31/05/2014

Bicentenaire de l'Entrée de Genève dans la Confédération Suisse

Bicentenaire de l'Entrée de Genève dans la Confédération Suisse

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28/05/2014

Prestation de serment des magistrats du Pouvoir judiciaire sans les députes MCG

Hier, les magistrats (536 élus) du Pouvoir judiciaire ont prêté serment devant le Grand Conseil sans les députes MCG à la Cathédrale Saint-Pierre.

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Monsieur le Président du Conseil d'Etat,
Monsieur le Président du Grand Conseil,
Madame et Messieurs les Conseillers d'Etat,
Mesdames et Messieurs les députés aux Chambres fédérales,
Monsieur le Président du Tribunal fédéral,
Madame et Messieurs les Juges fédéraux,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités judiciaires des cantons
confédérés et de France,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales,
municipales, universitaires, militaires et ecclésiastiques,
Mesdames et Messieurs les présidents de juridiction,
Mesdames et Messieurs les vice-présidents de juridiction et premiers procureurs,
Mesdames et Messieurs les magistrats du pouvoir judiciaire, chers collègues,

Election par le peuple


Tous les 6 ans, dans cette cathédrale Saint-Pierre transformée, l'espace d'une
cérémonie, en temple laïc, les magistrats du pouvoir judiciaire genevois, qu'ils soient
de carrière, suppléants ou assesseurs, prêtent devant le Grand Conseil le serment
prévu par la loi, en présence du Conseil d'Etat et des corps constitués.

Cette prestation de serment fait suite à l'élection des magistrats par le peuple.
Election qui fait de notre canton un cas tout à fait particulier. Lorsqu'en 2010, le
ministre français de l'intérieur a lancé l'idée de l'élection de certains juges au pénal
par le peuple, sa proposition a été unanimement décrié et qualifiée de gravement
démagogique. Ce serait, disait-on, une dérive à l'américaine. On aurait aussi bien pu
la qualifier de dérive à la suisse, puisqu'avec les Etats-Unis, notre pays est l'un des
rares à connaître l'élection populaire de certains juges. Et mieux qu'à la suisse, on
aurait pu dire à la genevoise, puisque notre canton est le seul à ne pas confier
l'élection de ses magistrats au parlement ou au gouvernement cantonal.

A Genève, dès la création de la fonction en 1534, le procureur général est élu par le
peuple. Puis le système évoluera au gré des changements de régime. La constitution
radicale de 1847 confiera l'élection des juges au Grand Conseil et ce n'est que dès
1904 qu'elle reviendra au peuple. Depuis lors, la plupart des élections seront tacites,
à quelques exceptions près, la plupart concernant précisément le poste de procureur
général.

Les constituants de 2012 ont bien failli remettre le système en cause. Il était questions e confier l'élection des magistrats au Grand Conseil, à l'exception du procureur général. Le pire des systèmes possibles, puisqu'il aurait contribué au mythe d'un procureur général exerçant une magistrature à part, de nature quasiment politique. Puis les constituants ont résolu de ne rien changer. Ils n'ont pas suivi les avis de ceux pour qui l'élection des magistrats par le peuple est une relique du passé, à l'instar de ce professeur de droit américain qui, il y a quelques années, considérait que l'élection des juges par le peuple convenait au New Jersey de 1795, et non au monde d'aujourd'hui. Les citoyens, disait-il, ne savent rien des gens pour qui ils votent, et ils se contentent de choisir selon leur étiquette politique. Rien à voir, biensûr, avec la Genève de 2014.


De l'étiquette politique des juges, on débat régulièrement. Les juges genevois,
comme les juges fédéraux d'ailleurs, sont présentés par un parti. Cela les rend-il
pour autant moins indépendants ? L'expérience genevoise permet de répondre
catégoriquement par la négative. Le respect des équilibres politiques au sein de la
magistrature donne certes lieu à des négociations et à des arbitrages quelque peu
triviaux au regard de la charge briguée. Mais une fois élus, les juges sont invités à
oublier leur appartenance politique et à agir exclusivement dans le respect de leur
serment. Bien malin qui saurait dire, à la lecture d'un arrêt de la chambre
administrative ou d'un acte d'accusation du Ministère public, si son inspiration est de
droite, de gauche, du centre ou d'ailleurs. Pour parodier Churchill, l'élection des
magistrats par le peuple est le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres.

Indépendance du pouvoir judiciaire


De toutes les vertus que les magistrats doivent revêtir au long de leur carrière, la plus importante est sans nul doute l'indépendance. Le procureur général du XVIe siècle était déjà non seulement l'accusateur, mais de façon plus générale le gardien
indépendant de la loi et de l'ordre public. Dès son origine, la fonction se conçoit donc
comme un contre-pouvoir face aux autorités politiques. La fonction a évolué, les
juridictions se sont multipliées, mais l'idée centrale est restée : la justice est
indépendante du pouvoir politique. La création, au milieu du XXe siècle, du conseil
supérieur de la magistrature, a marqué une étape importante dans la reconnaissance
de l'indépendance des juges. Un juge qui doit résister à toutes les pressions, y
compris de celle qui est sans doute la plus puissante de nos jours, celle de l'opinion
publique.

Dans notre canton, la justice a mené depuis plusieurs décennies un combat
méthodique pour que l'indépendance des juges se concrétise dans une véritable
indépendance du pouvoir judiciaire. Jadis rattaché administrativement au Conseil
d'Etat, l'administration judiciaire a progressivement conquis une large autonomie,
notamment par la création de la commission de gestion du pouvoir judiciaire.
Composée de magistrats et d'un membre du personnel de l'administration judiciaire,
la commission de gestion gère les moyens alloués par les pouvoirs publics à la
justice et les affecte aux juridictions et aux services centraux. Elle présente son
budget au Conseil d'Etat et le défend devant la commission des finances du Grand
Conseil. Elle est aujourd'hui l'employeur des collaborateurs de justice.

La constitution de 2012, plutôt laconique en ce qui concerne le pouvoir judiciaire,consacre toutefois expressément son autonomie. Une autonomie dont les contours sont à réinventer chaque jour, tant il est vrai que la tentation existe pour les uns de l'oublier et pour les autres de l'exagérer. Une autonomie qui trouve sa véritable limite dans le pouvoir des autorités politiques de décider des moyens financiers alloués au pouvoir judiciaire. Sans le nerf de la guerre, toutes les velléités d'indépendance s'estompent. Sans compter qu'à la différence de la plus petite association subventionnée, sans parler des grands établissements publics autonomes, le pouvoir judiciaire ne conclut pas avec l'Etat, dont il fait partie intégrante, de contrat de prestations qui lui assurerait un financement prévisible sur plusieurs années.


L'autonomie du pouvoir judiciaire ne lui donne pas seulement des droits, mais aussi
nombre de devoirs. Le premier étant de rendre compte de l'utilisation des deniers
publics et de son efficience. La commission de gestion doit, à cet égard, résoudre la
quadrature du cercle : garantir à l'autorité politique que chaque franc alloué à la
justice est effectivement utilisé avec efficience, dans un contexte où la loi confie aux
juridictions la compétence de s'organiser de manière autonome. Un défi que la
commission entend loyalement assumer, dans le respect de la loi.

Hommage aux partenaires


Qui dit indépendance ne dit toutefois pas isolement. Le pouvoir judiciaire ne gravite
pas sur une orbite si éloignée qu'il en viendrait à oublier son ancrage au coeur même
de l'Etat. Ne serait-ce que parce que l'Etat finance la justice et met à sa disposition
les bâtiments qu'elle occupe. Le dialogue institutionnel avec le Conseil d'Etat et le
Grand Conseil s'impose comme une évidence. Je remercie ici l'une et l'autre de ces
institutions pour l'attention qu'elles prêtent au pouvoir judiciaire et pour leur écoute.
Les frictions vécues ici ou là en la matière ne doivent pas occulter la qualité et
l'intensité de ces relations, vitales pour les uns et pour les autres.


Mais évoquer le dialogue institutionnel, c'est aussi se référer à la collaboration
fructueuse des juridictions avec leurs administrations partenaires. Je salue ici le
travail approfondi et loyal de ces administrations, sans lesquelles l'action de la justice
serait académique. Que serait le Ministère public sans la police ? A quoi survivrait
l'œuvre des juridictions pénales sans les autorités chargées de la détention ?
Impossible d'ailleurs de les évoquer sans rendre un hommage appuyé aux cadres et
collaborateurs de la prison de Champ-Dollon, dont plusieurs ont été associés à cette
cérémonie, qui accomplissent un travail délicat et risqué dans des conditions pour le
moins difficiles. Que serait l'œuvre des juridictions civiles sans l'appui des
administrations chargées de la protection des adultes et des mineurs ? A tous, et à
tous ceux que je n'ai pas mentionnés, j'adresse les plus vifs remerciements de la
justice pour tout le travail entrepris.

 

Mais évoquer le dialogue institutionnel, c'est aussi mentionner les relations de la
justice genevoise avec ses homologues extérieurs. Je salue, à tout seigneur tout
honneur, la présence du président du Tribunal fédéral, qui exerce sur notre
jurisprudence la sévère surveillance d'un père sur ses enfants. Je salue la présence
des procureurs généraux et présidents de tribunaux cantonaux de Suisse romande
et du Tessin, avec lesquels nous entretenons des relations à la fois fructueuses et
cordiales. Et je salue la présence des autorités judiciaires françaises, des procureurs
généraux et présidents des Cour d'appel de Lyon et Chambéry, ainsi que de
plusieurs procureurs de la République et présidents de Tribunaux de grande
instance. Votre présence, Mesdames et Messieurs, marque la réalité concrète de
l'espace judiciaire transfrontalier. L'imbrication de nos communautés se reflète
immanquablement dans l'activité de nos juridictions civiles et pénales. Les contacts
professionnels et souvent amicaux que magistrats français et genevois entretiennent
sont le gage d'une meilleure efficacité de nos justices respectives, pour lesquelles la
frontière, si elle reste une réalité, tend à s'estomper lorsqu'il s'agit de poursuivre un
criminel d'un pays à l'autre ou de liquider un régime matrimonial plurinational.
Puissent ce dialogue et ce travail commun se poursuivre et se développer, dans le
meilleur intérêt de nos concitoyens.

Les défis de la justice


Toute cette félicité ne doit pas dissimuler le fait que la justice est aujourd'hui
confrontée à des défis de taille. Le premier est – sans surprise – celui de ses
moyens. Dans une société démocratique comme la nôtre, dans un état fondé sur le
droit, le rôle de la justice est central. Qu'il s'agisse de résoudre les conflits entre
particuliers ou avec l'Etat, ou qu'il s'agisse de réprimer les infractions, la justice
assume un rôle qui n'échoit à nul autre. Il n'est guère besoin de décrire ce que serait
notre société si l'Etat ne prêtait pas son concours à la résolution des litiges et à la
répression des transgressions. Pourrait-on d'ailleurs encore parler de société si
chacun devait se faire justice lui-même ? Nous connaissons tous la réponse : sans
une justice forte, efficace et rapide, la vie en société est impossible.

On pourrait penser, au vu de l'importance qualitative et quantitative de l'action
judiciaire, que cette dernière coûte cher à l'Etat. Il n'en est rien. Malgré une hausse
importante, au cours des dernières années, des moyens alloués à la justice, cette
dernière n'a représenté, en 2013, que 1,7% des dépenses de l'Etat. Un rôle central,
pour un prix dérisoire.


Cette augmentation des moyens alloués au pouvoir judiciaire ne répondait pas à un
besoin de confort. Les choix du législateur fédéral en matière de procédure pénale
ont exigé une adaptation conséquente, toujours en cours, des moyens alloués à la
justice pénale. On l'oublie vite, mais c'est bel et bien l'insuffisance de ses moyens qui
a conduit le Ministère public, en 2011, au bord du gouffre. Et c'est la même
insuffisance qui étrangle aujourd'hui le Tribunal pénal et qui menace la cour pénale
de la Cour de justice.

La création en 2013 du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant n'avait pas

davantage pour but de satisfaire un besoin de confort. Le choix du législateur

cantonal, appuyé par le pouvoir judiciaire, de conserver une autorité de protection à

caractère judiciaire a conduit à la mise en place d'une juridiction complexe, la

multidisciplinarité voulue par le législateur fédéral se traduisant par l'introduction en

nombre de juges assesseurs aux compétences et aux profils variés. Une solution sur

mesure, adaptée aux besoins nombreux des genevois en la matière, mais qui a

exigé un accroissement des moyens consacrés à cette juridiction.

 

Mais ce n'est pas tout. L'assemblée constituante a voulu que notre canton se dote

d'une juridiction constitutionnelle propre. Dans quelques mois, la Cour de justice

accueillera une nouvelle chambre, la chambre constitutionnelle, qui examinera sur

recours la constitutionnalité des lois et règlements, et se chargera en outre du

contentieux des droits politiques. Une nouvelle chambre, ce sont des magistrats

supplémentaires, des greffiers et des juristes supplémentaires, et des locaux

supplémentaires. En résumé, ce n'est pas gratuit.


Il serait illusoire d'imaginer que la justice puisse constamment absorber des tâches

nouvelles et créer de nouvelles juridictions à coût constant. Sans compter qu'à ces

tâches nouvelles s'ajoute l'augmentation du nombre de causes portées devant la

justice, les juridictions pénales et de droit public absorbant actuellement les hausses

les plus notables. Il serait illusoire de penser que la justice puisse constamment faire

plus sans une adaptation correspondante de ses moyens. Sans que cela ne doive

effrayer : même augmenté, le budget du pouvoir judiciaire restera ce qu'il est

aujourd'hui, une goutte d'eau dans l'océan des dépenses de l'Etat.

 

Parler de moyens, c'est aussi parler de locaux. Doté d'une tour de 160 mètres, il

rassemblera toutes les juridictions civiles et pénales de la région. Dessiné par l'un

des plus grands architectes de notre temps, il sera inauguré en 2017 pour un coût

estimé de 2,7 milliards d'euros. Je parle bien sûr du nouveau Palais de justice de

Paris. J'aurais pu, dans un registre plus modeste, évoquer la magnifique rénovation,

pour quelque 50 millions d'euros, du Palais des 24 colonnes, le palais de justice de

Lyon. Une rénovation respectueuse de l'histoire de ce bâtiment achevé en 1847,

mais qui a été l'occasion d'améliorer les conditions de travail des magistrats et

collaborateurs et l'accueil du public, et notamment des personnes à mobilité réduite,

et d'améliorer la sécurité des utilisateurs du bâtiment.

 

Pendant ce temps, à Genève, notre vieux palais se dégrade. Construit un siècle plus

tôt que celui de Lyon, en 1842, sur l'emplacement d'un ancien couvent, il sert d'abord

d'hôpital général avant d'être affecté dès 1860 à la justice. Des architectes et des

ouvriers, il n'en a pas eu depuis bien longtemps. Les salles d'audience ont le charme

discret des années 70, le toit menace ruine et la cour centrale est enlaidie par la

présence d'une verrue à caractère provisoire. Provisoire à la façon suisse : le célèbre

provisoire qui dure. Quant à la sécurité, elle est tout simplement inexistante,

l'organisation du moindre procès à risque se transformant en casse-tête sécuritaire.


Pour répondre aux besoins de la justice en locaux, on a procédé au coup par coup : en louant à prix d'or tel hôtel particulier, dont les velours et les dorures accueillaient des justiciables consternés. Puis en logeant tel tribunal au beau milieu de l'administration dont il contrôle les décisions. Enfin en exilant le Ministère public dans un immeuble aussi clinquant qu'inconfortable. Avec le résultat que la justice est aujourd'hui éclatée sur huit sites. Un éclatement qui coûte. La seule nécessité de déplacer des détenus d'un site à l'autre revient à quelque 10 millions de francs par an. De quoi financer un joli investissement.


Au fil des années, les projets de nouveau palais de justice se sont succédés. Pour
être tous abandonnés. Le dernier en 2013 : trop haut et trop cher. Un peu comme le
palais de justice de Paris, qui se fera, lui. Madame et Messieurs les Conseillers
d'Etat, Mesdames et Messieurs les Députés, le pouvoir judiciaire est conscient de la
masse des investissements à financer et de l'ampleur des moyens qu'exigent
l'entretien et la rénovation du parc immobilier de l'Etat. C'est pourquoi la commission
de gestion du pouvoir judiciaire s'est accordée avec le Conseil d'Etat, en ce début
d'année, sur l'idée d'un projet de nouveau palais redimensionné. Un palais destiné
aux juridictions pénales et au Tribunal administratif de première instance, qui les
unes et l'autre accueillent des détenus. Un projet redimensionné, mais qui doit
maintenant impérativement voir le jour dans le délai prévu. Ce que nombre de villes
d'Europe, petites, moyennes ou grandes, ont su faire ces dernières années, Genève
doit pouvoir l'accomplir aussi : marquer à sa justice l'importance que lui accorde
l'Etat. En marquer son attention et son respect envers tous ceux qui la fréquentent.

Il y a bien d'autres défis que j'aurais encore aimé évoquer. Et parmi eux sans doute,
le défi le plus menaçant pour les justices cantonales : cette invraisemblable
complexité que le législateur fédéral s'ingénie à introduire avec un pervers bonheur
dans chacune de ses réformes. Que l'on songe à la réforme du droit des sanctions,
qui aurait fait la joie d'un théologien byzantin. J'aurais aussi eu à coeur d'évoquer
toutes ces initiatives et lois nouvelles qui limitent le pouvoir d'appréciation du juge, ce
juge que l'on infantilise, à qui l'on entend dicter la solution de peur apparemment qu'il
ne se complaise dans une laxiste mollesse. Et je n'aurais pas manqué d'évoquer le
dernier avatar de cette tendance à la mode, l'initiative visant à juger les juges pour le
comportement de ceux qu'ils ont jugés. Mais il ne serait pas de bon goût d'assombrir
la fête, et il est temps de conclure.


Je ne saurais le faire sans remercier le Grand Conseil, son sautier et ses
collaborateurs pour l'organisation de cette belle cérémonie.


Et je ne saurais encore moins le faire sans vous adresser à vous tous, Mesdames et
Messieurs les magistrats qui venez de prêter serment, mes plus vives félicitations et
mes voeux de bonheur et de succès dans l'exercice de votre charge. Mes chers
collègues, la justice genevoise est belle et les citoyens de ce canton peuvent en être
fiers. A nous de faire en sorte, avec l'appui du parlement et du gouvernement, qu'il
en soit ainsi demain et toujours.

Vive la justice genevoise, vive la République et canton de Genève !

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU MOUVEMENT CITOYENS GENEVOIS

 


 
Election politisée du pouvoir judiciaire
Les députés MCG absents à la prestation de serment

La députation MCG a décidé de ne pas assister à la prestation de serment en la Cathédrale Saint-Pierre, ce mardi 27 mai à 17 heures.  Afin de marquer leur désapprobation quant au système actuel de l’élection des magistrats par les partis politiques, l’ensemble des députés a pris cette décision.

En effet, le MCG s’offusque de cette cooptation politique qui élimine des candidatures valables au profit de magistrats politisés.

La Constitution et la loi sur le pouvoir judiciaire évoquent l’indépendance dudit pouvoir, tant envers le législatif que l’exécutif. Le MCG estime qu’il faut appliquer ce principe également vis-à-vis de tous les partis. L’indépendance de la Justice prime et celle-ci doit se distancer du landerneau politique.

Cette action ne vise pas les magistrats élus ni leurs compétences, mais c’est bel et bien le système que nous combattons.

Jean-Marie VOUMARD, Chef du Groupe MCG au Grand Conseil
 
Eric STAUFFER, membre du Bureau du Grand Conseil
 
Pascal SPUHLER, Vice-Président du MCG
 
L’ensemble de la députation MCG

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Pour plus photos visitez

www.photographygeneva.com

27/05/2014

« Lorsque les paroles ne suffisent plus… place à la photographie »

Demir Sönmez immortalise l’histoire récente de Genève dans les domaines social, culturel et politique ainsi que son environnement naturel.

Vous pouvez trouver ses photos, qui ont une caractéristique de documents historiques , sur le site 


www.photographygeneva.com

 

 

Né en 1960 à Elmapinari (Cat/Erzurum), Demir SÖNMEZ a fait toutes ses études à Ankara (Turquie). Entre 1978 et 1982, il a été emprisonné en raison de ses activités politiques. Il a effectué ses études supérieurs en économie à l’Université de Hacettepe et à l’Université d’Anadolu. En 1990, suite aux répressions politiques, il a quitté la Turquie et demandé l’asile politique en Suisse. Depuis, il vit à Genève et participe activement à la vie sociale et culturelle. Ainsi, il est membre fondateur et dirigeant de la Maison populaire de Genève (créée en 1994) et membre du Parti socialiste, du syndicat UNIA, CETIM, Société Genevois de Photographie, Reporters sans frontières et European Presse Fédérations.

Il a débuté le journalisme et la photographie dans les années 1980 en Turquie, mais il n’a pas pu les poursuivre en raison des répressions politiques. Il a repris ses activités dans le domaine de la photographie en 2006. Titulaire d’une carte de presse internationale, il est membre des Reporters sans frontières et de la Société genevoise de la photographie. Il suit de très près les activités sociales, culturelles et politiques à Genève comme reporter photographe. Ses photos sont utilisées comme sources par de nombreuses médias et institutions en Suisse1, en Turquie et dans de nombreux pays européens. A ce jour, il a obtenu plusieurs prix pour ses photographies2. Quant au journalisme, il anime régulièrement un blog à la Tribune de Genève et a publié, depuis 2009, plus de 1000 articles et des dizaines de millier de photos et vidéos.

La photographie constitue un des éléments importants de la mémoire collective. Au-delà d’une passion, la photographie est un mode de vie pour moi. Par sa position stratégique, Genève abrite de nombreux évènements internationaux. De plus, 182 nationalités y sont représentées parmi ses habitant-e-s. Ce qui fait que la vie sociale, culturelle et politique est très diverses et multicolores. Ainsi, il est possible de croiser dans les rues de Genève des personnes parlant ou chantant dans différentes langues. De nombreux festivals et soirées culturelles organisés permettent de faire connaissance avec des personnes de différentes cultures. En parallèle, en se rendant à la Place des Nations, il est possible de connaître les multiples souffrances ou catastrophes sociales qui surviennent dans le monde. Les luttes sociales locales ne sont pas en restent, puisque vous pouvez être témoin de nombreuses mobilisations syndicales, d’événements organisés par les partis politiques lors des votations/élections ou de manifestations en faveur des droits des migrants. Vous pouvez également assister à de nombreuses manifestations sociales, politiques, culturelles et sportives, organisées par des organisations/institutions internationales.

La richesse de Genève ne se limite pas à des manifestations sociales précitées, elle possède également un environnement et biotope riches avec ses nombreux parcs agréables, son lac Léman (2ème plus grand d’Europe) et ses magnifiques vignes dont l’excellence de ses vins ne sont plus à démonter.

En tant que photographe, mon but est d’enregistrer dans la mémoire collective ces richesses sociale, culturelle, politique et naturelle en les immortalisant avec l’objectif de mon appareil. Ce qui est primordial à mon avis quand on photographie, c’est de dépasser les préoccupations personnelles ou de ne pas voir cette activité uniquement comme un hobby ou une source de revenu, mais c’est de transmettre les images de la vie dans toutes leurs dimensions (luttes, résistances, victoires, amour, espoir, joies, douleurs, beautés de la nature, etc.), sans fard ni artifice. C’est pourquoi, je me considère non pas comme un photographe mais un reporter photographe.

 

La vie et la lutte continuent!

26/05/2014

La fête aux Grotte

Les photos  de la fête aux Grotte

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25/05/2014

Manifestons de soutien à la Révolution Bolivarienne !

 

Samedi 31 mai 2014 à 14h00 ambassade USA Sulgeneckstrasse Berne

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Depuis plusieurs mois déjà, l'opposition vénézuélienne -soutenue par l'administration étasunienne et les oligopoles médiatiques, aveuglément suivis par les médias traditionnels suisses- utilise des moyens extrêmement violents pour renverser le président élu, Nicolás Maduro. Il est en fonction depuis un an et doit affronter une situation de coup d’état permanent qui s’est muée en une véritable guerre de basse intensité ! Ces manifestations orchestrées par l'oligarchie n'ont pas suscité l’adhésion populaire et perdent chaque jour du terrain, y compris dans les rangs des opposants... Mais, des groupuscules de fanatiques et de mercenaires étrangers ne songent pas à s’arrêter; ils ne réfléchissent pas et veulent à tout prix instaurer un climat de terreur... Leurs dirigeants, Leopoldo López, María Corina Machado, Henrique Capriles, meneurs du coup d'état de 2002, font à nouveau preuve d'un total mépris envers le pays, ses habitants, ses institutions et sa Constitution.

 

Ces éléments violents, cagoulés ont déjà incendié une centaine de véhicules de transport en commun et frigorifiques. Ils ont également détruit des bâtiments publics, des stations de Métro, des locaux de 15 universités publiques, des installations électriques et téléphoniques. Ils ouvrent le feu contre la population. Ils posent des barrages routiers sur le territoire des communes gérées par des maires de l’opposition en empêchant les riverains de circuler, allant jusqu’à les séquestrer dans leur propre lieu d’habitation. Ils les intoxiquent en mettant le feu aux ordures ménagères. Ils sont responsable de la destruction de plus de 6000 arbres et de divers panneaux de signalisation. Et pour finir, ils s'emploient à verser du gasoil dans les canalisations d’eau potable ! Ces terroristes qui sont présentés par les médias comme de « jeunes étudiants » utilisent des armes à feu munies de lunettes à visée laser; ils sont gantés et se déplacent suivis d’« anges gardiens », s'employant à recueillir les douilles. Et ce, afin d’empêcher toute identification des armes employées.

 

Cette opposition de droite a abandonné tout scrupule, tout respect de l’institution du suffrage; elle désavoue les résultats électoraux obtenus selon les normes démocratiques et qualifie le président Nicolás Maduro de « dictateur ». Ce genre d'argument est dangereux; il peut servir pour attaquer n’importe quel gouvernement progressiste et pour le déboulonner par la force. Aujourd’hui le Venezuela est une sorte de laboratoire : le destin démocratique de la région se joue ici. C’est pour cela que nous devons exprimer notre solidarité envers le peuple vénézuélien qui défend la Démocratie, sa souveraineté nationale menacée et ses acquis sociaux obtenus depuis 15 ans. L’ingérence directe des USA continue, récemment le Congrès discutait de la supposée « violation des droits humains au Venezuela » et des sanctions à lui imposer... !

 Pour la paix et pour l’autodétermination du peuple vénézuélien !

Contre la politique interventionniste des États-Unis !

USA : Pas touche à la Révolution Bolivarienne !!

Wilma Jung

Comité Bolivarien de Suisse

 Laurent Tettamanti et Christian Tirefort

Mouvement vers la Révolution Citoyenne – MvRC

 Soutien : Red-Latinoamericana-Zürich, Arab-Group,Tamkeen, Comité Révolution Citoyenne Ecuador, Coordination en Suisse du Front populaire tunisien, Association des tunisiennes et tunisiens en Suisse, ADETRA-Association syndicale de défense des travailleuses et travailleurs, Association des palestiniens en Suisse, BADIL-Geneva, Collectif Amérique Latine RÉSISTANCES !, DIDEPU-Commission d'appui aux Peuples Originaires du Chili, Librairie "Nueva Utopía", La Lettre Libre, Maison Populaire de Genève, SSP-Jura, Union syndicale jurassienne, Parti socialiste autonome du Jura Sud (PSA-SJ), Collectif altermondialiste jurassien,  Jura-Chiapas, Associazione d'aiuto medico a Centro America (AMCA), Parti des Travailleurs de Turquie, Union de la Jeunesse de Turquie en Suisse, Parti Suisse du Travail (PST), Unión Mexicana Suiza (UMES), ...

22/05/2014

Manifestations anti-chinois à la place des Nations Unies

Aujourd'hui, à la place des Nations, 200 vietnamiens ont manifesté contre les actes illicite de la Chine, et demande à la Chine de se retirer de la plate-forme de forage HD- 981 sur les eaux territoriales du Viet Nam et de respecter les droits et intérêts de tous les pays riverains conformément à la Convention.

L’imposante plateforme chinoise, qui permet d’effectuer des forages en eaux profondes, est arrivée escortée d’une flottille de dizaines de navires chinois, civils et militaires. Celle-ci s’est retrouvée confrontée à des dizaines de bateaux vietnamiens tentant d’empêcher la plateforme d’entamer sa prospection. 

Les tensions bilatérales ont fortement augmenté depuis l'annonce début mai par Pékin du déploiement d'une plate-forme de forage pétrolier en eau profonde dans les eaux contestées.Le Vietnam a dénoncé une décision «illégale» et exigé que la plate-forme soit retirée. Hanoï a aussi a envoyé des navires dans la région, dont certains, selon eux, ont été attaqués ou harcelés par des navires chinois.

Messager une jeune manifestante vietnamienne sur place
Pour la cause de notre manifestation aujourd'hui le 21-05-2014 devant l'ONU à Genève, c'est de demander la Chine de se retirer leur perforage et les bateaux qui se trouvent dans les eaux territoriales du Vietnam. Nous sommes en tant que vietnamiens d'origine, nous nous protégeons contre les actes agressifs de la Chine. Pour notre pays, pour nos patriotes, pour nos ancêtres et le sang qui circule dans notre corps, dans notre esprit et dans nos cœurs, c'est le sang vietnamien. Nous nous remercions tous les gens du monde entier qui étaient là avec nous aujourd'hui, nous avions plus de pouvoir et de force pour combattre l'ennemis.” Nous avons proverbe qui  dit:

“Vaut mieux mourir honoré que vivre déshonoré.”


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Le forage Haiyang Shiyou 981 et les tentatives de la Chine


L’implantation de la plate-forme pétrolière chinoise baptisée Haiyang Shiyou 981 par la compagie pétrolière publique chinoise CNOOC le 2 mai 2014, dans une zone disputée de la Mer de Chine méridionale, à 120 miles marins de la côte du Vietnam, au Sud des îles Paracels dont la Chine revendique un contrôle quasi-total alors qu’elle appartient à sa Zone économique exclusive selon le Vietnam, a provoqué une vive réaction du Vietnam et un risque réel d’un conflit militaire. En rappellant l’histoire de ce conflit, on pourrait se poser plusieurs questions concernant notamment les vraies tentatives de la Chine derrière l’installation de ce forage.

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Pourquoi le choix d’un tel moment et à tel lieu?

La Chine a, d’une manière rusée, bien choisi le moment pour déplacer et installer le puits de forage HD 981 dans la zone économique exclusive (ZEE) du Vietnam où la crise politique en Ukraine a créé un contexte favorable à la mise en œuvre de sa stratégie, alors que la communauté internationale et surtout les Etats-Unis et et les pays occiderntaux s’efforcent de régler l’affaire ukraine d’où aucune  réaction démesurée à l’égard de cette action de la Chine en Mer de Chine méridionale. De plus, préoccupé par la célébration de la journée de la réunification du pays (le 30 avril) et la commémoration du 60è anniversaire de la victoire de Dien Bien Phu, le Vietnam pourrait-il prévoir cette tentative de la Chine et même rassembler les forces armées et réagir à temps contre cette action « bien calculée et planifiée » de son « grand pays voisin »?

Par ailleurs, le déploiement initial du puits du 981 – d’une valeur environ d’un milliard de dollars et fabriqué par la Chine elle-même- il y a deux ans, en mai 2012, n’avait pas suscité de remous. Implantée au début au Nord des îles Paracels (Xisha en chinois), à 320 kilomètres au Sud-Est de Hongkong, cette plate-forme restait plus proche des côtes chinoises que de celles de tout autre pays. Mais la nouvelle zone d’affectation de la tête chercheuse de celle – ci présente une tout autre configuration. Située cette fois-ci au Sud des Paracels, elle se trouve en effet dans la Zone économique exclusive du Vietnam. Le “grand pays voisin” du Vietnam a le temps pour bien calculer et considérer le moment opportun pour effectuer des actions provocatrices dans cette zone considérée si faible puisque de telle installation ne peut pas être réalisée dans la zone du Nord, où se situe la Japon, allié proche des État-Unis, ni dans celle du Sud-Est, où se trouve un autre allié aussi proche des États-Unies – les Philippines qui sont aussi en litige avec la Chine et l’ont même trainée devant le Tribunal International à La Haye. Ainsi, le Vietnam, un pays qui n’a pas de traité d’alliance avec les États-Unis, ni d’adhésion à aucune alliance millitaire et adopte alors une politique extérieure pacifique, consitue « un maillon faible » aux yeux de la Chine pour en profiter.

Manifestation Vietnamiens-2466.jpgPourquoi une mobilisation si importante et un tel  « coup de force »?

Depuis la mise en oeuvre de sa stratégie maritime pour tenter de faire valider le « tracé en neuf traits », il ne s’agit pas de la première fois que la Chine entame des actes de provocation contre les pays riverains en litige. Et pourtant, c’est la première fois que l’Empire du milieu déploie un arsenal aussi fort avec la présence des navires de police maritime, des avions ... et se livre à des pratiques coercitives rudes contre le Vietnam afin de protéger sa plate – forme pétrolière HD 981.

Avant d’installer ce forage dans la zone économique exclusive du Vietnam, la Chine a -t- elle pu prévoir les réactions du Vietnam ainsi que de la communauté internationale pour déployer à l’avance ses dispositifs nécessaires et ce afin de réaliser son objectif de transformer ce forage en son “territoire national mobile” en Mer de Chine méridionale?

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Quels sont les calculs de la Chine?

En décidant de dépacer et d’installer le forage 981 dans la Zone économique exclusive du Vietnam, la Chine, à part le choix du moment et du lieu, a bien mesuré les réactions du Vietnam et de la communauté internationale.

En effet, la Chine connait bien le degré des réactions du Vietnam face à de tels incidents au cours de ces dernières années. En fait, quelles que soient ses réactions, le Vietnam ne mobilise pas en tout état de cause sa force militaire contre la Chine. Or, la Chine a même prédisposé des forces de réaction nécessaires pour répliquer à de telle réaction du Vietnam. Elle n’a aucun souci en cas d’affrontement avec le Vietnam tant sur le terrain que sur le plan diplomatique et médiatique.

À l’échelle internationale, la Chine a également tenu compte du degré et de l’éventualité d’une intervention des États – Unis dans ce conflit en Mer de Chine méridionale, et notamment en cas de confrontation militaire entre le Vietnam et la Chine. D’une part, il est impossible pour les États-Unis de soutenir publiquement le Vietnam ou d’y envoyer leurs troupes faute d’un traité de coopération mutuelle et  de sécurité comme celui entre eux et le Japon. D’autre part, les États - Unis ne peuvent pas mettre de côté leurs intérêts stratégiques dans les relations bilatérales avec la Chine pour protéger les intérêts provenant de leur relation avec le Vietnam. Enfin, concernant les revendiations territoriales en Mer de Chine méridionale, le gouvernement américain préconise de jouer le rôle d’un intermédiaire plutôt que de « forcer la main » à la Chine même s’il s’efforce de mettre en place « une ceinture de contrôle » pour contrer l’avancée de la Chine.

 

Manifestation Vietnamiens-2479.jpgToute une stratégie masquée à long terme!

Tous les actes de provocation de la Chine effectués jusqu'à cet événement grave en Mer de Chine méridionale montrent clairement son objectif à long terme « d’occuper monopolement » la Mer de Chine méridionale. La Chine, un pays assoiffé d’énergie pour sa gigantesque industrie, s’efforce de piller et de rechercher des sources d'énergie à l’extérieur, en particulier dans les régions voisines où elle pourrait dominer. Et la Mer de Chine méridionale, qui est non seulement une voie  de navigation maritime très intense mais également une réserve de pétrole et de gaz, serait une « proie appétissante » que la Chine ne peut négliger. Plus profondément, à travers la revendication de la souveraineté et la monopolisation de l’occupation de la Mer de Chine méridionale, la Chine veut contrôler et maitriser l'ensemble des voies maritimes commerciales, intensifier son influence sur les pays dans la région et sur ceux dont les intérêts sont liés à ces voies de navigation commerciale, y compris le Japon et les États-Unis.

Tous les actes de la Chine, même s’ils étaient, au fil du temps, de petites provocations, mais dont le niveau prend de l’ampleur chaque année, selon la stratégie “pluie perméable”, visent à changer le statu quo. Les différends entre la Chine et le Vietnam risquent d’escalader en conflits si les deux parties ne peuvent pas maitriser la situation. Et puis, si la Chine continuait à profiter de cette situation pour imposer sa souverainté aux autres zones disputées telles que celles avoisinant les îles de Spratly? Il s’agit là d’une grande question en suspense!

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La Chine se veut - elle être isolée?

Face aux actes susmentionnés de la Chine, on se pose la question si la Chine n'as rien à craindre tout en « faisant la pluie et le beau temps » ? ou si elle peut imposer ses règles du jeu et rétablir l’ordre dans la région à son gré?”

De toute évidence, en raison de l'intégration internationale approfondie et élargie, ainsi que des intérêts stratégiques des grands pays en dehors de la région, que cela plaise ou non, qu'ils soient grands ou petits, ces pays ne peuvent pas rester les bras croisés face aux actions abusives du gouvernement chinois.

Peut-être que cet événement permettra de créer « un besoin », un nouveau « catalyseur » poussant les pays membres de l’ASEAN, en particulier les Philippines, et le Vietnam à s’approcher plus étroitement pour lutter contre la Chine. Évidemment, si la Chine engage une politique de fermeté envers le Vietnam, rien ne peut garantir que ce pays ne fait pas de même vis-à-vis des Philippines, bienque les intérêts de chaque pays et les conflits dans chaque zone litigieuse soient à différents niveaux. Ainsi, la nécessité de s’allier entre les pays « menacés » par la Chine augmentera progressivement, faisant échouer peu à peu l'objectif de diviser l'ASEAN de la Chine, faisant à l’inverse de la Chine un exclu dans la région.

Quant aux États-Unis, changeraient – ils leur position si la Chine continuait à exacerber les tensions? En fait, c’est la position des États-Unis qui a donné l'occasion à la Chine d’intensifier leurs actes de provocation portant gravement atteinte aux intérêts américains dans la région. Ainsi, si un conflit éclatait éventuellement entre la Chine et le Vietnam, il ne serait pas encore temps que les États-Unis soutiennent ou protègent le Vietnam mais ce serait une « sonnerie d’alarme » pour les américains de reconsidérer leur engagerment. Et sans doute, la Chine ne pourrait prendre tout seul la décision uniquement selon sa propre volonté.

C’est à cause des actions « de sa propre initiative » que la Chine s'isole de la communauté régionale et internationale, et en subirait les conséquences sur le plan  politique, économique et diplomatique.

 

 

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21/05/2014

Manifestation Internationale Anti-Chevron à Genève

A l'occasion de la journée de mobilisation internationale pour soutenir les victimes de la compagnie Chevron, aujourd’hui (21 mai 2014) une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sur la Place des Nations à Genève. D’autres manifestations ont eu lieu dans cinq pays sur quatre continents. Par ces actions simultanées, les manifestants entendaient dénoncer les pratiques de la société transnationale pétrolière Chevron dans le monde.

Organisée par le Réseau suisse de solidarité de l’UDAPT (Union des affectés par les opérations pétrolières de Chevron-Texaco) en Amazonie – Equateur, CETIM et Coordination Climat-Justice sociale, les personnes suivantes ont pris la parole: Anne Mahrer, Conseillère nationale Verts, Melik Özden, Directeur du CETIM, Amanda Gavilanes, au nom du parti socialiste genevois, Gilles Godinat, au nom de la Coordination Climat-Justice sociale et solidaritéS.

 

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Intervention de Melik Özden, Directeur du CETIM


Aujourd'hui, nous sommes réunis ici pour exprimer notre solidarité avec les victimes de la société transnationale pétrolière Chevron. Sur quatre continents, des centaines d'organisations et mouvements sociaux se mobilisent pour s'opposer aux pratiques de cette compagnie.

Depuis plusieurs décennies, Chevron pollue sans scrupule l'environnement et porte atteinte aux droits des peuples concernés. Condamné à 9,5 milliards de dollars pour les dommages causés en Amazonie équatoriale par des tribunaux de l'Equateur, Chevron refuse toujours de payer. Au contraire, la compagnie lance des armées d'avocats et d'experts pour invalider le jugement et intimider les victimes par des multiples procès. Le manque de coopération de la justice de l'Etat de siège de Chevron, à savoir les Etats-Unis, est un obstacle supplémentaire sur le chemin des victimes.

Depuis plus de 20 ans, les victimes de Chevron dans l'Amazonie équatoriale tentent d'obtenir justice pour les dégâts provoqués par cette compagnie à leur milieu de vie. Pendant ce temps, non seulement l'environnement reste souillé, mais de nombreuses personnes continuent de mourir ou de vivre avec des maladies, parfois incurables, telles que multiples types de cancer et d'infections ou d'autres problèmes du système respiratoire, reproductif et circulatoire.

Le cas de Chevron est emblématique à maints égards du comportement des sociétés transnationales, insaisissables sur le plan juridique, et nous démontre, en particulier :
    1)    les effets dévastateurs des activités des sociétés transnationales sur les populations locales et l'environnement quand elles ne sont pas encadrées par des règles contraignantes au niveau national et international ;
    2)    le chemin tortueux que les victimes doivent emprunter pour obtenir réparation ;
    3)    le système économique actuel favorise les intérêts des sociétés transnationales au détriment des droits humains, des droits du travail et de l'environnement ;
    4)    le manque de volonté politique des Etats pour poursuivre en justice et/ou exécuter une sentence d'un tribunal d'un autre pays lorsque les intérêts de « leurs sociétés transnationales » sont en jeu.

De nos jours, les sociétés transnationales sont devenues une menace pour les droits humains et la démocratie. En effet, l'implication (directe ou indirecte) des sociétés transnationales dans les violations des droits humains n'est plus à démontrer. Quelques centaines de grandes sociétés transnationales dictent l'essentiel de l'orientation de la production et des politiques économiques et sociales qui menacent désormais non seulement l'économie réelle, mais également le fonctionnement démocratique, empêchent la jouissance des droits humains de l'écrasante majorité de l'humanité et, de plus, ont un effet néfaste sur l'environnement.

En parallèle, les sociétés transnationales ont recours à des montages complexes pour éluder leurs responsabilités dans les violations des droits humains ou échapper à la fiscalité. Elles se barricadent également derrière la confidentialité pour refuser toute information utile sur leurs activités, même lorsqu'elles sont mises en cause dans des violations des droits humains. Or, les peuples et les citoyens réclament plus de démocratie et plus de transparence, non seulement dans la conduite des affaires publiques, mais également dans l'économie.

Le droit international en matière de droits humains en vigueur comporte des failles concernant les sociétés transnationales. L'adoption des normes contraignantes au niveau international est indispensable pour encadrer les activités de ces sociétés afin de compléter et de soutenir les efforts au niveau national. Une démarche dans ce sens est en cours au sein du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Cette démarche doit être soutenue fortement par tous les Etats, y compris occidentaux, s'ils veulent recouvrir leur souveraineté, mise à mal le pouvoir des sociétés transnationales, et respecter leurs engagements en matière de droits humains. Elle doit également être soutenue fortement par les organisations de la société civile. Certes l'adoption des normes contraignantes au niveau international ne va pas régler du jour au lendemain tous les problèmes posés par les sociétés transnationales, mais c'est un premier pas pour permettre aux victimes d'accéder à la justice et de lutter contre l'impunité des violations commises par les sociétés transnationales.

Place des Nations (Genève), le mercredi 21 mai 2014

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Intervention d’Anne Mahrer, Conseillère nationale Verts

Les Verts soutiennent les 30 000 paysans et agriculteurs de l’Amazonie équatorienne luttant contre la multinationale Chevron-Texaco et s’indignent que le groupe pétrolier refuse de payer l’amende de 9,5 milliards de dollars à laquelle l’avait condamné un tribunal équatorien pour pollution aggravée et atteinte à la santé des populations amazoniennes.

Les lobbies du gaz et du pétrole leur ont fait miroiter la richesse de leur sous-sol et l’autonomie énergétique, renforcer leur dépendance aux énergies fossiles et mis non seulement en péril un écosystème unique et fragile, mais perpétué un modèle économique basé sur le court terme et le profit immédiat qui a montré ses limites et  les dégâts sociaux et environnementaux – parfois irrémédiables -qu’il entraîne.
 
Nous regrettons bien sûr que le gouvernement équatorien ait abandonné l’initiative Yasuni et poursuive une exploitation pétrolière et minière aux dépens de la préservation de la biodiversité et des populations autochtones de l’Amazonie. Mais nous regrettons surtout que la communauté internationale, qui s’était engagée à débourser la somme nécessaire pour que le pétrole reste dans le sous-sol, n’aie pas tenu ses engagements.

Nous avons une responsabilité. Nous vivons et produisons comme si nous disposions de trois planètes. Nous consommons à crédit sur le dos des populations les plus pauvres et des générations futures.

Cet empressement dans la recherche des énergies qui s’épuisent alimente le mythe de l’indépendance énergétique, conduisent les multinationales gazières et pétrolières à l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, gaz de schiste, en forant tout azimut par fracturation hydrauliques (fracking) dont les dommages sont catastrophiques pour la santé des populations, l’eau, l’environnement. Nous n’en voulons pas, ni ici, ni ailleurs, et resterons mobilisés. Laissons les ressources fossiles dans notre sous-sol, exploitons les gisements d’économie d’énergie et passons sans plus attendre à la transition énergétique.

 

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20/05/2014

La mort de plus de 300 mineurs à Soma n’est pas un accident mais un massacre pas négligence

Cet après-midi 19 mai 2014, une vingtaine de personnes se sont rassemblées sur la place des Nations pour protester contre la répression exercée à l’encontre des syndicalistes et des familles de mineurs.

Suite au rassemblement, la manifestation s’est déplacée à la rue des Morillons et les délégué-e-s du Centre du Droits de l’homme Kurde, du Centre Culturel Alévi de Genève, de la Maison Populaire de Genève et de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) ont rencontré la responsable de la sécurité et le chargé de droit du BIT.

Les délégués ont demandé au BIT :

  • l’ envoi à Soma d'une délégation de cette institution pour faire une enquête sur les conditions dans lesquelles les mineurs travaillent,
  • d’exercer toutes les pressions nécessaires pour que la Turquie signe enfin la convention internationale n° 176 sur la sécurité et la santé dans les mines (1995).

 

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Suite à une explosion à Soma (Turquie), environ plus de 300 mineurs ont perdu la vie. Ceci comme beaucoup d’autres évènements tragiques n’est pas un accident, mais un massacre. Puisque, trois semaines avant cette tragédie, un parlementaire turc du CHP a demandé à l’Assemblé nationale turque d’ouvrir une enquête en raison d’accidents répétés dans cette région où il y a beaucoup de mines. Les députés d’AKP, parti majoritaire au pouvoir de M. R.- T. Erdogan, ont voté massivement contre cette demande d’enquête. La Turquie détient le triste record d’être le pays le plus dangereux pour ses travailleurs par rapport à tous les autres pays Européens et il est le troisième pays du monde après l’Algérie et le Salvador.

Cette situation tragique et inhumaine, qui nous rappelle la situation des mines en Europe de 19ème siècle, est le résultat des politiques économiques ultralibérales menés par le gouvernement islamo-conservateur depuis une dizaine d’années. La plupart des mines ont été privatisées sous ce gouvernement. Elles sont gérées par les hommes d’affaires sans scrupule et très proche du parti au pouvoir de M. Erdogan. Ces hommes d’affaires engagent souvent les entreprises en sous-traitance et un bon nombre de travailleurs ne sont même pas déclarés.

Afin de diminuer ses besoins d’énérgies emportés comme gaz et petrol, le gouvernement actuel a autorisé l’ouverture de beaucoup d’autres mines à travers tout le pays. La sécurité des mineurs est totalement négligée et les normes élémentaires sont sacrifiées pour plus de production. Cette situation d’insécurité au travail n’existe pas seulement aux secteurs miniers et sidérurgiques mais aussi dans les secteurs du textile et de la construction.

Au lieu de défendre les travailleurs et leurs droits, la plupart des syndicats en Turquie sont proches du gouvernement et ils sont en partie responsables de cette situation. Certains syndicalistes ont considéré la tragédie de Soma comme si c’était un accident ordinaire et ont jugé que le métier du mineur était de tout de façon un métier dangereux.

Dans le domaine de la démocratie et les droits de l’homme, tout comme celui du travail, les lois promulguées par le parlement turc favorables aux minorités, citoyens ou aux travailleurs ne sont tout simplement pas appliquées. Par exemple en juin 2012, le Parlement turc a voté une loi sur « la santé et la sécurité au travail » qui prévoit des obligations pour les entreprises, dont celle d’évaluer leur niveau de dangerosité -les mines sont ainsi des lieux de travail dits « très dangereux »- et de déterminer les mesures devant être prises afin d’améliorer leur sécurité.

Nous les signataires appelons l’Organisation international du travail d’intervenir auprès du gouvernement turc afin qu’il honore ses engagements internationaux et prenne les mesures nécessaires pour que les travailleurs puissent travailler dans des conditions humaines.

Nous demandons la démission des ministres de l’énérgie et de la sécurité sociale. Nous demandons aussi que tous les responsable de cette tragédie soient jugés par des tribunaux indépendants.

Centre du Droits de l’homme Kurde, Centre Culturel Alévi de Genève, Parti Communiste Genevois, Maison Populaire de Genève, CGAS, Comité Bolivarien de Suisse et
Amérique Latine RÉSISTANCES !,

Genève, le 19 mai 2014, place des Nations 

 

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18/05/2014

Carton rouge pour la Roumanie!

Journée internationale contre le massacre des chiens errants en Roumanie
Dans le cadre d’une journée internationale d’action, qui s’est déroulée dans plus d’une soixantaine de villes en Europe,

Environ 200 personnes à ce rassemblement, place des Nations à Genève, pour dénoncer le génocide des chiens errants perpétré en Roumanie depuis le mois de septembre 2013. Beaucoup d’associations étaient représentées (Lausanimaliste, GenèvAnimaliste, Mukitza, l’Oasis des Vétérans, Rolda, …), et de nombreuses personnes se sont déplacées pour venir nous soutenir dans cette démarche.

Des témoignages émouvants sur la situation sur place ont été lues.

Nous demandons à la Roumanie qu’elle cesse ce massacre des chiens et qu’elle cesse d’alimenter le réseau mafieux qui détourne l’argent destiné à la stérilisation des chiens, et qui sert aujourd’hui à rémunérer les tueurs.

De grandes associations de protection animale, comme la fondation Brigitte Bardot ou Vier Pfoten sont dors et déjà en négociation avec l’état roumain pour faire changer la situation. Nous espérons que notre mobilisation les a aidé à convaincre les autorités roumaines.

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17/05/2014

Manifestation contre le massacre de Soma à la place des Nations Unies à Genève

Une centaine de manifestants s'est rassemble à la place des Nations Unies à Genève pour protester suite au massacre qui a eu lieu à Soma lorsque plus de 300 mineurs ont perdu la vie lors d'une explosion.

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16/05/2014

Nigeria Libérez les lycéennes!

Une trentaine de citoyennes et de citoyens de toutes origines se sont réunis vendredi 16 mai à 10 heures sous la "chaise brisée" de la place des Nations à Genève pour soutenir symboliquement les familles des lycéennes prises en otage par une secte religieuse extrémiste au Nigeria.

Chaque participant portait un panneau demandant la libération des jeunes filles.

Le rassemblement silencieux s'est conclu par quelques mots prononcés pour rappeler que Genève est la ville où est né le droit international humanitaire destiné à protéger les personnes les plus vulnérables - notamment les enfants - dans les situations de conflits armés.
 
La manifestation s'est terminée par une chaîne humaine réunissant tous les participants et par le dépôt de quelques fleurs et des messages de soutien au pied de la chaise brisée.
Pierre Gauthier, Stéphane Guex-Pierre, Charlotte Meierhofer, organisateurs.

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15/05/2014

Fast-food: salaires minimums et droits syndicaux maintenant !

Communiqué de presse

Journée internationale d’actions des travailleurs de la restauration rapide

Fast-food: salaires minimums et droits syndicaux maintenant !
 

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Dans plus de 150 villes des Etats-Unis et plus de 30 pays, les syndicats de la restauration ont répondu à l’appel de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation (UITA) pour dénoncer les conditions de travail des employés de la restauration rapide. En Suisse, deux actions importantes ont été organisées par le syndicat Unia: à Zurich et à Genève. Les travailleurs des fast-food dénoncent les bas salaires de la branche et la stagnation de leur niveau depuis plusieurs années, tandis que les bénéfices millionnaires des multinationales du secteur augmentent sans cesse. Pour ces raisons, Unia se bat pour un salaire minimum de 22 fr. de l’heure et pour le respect du droit à l’information syndicale sur les lieux de travail. En attendant, les salariés appellent à voter OUI à l’initiative pour l’introduction d’un salaire minimum de 4000 francs le 18 mai.
 
Dans le monde entier, les travailleurs de la restauration rapide éprouvent des difficultés à subvenir aux besoins de leur famille. Ils et elles travaillent dur et devraient pouvoir prendre leur avenir en main et régler leurs factures. Mais ils n’y parviennent pas car ils ne sont pas suffisamment rémunérés. De plus en plus de travailleurs se joignent au mouvement en faveur d’une augmentation des salaires et de l’adhésion syndicale. D’une part pour qu’ils puissent satisfaire leurs besoins essentiels et améliorer les conditions de vie de leur famille et d’autre part pour renforcer leur communauté.
Aujourd’hui, jeudi 15 mai 2014, les travailleurs de la restauration rapide des Etats-Unis se sont mis en grève dans plus de 150 villes du pays pour dire aux géants du secteur que les bas salaires sont une entrave à la croissance économique et à la cohésion sociale. Dans tous les pays du monde, les travailleurs sous-payés veulent un salaire équitable et la prospérité pour tous. Soit les mêmes revendications que celles avancées par les travailleurs aux Etats-Unis.
A Genève, plus d’une centaine de personnes, militants de plusieurs organisations syndicales et politiques, ont répondu à l’appel d’Unia, et se sont rassemblées symboliquement sous la statue de l’immigré dans la zone piétonne de la rue du Mont Blanc. Les représentants des travailleurs qui sont intervenus ont demandé un salaire minimum de 22 fr. de l’heure et davantage de droits syndicaux sur les lieux de travail. Par la suite, un petit cortège à «visité» les fast-food de cette rue pour transmettre une lettre de revendications aux directeurs.
 
La bonne santé économique des multinationales de la restauration rapide permettrait déjà de payer des meilleurs salaires aux employés. Quelques exemples: McDonald’s: 7'800 employés, chiffre d’affaire de 780 millions de francs; Autogrill: 1'300 employés, chiffre d’affaires de 170 millions de francs; Burger King: 1'100 employés, chiffre d’affaires de 250 millions de francs; Starbuck’s: 700 employés, chiffre d’affaires de 170 millions de francs. Cependant, McDonald’s a dépensé en 2013 presque 50 millions de francs pour la rénovation de ses restaurants, tandis qu’’en Suisse, ses employés ont vu leurs salaires augmenter depuis le 1er janvier 2014 de seulement 7 francs brut par mois, et cela après plus de 8 ans de stagnation des salaires minimums de la branche.
 
Autre revendication: le droit à l’information syndicale. Sur le modèle de l’accord intervenu entre Unia et Domino’s Pizza en 2013, le syndicat réclame aux sociétés de restauration rapide l’accès aux lieux de travail afin d’informer les travailleurs sur leurs droits, et la possibilité d’avoir des espaces d’affichage.
 
Dernier point: la lutte contre la précarité. Trop de jeunes travaillent dans ces entreprises avec des contrats extrêmement précaires, très souvent sans avoir un minimum d’heures garanties, et pour de salaires bruts de 18,72 francs de l’heure. Unia demande des contrats avec un minimum d’heures de travail et des meilleurs salaires.
 
Renseignements:
Umberto Bandiera, responsable hôtellerie-restauration  Unia Genève

 

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14/05/2014

Plus de 200 mineurs tués dans une explosion, des centaines piégés sous terre

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Plus de 200 mineurs ont été tués mardi lors de l'une des pires catastrophes industrielles survenues en Turquie et plusieurs centaines d'autres restaient piégés sous terre malgré les efforts des secouristes.

"201 employés sont morts", a déclaré le ministre de l'Energie Taner Yildiz, soulignant que le bilan risquait encore de s'alourdir.

"Nous entrons dans une phase plus critique. Au fur et à mesure que le temps s'écoule, nous nous approchons à grands pas d'une issue très défavorable", a averti le ministre.

787 employés se trouvaient dans la mine de charbon de la province de Manisa (ouest) quand une explosion et un incendie sont survenus mardi après-midi, a précisé le ministre.

"Le bilan des morts, qui est déjà très élevé, arrive à un point très inquiétant. S'il y a eu négligence, nous ne fermerons pas les yeux. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires, dont des mesures administratives et légales", a-t-il ajouté.

80 personnes ont été blessées, dont quatre grièvement.

"Nous craignons que ce nombre puisse encore grimper car ceux qui sont venus apporter leur aide pourraient rejoindre les blessés et être affectés par les fumées", a expliqué le ministre.

Au coeur de la nuit, des norias de secouristes extirpaient au compte-goutte des blessés, la plupart souffrant de graves difficultés respiratoires, devant des centaines de collègues et de membres de leurs familles en quête de nouvelles d'un proche, prisonnier du sous-sol.

De nombreux gendarmes et policiers en armes étaient déployés autour du site pour faciliter les allées et venues incessantes de dizaines d'ambulances entre le site de la catastrophe et l'hôpital de Soma, ville où est située la mine.

"J'attends des nouvelles de mon fils depuis le début de l'après-midi", a déclaré à l'AFP une femme d'une cinquantaine d'année perchée sur des palettes de bois, Sena Isbiler. "Je n'ai aucune nouvelle, il n'est toujours pas ressorti".

"Il y a déjà eu des petits incidents ici, mais là, c'est la première fois qu'on voit un tel accident, aussi grave que ça", a confié un mineur Coskun, encore sous le choc.

- Prisonniers -

Un grand nombre de mineurs est parvenu à s'échapper des galeries après l'explosion mais une autre partie d'entre eux restait inaccessible, coincée dans une poche isolée, a indiqué à l'AFP un cadre de la mine ayant requis l'anonymat.

"Notre priorité est d'atteindre nos employés sous terre", a dit à la presse le ministre Yildiz, qui s'est rendu sur place.

"Quatre équipes de sauveteurs travaillent dans la mine. Le feu crée des problèmes mais de l'oxygène est injecté dans les puits qui n'ont pas été touchés", a-t-il ajouté.

Selon les premiers témoignages, l'explosion a eu lieu vers 12h30 GMT, apparemment provoquée par un transformateur électrique, et a provoqué un effondrement bloquant les mineurs dans les galeries.

Dans un communiqué, la compagnie minière Soma Komur a estimé que l'effondrement était "un accident tragique". "Malheureusement, certains de nos employés ont perdu la vie dans cet accident", a-t-elle souligné.

"L'accident est survenu malgré un maximum de mesures de sécurité et des inspections mais nous avons réussi à intervenir rapidement", a assuré l'entreprise.

Le ministère turc du Travail et de la Sécurité sociale a indiqué que la mine avait été inspectée la dernière fois le 17 mars et qu'elle appliquait les normes en vigueur.

"Il n'y aucune sécurité dans cette mine. Les syndicats ne sont que des pantins et la direction ne pense qu'à l'argent", a toutefois affirmé à l'AFP un mineur, Oktay Berrin.

"Il y a des gens qui sont en train de mourir là-dedans, des blessés, et tout ça pour des histoires de pognon", a renchéri un de ses collègues très en colère, Turgut Sidal.

S'exprimant devant la presse à Ankara, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a exprimé ses "plus sincères condoléances" aux familles des victimes.

"Certains des mineurs ont été sauvés et j'espère que nous serons capables de sauver les autres", a-t-il ajouté.

Le spécialiste de l'industrie minière, Vedat Didari, de l'Université Bulent Ecevit de Zonguldak, a indiqué à l'AFP que le risque principal tenait au manque d'oxygène. "Si les ventilateurs sont en panne, les mineurs peuvent mourir en une heure", a-t-il dit.

Les explosions dans les mines sont fréquentes en Turquie en particulier dans celles du secteur privé où, souvent, les consignes de sécurité ne sont pas respectées.

L'accident le plus grave est survenu en 1992 quand 263 mineurs ont été tués dans une explosion de gaz dans la mine de Zonguldak.

Le district de Soma, qui compte environ 100.000 habitants, est un des principaux centres pour l'extraction de la lignite, principale activité de la région. 
(AFP, 14 mai 2014)


L'insupportable attente des familles des mineurs de Soma 

Il fait nuit depuis belle lurette mais ils ne savent toujours rien. Alors ils sont encore des centaines à se presser devant les urgences de l'hôpital de Soma (ouest), en quête d'un signe de leurs proches, portés disparus dans l'explosion de la mine.

Dans le fracas des sirènes, une ambulance vient de déposer un nouveau blessé. Les yeux se lèvent, les cous se tendent, dans l'espoir de reconnaître un visage, un vêtement, un nom sur un casque.

Mais, à peine descendu par des infirmiers sous les flashes des journalistes, le brancard est prestement roulé dans le couloir du bâtiment. Sans avoir lâché le moindre indice.

Coincée derrière une double rangée de barrières et de policiers, Zulfer Yildirim se renfrogne. Pas de nouvelles de son mari. "J'attends", lâche-t-elle sous son voile. "Ce matin, Gunduz est parti au travail comme d'habitude. Nous avons été mis au courant vers 17h00, il est maintenant 3 heures du matin et toujours rien".

Autour d'elle, la foule est compacte, silencieuse, enfermée dans ses craintes, ses espoirs. Il y a là des frères et des soeurs, des femmes et des enfants, des collègues aussi. Encore sous le choc de l'annonce de l'explosion qui a détruit en début d'après-midi un des puits de la mine de charbon de la compagnie Soma Komur. La catastrophe a coûté la vie à plus de 200 mineurs, selon un bilan encore provisoire. Et plus de 200 de leurs collègues étaient encore ensevelis au coeur de la nuit, à plus de 2 km sous terre.

Pour leurs proches, l'attente est longue, trop longue, insupportable.

"Je ne sais pas où est mon oncle", se désespère Rabia Karakiliç. "Regardez l'heure qu'il est ! On ne l'a toujours pas retrouvé", ajoute la jeune femme. "On a eu de l'espoir mais c'est vraiment difficile de ne pas savoir où il est".

- Espoirs -

Deux employés de l'hôpital sortent du bâtiment. Mégaphone en main, ils égrènent lentement plusieurs dizaines de noms à l'adresse du public. Des patients traités dans leur service. Deux femmes sortent des rangs, de l'espoir plein les yeux.

"Nous ne recevons ici que les cas les moins graves", confie un médecin sous couvert de l'anonymat. "La plupart souffrent d'asphyxie et de problèmes respiratoires", ajoute-t-il, refusant de donner tout chiffre précis. A quelques kilomètres de là, une morgue de fortune accueille ceux qui ne s'en sont pas sortis.

Soudain, des cris. Une des barrières s'ouvre pour laisser passer un brancard. Pas un mineur cette fois, mais une femme entre deux âges qui vient de perdre connaissance.

Très vite, la foule replonge dans le silence. Tous confient qu'ils ne quitteront pas leur salle d'attente improvisé avant de connaître le sort de "leur" disparu.

"Nous, on attend notre oncle, Kubilay Deos", lance Umut Demirören. "On espère qu'il s'en sortira, si Dieu le veut, on attend une bonne nouvelle, on souhaite ça à tout le monde, pas simplement à notre famille".

Si la colère gronde déjà autour du puits détruit, à quelques kilomètres de là, il n'est pas encore l'heure ici de mettre en cause le manque de mesures de sécurité ou la "course au profit" dénoncée par certains mineurs.

"C'est la première fois que ça arrive ici", concède Arun Unzar, un collègue des victimes. "On avait déjà perdu un ami une fois, mais là, c'est énorme (...) ils disent que c'est un transformateur qui a explosé mais on ne sait pas si c'est vrai".

"Toutes les victimes sont nos amis, c'est pour ça qu'on les attend ici", poursuit Arun, au bord des larmes. "Nous sommes une famille et aujourd'hui, cette famille est triste et désolée. Nous n'avons que peu de nouvelles, et quand elles arrivent, elles sont très mauvaises". 
(AFP, 14 mai 2014)

13/05/2014

La Ville de Genève Bouge avec Alder et Barazzone

Esther Alder, Conseillère administrative, et de Guillaume Barazzone, Conseiller administratif Innoveront le nouveau parcours «  Proxitraining » au parc de Beaulieu.

Le parcours de Beaulieu, composé de sept postes aménagés sur une longueur de 900 mètres, offre à la population la possibilité de pratiquer en libre accès une activité sportive en plein air. Le parcours « proxitraining » vient compléter le réseau des équipements sportifs de proximité déjà installés dans plusieurs parcs de la ville, notamment à Trembley, Châteaubriant et Vermont. Le Service des espaces verts de la Ville a collaboré étroitement à la mise en place de ces installations. D'autres installations seront inaugurées en juin dans le parc Geisendorf, aux Franchises et sur les voies couvertes de Saint-Jean.

 

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12/05/2014

Les syndicat envahissent pour un salaire minimum de 4000,-F

4’000 francs à l’aéroport au moins: faisons décoller les bas salaires !

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07/05/2014

Les magistrats genevois de l’Alternative jouent au Monopoly du coût de la vie pour le salaire minimum 4’000,- fr

 

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Communiqué de presse

Les villes genevoises s’expriment en faveur du salaire minimum
 
A dix jours du vote sur le salaire minimum à 4000 francs, les magistrats genevois de l’Alternative ( pour la Ville de Genève: Sandrine Salerno, Esther Alder, Sami Kanaan, Rémy Pagani; pour la Ville de Carouge: Jeannine de Haller-Kellerhals, Nicolas Walder, Stéphanie Lammar; pour la Ville d’Onex: Carole-Anne Kast. Ont dû s’excuser des magistrats des villes de Vernier, de Meyrin, Lancy, Plan-les-Ouates, Confignon.) descendent dans l’arène pour défendre une mesure qui soulagerait les caisses publiques d’environ 100 millions de francs. Entourant un jeu de Monopoly géant, monté sur la Plaine de Plainpalais par le Comité «pour des salaires + justes», les élus ont dénoncé la précarisation de plus en plus marquée du marché du travail, qui pousse un nombre croissant de «travailleurs pauvres» à se tourner vers l’aide sociale pour joindre les deux bouts à la fin du mois.
 
Alors que la campagne patronale contre le salaire minimum bat son plein, en évoquant tantôt «les petites entreprises étranglées par des charges supplémentaires», tantôt les «jeunes sans expérience et peu éduqués» contents d’avoir plutôt un emploi mal rémunéré que pas d’emploi du tout, le Comité genevois «pour des salaires + justes» a rappelé aujourd’hui durant une action symbolique sur la Plaine de Plainpalais la réalité des quelques 330'000 personnes gagnant moins de 4000 francs en Suisse. Une réalité bien différente des caricatures grossières mises en avant pas les adversaires du salaire minimum: Deux tiers des «salariés pauvres» ont plus de 25 ans, a rappelé Alessandro Pelizzari d’Unia Genève au nom du Comité, et un tiers détient un certificat professionnel. «La plupart travaille dans des branches dominées par des grands groupes multinationaux ou des patrons multimillionnaires dont la capacité financière permettrait facilement de payer des salaires dignes», a-t-il conclu.
 
«Ces entreprises qui refusent de payer des salaires décents font de la concurrence déloyale aux PME honnêtes» a relevé Sandrine Salerno, la maire de Genève, qui a coordonné les magistrats de l’Alternative présents à la conférence de presse* pour dénoncer ces employeurs qui font porter les coûts de la sous-enchère à la collectivité. En effet, en 2012, 28% des bénéficiaires de l’aide sociale exerçaient une activité lucrative.
 
Jeannine de Haller-Kellerhals, conseillère administrative de Carouge, ville qui compte parmi les plus hauts taux de précarité du canton, a insisté sur le fait que «seuls des salaires supérieurs à 4000 francs permettent à des personnes qui travaillent du matin au soir, de vivre décemment de leur propre salaire». Elle a aussi rappelé que cette conclusion est partagée par les spécialistes de la lutte contre la pauvreté, à l’image de Caritas, qui soutient l’initiative syndicale. 
 
Carole-Anne Kast, conseillère administrative d’Onex, a présenté quant à elle les chiffres de l’aide sociale de sa commune, où 550 personnes bénéficiant des aides sociales communales sont des working poor, un chiffre supérieur au nombre de ménages onésiens soutenus par l’Hospice général. La plupart de ces personnes verraient leur situation directement améliorée par un salaire minimum à 4000 francs. Pour une «petite ville» comme Onex, le soulagement pour le budget communal serait considérable.
 
Esther Alder, conseillère administrative de Genève, a finalement fait remarquer que si les aides communales directes de la ville aux ménages comportant des travailleurs pauvres se montaient à environ 3 millions de francs, s’ajoutaient plusieurs dizaines de millions de francs de subventions indirectes sous forme de prestations offertes à des personnes à bas revenu (crèches, activités sportives pour les enfants, aide au logement etc.)
Et c’est justement pour symboliser ces difficultés quotidiennes que rencontrent les salariés pauvres dans un pays cher comme la Suisse, que le Comité unitaire a terminé la conférence de presse avec un Monopoly géant sur la Plaine de Plainpalais symbolisant un «parcours à l’envers». Avec des coûts de vie croissants notamment pour le logement et l’assurance maladie, aucun des participants partant avec moins de 4000 francs n’a réussi à arriver au bout du jeu sans recours à l’aide sociale.
 
Contact : Alessandro Pelizzari, secrétaire syndical Unia, 079 817 29 04

 

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05/05/2014

Engager, pour la beauté de la Ville

Cette après-midi, une dizaine de personnels du SEVE se sont manifesté devant l’Hôtel de la Ville pour engagé plus de personnel dans leurs services. Ils ont demandé de rencontrer le magistrat M.Barazzone.

La qualité de la Ville de Genève, est grâce à son travail. Les parcs, les jardins, les rues, le paysage, les milles fleurs,  la beauté de cette Ville grâce au département du SEVE et de son équipes.

Pour la beauté et la qualité de cette Ville, le magistrat M.Barazzone, devra  écouter et discuter avec le personnel du SEVE et de son syndicats.

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Communiqué de presse du SSP - Genève

 

Service des Espaces Verts :

Le SEVE au Conseil Municipal !

Le personnel du SEVE ne décolère pas. Devant le refus du magistrat Barazzone de le recevoir pour discuter de l’allocation de nouveaux postes de terrain au budget 2015, il va se faire entendre devant le Conseil Municipal.

 

Le personnel du SEVE réclame depuis de nombreux mois une augmentation de ses effectifs pour faire face à la forte charge de travail chronique. 

Après une première action à l’Horloge fleurie en mars et une manifestation bruyante devant les bureaux de M. Barazzone en avril, le personnel exprime une nouvelle fois aujourd’hui son mécontentement face au mépris du magistrat qui continue à ne pas vouloir le recevoir.

 

Désormais accompagné de "Monsieur SEVE", ce sympathique mais néanmoins amoché épouvantail symbolisant l’état du service actuel, les employé-e-s du SEVE ont décidé de se rendre en manifestation du Parc des Cropettes jusqu’au Conseil Municipal afin de s’adresser directement à celles et ceux qui votent le budget.

 

Le personnel demande au magistrat de s’engager à défendre devant le Conseil administratif, puis devant le Conseil municipal l’allocation de nouveaux postes de terrain au budget 2015. M. Barazzone a déjà annoncé vouloir le faire pour la réfection de chemins et de bancs publics pour le montant conséquent de 3.8 millions. Accorde-t-il moins d’importance à ses employé-e-s ?

 

La seule réponse obtenue à ce jour du magistrat est qu’il faut une "une analyse des besoins en personnel supplémentaire" pour qu’il puisse se "déterminer sur l’opportunité de solliciter des nouveaux postes dans le cadre des discussions budgétaires". Cela fait maintenant 5 mois qu’il en parle ! Le personnel doute que cela prenne autant de temps et veut non seulement du concret, mais surtout être consulté et participer à la réflexion.

 

Le personnel se réunira prochainement en assemblée générale pour décider de la suite à donner au mouvement.

 

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125 nationalités au marathon de Genève

La 10ème édition du Genève Marathon for Unicef, présenté par Harmony, est à coups sûrs celle de tous les records. 14'050 coureurs de 125 nationalités différentes ont pris part aux courses organisées ce week-end, soit une progression de la participation de 54% par rapport à 2013.  

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04/05/2014

Transfrontalière contre la pollution de l’air !

Ce samedi 3 mai, des cortèges cyclistes transfrontaliers sont partis de Moilesullaz et Ferney-Voltaire pour rejoindre Plainpalais (avec haltes respectivement à Chêne-Bourg et au Grand-Saconnex) dans le cadre d'une action pour défendre le OUI aux P+R à la frontière soumis en votation le 18 mai prochain. Après la convergence à Plainpalais et quelques discours brefs, la caravane vélo s'est mise en route à travers les rues de la ville pour terminer son parcours aux Bains des Pâquis.


org. et soutiens: actif-trafiC, APiCy, Assises Transfrontalières, Coordination Climat et Justice Sociale, EELV Genevois français, solidaritéS, Transition citoyenne, Les Verts genevois et transfrontaliers

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Intervention de Thibault Schneeberger (solidaritéS)
à la Convergence Cycliste Transfrontalière du samedi 3 mai.


Cette convergence cycliste transfrontalière qui a lieu aujourd’hui a été mise sur pied aujourd’hui par diverses associations et partis de part et d’autre de la frontière, une collaboration qui s’inscrit dans la lignée du travail des Assises Transfrontalières et de la collaboration entre diverses associations de la région. L’appel central qui nous réunit ici est d’inviter la population à dire OUI au co-financement de 5 parkings-relais à la frontière. Ce projet est essentiel pour Genève et toute la région. Pourquoi ?

 

Mobilité

D’abord car en terme de mobilité, il n’y a simplement pas d’autre solution à court ni moyen terme pour améliorer la qualité de l’air et diminuer le bruit à Genève provenant du trafic pendulaire frontalier. Nous avons aujourd’hui 550'000 passages à la frontière, dont une écrasante majorité, (plus de 80%) se fait en voiture.

 

Or, Genève vient de vivre 3 épisodes de pic de pollution en 3 mois et les autorités cantonales n’ont littéralement rien fait contre ce problème pourtant majeur de santé publique. Pour nous, il est indispensable d’encourager un maximum de pendulaires à recourir aux transports publics. Or, il est impossible de desservir l’arrière-pays du Grand Genève en transports publics, car l’urbanisme n’est pas assez dense pour accueillir une desserte de TP. Les P+R sont donc une nécessité : faire converger des véhicules pour poursuivre le trajet en bus, tram ou RER : c’est l’évidence même.

 

Rappelons d’ailleurs que les premiers projets de P+R datent de l’époque où la gauche était majoritaire au Grand Conseil, et c’est sur proposition de ce qui était l’Alliance de Gauche à l’époque (désormais Ensemble à Gauche) que ces premiers parkings ont été construits.

 

L’expérience nous montre que pour que ces parkings-relais soient efficaces, il faut quelques conditions :

 

-       Les construire le plus loin possible du centre et des zones densément urbanisées. Cela n’a pas toujours été le cas, mais c’est le cas avec ce projet.

 

-       Garantir des transbordements de qualité et une desserte correcte en Transports Publics (ce qui implique d’investir plus encore qu’aujourd’hui dans le développement des TPG : prolongation des lignes de tram, etc.). Cela implique évidemment de refuser les baisses d’impôts déjà annoncées (entreprises, communes) qui plomberaient encore les finances publiques et nous empêcheraient de mener une politique cohérente de développement des transports publics, notamment.

 

Notons aussi l’avantage financier non négligeable à construire ces P+R en France : ils coûteront au Canton jusqu’à 10 fois moins que s’ils étaient construits sur notre territoire ! Nos voisins français paieront 55% des coûts de construction et la totalité des frais d’entretien et de fonctionnement. Or, ces parkings seront très bénéfiques pour les communes genevoises qui seront délestées d’une partie du trafic de transit qui nuit tant à leur qualité de vie.

Pour ces simples raisons de mobilité, ce projet est déjà indispensable.

 

Politique régionale

Mais ce projet est aussi important d’un point de vue politique à l’échelle de la région. Car, quoi qu’on en pense, la région genevoise est une réalité bien tangible. Des dizaines de milliers de travailleurs·euses passent quotidiennement la frontière. Contrairement à ceux qui cherchent à attiser la haine et qui veulent monter des murs entre les habitant·e·s de la région, nous défendons des solutions pour que cette région se construise de manière écologiquement soutenable et socialement juste.

 

Le 18 mai, nous votons justement sur l’introduction d’un salaire minimum à 4000.- en Suisse : une nécessité absolue à l’heure où nombre de patrons profitent de la mise en concurrence entre les travailleurs·euses de la région pour pratiquer la sous-enchère salariale. Sans salaire minimum, sans mesures de régulation, ce sont les travailleurs·euses de part et d’autre de la frontière qui sont victimes de la libre circulation, qui ne profite qu’aux patrons.

 

De même, pour bâtir une région écologiquement soutenable, nous avons besoin d’infrastructures communes, conçues par-delà la frontière. Ces parkings-relais, avec le CEVA, sont des premiers jalons d’une collaboration transfrontalière qui est essentielle pour Genève… mais aussi pour nos voisins français !

Pour construire une autre région, socialement juste et écologiquement soutenable, disons

 

OUI au Salaire minimum : la vraie frontière contre les bas salaires !

 

…et OUI aux P+R : la vraie frontière contre la pollution de l’air !

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02/05/2014

1 Mai: Salaire minimum de 4'000,-Fr et pas de Gripen

1 mai; Journée internationale du travail à Genève, près de 3000 mille manifestant on défilait dans les rues pour 4’000,- Cfr de salaire minimum et protester contre l’achat des Gripen.

A Genève cette manifestation est passé comme festivité mais dans d’autre endroit du monde comme à Istanbul où fut la violence policière contre les manifestant une centaine de personnes interpellés et une autre centaine de blessés, Dès le début de la matinée, les forces de l'ordre ont dispersé sans ménagement avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes plusieurs groupes de centaines de personnes, militants syndicaux ou de partis d'opposition, venus défier les ordres du Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan.

 

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Discours de Carole-Anne Kast
Président du Parti Socialiste Genève


Chères et chers Amis,
Chères et chers Camarades,

Nous sommes toutes et tous réunis ici pour la journée revendicative internationale des travailleurs et des travailleuses, nous, salariées et salariés, familles, amis, militant-e-s, merci de votre présence ici. Notre mobilisation est indispensable pour rappeler que si nous vivons dans un des pays les plus riches du monde, nous vivons aussi dans un pays qui souffre de ses inégalités sociales.

Au nom du Parti socialiste genevois, j’ai le plaisir de m’exprimer devant vous pour ouvrir cette phase de prise de parole avant la partie festive qui nous réunira dans quelques minutes.

Aujourd’hui,    en ce 1er mai 2014,     cette est journée placée sous l’égide de la lutte pour un salaire minimum de 4'000 francs !    Pendant encore 17 jours, les électeurs et les électrices pourront décider d’introduire ce véritable progrès social pour notre pays,    pourront choisir d’instaurer cette vraie frontière contre les bas salaires.

En Suisse, et particulièrement à Genève, il est très difficile de vivre avec un salaire de moins de 4000 francs et certain-e-s salarié-e-s doivent vivre et nourrir leur famille avec des salaires situés entre 3400 et 3800 francs pour un plein temps.

On nous renvoie continuellement aux CCT, qui sont toujours prises en exemple. Mais la moitié des personnes actives en Suisse, en particulier celles qui sont le plus mal payé -  et donc directement visées par l’initiative sur le salaire minimum - , ne sont pas couvertes par une CCT ! Ou,   lorsqu'elles le sont, elles le sont avec des minimas salariaux indignes, comme à Gate Gourmet !
 
-    N’oublions pas qu’en Suisse aujourd’hui 330'000 personnes gagnent moins de 22fr/h ce qui représente près de 10% de la main d’œuvre.


-    N’oublions pas 70% de ces personnes sont des femmes.
-    N’oublions pas que 77% de ces personnes ont plus de 25 ans.
-    Et n’oublions pas qu’un tiers de ces travailleuses et travailleurs ont un CFC.


Chères et chers Ami-e-s, Camarades, il est indigne qu’un des pays les plus riches du monde continue à créer des working poor,     à s’en servir pour accroître les marges des patrons,     les dividendes des actionnaires     ou encore les parachutes dorés des top managers.
 
Il est indigne aujourd’hui qu'en Suisse on puisse avoir un emploi à 100% et que pourtant on ait besoin de l’aide sociale,     parce que notre salaire ne permet pas de payer les frais de base, le loyer abusif, trop souvent, ou les dépenses de santé.

Aujourd’hui, les électeurs et électrices ont le pouvoir de renverser ces injustices simplement en exerçant leur droit et devoir de citoyennes et citoyens, en allant voter. Nous avons ce pouvoir, saisissons-le !

Premièrement, le salaire minimum permet de lutter contre l’inégalité salariale dont les femmes sont encore trop souvent victimes. A qualifications égales, les femmes continuent à être clairement moins payées que les hommes. Ces écarts se sont même creusés ces dernières années. L’initiative sur les salaires minimums est la mesure la plus rapidement efficace contre l’inégalité salariale aux dépens des femmes.

Deuxièmement, le salaire minimum permet de lutter contre le dumping salarial qui tire tous les salaires vers le bas. Avec le salaire minimum, plus de tentation pour le patron de privilégier un travailleur qui peut se contenter de moins parce que là d'où il vit, le coût de la vie est moins cher ! Travailleuses et travailleurs égaux, sans frontière si ce n'est celle qui protège de la pauvreté !
 
Troisièmement, le salaire minimum crée de la richesse pour l'entier de la société : meilleurs retraites, meilleurs financement des assurances sociales, moins d'aide sociale ! Avec des travailleuses et travailleurs mieux payés, c'est tout le pays qui voit son niveau augmenter !

Pourtant, face à cette réalité, on nous oppose une propagande patronale mensongère, centrée sur le chantage à l’emploi, et visant à créer un climat de peur auprès des salariés de ce pays.
 
Chères et chers ami-e-s, Camarades, ces arguments de la peur, que le patronat développe, sont mensongers :

-    1) Les employeurs, dans les branches à bas salaires, ont largement les moyens d’assurer une augmentation des revenus de leurs employés. Cette augmentation ne dépassera pas une moyenne de 0,5% de la masse salariale totale !

-    2) Dans les secteur qui ont des CCT, lorsque celles-ci ont instauré des salaires minimums  ces dernières années, il n'y a eu aucune suppression de poste. !

 -    3) La plupart de ces emplois actuellement en dessous des 22fr/h ne sont pas « délocalisables » car ce n’est pas demain la veille que les banquiers privés commenceront à nettoyer leurs bureaux !


Aujourd'hui, nous ne devons pas nous laisser intimider par ce discours de la peur : NON, le patronat ne veut pas sauver des emplois lorsqu'il fait campagne contre le salaire minimum, le patronat cherche à garder ses marges et refuse de redistribuer les richesses produites par les travailleurs et les travailleurs !

Et maintenant, en plus, depuis quelques années, à côté de notre traditionnelle grande bourgeoisie entrepreneuriale, nous avons leurs laquais, leurs laquais qui les suivent pour ramasser les miettes, le MCG !

Le MCG qui se veut populaire, mais qui dit NON à l'initiative 1:12 !

Le MCG qui dit défendre les chômeurs locaux, mais dit NON à l'amélioration des conditions des Emplois de Solidarité !
Le MCG qui dit défendre les travailleurs mais qui dit NON à l'intervention du Conseil d’État dans le conflit de Gate Gourmet !
Le MCG qui prétend lutter contre le dumping salarial et qui dit, aujourd'hui, en mot d'ordre officiel, NON au salaire minimum !!!
La seule proposition que fait le MCG c'est de dresser les travailleurs et travailleuses les uns contre les autres ! De monter des frontières entre les salariés, et ainsi de les diviser, de nous diviser, de nous affaiblir.

Camarades, il ne faut pas nous laisser avoir, ce discours de la peur, ces discours populistes, ce sont des leurres ! Le MCG, comme l'UDC, comme la droite bourgeoise, ne défend qu'une stratégie à la solde du patronat ! Car, Camarades, la cible de nos revendications ce sont les employeurs, les entreprises, les actionnaires, pas cette autre travailleuse ou travailleur, notre sœur, notre frère, qui est dans la même situation de nous et qui, comme nous, a tout à gagner d'un salaire minimum !

Alors le 18 mai, dans 17 jours, toutes et tous ensemble, sans privilège, votons et faisons votez OUI au salaire minimum, OUI à la vraie frontière contre les bas salaires !

Merci de votre attention.

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Discours de M. Joël Mugny, Syna Genève


Très cher collègues et camarades de luttes, Au nom de la communauté des syndicats genevois, je vous salue.

Je vous annonce une excellente nouvelle, le dimanche 18 mai nous aurons gagné un salaire minimum en Suisse, parce que notre campagne a été combative, parce que nos arguments étaient convainquants et surtout parce que notre cause est juste. Plus de 300'000 personnes, essentiellement des femmes, bénéficieront de cette amélioration. Utopique ? NON Je vous rappelle que l'utopie n'est que ce qui n'existe pas encore mais qui va se réaliser.

Belle victoire d'étape, mais ne restons pas sur ce succès. Aucune protection n'existe encore pour le plein emploi, contre les licenciements, pour le travail à temps partiel avec pleine couverture aux assurances sociales, la protection d'une assurance perte de gain au cas de maladie.

La lutte doit continuer pour la protection de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs de ce pays par des conventions collectives de travail ou contrat type de travail, conciliation de vie professionnelle et vie privée, flexibilité du temps de travail en faveur des employés et non plus des employeurs, congé parental, formation professionnelle certifiante pour toutes et tous.

Nous avons pu vivre depuis deux ans des licenciements de travailleuses et travailleurs en lutte uniquement par le fait qu'ils ont exercés le droit constitutionnel de la grève après avoir utilisé tous les autres moyens légaux préalablement, sans succès. Les grévistes de l'hôpital de la Providence à Neuchâtel ont été licenciés avec le seing sceau, jusqu'à aujourd'hui du Gouvernement neuchâtelois. Des grévistes de la chaîne de distribution de Spar à Dättwill ont subis le même sort. Des grévistes de Gate Gourmet ont été licenciés à Genève avec le silence du gouvernement genevois, à ce jour. Plus grave le Conseil Fédéral interpelé refuse de prendre position. Nous ne pouvons plus accepter que des militants syndicaux, que des travailleuses et travailleurs qui se battent pour leur droit perdent leur emploi. Il faut que nous imposions en Suisse une véritable protection conte les licenciements.

Nous exigeons aujourd'hui aussi que les stages soient supprimés à l'exception de ceux inclus dans un cursus de formation. Nous ne voulons plus de travail en contre-prestation payé à des salaires de misère. Tout emploi doit impérativement être payé selon les conventions collectives de travail ou les usages dans la profession dans laquelle ils sont effectués. Le travail sur appel, le travail précaire, le travail sous contrat à durée déterminé doivent être combattus.

Les assurances sociales sont attaquées, démantelées alors que ces acquis ont souvent été obtenus par de longues luttes et par des compromis équilibrés. Nous ne devons plus accepter aucune attaque que ce soit contre l'assurance maladie, AI, accident, chômage, l'AVS ou le deuxième pilier.

Le 9 février a été un jour noir, même si Genève a refusé le retour aux temps des saisonniers. Nous ne devons jamais admettre la solution des contingents, la remise en question du regroupement familial, la politique de dresser un travailleur contre un autre au seul motif de sa nationalité. En revanche les contrôles doivent être renforcés, des sanctions dissuasives doivent être prises des amendes très conséquentes infligées aux employeurs abuseurs et les faillites en cascade combattues.

Les travailleuses et travailleurs de ce canton doivent pouvoir travailler dignement et sans crainte. Leurs revenus doivent leur assurer les moyens de subsistance, les jeunes doivent être en mesure d'entrer dans le monde professionnel et les moins jeunes pouvoir y rester jusqu'à leur retraite bien méritée, les femmes obtenir l'égalité salariale avec les hommes.

Chers collègues et camarades de luttes ce ne sera que UNIS que nous parviendrons à faire respecter nos droits et imposer les devoirs qui sont ceux des employeurs. Les chantiers sont

nombreux, les défis passionants. Nous le savons jamais rien n'est venu tout seul mais tout est possible si chacun de nous le veut et l'exige.

Chers collègues et camarades, je nous souhaite de grandes luttes futures à gagner, une belle fête présente.

Syna-Genève 1er Mai 2014 

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Discours de Tobia Schnebli, GSsA

Non aux milliards pour le Gripen

Le référendum contre le crédit d’achat des nouveaux avions de combat constitue une première. C’est en effet la première fois qu’on pourra voter en Suisse avec un référendum contre un achat d’armements voté par le parlement. Normalement les dépenses militaires passent dans le budget de l’État contre lequel il n’est pas possible de lancer un référendum. Si nous avons cette possibilité le 18 mai, c’est grâce à l’engagement depuis de longues années contre des dépenses militaires faramineuses et absurdes. En effet, une majorité de parlementaires n’a pas osé empêcher le vote sur l’achat de nouveaux avions qui avait déjà été retiré une fois par le Conseil fédéral, suite au dépôt de l’initiative du GSsA en 2010.

Le vote au référendum sur ce crédit militaire est donc déjà un premier succès. Il n’est pas encore gagné pour autant.

C’est pourquoi il est utile de rappeler 2 autres mérites de cette campagne référendaire :

1) On parle désormais des coûts effectifs que comporte cet achat : ce ne sont pas juste les 3,126 milliards de francs du prix d’achat mais ce sont au total plus de dix milliards de francs que la Confédération va dépenser ces prochains vingt ou trente ans pour ces avions de combat. Et en même temps on nous raconte qu’il n’y a pas assez d’argent pour des rentes AVS permettant de vivre avec un minimum de dignité !

2) La campagne a permis aussi de démasquer la grande tromperie des affaires dites de compensation. On le savait déjà suite au rapport du contrôle fédéral des finances sur les compensations des F/A-18 : au lieu de 100% ce ne sont que 40% du chiffre de l’achat qui a été soi-disant compensé. Aujourd’hui la tromperie est encore plus évidente. Le bureau chargé de vérifier les contrats de compensation a pratiquement fermé boutique parce que ses responsables ne pouvaient plus continuer à valider des contrats et des chiffres manifestement faux et trompeurs.

Mais nous sommes opposés à l’achat de nouveaux avions de combat aussi pour des raisons de fond : le GSsA a fait sien le principe de l’antimilitarisme qu’une partie importante du mouvement ouvrier défendait encore tout au début du siècle passé :
« Pas un homme, pas un sou pour les armées et les armements ! »

Hélas ce principe antimilitariste n’a pas été entendu quelques années plus tard, en l’été 1914 quand a commencé la Première Guerre Mondiale.

Comment des dizaines de millions de jeunes paysans et de jeunes ouvriers se sont-ils laissés tromper et envoyer à la mort dans des boucheries aussi effroyables qu’absurdes, au nom de la Patrie, de l’Honneur, de la Gloire, de la Virilité, de la Nation ?
L’efficacité aujourd’hui encore de ces slogans terribles doit nous faire réfléchir et doit nous faire agir. Le programme est vaste, mais nous avons une belle occasion pour commencer ce prochain 18 mai :

Faisons décoller les bas salaires,
pas les engins de guerre !

Non aux Gripen le 18 mai !

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