04/02/2014

Un nouveau réseau est né !

Aujourd’hui a été inaugurée la nouvelle faîtière Carrefour addictionS en présence de M. le Conseiller d’Etat Mauro POGGIA en charge du département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS). Le président de Carrefour addictionS, M. Alain BOLLE, qui est aussi président de la FEGPA (prévention alcool et cannabis),  M. Jean-Luc FORNI, président du CIPRET-Genève (prévention tabagisme),  ainsi que M. Olivier RIGHETTI, président de Rien ne va plus (prévention du jeu excessif) ont pris la parole pour expliquer le sens de ce regroupement.

 
La faîtière Carrefour addictionS qui regroupe ces trois associations de prévention a été constituée en 2013 sur demande du Grand Conseil et du Conseil d’Etat lors de la législature précédente. Elle bénéficie d’un contrat de prestations avec le DEAS, élaboré en collaboration avec la Direction générale de la santé.
 
Le regroupement des trois associations s’est fondé sur la pertinence d’avoir une réflexion et des actions communes sur les trois substances les plus consommées ainsi que le jeu excessif. Ces comportements engendrent  des dommages très importants d’un point de vue de santé publique.  Cela doit déboucher sur des interventions plus cohérentes et mieux coordonnées tout en respectant les spécificités liées à chaque addiction.
 
Petit rappel historique : nos associations ont déjà une grande expérience du travail en commun puisque la FEGPA et le CIPRET ont développé depuis près de 20 ans une politique de soutien à des manifestations sportives et culturelles. Cette stratégie, menée avec l’appui des autorités, a permis de relayer de manière crédible nos messages de prévention et a contribué à faire sortir de la banalisation les deux drogues légales qui font le plus de dégâts dans notre population. Des liens ont été noués avec  l’association Rien ne va plus dès sa création en 2000 qui sont maintenant renforcés avec cette « union à trois partenaires».
 
La faîtière Carrefour addictionS a concrétisé ce regroupement en s’installant dans des locaux communes sis à la rue Agasse 45.
 
Elle se met  à disposition de la population et des collectivités genevoises pour toute information et aide dans les domaines du tabac, de l’alcool, du cannabis et du jeu excessif. A utiliser sans modération !

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Discours de Monsieur Alain BOLLE



Monsieur le Conseiller d'Etat,
Monsieur le Président du Grand-Conseil,
Madame la Conseillère aux Etats Mesdames et Messieurs les Députes,
Monsieur le médecin cantonal, Mesdames et messieurs les représentants des services partenaires et du secteur associatif et des associations sportives,
Chers collaboratrices et collaborateurs, Chers amis,

J’ai la charge d’introduire ce moment formel et je partagerai avec plaisir mon temps de parole avec les deux autres président Jean-Luc Forni et Olivier Righetti.

Nous sommes heureux de vous accueillir dans nos locaux pour célébrer à la fois la naissance d’un nouveau réseau et notre arrivée à la rue Agasse...

La faîtière Carrefour addictionS qui regroupe le CIPRET-Genève (prévention du tabagisme), la FEGPA (prévention des problèmes d’alcool et de cannabis) et Rien ne va plus (prévention du jeu excessif) a été constituée en 2013 sur demande du Grand Conseil et du Conseil d’Etat lors de la législature précédente. Elle bénéficie d’un contrat de prestations 2013 – 2016, élaboré en collaboration avec la direction générale de la santé rattachée au nouveau département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS).

Les statuts de la faîtière mentionnent notamment que parmi ses buts figure « la coordination des activités de promotion de la santé, de prévention et de réduction des risques dans le domaine des addictions ».

Le regroupement des trois associations s’est fondé sur la pertinence d’avoir une réflexion et des actions communes sur les trois substances les plus consommées ainsi que le jeu excessif. Ces comportements engendrent des dommages très importants d’un point de vue de santé publique. Cela doit déboucher sur des interventions plus cohérentes et mieux coordonnées tout en respectant les spécificités liées à chaque addiction.

Ces considérations se retrouvent dans les prestations qui sont inscrites dans le contrat qui lie Carad à l’Etat où l’on a tenu compte de la nécessité de mener des actions spécifiques et des actions transversales. Une campagne a été lancée pour informer la population de la création de la faîtière et rappeler que nos associations sont à disposition pour informer, conseiller et mettre en place des mesures de prévention au profit de la collectivité.

La création de cette faîtière a nécessité une réorganisation importante, un nouveau mode de fonctionnement de nos associations respectives ainsi qu’un regroupement de nos activités nous amenant à devoir nous installer dans des locaux mieux adaptés à nos activités. Notre année d’existence partagée au sein de la faîtière nous permet de mettre en lumière la complexité de cet exercice. C’est une chose de penser une structure de ce type de sur papier, cela en est une autre de la vivre au quotidien !


Nos associations ont déjà une grande expérience du travail en commun puisque la FEGPA et le CIPRET ont mené depuis près de 20 ans une politique de prévention à travers, notamment, un de soutien à des manifestations sportives et culturelles avec une présence active sur des stands d’informations et de prévention qui ont pris place dans ces manifestations.

Cette stratégie, menée avec l’appui des autorités, a permis de relayer de manière crédible nos messages de prévention et a contribué à faire sortir de la banalisation les deux (addictions légales) drogues légales qui font le plus de dégâts dans notre population. Des liens ont été noués avec l’association Rien ne va plus dès sa création en 2000 qui sont maintenant renforcés avec cette « union à trois » qui se développe mois après mois.

Parmi les nombreux partenariats que nous entretenons, il convient de citer particulièrement celui avec la Fourchette verte qui logeait déjà dans les mêmes locaux que la FEGPA et le CIPRET (dans le concept de l’époque de Carrefour prévention). La synergie avec cette association et des considérations pratiques nous ont conduits à lui proposer d’emménager avec nous. Nous sommes certains que ce choix a du sens.

La FEGPA en trois temps:

la FEGPA a contribué à sortir l’alcool de sa banalisation par des campagnes non culpabilisantes sur de nombreux thèmes (promotion des boissons sans alcool, prévention routière -introduction de Nez rouge à Genève, Be myangel, promotion du réseau d’alcoologie).

Elle a aussi contribué à promouvoir des mesures structurelles telles que la loi sur l’interdiction de vendre de l’alcool entre 21h et 7h (2005) et pour la restriction de la publicité pour les alcools forts dans le canton (2000).

Aujourd’hui la FEGPA poursuit sa mobilisation pour la mise en place de mesures qui associe la prévention comportementale à la prévention structurelle. Cela se traduit par une future campagne d’achat tests, des interventions dans les manifestations festives en lien avec les organisateurs pour que les fêtes soient belles mais soient mieux encadrées, campagne de sensibilisation avec des outils tel que la black box mais aussi une démarche d’information et de prévention auprès de parents avec le site mon ado.ch.

Demain :
Alcool : mise en place d’une politique de l’alcool au niveau du canton en cohérence avec la politique des quatre piliers et les objectifs du Plan national alcool ; Comme vous le savez peut-être, la prévention relative à la consommation de cannabis fait désormais partie des attributions de la FEGPA. Nous travaillons à la réalisation d’une campagne de sensibilisation sur ce thème. Nous apporterons un soutien aux démarches du groupe interpartis en vue d’une réglementation de ce produit pour aller dans le sens d’une véritable politique des addictions.


CIPRET : Passé – Présent - Avenir

Dans le passé : le CIPRET a milité pendant 20 ans pour donner un statut et un respect aux non-fumeurs qui a abouti à une législation pour des lieux publics sans fumée, très largement soutenue par la population genevoise. En près de 20 ans et plus particulièrement dans la deuxième décennie de ces vingt ans, nous avons pu observer, et le CIPRET y a largement contribué, une inversion de la norme qui considérait que fumer en public était une attitude correcte en une attitude claire et nette de rejet de la fumée dans les lieux publics. Cette longue lutte a été marquée par des événements remarqués et remarquables tels l’affaire Rylander dénoncées par Jean-Charles Rielle, notre ancien médecin directeur et actuel vice- président de l’association et Pascal Diethelm, membre de notre comité et Président d’OxyRomandie. Ce procès gagné par nos deux protagonistes a permis au CIPRET de faire le tour de la communauté scientifique internationale et restera marqué d’une pierre blanche dans notre histoire et dans celle de la lutte contre l’industrie du tabac.

Mais vivons au présent: le CIPRET continue à jouer les trublions et se mobilise sur de nouvelles stratégies efficaces de prévention du tabagisme avec, en 2013, une campagne sur l’interdiction de la publicité et du parrainage pour le tabac, qui a eu un impact important. Les vives réactions enregistrées dans les milieux de l’industrie du tabac montrent que cette dernière ne baisse pas les bras et développe de nouvelles stratégies délétères pour contourner les législations restrictives appliquées dans de nombreux pays.

A l’Avenir : Le CIPRET va continuer de se mobiliser en visant l’application de l’ensemble des mesures efficaces de prévention de la convention cadre de l’OMS. D’autre part, le CIPRET suit de très près le développement de la cigarette électronique qui agite les passions et attise parfois les provocations, même lors des sessions du Grand Conseil, en attendant une législation encore plus claire.

Oui, Mesdames et Messieurs, vous l’aurez compris, nous attendons que ce regroupement de nos trois associations nous permettent par des collaborations transversales à renforcer nos actions spécifiques dans la lutte contre le tabagisme et le tabagisme passif

Rien ne va plus : Passé – Présent - Avenir

Passé : Depuis maintenant plus de 10 ans, Rien ne va plus sensibilise la population genevoise à la problématique d’une pratique excessive du jeu d’argent que cela concerne les casinos ou les loteries électroniques. A cela s’est petit à petit greffé la thématique du jeu virtuel et de l’hyperconnectivité qui peut toucher autant la jeunesse que le monde adulte. Bien qu’il s’agisse de deux choses distinctes, des ponts peuvent être dressés entre les deux types de jeux et des vulnérabilités qui s’en suivent.

Présent : Aujourd’hui la position de Rien ne va plus est bien établie au sein du réseau genevois et nos collaborations avec les autres centres cantonaux sont prolifiques et nous permettent de mieux orienter les gens vulnérables vers des ressources à disposition dans toute la Romandie, ceci grâce à notre numéro gratuit. Notre approche non jugeante permet de mieux comprendre les joueurs et les accompagner vers une prise en charge par le réseau santé. De plus Rien ne va plus est amené à collaborer d’une part avec les opérateurs genevois ainsi que français au sein d’une collaboration transfrontalière pour mettre en place des formations et des sensibilisations à l’attention du personnel et des dépositaires.


Du côté du jeu virtuel, Rien ne va plus innove en proposant d’utiliser la pratique du jeu pour véhiculer un message de prévention auprès de la jeunesse, des familles, des proches et des professionnel-le-s genevois, solliciter un regard critique et souligner une responsabilité incombant à chacun puisque le jeu vidéo s’est extrêmement démocratisé ces dernières années.

Pour décrire l’avenir, je partagerais avec vous 4 anecdotes :

La première vient d’un travailleur social d’un foyer pour adolescent : “Quand on confisque le portable à nos ados, c’est comme si on leur enlevait la peau.” Cette remarque pose le problème de l’hyperconnectivité qui est un enjeu futur important entre les générations ainsi que le fait de continuer à apporter soutien et information à nos partenaires du réseau social genevois.

La deuxième vient d’un patron de bar et dépositaire de loteries électroniques qui nous disait : ′′Ce n’est pas le personne qui au début et à la fin du mois vient dépenser 2000.-Frs à chaque fois qui me pose problème. C’est la personne qui vient dépenser ses 50.- derniers francs du mois.” Le travail auprès des dépositaires est aussi un axe qui devra se développer à l‘avenir en étroite collaboration avec la Loterie romande. S’appuyer sur leurs connaissances est pour nous central car ils ont aussi développe des expertises à mettre en valeur. Un travail de réduction des risques doit se faire.

La troisième vient d’un médecin, spécialiste dans les dépendances, qui nous confiait : “Lorsque je suis en entretien, j’oublie de poser la question autour de la problématique du jeu excessif.” Cela montre d’une part que la collaboration entre les domaines de la santé et du social reste centrale et que nous devons continuer à resserrer ces liens, et d’autre part que la problématique du jeu excessif reste encore invisible. Et pourtant selon l’enquête faite par l’Institut de recherche économique de Neuchâtel avec le CJE et financé par le PILDJ en 2012, le coût total estimé du jeu excessif en Suisse reviendrait à env. 600 millions de Frs, ceci comprenant les traitements, les baisses de performance au travail, perte de la qualité de vie du joueur et de sa famille en terme de coûts directs et indirects.

Et enfin la quatrième est le témoignage d’une équipe de professionnel-le-s travaillant au sein d’un casino lors d’une formation : “Les gens, à part le fait que parfois il peuvent oublier d’aller aux toilettes, ils boivent, ils fument, ils se droguent en fumant du cannabis et on soupçonne qu’ils peuvent aussi consommer d’autres drogues, certains prennent des médicaments et des femmes se prostituent.” Ce témoignage montre que l’addiction au jeu est une addiction comme les autres, aussi violente, mais encore méconnue et invisible au sein de la société.

Donc l’avenir de RNVP est celui de travailler sur une meilleure visibilité de cette problématique que ce soit au sein des réseaux de la santé et du social, de travailler avec les partenaires de terrain comme les dépositaires, les casinos, la Loterie romande et de travailler autour de l’hyperconnectivité et des problématiques émergentes touchant la jeunesse et les générations. Et comme le soulignait Winnicott, le jeu est central dans la sociabilité des êtres humains. Il est source de plaisir, d’apprentissage, d’individuation mais aussi d’excès et de vulnérabilité.


En conclusion de ce discours et au nom des professionnel-le-s qui animent tous les jours ces lieux, au nom des membres de nos comités respectifs qui tout au long de l’année nous apportent leurs connaissances éclairées et leurs appuis et au nom des trois présidents, nous tenons à vous remercier sincèrement de votre soutien et de votre présence en ce jour. Et nous nous réjouissons de continuer, avec vous, d’informer, de sensibiliser et d’accueillir la population genevoise de même que d’être présent auprès des personnes vulnérables. 

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Discours de Monsieur le Conseiller d’Etat Mauro POGGIA 

 

Carrefour addictions est née. Longue vie à elle!

Cette nouvelle association composée de CIPRET, association pour la prévention du tabagisme, FEGPA, association pour la prévention de l’alcoolisme et RIEN NE VA PLUS, association luttant contre l’addiction au jeu est née de la volonté politique de mon prédécesseur, Monsieur le conseiller d’Etat Pierre-François Unger, et des députés de la commission des finances de regrouper sous une seule entité la prévention des dépendances.
Il s’agit :

- D’abord, et en priorité, de renforcer la prévention des conséquences des consommations de substances psychoactives et des addictions sans substance.

Nous le savons, dans un contexte social et économique plaçant l’individu sous des pressions toujours plus fortes, la recherche de l’évasion, de la fuite ou tout simplement du plaisir constitue parfois la seule alternative au burn out ou à la dépression.
Quelques chiffres troublants :

- Le tabagisme tue près de 6 millions de personnes chaque année dans le monde. En Suisse, plus de 9000 décès ont été attribués aux conséquences du tabagisme en 2007, soit 14% des causes de mortalité. Le Coût total du tabagisme a été estimé la même année, à 10 milliards, en Suisse et à Genève il y avait alors 107 000 fumeurs dont plus de la moitié étaient considérés des gros fumeurs.

 
- L’alcool a été responsable en 2007 de près de 2000 décès par sa consommation excessive. En 2010 13% des victimes gravement blessées ou décédées dans des accidents de la route, l’ont été par la faute de l’alcool sans parler des violences domestiques ou des actes violents de manière générale. Le coût social de l’abus d’alcool a été estimé en 2003 à 6,5 milliard en Suisse.

 
- Le cannabis est sans contexte la drogue illégale la plus consommée en Suisse et en 2012, 6 % de la population affirmant en avoir consommé durant l’année écoulée, soit 430 000 personnes. 3 à 6% des consommateurs réguliers deviennent dépendants et ce taux peut augmenter jusqu’à 40% en cas de consommation très importante. 5% de l’ensemble des accidents graves de la route sont mis en lien avec la consommation de cannabis.

- Les jeux de hasard et d’argent affectent de manière pathologique entre 5 et 7000 personnes à Genève et plus de 50% des joueurs en consultation perdent en moyenne chaque mois plus de la moitié du revenu de leur ménage.

- Les jeux d’écran, enfin, et même si les données fiables manquent à l’heure actuelle, sont la conséquence d’un isolement sans contrôle externe d’un public de plus en plus jeune.

Il est donc impératif que l’Etat s’investisse dans cette prévention, raison pour laquelle un montant de près de 2 millions annuel est consacré à cette tâche jusqu’en 2016.

Il s’agit cependant également de répondre aux problématiques émergentes nouvelles liées à la multi-consommation qui affectent tout particulièrement les jeunes entre 20 et 24 ans. Plus de 40% en seraient victimes en Suisse en 2012.

L’Etat s’engage ainsi à soutenir le développement d’une politique des addictions cohérente en partenariat avec les associations qui se regroupent désormais au sein de Carrefour addictions.

Cette tâche est essentielle quel que soit la substance ou la pratique en cause pour la protection de notre jeunesse afin que notre société puisse continuer à compter sur des citoyennes et des citoyens responsables de leurs actes et profitant pleinement de la vie.

Pour celles et ceux que l’on regarde trop souvent avec mépris ou compassion dans une société toujours plus rapide et où l’individu se préoccupe toujours moins de l’autre, il est du devoir de l’Etat de promouvoir cette solidarité à l’égard de personnes qui sont malades et n’ont souvent même pas conscience de l’être.

Merci pour le travail que vous faites et que vous continuerez à faire et nous serons à vos côtés, ce d'autant que les affaires sociales sont désormais rattachées à la santé. l'inauguration des locaux de Carrefour addictionS-5709.jpg

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Pour plus informations: www.carrefouraddictions.ch


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