10/09/2014

Crimes de Franco en Espagne sont scrutés à l’ONU

Cet après midi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés, à la place des Nations à l’occasion de la présentation des rapports sur les crimes de la dictature de Franco, devant la Commission des Droits Humains de l'ONU.


Les rapporteurs spécial de l’ONU sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition. Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU ont visité l’Espagne récemment et ont élaboré deux documents qui appuient les demandes des victimes et exigent du gouvernement espagnol qu’il collabore avec la justice. Ces deux rapports seront présentés devant la Commission des Droits Humains de l’ONU .
Cette manifestation a organisé par le Collectif Suisse Contre l'Impunité des Crimes Franquistes...


En 1936 en Espagne, le  coup d’Etat militaire avec le général Franco à sa tête, va engendrer une dictature qui durera 40 ans, jusqu’à la mort du dictateur en novembre 1975. Des milliers de personnes seront fusillées, torturées et beaucoup d’entre elles devront travailler comme esclaves ou partir en exil. 40 ans après le décès du dictateur la dissimulation et l’impunité continuent de couvrir les nombreux crimes commis par ce régime jusqu’à son agonie. Pas un seul tortionnaire n’a répondu de ses actions, et aucune des victimes n’a été officiellement reconnue comme telle. Nous dénonçons l’impunité dont ont bénéficié et continuent de bénéficier les auteurs de ces crimes. Le droit international qualifie les actes commis de crimes contre l’humanité. Nous dénonçons aussi le fait que les victimes n’aient reçu de l’Etat espagnol aucun type de réparation pour le préjudice énorme qu’elles ont subi. Maintenant, beaucoup de victimes de la dictature sont mortes et ne peuvent donc plus aspirer à connaître la vérité ou à obtenir justice et réparation pour les souffrances qu’elles ont subies.

Toutes les organisations internationales reconnues des droits humains donnent raison aux plaignant.e.s. Les arguments du gouvernement espagnol et du système judiciaire de ce pays ont fermé toutes les portes à un processus de recherche sur les crimes du franquisme. Ni la prescription, ni la loi d’amnistie de 1977 ne s’appliquent aux crimes contre l’humanité. C’est aussi une illusion de penser que ces crimes sont déjà à l’étude en Espagne, ce ne sont que des prétextes pour masquer la protection des criminels par l’Etat.
 
Nous soutenons également la plainte pour crime contre l’humanité déposée devant un tribunal pénal argentin, le 14 avril 2010, pour les actes commis en Espagne par la dictature de Franco entre le 17 juillet 1936, début du coup militaire, et le 15 juin 1977, jour de la tenue des premières élections « démocratiques ». La plainte a été déposée par les familles des victimes, des organisations sociales et des droits humains  d’Argentine et d’Espagne. S’y sont joint des centaines de plaignant·e·s et de dénonciateurs individuels (réprimés dans la dernière période de la dictature), et diverses associations syndicales, culturelles, sociales, etc.
 
La plainte est fondée sur le principe de compétence juridique ou de justice universelle, en vertu duquel les tribunaux de n’importe quel pays peuvent et doivent agir lorsque sont commis des crimes qui portent atteinte à la communauté internationale.

 

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