23/01/2014

Les Kurdes réclament une place à Genève-2

J'ai sollicité début janvier du Conseil fédéral une intervention dans ce sens auprès du SG de l'ONU. Refus. Dommage. Par manque de courage une occasion ratée de permettre à un peuple nié et réprimé par le régime syrien et agressé par les djihadistes, de faire valoir son droit à l'existence, à la dignité et à son propre avenir. Ce droit la Suisse l'assure à ses minorités. 

Lausanne est de triste mémoire pour les kurdes qui ont vu leur État rayé de la carte par le Traité de Lausanne de 1923. 

Montreux est d'une amère actualité vu l'exclusion des kurdes à ce stade des négociations. 

Il faut espérer que Genève sera le nom d'une ville d'espoir dans les mois qui viennent signe pour les kurdes de Syrie en retenant une solution de paix qui reconnaisse au peuple kurde ce que l'histoire et la répression lui ont toujours niés. 

La Région autonome kurde d'Irak montre que des solutions réalistes et viables existent et cela dans le respect des frontières internationales actuelles des États.

Carlo Sommaruga, Conseiller National

https://www.facebook.com/carlo.sommaruga

 

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Les Kurdes veulent obtenir des garanties constitutionnelles pour leurs droits démocratiques.


S'exprimant à Genève au Club suisse de la presse, des représentants kurdes et syriaques ont annoncé avoir fait alliance dans le but de participer à la conférence de paix sur la Syrie. Affirmant représenter cinq millions de Syriens, le quart de la population, ils ont mis en garde contre la répétition des erreurs commises lors du traité de Lausanne en 1923. A l'époque, les droits des Kurdes dans la région n'avaient pas été reconnus.

Le président du parti de l'Union démocratique kurde syrien (PYD), Mohammad Saleh Muslim a critiqué l'exclusion d'une délégation kurde de la conférence mercredi à Montreux.

«Des forces cherchent à nous exclure d'un accord politique. Nous sommes ici pour prendre des contacts, car nous voulons des garanties constitutionnelles pour l'exercice de nos droits démocratiques», a expliqué le dirigeant kurde.

Modèle suisse

Il s'est montré pessimiste sur l'issue de Genève-2. Selon lui, les efforts de l'ONU ne parviendront pas à instaurer un cessez-le-feu, car les représentants de l'opposition dans la délégation présente à Genève «ne contrôlent pas les forces militaires sur le terrain».

«L'autonomie du peuple kurde ne signifie pas la séparation. Nous voulons un modèle comparable à celui de la Suisse, avec une démocratie directe», a affirmé un autre membre du comité suprême kurde, Ilham Ahmad.

A ses côtés, le président-fondateur du Conseil national des Syriaques Bassam Ishak a affirmé qu'«il n'y aura pas de solution politique durable sans la pleine reconnaissance des droits des Kurdes, des Syriaques, des Arabes et de toutes les composantes de la société syrienne».

Navette de Brahimi

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a rencontré jeudi séparément à Genève les chefs des deux délégations syriennes, d'abord le président de la Coalition nationale syrienne Ahmad Jarba, puis le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, a indiqué la porte-parole de l'ONU Corinne Momal-Vanian.

Lors de ces entretiens à huis clos, les deux délégations devaient transmettre au médiateur leurs propositions pour le déroulement du dialogue, le premier de ce type après trois ans de conflit.

Il est prévu que les négociations démarrent vendredi au Palais des Nations pour une durée indéterminée. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé mercredi à Montreux qu'elles pourraient durer une semaine.

Lakhdar Brahimi avait évoqué mercredi soir de «claires indications» que les délégations syriennes semblent prêtes à discuter de l'acheminement de l'aide humanitaire, de cessez-le-feu locaux et de la libération de prisonniers. La question de la transition politique ne serait abordée que dans un second temps.

Echos contrastés

L'opposition syrienne a accusé jeudi le régime de Bachar al-Assad de s'être comporté la veille comme une «mafia» à la conférence de Montreux. Elle a estimé que le déroulement de cette première journée a tourné à son avantage et a fait état d'échos très positifs dans le camp des opposants en Syrie.

A Damas, la presse officielle a tiré par contre à boulets rouges sur la conférence. «Au cours de la séance inaugurale, les ennemis de l'Etat et du peuple syrien, à leur tête le quatuor américano-franco-saoudo-turc, ont tenté d'imposer leurs vues en limitant la mission de la conférence à l'application de la clause du gouvernement intérimaire proposée par Genève I», a affirmé al-Baas, journal du parti au pouvoir.

Appel à cesser les combats

Sur le terrain, les combats continuent. Le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a toutefois appelé dans un message audio mis en ligne jeudi les djihadistes syriens à cesser «immédiatement» leurs combats fratricides.

Plusieurs coalitions de rebelles syriens, excédés par les exactions attribuées aux djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont retourné leurs armes début janvier contre ce groupe lié à al-Qaïda. Ces combats depuis vingt jours ont fait près de 1400 morts, a affirmé jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

(ats/Newsnet)

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