22/09/2014

Grève de la faim de quatre député-e-s sur la Place des Nations à Genève

Quatre député-e-s d’origine kurde (trois siégeant actuellement au Parlement turc et une ancienne députée européenne) ont entamé une grève de la faim hier (21 septembre 2014) sur la Place des Nations à Genève pour attirer l’attention sur les exactions des djihadistes, appelés « Etat islamique », commises à l’égard de la population civile kurde et pour demander une aide urgente et concrète de  la communauté internationale aux Kurdes.

 

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A la presse et à l'opinion publique


Nous, soussignés Sebahat Tuncel, députée du HDP (Parti Démocratique des Peuples) et co-Présidente du HDK (Congrès Démocratique des peuples), Selma Irmak, députée du HDP et co-Présidente du DTK (Congrès de la Société Démocratique), Kemal Aktas, député indépendant de Van et co-Président du DTK, et Feleknas Uca, ex-Députée du Parlement Européen et membre du Conseil exécutif du DTK, sommes aujourd'hui en grève de la faim devant les Nations Unies pour demander une action internationale urgente contre les offensives de l'Etat Islamique sur Kobanê, au Rojava (Kurdistan de Syrie).

Nous sommes ici pour sensibiliser l'opinion publique et les politiques contre les atrocités perpétrées par l'EI à l'encontre des peuples arabe, kurde, turkmène, syriaque et des groupes religieux yézidis, chrétiens et chiites, à Sinjar (au Kurdistan d'Irak) et au Rojava.

Nous appelons les Nations Unies à soutenir par tous les moyens possibles les forces de résistance qui luttent actuellement contre l'Etat Islamique au Rojava et à Sinjar.

Nous appelons toutes les forces démocratiques, toutes les organisations humanitaires et de défense des droits humains et toutes les personnes attachées à l'humanité et la dignité à entendre le cri de ces peuples menacés de génocide.

 

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Commentaires

Les Etats-Unis livrent la région à l’Iran au lieu d’armer les Kurdes pour combattre l’EI

« Vous pouvez les amener à l’eau, mais vous ne pouvez pas les forcer à boire. »Après avoir eu la tête plongée dans la vérité de l’islamisme, l’administration Obama semble préférer se noyer dans son pacifisme anti-Bush et échouer.
Tout le monde sait que les alliés militaires pro-américains les plus fiables en Irak et en Syrie sont les Peshmergas. Mais, aucune arme américaine n’a encore été fournie à ces Kurdes, et leur aspiration nationaliste (justifiée) n’a pas été reconnue, encore moins approuvée.

Au lieu de cela, l’Amérique livre la région à l’Iran (favorisant ses ambitions nucléaires), et accueille les rêves turcs ressuscités d’un Califat international, à défaut d’obtenir le soutien nécessaire de l’Arabie saoudite wahabite. En effet, l’Amérique ne réussit pas à trouver quelqu’un pour lui fournir les forces terrestres afin de commencer à bouter l’Armée islamique en plein essor qui menace de conquérir la patrie américaine… et à peu près tout ce qui se trouve sur son chemin.

Les piètres excuses avancées par les porte-parole d’Obama pour son inaction sont facilement contestables. Par exemple, ils n’ont pas réussi à faire en sorte que la résolution adoptée la semaine dernière permette un soutien direct à Erbil sans passer d’abord par Bagdad. Encore une fois, cette idéologie admet du bout des lèvres les besoins urgents légitimes des forces pro-américaines.

Le vide relativement tranquille d’une « Pax Americana » a rapidement été comblé par les islamistes sunnites et chiites, et le Kurdistan se trouve au milieu d’un feu croisé. Il faut définir les différentes “parties en mouvement » afin de comprendre la stratégie américaine optimale, car toutes ont fait preuve de transparence en ce qui concerne les alliances et les objectifs (à l’exception du Qatar, qui finance les islamistes libyens tout en accueillant les Américains sur sa base militaire d’al Udeid).
Il n’est plus possible de se tenir à l’écart et de dire « laissez-les se battre » car des innocents sont massacrés, et les violations des droits de l’Homme explosent.

Téhéran veut immortaliser un croissant chiite (Iran, Irak, Syrie, Liban), Ankara veut rompre les liens avec les sunnites et Riyad veut mettre le feu aux poudres pour fomenter une insurrection, mais pas assez pour permettre au royaume d’être menacé. Les lignes géopolitiques sont ainsi croisées pour que ces aspirations soient remplies, alors que le Kurdistan (qui rejoint Israël, à un certain degré) sert comme irritant, comme piñata, une cible têtue pour ceux qui ont beaucoup plus d’aspirations.

Chacun de ces pays a tenté de manipuler le Kurdistan par des alliances politiques qui ne servent qu’à saper les aspirations légitimes d’auto-détermination de la population, que ce soit en tant qu’Etat indépendant ou région fédérée quasi-indépendante (sans prendre en compte les racines culturelles et historiques distinctives que les autres salissent). Dans ce processus 30 à 40 millions de Kurdes luttent pour leur survie.

Au lieu d’aider les Kurdes, qui sont déjà prêts à exécuter les ordres de l’Amérique, Obama aspire à laisser l’Armée syrienne libre décider de qui sont les «modérés» qui peuvent recevoir de l’armement et un an de formation en Arabie Saoudite (qui coûterait aux contribuables américains un milliard de dollars).
Obama serait-il tombé amoureux du pétrole saoudien?
Au lieu d’aider les Kurdes, qui ont désespérément besoin du soutien américain, Obama cède au rapprochement de la Turquie avec l’État islamique, qui a récemment refusé de prendre une part active à la nouvelle coalition sous prétexte de vouloir récupérer 49 otages turcs.

Obama serait-il favorable aux islamistes ?

Au lieu d’aider les Kurdes, après que plus de 60 villes et villages au Kurdistan syrien sont tombés entre les mains de l’État islamique, Obama revoit son opposition à Assad en espérant que sa défense aérienne ne bloquera pas les bombardements des alliés.

Obama serait-il un “conciliateur de génocide”?

Les Kurdes défendent vaillamment la civilisation occidentale contre des musulmans qui continuent la lutte contre les croisades, éloignés de nous dans le temps d’un millénaire, mais qui restent des zélotes affamés de vengeance depuis la défaite de l’islam en 1683 aux portes de Vienne.

La démographie évolue rapidement, et les Kurdes sont de plus en plus l’objet d’un nettoyage ethnique; en cas de défaite, les Kurdes seraient réinstallés de force hors de Syrie et perdraient leur identité. Déjà un million de réfugiés ont déménagé, remplacés par des chiites pro-Assad et des Alaouites arabes. Le soutien aérien sporadique (rappelant le sort des Yazidis) contre l’Etat islamique est nettement insuffisant. Pourtant, inexplicablement, Obama a même échoué à s’assurer que d’autres nations arabes et des groupes d’opposition condamnent spécifiquement les actions anti-kurdes des islamistes.

Les groupes politiques qui demandent le soutien des américains doivent avoir «les mains propres».

Ainsi, des éléments de l’Armée syrienne libre qui cherchent à obtenir des armes de la part des alliés se doivent de soutenir les Kurdes mais la plupart sont alliés aux Frères musulmans ou à al-Qaïda. Contrairement aux Kurdes sans Etat, les entités pro et anti-Assad mènent simplement un combat pour le pouvoir et, malheureusement, partagent trop cette culture et cette mentalité.

Aussi, l’Amérique doit fournir une assistance militaire, politique et humanitaire au Kurdistan d’urgence, pour lui donner le pouvoir de mener une coalition de minorités ignorées.

source
Le Dr Sherkoh Abbas (président de l’Assemblée nationale du Kurdistan de Syrie) et le Dr Robert Sklaroff (un médecin et activiste) ont co-écrit des essais au cours de la dernière demi-décennie préconisant un Kurdistan indépendant.

Écrit par : Corto | 24/09/2014

C'est là que l'on voit comme tes copains de gauche en ont rien à battre du Kurdistan !

Écrit par : Corto | 26/09/2014

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