30/10/2014

Manifestation pour une meilleure école publique

Plus d’une centaine de collégiens a défilé en ville pour manifester pour une école publique de qualité et plus précisément contre les nouveaux règlements du post-obligatoire et contre la surcharge des écoles de culture générale.

Il y avait des étudiants de différentes formations comme le collège, les écoles de culture générale ou encore les arts appliqués.

A la fin de la manifestation une délégation a rencontré Madame la conseillère d'état Anne Emery-Torracinta pour lui signaler que la pétition contre les nouveaux règlements avait obtenu plus de 2000 signatures et que l’action continuera tant qu’un retour en arrière n’est pas envisagé.

 

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Plus photos:

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28/10/2014

Adieu cher René Rielle

Ce dimanche René Rielle, père du député socialiste au Grand conseil nous a quitté. Une cérémonie religieuse sera célébrée ce jeudi 30 octobre à 17h à la Chapelle Saint-Christophe, rue centrale 7 de Crans Montana. Voici mon hommage en photos pour cet homme de valeur que j’ai côtoyé. Je saisie l’occasion pour présenter mes sincères condoléances à toute la famille Rielle et en particulier à mon ami Jean-Charles et à son épouse  Laurence Fehlmann Rielle. 

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Mon cher Papi,

En ce moment d'émotion, lorsque je pense à toi, c'est la tendresse qui m'étreint.

Parce que je me souviens...

Je me souviens de nos chevauchées dans les bois de Sauvablin et du jour où tu m'as annoncé que tu allais arrêter l'équitation parce que tu te sentais « un peu plus fragile » - c'était il y a plus de 10 ans maintenant.

Je me souviens des trois pommes par jour que tu croquais. Sais-tu comment je mange les pommes ? En entier, en ne laissant que la tige – comme toi.

Je me souviens de ta discipline matinale, quotidienne et soignée pour rester souple comme un jeune homme malgré ton âge avancé.

Je me souviens de tes randonnées en montagne et de la question rituelle que tu me posais si je t'accompagnais : « Dis, Natacha, tu prends aussi un peu de rouge pour le pique-nique ? ».

Je me souviens de Stéphanie (ta petite-fille elle aussi) qui me raconte avec joie ses journées à ski avec toi, son mari et ses enfants...tes arrière-petits-fils !

Je me souviens de notre partie de mini-golf, il n'y a pas si longtemps de cela.

Je me souviens surtout que tu avais toujours peur de ne pas me retrouver au paradis du fait que je ne suis pas baptisée. Cela nous a d'ailleurs valu de longues discussions métaphysiques. Tu lisais des ouvrages de maîtres spirituels. Le sens de la vie humaine éveillait ta curiosité et ton intérêt, tes yeux brillaient alors sans relâche.

Je me souviens de tes fêtes d'anniversaire.

Je me souviens de ta gentillesse et de ta modestie.

Comme tu l'as compris, Papi chéri, j'ai la chance d'être ta petite-fille et d'avoir ainsi le supplément de distance – lié à la génération qui nous sépare (celle de tes fils, celle de mon père) – qui me permet de retenir le bonheur plus que la tristesse, même en ce jour.

Lorsque mes enfants me demandent où vont les gens qui meurent, je leur réponds qu'ils sont dans le coeur de ceux qui les aiment. Tu es dans mon coeur, et sûrement dans le coeur de bien d'autres personnes aussi.

Mais ta foi, profonde et sereine, me fait pressentir que tu vas également rejoindre cet inconnu qui te tend les bras. Donc je te dis, mon Papi chéri : « A Dieu ». Adieu, Papi chéri.

Natacha Rielle Pégatoquet

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17/10/2014

Métier en danger: assistantes médicales en colère

Une centaine de personnes ont participé aujourd’hui à Genève à la manifestation des assistantes médicales, soutenues par leur association (AGAM) et Unia. Ce rassemblement avait pour but de dénoncer la situation suivante :
 
Jusqu’en 2006, le secteur des cabinets médicaux était couvert par une convention collective de travail (CCT), conclue entre l’Association des médecins du canton de Genève (AMG), l’Association genevoise des assistantes médicales (AGAM) et le syndicat Unia. La CCT prévoyait notamment une grille de salaires minima selon les années d’expérience et une durée du travail hebdomadaire de 40h. En 2006, les médecins ont revendiqué une augmentation du temps de travail et une baisse des salaires de 13 à 18%. Les négociations ayant échoué, le secteur se retrouve sans protection conventionnelle depuis le 1er mars 2007.
 
Depuis cette date, l'AGAM et Unia n'ont cessé de se battre contre la dégradation des conditions salariales qui mettent cette profession, principalement féminine, en danger. En effet, les salaires d'embauche se sont effondrés : 32% du personnel gagnent aujourd'hui moins que l’ancien minimum salarial conventionnel, et ce pourcentage atteint même les 48% du personnel dans les grandes structures telles que les permanences médicales et les groupes médicaux. Ces chiffres sont issus d’une étude de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT). Conséquence : l’attractivité de la profession a fortement chuté, avec une baisse des entrées en formation et des diplômées, et une augmentation des reconversions professionnelles. De plus en plus d’assistantes bifurquent vers d’autres métiers mieux rémunérés comme celui des Assistantes en soins et santé communautaire (ASSC), profession considérée comme proche. Pourtant les ASSC gagnent en première année 5270 francs contre 4231 francs pour les assistantes médicales (selon la recommandation de l’AMG) !

Cette situation comporte des risques certains en matière de santé publique : confrontés à une pénurie de personnel qualifié, de plus en plus de cabinets médicaux engagent du personnel non qualifié (p.ex. secrétaires médicales) pour procéder à des gestes médicaux techniques du ressort de l’assistante médicale. L’exercice de ces gestes est par ailleurs soumis à l’obtention d’un droit de pratique délivré aux assistantes médicales par le médecin cantonal. La sécurité des patients risque ainsi de ne plus être assurée.


Afin de protéger la profession et la sécurité des patients, les assistantes médicales réclament donc de l’AMG des négociations pour conclure une CCT qui permette au métier de maintenir son attractivité. A défaut, seul un Contrat-type de travail, tel que prévu dans le cadre des mesures d’accompagnement contre la sous-enchère, pourrait sécuriser les salaires à l’embauche et redonner l’attractivité nécessaire à la profession pour garantir ses missions de santé publique.

Les manifestants ont appelé dès lors tant les employeurs que les autorités cantonales à prendre leurs responsabilités pour sauver un métier indispensable à la population.
 
Unia Région Genève
Communiqué de presse

 

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Pour les autres photos:

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15/10/2014

Une lettre de Kobané: MAMAN, TU ME MANQUES !

Les femmes kurdes participent en grand nombre aux combats contre les djihadistes. Elles constitueraient près de 40 % de cette force estimée à 40 000 combattants. Elles sont devenues le symbole de la résistance contre les barbares djihadistes car leur réussite sera la réussite pour la liberté de toutes les femmes du moyen-orient et du monde entier. 

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Les mots d’une combattante de YPJ (Unités populaires de défense des femmes), organisation de défense du PYD (Parti de l’unité démocratique), nous fait comprendre la conviction de la femme avant-coureur à la révolution tandis que la remarquable résistance de Kobane qui guide une résistance historique continue.

 

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Voici la dernière lettre d'une combattante de YPJ à sa mère.


« Je vais bien maman. Hier on a fêté mon 19ème anniversaire. Mon ami Azad a chanté une très belle chanson pour les mères. Je me suis rappelée de toi et j’ai pleuré. Azad a une belle voix. Lorsqu’il chantait la chanson de « Maman », il pleurait en même temps. Sa mère lui manquait autant que tu me manques, ça faisait un an qu’il ne la voyait plus.
 
Hier nous avons porté secours à un ami blessé. Il avait reçu par deux balles. Il était inconscient qu’il était blessé de deux différents partis de son corps. Car il ne voyait pas la blessure du haut de sa poitrine. La deuxième balle avait juste touché le côté, nous pourrions le guérir, on lui a même donné un litre de mon sang.   

Nous sommes à l’est de Kobané maintenant, Maman. Nous sommes juste quelques kilomètres d’eux. On voit leur drapeau noir et on écoute leur radio. Parfois ils parlent en des langues étrangères qu’on ne comprend pas, mais on sent qu’ils ont peur.
Nous sommes neuf combattants dans notre groupe.

Le plus jeune, c’est Resho, il vient d’Afrîn. Il a d’abord combattu à Tal Abyad, et ensuite a rejoint nos rangs. Il ne sait pas quelle âge il a exactement. Tous ce qu’il sait, c’est qu’il a une vingtaine d’année.
Alan, est de Qamishlo, de l’un de ses plus beaux quartiers. Et lui, il a combattu d’abord à Serê Kanîye, avant de nous rejoindre. Il a quelques cicatrices de blessures sur son corps. Il a vécu une enfance marquant, il était un enfant audacieux, et il a des cicatrices de blessure qui lui ont resté de son enfance.   Il nous dit que ses blessures étaient pour Avîn.

Le plus grand c’est Dersim, il vient du mont de Qandil. Sa femme est devenue martyre à Diyarbekir, et l’a laissé seul avec ses deux enfants. Sa fille s’appelle Helin, il a gravé le prénom de sa fille sur son bras et il n’a jamais vu sa fille.  
Nous sommes dans une maison au pied des montagnes de Kobanê. On ne connaît pas un Dieu plus fort que notre Dieu.

On ne sait pas grande chose des propriétaires de la maison.

Il y a des photos d’un vieil homme et aussi d’un jeune homme. Il y a un ruban noir sur la photo du jeune, je crois qu’il est devenu martyr… Il y a également les photos de Qazi Mohamad, Mulla Moustapha Barzani et Apo. Et une ancienne carte de l’Empire Ottoman mentionnant le Kurdistan.
 
Il y a bien longtemps que l’on n’a pas bu de café, mais la vie est belle, même sans café. De toute façon, je n’ai jamais bu un café aussi bon que le tien,  maman.

 Nous sommes maintenant dans une ville calme qui n’a tué personne, qui n’a jamais connu l’injustice. Alors que maintenant c’est une ville bléssée, exilée, déportée de leur territoire, ils n’ont plus de pays. Nous sommes juste là, pour défendre une ville musulmane qui compte une dizaine de mosquées. Nous défendons cette ville et ses sacrés places contre des barbares et des mongoles.     

Maman, je viendrai te voir dès que cette sale guerre contre nous se terminera.
 
Nous allons rentrer avec Dersim à Diyarbekir pour rendre visite à ses enfants. Nos familles et nos maisons nous manquent à toutes et à tous, et nous voulons tous rentrer mais la guerre interdit la nostalgie.
 Mais je ne pourrai peut-être pas rentrer, Maman. Si ce devait être le cas, sache que j’ai rêvé toujours de te revoir et que c’est cela qui me tenait debout.
 
 La maison est à l’est de Kobané. C’est une maison frappée de toutes parts. Elle a une porte verte criblée des balles d’un Sniper. Il y a trois fenêtres, dont l’une s’ouvre à l’est. J’y ai gravé mon nom en rouge. Les rayons de soleil entrent dans la chambre par les trous faits par les balles dans la chambre, Maman.  Et c’est derrière cette fenêtre que j’aurai vécu mes derniers instants et attendu la mort. Cette même fenêtre derrière laquelle Azad a chanté sa dernière chanson, pour sa mère, avec sa belle voix. « Maman, tu me manques  »

MAMAN, TU ME MANQUES !

Ta fille, Narin


Je remercie Nuray pour la traduction de ce grand moment d’émotion.

La photo n’est évidemment pas celle de l’auteur dont on ne connait pas le visage.

 

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13/10/2014

Flash-Mob: Solidarité avec la résistance Kurde à Kobanê

Une centaine de manifestant(e)s se sont rassemblé(e)s ce soir à la Gare de Cornavin en solidarité avec Kobanê, et pour dénoncer la complicité de l’Etat Turque. Pour informer les passant(e)s de ce qui se passe maintenant à Kobanê et dans le reste du Kurdistan, certain(e)s d’entre eux et elles se sont mis par terre, pour simuler des cadavres.

Sur chaque corps allongé, une phrase qui décrit la cause de son décès :
« Massacré par ISIS »,
« Manifestante tuée pendant une manifestation pour Kobanê Diyarbakir par la police turque »,
« Violée et assassinée par ISIS »,
« Mort, pendant qu’il cherchait de traverser la frontière entre la Turquie et la Syrie pour aider le reste de son peuple »
« Jeune combattante, morte sous les feux de Daesch, pendant qu’elle protégeait des civils »…..

Ensuite une partie des participants s’est déplacée à Bel-Air, où elle a mis en scène encore une fois la flash-mob, sous les yeux des genevois et  des genevoises qui attendaient le tram.


Kobanê est l’un des trois cantons de la zone kurde syrienne, qui fait subsister un projet démocratique alternatif. La révolution kurde a permis, dans les zones sous son contrôle, la construction d’une organisation civile dans laquelle chaque minorité, qu’elle soit ethnique, religieuse ou sexuelle, de développer son autonomie dans le respect de son identité.

Depuis plusieurs semaines, la ville de Kobanê, regroupant plusieurs centaines de milliers de personnes réfugiées, est assiégée par les fascistes de « l’Etat Islamique ». Si Kobanê tombe, ce sont des centaines de milliers de personnes qui risquent d’être massacrés parce qu’elles appartiennent à des minorités religieuses (yezidis, chiites, chrétiennes) ou ethniques (kurdes, arméniennes…).

Le siège de Kobané est facilité par l’État turc qui y voit un moyen de continuer son oppression contre les kurdes.

Dans toute la Turquie beaucoup de manifestations en solidarité avec la résistance de Kobanê et contre la complicité de l'état turque ont lieu. Les manifestants sont réprimés avec force, par la police turque qui collabore avec les partis conservateurs et nationalistes.
Plus de 30 manifestants ont déjà perdu la vie, et plus de 300 manifestants ont été blessés.

La Turquie contrôle la frontière avec la Syrie: elle arrête les kurdes en provenance de Kobanê et empêche ceux qui, depuis la Turquie, tentent de rejoindre Kobanê pour aider la résistance.

La résistance kurde, composée de femmes et d’hommes, est isolée face à « l’Etat Islamique ». Nous dénonçons l’hypocrisie des États occidentaux qui continuent de voir le PKK/PYD comme « une organisation terroriste », alors que la confédération kurde au Rojava est la principale force sur le terrain face aux attaques de l’« Ètat Islamique ».

 

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12/10/2014

NON À LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS

A l’occasion de la Journée d’action européenne, environ 2000 (deux mille) personnes ont manifesté dans les rues de Genève pour réclamer l’arrêt des négociations sur trois traités de libre-échange (TISA, TAFTA et CETA, acronymes en anglais) visant toujours plus de privatisation des services publics avec, cette fois-ci, un « cliquet » de non retour.

 

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Pour plus photos:

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11/10/2014

778 personnes ont été exécutées dans 22 pays en 2013

Le Vendredi, après-midi sur place des Nations Unies du Comité Ashraf  a organisé une manifestation à l'occasion de la Journée Mondiale contre la Peine de Mort et la célébration du 25ème anniversaire du traité pour l'abolition de la peine de mort .

 

Les manifestants réclament d’Iran d’Iran est le premier per capita dans le monde et le deuxième pays après la Chine. 687 en 2013 mais 859 personnes ont été exécutées l'élection de Rouhani depuis le 14 juin 2013.

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Tendance mondiale vers l'abolition

70 pourcent de tous les États du monde (140) ont aboli la peine de mort dans leur législation ou en pratique (situation en mars 2014).

98 États ont complètement aboli la peine de mort.

7 États ne prévoient la peine de mort que pour des crimes exceptionnels tels que des crimes de guerre ou pour ceux prévus par le Code de justice militaire.

35 États ont aboli la peine de mort en pratique, mais pas dans leur législation.

Un total de 140 États ne procèdent donc plus à des exécutions actuellement.

58 États maintiennent encore la peine de mort. Toutefois, les deux tiers de la population mondiale résident dans ces pays.

Chiffres mondiaux

Pas moins de 778 personnes ont été exécutées dans 22 pays en 2013. En 2012, Amnesty International avait recensé 682 exécutions dans 21 pays du globe.

La plupart des exécutions se sont déroulées en Chine, en Iran, en Irak, en Arabie saoudite, aux États-Unis et en Somalie – dans cet ordre.

La Chine a exécuté plus de prisonniers que l’ensemble des pays du globe réunis. Toutefois, il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans ce pays, ces données étant classées secret d'État. Aussi le chiffre de 778 personnes exécutées dans le monde n’inclut-il pas les milliers d’exécutions qui ont eu lieu en Chine.

Une forte augmentation des exécutions a été constatée en Iran et en Irak. L'Irak a mis à mort au moins 169 prisonniers, soit 30% de plus qu'en 2012 (129). En Iran, le nombre d'exécutions officiellement reconnues est passé de 314 en 2012 à 369 en 2013. Toutefois, selon des sources crédibles, au moins 335 autres exécutions auraient eu lieu, ce qui porterait le total à au moins 704 pour 2013.

Au cours de l’année 2013, seuls 22 États dans le monde, soit environ un sur 10, ont procédé à des exécutions – c'est un de plus qu'en 2012, mais presque un quart de moins qu'il y a dix ans (en 2003, 28 pays avaient exécuté des prisonniers).

De par le monde, 140 pays, à savoir plus des deux-tiers, sont abolitionnistes en droit ou en pratique.

Des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont été graciés dans 32 pays en 2013 – un chiffre en hausse par rapport à 2012, puisqu’il s’élevait alors à 27.

Au moins 1 925 nouvelles condamnations à mort ont été recensées dans 57 pays, soit plus qu'en 2012 (au moins 1 722 condamnations dans 58 pays).

Fin 2013, au moins 23 392 personnes se trouvaient sous le coup d'une condamnation à mort.

En 2013, quatre pays qui n’avaient pas eu recours à la peine de mort depuis longtemps ont procédé à des exécutions: l'Indonésie (premières exécutions depuis quatre ans), le Koweït (premières exécutions depuis six ans), le Nigeria (premières exécutions depuis sept ans) et le Viêt-Nam (premières exécutions depuis 18 mois).

À l'inverse, trois pays qui avaient exécuté des prisonniers en 2012 n'ont procédé à aucune exécution en 2013: les Émirats arabes unis, la Gambie et le Pakistan.

Les méthodes d’exécution utilisées dans le monde en 2013 ont été les suivantes: la décapitation, l'électrocution, la pendaison, l’injection létale et le peloton d'exécution.

Au moins trois personnes ont été exécutées en Arabie saoudite pour des crimes commis alors qu’elles étaient âgées de moins de 18 ans, en violation du droit international. Selon certaines informations, des mineurs délinquants auraient aussi été exécutés au Yémen et en Iran.

Dans la plupart des pays où des gens ont été condamnés à mort ou exécutés, la peine capitale a été prononcée à l'issue d'une procédure non conforme aux normes internationales d'équité des procès. Dans certains États, ces condamnations se sont notamment appuyées sur des «aveux» arrachés sous la torture ou d'autres formes de mauvais traitements, par exemple en Afghanistan, en Arabie saoudite, dans l'Autorité palestinienne (par les autorités du Hamas, à Gaza), en Chine, en Corée du Nord, en Irak, en Iran et au Pakistan.

En Inde, en Indonésie, au Japon, en Malaisie et au Soudan du Sud, des exécutions ont eu lieu sans que les prisonniers, leurs familles ni leurs avocats n'en aient été avertis à l'avance. Au Botswana, en Inde et au Nigeria, ainsi que dans certains cas en Arabie saoudite et en Iran, les corps des prisonniers exécutés n'ont pas été rendus à leur famille pour inhumation.

À la connaissance d'Amnesty International, des exécutions publiques ont eu lieu en Arabie saoudite, en Corée du Nord, en Iran et en Somalie.

Par ailleurs, des gens ont encore été condamnés à mort ou exécutés pour des infractions n'entrant pas dans la catégorie des «crimes les plus graves», définis par les normes internationales comme des «crimes intentionnels ayant des conséquences fatales». La peine capitale a ainsi été appliquée pour des infractions liées à la législation sur les stupéfiants dans au moins 13 pays d'Asie et du Moyen-Orient, ainsi que pour «adultère» (Arabie saoudite), «blasphème» (Pakistan) ou pour des crimes économiques (Chine, Corée du Nord, Viêt-Nam), des viols (Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Somalie) et certaines formes de viol «aggravé» (Arabie saoudite, Kenya, Nigeria, Soudan).

En Corée du Nord, des prisonniers auraient aussi été exécutés pour cannibalisme, détournement de fonds, pornographie, fuite en Chine, corruption, et visionnage de vidéos interdites en provenance de Corée du Sud.


AFRIQUE

Au moins 64 exécutions ont eu lieu dans cinq pays, soit une augmentation de plus de 50% par rapport à 2012 (41 exécutions).

Cette augmentation est principalement due à une forte hausse des exécutions en Somalie – au moins 34 en 2013, contre six en 2012. Sur toutes les exécutions enregistrées dans ce pays en 2013, 19 ont eu lieu dans la région semi-autonome du Puntland.

Le Nigeria a repris les exécutions pour la première fois depuis 2006: quatre hommes ont été pendus dans l'État d'Edo, dans le sud du pays, en juin.

Le Nigeria, la Somalie et le Soudan ont été responsables à eux seuls de plus de 90% des exécutions et des deux tiers des condamnations à mort dans la région.

AMÉRIQUES

Les États-Unis ont été le seul pays de la région à exécuter des prisonniers (39 en 2013, soit quatre de moins qu'en 2012). Ces exécutions ont eu lieu dans seulement neuf États, comme en 2012 – l'État du Texas étant responsable à lui seul de 41% d'entre elles. En mai 2013, le Maryland est devenu le 18e État abolitionniste des États-Unis.

À l’exception de 15 condamnations à mort prononcées dans quatre pays, l’Amérique centrale, l'Amérique du Sud et les Caraïbes ont été des zones sans peine de mort en 2013.

Pour la première fois depuis qu'Amnesty International tient des statistiques (1980), trois pays des Grandes Caraïbes – la Grenade, le Guatemala et Sainte-Lucie – n'ont signalé aucun détenu en attente d'exécution.

ASIE-PACIFIQUE

Au moins 37 exécutions ont eu lieu dans 10 pays de la région. Toutefois, ce chiffre n'inclut pas les milliers d’exécutions qui auraient eu lieu en Chine, pays qui a mis à mort plus de prisonniers que tous les autres États du globe réunis. Il est impossible de connaître la véritable ampleur du recours à la peine capitale en Chine car ces données sont classées secret d'État.

En novembre, l’Indonésie a procédé à ses premières exécutions depuis quatre ans. Cinq personnes ont été mises à mort dans ce pays en 2013, dont deux étrangers condamnés pour trafic de stupéfiants.

Le Viêt-Nam a repris les exécutions après une pause de 18 mois et a mis à mort sept personnes par injection létale en 2013.

Comme en 2012, Singapour n'a exécuté aucun prisonnier. Après avoir mis à mort une personne en 2012, le Pakistan a de nouveau suspendu les exécutions.

Il a été impossible de confirmer le nombre exact d'exécutions en Corée du Nord. Des informations fiables ont fait état d'au moins 70 exécutions, mais Amnesty International est convaincue que leur nombre réel est bien plus élevé.

EUROPE ET ASIE CENTRALE

Aucune exécution n'a eu lieu dans cette région en 2013.

Le seul pays qui a encore recours à la peine de mort, le Bélarus, n'a en effet exécuté aucun prisonnier en 2013, ce qui fait de cette année la première sans exécution dans la région depuis 2009. Quatre condamnations à mort ont toutefois été prononcées, dont certaines à l'issue de procès manifestement inéquitables.

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

Au moins 638 exécutions ont été recensées dans six pays. L’Iran, l'Irak et l'Arabie saoudite ont été à eux seuls responsables de 95% des exécutions confirmées dans la région.

Amnesty International n'a pas été en mesure de confirmer si des exécutions avaient eu lieu en Égypte et en Syrie.

L'Iran et l'Irak ont tout deux connu une augmentation inquiétante des exécutions (voir plus haut).

Le Koweït a repris les exécutions pour la première fois depuis 2007: il a pendu cinq hommes en 2013.

En revanche, pour la première fois depuis trois ans, les Émirats arabes unis n'ont exécuté aucun prisonnier.

http://www.amnesty.ch/fr/themes/peine-de-mort/faits-et-ch...

 

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09/10/2014

Genève, capitale des droits humains, Pas des expulsions et des renvois forcés !

La Coordination genevoise contre l’exclusion et la xénophobie a déposé auprès du Grand Conseil et du Conseil d’Etat une pétition munie de 3’496 signatures. Les personnes qui l’ont signée demandent aux autorités d’utiliser le sol genevois à d’autres fins que la construction de places de détention administrative, et condamnent fermement l’usage de cellules familiales.
 
Pour rappel, le chantier de la Brenaz II a été inauguré le 26 août dernier. Il est prévu que cet établissement serve dès 2018 à la détention administrative. Cette détention ne punit pas des délits, mais prive de liberté des personnes uniquement parce qu’elles sont sans titre de séjour (déboutées de la procédure d’asile ou séjournant sans statut légal), en vue de leur renvoi forcé.
 
Début 2013, le canton disposait des 25 places de l’établissement de Frambois. En 2018, il y en aura 168. Ainsi le nombre de places de détention administrative aura été multiplié par six en cinq ans !

Le projet prévoit en outre l’aménagement de cellules familiales, dans lesquelles des enfants pourraient être enfermés avec leurs parents. Ces cellules sont illégales, tant du point de vue de la loi genevoise (art. 6 al. 5 LaLEtr) que du droit suisse et international. Elles sont surtout profondément choquantes et indignes de Genève, où  l’on célébrera bientôt les 25 ans de la Convention des droits de l’enfant.

À ce boom de la détention administrative s’ajoute, dans le cadre de la restructuration de la politique d’asile, un projet de « centre fédéral de départ » de 260 places à partir duquel des demandeurs d’asile seront aussi renvoyés. Quelles en seront les conséquences sociales et financières pour notre canton ?

Genève ne doit pas devenir un pôle d’expulsion. Il  en va de la fidélité à une tradition humaniste séculaire et de l’image de notre ville qui abrite le siège du Haut-Commissariat aux Réfugiés, du CICR ou du Conseil des Droits de l’Homme. Il en va surtout de la dignité des Genevoises et des Genevois, qui n’ont même pas eu droit à un débat sur cette question.
 
Au-delà du dépôt de cette pétition, la Coordination contre l’exclusion et la xénophobie entend continuer son action sous différentes formes et pourra compter non seulement sur le soutien solide des dizaines d’organisations membres qui la composent, mais aussi désormais sur celui des milliers de sympathisant-e-s qui ont signé la pétition.

Lien vers la pétition « ma Genève » <http://mageneve.ch/>

Communiqué – 9 octobre 2014


ADETRA • AGORA • Camarada • Caritas-GE • CCSI • CETIM • CGAS • Collectif soutien aux sans-papiers • Communautés chrétiennes de base • Coordination asile.ge • CODAP • COTMEC • CSP • CUAE • Elisa-Asile • FGC • Gauche anticaptialiste • Groupe quaker GE • Juristes progressistes • Les Communistes • Les Verts • LSDH • Maison Kultura • Maison pop. de GE • Mouvement coop. intl. • OSEO GE • PdT • Parti socialiste • Scribes pour l’asile • SolidaritéS • SSP • Syna • Syndicat SIT • TdH Suisse • UNIA • UPA • Vivre Ensemble • Zanco

 

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Les Kurdes n’abandonnent pas les rues

Si les manifestations des Kurdes pour protester contre les exactions de DAECH (organisation criminelle soutenue par les Etats de la région comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar) sont accueillies avec bienveillance dans le monde entier, elles sont durement réprimées en Turquie. En effet, les autorités turques ont décrété l’état d’exception dans 6 provinces et 9 villes et 22 manifestants ont été tués par les forces de l’ordre et une organisation paramilitaire appelée « Hizbullah ».

 

Les Kurdes se mobilisent également à Genève depuis trois jours pour protester contre le silence des gouvernements occidentaux et le manque du soutien efficace des forces coalisées. Ce sont les informations alarmantes faisant état des massacres à Kobane et des assassinats en deux jours de 22 manifestants en Turquie sont à l’origine de ces mobilisations. Malgré le sentiment de révolte compréhensible, les Kurdes gardent leur sang froid et manifestent dignement leur colère dans le respect des règles démocratiques. 

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08/10/2014

Le Prix Martin Ennals pour les droits de l'Homme 2014

La cérémonie de remise du Prix Martin Ennals 2014 a eu lieu hier soir à Uni Dufour. Pour cette édition le prix a été décerné à :

-Madame Alejandra Ancheita (Mexique) fondatrice et Directrice exécutive de ProDESC, qui travaille depuis plus de 15 ans avec des migrants, des travailleurs et des communautés indigènes pour protéger leurs droits du travail et leurs terres face aux entreprises transnationales minières et de l'énergie.

-Madame Cao Shunli (Chine) décédée en détention le 14 mars dernier juste après sa nomination, se battait depuis 2008 pour l'accès à l'information, la liberté d'expression et la liberté de réunion, notamment par le renforcement de la mise en œuvre domestique des mécanismes internationaux.

-Monsieur Adilur Rahman Khan (Bangladesh) travaille depuis les années 1990 sur un grand nombre de problématiques des droits humains, telles que la détention illégale, les disparitions forcées, les assassinats extra-judiciaires, et l'observation des élections avec son organisation Odhikar.

Siège de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales, la Ville de Genève est particulièrement engagée pour la promotion de la paix et des droits humains. Fière de cet engagement, la municipalité à l'honneur d'organiser, en partenariat avec la Fondation Martin Ennals, la 21ème cérémonie de remise du Prix Martin Ennals pour les défenseuses et défenseurs des droits humains. Cet événement s'inscrit dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine des droits humains, organisée du 7 au 10 octobre 2014 à l'Université de Genève et placée sous le signe des droits de l'enfant.

Fréquemment qualifié de « Prix Nobel des droits humains », le Prix Martin Ennals récompense chaque année des personnes qui s'illustrent de manière exceptionnelle dans le combat contre la violation des droits humains par des moyens courageux et innovants. Le Prix fonde son succès sur la visibilité donnée aux nominé-e-s, leur fournissant ainsi une meilleure protection dans leurs actions sur le terrain. La sélection des nominé-e-s est effectuée par un jury indépendant composé de dix des plus importantes organisations non gouvernementales actives pour la protection des droits humains.

A cette occasion, se sont présentés: Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération et présidente de la Fondation Martin Ennals, Madame Sandrine SALERNO, la Conseillère administratif de la Ville de Genève, Monsieur Zeid Ra'ad Al-Hussein, Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme, Monsieur Jean-Dominique Vassalli, Recteur de l’Université de Genève, Monsieur Alexandre Fasel, Ambassadeur, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU, Hans Thoolen, (co)fondateur d’organisations non gouvernementales telles que Dutch Lawyers Committee for Human Rights et d’autres organisations internationales à Genève, Madame Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération et les militant-e-s défenseur-euse-s des droits humains en présence d’environ 500 personnes

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Allocution de Madame Sandrine Salerno
Conseillère administrative de la Ville de Genève

 


Monsieur le Haut-Commissaire aux droits de l’homme,

Madame la Présidente de la Fondation Martin Ennals,

Monsieur le Recteur de l’Université de Genève,

Madame Alejandra Ancheita,

Monsieur Adilur Rahman Khan,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur pour moi que de prendre la parole ce soir devant vous, à l’occasion de cette cérémonie de remise du Prix Martin Ennals 2014. Ce prix récompense en effet le combat d’hommes et de femmes d’exception qui luttent, souvent au péril de leur vie et de leur liberté, pour le respect des droits humains dans le monde. Ce prix, comme les témoignages que nous avons entendu tout au long de cette soirée, nous rappellent qu’il est indispensable de continuer à nous battre pour qu’enfin dans le monde chaque être humain puisse être libre de s’exprimer, de penser, d’être, quelles que soient ses opinions politiques, son identité sexuelle ou sa religion.

L’année qui vient de s’écouler restera certainement comme l’une des années les plus préoccupantes en matière de respect des droits humains. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’a lui-même rappelé il y a trois semaines, en ouvrant la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Dans un discours grave, il déplorait notamment une « année terrible pour les principes inscrits dans la Charte des Nations unies ». De Gaza à la Syrie, d'Irak en Centrafrique, d’Ukraine en Colombie, les droits humains ont été attaqués partout et sans cesse. Dans ce contexte, les défenseurs et défenseuses des droits fondamentaux paient un lourd tribut : les organisations actives dans le domaine estiment ainsi que militer pour le respect des droits humains représente aujourd’hui une activité à hauts risques dans plus de 80 pays.

Le Prix Martin Ennals vise à rappeler cette réalité et à rendre hommage au courage hors du commun de ces hommes et de ces femmes qui s’engagent pour un monde plus juste et plus humain. Au travers de la médiatisation de leurs combats respectifs, cet équivalant du Prix Nobel des Droits humains, offre une certaine protection aux nominé-e-s, en particulier dans leur pays d’origine. Je suis donc très fière que Genève, Ville des droits humains, ma Ville, co-organise ce prix depuis 2009.

Mesdames, Messieurs,

Depuis sa création en 1993, le Prix Matin Ennals a mis à l’honneur des personnalités hors du commun, se distinguant par la force de leur engagement, par leur abnégation et par leur courage. Les trois nominés de cette édition 2014 ne déroge pas à la tradition : chacun d’entre eux s’est illustré de manière exceptionnelle dans le combat contre les violations des droits fondamentaux. A ce titre, il me semble important de saluer le travail réalisé par les membres du jury du Prix Martin Ennals qui, année après année, assument la délicate tâche de faire un choix parmi les nombreux défenseurs des droits humains qui ont besoin d’une protection médiatique.

Je remercie également l’Université de Genève qui accueillie la cérémonie du Prix Martin Ennals dans le cadre de la Semaine des droits humains ainsi que Monsieur Zeid Ra'ad Al-Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, qui a accepté de perpétuer la tradition instaurée par ces prédécesseurs en remettant ce soir le Prix Martin Ennals.

Madame Alejandra Ancheita,

Au nom des autorités de la Ville de Genève, je souhaite vous féliciter très chaleureusement pour cette récompense et vous dire toute mon admiration. Depuis 15 ans, vous vous battez sans répit pour défendre les terres et les droits des migrants, des travailleurs et des communautés indigènes face aux entreprises transnationales minières et au secteur énergétique. La série d'actes d'agression et de mesures d'intimidation que vous avez affrontés rappelle que les intérêts économiques représentent parfois de terribles barrages aux droits humains. Votre parcours est exemplaire, comme le courage et la ténacité dont vous faites preuve. Vous offrez au monde un extraordinaire exemple et je suis donc très heureuse que vous soyez cette année la lauréate du Prix Martin Ennals.  

Je voudrais également saluer l’engagement et l’extraordinaire courage des deux autres nominés. J’espère que cette nomination encouragera et renforcera le pouvoir des défenseurs des droits humains dans leur lutte en faveur des droits humains, de la justice sociale et de la démocratie dans leurs deux pays.

Mesdames, Messieurs,

Au cours de cette cérémonie, nous avons mis à l’honneur les combats et le courage exemplaire de trois personnes. Mais à travers chacune de ces personnes, il est important que nous rendions hommage à toutes les militantes et tous les militants des droits humains qui s’engagent à travers le monde, dont beaucoup sont traqués, menacés, emprisonnés ou tués. A l’occasion de cette cérémonie, c’est à toutes ces héroïnes et à tous ces héros de l’ombre que nous devons aussi penser. Car c’est aussi grâce à elles et à eux que la lutte pour le respect des droits fondamentaux, pour le respect de nos droits à toutes et à tous, avance. Qu’ils en soient sincèrement remerciés ici.

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite une excellente soirée. 

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07/10/2014

"Nuit de mobilisation kurde, Aéroport de Cointrin et la RTS occupés"


Lundi soir, une centaine de kurdes s’est mobilisée pour "exprimer son désarroi face au génocide, dont leurs proches sont victimes à Koban, une région du Kurdistan en Syrie. Suite à l’attaque de Daich-Islamiste et en réponse à l’intervention aérienne de la coalition internationale.
 
Les manifestants kurdes ont occupé le hall d’arrivée de l’aéroport de Genève et celui de la RTS, appelant les occidentaux à prendre leur responsabilité face au "massacre" qui se déroule dans la ville syrienne de Kobané.

Face à l’inaction de la coalition internationale (dont la Turquie), les criminels de l’« Etat islamique » viennent d'entrer dans la ville kurde de Kobani (Kurdistan Syrie) et mènent leur sale besogne. La coalition internationale portera la responsabilité de crimes contre l’humanité commis à Kobani. Nous appelons l’opinion publique à intervenir auprès des gouvernements des pays impliqués dans ce conflit à faire cesser les massacres.



A la presse et à l'opinion publique,
La Manifestation des Kurdes, Mardi, 07 Octobre 2014 à 14 heures à la place des Nations à Genève protester les attaques d’Etat islamique contre la région Kurde à Koban en Syrie.
  

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05/10/2014

La fête de la police a été célébrée sous les bombes lacrymogènes

Pour assurer la « sécurité » du défilé de son 200ème anniversaire, la police genevoise a bloqué le centre ville face à 200 jeunes manifestants  Surarmée et comme malheureusement de plus en plus à son habitude, la police a usé une force disproportionnée. C’est à se demander, si c’était une démonstration de force pour justifier ses dépenses budgétaires, surévaluées pour un Canton comme Genève. Si la police a le droit de défiler, les libertés publiques exigent que les citoyens puissent aussi manifester. Or, l’interdiction   de la manifestation des jeunes est certainement à l’origine de la confrontation qui a fait malheureusement des victimes, y compris parmi les badauds. Genève, capitale des droits de l’homme et de la paix, ne mérite certainement pas ce genre d’images.

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03/10/2014

Plus de 500 travailleurs du bâtiment se mobilisent pour obtenir 150 francs d’augmentation

Plus de 500 travailleurs du bâtiment se mobilisent sur la plaine de Plainpalais à Genève pour obtenir 150 francs d’augmentation

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Aujourd’hui à Genève, une assemblée générale a réuni plus de 500 travailleurs issus de tous les corps de métiers des secteurs du gros œuvre, du second œuvre ainsi que des parcs & jardins sur la plaine de Plainpalais.
 
L’assemblée a manifesté sa colère et son mécontentement face à la politique salariale patronale scandaleuse de ces dernières années. Constatant que tous les secteurs d’activité dans lesquels ils travaillent sont florissants, avec des carnets de commandes pleins, les travailleurs ne comprennent pas les blocages salariaux actuels. Ils ont rappelé, par exemple, que les jardiniers et les peintres n’ont touché aucune augmentation depuis trois ans, alors que les maçons ont dû se contenter de hausses misérables.
 
Cette situation est d’autant plus inacceptable que 2013 a été une année record et que les chiffres d’affaires pour 2014 devraient encore s’accroître.
 
L’augmentation des rythmes et du stress, l’explosion du travail temporaire ainsi que la sous-traitance ont également été vivement dénoncés par l’assemblée pour être des facteurs de précarisation des conditions de travail et de salaire de tous.
 
Pour ces motifs, l’assemblée a adopté à l’unanimité une résolution qui exige une augmentation digne de 150 francs pour tous. Cette dernière, ainsi qu’une pétition ayant récolté plus de 2000 signatures en un temps record ont ensuite été remises par une délégation de militants au siège genevois de la Société Suisse des entrepreneurs (SSE).
 
Enfin, l’assemblée a délivré un message de solidarité envers leurs collègues de l’entreprise Implenia qui serait, selon les informations récoltées ce jour sur les chantiers, sur le point de procéder à plusieurs licenciements malgré une période de haute conjoncture.
 
A l’occasion de cette première assemblée qui a rencontré un énorme succès, les travailleurs genevois du gros œuvre, du second œuvre et des parcs & jardins ont fait part de leur détermination à rester mobilisés afin d’obtenir, enfin, une partie des richesses qu’ils contribuent à produire au quotidien par leur travail particulièrement pénible.

 

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01/10/2014

Genève: une manifestation pour soutenir les prisonniers politiques en Turquie

Le mercredi, après-midi sur le quai Wilson en face du Palais Wilson une vingtaine de membres du Comité TAYAD ( l’Association de Solidarité avec les Familles de Prisonniers Politiques) et Maison Populaire de Genève se sont rassemblés pour soutenir les 10’000 prisonniers politiques en Turquie. Les revendications sont nombreuses telles que l’accès au soin de 544 prisonniers politiques malades, la libération de 164 d’entre eux atteints de maladies incurables. Les manifestants réclament l’arrêt des violations des droits des prisonniers politiques détenus dans les prisons de type F depuis l’année 2000.
 
La Turquie a développé un nouveau régime carcéral dont le but principal est d’intensifier l’isolement des milliers de personnes détenues en raison de leur activité politique. Les prisons appliquant ce nouveau régime sont connues sous le nom de « Prisons de type F ». Les personnes soumises à ce régime ont vu leurs conditions de détention se dégrader gravement ce qui engendre des problèmes sur leur santé.  En plus, de nouvelles mesures mises en place par le gouvernement turc limitent le droit à la défense des personnes détenues.

Parmi les milliers de prisonniers politiques en Turquie, l’association qui représentent les familles de prisonniers TAYAD a recensé l’existence de 544 prisonniers malades, dont 162 sont atteints d’une maladie grave. Une grande partie des prisonniers gravement malades sont atteints du syndrome de Wernicke-Korsakoff. Ils ont contracté cette maladie suite à leur participation aux grèves de la faim en protestation contre l’instauration du régime de type F. Compte tenu de l’impossibilité, voir de l’absence de volonté, de la Turquie de leur offrir des conditions de détention conformes à la dignité humaine et à leur état de santé, le maintien en détention des personnes atteintes d’une maladie grave constitue une grave violation des droits fondamentaux.

Les familles des prisonniers sollicitent donc respectueusement que des mesures soient prises dans les meilleurs délais pour :

- Rappeler la Turquie  ses obligations internationales en matière de droits fondamentaux, de respect de la santé et d’accès aux soins pour les personnes détenues.
- En particulier, rappeler à la Turquie son obligation de remettre en liberté toutes les personnes gravement malades, notamment celles atteintes du syndrome de Wernicke-Korsakoff.

Les délégations du comité ont remis un dossier et une pétition à la réception de Palais Wilson, siège du Haut commissariat des droits de l'homme  en faveur des prisonniers politiques à l’adresse de Monsieur Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Monsieur Juan Mendez, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Monsieur Ben Emmerson Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme.

 

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