27/02/2013

Le Maire de Genève accueille Maryam Radjavi au Palais Eynard


Mercredi à midi au Palais Eynard se fut une journée historique, après le Président de la République tunisienne Moncef Marzouki, Madame Maryam Radjavi a été reçus par le Maire de Genève, Rémy Pagani et  par le Président du Conseil municipal de la Ville de Genève, Jean Charles Rielle.

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Le Maire de Genève accueille Maryam Radjavi au Palais Eynard

La Suisse, Genève et les organisations internationales concernées qui y siègent doivent défendre les habitants d’Achraf et de Liberty, en Irak, en tant que personnes protégées par la quatrième Convention de Genève. Le Maire de Genève, M. Rémy Pagani, ainsi que le Président du Conseil municipal, M. Jean-Charles Rielle, ont accueilli mercredi 27 février au Palais Eynard Mme Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), et condamné l’attaque à la roquette du 9 février dernier contre le camp Liberty.

Le Maire de Genève a déclaré: «Cette attaque mortelle est une atteinte aux Conventions de Genève de 1949 et 1951, puisque l’ensemble des habitants de Liberty dont les sept victimes tuées lors de cette attaque et la centaine de blessés sont des réfugiés qui devraient être protégés dans le cadre du droit international humanitaire». Soulignant que les Conventions de Genève ont été signées dans la salle Alabama du Canton de Genève, M. Pagani a poursuivi: «Genève et la Suisse sont les gardiens des Conventions de Genève et ne peuvent rester silencieux devant le sort des habitants d’Achraf et de Liberty et des crimes qu’ils subissent». Cela fait cinq ans que des milliers de personnes protégées sont constamment sous la pression, les tueries et les tortures psychologiques. A ce jour, 56 personnes ont perdu la vie et 1300 ont été blessées.

Le Maire de Genève a ajouté que les organisations internationales qui siègent à Genève, y compris l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme et le CICR, ont pour devoir d’agir dans ce sens et, dans un premier geste, de faire revenir les personnes actuellement à Liberty vers leur lieu de résidence à Achraf, où leur sécurité sera mieux assurée et où ils ont vécu 26 ans avant d’être forcés de l’abandonner. Les protections garanties par le droit international humanitaire doivent être assurées à leur égard. Il faut que ces personnes obtiennent le statut de réfugiés, protégés par la quatrième Convention de Genève.

Garder le silence face à une telle situation encourage le gouvernement irakien et le régime iranien a poursuivre la politique de répression et de massacre des habitants. Ce silence doit cesser immédiatement et se transformer en une intervention active.

http://www.ville-geneve.ch/actualites/detail/article/1361...

Après cette rencontre, lors d’une conférence international au Bâtiment force Machine, presque deux milles iraniens, provenant de toute l' Europe, sont venus pour y participer.

Maryam Radjavi : Le HCR est responsable des habitants de liberty. Il doit prendre rapidement l’initiative de leur retour à Achraf.

 

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Les mollahs, qui jouent leur survie, ne vont reculer devant rien pour un plus grand massacre à Liberty

Dans une conférence internationale à Genève, Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne a insisté sur le fait que le HCR est responsable de la protection des habitants du camp Liberty et qu’il est doit prendre immédiatement l’initiative de leur retour à Achraf, où règne une sécurité relative, jusqu’à leur transfert vers des pays tiers. Mme Radjavi a averti que le régime des mollahs, en proie à des crises incurables, ne reculera devant rien pour commettre un massacre bien plus grand que celui du 9 février contre les habitants sans défense de Liberty.

La protection et la sécurité urgente des habitants exigent que les USA, qui ont une responsabilité vis-à-vis de leur sécurité, les emmènent tous en Amérique ou si ce n’est pas possible de les ramener tous dans l’urgence à Achraf d’où ils partiront vers des pays tiers.

C’est le maire de Genève Rémy Pagany qui a ouvert la conférence. Des personnalités politiques, des défenseurs des droits humains de Suisse, d’Europe, des Etats-Unis et des pays musulmans ont tous insisté sur la nécessité urgente pour l’ONU de ramener les habitants à Achraf avant que ne survienne un plus grand massacre.

Figuraient au nombre des intervenants Ed Rendell, président du parti démocrate américain (1999-2001) gouverneur de Pennsylvanie (2002-2011) ; Gunter Verheugen, commissaire européen (1999-2011) ; John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU ; Patrick Kennedy, membre du congrès américain (1995-2011) ; Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidence colombienne; Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien; Eric Voruz, conseiller national suisse, Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de  l’ONU ; et Tahar Boumedra, haut fonctionnaire de l’ONU et ancien responsable du projet d’Achraf et Liberty durant trois ans et demi. Ils ont rappelé que le transfert des Achrafiens à Liberty, qui de l’avis d’organes spécialisés de l’ONU est une prison, s’est fait contre leur gré, sur la présentation de garanties précises de l’ONU sur leur sécurité et leur protection. Mais l’attaque du 9 février a bien montré que protection et sécurité à Liberty ne sont qu’un mirage et que l’intention du régime des mollahs avec la collaboration du gouvernement irakien, est de transformer ce camp en abattoir.

 Les panelistes ont rappelé qu’en plus de la vie de 3100 réfugiés sans défense, c’est la crédibilité et la dignité de l’Onu en tant que plus haute autorité mondiale et l’engagement de ses hautes autorités qui sont en jeu.

Dans son intervention, Mme Radjavi a affirmé qu’en vérité le régime du guide suprême en Iran est entré dans la phase de son renversement et qu’il est en proie à une multitude de crises. Par des exécutions incessantes en Iran il veut contenir le torrent impétueux de la colère populaire et couvrir les crises qui l’assaillent à l’approche de la mascarade de l’élection présidentielle. Alors que les conditions sont prêtes pour un grand changement, l’attaque sur les habitants sans défense de Liberty reflète la peur qu’inspire aux mollahs la résistance organisée dans cette conjonction. Il y a trois jours, la force Qods des pasdaran a annoncé par la voix du commandant d’un groupe inféodé, Jaich Al-Mokhtar, que « dans un avenir proche nous allons à nouveau attaquer les Moudjahidine », avant d’ajouter qu’il recevait ses ordres politiques et militaires de Khamenei en personne.

En raison des crises et de la fragilité du régime, il est possible qu’à tout moment Khamenei donne l’ordre d’une nouvelle attaque. C’est pourquoi il ne faut pas même retarder d’un jour le transfert des Moudjahidine hors de ce camp.

 Ailleurs dans son intervention, Mme Radjavi a déclaré : L’expulsion des habitants d’Achraf du foyer qu’ils ont construit pendant 26 ans à la sueur de leur front et avec leurs propres moyens a été dictée au tyran irakien par le régime iranien et malheureusement le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a aussi accepté cette mission. Il a fait progresser ce projet en relation étroite avec l’ambassadeur du régime iranien et les autorités du régime à Téhéran. Il a terminé sa mission avec trois mensonges majeurs : une fausse conformité de Liberty avec les normes humanitaires, la promesse d’un transfert rapide vers des pays tiers, et la sécurité à Liberty. Or il savait dès le début qu’aucune de ces promesses n’étaient vraies.


Après avoir énuméré des violations des droits des Achrafiens et les restrictions qui leur ont été imposées par le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, Mme Radjavi a demandé : Le droit veut que l’on porte plainte contre les forfaits des gouvernements auprès de l’ONU. Mais aujourd’hui à qui devons-nous demander justice pour les forfaits commis par l’ONU elle-même ? Quelle autorité suprême pourra recevoir notre plainte comme quoi dans le dossier d’Achraf et de Liberty, l’ONU a pris le parti du dictateur du nouvel Irak ? A qui devons nous nous plaindre que l’ONU a imposé une prison à des réfugiés sans défense et a ignoré les dizaines de mises en garde contre une catastrophe que nous lui avons envoyées ?

La conférence de Genève se déroulait en parallèle des dernières négociations nucléaires des 5+1 avec le régime des mollahs. Mme Radjavi a déclaré à cet effet : Après 40 rounds de négociations reste-t-il encore un doute sur le fait que le régime des mollahs n’a aucun envie, ni la moindre capacité de négocier un arrêt de son programme nucléaire ? Les mollahs ne peuvent pas arrêter ce programme nucléaire qui a déclenché autant de crises pour eux parce qu’il est trop faible et qu’il ne dispose même pas de cette marge de manœuvre. Il sait bien que s’il fait un seul pas en arrière, il sera renversé plus rapidement. Khamenei veut la bombe atomique. Obtenir l’arme nucléaire est lié à la survie du régime et il ne l’abandonnera jamais.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 février 2013
http://www.ncr-iran.org/fr/wrapper-full-width/11599-marya...

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Photos: Demir SÖNMEZ


26/02/2013

Café citoyen: Guillaume BARAZZONE

 

Le PDC Ville de Genève organise cette semaine deux événements ouverts à toute la population.

Le premier a eu lieu hier soir lundi avec Guillaume BARAZZONE, Conseiller

administratif en charge de l'environnement urbain et de la sécurité de la Ville de

Genève.


Guillaume BARAZZONE en a profité pour commenter les actions concrètes qu'il a

récemment engagés, soit notamment le prolongement de l'horaire des agents

municipaux et le recrutement de femmes à la voirie municipale. Une discussion s'est également engagée sur les moyens de préserver une activité nocturne riche et variée, dans le respect des habitants, en lien avec la fermeture à minuit de 28 bars.


Le deuxième événement prendra place à la Maison des associations, 15, rue des

Savoises, le jeudi 28 février 2013 à 20h00 avec Luc BARTHASSAT, Conseiller

national, Guy METTAN, Député et Serge Dal BUSCO, Député, les trois candidats à

la candidature au Conseil d'Etat.

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Photos: Demir SÖNMEZ

 

23/02/2013

La précarité face à l'hôtel-de-ville!

Ce soir Vendredi 22 février à 22h00 aux canons, un groupe d’une trentaine

de militants politiques, de membres d’associations et d' églises, se sont

rassemblés pour y passer la nuit. Ils dénoncent la précarisation accrue de

couches de la populations et le manque de réponses et de moyens donnés

par les pouvoirs politiques.

La manifestation s’est terminée à 6H00 du matin.

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La grande précarité n’est pas une fatalité !

Cinq mesures simples pour lutter contre la précarité.

À Genève, aujourd’hui, l’âpreté des conditions de vie, induite par une précarisation du monde du travail et l’accès quasi impossible à des logements décents, conduit quotidiennement plusieurs centaines de personnes à chercher un lieu chaud pour y passer la nuit ou les soumettent à la violence de la rue.

Cette situation de très grande précarité met en lumière des pratiques indécentes, indicateurs du délitement du lien social et de la solidarité, notamment de la part des marchands de sommeil, nouveaux profiteurs de la grande précarité, qui louent des matelas jusqu’à 400sfr/mois!

Aussi dispendieuses pour le contribuable genevois qu’inefficaces, des lois telles que celles qui criminalisent la mendicité soutiennent de façon insidieuse de telles pratiques. La lutte contre la grande précarité requiert des mesures simples, économiques et de bon sens sans recourir au détournement des moyens de l’action policière ou à l’encombrement des tribunaux.

Parmi les mesures à la portée des pouvoirs publics:

-       La reconnaissance de la dignité et des droits des personnes précarisées;

-       L’arrêt de la «politique du thermomètre» par le renforcement et l’ouverture, à l’année, de lieux d’accueil d’urgence à Genève;

-       La mise à disposition de moyens tant humains que matériels pour concrétiser cet accueil d’urgence étendu à l’année;

o   des appartements-relais et logements d’urgence;

o   de nouveaux points d’eau;

o de nouveaux lieux de distribution de nourriture 7jours/7;

-       La fin de politiques publiques qui isolent, qui divisent et qui stigmatisent telles que la loi sur la mendicité;

-       La mise à l’étude de systèmes de taxes visant à la fois à freiner la spéculation immobilière et à financer la politique sociale du logement. L’absence d’un plan global d’action sociale contre la grande précarité à Genève, des politiques publiques toujours lacunaires, entretiennent cette situation devenue intolérable.

Le traitement de la grande précarité est d’autant plus insoutenable que notre cité emploie, dans les organisations internationales ainsi que les ONG, 50'000 personnes dont le travail consiste à changer les conditions de vie des plus défavorisés dans le monde. Pendant ce temps,à un kilomètre de leurs bureaux dorment sous les ponts ou dans des caves des hommes, des femmes et des familles.

 

 

LA GENÈVE ESCAMOTÉE

 

LA GRANDE PRECARITE N'EST PAS UNE FATALITE !
Priorité n° 1 : le logement

 

Les personnes qui se retrouvent à la rue sont de plus en plus nombreuses. Toutes ont des parcours de vie différents mais elles ont en commun de faire les frais d'une précarisation grandissante du monde du travail, de l'accès et de la conservation des droits au logement et aux services sociaux. Dans la cité de Calvin comme ailleurs, lorsque la spéculation immobilière s'intensifie, les personnes à revenus moyens voient leur loyer flamber et leur accès à la location entravé. Les pauvres, eux, se retrouvent encore plus facilement sans domicile. L'insuffisance de logements sociaux à Genève et les mesures d'accueil d'urgence actuelles (dortoirs aux places limitées et ouverts une partie de l'année seulement, lieux trop peu nombreux pour se laver et manger, discriminations de traitement selon l’origine des bénéficiaires, services sociaux débordés) ont pour conséquence de maintenir à la rue ceux qui n'ont pas d'autres moyens à disposition.

Plus de 400 personnes, selon les estimations de certainesdes associations actives dans le domaine, cherchent quotidiennement un lieu chaud pour passer la nuit. Les plus "chanceux" louent des matelas pour 400 CHF par mois au minimum, tandis que les autres se débrouillent dans les cages d'escaliers et les caves, les abris de fortune, sous les ponts ou dans les parcs. Les points d'eau publics (pataugeoires, etc.) sont également utilisés pour des soins d’hygiène élémentaires. En plus du fait qu'elles constituent une humiliation pour ceux qui les vivent, ces stratégies de survie restent malheureusement incomprises et provoquent un sentiment d'insécurité chez les habitant-e-s des quartiers confrontés à cette grande précarité récente à Genève. Les services de la ville (Police municipale, Voirie, Service des Espaces Verts, etc.) se trouvent également mobilisés de manière accrue pour "faire face" à cette pauvreté visible, ce qui n'est pas sans causer des coûts supplémentaires au contribuable !

Nous constatons, au quotidien, que l'accueil d'urgence à Genève n'est pas adapté à l'augmentation croissante du nombre de personnes en grande précarité. La pauvreté ne devrait plus être considérée comme une fatalité nécessitant des mesures d'urgence à peu de frais, pour des « marginaux » désignés comme « coupables » de leur situation. Il est temps de rendre aux personnes précarisées la dignité et le respect qui leurs sont dus. Ceci passe par la prise de conscience des lacunes des politiques publiques actuelles et la mise en place, dès maintenant, d'un véritable plan d’action sociale digne de ce nom et dans une optique de recréation du tissu social et démocratique à long terme.

UN DISPOSITIF D’ACCUEIL D'URGENCE INADÉQUAT
POUR DES BESOINS FONDAMENTAUX

Une politique d’urgence sociale se doit de répondre aux besoins élémentaires des personnes à la rue (hébergement, nourriture, hygiène) lorsqu’il en va de leur intégrité ou de leur survie. Mais l’urgence sociale, c’est aussi le manque de moyens d’actions et de dispositifs mis en place pour répondre aux situations de pauvreté qui demandent à la fois une prise en charge globale des besoins urgents et une aide sociale plus large, à plus long terme.

L’état actuel des infrastructures et dispositifs mis en place à Genève (insuffisance du nombre des lieux d’hébergement et points d’eau, absence de logements sociaux, etc.) entraînent des réponses insuffisantes et inadaptées aux besoins des personnes à la rue et les maintiennent dans leur précarité.

Des politiques publiques aussi précaires que la situation des personnes à la rue ne sont pas viables !

 

1.     Une politique d'urgence saisonnière

De mi-novembre à fin mars, période de l'année où les conditions météorologiques sont potentiellement plus dures que d'ordinaire, le Service social de la Ville de Genève ouvre deux abris de la Protection civile, d’environ 200 places au total, à toute personne dormant dehors. Ce service n'est cependant pas accessible en continuité : un nombre prédéfini de jours est accordé à chaque « bénéficiaire » (21 jours pour ces quatre mois d’hiver !). Ce quota ne peut pas être dépassé, sauf en cas de « grand froid ». Lorsque les températures descendent à -10° la nuit et en dessous de zéro la journée, durant une période de plus de 48 heures, il a été décrété, en effet, que le dispositif « grand froid » devait être mis en place et les portes ouvertes à tout-e-s, le « risque » de trouver des morts dans la rue étant accru.

Durant le reste de l’année, quelles que soient les températures, mis à part les 20 places de la Coulou (Carrefour-Rue), aucune structure municipale ou cantonale gratuite n’est ouverte pour accueillir les personnes sans domicile.

Nous souhaitons néanmoins attirer l’attention sur le fait que les personnes se trouvant à la rue sont tout autant en danger l’été que l’hiver. Durant la période estivale, les risques de déshydratation associés à d'autres facteurs (la chaleur, les vêtements inadaptés pour la saison, l'extrême fatigue) sont très importants et en règle générale, les décès sont même plus fréquents !

Nous demandons l'arrêt d'une « politique du thermomètre » et l'ouverture de lieux d'hébergement d'urgence à l'année, ouverts pour tous-tes, dignes et sans discontinuité de fréquentation.

2. Des places d'accueil trop peu nombreuses

Genève compte, à l'année, 38 places d'hébergement d'urgence assurées et payantes (15.- la nuit à l’Armée du Salut), pour environ 400 personnes sans-abris (pour la plupart non bénéficiaires de l'aide sociale). L'offre la plus constante couvre donc seulement 9,5% des besoins réels !

Or, les lieux d’hébergement existants (accueil de nuit de l’Armée du Salut, principalement), mais aussi les Clubs Sociaux Rive gauche et Rive droite, Le Jardin de Montbrillant (Carrefour-Rue), Le Caré (Caritas), où l'on peut manger et se laver, sont déjà saturés et contraints de devoir refuser régulièrement du monde. Ces espaces, qui se concentrent sur des prestations élémentaires, ne peuvent d'ailleurs pas faire un réel travail d’accueil social et d'accompagnement.

Il est ainsi urgent de renforcer le nombre de lieux d’accueil à Genève et les moyens humains et matériels à disposition !

3.     Des politiques publiques qui isolent et divisent

Les politiques publiques actuellement en place justifient leurs actions en arguant que le sort des personnes précaires est de l'ordre de la responsabilité individuelle, du « manque de chance » dans la vie et d'un manque de volonté de « s'en sortir » — paresse qui « appelle » une attitude de « profiteur-se » des aides publiques - ou encore du ressort d'une responsabilité de groupe au comportement « déviant » et souvent racialement désigné (Roms, « dealers », etc.).

Notre expérience de terrain nous a appris que les personnes qui se retrouvent à la rue vivaient déjà souvent dans des conditions de vie précaires, ici ou ailleurs. Nous constatons, d'autre part, que les politiques en place ont pour conséquence de couper les liens entre les personnes pauvres et le reste de la société, en suscitant la méfiance envers des gens qui semblent avoir choisi leur situation. Elles fragilisent aussi les liens qui pourraient se nouer entre personnes pauvres : des services d'urgence réduits au strict minimum provoquent de la suspicion et une compétition pour bénéficier des services d'urgence à disposition. Ces personnes, ainsi isolées, subissent encore une forme de rejet social qui se manifeste dans des préjugés négatifs et des politiques discriminatoires (la loi anti-mendicité, par exemple, principalement destinées aux personnes désignées comme « roms »).

Être à la rue, c’est aussi être confronté-e à la violence qui y règne, que ce soit celle des autres personnes vivant à la rue ou celle de la répression policière. A l’heure actuelle, ce problème reste souvent ignoré. Le très faible intérêt médiatique pour cette question ne permet pas de mesurer l’ampleur du problème et de discuter des préjugés. Le corps médical suisse et les organisations internationales tentent pourtant d’alerter les pouvoirs publics sur les situations de violence que rencontrent les personnes précaires.

Ce mépris social, politique et médiatique partagé est humiliant pour les personnes précarisées. Ces dernières perdent progressivement estime d’elles-mêmes et confiance en leurs capacités à améliorer leur situation, marquées par une insécurité quotidienne et un manque d’information qui les empêche de se penser sur le long terme et leur donnent le sentiment de n’avoir aucun droit. à leur vulnérabilité s’ajoute un légitime sentiment d’injustice et de colère envers une société qui continue de les considérer comme des profiteurs à la marginalité choisie.

Il faut donc souligner l’importance de nouer des contacts, fussent-ils minimaux, avec les personnes à la rue, afin de renforcer la prévention des comportements à risques et pallier le manque d’information qui les rendent toujours plus vulnérables.

Plus largement, la première réponse au problème de la précarité est par conséquent la reconnaissance de la dignité des personnes précarisées et de leurs droits. Nous pensons que la pauvreté et la précarité doivent être traitées en même temps comme les manifestations de problèmes de société qui nécessitent le rétablissement de liens de solidarité et la prise de conscience de notre responsabilité collective.


DES SOLUTIONS URGENTES ET PÉRENNES À METTRE EN PLACE

 

1.      Logement : des appartements-relais

Au-delà de l’impérieuse nécessité de mettre à disposition des sans-abris des espaces d’hébergement d’urgence ouverts à l’année, il est indispensable d’engager, conjointement et urgemment, une réflexion sur la question du logement, afin de répondre dignement aux structures d’urgence. Disposer de structures d’accueil ou de résidences à prix modiques (de type appartement-relais), constitue en effet une autre urgence sociale et politique. Ces structures, ouvertes toute l’année, de jour comme de nuit et d’usage gratuit, accueilleraient familles, couples ou personnes célibataires. Cela permettrait aux personnes désinsérées, ou en passe de l'être, de bénéficier d'un répit afin de stabiliser une situation de rupture, pour focaliser leur attention sur une recherche d'emploi ou simplement pour échapper à l'infernale quête quotidienne d'un lieu pour dormir à l'abri. Accéder à un dispositif de ce type est une étape indispensable vers la reconstruction d'un projet de vie pour ceux qui n'ont que la rue pour horizon.

 

2. Hygiène et santé: ouverture de nouveaux points d'eau à Genève

Il n'existe actuellement que deux petites structures qui permettent de se laver et de laver son linge gratuitement. Ces lieux ne peuvent répondre aux besoins de l’ensemble des personnes sans-abris ! Il en résulte des situations de conflits potentiels. Le stade du Bout-du-monde, par exemple, se trouve régulièrement utilisé par des personnes en situation d’extrême précarité pour maintenir une hygiène minimale, ce qui provoque des tensions avec les sportif-ve-s utilisant les lieux. Nous demandons l’ouverture d’au moins une nouvelle structure afin de permettre à toutes et à tous un accès à l’hygiène. Dans ce lieu, des professionnels de la santé devraient être présents afin d'accompagner et de suivre sur place les personnes présentes. Des casiers à fermetures numérotées, individualisés et gratuits, devraient également être mis à leur disposition, afin de pouvoir sécuriser leurs effets personnels et leurs médicaments.

3. Repas 7 jours sur 7

Les lieux d’accueil de jour, comme les Clubs sociaux de la Ville de Genève, le Jardin de Montbrillant et le Caré qui servent les repas de midi la semaine sont actuellement saturés. L’ouverture d’un autre lieu d’accueil est nécessaire. Il doit être réalisé maintenant et avec l'objectif d’être aussi ouvert le soir et le dimanche. En outre, nous demandons l’ouverture de cuisines inclusives et gratuites qui permettraient aux personnes sans-domicile, ou hébergées dans des stuctures ni disposant pas de cuisines (hôtels/PC/…), de cuisiner.

4. Financement 

Malgré leur inadéquation et leur inefficacité, les politiques sociales actuelles coûtent cher. La mise en place de politiques répressives (loi anti-mendicité par exemple), le coût de la non-prise en charge des problèmes croissants liés aux conséquences de la marginalisation des personnes précarisées s'additionnent et creusent davantage les budgets communaux et cantonaux, tout en renforçant un peu plus chaque jour l'exclusion.

Il faut sortir de ce cercle vicieux et arrêter de faire croire à la population que l’on fait des économies en restreignant les droits minimaux des pauvres. La présence de personnes à la rue à Genève n’est pas une fatalité, elle découle de choix politiques qui ont pour conséquence la dégradation des conditions de vie des personnes précarisées en premier lieu. Le financement des structures sociales n'est pas ruineux. Nous pensons qu'il faut - à l'inverse de ce qui se fait actuellement - développer une stratégie globale et réfléchie permettant de financer la lutte contre la pauvreté et non contre les personnes précaires. Accueillir de manière adéquate les personnes en situation de précarité, prendre soin de leur santé, c’est investir à plus long terme sur la vitalité des relations sociales, dans une société qui ne se voile plus la face sur ses propres dysfonctionnements : le développement d'une société se mesure notamment à l'accueil qu'elle propose aux plus pauvres.

Pour financer de nouveaux points d’eau et au moins deux nouvelles structures d’accueil de jour, nous demandons aux décideurs politiques de réfléchir à des mesures spécifiques, par exemple, à l’instauration d’une taxe spécifique de "solidarité" sur les transactions immobilières et bancaires. Cela aurait un double effet positif : ralentir un tant soit peu la spéculation immobilière, tout en assurant des ressources pour financer les innovations que nous proposons. Pourquoi ne pas proposer, en complément, une taxe de séjour légèrement majorée afin que ceux qui visitent notre cité, participent aussi à la lutte contre la précarité de ceux que l'on empêche de vivre dignement à Genève ?

 


MISE EN PLACE D'ETATS GENERAUX DE LA PAUVRETE

 

La fragilisation économique, ainsi que l’extrême paupérisation de certaines couches de la population appellent à une prise en compte rapide de leurs besoins. Le Canton et les communes ne peuvent plus se contenter de se défausser sur les associations et autres organismes communautaires pour réaliser une tâche qui dépend concrètement de la mission de l’Etat et des communes. La nouvelle Constitution cantonale, qui entrera en vigueur le 1er juin 2013, énonce clairement dans son article 39 2 :

Art. 39 Droit à un niveau de vie suffisant

 

1. Toute personne a droit à la couverture de ses besoins vitaux afin de favoriser son intégration sociale et professionnelle.

2. Toute personne a droit aux soins et à l'assistance personnelle nécessaires en raison de son état de santé, de son âge ou d’une déficience.

 

Il nous apparaît clairement, aujourd’hui, que cet article est bafoué pour une frange grandissante de la population qui se voit privée de ses droits.

Nous sommes persuadés que des solutions existent. Nous avons tenté de démontrer dans ce texte, axé sur la politique du logement, qu’il est possible de réfléchir à la lutte contre les situations créatrices de pauvreté et de précarité de manière plus large.

Afin de repenser ensemble, globalement et de manière transversale les politiques liées à la précarité, nous demandons, le plus rapidement possible, l’organisation d’états généraux de la lutte contre la précarité et la pauvreté, réunissant acteurs publics, cantonaux comme municipaux, associations représentatives et toutes les personnes directement concernées par la précarité.[1] Cette mobilisation générale des institutions engagées dans le domaine social, qu’elles soient publiques (canton, communes) ou associatives est impératif car « la pauvreté limite considérablement la capacité des individus ou des groupes d’exercer leur droit de participer, accéder et contribuer à tous les domaines de la vie culturelle, ainsi que leur capacité de tirer vraiment parti de leur propre culture et de celle des autres, ce qui aggrave leur exclusion sociale et leur marginalisation (...)2 » .

Il  est donc urgent que l’on arrête de se « renvoyer » le pauvre ou de le cacher honteusement, mais qu’on le prenne pleinement en compte. La précarisation des politiques publiques ne doit pas dessiner la norme de notre société actuelle et à venir, et ainsi plonger dans la précarité une majorité de la population. Il y va de l’essence même de notre démocratie.



[1]            Voir proposition pour le suivi de la motion M 1950 « Il faut connaître l’ampleur et l’évolution de la pauvreté pour la combattre» déposée le 16 avril 2010  au Grand Conseil.

                  2 Art. 89 de la version finale du Projet de principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits humains, présenté à l'ONU par la rapporteuse spéciale sur les droits humains et l’extrême pauvreté, Magdalena Sepúlveda Carmona, en ligne sur : http://www.ohchr.org/Documents/Issues/Poverty/A-HRC-21-39_fr.pdf

22/02/2013

La plus ancienne des « mères de disparus » meurt à l'âge de 105 ans


Berfo Ana est morte jeudi matin à l'aube à l’âge de 105 ans. Elle a passé plus du dernier tiers de sa vie à chercher son fils disparu, et probablement mort sous la torture, au moment du coup d'Etat de 1980. Elle était devenue la figure emblématique des « mères du samedi » qui se réunissent chaque semaine devant le lycée de Galatasaray à Istanbul pour réclamer des nouvelles de leurs enfants disparus.

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Cette très vieille dame était devenue, par son obstination, un symbole du désir de justice qu'entretiennent encore des centaines de parents de disparus. Sa mort, ce jeudi 21 février, a suscité une grande émotion en Turquie.

Sentant la mort approcher, ces derniers mois, « Berfo Nine » - comme on la surnommait - avait prévenu qu’elle ne voulait ni funérailles, ni sépulture, tant que les restes de son fils ne lui auraient pas été restitués. Elle réclamait pour lui une tombe, sur laquelle elle pourrait se recueillir.

La mère la plus opiniâtre de Turquie

Le 13 septembre 1980, soit au lendemain du coup d’Etat du général Kenan Evren, son fils Cemil Karabayir a été interpellé et emmené en garde à vue. Et puis, plus rien. Sauf quelques témoignages, sur les tortures infligées à son fils.

Depuis, la mère la plus opiniâtre de Turquie n’avait jamais cessé de réclamer la vérité sur la mort de son fils. Des centaines de fois, elle avait participé aux sit-in des « mères du samedi » qui, comme elle, cherchent toujours à savoir.

Il y a deux ans, elle avait obtenu une audience auprès du Premier ministre, pour lui demander d’apaiser son chagrin. En avril dernier, superbe pied de nez : elle était venue témoigner devant le tribunal jugeant le putschiste de 1980, Kenan Evren. Ce dernier, arguant de sa maladie, a refusé de comparaître.

L’inconsolable et infatigable Berfo s’est finalement éteinte après 33 ans de quête, sans que l’Histoire lui rendent les comptes qu’elle lui réclamait. Il n’est pas sûr qu’elle repose en paix. (www.rfi.fr/europe, 21 fév 2013)

 

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20/02/2013

Invitation:Président du Groupe Parlementaire pour les relations avec le peuple kurde

Invitation

 

Conférence

“The role of Neutral States in Negotiations and a Peace

Resolution of the Kurdish Issue”

Yehudi Menuhin Forum, Helvetiaplatz 6, 3005 Bern

23 February 2013, 9 AM

Translation available in Turkish and German

        
Dear Sir or Madam,

         Consequent to the recent negotiations between the Turkish government and the PKK(Kurdistan Workers’ Party), new prospects for a peaceful settlement of the long conflict have emerged.
 
Neutral states and international organizations can make significant contribution to the current process and help both sides to reach a genuine peace accord. Neutral States and civil society, in particular, can play a substantial role.
         
In light of this the Swiss Parliamentary Group Relations with the Kurdish people together with the Kurdish Center of Human Rights Geneva extend an invitation to the conference


            “The role of Neutral States in Negotiations and a Peace
                                 Resolution of the Kurdish Issue”


         The aim of the conference is to bring together politicians, people from civil society, academia and the press, for discussions on the unfolding peace talks in the Turkish-Kurdish conflict. We hereby cordially invite you to the conference and will be more than happy to see you among us at that day.
 
         If you accept this invitation, please confirm your participation as soon as under kurd.parl.gruppe@gmail.com. Please indicate your full name, affiliation and address in your response to this invitation.
 
Sincerely yours,

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Carlo Sommaruga

Chairman of the Parliamentary Group Relations with the Kurdish People
 
Président du Groupe Parlementaire pour les relations avec le peuple kurde.

PROGRAM


The role of Neutral States in Negotiations and a Peace Resolution of the Kurdish Issue
 
1.   Reception
09:00
- Refreshments and Ausgabe der Unterlagen

 2.   Introduction
09:30 – 10:00
- Centre Kurde Droit de l’homme
- Carlo Sommaruga, Partie Socialiste Suisse


3.   International Experience of Conflict Resolution
10:0012:00
- Sinn FeiN C onor Terece Murpy
- Hans-Joachim Giessmann, Berghof Foundation, Germany

moderator: Songul Karabulut

 
LUNCH 12:00 – 13:00         
 
 
4.   The Role of Switzerland in a Resolution of the Kurdish Issue?
13:00 – 14:30
- Carlo Sommaruga, Parti Socialist Suisse

- Francine John Calame Parti Verte Suisse

- moderator: Gianfranco Fattorini  

 
5.   Strategy for a Peaceful Resolution of the Kurdish Issue
14:30 – 16:00

- Didem Akyel Collinsworth, International Crisis Group
- Zubeyr Aydar, Kurdish National Council

Moderator: Beat Jeans


6.   The Role of Abdullah Öcalan in a Peaceful Resolution
16:15 – 17:30
- Aysel Tugluk, Lawyer and MP, Turkey
- Havin Guneser, International Initiative
- Essa Mousa, Judge, South Africa

moderator:Yvonne Gilli

7.  Resolution
17:30 – 18:30

 Organizers:

Groupe parlementaire Relations avec le peuple Kurde, chairman Carlo Sommaruga

Centre Kurde des Droits de l’Homme

Les gagnants du Grand concours photo de la 35e Course de l'Escalade :


Mardi soir a eu lieu la proclamation des résultats du “Grand concours photo de la 35eCourse de l’Escalade” dans le Hall du MParc La Praille, à Carouge.


Cette cérémonie a été organisé par le comité d’organisation de la course, assisté d'un jury formé de ses sponsors et de ses partenaires, et soutenu par la Société Genevoise de Photographie (SGP).

Les images sélectionnées, toutes réalisées durant la journée du 1er décembre dernier, représentent unpanorama très coloré et original qui symbolise, par l’originalité et la créativité des photographes, l'ambiance unique de cette manifestation sportive et populaire.

Au final,  45 des plus belles photos de cette édition sont actuellement exposées dans le hall central du MParc La Praille, jusqu'au samedi 9 mars 2013 (ouverture selon les horaires du magasin).

La SGP (organisatrice de ce concours), le comité "e" et les sponsors vous invitent à découvrir cette exposition des plus belles photos réalisées lors de l'événement sportif; une occasion unique de vous faire revivre l’ambiance de la course.

Bravo à tous les participants qui ont adressé leurs images et félicitations aux vainqueurs.

Note de Demir : sept de mes photos, de divers thèmes, ont été sélectionnées par le jury et font partie de cette exposition. 


Le palmarès 2013 :

Les photographies ont été sélectionnées anonymement par un jury collectif afin de constituer cette exposition. Et quelques photographes même ont reçu une distinction pour une de leurs images :

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Prix spécial du sponsor Migros attribué à Demir Sönmez

Prix spécial du sponsor UBS attribué à Frédéric Lugeon

Prix spécial du sponsor SIG attribué à Vincent Barbey

Prix spécial du sponsor Aeschbach attribué à Sébastien Puiati

Prix spécial Tribune de Genève attribué à Vincent Barbey

Prix spécial ONE FM attribué à Santino Livoti

Prix spécial Léman Bleu attribué à Vincent Barbey

Prix spécial du Comité ‘‘e’’ attribué à Santino Livoti

Prix spécial de GP Studio attribué à Laurent Ciavalino

Mention spéciale de la SGP attribuée à Laurent Ciavalino

Au final,  45 des plus belles photos de cette édition sont actuellement exposées dans le hall central du MParc La Praille, jusqu'au samedi 9 mars 2013 (ouverture selon les horaires du magasin).

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Photos:Demir SÖNMEZ

19/02/2013

Les Genevois se sont réveillés avec des opérations des contrôles du TPG

Une dizaine de contrôleurs des TPG et des policiers ont bloqué les portes du tram arrêté à la Gare Cornavin pour effectuer un contrôle des billets des passagers qui en descendaient ou y montaient. Ils avaient réalisé un barrage comme des chasseurs  pour se saisir des passagers sans tickets.

Madame la Conseillère d’Etat, Mesdames et Messieurs les conseillés d’administratif des TPG,

La suisse et Genève ne méritent pas cette image. Genève est une ville internationale, chaque jours des milliers personnes passent à Genève. Elles sont mal accueillies par notre ville.

Les autorités des TPG  doivent être polies et respectueuses des usagers.

 

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La Ville de Genève et le Canton saluent la performance de Dominique Wavre !

Dominique Wavre s’est classé 7ème du Vendée Globe 2012-13 sur son voilier Mirabaud. Il a bouclé son troisième Vendée Globe et son huitième tour du monde à la voile en course, ce qui constitue un record.

Le Conseiller administratif Sami Kanaan et le Président du Conseil d'Etat Charles Beer ont accueilli, ce lundi 18 février 2013, au Palais Eynard, Dominique Wavre et sa femme Michèle Paret. Etaient aussi présents la Conseillère d'Etat Isabel Rochat, le Conseiller d'Etat Pierre-François Unger, le Président du Conseil municipal Jean-Charles Rielle, le sponsor du voilier Mirabaud M. Antonio Palma, Associé et CEO, le Président de l'Association Genevoise des Sports (AGS), Roger Servettaz, ainsi que de très nombreux représentants de la voile et amis de Dom.

Pour rappel, le Bureau du Conseil municipal de la ViIle de Genève avait fait son voyage officiel aux Sables d'Olonne, en novembre dernier pour le Départ du Vendée Globe 2012-2013. Le voilier Mirabaud est encore aux Sables d'Olonne jusqu'à dimanche, puis il ralliera La Rochelle, son Port d'attache.

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012_9518.jpgPhotos: Demir SÖNMEZ

16/02/2013

Une vague de colère à Neuchâtel pour le soutien aux grévistes de La Providence!

Ce matin devant la gare de Neuchâtel, plus de 2500 syndicalistes et employés de la santé ont exprimé leur soutien aux grévistes de l'hôpital de la Providence. Les manifestants, venus de toute la Suisse, ont dénoncé la tendance à la privatisation des institutions de santé.

Les 22 protestataires qui ont été émotionnellement blessées en sont samedi à ce qu'elles considèrent comme leur 83e jour de grève.

Les manifestants ont défilé au centre de Neuchâtel avant de se rassembler devant l'Hôpital de La Providence. Les grévistes de la Providence exigent le maintien de leur convention collective de travail (CCT) dans le cadre de la reprise de l'établissement par le groupe privé Genolier.

Les revendications des grévistes et du personnel:

1. Maintien de la CCT santé 21 pour le personnel de l’hôpital de la Providence

2. Pas de licenciements

3. Pas d’externalisation de services

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12/02/2013

Attaque meurtrière contre un camp de réfugiés de l'opposition iranienne en Irak

Cet après midi une cinquantaine d’iranien et plusieurs personnalités genevoises par lesquelles le maire de Genève Rémy Pagani, M. Marc Falquet (Députe UDC), Eric Sottas, ancien secrétaire général d’OMCT et Me Nils de Dardel, co-président du Comité suisse pour la défense des résidents d’Achraf, se sont rassemblé à l’ appelle du Comité des familles des résidents d'Achraf place des Nations pour dénoncer et condamner l'attaque meurtrière au Camp Liberty par les forces irakiennes en connivence avec le régime des mollahs iraniens. Cette attaque a provoqué la mort de six personnes désarmées et blessé plus de 100 personnes certains très gravement ce vendredi 9 février 2013 au matin près de Bagdad..Malgré la gravité des attaques par des roquettes le gouvernement irakien empêche le transfert des blessés vers les hôpitaux les refusant ainsi toute assistance médicale.

Le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a condamné l'attaque et réclamé que les autorités irakiennes assurent la sécurité des habitants. Ce camp accueille notamment, dans des conditions précaires, 3 000 personnes transférées l'an dernier depuis le camp d'Achraf, construit en dur et mieux protégé. Le porte-parole du Mouvement des Moudjahidine, Afchine Alavi, s'interroge sur l'absence de sécurité autour du camp Liberty :

« Comment se fait-il que dans un périmètre qui est totalement militarisée et contrôlé par l'armée irakienne, on peut envoyer autant de tirs de roquettes contre les habitants du camp Liberty alors que cela fait des mois et des mois que les habitants sont en train de mettre en garde l'ONU et les autorités américaines, et par ce biais les autorités irakiennes, sur la vulnérabilité du camp Liberty. Et ceci dans les circonstances où, dans une superficie d'un demi kilomètre carré on a entassé 3100 personnes dans des bungalows vétustes qui sont vulnérables à toutes sortes d'attaques de ce genre. »

 

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Photos: Demir SÖNMEZ

Où est la justice pour le Tibet?

Lundi après midi sur la place des nations, une vingtaine de tibétains se sont manifesté pour l’ignorance de l’ONU envers les morts brutale et auto-immolations dans leur pays

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Communiqué de presse 11.02.13

 

 

99 cas d'auto-immolations au Tibet. Où est la justice pour le Tibet? ONU doit agir maintenant! 

 

Depuis l’invasion du Tibet en 1950, près de 1'200'000 Tibétains sont décédés de morts violentes. La mise en œuvre de manière oppressante de la politique coloniale de la Chine a conduit à une invasion du Tibet par l’ethnie Han ainsi qu’à des restrictions sur la langue Tibétaine, la religion, la culture, le territoire et les droits à la propriété. Des restrictions sont également appliquées sur la façon d’être des Tibétains. L’existence inhumaine des Tibétains devenant insupportable, des manifestations pacifiques de masse se sont déroulées à Lhasa en 1987 et ont perdurées jusqu’en 2008, année de la souris de Terre, ou elles ont atteint leur 

paroxysme en touchant les trois régions historiques du Tibet.

 

A cause de la politique négative de la Chine, consistant à creuser de manière effrénée des mines qui causent des dommages irréversibles à l’écosystème fragile du Tibet, les populations comme les terres sont destinées à être annihilées. Ainsi, en février 2009, le moine Taphe de Ngaba Kirti s’est immolé pour l’amour de son pays et de son peuple, cet acte représentant l’ultime manifestation d’un activisme individuel. Depuis, 99 courageux Tibétains, femmes comme hommes, l’un après l’autre, se sont immolés dans un acte de complet désespoir. Même hors du Tibet, 5 Tibétains, à commencer par Pawo Thubten Ngodup, se sont immolés, exprimant ainsi leur totale solidarité avec leur semblables au Tibet.

 

Par respect des aspirations profondément ancrées au cœur de ceux qui se sont immolés, ainsi de celles des 1'200'000 Tibétains qui ont péri sous la domination Chinoise, et particulièrement après avoir constaté le manque de liberté et de justice pour les Tibétains au Tibet, nous qui vivons en liberté en exil allons commencer une campagne d’une année devant le Bureau des Nations Unies à Genève dès le 10 décembre 2012, journée des Droits Humains. Au travers de cette campagne qui se tiendra les premier et troisième mercredi de chaque mois, nous allons exprimer les doléances et aspirations des martyrs Tibétains devant les Nations Unies et les gouvernements du monde entier.

 

Le 11 février 2013 dans le monde entier tous les Tibétains célèbrent le 1er jour de l’ Année 2140 du serpent d’eau. Il s'agit d'un événement très important accompagné de cérémonies et de réjouissances. Toutefois, en raison de la situation tragique au Tibet et en solidarité avec nos compatriotes, l'Administration Centrale Tibétaine ainsi que les Tibétains en Suisse vont simplement observer le cérémonial et non la partie réjouissances de la fête du nouvel an.

 

En gardant à l’esprit que notre terre natale le Tibet fait également partie du Monde, que nous Tibétains faisons également partie des êtres humains de cette Terre, nous, avec toutes les personnes qui croient en la vérité et en la justice, allons interpeller les Nations Unies ainsi que les gouvernements du monde entier afin qu’ils interviennent pour libérer le Tibet et le peuple Tibétain de la tyrannie et de l’oppression du gouvernement Chinois et ceci depuis plus de soixante ans.

 

Nous appelons les Nations Unies à immédiatement : 

 

  • examiner et appliquer les résolutions de l’ONU décidées en 1951, 1961 et 1965. 
  • Restaurer la liberté et la paix au Tibet.
  • Faciliter le retour du Dalaï Lama au Tibet, ce qui n’est pas seulement le désir des 1’2000'000 Tibétains qui ont péri au Tibet sous la domination Chinoise au Tibet mais aussi celui demandé ardemment par les immolés et par le peuple Tibétain en général.
  • Exiger la libération de tous les prisonniers politiques Tibétains, surtout celle du 11ème Panchen Lama, Gedun Choekyi Nyima et de Tulku Tenzin Delek, un très respecté maitre Bouddhiste condamné à la prison à vie suite à de fausses allégations.
  • Envoyer d’urgence une mission des Nations Unies indépendante pour visiter et enquêter sur la récente série d’immolations.
  • Pousser la Chine à résoudre la question Tibétaine en engageant des négociations sincères avec les représentants de l’Administration Centrale Tibétaine.

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Photos: Demir SÖNMEZ


11/02/2013

Genève s'est réveillé sous la neige!

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08/02/2013

NON à la mercantilisation des services de santé publique !

Ce matin à 11h00 devant le centre médico-chirurgical des Eaux-Vives 35 syndicalistes se sont rassemblées par la solidarité avec les grévistes licenciés par Providence à Neuchâtel.

Les manifestants demandent :

  • l’annulation immédiate des licenciements illégaux
  • le maintien de tous les emplois dans le secteur de la santé du canton de Neuchâtel 
  • le respect de la CCT21 dans tous les établissements hospitaliers qui touchent des subventions cantonales 
  • que le Conseil d’Etat de ce canton joue enfin son rôle pour solutionner le conflit

 

Solidarité avec les grévistes licenciés !
Toutes et tous ensemble à la manifestation du
16 février 2013
10h30 rassemblement à place de la à Neuchâtel !

 

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En 2012, le groupe de cliniques privées GSMN SA (Genolier) a annoncé son intention de racheter l’exploitation d’un hôpital à Neuchâtel, l’Hôpital de la Providence. En même temps, GSMN SA a exigé que l’Hôpital de la Providence dénonce la Convention collective de travail (CCT 21). Dans le canton de Neuchâtel, c’est cette convention qui règle les conditions de travail de toutes et tous les salarié-e-s du secteur de la santé subventionné parl’Etat.
 
Ce rachat s’inscrit dans une politique de rentabilité: en effet, le groupe GSMN cherche à s’approprier les prestations hospitalières les plusrentab les (orthopédie, ophtalmologie, dialyse) dans toute la Suisse, laissant au secteur public les prestations les moins rentables.
 
En même temps, à Neuchâtel, GSMN exige que l’Etat continue de subventionner l’hôpital de la Providence. L’argent public – les impôts –devrait donc servir à enrichir des actionnaires ?

Une grève légitime
 
Le personnel de la Providence s’est opposé à ce démantèlement de leurs conditions de travail, il a demandé le respect de leur CCT 21, le maintien des postes de travail et la non-externalisation d’une partie des services (nettoyage, lingerie, restauration).
 
Afin de faire valoir leurs droits, une trentaine de salarié-e-s se sont mis-e-s en grève depuis le 26 novembre 2012 soutenu-e-s par les syndicats  SSP et SYNA. Malgré les pressions, les menaces
 
le séquestre de leur tente le 26 décembre, les grévistes n’ont cessé de réclamer une application juste et légitime des droits syndicaux, le maintien de la CCT 21, des postes de travail, la non externalisation de services et le respect de
l’arrêté cantonal de novembre 2011.

22 grévistes licencié-e-s
 
Après une pétition munie de plus 1100 signatures,une multitude d’interventions au Grand conseil, plusieurs manifestations de rue, dont une qui a réuni plus de 1000 personnes le samedi 26 janvier à Neuchâtel, le 31 janvier 2013, l’Hôpital de la Providence a convoqué les grévistes les uns après les autres pour les contraindre à reprendre leur travail, à défaut de quoi ils et elles seraient licencié-e-s. 22 grévistes ont refusé, 22 grévistes ont été licencié-e-s avec
effet immédiat lundi 4 février 2013.

Un management peu respectueux des droits des salariés, aussi à Genève !

Si à Neuchâtel 22 grévistes ont été licenciés, à Genève, le personnel est lui aussi mis sous pression.
 
Au début de l’année, sans aucune consultation et avec un délai de moins d’une semaine, le personnel a été prié de signer de nouvelles conditions de travail. Genolier a en effet imposé l’introduction d’un treizième salaire… mais en diminuant d’autant les salaires mensuels !
 
Pour un salaire mensuel de 4'000 francs, c’est ainsi près de 300 francs qu’il manque chaque mois pour payer les factures.

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article2366

06/02/2013

Lancement du Causes Communes

Ce soir, une cinquantaine de personnes étaient rassemblées à la librairie du Boulevard pour fêter le lancement du n°29 de Causes Communes. Le thème du Livre était à l'honneur dans cette librairie indépendante, et il a fait l'objet d'une discussion: Manuel Tornare, ancien conseiller administratif en charge de la cohésion sociale, Sami kanaan, magistrat en charge de la culture, Sylviane Dupuis, co-fondatrice de la Maison de la littérature à Genève et Gabriel de Montmollin, président du cercle de la librairie et de l'édition ont discuté des enjeux politiques et culturels du livre à Genève, en Romandie, dans la Francophonie et dans le monde. Le constat est mixte. Il existe à l'heure actuelle une immense diversité de livres en langue française, mais la place de la littérature romande est difficile, car souvent détachée du marché français, et le marché est un mauvais régulateur culturel. Mais la motivation semble y être, chez les éditeurs et les créatifs, et a en croire les discussions riches de ce soir, Genève est un centre important pour le renouvellement des politiques du livre. 

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03/02/2013

Château-d’Oex : le 35ème Festival International de Ballons

 

Le 35ème  Festival International de Ballons de Château-d’Oex à ouvert ses portes le 26 janvier 2013 sur une édition anniversaire jusqu'à se dimanche.

Près de 80 pilotes en provenance d’une quinzaine de pays participeront à cette édition anniversaire qui s’annonce haute en couleur. près de 60’000 personnes été présente à la manifestation.

Ce dimanche à eu lieu le levé des ballons qui aurait du être samedi mais à cause d'un temps très violent les vols on étais annulé, ce fut une magnifique cérémonie grâce à tous les collaborateurs et organisateurs.

Après notre vol nous avons attiré chez une famille vaudoise qui nous a accueillit les bras grand ouvert, je remercie Madame et Monsieur Morier de leurs chaleureuse accueil et le capitaine du ballons "BCV" Jean-laurent freudiger grâce à qui j'ai réalisé des cliché.

Les photos 35ème Festival International de Ballons de Château-d'Oex

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01/02/2013

Classement mondial de la liberté de la presse 2013: La Turquie 154ème


Après les “printemps arabes” et les mouvements contestataires qui en 2011 avaient provoqué des hausses et des chutes, le Classement mondial de la liberté de la presse 2013 publié par Reporters sans frontières marque un retour à une configuration plus habituelle. Le rang d’un grand nombre de pays est moins lié à l’intensité de l’actualité politique. Ainsi, avec le Classement 2013, apprécie-t-on mieux l’attitude et les intentions des régimes vis-à-vis de la liberté de la presse à moyen ou à long terme.

En tête du classement, les trois pays européens qui occupaient les premières places l’an dernier composent à nouveau le trio de tête. Pour la troisième fois consécutive, la Finlande se distingue comme le pays le plus respectueux de la liberté de la presse. Elle est suivie par les Pays-Bas et la Norvège. Même si sont pris en compte de nombreux critères, les violences exercées contre les journalistes comme le cadre juridique, les pays démocratiques occupent la partie haute du classement. Tout en bas, trois pays dictatoriaux composent le “trio infernal”. Il s’agit des mêmes que l’an dernier, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée.

“Le Classement mondial publié par Reporters sans frontières ne tient pas compte directement de la nature des régimes politiques. Néanmoins, il apparaît clairement que les démocraties protègent mieux la liberté de la production et de la diffusion des informations factuelles que les pays dans lesquels les autres droits humains sont méprisés”, observe Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters sans frontières. “Dans les dictatures, les acteurs de l’information s’exposent à des représailles impitoyables pour eux-mêmes et pour leurs proches. Dans nombre de démocraties, ils font face à la crise économique de la presse et aux conflits d’intérêts. Si leurs situations ne sont pas toujours comparables, il convient de rendre hommage à tous ceux qui résistent aux pressions, qu’elles soient martiales ou diffuses.”

À l’occasion de la publication du Classement mondial 2013, Reporters sans frontières publie pour la première fois un indice annuel de la liberté de la presse. Par la création de cet indicateur inédit, Reporters sans frontières se dote d’un outil analytique de la performance globale des États, permettant de mesurer l’état général de la liberté d’informer. Grâce aux nouvelles technologies et à l’interdépendance des États et des populations, la liberté de production et de circulation de l’information ne saurait être appréciée sans une mesure à l’échelle planétaire. En 2013, l’indice s’élève à 3395 points, un chiffre de référence pour les années à venir.

La déclinaison régionale de l’indice permet une appréciation de la situation relative par grandes zones. Le calcul se fonde sur une moyenne pondérée en fonction de la population, avec des résultats de 0 à 100, zéro représentant une situation idéale. L’étude montre que la zone Europe obtient le résultat de 17,5 sur 100. Elle est suivie par la zone Amériques (30,0), l’Afrique (34,3), l’Asie-Pacifique (42,2), les pays de l’ex-URSS (45,3). Malgré les printemps arabes, la région Moyen-Orient - Afrique du Nord (48,5) se situe à la dernière place. L’importance du nombre de journalistes et net-citoyens morts dans l’exercice de leurs fonctions en 2012 (année la plus meurtrière jamais enregistrée par Reporters sans frontières dans son bilan annuel) a naturellement une influence notable sur le classement des pays où les crimes ont été perpétrés, tels que la Somalie (175ème, -11), la Syrie (176ème, 0), le Mexique (153ème, -4) et le Pakistan (159ème, -8).

Du sommet aux abîmes

Les pays nordiques démontrent une nouvelle fois leur capacité à assurer et maintenir un environnement optimal pour les acteurs de l’information. La Finlande (1er, 0) les Pays-Bas (2nd, +1) et la Norvège (3ème, -2) conservent ainsi les trois premières positions. Le Canada (20ème, -10) évite de justesse de sortir de la liste des vingt pays les mieux cotés. A noter l’entrée dans le classement d’Andorre (5ème) et du Liechtenstein (7ème) qui se placent juste derrière le trio de tête.

A l’autre bout du Classement, le « trio infernal » (Turkménistan, Corée du Nord, Érythrée) conforte sa position en queue de classement. L’arrivée de Kim Jong-un à la tête du Royaume ermite n’a rien changé au contrôle absolu de l’information qui y prévaut. Récemment agitée par une courte mutinerie militaire au ministère de l’Information, l’Érythrée (179ème, 0) continue d’être une prison à ciel ouvert pour sa population. Des journalistes y meurent en détention. Malgré un discours réformiste, le régime turkmène ne cède pas un pouce de son contrôle totalitaire sur les médias.

Pour la deuxième année consécutive, le “trio infernal” est précédé par la Syrie (176ème, 0), où se déroule une guerre de l’information sanguinaire. Au sortir d’une année meurtrière pour les journalistes, la Somalie (175ème, -11) sombre dans les tréfonds du classement. L’Iran (174ème, +1), la Chine (173ème, +1), le Vietnam (172ème, 0), Cuba (171ème, -4), le Soudan (170ème, 0) et le Yémen (169ème, +2) complètent la liste des dix pays les moins respectueux de la de liberté de la presse. Non content d’emprisonner des journalistes et net-citoyens à tour de bras, l’Iran se distingue par d’abjectes pressions sur les familles des journalistes, sur son territoire comme à l’étranger.

Des améliorations majeures…

Au rang des progressions les plus importantes, le Malawi (75ème, +71) remporte la palme, pour revenir quasiment à la position occupée avant les dérives de la fin de la présidence Mutharika. La Côte d’Ivoire (96ème, +63) en sortant de la crise post-électorale entre partisans de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, remonte très fortement dans le classement, pour retrouver sa meilleure position depuis 2003. La Birmanie (151ème, +18) confirme sa légère augmentation observée dans la précédente édition. Grâce au printemps birman, des mesures d’ouverture sans précédent permettent au pays, classé chaque année depuis 2002 dans les quinze derniers rangs, d’accéder à une position historiquement haute. L’Afghanistan (128ème, +22) enregistre également une progression sensible. L’absence de journalistes emprisonnés explique cette hausse ; pour autant de nombreux défis restent à relever, notamment avec le retrait des troupes étrangères.

… et des chutes vertigineuses

Le Mali (99ème, -74) enregistre la plus forte chute du classement suite aux événements qui ont frappé le pays dans le courant de l’année 2012. Le putsch militaire du 22 mars à Bamako et la prise du nord du pays par les indépendantistes touaregs et des groupes islamistes armés ont exposé les médias du nord du pays à la censure et aux exactions. La Tanzanie (70ème, -36) perd plus de trente places. En l’espace de quatre mois, un journaliste a été tué alors qu’il couvrait une manifestation et un autre a été retrouvé mort, manifestement assassiné.

Secoué par des mobilisations socio-économiques, le Sultanat d’Oman (141ème) perd 24 places, la plus forte baisse enregistrée pour la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord en 2012. Près de 50 net-citoyens et blogueurs ont été poursuivis pour ‘crimes de lèse majesté’ et/ou ‘crimes de cybercriminalité’ ne serait-ce qu’en 2012.

Si les journalistes qui y exercent bénéficient d’une véritable liberté de ton malgré l’existence de la censure militaire, Israël (112ème, -20) chute en raison des exactions commises par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens, désormais intégrées dans le calcul, au lieu de faire l’objet d’une catégorie répertoriée, mais séparée.

En Asie, miné par un manque de transparence et un droit d’accès à l’information quasi nul sur les sujets liés de près ou de loin à Fukushima, le Japon (53ème, -31) enregistre une forte chute qui sonne comme un avertissement. La Malaisie (145ème, -23) atteint la position la plus basse qu’elle ait jamais occupée, et affiche une chute importante due à un accès à l’information de plus en plus limité. Même cas de figure au Cambodge (143ème, -26) où l’autoritarisme et la censure se renforcent. Une lourde peine de prison a été prononcée contre un doyen du journalisme. La Macédoine (116ème, -22) enregistre également une baisse de plus de vingt places, entre retraits arbitraires de licence et dégradation du climat d’exercice de la profession de journaliste.

Le bilan mitigé des mouvements de contestation

La précédente édition du classement était fondée sur une actualité particulièrement riche, portée par les printemps arabes, dressant le bilan du lourd prix payé par les acteurs de l’information à la couverture des mouvements de contestation. En 2012, des cas de figure se distinguent, entre les pays où des changements de régime se sont produits (Tunisie, Égypte, Libye), les États où les rébellions et leur répression ont encore cours (Syrie, Bahreïn), et enfin les pays où les autorités ont réussi à faire suffisamment de compromis et de promesses pour calmer de potentielles revendications de changement politique et/ou socio-économiques (Maroc, Algérie, Oman, Jordanie, Arabie saoudite...).

Certains nouveaux gouvernements engendrés par ces mouvements, dont les revendications et les aspirations à davantage de libertés avaient été largement relayées par les journalistes et les net-citoyens, se retournent contre ces derniers. La Tunisie (138ème, -4), et l’Égypte (158ème, +8), entre vide juridique, nominations à la tête des médias publics, agressions physiques, procès à répétition et absence de transparence, stagnent à des positions peu glorieuses qui donnent à la Libye (131ème, +23), en progression cette année, une idée des écueils à éviter pour assurer et pérenniser sa transition vers une presse libre.

En Syrie (176ème, 0), pays le plus meurtrier pour les journalistes en 2012, une guerre de l’information fait rage et n’épargne ni les journalistes ni les net-citoyens, pris à partie par le régime de Bashar Al-Assad, prêt à tout pour réprimer en silence, mais aussi par des factions proches de l’opposition, de plus en plus intolérantes face aux voix discordantes. Au Bahreïn (165ème, +8), la répression baisse très légèrement en intensité, au Yémen (169ème, +2) les perspectives restent inquiétantes malgré un changement d’exécutif. La vague d’arrestations de net-citoyens à Oman (141ème, -24) fait chuter le pays, secoué par des revendications socio-économiques.

Dans d’autres pays touchés par des mouvements contestataires, les situations évoluent pour le meilleur comme pour le pire. Le Vietnam (172ème, 0), qui avait perdu 6 places dans la précédente édition, n’a pas su les reprendre et la deuxième prison du monde pour les net-citoyens figure parmi les dix pays les plus mal classés. L’Ouganda (104ème, +35) reprend un rang plus convenable sans toutefois atteindre celui qui était le sien avant la répression des mouvements de contestation de 2011. L’Azerbaïdjan (156ème, +6) et le Bélarus (157ème, +11), qui avaient également sombré vers le fond du classement l’an dernier du fait de la violente répression des manifestations d’opposition, ne font que se rapprocher de la place déjà exécrable qu’ils occupaient auparavant. Le Chili (60ème, +20) remonte au classement, après avoir connu une chute vertigineuse dans la précédente édition, qui l’avait vu passer de la 33ème à la 80ème place.

L’instabilité politique place les journalistes dans l’œil du cyclone Dans un certain nombre de pays, l’instabilité politique segmente la profession journalistique, et rend très difficile la production d’une information indépendante. Dans de tels contextes, les menaces et les agressions physiques sont fréquentes, ainsi que des purges au sein des rédactions. Aux Maldives (103ème, -30), un coup d’État latent fait chuter dramatiquement le pays, où les journalistes considérés favorables à l’ancien chef de l’État sont victimes de menaces et d’attaques. Au Paraguay (91ème, -11), le coup d’État parlementaire du 22 juin 2012 a fortement impacté le secteur audiovisuel public, qui a souffert d’une vague de licenciements abusifs, dans un contexte de répartition inéquitable des fréquences. En Guinée-Bissau (92ème, -17) l’armée a renversé le pouvoir entre les deux tours d’une élection présidentielle et a appliqué une censure militaire sur la presse, justifiant la chute sensible du pays dans le classement. Au Mali (99ème, -47), un coup d’État militaire a fortement contribué à un climat tendu, de nombreux journalistes ont été agressés dans la capitale, et les médias publics sont, depuis le putsch, contrôlés par l’armée. Si les troubles observés au cours du mois de janvier 2013 en République centrafricaine (65ème, -3) ne compteront que dans la prochaine édition du classement, la situation de la liberté de la presse se précarise et fait craindre le pire.

Des “modèles régionaux” qui ne sont pas à la hauteur

Sur quasiment tous les continents, des “modèles régionaux”, dont l’influence dépasse les frontières nationales, perdent pied dans le classement. En Amérique latine, le Brésil (108ème, -9), moteur économique de la région, poursuit sa chute amorcée l’année dernière. Les cinq journalistes qui ont perdu la vie en 2012, ainsi que des problèmes persistants de pluralisme des médias, expliquent cette dégradation. En Asie, l’Inde (140ème, -9) est à son pire niveau depuis 2002. En cause : un climat d’impunité grandissant et une censure du Net qui continue à se développer. La Chine (173ème, +1) ne montre aucun signe d’amélioration. Ses prisons détiennent toujours un grand nombre de journalistes et de net-citoyens, alors que la censure du web, de plus en plus impopulaire, demeure un obstacle majeur dans l’accès à l’information.

La Russie (148ème, -6) perd encore plusieurs places du fait du tour de vis répressif mis en place depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine, en réponse à la mobilisation sans précédent de l’opposition. Le pays reste également marqué par l’impunité intolérable de nombreux assassins et agresseurs de journalistes. La Turquie (154ème, -6), dont l’importance sur l’échiquier politique s’est encore accrue du fait du conflit syrien, s’enfonce un peu plus dans le classement. Le pays est à ce jour la première prison au monde pour les journalistes, en particulier ceux qui développent des vues critiques des autorités sur la question kurde. Rien de comparable avec l’Afrique du Sud (52ème, -10) qui garde une place très honorable - la liberté de l’information y est une réalité - mais qui recule d’année en année jusqu’à sortir pour la première fois des cinquante pays les mieux classés. Le journalisme d’investigation y est menacé par la Loi de “Protection des informations d’État”.

Les démocraties piétinent ou reculent

Statu quo pour une bonne partie des pays de l’Union européenne. Seize d’entre eux figurent toujours dans les trente premières places du classement. Pourtant, le modèle européen s’érode. L’hémorragie législative entamée en 2011 ne s’infléchit pas en 2012, notamment en Italie (57ème, +4) où la dépénalisation de la diffamation n’est toujours pas acquise et où les institutions instrumentalisent dangereusement les "lois bâillons". La Hongrie (56ème, -16) paie toujours le prix de ses réformes législatives liberticides qui ont considérablement modifié la pratique du journalisme. Plus inquiétant cependant, la chute vertigineuse de la Grèce (84ème, -14) où les journalistes évoluent dans un contexte social et professionnel désastreux et sont exposés à la vindicte populaire et à la violence des mouvances extrémistes et des forces de police.

La censure du nucléaire et l’institution des “kisha clubs” coûte au Japon (53ème, -31) plus de trente places, une chute alarmante pour un pays habituellement très bien classé. En Argentine (54ème, -7), un bras de fer entre certains groupes de presse privés et le gouvernement, notamment au sujet de la nouvelle loi de régulation de l’audiovisuel, ont lieu dans un contexte tendu et le pays perd plus de cinq places.


EFJ: 75 journalists in Turkish prisons


see : http://europe.ifj.org/en/pages/turkey-campaign-set-journa...