01/03/2014

Manifestations pour une Suisse ouverte et solidaire

12'000 personnes ont manifesté pour une Suisse ouverte et solidaire  sur la Place fédérale à Berne en réaction à la votation du 9 février.

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Intervention de Monsieur Daniel de Roulet à Berne  

 

Qu’est-ce qu’on peut  bien dire ?

A celui qui voudrait envoyer sa fille étudier à Rotterdam, mais n’aime pas les étrangers,

 

On lui dit quoi ?

 

A celle qui habite St Gall depuis vingt-trois ans, c’est-à-dire depuis qu’elle y est née, mais qui a un passeport sénégalais,

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui dit, en toute bonne foi, parce qu’il préside le gouvernement genevois, qu’il ne faut pas confondre un professeur de médecine allemand avec un réfugié nigérien,

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui, écœuré par un vote, dit « j’ai honte d’être Suisse », comme s’il avait choisi de naître ici et d’écrire des livres en allemand plutôt qu’en japonais,


On lui dit quoi ?

 

A celle qui fait les ménages au noir dans les villas de Küsnacht et se réjouissait d’avoir bientôt le droit de travailler au grand jour,

 

On lui dit quoi ?


A celui qui réclamait de limiter l’émigration à 18% et qui dirige désormais le parti de l’économie,

 

On lui dit quoi ?

 

A celle qui chaque matin vient travailler en Suisse, mais habite la France parce que, bien que née à Genève, elle n’a pas trouvé à s’y loger.

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui refuse à ses employés un salaire de 4000 francs par mois, mais qui lui-même simple patron de Nestlé, encaisse un salaire mensuel d’un million de francs,

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui fait chaque jour le trajet vers Lucerne dans les bouchons, mais à qui on a promis d’élargir l’autoroute dès que les étrangers seront partis,

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui vient pourtant de la Berne fédérale mais qui triche aux impôts et prétend que son « optimisation fiscale » crée des emplois,

 

On lui dit quoi ?

 

A celle qui part en vacances pour la Thaïlande parce qu’elle déteste ces Asiatiques, sous ses fenêtres à Romanshorn, qui crient quand ils parlent,

 

On lui dit quoi ?

 

A celui qui, écrivain, se félicite que la Suisse reste un réduit, une caverne parce que lui-même est un obscurantiste attardé,

 

On leur dit quoi ?

 

On peut leur dire, puisque bien sûr ils aiment tous notre patrie  d’une manière différente, que la place fédérale à Berne n’est pas la place Tahir du printemps arabe, ni le square Zucotti à Manhattan de Occupy Wall Streeet, ni la Plaça del Sol à Madrid, celle des indignés, ni même la  place Maïdan à Kiev. C’est juste notre petite place entre trois banques, un bistrot et un parlement.

 

Depuis cette place on ne voit pas la mer, on ne voit même pas le Jura et les Alpes qui sont notre horizon habituel, mais on voit le ciel, avec ou sans nuages, qui annonce comme un printemps.

 

Cette place ne peut être confisquée par les populistes. Elle n’est pas le monopole de ceux qui financent la haine, elle est ouverte à tous.  Elle représente un endroit qui nous accueille, avec quelques règles pour y séjourner, mais pas trop.  Comme sera la Suisse, comme il se doit, pour qu’on s’y sente bien, en partageant notre diversité.

Ça, on peut le dire.

Ddr 23.2.14

 

 

Commentaires

merci de ce très très bon reportage, ça permet de sentir qu'on était partie prenante même de loin! Par tous les moyens, nous devons essayer de reconstruire la cohésion de notre pays. Et nous somme vraiment un peuple coloré!

Écrit par : cmj | 02/03/2014

J'ai été licencié en aout de l'année passée pour être remplacé par un ouvrier franco-portugais. Arrêter de prétendre que les travailleurs étrangers font le travail que les suisses ne veulent pas faire. Si la fonction publique, comme l'enseignement qui demande des équivalence aux professeurs étrangers, était plus ouverte aux étrangers, la gauche ne soutiendrait pas les ultra-libéraux.

Écrit par : Alain | 02/03/2014

on peut aussi dire cela :

http://www.youtube.com/watch?v=-RUkoY2FQGw

Écrit par : adimante | 03/03/2014

On peut aussi dire cela, paru sur la page Facebook "Erasmus, lettre à un jeune étudiant de Suisse".

Erasmus, lettre à un jeune étudiant de Suisse.

Cette lettre s’adresse bien évidemment aussi à une jeune étudiante.

Depuis plus d’une semaine les médias rebattent en boucle du drame qui s’est abattu sur toi. Suite à la décision des Suisses de sortir de la libre-circulation des personnes l’UE a décidé de geler le programme Erasmus qui permettait à certains d’entre vous d’aller étudier ou de faire un stage dans une université européenne.

C’est une perte.

Mais comme tu le sais la vie est faite de pertes et de gains, c’est un calcul perpétuel entre ce que nous avons à gagner ou à perdre. Et tu le sais mieux que personne puisqu’en te consacrant aux études tu sacrifies une partie de tes plus belles années dans l’espoir d’une vie meilleure plus tard. Ce calcul, d’une manière ou d’une autre, selon nos possibilités, nous le faisons tous.

Et c’est pourquoi j’en appelle à ta raison aujourd’hui et te demande de considérer les choses suivantes. Ta liberté et la nôtre en dépendent.
Le programme d’échange d’étudiants Erasmus lié à la libre-circulation des personnes profite chaque année à 0.96 % des étudiants. Sur un cursus universitaire de 5 ans tu as donc environ 95 % de chance de ne jamais y participer. Voilà la perte insurmontable que l’on te présente.
De l’autre côté dans la balance il serait bien que tu prennes en considération les éléments suivants.

L’introduction de la libre-circulation des personnes dont fait partie Erasmus a amené avec elle une dérégulation du marché du travail et du marché immobilier en Suisse. Et le résultat est le suivant, il n’y a plus d’appartements pour se loger, lorsqu’on en trouve un c’est à un coût que bientôt plus personne ne pourra payer, mais surtout, peut-être ne le sais-tu pas, le salaire d’entrée que touche en Suisse un jeune universitaire lors de son premier emploi a baissé jusqu’à 6.8 %. Cela veut dire, toute choses étant égales par ailleurs, que tu toucheras en valeur réelle jusqu’à 6.8 % de salaire en moins que ce que touchait ton aîné lors de son premier salaire. Sur un salaire médian cela peut constituer jusqu’à moins 4'000 francs par année, 40'000 francs sur une décennie, dans un pays où le prix moyen du trois pièces représentait 16% du salaire moyen en 1980 et en représente aujourd’hui en moyenne un tiers.

Les coûts engendrés par la libre-circulation ont été énormes pour les gens de ce pays. Et ce qui t’est présenté ici n’en est qu’une toute petite partie mais qui suffit néanmoins pour que je puisse m’adresser maintenant à ta raison.

Es-tu vraiment sûr de vouloir accepter une telle baisse de salaire couplée à de telles hausses de loyer en échange d’une hypothétique et très mince chance de pouvoir passer quelques mois dans une université européenne ? Avec en prime la perte à moyen terme de la démocratie directe et de tes droits politiques.

Voilà ce que tu dois te demander.

Parce que c’est cela les vraies questions que posent Erasmus.

Bien à toi.

Adimante


P.S. Tu te demanderas peut-être qui je suis. Je suis simplement un citoyen qui comme toi a passé sur les bancs de l’Université mais qui un jour excédé a décidé de s’opposer à l’instrumentalisation constante dont est victime le débat sur les relations de la Suisse et de l’UE. Erasmus n’est qu’un épisode de plus de cette instrumentalisation. Tu trouveras les fondements et les preuves de ce que je t’avance ici dans mon travail sur la question que je mène depuis plusieurs années. Il est disponible sur le site www.adimante.ch et aussi en extrait sur ma page Facebook Editions Adimante.

Écrit par : adimante | 03/03/2014

Si la Suisse n'est pas assez ouverte et solidaire, y a la république démocratique populaire de Syrie !

Et quant on voit des manifestants afficher des revendications salariales en même temps que de vouloir accueillir la misère de la planète entière, c'est pas que ça fait sourire, mais pas loin !

Écrit par : Corto | 03/03/2014

Supprimez la construction d'immeubles et vous verrez l'esprit de solidarité celui là même qui habitait l'âme de chaque foyer revenir au galop.Cette solidarité pour ceux qui l'ont vraiment connue disparu peu à peu grâce aux nombreux locatifs qui dès 1960 défigurèrent de nombreux endroits en Suisse et chamboula un art de vivre qui était de toujours laisser sa porte ouverte avec très souvent une assiette du pauvre comme on disait
Tout le monde changea et dès les premières émissions TV ,les premiers films américains peu à peu le peuple se referma sur lui
En construisant des casernes de l'habitat,les portes se fermèrent et la musique qui souvent résonnait dans les rues suite aux beuglements de Squibbs ,elle aussi résonna de moins en moins
C'était le tout début des interdits collectifs .Plus de portes ouvertes ,aucun bruit pour ne pas déranger le voisin et tout le monde connait la suite
C'était l'époque du vrai esprit de solidarité et celui des nombreuses disputes lesquelles étaient vite oubliée en mangeant ou en buvant un bon verre de vin.Voire très souvent en dansant le tango
On ne peut exiger d'humains qui auront bientôt tous un gourou personnel pour leur indiquer s'ils ont le droit de parler ou de rire qu'ils soient solidaires les uns des autres.Aujourd'hui c'est y'a qu'à ,trop pressé ou suis vacances ,surtout ne comptez pas sur nous

Écrit par : lovsmeralda | 04/03/2014

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