27 juillet 2011, en violation de toutes les lois internationales.

De telles atteintes aux Droits de l’Homme, aussi nombreuses et aussi graves de la part du gouvernement turc, sont injustifiables.

Afin de demander leurs cessations, 900 prisonniers politiques kurdes sont en grève de la faim illimitée en Turquie depuis le 15 février 2012, au péril de leur vie.

Pour la même raison, 15 Kurdes d’Europe ont entamé une grève de la faim illimitée à Strasbourg depuis le mars.

Ils demandent la justice, la libération d’Abdulah Oçalan et de tous les prisonniers politiques ainsi qu’une résolution équitable et démocratique de la question kurde.

Monsieur le Secrétaire Général, nous vous demandons d’écouter le cri de ces hommes et de ces femmes et de répondre favorablement à leurs revendications. En conséquence, il vous faut exiger du gouvernement turc qu’il cesse ses atteintes répétées aux Droits de l’homme et l’inciter à s’engager dans la voie de la négociation pacifique avec monsieur Oçalan, pour la résolution de la question kurde.

Sans cela, la pertinence de la Turquie à être membre du Conseil de l’Europe serait posée.

Pour notre part, nous considérons que le problème kurde n’est pas simplement celui de la Turquie, mais également celui du Conseil de l’Europe, d’autant plus que des états-membres, la France et l’Allemagne en particulier, ne se gênent pas pour vendre des armes au gouvernement turc.

En conséquence, nous vous demandons de bien vouloir mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée Parlementaire la résolution du problème kurde ; se refuser à le faire revient, ni plus ni moins, à cautionner l’ensemble des pratiques anti- démocratiques et attentatoires aux libertés ci-dessus évoquées.

Soyez assuré, Monsieur le Secrétaire Général, de notre vigilance active pour le respect des Droits de

l’Homme partout dans le monde en général, et sur le territoire relevant du champ d’action du Conseil de l’Europe en particulier.

 

Pour signer cette pétition :

 

http://www.petitions24.net/soutenir_les_grevistes_de_la_f...

 

24/10/2012

Le PS et le CdH hésitent à condamner la répression des journalistes en Turquie


Le Soir vient de publier un article qui met en évidence de nouvelles concessions de certains partis politiques belges au lobby turc. Selon le député Jean-Claude Defossé (Ecolo), le PS et le CdH 
qui veulent absolument éviter de froisser leur électorat turc ont retardé l'examen d'une résolution après les élections communales


Le gouvernement turc a jeté en prison ces dernières années plus de journalistes que la Chine, l’Iran ou l’Erythrée, qui ne sont pourtant pas de grands amis de la liberté de presse. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui a publié un rapport à ce sujet lundi, au moins 76 journalistes sont actuellement sous les verrous en Turquie, dont 61 en raison de leurs écrits ou de leurs enquêtes.

Selon le CPJ, plus de trois quarts des journalistes emprisonnés le sont sans jugement, les autorités soutenant que la plupart des détenus le sont pour de graves délits comme l’appartenance à une organisation terroriste armée, et que leur activité n’a rien à voir avec le journalisme.

« Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a mis en œuvre une des plus vastes opérations de répression de la liberté de presse de l’histoire récente », estime le CPJ. Cette situation n’est pas neuve, mais elle semble plutôt s’aggraver.

« Il y a presque un an, Philippe Leruth, vice-président de la Fédération européenne des journalistes, a lancé une campagne en faveur de la libération des journalistes turcs emprisonnés, raconte Jean-Claude Defossé, député bruxellois Ecolo et député au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles. J’ai alors proposé une résolution condamnant la répression dont sont victimes de nombreux journalistes en Turquie. J’étais sûr que cela allait passer sans problème : erreur ! Richard Miller du MR a en effet soutenu cette proposition, mais cela a été plus compliqué avec le PS et le CDH. Les élus socialistes ont d’ailleurs amendé le texte en proposant une résolution sur la liberté de presse dans le monde, ce qui ne voulait à mon avis plus dire grand-chose… J’ai finalement réussi à ressortir ma proposition en juin, mais le PS et le CDH ont dit qu’il fallait auditionner des experts. Cela ne me semblait pas indispensable tant il y a sur ce sujet de rapports d’organisations de premier plan comme Amnesty International, Human Rights Watch ou le Haut-commissariat de l’ONU sur les droits de l’homme. J’ai l’impression qu’il s’agissait surtout de retarder l’examen de cette proposition… après les élections communales. Certains partis veulent absolument éviter de froisser leur électorat turc à Bruxelles… L’audition a finalement eu lieu ce mardi après-midi et les experts consultés ont été implacables. La proposition sera mise au vote le 27 novembre. J’espère qu’il n’y aura pas d’autres manœuvres dilatoires… »

Le député MR de la Fédération Wallonie-Bruxelles Richard Miller, qui avait cosigné la proposition de Jean-Claude Defossé, s’est rendu avec d’autres élus MR en Turquie en septembre dernier. « Nous avons à trois reprises évoqué la répression des journalistes face à des responsables, de l’AKP, le parti du président Erdogan, dont l’actuel président du Parlement, Cemil Çiçek, explique Richard Miller. Nous n’avons reçu aucune réponse : nous avions l’impression chaque fois de parler à un mur ! Le seul avec lequel un dialogue a été possible, était un représentant de l’opposition, qui m’a parlé d’une centaine de journalistes en prison ».

Par ailleurs, un accord de coopération a été conclu avant l’été entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Turquie qui prévoit notamment un échange d’informations et de journalistes entre les deux entités. L’AJP (Association des journalistes professionnels) et la FEJ estiment qu’il est « inconcevable de mettre ce volet de l’accord en œuvre sans exiger la libération immédiate des journalistes actuellement détenus en Turquie ».

Interrogé à ce propos, la porte-parole de Rudy Demotte, ministre-président PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles, indique qu’il accorde « beaucoup d’attention à la liberté de presse mais qu’il préfère avoir une vision plus globale, soulignant qu’il y a aussi des problèmes en Russie, au Kazakhstan, en Ukraine, en Iran ou en Chine ». Et renvoie à une réponse faite en avril dernier par Rudy Demotte à une question de Jean-Claude Defossé : « Nous ne fermons pas les yeux sur ce qui se passe actuellement en Turquie. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille stopper toute coopération avec le pays partenaire. Bien au contraire, l’isolation du pays ne permettrait pas de faire évoluer la situation ».

Du côté des Affaires étrangères et du ministre Didier Reynders, « on traite cette question dans le cadre de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, précise Michel Malherbe, le porte-parole. Le ministre a rencontré la semaine dernière le président turc, le Premier ministre et son homologue, et il a évoqué l’élargissement de l’UE qui se base sur une série de critères. Nous endossons par ailleurs le récent rapport d’évaluation européen sur l’adhésion de la Turquie, qui est très critique notamment sur la liberté d’expression ». (Le Soir, Véronique Kiesel, 24 octobre 2012)

23/10/2012

Quatre journalistes condamnés à des peines de prison en trois jours

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Reporters sans frontières a décidé d’ouvrir un fil d’actualité pour rendre compte de la multiplication des poursuites judicaires à l’encontre des journalistes et des médias en Turquie. Malgré la loi 6352 du 5 juillet 2012, la presse reste la cible d’un harcèlement judiciaire constant, dont les procès KCK et Ergenekon ne sont que les émanations les plus visibles.

En trois jours, quatre journalistes ont été condamnés à des peines de prison en Turquie. Deux autres ont été remis en liberté conditionnelle en attente de leur jugement.

Les médias pro-kurdes toujours dans l’œil du cyclone

Le 16 octobre 2012, Kenan Karavil et Seyithan Akyüz ont été condamnés respectivement à treize ans et demi et douze ans de prison par la 8e chambre de la cour d’Assises d’Adana (Sud). L’ancien directeur de la station locale Radyo Dünya (Radio Monde) et le collaborateur du quotidien en langue kurde Azadiya Welat (Pays libre) ont été reconnus coupables d’appartenance à l’Union des communautés du Kurdistan (KCK, liée au PKK). Ils figurent parmi les 45 protagonistes de ce procès qui ont été condamnés à un total de 419 ans et deux mois de prison. Deux autres accusés ont été acquittés.

Le lendemain, le reporter de l’agence pro-kurde Diha, Murat Ciftçi, a été condamné à huit ans et neuf mois d’emprisonnement par la 7e chambre de la cour d’Assises de Diyarbakir (Sud-Est) pour « collaboration » avec le KCK. Il avait été remis en liberté en attente de son jugement après cinq mois de détention provisoire, en avril 2012.

Reporters sans frontières a par ailleurs appris la remise en liberté conditionnelle, par la 5e chambre de la cour d’Assises de Diyarbakir, d’une autre reporter de Diha, Gülsen Aslan, le 17 octobre. Arrêtée le 4 février dernier, elle avait été relâchée puis à nouveau incarcérée quelques jours plus tard à la demande du parquet. D’après Diha, le collaborateur d’Azadiya Welat Safak Celen a lui aussi été remis en liberté. Tous deux figuraient parmi les 34 suspects incarcérés dans la province de Batman pour appartenance présumée au KCK. Gülsen Aslan risque jusqu’à quinze ans de prison. Le procès reprendra le 26 décembre prochain.

C’est également le 26 décembre que débutera, devant la 10e chambre de la cour d’Assises d’Adana, le procès d’Özlem Agus, journaliste de Diha. Incarcérée depuis le 6 mars 2012, elle est accusée de liens avec le « Comité des médias » du KCK, tout comme l’éditeur de Diha Ali Bulus et le collaborateur d’Azadiya Welat Ferit Köylüoglu.

L’acte d’accusation de 300 pages, rédigé à l’encontre de 54 suspects (dont 20 sont en détention préventive), reproche notamment à Özlem Agus d’avoir couvert des manifestations d’une manière « qui respecte l’idéologie » du PKK, et d’avoir « communiqué à la chaîne Roj TV des informations susceptibles de faire la propagande du PKK ». Les conversations téléphoniques professionnelles entre Özlem Agus et Ali Bulus, tout comme celles passées par Ferit Köylüoglu à des distributeurs d’Azadiya Welat, sont considérées comme autant de pièces à conviction par le parquet. Ce dernier reproche aussi à Ferit Köylüoglu d’avoir distribué lui-même des numéros du journal et de s’être renseigné sur les ventes. La diffusion d’Azadiya Welat n’est pourtant pas interdite.

Dénouement provisoire dans l’affaire Atilim

D’après des informations communiquées par les avocats des prévenus, la 9e chambre de la Cour suprême a confirmé, le 15 octobre, la peine de prison à perpétuité prononcée contre la rédactrice en chef de journal Atilim, Hatice Duman, accusée d’être l’une des dirigeantes du Parti communiste marxiste-léniniste (MLKP, interdit). La Cour a en revanche annulé la condamnation prononcée contre son collègue Necati Abay, porte-parole de la Plate-forme de solidarité avec les journalistes emprisonnés. La 12e haute cour criminelle d’Istanbul l’avait condamné à dix-huit ans et neuf mois d’emprisonnement en 2003 pour des accusations similaires. Mais si la Cour a jugé que Necati Abay n’était pas l’un des dirigeants de l’organisation, elle l’accuse toujours d’en être membre. Le journaliste risque donc jusqu’à quinze ans de prison.

« Tolérance zéro » pour Taraf qui dénonce la torture

Le quotidien Taraf (Camps), critique à l’égard du gouvernement et de l’armée, a été contraint par la justice à publier, dans son numéro du 13 octobre, un démenti de Sedat Selim Ay, chef adjoint de la section antiterroriste d’Istanbul, accusé d’actes de torture dans les années 1990 (voir ci-dessous). Au nom de la présomption d’innocence, la 2e chambre du tribunal correctionnel d’Istanbul a cassé une précédente décision de justice qui concluait que Taraf avait publié des informations « d’intérêt général ». Huit collaborateurs du journal restent poursuivis pénalement dans cette affaire.

Du 22 juillet au 2 août 2012, le quotidien avait publié douze articles citant des témoignages de victimes, qui identifiaient Sedat Selim Ay comme leur tortionnaire. Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, s’en était vivement pris aux médias critiquant la protection accordée à ce haut fonctionnaire par le gouvernement, en contradiction avec son objectif de « tolérance zéro » à l’égard de la torture.

La promotion de Sedat Selim Ay avait suscité de vives polémiques cet été : quelques années auparavant, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait condamné la Turquie pour avoir failli à son obligation de « mener une enquête et un procès effectifs » dans cette affaire. (RSF, 22 octobre 2012)


Turkey's Press Freedom Crisis

The Dark Days of Jailing Journalists and Criminalizing Dissent

Turkish authorities are engaging in widespread criminal prosecution and jailing of journalists, and are applying other forms of severe pressure to promote self-censorship in the press, a CPJ analysis shows. CPJ has found highly repressive laws, particularly in the penal code and anti-terror law; a criminal procedure code that greatly favors the state; and a harsh anti-press tone set at the highest levels of government. Turkey’s press freedom situation has reached a crisis point. 

Special report by the Committee to Protect Journalists

 

20/10/2012

Quand l'art investit Plainpalais


Vendredi a eu lieu le vernissage du projet d'art de Plainpalais,  le dernier volet du projet d'art public Neon Parallax en présence de M. Charles Beer, conseiller d'Etat chargé du département de l'instruction publique  de la culture et du sport (DIP) et Sami Kanaan, conseiller administratif chargé du département de la culture et du sport. Trois nouvelles installations lumineuses, crées par les artistes Ann Veronica Janssens, Pierre Bismuth et Christian Robert-Tissot, viennent mettre fin au projet (débuté en 2006) sur les toits de trois immeubles bordant le côté est de la plaine (boulevard Georges-Favon et avenue Henri-Dunant). Un livre, une exposition et un colloque accompagnent ce projet d’art public. Plainpalais est devenu le nouveau visage du sport et de la culture de Genève. Crée et conçu spécifiquement pour la plaine de Plainpalais, l’ensemble des neuf installations a été pensé comme un contrepoids artistique aux publicités mises sur les quais bordant la rade, ces deux espaces urbains ayant une configuration presque identique, en forme de losange.

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Photos: Demir SÖNMEZ

16/10/2012

Les prisonniers politiques kurdes en grève de la faim illimitée

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De Diyarbakir à Izmir, des centaines de prisonniers politiques kurdes observent depuis le 12 septembre une grève de la faim dans une quarantaine de prisons pour la libération du chef du PKK Abdullah Ocalan et contre la répression.

Le 14 octobre, plus de 400 prisonniers et prisonnières politiques kurdes étaient en grève de la faim illimitée. Des milliers d’autres prisonniers du PKK sont entrés en grève de la faim à partir du 15 octobre dans toutes les prisons, a déclaré Deniz Kaya, porte-parole des prisonniers politiques du PKK.

Le nombre des prisonniers du PKK est estimé à 8 mille personnes, sans compter des milliers d’autres accusés de liens avec le PKK dont des élus, journalistes, intellectuels, étudiants, avocats, syndicalistes, défenseurs des droits de l’humain et des enfants.

Les grévistes parmi lesquels figurent des femmes âgées et des journalistes réclament la libération d’Ocalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et la suppression complète des restrictions de l'usage de la langue kurde dans tous les domaines.

Les prisonniers torturés et menacés

Refusant de répondre aux revendications des prisonniers comme si rien ne s’était passé, les autorités ont recours à la torture, à l’isolation et aux menaces pour intimider les prisonniers, selon le communiqué. « Si les autorités entendent faire reculer les prisonniers, en les jetant dans des cellules, en recourant à la torture et aux menaces, cela veut dire qu’elles nous connaissent pas encore (…) Nous sommes prêts à payer le prix fort, à affronter la torture, la répression et l’isolation. Faites tout ce qui est en votre pouvoir. »

« Arrêtez de torturez nos camarades ! Si un de nos camarades tombe en martyre suite à ces traitements, on entrera dans une période où personne ne sera en sécurité, notamment les décideurs et les exécuteurs de tortures » ont averti les prisonniers.

Les familles des prisonniers ont également annoncé qu’elles entameront une grève de la faim illimitée à partir du 16 octobre pour soutenir les mêmes revendications.

Préoccupée par la dégradation de la santé des prisonniers, la Fédération des associations d'assistance juridique pour les familles de prisonniers politiques (Tuhad-Fed) a affirmé que le gouvernement AKP, parti islamo-conservateurs du premier ministre Recep Erdogan, sera tenu pour responsable de toutes les conséquences négative.

« Les revendications des prisonniers politiques sont les nôtres » a déclaré, de son côté, Selahattin Demirtas, le co-président du principal parti kurde BDP, lors du congrès de son parti le 14 octobre à Ankara.

Entre février et mars 2012, plus de 400 prisonniers politiques et des milliers de kurdes à travers le monde avaient observé une grève de la faim contre la répression et pour la libération d’Ocalan.

Campagne internationale pour Ocalan

En outre, une campagne de signature au niveau international a été lancée par l’initiative internationale « Freedom for Abdullah Öcalan and the political prisoners in Turkey ». Parmi les premiers signataires figurent notamment Abdelhak Kachouri, vice-président de la Région Ile de France en charge de la Citoyenneté, Ela Gandhi, petite-fille de Mohandas Karamchand Gandhi, le père de la nation indienne, Gery Adams, président du Sinn Féin, Leyla Zana, députée kurde et prix Sakharov, Immanuel Maurice Wallerstein, sociologue américain, Noam Chomsky, un linguiste et philosophe américain.

http://www.actukurde.fr/actualites/347/les-prisonniers-politiques-kurdes-en-greve-de-la-faim-illimitee.html

 

Maison Populaire de Genève

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14/10/2012

Constituante: des gagnants... et perdants!

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13/10/2012

Un Samedi d'automne

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12/10/2012

50 prises de position pour le “NON” 32 prises de position pour le “OUI” 2 prises de position pour la liberté de vote

La société civile se prononce massivement contre le projet de constitution !

Voici en effet la liste des Prises de position des Partis politique, des associations et

des groupes, en vue de la votationpopulaire du 14 octobre 2012 pour le projet de

constitution de la République et Canton de Genève



50 prises de position pour le “NON”


32 prises de position pour le “OUI”


2 prises de position pour la liberté de vote


  

                                                 PRISES DE POSITION en vue de la votation populaire du 14 octobre 2012            

Acceptez-vous le projet de constitution de la République et canton de Genève, du 31 mai 2012 ?

 

Partis représentés au Grand Conseil

 

PLR. Les Libéraux-Radicaux

OUI

Les Verts

OUI

M.C.G. Mouvement Citoyens Genevois

NON

Les Socialistes

OUI

PDC Les Démocrates-Chrétiens

OUI

UDC Genève

NON

Groupes politiques représentés à l'Assemblée constituante

 

Libéraux et indépendants

OUI

Socialiste pluraliste

OUI

Les Verts et associatifs

OUI

AVIVO Défense des aînés, des locataires, du progrès social, des services publics

NON

Radical Ouverture

OUI

Les Démocrates-Chrétiens PDC

OUI

G[e]'avance

OUI

solidaritéS et gauche en mouvement

NON

M.C.G.

OUI

Associations de Genève

-

Autres associations ou groupements

 

40% d'exclus des droits politiques : NON! ViVRe (Vivre, Voter, Représenter)

NON

9 novembre 1932 : PLUS JAMAIS ÇA !

NON

Aînés pour la constitution

OUI

Arbres et forêts : www.sauvonsnosarbres.ch

NON

Association de Défense des Patients et des Assurés (ADEPAS)

NON

Association transports et environnement (ATE) prise de position sur les articles concernant la mobilité (190-192)

OUI

Attac - Genève Association pour une taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne

NON

AVIVO : Les retraité-e-s contre une constitution trompeuse et régressive

NON

Cartel intersyndical du personnel de l'État et du secteur subventionné

NON

CGAS - Communauté genevoise d'action syndicale

NON

Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève

OUI

Citoyenneté cantonale ouverte aux étrangers !

NON

Collectif travail et santé

NON

Comité unitaire "non à une constitution trompeuse et rétrograde"

NON

Constitution NON ! Retour de la chasse à Genève NON !

NON

ContrAtom

NON

Coordination laïque genevoise

NON

Défense de l'art. antinucléaire 160E issu de l'initiative populaire "L'énergie, notre affaire!"

NON

Défense des Aînés, des Locataires de l'Emploi et du Social (DAL)

NON

Démocratie participative pour tous ! www.campagnevivre.ch

NON

Fédération des Entreprises Romandes - Genève

OUI

Fédération genevoise des associations LGBT

OUI

FéGAPH - Féd. genevoise des associations de personnes handicapées et de leurs proches (facebook.com/FeGAPH)

OUI

Femmes pour la parité

NON

Femmes solidaireS

NON

FRC, section de Genève (Fédération Romande des Consommateurs, section de Genève)

OUI

FSS et AGPEDA - Des droits garantis pour les personnes sourdes et malentendantes

OUI

GENEVANIMALISTE

NON

Genève sans chasse

NON

Groupe de réflexion de l'église protestante de Genève

OUI

Groupe pour une Suisse sans armée – GssA

NON

HAU (Handicap Architecture Urbanisme) - Pour un environnement construit accessible à tous (www.hau-ge.ch)

OUI

Initiative : www.profauna.ch

NON

Intersyndicale des Services industriels de Genève

NON

Jeunes libéraux-radicaux genevois

OUI

Jeunes pour la Constitution 2012

OUI

Jeunesse Socialiste Genevoise

   -

La Gauche - Genève

NON

LE SEGE (Syndicat des employés genevois) contre le démentèlement des droits syndicaux et des droits fondamentaux

NON

Le Syndicat des Services Publics de Genève SSP/VPOD

NON

Les locataires disent non à cette constitution !

NON

Les Patriotes Genevois

NON

Libre Pensée de Genève (LPG)

NON

"Ligue suisse contre la vivisection"

NON

Marche Mondiale des Femmes - Genève

NON

Moins d'État social et plus d'armée ? NON MERCI

NON

Mouvement Populaire des Familles (MPF)

NON

Non à la spéculation immobilière. Non à cette constitution !

NON

NON au retour de la chasse ! Non à la nouvelle constitution !

NON

Oui à une région verte et solidaire

OUI

Oui au droit à un environnement sain

OUI

Parti communiste genevois

NON

Parti du Travail

NON

Parti évangélique Genève (PEV)

NON

Parti Pirate Genevois

OUI

Plateforme "Oui à la constitution 2012"

OUI

Pour la construction de logements

OUI

Pour la fluidité des transports

OUI

Pro Fauna

NON

Protection des animaux

NON

Rassemblement des Artistes et Acteurs Culturels (RAAC)

OUI

Sauvons nos arbres

NON

SIT - Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs

NON

Unia Genève

NON

Union Nature Faune "UNAF"

NON

Vert'libéraux Créateur de qualité de vie

OUI

www.ps-ge.ch

OUI

www.solidarites-ge.ch

NON

 

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11/10/2012

Marinaleda et les Asturies éveillent l'indignation genevoise

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La soirée s'était annoncée en soutien aux luttes sociales en Espagne, et elle n'a pas déçu son auditoire genevois. Divisée en deux parties, la première s'attaquait aux luttes des mineurs aux Asturies, alors que la deuxième se référait aux luttes paysannes en Andalousie. Le Nord et le Sud de l'Espagne, donc, avec deux formes de lutte différentes dans leurs pratiques mais solidaires entre elles idéologiquement.

Aux Asturies, les mineurs

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En représentation des mineurs asturiens on a eu Segundo Menéndez Collar, militant du Courant Syndical de Gauche, qui a lancé trois messages claires à l'auditoire. Le premier : les mineurs n'ont d'autre choix que de lutter (même physiquement) contre un Gouvernement qui les condamne au chômage et contre une police qui les réprime brutalement, s'ils veulent encore garder un petit espoir d'exercer dignement leur droit au travail. Le deuxième : le vrai but du Gouvernement espagnol n'est pas d'arrêter la consommation nationale du charbon, mais de satisfaire les politiques d'austérité de Bruxelles par le biais des coupes à l'industrie minière, et puis d'importer d'autres pays (par le biais d'exploitation ouvrière) le 80 % du charbon dont l'Espagne a en tout cas besoin. La troisième : les mineurs ne s'opposent pas à la lutte écologiste contre les combustibles fossiles; ils prônent eux-mêmes une transition énergétique qui ne passerait pas, comme aujourd'hui, par l'hypocrisie de la délocalisation (beaucoup plus contaminante et coûteuse), mais par une vraie réorientation écologiste de notre modèle économique et social. Une lutte locale, donc, avec une vraie conscience globale. Ce n'est pas pour rien qu'ils appuient aussi le mouvement mineur dans d'autres pays, comme l'Afrique du Sud.

En Andalousie, Marinaleda et le SAT

   

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Du côté andalou, ce sont le maire-adjoint de Marinaleda (Séville), Antonio Aires Gálvez, et le secrétaire du SAT (Syndicat Andalou des Travailleurs), Diego Cañamero Valle, qui ont intervenu. La présence de Juan Manuel Sánchez Gordillo, maire de Marinaleda, qui avait été affichée au début, a dû être excusée à cause de problèmes d'agenda de la dernière minute. Le résultat n'a pourtant pas déçu l'auditoire, tant s'en faut. On a été surpris, tout d'abord, par un Antonio Aires qui a fait une très didactique histoire de Marinaleda et de son activité historique d'autogestion qui a commencé en 1976, une année après la fin de la dictature de Franco, et qui s'est prolongée jusqu'au aujourd'hui en ajoutant à la culture des produits agricoles leur transformation industrielle. C'est dans les dates elles-mêmes (35 ans de démocratie en Espagne) et dans les débuts de transition industrielle du village qu'on a pu voir son plus fort message politique. L'histoire de Marinaleda est celle d'une lutte pour l'autogestion qui a fortement divergé de l'histoire officielle de l'Espagne mais qui converge maintenant, avec la crise économique, qu'on subit pareillement partout. L'aide financière du Gouvernement espagnol, pourtant, qui permet à Marinaleda de subsister, soulève forcément un débat : est-ce que la résistance du petit village gaulois face à la toute-puissante Rome est devenue inoffensive, en tant que dépendante de son financement, ou est-ce que ça nous oblige à penser à d'autres Marinaledas nécessaires pour rendre l'alternative systémique viable ? Antonio Aires, conscient de ce talon d'Achille, ne s'est pas lassé de demander au public genevois un soutien moral, politique et économique pour ce projet social plus juste, qui n'a certes pas conquis une totale indépendance pour l'instant, mais qui a fort bien montré sa capacité productive, sa dimension humaine et son fonctionnement démocratique.

 

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La vedette de la soirée, pourtant, a été sans doute Diego Cañamero, un orateur inépuisable, avec tous les charmes et les ressources des leaders charismatiques, mais libre peut-être de leur principal défaut : la récupération par les médias. Souvent à l'ombre de Gordillo, il a réussi à tenir face au public genevois des propos révolutionnaires sans s'éloigner du bon sens paysan attaché aux questions concrètes, et sans tomber non plus dans la démagogie. Cañamero, qui a avoué n'avoir jamais fait des études, à démontré connaître l'Andalousie comme sa poche, et il a accablé d'érudition et d'humour un auditoire plutôt universitaire qui n'a pu que révérer sa puissance rhétorique et la profonde conviction de ses propos. On n'est pas habitués à une telle radicalité et cohérence idéologique avec des mots si simples et si directs. On n'entend pas souvent une telle détermination dans la lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs, pour la justice sociale et pour un système qui met l'intérêt général et les valeurs humaines au-dessus des profits financiers. Et on ne l'entend surtout pas avec une conscience politique aussi basée dans le concret, dans les problèmes quotidiens des gens, dans leurs conditions spécifiques de travail. Critique radicale au système capitaliste sans même pas avoir à invoquer ses fondements théoriques.

La soirée de soutien aux luttes sociales espagnoles était co-organisée par le groupe écosocialistes et par la commission internationale de solidaritéS, par les indignés espagnols à Genève, ATTAC-Genève, CADTM, l'Autre Syndicat, UNIA, SIT et ATTAC-74. Les différents groupes ont appuyé en tout ou en partie la soirée, et le partage des soutiens a une raison qui mérite bien d'être expliquée. Les différentes luttes qui sont menées à présent en Espagne soulèvent un important débat social quant à leur légitimité en tant que luttes. Les actions de désobéissance civile en Andalousie, comme les vols symboliques du SAT dans deux supermarchés (Mercadona et Carrefour) pour dénoncer le manque de nourriture des ménages les plus pauvres, ont obtenu un fort soutien populaire, mais aussi des fortes critiques. La lutte des mineurs contre la police, en utilisant les armes propres à leur travail (des explosifs, par exemple), a polarisé encore plus l'opinion populaire, même si leur accueil populaire à Madrid a été massif et chaleureux. En écoutant les arguments de Segundo Menéndez, Antonio Aires et Diego Cañamero, on est sûr d'une chose : le débat qu'ils posent mérite bien d'être posé, socialement et avec urgence, dans la mesure où il avance et résume quelques-unes des clés du débat social, politique et économique actuel, en Espagne comme ailleurs. En les écoutant on se rendra compte à quel point leur lutte est notre lutte si nous remettons vraiment en question non seulement la justice, mais aussi la durabilité de notre style de vie capitaliste.

 

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Maison Populaire de Genève

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08/10/2012

Procès d'Haykel EZZEDDINE: Menace sur la liberté d’informer!


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C’est depuis maintenant une année, un mois et trois jours que le groupe Mutuel poursuit en justice le blogueur Haykel Ezzeddine dont le blog est hébergée sur la plateforme de la Tribune de Genève. Son tort est d’avoir publié en primeur une affiche électorale du MCG sans l’avoir caviarder et qui parle d’arnaque et d’escroquerie d’état en mentionnant 3 assureurs maladies. Comme il n’a pas arrêté de le clamer depuis sa mise en accusation par le groupe Mutuel, le gérant de Planète photos déclare haut et fort qu’il n’est pas le concepteur ni l’initiateur de cette affiche et qu’il n’est membre d’aucun parti politique. Son créneau et son emblème est l’information, une information libre sans parti pris. Le puissant groupe Mutuel réclame à Haykel Ezzeddine la somme de chf. 20’000.- pour tort moral, sinon des excuses publiques!!! Des excuses pour avoir informé nos concitoyens sur un événement politique important qui s’est déroulé dans notre canton! Et puis quoi encore??? 

Encore un retour en arrière pour signaler la contradiction de ce vrai faux-procès intenté contre le droit d’informer et de disposer d’une information libre et pluraliste. Dès réception d’un courrier de la part de l’assureur, le blogueur Haykel Ezzeddine a enlevé l’affiche incriminée mais se retrouve au tribunal avec ce support qui a été largement diffusé par les médias suisses. Et aucun organe de presse n’a été convoqué par le tribunal pour répondre à la même assignation que le blogueur. Le groupe Mutuel accuse notre blogueur de “diffuseur” exceptionnel pour cette affiche allant jusqu’à mettre en doute son travail de blogueur intègre et reconnu par ses pairs! C’est désolent! Je me souviens très bien de la première séance du tribunal qui a eu lieu le 5 septembre 2011. M. Stauffer est venu au Palais de justice avec cette affiche en format poster et s’est amusé à la montrer aux médias, pire encore à prendre la pose avec (voir mon blog du 5 septembre 2011 (Le blogueur Haykel Ezzeddine victime d’un vrai faux procès!). Je me demande encore une fois qui est le “diffuseur” exceptionnel de cette affiche, le blogueur ou le politicien qui a imprimé cette affiche avec un encart “censuré” pour mieux engrangé les bénéfices des urnes? 

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Pendant cette même séance du 5 septembre l’équipe de Stauffer a attiré l’attention sur le subside des assurances maladies. Par quelle jolie pirouette on entend plus parlé de cette “trouvaille électorale”.

Il y’a quelques jours en arrière, le groupe Mutuel et le MCG sont arrivés à un accord “confidentiel”. Par contre les poursuites sont maintenues contre le blogueur! C’est le comble! Le MCG publie cette affiche et celui qui l’a révèle publiquement s’empêtre actuellement dans des tracasseries judiciaires. Un bouc émissaire, voilà le rôle endossé malgré lui par notre collègue Haykel.  A Genève, il vaut mieux être riche et puissant que journaliste ou blogueur peut-être parce que ça dérange le système établi! Pour terminer et comme tout citoyen curieux qui se préoccupe des affaires de la citée, une grande interrogation me taraude l’esprit:
quel accord a pu faire l’assureur avec le parti MCG dont la devise est la défense des citoyens genevois!

 

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07/10/2012

Immense Fête; pour futur l'Ecoquartier de la Jonction

Les futurs habitants associés aux futurs locataires des arcades de l'Ecoquartier de la Jonction organisent une grande fête sur le chantier ex site Artémis. 

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Discours de Monsieur  Michel Schweri – Président de l'Association des habitants de la Jonction

Bonjour à tout le monde,
aux enfants, aux grands, aux autorités,

aux futurs habitants de l’îlot, à qui je souhaite la bienvenue au nom de l’Association des habitant-e-s de la Jonction.

Nous sommes là ensemble pour faire la fête aux nouveaux logements. C’est une denrée suffisamment rare pour qu’on ne se prive pas, même s’ils ne sont pas encore construits.

Nous lançons aujourd’hui la réalisation de 270 logements environ qui accueilleront 600 personnes. C’est bien, c’est bon à prendre, surtout que nous manquons de logements de qualité, pensés dans un souci de mixité sociale et de fonctions. Donc faisons vraiment la fête pour cette bonne raison.

Mais il faut éviter les lendemains qui déchantent et les gueules de bois.

La Jonction est un quartier déjà très dense, dans une ville de Genève qui est la plus dense du pays. Nous avons ici 16 000 habitants par km2, soit plus du double de Carouge, qui est à quelques encablures. Et les projets d’ores et déjà dans le pipe-line à un stade ou l’autre des procédures totalisent, outre les 270 logements d’ici, 730 autres logements ailleurs dans le quartier, soit un total évalué à 2200 habitants supplémentaires d’ici quelques années, soit presque 14% de nouvelles personnes. Une forte densification attend le quartier.

Dont des bébés qui auront besoin de crèches, des écoliers qui auront besoin de classes et un cycle d’orientation, de jeunes qui auront besoin de locaux à eux, des adultes qui devront se déplacer pour aller gagner les sous nécessaires à acheter plein de choses pour contenter tout ce petit monde et accessoirement payer leurs loyers et leurs caisses-maladie, des personnes âgées qui ont aussi des besoins spécifiques…

Pour compenser ce surnombre et permettre une vie harmonieuse sans se marcher sur les pieds, nous avons un besoin impérieux de nouveaux espaces publics accessibles à tout le monde, de parcs de délassement, de places de jeux pour les petits.

Le parc Gourgas est déjà sur occupé et les berges du Rhône connaissent un attrait phénoménal. Davantage d’habitants entraine la nécessité de construire très rapidement le parc public prévu à l’extrême pointe de la Jonction, dès le déménagement des hangars à autobus, d’aménager les berges de l’Arve pour la promenade, mais aussi d’ouvrir au public le cimetière voisin, et réaliser sans délais les zones 30 projetées depuis… 1990.

Et tout cela ne se fera pas de manière satisfaisante sans y associer le tissu associatif du quartier, les habitants actuels et les futurs de l’îlot, les voisins de l’îlot, les enseignants et le parascolaire, les maisons de personnes âgées… car nous sommes les seuls à disposer d’une vision d’ensemble des conséquences de chaque projet ponctuel que chaque propriétaire conçoit dans son coin sans tenir compte de l’ensemble et de la qualité de vie de tout le monde.

C’est aussi pour cela que nous faisons la fête, pour accueillir aujourd’hui les futures personnes qui prendront en main l’aménagement convivial de leur quartier.

Nous vous attendons. D’ici là, bonne fête!

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Maison Populaire de Genève

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06/10/2012

"Je suis une Salope mais pas la tienne"!

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Communique de presse Slutwalk Genève

 

Un viol C'est quoi ?
     

 

Un viol est une relation sexuelle non consentie, ou les limites d'une personne, sans distinction d'âge, d'origine ou de   sexe, ont été déplacées, avec ou sans pénétration, avec un-e proche ou avec un-e inconnu-e, avec ou sans violence 
physique. Il a le plus souvent lieu au sein du foyer, avec une personne connue, et non dans une ruelle sombre comme le  
voudrait les clichés ET SURTOUT, LES VICTEMES  DE VlOL NE L'ONT JAMAlS CHERCHE!  

 

 Les violences sexuelles ne sont pas la réponse à une pulsion sexuelle. Elles sont un moyen pour le où les agresseurs
 d’affirmer leur pouvoir en s'appropriant le corps de l'autre, dans le mépris et la négation de son identité, C'est une       
forme  d'humiliation, principalement des femmes, et un outil, individuel ou collectif, de domination.                        
                                                                                                                                 

Une "marche des Salopes", c’est quoi?


 

La Slutwak est un mouvement international de marches pacifiques qui dénoncent les violentes sexuelles et le 
silence qui les entourent. C’est un mouvement de contestation né à la suite des déclarations d'un policier canadien 
encourageant les femmes à ne pas s'habiller <<comme des salopes >> pour éviter de se faire violer.   
                                                                                                      

 


Le message principal de la Slutwalk est le suivant : peu importe le comportement d'une femme (ou d’un homme),              
le viol ne doit jamais être toléré, légitime  ou minimise. L’appel au viol n’existe pas et il faut que cesse la suspicion à   
l' égard des victimes. La Slutwalk crée un espace de légitimité où les victimes sont reconnues et où le silence peut-être brise

 

Partant de cette idée, la sensibilisation auprès des victimes fait fausse route. Elie culpabilise les victimes et leur fait porter la responsabilité des agressions sexuels (puisqu’elles se sont fait violer, c'est qu’elles n'aurait pas pris les mesures indispensables à leur propre protection),elle déresponsabilise les auteurs de violence (qui n'ont fait que  
saisir des opportunités) et représente un contrôle du comportement féminin puisqu’elle prône de ne rien faire oui puisse tenter tes violeurs (boire, flirter, sortir, se maquiller, etc). 
En matière de lutte contre les agressions sexuelles, la Suisse est très en retard. D' après le Code Pénal, un viol n'est
défini que par te coït. La fellation, la sodomie où la pénétration par un objet relève de << la contrainte sexuelle >>, 
puni moins sévèrement, et seule une femme peut être violée d'après l'article 190. 
L'utilisation du terme salope est volontairement provocateur. La réputation des victimes est en effet sauvent 
utilisée pour disqualifier une plainte. Il est pourtant impensable qu'en 2Ol2, on continue d'utiliser la réputation d'une 
femme pour prétendre que son violeur était dans son bon droit. Si nous suivons cette idée, nous sommes toutes des salopes à partir du moment où nous choisissons de mener notre vie (notamment sexuelle) comme bon nous 
semble. Le vioL devient alors un moyen de punir tes femmes qui sont sorties de leur position passive pour devenir actrice de leur vie. Une femme qui flirte est dans son droit, elle l'est toujours quand elle dit NON, tout comme l'est un 
homme, et ce NON droit être respecté.



 

La Slutwalk est aussi un moyen de remettre en question les stéréotypes de genre qui veulent qu'un homme demande et 
qu'une femme offre. Et qu'une femme qui demande est une femme qui ne mérite pas qu'on s’arrête quand elle n'est plus d'accord.

Objectifs:


              Faire des violences sexuelles une question collective, sociale et

politique et non pas individuelle et privée.

              Reconsidérer la notion de consentement.

              Faire changer la culpabilité de camps.

              Cesser de hiérarchiser les violences sexuelles.

              Montrer que les violeurs ne sont pas victimes de leurs pulsions mais responsables de leurs actes.

              Faire cesser les discours sur le comportement dit « provocateur ».

 

Revendications :


              Changer l’art 190 du code pénal.

              Financer des études sur les violences sexuelles.

              Former la police afin qu’elle soit à même de recueillir les plaintes.

              Faire de la prévention auprès des potentiels agresseurs et non auprès des victimes.

              Parler des violences sexuelles dans les cours d’éducation sexuelle, civique…

 Obliger les responsables de violences sexuelles à prendre conscience de leurs actes.

Slutwalk Genève du 6 octobre 2012

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EXHORTATION

LORSQUE J’étais AU COLLEGE, MA PROF DE FRANÇAIS, UNE SOIXANTE-HUITARDE, QUI PRETENDAIT AVOIR PERDU UN ŒIL EN COMBATTANT AUX COTES DE FIDEL CASTRO, NOUS A DIT A NOUS, SES ELEVES : « DE TOUTE Façon, TANT QUE LES FILLES N’AURONT PAS COMPRIS LA SYMBOLIQUE DU ROUGE-A-LEVRES, ELLES NE COMPRENDRONT PAS NON PLUS POURQUOI LES HOMMES ONT DE MAUVAISES PENSEES A LEUR EGARD. » ET LORSQUE NOUS LUI AVONS DEMANDE QUELLE ETAIT DONC LA SYMBOLIQUE DU ROUGE-A-LEVRES, ELLE NOUS A REPONDU QUE PORTER DU ROUGE-A-LEVRES SIGNIFIAIT « EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER ». EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER ! EN SOMME, DE LA MEME MANIERE QU’UN MOT SUR LA PORTE PEUT DIRE « ENTREZ SANS FRAPPER », PORTER DU ROUGE-A-LEVRES SIGNIFIE « EMBRASSEZ-MOI SANS DEMANDER » ET PAR EXTENTION PORTER UNE MINI-JUPE SIGNIFIE « VIOLEZ-MOI SANS SCRUPULES » !

ALORS QU’UNE FEMME SOI-DISANT REVOLUTIONNAIRE ET PRETENDUMENT FEMINISTE, PUISSE TENIR CE GENRE DE PROPOS ME REND MALADE ET ME DONNE ENVIE DE DEGUEULER. C’EST LE MÊME DEGOUT QUE JE RESSENS QUAND UNE SOCIETE CONTINUE A CONSIDERER QU’UN HOMME AYANT BEAUCOUP DE CONQUETES EST UN SACRE COLLECTIONNEUR TANDIS QU’UNE FEMME QUI A PLUSIEURS AMANTS N’EST RIEN QU’UNE SALOPE. C’EST LA MEME COLERE QUE QUAND J’ENTENDS DES FEMMES ME DIRE : « UN GROS MOT, SORTI DE LA BOUCHE D’UN HOMME EST TOUT-A-FAIT GROSSIER ET QUAND IL SORT DE LA BOUCHE D’UNE FEMME, ALORS LA, C’EST CARREMENT VULGAIRE. »

QUOI ? MAIS MERDE BORDEL ! MERDE BORDEL DE CHIOTTE, VIRGULE CONNASSE POINT.

C’EST CE DEGOUT, CETTE COLERE ET CE SENTIMENT D’INJUSTICE QUI ME POUSSE AUJOURD’HUI A L’EXHORTATION.

ALORS J’EXHORTE !

-J’EXHORTE LES FEMINISTES, TOUTES LES FEMINISTES ET TOUS LES CITOYENS A NE PAS SEULEMENT CONDAMNER LE VIOL MAIS A CONDAMNER AUSSI LA MENTALITE QUI DIT QUE CERTAINES VICTIMES L’ONT QUAND MÊME BIEN CHERCHE !

-J’EXHORTE LES PERES ET LES MERES A CROIRE LEUR ENFANT LORSQUE CELUI-CI OSE SORTIR DU SILENCE !

-J’EXHORTE LES FRERES ET SŒURS A CROIRE LEUR FRERE OU LEUR SŒUR LORSQUE CELLE-CI OSE LEUR RACONTER DES EVENEMENTS IMPOSSIBLES !

-J’EXHORTE LES PROCHES ET LES COLLEGUES A CROIRE ET SOUTENIR CELUI OU CELLE QUI OSE INFORMER SA HIERARCHIE ET ENTAMER DES POURSUITES JUDICIAIRES !

-J’EXHORTE LE DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET LES EDUCATEURS SEXUELS A NE PAS SEULEMENT ENSEIGNER AUX ENFANTS COMMENT ENFILER UNE CAPOTE MAIS A LEUR ENSEIGNER SURTOUT COMMENT RESPECTER LEUR PARTENAIRE !

-J’EXHORTE L’ETAT A CONSIDERER TOUS LES ABUS SEXUEL COMME DES ACTES DE VIOL ET A PUNIR LES COUPABLES EN CONSEQUENCE DE LEURS ACTES !

-ET ENFIN, J’APPELLE. J’APPELLE LES VICTIMES, SURTOUT CELLES QUI NE SE SENTENT PAS LEGITIMES PARCE QUE

NON, ELLES N’ONT PAS GRIFFE LEUR AGRESSEUR

 

NON, ELLES N’ONT PAS HURLE A LA MORT

 

OUI, ELLES ONT BU DE L’ALCOOL

 

OUI, ELLES PORTAIENT UNE MINI-JUPE ET DU ROUGE-A-

 

LEVRES

J’APPELLE CES VCTIMES, CES SURVIVANTES A SORTIR DU PLACARD

PARCE QUE VOUS ETES LEGITIMES !

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS LEGITIMES !

SIGNE:

"UNE SALOPE QUI S’ADRESSE À SES SŒURS ET À SES FRERES SALOPES, ICI PRESENTS ET PARTOUT DANS LE MONDE".

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03/10/2012

Le Vénérable Luon Sovath reçoit le Prix Nobel des droits humains

Le Prix Martin Ennals 2012

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Mardi 2 octobre 2012, Micheline Calmy-Rey a annoncé le nom du lauréat du Prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits de l’Homme lors d’une conférence de presse. Il s’agit du Vénérable Luon Sovath, moine cambodgien luttant contre les expropriations forcées. Considérée comme le Prix Nobel des droits humains, cette récompense, remise lors d’une cérémonie organisée par la Ville de Genève et la Fondation Martin Ennals au Victoria Hall, vise à honorer et à faire connaître le combat de militant-e-s engagé-e-s, dont le courage exceptionnel et le travail acharné forcent le respect.

Pour son édition 2012, le Prix Martin Ennals, du nom du premier Secrétaire Général d’Amnesty International, a sélectionné trois nominé-e-s en avril dernier. Outre le Vénérable Luon Sovath, il s’agit du Centre bahreïni pour les droits de l’Homme (BCHR) pour son travail de diffusion d’informations relatives aux violations des droits humains au Bahreïn et de Madame Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne impliquée au sein du Centre des défenseurs des droits humains, fondé en 2001 par la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, et qui purge actuellement une peine de 6 ans de prison.

Depuis le début des années 2000, des dizaines de milliers de Cambodgiens, dont de nombreuses femmes et leurs enfants, ont été expulsés de force de leur terre et de leur logement. Une situation qui plonge tout un peuple dans la précarité et l’insécurité. Le Vénérable Luon Sovath utilise des vidéos, des poèmes et des chansons afin de défendre le droit au logement et lutter contre ces expulsions. Etant donné les intérêts économiques en jeu, ce moine bouddhiste fait régulièrement l’objet de menaces et intimidations, mais continue à se battre contre les violations des droits de l’Homme dans son pays. Micheline Calmy-Rey, nouvelle Présidente de la Fondation Martin Ennals, souligne que, grâce à son action, «le Vénérable Sovath a réussi à attirer une large attention sur les problèmes d’expropriation forcée au Cambodge».

Les trois nominé-e-s reçoivent un soutien financier afin de pouvoir poursuivre leur travail. Cet appui à des projets de promotion et de défense des droits humains fait partie des priorités thématiques de la Délégation Genève Ville Solidaire, rattachée au Département des finances et du logement de la Ville de Genève. Pour Sandrine Salerno, Conseillère administrative, «ce Prix permet de médiatiser le combat de personnes exceptionnelles pour le respect des droits fondamentaux et des libertés démocratiques. Il est important pour Genève, en tant que capitale mondiale des droits humains, de s’associer à un tel événement afin de mettre en lumière les intolérables menaces qui pèsent sur celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour dénoncer les violations des droits humains et qui, partout dans le monde, sont victimes d’arrestations, de détentions arbitraires, de torture, de harcèlement et de restrictions de libertés».

La Ville de Genève tient à féliciter le Vénérable Luon Sovath et réitère son soutien à l’égard de Monsieur Nabil Rajab, Président du BCHR, et Madame Nasrin Sotoudeh actuellement emprisonné-e-s. Elle appelle de ses vœux leur libération rapide.

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Discours de Micheline Calmy-Rey – Cérémonie de remise du Prix Martin Ennals, 2 octobre 2012 


Che(è)r(e)s Nominé(e)s,

Mesdames et Messieurs,  

C’est pour moi un grand plaisir de vous accueillir ici aujourd’hui en tant que Présidente de la Fondation Martin Ennals. Pour cette 19e édition du Prix Martin Ennals, nous avons sélectionné  trois nominé(e)s qui méritent reconnaissance et protection pour le travail qu’ils accomplissent au quotidien. Le combat de chacun(e) d’entre eux(elles) illustre la diversité des problématiques relatives à la défense des droits humains.

Vous pourrez apprendre à les connaître davantage à travers trois films-portraits qui retracent leurs parcours respectifs avant de les entendre ou d’écouter les discours de leurs représentant(e)s.

Nous leur avons demandé de s’exprimer dans leur langue afin qu’ils puissent être compris dans leur propre pays.



Je voudrais accueillir Madame Mahnaz Parakand, représentante de  Nasrin Sotoudeh qui est actuellement détenue en Iran, Said Youssif qui représente le Centre Bahreïni pour les droits de l’homme ainsi que le Vénérable Sovath Luon du Cambodge. Même si nous n’allons décerner  qu’un seul prix ce soir, nous souhaitons profiter de cette opportunité pour accroître la visibilité qu'il peut apporter à tous les nominé(e)s.



Les Nominé(e)s et le(a)  Lauréat(e) du Prix ont été sélectionné(e)s par dix des plus grandes organisations de défense des droits humains:

1. Amnesty International

2. Front Line Defenders

3. Diakonie Allemagne

4. Human Rights First

5. Human Rights Watch

6. Huridocs

7. la Commission internationale des Juristes

8. la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH)

9. le Service international pour les droits de l’homme et

10. l’Organisation mondiale contre la torture.



Leur participation est à mon sens la preuve que ce Prix est réellement l’expression de la Communauté internationale des droits humains. Les membres du jury confèrent au Prix Martin Ennals une crédibilité unique. Martin Ennals était lui-même un pionnier qui a œuvré pour que la question des droits humains figure sur l’agenda de la communauté internationale. Il a fondé ou influencé nombre d’organisations de défense des droits humains dont certaines sont aujourd’hui représentées  dans le Jury.



Mesdames et Messieurs,

Les nominé(e)s sont reconnu(e)s pour le courage dont ils font preuve dans leur combat pour le respect des droits humains et je tiens à vous parler ce soir du lourd tribut qu’ils ont payé sur le plan personnel à cause de ce combat.

Le Vénérable Sovath Luon a commencé à défendre les victimes des évictions forcées après avoir été témoin de l’expulsion d’habitants de son propre village qui ont été physiquement contraints de quitter leurs terres et leurs maisons. Sa hiérarchie a menacé de le défroquer et lui a interdit de séjourner dans toutes les pagodes du Cambodge, ce qui constitue pourtant une obligation religieuse pour les moines bouddhistes à cette période de l’année. Ces formes de persécutions menacent l’essence même de son identité.

Les fondateurs du Centre Bahreïni pour les droits de l’homme sont actuellement détenus. Abdulhadi Al-Khawaja, le premier président du Centre a été condamné à la prison à perpétuité et sa fille Zainab est aussi détenue. Nabeel Rajab, le Président actuel, dont le portrait se trouve sur l’affiche que vous avez tous vue, a été récemment condamné à 3 ans de prison pour avoir manifesté contre le gouvernement. C’est la raison pour laquelle ils ne peuvent pas être parmi nous aujourd’hui. C’est donc Said Youssif, représentant local du Centre bahreïni pour les droits de l’homme, qui est présent avec nous ce soir. Il a lui-même fait l’objet de menaces et a été physiquement agressé au cours de ces derniers mois. 



Madame Nasrine Sotoudeh, avocate iranienne, est aujourd’hui représentée par Madame Parakand. Si Madame Sotoudeh ne peut pas être présente parmi nous, c’est parce qu’elle purge actuellement une peine de six ans d’emprisonnement pour ses activités de défenseuse des droits humains. Son plus jeune fils était âgé de trois ans lorsqu’elle a été arrêtée. Il aura neuf ans à la date prévue de sa libération. L’année dernière, son mari et sa fille aînée ont été interdits de voyager. C’est sans doute la première interdiction de voyager qui concerne quelqu’un d’aussi jeune. 



Je vous propose de nous arrêter un moment pour penser à ces défenseurs(ses) des droits humains et à tout ce à quoi ils doivent faire face dans leur combat.

 

Mesdames et Messieurs,



je voudrais exprimer ma profonde gratitude envers notre partenaire, la Ville de Genève, qui apporte un soutien financier aux Nominé(e)s, nous accueille au Victoria Hall et contribue au combat pour le respect des droits humains par bien d’autres moyens. Genève est la Capitale mondiale des droits humains. C’est ici que sont basés le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, de nombreuses organisations non gouvernementales de défense des droits humains,  le Comité international de la Croix Rouge ainsi que le Haut Commissariat aux droits de l’homme. Je voudrais remercier Madame Kang, Haut-Commissaire Adjointe d’avoir accepté d’être parmi nous ce soir pour remettre le Prix au (à la) lauréat(e) ce soir.

Sur un plan plus personnel, je dois dire que les droits humains ont toujours été importants pour moi. Lorsque j’étais Ministre des Affaires étrangères, j’ai mis tout en œuvre pour qu’ils figurent parmi les priorités sur notre agenda, dans la continuité de la tradition humanitaire de la Suisse. J’ai également supervisé les contributions du gouvernement suisse à la Fondation. C’est donc à présent avec plaisir que je remercie mon propre gouvernement ainsi que tous ceux qui ont apporté leur soutien à la Fondation au cours des dernières années: les gouvernements de Finlande, d’Allemagne, d’Irlande, des Pays-Bas, de Norvège et d’Espagne, ainsi que Brot fuer die Welt en Allemagne, et la Fondation Human Rights House en Norvège. 



C’est réellement un plaisir de vous voir tous réunis ici ce soir.

Je vous remercie d’être venus et de pouvoir vous compter parmi ceux et celles qui soutiennent les défenseurs(ses) des droits humains.

 

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Discours par Madame Kyung-wha KangHaut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme

Cérémonie de remise du Prix 2012 Martin Ennals 

pour les défenseurs des droits humains


Madame la Conseillère administrative,
Excellences,
Collègues défenseurs des droits humains,

Je suis très heureuse d'être avec vous ce soir pour remettre le Prix Martin Ennals 2012 pour les défenseurs des droits humains. Ce prix prestigieux reconnaît le travail exceptionnel des femmes et des hommes qui s'efforcent chaque jour, souvent à leurs risques et périls, de défendre les droits humains et les libertés fondamentales.

Comme vous l'avez vu dans les documentaires présentés, cette année trois défenseurs exceptionnels ont été mis en nomination pour recevoir le prix.

Je regrette profondément que la première d’entre eux, Mme Nasrin Sotoudeh, une femme iranienne, avocate et éminente militante des droits de l'homme, ne peut pas être avec nous aujourd'hui. Malheureusement, elle ne peut pas continuer son important travail sur les droits humains, parce qu'elle purge la fin d'une condamnation de 6 ans dans la célèbre prison d'Evin, à Téhéran, et a été bannie de sa profession pendant 10 ans sur des accusations d’ « agissements contre la sécurité nationale », de « ne pas porter le hijab (robe islamique) au cours d'un message vidéo » et de faire « la propagande contre le système ». Mme Sotoudeh est connue pour avoir défendu des cas médiatisés d’abus de droits humains, ainsi que pour son appartenance au Centre des défenseurs des droits de l'homme fondé par le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi. Mais comme beaucoup d'autres avocats activistes en Iran, frustrés par le manque d'indépendance du pouvoir judiciaire, elle avait également rendu son cas public pour le défendre. Depuis son arrestation, son mari et même sa fille de 12 ans ont également été soumis à des restrictions et des interdictions de voyager. La Haut-Commissaire aux droits de l'homme a fait pression pour la libération de Nasrin à plusieurs reprises avec les autorités iraniennes, à la fois publiquement et en privé, ainsi que les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme  - et son cas a été soulevé par l'ONU au plus haut niveau. Nous ne pouvons qu'espérer que la reconnaissance internationale et l'appui renforceront la cause de sa libération.

Le deuxième candidat est le Vénérable Luon Sovath, qui a utilisé sa voix comme moine bouddhiste pour lutter contre ce qu'il considérait comme une injustice dans son pays natal. Son activisme découle d'un litige foncier dans son village natal de Chi Kreng, qui a éclaté dans la violence avec comme résultat que certains villageois y compris des membres de sa famille ont été blessés par balles. Le Bureau du Haut-Commissariat au Cambodge a suivi de près la situation et a plaidé auprès des autorités pour une solution à son cas. En parlant au nom des pauvres, en particulier dans les zones rurales, qui sont actuellement confrontés à des expulsions et à l’accaparement des terres, le Vénérable a pris de grands risques. Notre Bureau lui a fourni une protection à plusieurs occasions: en intervenant auprès des autorités, à la fois religieuses et civiles – lorsque ses libertés de mouvement et d'expression ont été réduites. Aujourd'hui, nous célébrons aussi la sagesse et la détermination sans faille du Vénérable, qui sont une source de courage pour beaucoup au Cambodge, et nous espérons qu'il continuera à inspirer les autres à travers son plaidoyer et son activisme.

Enfin, le Centre bahreïni pour les droits de l'homme continue son travail impressionnant et courageux dans des circonstances particulièrement difficiles dans le Royaume de Bahreïn. Le Directeur du Centre, M. Nabeel Rajab, ne peut pas être ici aujourd'hui parce qu'il est en prison, subissant les terribles conséquences de la criminalisation de ses activités relatives aux droits humains. Nabeel Rajab a commencé à s'impliquer dans les droits humains lors du soulèvement de 1990 et par la suite a commencé à faire campagne contre les violations des droits civils et autres droits humains à Bahreïn. Suite à des affrontements avec les autorités, sa maison a été attaquée et il a été arrêté à plusieurs reprises. Le 9 juillet, il a été arrêté et condamné à trois mois de prison pour avoir "insulté" les Bahreïnis dans un message sur le réseau Twitter. Le 16 août, alors qu’il était toujours en détention, M. Rajab a été condamné à trois ans d'emprisonnement sur trois accusation liées à des manifestations. Le Haut-Commissariat s'engage et travaille en étroite collaboration avec le Centre bahreïni pour les droits de l'homme et s’appuie sur son travail et ses renseignements pour un certain nombre de rapports. Les cas de membres du Centre ont également été pris en compte dans le récent rapport du Secrétaire général sur les représailles contre les personnes qui collaborent avec les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies. Le 6 Septembre, la Haut-Commissaire a appelé à sa libération  - dans un communiqué de presse - tout en critiquant les peines sévères contre les défenseurs des droits de l'homme à Bahreïn.

Mme Nasrin Sotoudeh, Vénérable Sovath Luon et le personnel du Centre bahreïni pour les droits de l'homme, je voudrais profiter de cette occasion pour vous féliciter tous pour votre travail exemplaire pour la défense de la dignité humaine et nous vous envoyons un message chaleureux d'admiration et d'encouragement . Le monde est un meilleur endroit avec des gens comme vous.

Maintenant, je suis heureuse de remettre le Prix Martin Ennals 2012 au Vénérable Sovath Luon. Félicitations.

Et j’ai également le plaisir de donner le certificat de finaliste aux deux autres candidats, Mme Nasrin Sotoudeh et le Centre bahreïni pour les droits de l'homme.

Félicitations.

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Allocution de Madame Sandrine Salerno

Conseillère administrative

Madame la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme,

Madame la Présidente de la Fondation Martin Ennals,

Madame Mahnaz Parakand,

Monsieur Said Yousif AlMuhafdhah,

Monsieur le Vénérable Loun Sovath,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec une émotion toute particulière que je prends la parole devant vous ce soir. Plus que jamais, les trois nominés au Prix Martin Ennals 2012 nous rappellent en effet que les droits humains sont fragiles. Plus que jamais, ils nous rappellent que dans de trop nombreux pays, des hommes et des femmes d’exception risquent leur liberté et leur vie, pour défendre des droits humains pourtant inaliénables, et se dresser devant celles et ceux qui n’ont de cesse de les violer. Plus que jamais, les trois nominés nous rappellent aussi que, 64 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, rien n’est acquis. Et qu’il s’agit de se battre, encore, avec la même conviction et la même force, pour qu’enfin dans le monde chaque être humain puisse être libre de s’exprimer, de penser, d’être, quelles que soient ses opinions politiques, son identité sexuelle ou sa religion.

Mesdames, Messieurs,

Avant toute chose, je tiens à saluer le courage, l’abnégation et l’humanisme des trois nominés au Prix Martin Ennals 2012. En vous engageant au péril de votre vie pour un monde plus juste, vous nous offrez une belle leçon d’humanité et un extraordinaire message d’espoir. Vous êtes de véritables héros et je suis heureuse de pouvoir vous rendre hommage ce soir.

Mesdames, Messieurs,

Vous le savez : la Ville de Genève est profondément attachée à la défense des droits fondamentaux. Hôte des principales organisations internationales actives dans le domaine, siège du Conseil des droits de l’Homme comme du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, la Ville de Genève a également fait de la promotion des droits humains l’une des priorités de sa politique de coopération internationale. Cet engagement actif, qui a d’ailleurs été formalisé dans un règlement municipal sur la solidarité internationale adopté cette année, se traduit concrètement par un soutien croissant à des projets dans le domaine des droits humains et à l’octroi de financements toujours plus importants. Signe de ce soutien grandissant, à fin juillet, l’engagement financier de la Ville pour des projets en faveur des droits humains était déjà largement supérieur au total des montants accordés sur l’ensemble de l’année 2011. Un effort conséquent donc, qui atteindra cette année plus de 20% du budget de la coopération municipale, soit plus d’un million de francs.

L’engagement de ma Ville en faveur des droits humains est un engagement global. Il postule de l’universalité des droits humains, de leur interdépendance et de leur caractère indivisible. Les projets soutenus par la Ville ne concernent donc pas uniquement les droits civils et politiques. Ils concernent également les droits sociaux, économiques et culturels, l’accès pour les représentant-e-s de la société civile à des conférences à Genève, le renforcement des liens entre les ONG de défense des droits humains et les mouvements sociaux ainsi que le soutien aux défenseurs des droits humains partout dans le monde.

C’est dans cette logique justement que la Ville de Genève co-organise, depuis 2008, la cérémonie de remise du Prix Martin Ennals. Les différents témoignages entendus ce soir nous rappellent d’ailleurs l’importance de cet équivalent du Prix Nobel des Droits de l’Homme, qui  permet non seulement de rendre hommage au combat des nominé-e-s mais aussi et surtout d’attirer la lumière sur eux et de leur offrir ainsi une véritable protection médiatique, dont on connaît l’efficacité.

A ce titre, je souhaite remercier chaleureusement chacune des organisations qui a contribué à créer ce Prix et grâce auxquelles il se perpétue. Votre engagement, votre volonté aussi, doivent véritablement être salués. C’est grâce à vous, grâce à vos militantes et militants, que le monde change.

Merci aussi aux membres du jury, qui assument la délicate tâche de faire un choix parmi les nombreux défenseurs des droits humains.  

Merci également à Madame Nasrin Sotoudeh, aux membres du Centre bahreïni pour les droits humains ainsi qu’au Vénérable Loun Sovath que je félicite vivement pour son prix. Votre courage exemplaire, votre humanisme, votre engagement sans faille forcent l’admiration et constituent un véritable message d’espoir. A travers vous, nous pensons également ce soir à tous les militantes et militants des droits de l’Homme traqués, menacés, blessés, arrêtés ou emprisonnés dans le monde. A travers vous, c’est à toutes ces héroïnes et à tous ces héros de l’ombre que nous rendons hommage ce soir. 

Finalement, merci à vous toutes et tous pour votre présence ce soir : la plus belle façon de réaffirmer notre attachement au respect des droits humains et de saluer le travail de celles et ceux qui s’engagent pour leur respect, à travers le monde.

Je vous remercie pour votre attention.

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01/10/2012

NON à une constitution néolibérale!


Vive la révolution radicale de 1846…et NON à une constitution néolibérale!

Plus de 150 personnes ont «inauguré» ce 1er octobre la nouvelle place de Saint-Gervais au bas de Coutance, réaménagée par la Ville en vraie place publique autour de sa fontaine historique. Cet endroit est en effet un haut lieu de la révolution populaire et radicale genevoise d’octobre 1846, qui a donné naissance à notre constitution cantonale actuelle, modifiée depuis plus de 160 ans par toute une longue série de votes populaires dans toutes sortes de domaine… du logement, à l’énergie, en passant par l’interdiction de la chasse et bien d’autres.

Ce rassemblement populaire a eu lieu à l’appel du Comité unitaire «NON à une constitution trompeuse et rétrograde» (Voir son site www.constitution-non.ch) pour saluer la mémoire de la révolution radicale de 1846 - dont se sont moqués récemment quelques jeunes affairistes libéraux, dénigrant au passage James-Fazy - et pour dire le refus du mouvement social et syndical genevois d’un nouveau texte en trompe-l'œil, engendré par la constituante, dont les graves reculs ne sont de loin pas compensés par de rares avancées.

Les divers orateurs-trices Pierre Vanek de ContrAtom et de solidaritéS, Giangiorgio Gargantini du Syndicat SIT, mais s’exprimant au nom de tous les syndicats de la CGAS, Maryelle Budry au nom des «femmes pour la parité»… se sont notamment exprimé-e-s dans ce sens, déplorant que la plupart des dispositions, dites «progressistes» du projet énoncent des principes qui n’ont aucun caractère contraignant. Alors qu’en revanche, de nombreuses remises en cause des acquis et des droits démocratiques sont immédiatement applicables.

Nombre de conquêtes démocratiques, sociales, environnementales… chères aux citoyen-ne-s ont été affaiblis et leurs impacts biaisés, notamment concernant le rôle de l'Etat, le logement, l'environnement, l'opposition au nucléaire.... Même les dispositions relatives à l'égalité entre les hommes et les femmes ont été amoindries!

Ce texte projet, authentiquement néolibéral, comme la rappelé le représentant des syndicats, doit être refusé. On en prend le chemin, en effet le front du refus se renforce chaque jour: on a vu - par exemple - les avocats de l’ASLOCA prendre position la semaine dernière pour le NON en expliquant que le projet c’était «la porte ouverte à construire plus de logements de standing et de luxe au détriment de logements bon marché, destinés à la classe moyenne notamment» comme l’a rappelé Christian Dandrès.

Les participant-e-s au rassemblement, dont toutes sortes de personnalités (Jacques Robert du syndicat UNIA, l’écrivaine féministe Huguette Junod, Rémy Pagani Maire de Genève, Christian Grobet de l’AVIVO, Anne-Marie Barone présidente du Centre de Contact Suisses-Immigrés, René Ecuyer du Parti du Travail, Anne-Cécile Reimann de ContrAtom… et bien d’autres) se sont tous et toutes engagés à se mobiliser avec énergie dans les dix jours de campagne qui restent en se répartissant des milliers de dépliants, d’affiches et autre matériel de campagne pour en faire bon usage.

Le prochain rendez-vous du comité est ce mardi 2 octobre à 20h00 à la Maison des Associations, où aura lieu une Conférence-débat du GSsA (avec notamment Tobia Schnebli porte-parole du mouvement antimilitariste genevois) autour du thème des politiques sécuritaires à GE de l’armée dans la Constitution proposée aujourd’hui au massacre du 9 novembre 1932… Sur ce dernier point c’est Jean Batou, professeur d’histoire contemporaine à l’Uni de Lausanne et auteur d’un livre sous presse sur le thème qui apportera un éclairage historique important.

 

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"Dixième Rassemblement pour les droits humains: “Accès aux soins de Santé”

Chaque année, depuis dix ans, le Conseil d'Etat propose aux organisations non gouvernementales (ONG) ayant leur siège à Genève de se rassembler autour d'une thématique d'actualité.

La 10ème édition a été inaugurée par le conseiller d'Etat Pierre Maudet, ce matin à La Pastorale avec pour thème “Accès aux soins de Santé” et la présence 140 représentants d'ONG."

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Discours de Madaem Fabienne Bugnon, a l'occasion de la clôture dixième Rassemblement pour les droits humains.

 

 

 

 

 

Chaque année, depuis dix ans, le Conseil d'Etat propose aux organisations non gouvernementales (ONG) ayant leur siège à Genève de se rassembler autour d'une thématique d'actualité. Une belle occasion pour ces ONG de s'informer, de se former et de débattre.

 

Cette 10e édition inaugurée par le conseiller d'Etat Pierre Maudet, le lundi 1eroctobre 2012 a permis au nombreux public de découvrir des facettes peu connues des inégalités qui perdurent face à l'accès aux soins de santé, que ce soit dans le monde ou même ici à Genève avec le travail magnifique mené par la CAMSCO (Consultation ambulatoire mobile de soins communautaires) qui reçoit jour après jour, et de plus en plus, des personnes qui seraient, ailleurs, exclues du système de santé.

 

Il est impossible de résumer les interventions de ce jour, tant elles étaient riches et complémentaires, toutefois j'en retire pour ma part et notamment, trois messages :

 

-   OUI l'inégalité face aux soins de santé est une violation des droits humains et en particulier de l'article 25 de la déclaration Universelle des droits de l'Homme. En ce sens, le thème choisi était tout à fait pertinent :

 


 


 

-   2.3% seulement de toutes les dépenses de santé sont consacrées à la prévention et à la promotion de la santé ;

 


 


 

-   Il ne manque "que" 13 milliards pour avoir une couverture universelle des soins.

 

Nos sincères remerciements aux Professeur-e-s Bouchardy et Loutan, au Docteurs Kiefer et Besson, à Mme Coppex, à l'OMS et au CICR pour les nombreuses pistes de réflexion qui nous ont été offertes.

 

D'ici quelques semaines, l'ensemble des contributions sera en ligne sur www.ge.ch/odh

  


Fabienne Bugnon

Directrice générale
Office des droits humains
Département

 

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