05/10/2014

La fête de la police a été célébrée sous les bombes lacrymogènes

Pour assurer la « sécurité » du défilé de son 200ème anniversaire, la police genevoise a bloqué le centre ville face à 200 jeunes manifestants  Surarmée et comme malheureusement de plus en plus à son habitude, la police a usé une force disproportionnée. C’est à se demander, si c’était une démonstration de force pour justifier ses dépenses budgétaires, surévaluées pour un Canton comme Genève. Si la police a le droit de défiler, les libertés publiques exigent que les citoyens puissent aussi manifester. Or, l’interdiction   de la manifestation des jeunes est certainement à l’origine de la confrontation qui a fait malheureusement des victimes, y compris parmi les badauds. Genève, capitale des droits de l’homme et de la paix, ne mérite certainement pas ce genre d’images.

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Commentaires

Vous auriez peut être préféré que la police se fasse malmener ? ça aurait fait de meilleurs clichés.

Écrit par : norbert maendly | 05/10/2014

Cher Demir, ce que vous écrivez n'est pas ce que j'ai vu.
Vous parler de violence policière. Regardez dans le camp d'en face. Les consignes étaient claires, ne pas gâcher le défilé du bicentenaire.

Les "manifestants" s'en sont pris aux voitures garées, aux policiers, aux trams. Un passant a été blessé. C'est cela faire une manifestation pacifique ?

Le but de cette "manifestation" était bien d'aller casser du flic, si je m'en réfère à ce que je lisais sur les réseaux sociaux, du moins pour une partie de la population. Le billet de Stéphane Guex-Pierre à ce sujet est excellent et reflète totalement mon point de vue.

Écrit par : Yannick Bravo | 05/10/2014

Pour répondre aux autres commentaires, l'immense majorité des 500 manifestants était pacifique, et les provocations venaient de gens casqués et habillés en bleu, et de quelques personnages masqués et même agressifs avec les autres manifestants... Devinez à qui profite la tension? N'y a-t-il pas un Cons. d'Etat qui demande d'augmenter encore les effectifs policiers? Ces quelques "agitateurs" étaient-ils spontanés et stupides ou rémunérés?

Écrit par : Stef | 05/10/2014

@M. Stef: Le profitage de tension n'existe pas. Les informations sont disponibles et à votre convenance en lisant les textes de loi (mais vous êtes vous jamais préoccuper de lire une loi?). Donc je vous donne cette info et n'hésiter pas à la répercuter. L'ancienne loi sur la police (le règlement en fait) prévoyait un budget annuel concernant un total de 900 agents uniformés. Cet effectif n'a jamais été atteint et cela veut dire que le budget de la police n'a jamais été "handicapant" pour l'Etat de Genève et que votre impression de "profitage" n'est qu'une chimère.

Amitiés

Écrit par : Frédéric Papaux | 05/10/2014

« C’est une horreur, un carnage pour les Kurdes »

Un réfugié qui a fui les violences dans la ville kurde de Aïn al-Arab (Kobané en kurde) se repose après avoir franchi la frontière turque.

Un chirurgien français de retour de Sérékaniyé, au nord de la Syrie, se dit « effondré » par la situation.

Les pays occidentaux doivent apporter « une aide humanitaire et militaire » aux populations kurdes, a déclaré samedi lors d’une conférence de presse à Paris le chirurgien Jacques Bérès, dénonçant « une horreur » et « un carnage » dans le nord de la Syrie.

« Il faut voir ce que les Kurdes se prennent », lance désabusé le Dr Bérès, rentré la veille de Sérékaniyé, localité à quelques kilomètres à l’est de Aïn al-Arab (Kobané en kurde, au nord de la Syrie), ville assiégée depuis plus de deux semaines par l’organisation Etat islamique (EI).

« C’est une horreur, un carnage », ajoute le cofondateur de Médecins du monde et Médecins sans frontières et aujourd’hui président de l’association France Syrie Démocratie, relatant les « blessures, brûlures » et « des jeunes gens dont les membres ont été arrachés ». La situation « m’effondre en tant que chirurgien », ajoute-t-il, décrivant un flot continu d’arrivées de blessés, « dont 40% de femmes », et un manque « en tout » pour apporter les soins nécessaires.

Pour le médecin, si quelques combattants du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, turc) et du YPG, la principale milice kurde en Syrie, sont « aguerris », beaucoup d’autres « ne sont armés eux que de leur seul courage et d’une mauvaise kalachnikov ».

« Les pays doivent leur apporter une aide humanitaire et une aide militaire », explique Jacques Bérès, ironisant sur la disproportion des moyens entre « de vieilles kalachnikov face à des tanks des jihadistes ».

« La population est piégée »

A Sérékaniyé, les 40 à 50 000 habitants « sont coincés entre les combattants de Daesh d’un côté, et la frontière turque fermée de l’autre » par un « mur de 5 mètres de haut et des barbelés », dénonce Marc Roussel, un documentariste qui était de l’expédition.
« La population est piégée », selon lui. Le Dr Bérès redoute lui un « génocide » des Kurdes.
En dix jours sur le territoire syrien, les deux hommes disent n’avoir « pas constaté le moindre effet des armes livrées » par les pays occidentaux dont la France.
Depuis le déclenchement de l’offensive jihadiste dans le nord de la Syrie, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme estime qu’environ 300 000 personnes ont été déplacées. Selon Ankara, plus de 186 000 personnes ont passé la frontière pour se réfugier en Turquie.

Écrit par : Corto | 06/10/2014

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