20/01/2014

Genève ll : une conférence mort – née

Lundi midi, des centaines de Kurdes établis en Suisse ont organisé une manifestation contre le refus de leur participation par des pays organisateurs à la conférence Genève II. Les différentes communautés ethniques et religieuses syriennes y étaient présentes aussi. Sans représentation du peuple Kurde à la Conférence, celui-ci est voué à l'échec à-t- il dit un des responsables de la manifestation. Un autre a rajouté que, ils ne laisseront pas que Genève II devient un nouveau Traité de Lausanne suite auquel les Kurdes de sont trouvés sans aucun droit.

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Une Genève sans Kurdes n’aura pas de succès !


Alors que les pays de l’Occident cherchent à trouver une solution en Syrie avec une opposition qui n’a jamais été à la hauteur de représenter les peuples syriens malgré un grand soutien international,  les Kurdes ont été ignorés une fois de plus. Ces pays qui font semblant de chercher une solution pacifique et démocratique au conflit syrien n’ont toujours pas invité la seule force démocratique à la conférence de paix sur la Syrie dite "Genève 2".

 

Le 6 janvier dernier, le Kurdistan syrien, doté d'une "autorité démocratique et autonome", a adopté sa constitution (contrat social), qui définit la Syrie comme un "Etat démocratique, libre et indépendant" et divise le Kurdistan en trois cantons (Djezira, Kobani et Afrin) au sein de cet Etat. Le canton de Djezira s'est doté de trois langues officielles, Kurde, Arabe et Syriaque. Mais les autres langues sont aussi garanties et protégés par la constitution. Les droits humains et les libertés sont également garantis. Les droits et les libertés sont considérés comme "valeurs suprêmes".  La constitution garantie l'égalité sans discrimination entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie, tandis que le travail des enfants, le mariage forcé des enfants et la torture sont interdis. Les élections devront avoir lieu d’ici quatre mois pour élire les parlements des cantons. Chaque canton comptera vingt ministères.  

LES KURDES, SEULE FORCE DEMOCRATIQUE

Les peuples arabes, assyro-chaldéens, arméniens et tchétchènes, mais aussi les croyances musulmanes, chrétiennes et yézidies vivent en harmonie au Kurdistan syriens, en prenant leur place dans l’administration autonome.  

Cette seule source de démocratie et de vie commune a été ignorée dès le début de la révolte syrienne, transformée rapidement en conflit armé et en une guerre par procuration, d'une part les pays occidentaux, les monarchies du Golfe et la Turquie, d'autre part la Syrie, la Russie et l'Iran.

Les kurdes ont également été la seule force qui a vraiment combattu les combattants étrangers et les mercenaires soutenus et financés par certains pays dont la Turquie, membre de l’OTAN, pour étouffer la révolution. Des groupes affiliés à Al-Qaïda ont subi de lourdes défaites successive face aux combattants kurdes. Pendant ce temps, l’opposition syrienne à l’étranger et des nombreuses brigades de l’armée syrienne libre soutenaient ces « djihadistes », accusés souvent de crimes de guerre.

PETITION INTERNATIONALE

De nombreuses personnalités dont plusieurs prix Nobel se sont mobilisées pour appeler la communauté internationale à reconnaitre la représentation kurde à la réunion de Genève 2, qui devrait avoir lieu le 22 janvier. Une pétition internationale a été lancée pour soutenir la participation du peuple kurde avec une délégation distincte. Une a été envoyée au secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies), aux dirigeants des Etats-Unis, de l’Union européenne (UE), de la Russie, de la Chine et de l'Afrique du Sud.

La lettre souligne que les Kurdes syrien luttent pour le droit de vivre librement avec leur propre identité dans une Syrie démocratique, et qu'ils veulent leur autonomie au sein d’un pays démocratique, juste et égale, aux côtés des autres composants de la région.

« Les Kurdes ont toujours affirmé leur soutien à tous les efforts internationaux pour une solution démocratique » soulignent les signataires qui affirment que le peuple kurde doit être représenté à Genève 2 avec une délégation du Conseil suprême kurde, créé en juillet 2012. « C'est alors seulement que Genève 2 pourra jouer son rôle légitime à obtenir la paix souhaitée pour tous ».

Parmi les signataires figurent notamment Venkatraman Ramakrishnan, lauréats du prix Nobel (2009), Dario Fo, Prix Nobel (1997) et Lincoln Davis, membre du Congrès des États-Unis (2003-2011).

L’APPEL DU PKK A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

L’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), système politique du PKK, a également appelé le 15 janvier la communauté internationale à inclure les Kurdes syriens dans la conférence ‘Genève- 2’, pour donner une légitimité à cette réunion.  

« Les Kurdes sont le deuxième grand peuple du Moyen-Orient, avec 45 millions d’habitants dans les quatre parties du Kurdistan (…) Ils constituent le deuxième peuple de la Syrie avec une population de 3 millions de personnes » rappelle le mouvement armé et populaire kurde, dans un communiqué.

« Les Kurdes veulent participer à Genève 2 avec une délégation distincte en tant qu’une opposition démocratique et indépendante (…) Les pays qui appellent toutes les parties aux réunions n’ont pas pris en compte cette demande du peuple Kurde. La volonté de trois millions de Kurdes et celles des autres peuples vivants dans les trois cantons du Kurdistan occidental ont été rejetées ».

CENEVE-2 PERDRA SA LEGITIMITE !

Soulignant que l’exclusion des Kurdes mettra en cause la légitimité de la conférence sur la Syrie, la KCK a affirmé que les Kurdes n’accepteront pas une deuxième Lausanne, en référence à la signature en 1923 du Traité de  Lausanne, qui a mis fin à la reconnaissance légale des aspirations nationales légitimes kurdes, en échange de quelques concessions territoriales.

« Depuis cent ans, les Kurdes souffrent du ‘Traite de Lausanne’ et ils n’accepteront pas que la conférence de Genève devienne une nouvelle Lausanne. Une réunion excluant les Kurdes ne représentera pas la volonté de ce peuple et ne sera pas acceptée (…) Les Kurdes ne reconnaitront pas les décisions prises par ceux qui adoptent une approche irresponsable face à la démocratisation et la stabilité en Syrie. »

L’AUTONOMIE, LIGNE ROUGE POUR LES KURDES

« Dire que les kurdes peuvent participer à la conférence Genève-2 au sein de l’opposition syrienne signifie que les Kurdes doivent abandonner leur identité. C’est une insulte, une injustice (…) Il n’y a aucune solution en Syrie sans la participation des Kurdes » a en outre déclaré Sabri Ok, membre du conseil exécutif de la KCK, le système politique du PKK. Mr. Ok a souligné que l’établissement d’une autonomie démocratique au Kurdistan syrien est une ligne rouge pour le peuple kurde. « Le peuple de Rojava (Kurdistan syrien) montrera à tout le monde qu’aucune force ne pourra étouffer sa révolution »

PYD : UNE CONFERANCE SANS KURDES SERA UN SIMPLE SPECTACLE

Le co-président du principal parti kurde PYD, Salih Muslim a de son côté déclaré lors d'une conférence de presse à Paris que les Kurdes ne participeront pas à la conférence Genève 2, à moins qu'ils soient représentés et que la résolution de la question kurde soit à l'ordre du jour de la conférence. Mr. Muslim a ajouté qu’une réunion qui exclut la question kurde sera considérée comme une seconde Lausanne.

«Notre objectif est de produire une solution démocratique pour l'ensemble de la Syrie » a-t-il dit lors de cette conférence de presse, tenue le 14 janvier.

« L'opposition actuelle ne représente pas la volonté de tous les peuples de la Syrie » a-t-il ajouté, avant de souligner  que sans la représentation kurde avec une délégation indépendante, «la conférence de Genève sera un simple spectacle et ne résoudra rien. »

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