09/04/2013

ACTION CONTRE LES MODIFICATIONS URGENTES SUR LA LOI SUR L’ASILE

Dans le cadre du lancement de la campagne de votation contre les modifications urgentes sur la loi sur l’Asile qui a eu lieu ce lundi 8 avril, la coordination contre l’exclusion et la xénophobie Stopexclusion invite les représentants des médias pour une action dénonçant la fermeture des ambassades suisses aux demandes d’asile. Cette action aura lieu à Genève. Elle est autorisée et sera maintenue en cas de mauvais temps.

Date : Ce jeudi 11 avril 2013
 
Horaire : 18 heures précise
 
Lieu : La Plage de la Perle du lac
 
Parking à proximité : Parking de la Villa Barton, Rue de Lausanne 132


Flashmob 11 avril.jpg

Description de l’action :
 
Sur le lac, des esquisses de cadavres flotteront depuis la rive vers une barque et un voilier. Elles symboliseront les migrants, et parmi eux un très grand nombre de réfugiés, qui se sont noyés en tentant de joindre l’Europe sans avoir pu passer par une ambassade.
 
Sur la barque se tiendront un ou deux militants. Le voilier permettra d’étendre une banderole sur plusieurs mètres : « 17'000 noyés dans la Méditerranée, ça suffit !! Gardez les ambassades ouvertes, elles sauvent des vies !! »

Une dizaine de militants se tiennent dans l’eau jusqu’à la taille/genoux à 18 heures pour dénoncer les conséquences de la suppression des demandes d’asile aux ambassades. Tous auront la même posture, bras le long du corps et tête baissée.
 
Cette action sera accompagnée d’une « flashmob » sur la berge. Au signal, les personnes sur la berge se mettent au sol.
Nous vous attendons nombreux pour relayer cette information !

 
Coordination contre l'exclusion et la xénophobie
Case postale 182  • 1211 Genève 7  • CCP 17-78082-7  • info@stopexclusion.ch  


Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

15:19 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

Commentaires

Faut pas pousser grand-mère dans les groseilliers. Les 17'000 morts en Méditerranée ne sont pas des réfugiés politiques mais des gens cherchant à vivre mieux en Europe.

Alors accuser la Suisse est vraiment faire preuve d'une très grande malhonnêteté intellectuelle.

Une autre question lancinante : ces gens appartiennent aux anciennes colonies françaises et anglaises pourquoi ne demandent-ils pas l'asile politique auprès des consulats de ces pays, pourquoi la Suisse ?

Publiez si vous en avez le courage et la lucidité.

Écrit par : F.H.Jolivet | 10/04/2013

Pousser grand-mère dans les groseilliers ?
Il ne s'agit pas d"accuser la Suisse" mais de critiquer les dernières durcissements proposèes à une loi d'asile qui, révision après révision, n'arrive pas à s'adresser au phénomène d'immigration, sa tendance mondiale et irreversible. La présence de personnes appélées "sans papiers" qui vivent et travaillent clandestinement en Suisse à côté des réquérants d'asile qui se déclarent et n'ont pas le droit de travailler est l'absurdité même. En moyen, la Suisse reçoit 21,695 demandes d'asile par an depuis 15 ans (statistiques de l'ODM). On estime la population des dites "sans papiers" à entre 100,000 et 300,000 personnes. Je suis moi-même étrangère qui ne fait pas partie des statistiques, puisque mariée à un suisse. Parmi mes étudiants au collège et au Cycle d'Orientation de Genève ayant demandé et reçu l'asile, je peux compter des diplomates, médecins, avocats, employés de banque et enseignants. Dans ma famille, il y a quelqu'un qui a refusé à combattre dans l'armée et a obtenu l'asile pour cette raison. Sous les restrictions proposées par la nouvelle loi, il n'aurait pas été accepté puisque le motif de désertion n'est plus accepté. Il est également important que la tradition suisse du droit de demander l'asile dans les ambassades soit maintenue. Il y a des circonstances dans lesquelles seulement l'ambassade laisse une porte ouverte (voir le film du bernois Peter von Gunten "They Teach You How to Be Happy" sur une famille soudanaise chrétienne.) Finalement, les centres pour récalcitrants font double emploi avec le Code pénal, et leur conception n'a pas été expliquée de façon précise. Nous avons pourtant besoin de savoir exactement pour quoi nous votons ! Genève, qui est confronté à de graves problèmes du fonctionnement de la prison de Champ-Dollon, s'est même offert pour un tel centre. Non, merci !

Écrit par : Carol Scheller | 10/04/2013

Monsieur Jolivet, la demande de protection via les ambassades est une particularité suisse dont nous pouvons être fiers. Cela n'existe pas dans les pays que vous citez. Passez par les ambassades est une très bonne solution à bien des niveaux: 1. Les dossiers sont traités sur place, environ 80% des personnes qui demandent l'asile via les ambassades obtiennent la protection qu'elles demandent, admission provisoire ou droit d'asile. 2. Les dossiers étant complétés sur place cela coûte beaucoup moins cher à la Confédération et rend les procédures beaucoup plus faciles à traiter. 3. Les requérants qui passent par les ambassades entrent légalement sur le territoire helvétique, sans passer par les réseaux mafieux, sans entretenir ce système qui fait qu'arrivant en Europe ils sont obligé de trafiquer ou de se prostituer pour rembourser les sommes astronomiques demandées par les passeurs. 4. Le voyage se fait dans de bonne condition, en sécurité, ils arrivent avec moins de traumatisme, se sentent plus respectés et donc s'intègrent plus facilement. Ce système d'ambassades a permis de sauver plus de 2600 vies, a empêché les réseaux mafieux de se développer plus encore, à respecté la tradition humanitaire de notre pays et le tout en coûtant moins cher à la Confédération. Pourquoi vouloir supprimer un système qui fonctionne et qui en plus protège et les requérants d'asile "légitimes" et notre pays? Ces nouvelles lois ne servent à rien et vont coûter des milliard pour leur mise en place alors que les requérants ne représentent que 0,6% de la population sur le territoire suisse. Les dealers et autres malfrats doivent être géré par le département de la sécurité et par Monsieur Maudet. Les requérants d'asile "légitimes" et qui pour la grande majorité se tiennent très bien, n'ont pas à payer les incapacités de ce département!

Écrit par : F.-T. Langue | 10/04/2013

Les commentaires sont fermés.