30/03/2015

Pas de vol spécial pour Ayop!

Ce matin 30 mars à 9 heures, plus de cent manifestants se sont rassemblés sur la plaine de Plainpalais avant de marcher jusqu'au 78 route des acacias où se tenait  la conférence de presse organisée par le département de la sécurité et de l’économie (DSE) pour un bilan statistique sur l’activité de l’office cantonal de la détention (OCD).

Monsieur. Maudet y a annoncé à la fin de sa conférence de presse la suspension du renvoi du jeune tchadien Ayop victime de l’incendie du foyer des Tattes en novembre dernier. Monsieur Maudet a pris cette décision sur la base des éléments du dossier et notamment de la situation médicale d'Ayop et de son évolution durant le week-end. Les associations et mouvements politiques ayant travaillé pour que Monsieur Maudet revienne sur sa décision de renvoi se félicitent. Et c’est grâce à la solidarité et à la mobilisation qu’Ayop a pu éviter son expulsion.

 

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CONFÉRENCE DE PRESSE

Communiqué de presse du département de la sécurité et de l'économie (DSE)


Pour la première fois, Genève dresse un bilan statistique et d'activité du domaine pénitentiaire

Le département de la sécurité et de l’économie (DSE) a dressé ce matin, pour la première fois, un bilan statistique et d’activité de l’office cantonal de la détention (OCD). Entre 2011 et 2014, le nombre moyen de détenus présents dans les établissements genevois a augmenté de près de 59%, alors que la capacité carcérale n’a parallèlement que très peu augmenté. La concrétisation de la planification pénitentiaire et des engagements en ressources humaines s’avère plus que jamais nécessaire, étais présent : M. Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé du département de la sécurité et de l'économie, Mme Michèle Righetti, directrice générale de l'office cantonal de la détention (OCD), M. Patrick Ferraris, directeur stratégique, OCD, Mme Irène Costis Droz, directrice juridique, OCD,Mme Anne-Dominique Dubois, directrice de la Brenaz, M. Emmanuel Foray, directeur a.i. de Curabilis et M. Constantin Franziskakis, directeur de Champ-Dollon.

Evolution du nombre de détenus et types de peines
Le nombre moyen de détenus présents dans les établissements de l’office cantonal de la détention (OCD) a augmenté de près de 59% entre 2011 et 2014, pour atteindre 1004 en moyenne l’an dernier. Si le nombre moyen de personnes en détention avant jugement baisse de 8.7% entre 2013 et 2014, les détenus exécutant des peines ou des mesures continuent à augmenter (+52.3% entre 2012 et 2014) et représentent 57.3% des adultes en détention pénale. L’an dernier, le nombre de personnes en exécution de peine à Champ-Dollon a dépassé celui en attente de jugement. La majorité des détenus dans les établissements genevois en exécution de peine ont été condamnés à des peines inférieures à 18 mois et la durée moyenne des séjours augmente dans la plupart des établissements.

Typologie des personnes détenues

Les infractions à la Loi sur les étrangers sont en augmentation, à l’instar de la proportion de détenus sans statut, et celles-ci sont généralement cumulées à des infractions d’autre nature. Les infractions contre le patrimoine restent importantes, même si l’on constate une baisse depuis 2012. 95% des détenus sont des hommes et sept personnes sur dix ont moins de 35 ans. Les étrangers résidant à l’étranger sont en légère augmentation (71% en 2014); ceux originaires d’Afrique et des Balkans sont les plus représentés.

Migration sous l’angle de la détention
Sur les 720 renvois effectués par voie aérienne en 2014 par les autorités genevoises, 68% ont concerné des personnes ayant des antécédents pénaux. 443 personnes ont été mises en détention administrative, dont 399 ont fait l’objet d’un renvoi. Plus de trois quart des personnes détenues administrativement l’an dernier avaient des antécédents pénaux hors infractions à la Loi sur les étrangers.
 
Insertion, travail d’intérêt général et arrêts domiciliaires
Les suivis de détenus ont augmenté entre 2013 et 2014, passant de 799 à 1094. Les heures accomplies en travail d’intérêt général sont en augmentation, tandis que les jours accomplis en arrêts domiciliaires sont en baisse.

Evaluation de la dangerosité
Le processus d’évaluation de la dangerosité et de l’octroi d’allègements a été clarifié au travers d’un règlement du Conseil d’Etat et de directives internes à l’administration. Les plans d’exécution de la sanction (PES) ont été plus largement déployés: 92 PES ont été réalisés en 2014. La Commission d’évaluation de la dangerosité (CED) a été plus systématiquement saisie pour les détenus ayant commis des infractions graves. Cette commission a traité 119 dossiers en 2014, contre 34 l’année précédente et 20 en 2012. Par ailleurs, un système de contrôle interne est en cours de déploiement au sein de l’OCD, dans l’objectif de maîtriser les activités et de sécuriser les processus des services et des établissements.

Faits marquants

Les travaux d’extension de la Brenaz (100 places supplémentaires) ont débuté en mars 2014; leur achèvement est prévu à la fin de l’été 2015. Curabilis a été inauguré le 4 avril 2014 et a accueilli ses premiers détenus en juin. La prison de Champ-Dollon a été confrontée à de graves incidents en février 2014 (bagarres), avant de connaître un pic du nombre de détenus (903 en août 2014) puis une diminution de sa surpopulation. Des arrêts du Tribunal fédéral ont constaté deux cas de détention illicite en raison de conditions de détention jugées dégradantes.
En 2014, 74 agents de détention ont été recrutés et 83 assermentés. C’est dans ce contexte d’un besoin croissant de ressources humaines, induit par le déploiement de la planification pénitentiaire, qu’une vaste campagne de recrutement a été lancée (www.devenez.ch <http://www.devenez.ch/> ). L’école de formation genevoise a par ailleurs été réformée.

Perspectives 2015
Plusieurs actions s’inscrivant dans le cadre du déploiement de la planification pénitentiaire seront lancées en 2015. Ainsi, l’appel d’offres pour la construction de l’établissement Les Dardelles sera lancé le 31 mars; l’exploitation de la Brenaz agrandie (Brenaz +100) est prévue progressivement dès le mois de novembre; Curabilis montera en puissance; le recrutement du personnel sera encore intensifié. Des propositions concrètes en matière de dangerosité, de réinsertion, de peines alternatives et de collaboration interinstitutionnelle, issues des réflexions initiées lors des Etats généraux de la détention et de la probation de novembre 2014, seront également formulées.

 

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Parti Socialiste genevois

Communiqué aux médias

Genève, le 30 mars 2015

Procédure de renvoi de M. Ayop Aziz

Le PS genevois se réjouit de l’annulation du renvoi !

Le PS genevois se réjouit de l’annulation du renvoi de Monsieur Ayop Aziz annoncé ce matin par le Conseiller d’Etat en charge de la sécurité. La large mobilisation de l’ensemble des forces de gauche a eu un impact considérable sur la décision de surseoir au renvoi par vol spécial.

Le PS genevois salue le travail de ses élu-e-s nationaux, Carlo Sommaruga, Conseiller national, et Liliane Maury Pasquier, Conseillère aux Etats, qui ont oeuvré à Berne pour que la situation se débloque à Genève. De plus, il remercie les Conseiller-e-s d’Etat de gauche d’avoir travaillé sur le dossier au niveau cantonal. La Conseillère d’Etat Anne Emery Torracinta a expressément demandé de surseoir au renvoi en raison de la situation médicale de Monsieur Aziz qui justifiait l’annulation du vol spécial.

Le PS genevois rappelle qu’à la suite de l’incendie du foyer des Tattes, qui avait amené Monsieur Aziz à sauter d’une fenêtre pour échapper aux flammes, celui-ci souffre de graves troubles post-traumatiques. Il est dès lors important que M. Aziz puisse se soigner correctement et continuer son traitement médical à Genève sans subir la pression d’un renvoi imminent.

Le PS genevois considère que la problématique de l’asile doit être envisagée de manière globale et humaine. Le cas de Monsieur Aziz n’est pas un cas isolé ; les requérant-e-s d’asile ne doivent plus connaître les renvois inhumains. Le PS continuera de dénoncer une politique migratoire qui ne tient pas compte de l’application des droits fondamentaux et restera vigilant au niveau cantonal pour que les requérant-e-s soient traité-e-s avec dignité et humanité.

Plus d'informations:
Carole-Anne Kast, Présidente

Romain de Sainte, Vice-président

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 Communiqué de presse · 30 mars 2015
 
Renvoi d’Ayop : la mobilisation a fait plier Pierre Maudet !
 
Ce matin, à l’office cantonal de la détention, Pierre Maudet, sous pression, a annoncé qu’il suspendait l’expulsion d’Ayop Aziz et qu’une procédure d’asile en Suisse s’ouvrait. C’est une excellente nouvelle pour Ayop, dont l’état de santé ne permettait clairement pas d’être renvoyé, mais aussi pour la bonne tenue de l’instruction sur le sinistre des Tattes, afin de faire toute la lumière sur les responsabilités de l’Etat.

 Cette nouvelle a été accueillie par des cris de victoires des 50 militant·e·s massés devant l’office cantonal. La mobilisation de ces derniers jours a portés ses fruits : que ce soit à l’aéroport, au centre-ville, devant le poste de police de Carl-Vogt, à la Favra ou au foyer des Tattes. L’important travail militant, conjugué aux pressions politiques, ont permis de remporter une grande victoire contre cette expulsion honteuse. Ce n’est qu’après plusieurs jours d’intense mobilisation que Pierre Maudet a fini par reculer : c’est une excellente chose, mais mais ce n’est qu’un début !
 
 La suspension de cette expulsion est une très bonne chose car elle permet à Ayop Aziz de déposer, dès demain matin une demande d’asile en Suisse. En effet, son délai Schengen se terminait aujourd’hui, ce qui lui permet de demander l’asile en Suisse.
 
 Les autorités ont été forcées de nous entendre. Cependant, nous restons mobilisés et sur nos gardes afin que le Conseil d'Etat :
 
 -    garantisse qu’Ayop Aziz soit immédiatement relâché ;
 -    permette à Ayop Aziz de déposer légalement une demande d’asile en Suisse dès demain ;
 -    réponde enfin à notre pétition et stoppent les renvois de l'ensemble des sinistrés des Tattes;
 -    améliore rapidement les conditions de vie dans les foyers à Genève et ferme immédiatement les abris PC au profit de solutions d’hébergement plus dignes
 
 Après cette belle victoire, le combat continue aux côtés de tous ceux et celles qui, en Suisse romande et ailleurs (refuge de St-Laurent à Lausanne, collectifs Droit de Rester, etc.) qui se battent contre une politique d’asile honteuse, inhumaine et contraire aux droits fondamentaux. Nous devons nous battre chaque jour pour que cessent les vols spéciaux, les renvois Dublin, les bunkers et plus largement pour modifier la politique d’asile qui crée des situations si tragiques.
 
 « Cette mobilisation nous a montré que nous pouvons gagner, que c’est en s’organisant ensemble, qu’on peut modifier le rapport de force et changer la situation des migrant·e·s. C’est avant tout la pression de la rue qui a rendu cette victoire possible. » affirme Pablo Cruchon, secrétaire politique de solidaritéS.
 
 Nous souhaitons également à Ayop et à tous les sinistrés des Tattes que leur situation s’améliore rapidement, et qu’ils puissent bénéficier d’un suivi médical approprié ainsi qu’une régularisation de leur présence en Suisse. Nous continuerons à nous battre avec eux !

Pablo Cruchon, SolidaritéS

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Communiqué de presse - 30 mars 2015

Ayop reste !

Face à la menace d'expulsion qui pesait sur Ayop Aziz, victime de l'incendie du Foyer des Tattes, nous avons obtenu une première victoire: le renvoi est suspendu. Il ne nous reste plus qu'à stabiliser sa situation et empêcher tous les autres renvois!

Grâce à la pression de la rue, aux manifestations de soutien et à la mobilisation de certains politiques, Maudet a cédé: Ayop reste. Les autorités ont été forcées de nous entendre. La responsabilité de l'Etat de Genève face à l'incendie du Foyer des Tattes, en tant que propriétaire, ou de l'Hospice général, qui en est l'exploitant, ne saurait être exclue. Plusieurs débuts d’incendie  ont lieu chaque année au Foyer des Tattes. Quelles mesures ont été prises par l'Hospice et le DALE pour garantir la sécurité des personnes hébergées dans ce complexe ? Tant que sa responsabilité n'est pas formellement et définitivement écartée, l'Etat de Genève ne peut se désintéresser du sort des victimes et les renvoyer, encore blessées, vers des pays ne les prendront peut-être pas en charge pour les soigner.

Ayop reste. Nous sommes heureux d'annoncer ce succès. Cependant, nous restons mobilisés afin que le Conseil d'Etat:

- garantisse que la détention administrative d'Ayop est abandonnée et qu'il soit remis en liberté dans les plus brefs délais;

- réponde enfin à notre pétition et stoppe le renvoi de l'ensemble des sinistrés des Tattes;

- améliore les conditions de vie dans les Foyers à Genève et ferme immédiatement les abris PC.

Libérez Ayop! Stop Bunkers!

Pour un accueil humain et digne des personnes qui se trouvent en Suisse!

Nous restons aussi mobilisés pour que cesse la politique d'asile inhumaine que pratique la Suisse. Le cas d'Ayop l'a encore une fois prouvé : les vols spéciaux continuent, toujours dans des conditions terribles pour les personnes renvoyées.

Arrêt immédiat des vols spéciaux!

Par ailleurs, la politique européenne de renvoi Dublin ne fait que renvoyer les réfugiés vers les pays d'Europe déjà submergés par les demandes d'accueil. Cette porte de sortie pour la Suisse est lâche et permet de se laver les mains du sort des requérants d'asile.

Stop aux renvois Dublin!

Aujourd'hui nous avons prouvé que c'est possible: ensemble, nous pouvons agir et empêcher les expulsions scandaleuses des requérants d'asile et des migrants plus en général. La lutte doit continuer contre tous les cas d'expulsions en Suisse. Nous réitérons notre solidarité avec les mouvements de soutien aux migrants, en particulier celui de l'occupation du refuge Saint-Laurent à Lausanne et de Stopbunkers. Nous nous opposons également au renvoi en Turquie de Mehmet Turan, d'origine kurde, condamné à 8 ans de prison et à la torture pour des actions politiques et des manifestations.
Solidarité avec Mehmet !

Solidarité Tattes et Groupe Sans retours

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29/03/2015

Création de l’Union des villes genevoises

En date du samedi 28 mars 2015, les représentant-e-s désigné-e-s des 6 principales villes du Canton : Carouge, Genève, Lancy, Meyrin, Onex et Vernier ont constitué l’Union des villes genevoises au Palais Eynard, siège de la Ville de Genève. Cette nouvelle association permettra aux exécutifs de ces villes de bénéficier d’une instance commune d’échange et de coopération visant à aborder spécifiquement les problématiques urbaines. Ils pourront ainsi mieux coordonner leurs actions et intensifier leurs collaborations en vue d’améliorer les prestations délivrées aux populations qui vivent, travaillent et se déplacent sur leurs territoires.

Les 6 villes qui viennent de fonder et de rejoindre l’Union des villes genevoises font face aujourd’hui à des charges, des problématiques et des projets de développement similaires. Néanmoins, bien que ces villes soient membres de l’Union des villes suisses (UVS) et de l’Association des communes genevoises (ACG), la première association est de portée fédérale et ne permet pas d’aborder les spécificités cantonales, et la deuxième poursuit des d’objectifs et a une représentativité qui ne permettent pas d’aborder les enjeux urbains propres aux villes genevoises.

Aujourd’hui, elles ont besoin d’une instance au sein de laquelle elles pourront échanger sur les questions urbaines liées à leurs responsabilités historiques, démographiques mais également aux charges de ville-centre qui leur incombent : logement, transport, aménagement, constructions, emploi et chômage, offre culturelle et sportive, loisirs, sécurité, voirie, etc., enjeux qui n’ont ni les mêmes dimensions, ni la même portée dans les communes rurales majoritaires du Canton. D’ailleurs, selon l’Union des villes suisses, les villes et communes urbaines dépensent 40% de plus que les autres dans les transports, 57% de plus en matière de sécurité sociale, ou encore 2.65 fois plus par habitant pour la sécurité publique.

Ces 6 villes, toutes de 18'000 habitant-e-s ou plus, représentent 323'735 habitant-e-s au total, soit 67.4% des habitant-e-s du Canton. Or, la problématique est analogue à celle qui prévaut sur le plan fédéral pour les grandes villes suisses : aucune instance politique ne leur offre de représentation spécifique et leur poids politique est inférieur à celui des petits cantons ruraux. Pourtant, les villes et communes urbaines représentent plus de 84% du poids économique helvétique ! C’est pourquoi, l’Union des villes suisses tente d’impulser des changements, de tendre vers une meilleure adéquation des structures politiques avec les espaces fonctionnels et d’atteindre une meilleure répartition des charges entre usagères et usagers, à travers, notamment, un travail de concertation, de documentation et de lobbying important.

A Genève, les villes rencontrent, à une moindre échelle, des problématiques similaires, renforcées par l’importante croissance démographique régionale. Elles ont donc estimé nécessaire de mettre en place aujourd’hui une association sur le modèle expérimenté avec succès par la Communauté des communes urbaines créée autour du projet PAV avec les communes de Carouge, Genève et Lancy. L’UVG représente une structure plus étendue aussi bien quant à ses membres, sa portée géographique que les thématiques qui seront traitées. L’UVG n’a pas pour vocation de remplacer ou de concurrencer l’ACG qui reste essentielle pour la collaboration entre les 45 communes genevoises dans toute leur diversité, mais à la compléter. Cette démarche se veut constructive et ouverte sur l’avenir de nos villes et de la région genevoise en général. La nouvelle association a décidé de contacter l’UVS pour établir des liens de coopération, et ira présenter ses objectifs et sa démarche au Comité et à l’Assemblée générale de l’ACG.

Par ailleurs, l’Assemblée a élu à l’unanimité Monsieur Nicolas Walder, Conseiller administratif de la Ville de Carouge, Président de l’UVG pour une période de 2 ans (sous réserve des résultats des élections municipales du printemps).

Pour finir, il convient de rappeler que 15 communes genevoises de plus de 10'000 habitant-e-s et/ou d’une densité de plus de 1500 habitant-e-s au km2, ainsi que la commune de Bernex très proche de l’un de ces critères, avaient été invitées à cette constitution par les Villes de Genève et de Lancy. L’Assemblée générale de l’UVG regrette que certaines d’entre elles aient décliné l’invitation à cette première séance constitutive, mais bien entendu, la porte de cette association restera ouverte pour accueillir de nouveaux membres. Les critères d’adhésion sont similaires à ceux de l’UVS et prévoient que « toute commune genevoise qui, du fait de ses traditions ou par la suite de son développement,revêt ou revêtira un caractère urbain, peut devenir membre de l’UVG pour autant que son Conseil administratif ait présenté une requête dans ce sens, ait adhéré aux statuts et que l’Assemblée générale de l’association ait approuvé l’adhésion ».

Communiqué de presse, Samedi 28 mars 2015

Contacts médias : Monsieur  Nicolas Walder, Conseiller administratif Ville de Carouge Et Président de l’Union des villes genevoises,   Monsieur  Sami Kanaan, Maire Ville de Genève,   Monsieur François Baertschi, Conseiller administratif Ville de Lancy, Madame Monique Boget,  MaireVille de Meyrin, Madame Carole-Anne Kast Maire Ville d’Onex et Monsieur Yvan Rochat Conseiller administratif Ville de Vernier.

 

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 Manifestation devant la prison Champ-Dollon

Communiqué de presse de solidaritéS

Suite à la décision de renvoyer Ayop, victime de l’incendie au Foyer des Tattes en novembre passé, une large mobilisation s’est mise en place. Jeudi 26 mars, lors de la première tentative de renvoi, une trentaine de militant-e-s se sont réuni-e-s à l’aéroport pour protester contre cette expulsion. Face à ce rassemblement pacifiste, la police a répondu avec une démonstration de force largement disproportionnée allant jusqu’à menotter et expulser les manifestants manu militari.
 
Aujourd’hui à 17h, un rendez-vous a été donné sur la zone piétonne du Mont-Blanc. Plus de 200 personnes s’y sont retrouvées pour dénoncer une nouvelle fois le renvoi scandaleux d’Ayop, ainsi que le traitement qu’il subit et son incarcération abusive. Selon son avocate, Ayop est actuellement enfermé à la prison de la Favra, en détention administrative. A la suite du rassemblement, près de 100 personnes se sont rendus devant la prison, dans le but d’apporter notre solidarité à Ayop. L’objectif a été atteint puisqu’il a entendu et répondu à nos slogans.

Depuis le début de l’affaire des Tattes, le conseiller d’État Pierre Maudet a fait preuve d’une opacité et d’une malhonnêteté sans bornes. En plus de la répression policière des manifestant-e-s, il a aussi affiché son mépris du mouvement de soutien en n’apportant aucune réponse à la pétition forte de 2200 signatures, qui réclamait l’arrêt des expulsions des victimes de l’incendie du Foyer des Tattes. Les informations concernant la situation d’Ayop ont souvent été cachées y compris aux avocat-e-s du requérant.

Il semblerait qu’actuellement le Département de M. Maudet ait décidé d’organiser un vol spécial pour renvoyer Ayop ainsi que d’autres requérants « Dublin » vers l’Espagne. Les traitements inhumains que constitue cette procédure de renvoi ont déjà défrayé la chronique et suscité des indignations par le passé. L’état de santé actuel d’Ayop, toujours suivi médicalement, rend ce vol spécial d’autant plus intolérable. En outre, s’il devait être expulsé avant lundi soir, il serait soumis à une exclusion du territoire suisse jusqu’en 2018.

Nous exigeons du Conseiller d’Etat en charge du dossier :

  • Qu’il annule immédiatement la procédure de renvoi par vol spécial 
  • Qu’il renonce à toutes les poursuites pénales à l’encontre d’Ayop
  • Qu’il renonce à sa détention administrative et qu’Ayop soit relaxé immédiatement
  • Que toutes les expulsions des sinistrés de l’incendie du Foyer des Tattes soient suspendues au moins jusqu’à la fin du procès
  • solidaritéS dénonce et réprouve la politique lâche et répressive menée par le duo Jornot-Maudet face aux requérants d’asile.

Nous rappelons que demain se tient la grande rencontre entre les habitant-e-s des Tattes et les habitant-e-s de Genève, au Foyer des Tattes de 12h à 16h, et vous appelons à y venir nombreux et nombreuses.

Pour solidaritéS,

 

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28/03/2015

La diaspora sahraouie interpelle l'ONU à Genève


Une cinquantaine de Sahraouis, représentant la diaspora sahraouie en France,   a manifesté hier, vendredi 27 mars, sur la place des Nations. Ses revendications sont très clairs.
 
Après presque 40 ans d'occupation du Sahara occidental par le Maroc, et 40 ans de violations des Droits de l'Homme, (disparitions forcées, aveux sous la  torture, détention arbitraire, violences policières lors de chaque manifestation pacifique de la population civile, etc.), les Sahraouis exigent que, selon les résolutions onusiennes, leur droit à un référendum d'autodétermination soit enfin respecté.
 
La MINURSO (forces onusiennes sur place) a dans son mandat la préparation du référendum d'autodétermination et cet objectif déterminant pour le futur du peuple sahraoui ne doit plus être entravé par les obstacles dressés par le Maroc. De plus, le Conseil de sécurité sera sollicité par des Etats et des ONG, fin avril 2015, pour qu'il élargisse le mandat de la MINURSO aux Droits de l'Homme afin que les forces onusiennes puissent protéger la population civile sahraouie. Les manifestants ont appuyé cette demande et signé, à ce sujet, une lettre au Secrétaire général de l'ONU et au Conseil de sécurité Aujourd'hui, les forces onusiennes sont aveugles et sourdes devant les violences policières et la répression subies par le peuple sahraoui. Cela doit cesser.
 
Lors de la dernière journée du Conseil des Droits de l'Homme qui s'est tenue en mars à l'ONU, la manifestation a voulu rompre avec le silence médiatique qui recouvre trop souvent la situation au Sahara Occidental. 

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27/03/2015

Stop au renvoi scandaleux et honteux!

Hier après-midi, plus de deux cent manifestants se sont rassemblés sur la place de Neuve puis devant l’Hôtel de Police au Bd Carl-Vogt pour protester contre le renvoi du ressortissant tchadien prénommé Ayop, victime de l’incendie du foyer des Tattes en novembre dernier.

Hier matin, en secret, l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) a organisé le renvoi vers l’Espagne d’une victime de l’incendie du Foyer des Tattes survenu en novembre dernier, qui avait fait un mort et plusieurs blessés graves. Le renvoi vise un Tchadien de 19 ans, tombé du 3e étage pour échapper à la fumée et  grièvement blessé à la tête. Cette expulsion a pour conséquence d’interrompre son suivi médical, encore en cours en neurochirurgie, chirurgie du visage et psychiatrie. En outre, ce renvoi empêche la victime de faire valoir ses droits dans une procédure en cours contre l’Etat. Cette expulsion secrète a été organisée, alors qu’une pétition signée par plus de 2200 personnes s’y opposant avait été déposée au Conseil d’Etat. Pour l’heure, aucune réponse des autorités à cette pétition n’a été donnée.
     

Hier matin à 9h, le jeune requérant a été arrêté aux Tattes et emmené à l’aéroport par la police. Un groupe de manifestants s’est donné rendez-vous à l’aéroport pour protester contre cette situation, exiger l’annulation de l’expulsion et dénoncer l’attitude honteuse du gouvernement et en particulier le Conseiller d’Etat Pierre Maudet qui, sans même répondre aux citoyens, renvoie lâchement une personne blessée. Après des négociations infructueuses avec le département et M. Patrick Baud-Lavigne (membre du PS), secrétaire général de Pierre  Maudet, la petite trentaine de mobilisés a opté pour une action pacifique. Assis, les manifestants devant le passage menant à la sécurité ont lancé des slogans tels que: « Stop au renvoi », “l’asile est un droit”... La police, sur ordre du Département, a réagi de manière largement disproportionnée, en violentant, en menottant plusieurs personnes et en expulsant tout le groupe. Impossible de protester dans l’aéroport donc, alors que la loi permet sans autre de renvoyer un blessé, victime d’un incendie où la responsabilité de l’Etat est mise en cause. Finalement, seul le refus du requérant arrêté de monter  dans l’avion lui a permis de rester sur le sol genevois. À l’heure actuelle, il est sous les verrous pour des motifs pénaux,menacé de détention administrative avant d’être renvoyé de force.

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26/03/2015

L’écrivain Patrice Mugny et le blogueur Haykel Ezzeddine à la rue de Fribourg

C’est tout naturellement à la rue de Fribourg que l’écrivain et politicien Patrice Mugny a lancé la sortie de son dernier livre. Un ouvrage sur la mythique rue de Fribourg aux Pâquis avec une vingtaine de témoignages de commerçants qui font vivre cette artère très fréquentée. Entre les restaurants très connus des genevois El Faro, El Ruedo et No logo, la libraire L’olivier et la salle de Billards América il y a d’autres commerces qui gagnent à être connu. Et l’histoire vraie des gérants racontée dans ce livre témoignage: “Voyage à la rue de Fribourg ou une Nouvelle Andalousie à Genève” écrit par Patrice Mugny et photographié par mon ami le blogueur et photographe Haykel Ezzeddine mérite la lecture. Les commerçants de la rue de Fribourg se sont mobilisés à plusieurs reprises contre l’implantation des dealers et de la délinquance qui a pris du temps à se déplacer vers d’autres rues des Pâquis. Un combat médiatique qui a fait la une des journaux il y a quelques années.

Pour cette soirée de dédicaces Ivan Slatkine, Rémy Pagani, Alia Chaker Mangeat, Jean-Charles Lathion, Raymond Loretan, Laurent Jimaja, Boris Drahusak et d’autres personnalités ont répondu à l’invitation de ce début de soirée sympathique dans ce quartier tout aussi sympathique.

 

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22/03/2015

Hommage à Hans Erni

Le peintre et plasticien Hans Erni est décédé samedi à l'âge de 106 ans.


Toutes nos condoléances à sa famille et à son épouse. 

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Genève en Fête! Hans Erni, 103 ans et Tricentenaire

de la naissance de Jean-Jacques Rousseau!

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Journée de la diversité!

Journée de la diversité, en présence des magistrats socialistes Sami Kanaan et Sandrine Salerno. Organisée par les candidats en lien avec la diversité sur la liste socialiste au conseil municipal de la Ville de Genève. On notait la mobilisation de plusieurs communautés genevoises d'origine étrangère.

21/03/2015

Sami Kanaan célèbre le nouvel an Kurde au Palais Eynard

Vendredi soir au Palais Eynard et à l’occasion de Newroz (fête nationale Kurde), Monsieur Sami Kanaan, maire de la Ville de Genève a accueilli des kurdes de Genève et à célébré avec eux cet événement très important dans le calendrier de ce peuple.

 

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Les kurdes de Genève fêtent Newroz sur la plaine de Plainpalais

Ce soir une centaine de Kurdes se sont rassemblés dans la zone piétonne de la Rue du  Mont Blanc pour célébrer la fête de Newroz (nouvel an Kurde). Ils ont marché jusqu’à la Plaine de Plainpalais avec des banderoles et des torches. Sur la Plaine, ils ont allumé un feu en l’honneur du jour de la renaissance et de la résistance, suivi de chants et de danses.

 

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20/03/2015

STOP RENVOIS, AYOP RESTERA!

CONTRE LES RENVOIS

Salut à tous et à toutes,

Malgré notre rassemblement du mardi 10 mars devant les bureaux de Pierre Maudet (conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité, chargé de l’exécution du renvoi d’Ayop) et la pétition déposée avec plus de 2000 signatures, le Conseil d’Etat n’est pas revenu sur la décision de renvoyer Ayop. Alors que la presse se garde bien de relayer l’information, Ayop vit sous la menace quotidienne d’être arrêté et expulsé vers l’Espagne.

Nous sommes révoltés et prêts à réagir. En solidarité et en soutien avec Ayop et contre les expulsions, un appel à actions de solidarité à été diffusé largement en Suisse. A Genève, ce vendredi matin, une banderole portant le message « STOP RENVOIS, AYOP RESTERA » à été déployée sur le pont du Mont blanc.
La lutte continue et le mouvement s’élargit. Ne nous endormons pas, tant que les renvois continuent, restons vigilants  et soyons actifs !

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18/03/2015

Enseignants, élèves et parents dans la rue contre la réorganisation des écoles

Plus de 500 élèves, profs et parents se sont réunis devant le Mur des Réformateurs puis l’Hôtel de Ville pour manifester contre les mesures politiques de réorganisation de la carte scolaire cantonale présentée le 11 mars dernier.

Le Conseil d’Etat a annoncé une série de mesures pour désengorger le postobligatoire, dont la fermeture du Cycle de la Seymaz et la réquisition du Collège de Candolle pour ouvrir à la place une Ecole de culture générale. Les usagers des bâtiments concernés s’opposent à cette solution et regrettent de ne pas avoir été consultés.

Depuis plus de dix ans, le sureffectif dans les ECG est dénoncé sans qu'aucune mesure efficace ne soit prise.

Aujourd'hui, la seule solution proposée à cette impasse résiderait dans la fermeture d'un cycle d'orientation ? Cette solution n'est pas satisfaisante.

Le déplacement des élèves de la Seymaz aura des conséquences sur tous les cycles du canton et plus spécifiquement sur les établissements de la rive gauche. Le passage de 20 à 19 cycles entraînera un retour aux lourds effectifs dénoncé dans le passé qui dégraderait les conditions d'étude et d'enseignement, sans parler des problèmes de sécurité et d'incivilité.

Ces sureffectifs compromettraient la bonne mise en œuvre du nouveau CO (valorisation et accompagnement de la progression de l'élève). Le remaniement de la carte scolaire pourrait rendre impossible l'application de la loi genevoise sur l'intégration d'enfants à besoins éducatifs particuliers et pour les handicapés. Enfin, le plan du DIP ne prend manifestement pas en compte le développement immobilier de la région « Arve et Lac » et les constructions prévues ces prochaines années: environ 2000 logements prévus à l'horizon 2018/2020, soit 300 élèves supplémentaires dans les cycles d'orientation du secteur.

La fermeture de la Seymaz n'est donc pas une solution pérenne comme l'affirme le Conseil d'Etat.

 

 

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Lors de la rentrée 2014, le DIP a mis en place une réforme du post-obligatoire sans aucune concertation avec les parents, les enseignants et les élèves.

Cette réforme nous est vendue sous la bannière d'une meilleure orientation des élèves et le soutien des élèves en difficulté. Mais en réalité elle ne fait que rendre l'accès au collège beaucoup plus difficile et envoie les élèves sur des formations comme l'école de culture générale, formation qui est surchargée depuis très longtemps. Pour nous, les vraies raisons de cette réforme sont des économies cachées car un collégien coûte plus cher qu'un élève de l'ECG.

Malgré les deux manifestations étudiantes, la pétition qui a plus de 2000 signatures et la grève étudiante qui a mobilisé plus de 1000 grévistes, le DIP ne veut toujours rien entendre.

De plus, nous avons récemment appris la fermeture du cycle d'orientation de la Seymaz et le déplacement du collège de Candolle (encore une décision prise sans concertation) pour soit-disant décharger l'ECG. Sauf que cette solution ne résous rien car les places restent insuffisantes et la situation va rapidement exploser.

 

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15/03/2015

Le Congrès du parti socialiste Genevois

Le Congrès du parti socialiste genevois a désigné 11 candidates et candidats pour défendre ses trois sièges au Conseil national cet automne.

Il s’agit de :

- Carlo Sommaruga, sortant
- Laurence Fehlmann Rielle
- Manuel Tornare, sortant
- Lydia Schneider Hausser
- Thierry Tanquerel
- Nicole Valiquer
- Sylvain Thévoz
- Olga Baranova
- Roger Deneys
- Amanda Gavilanes
- Audrey Ruchet-Bach

Ces candidat-e-s représentent une diversité de compétences et un respect de la représentation des deux sexes.

Il a en outre choisi à l’unanimité Liliane Maury Pasquier pour continuer l’excellent travail effectué au Conseil des Etats depuis 2007. Elle fera campagne avec Robert Cramer, candidat des Verts.

Le parti socialiste genevois se réjouit de pouvoir compter sur des camarades engagés et compétents pour affronter les défis qui s’annoncent pour notre canton et le pays.

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12/03/2015

«Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent»,

Jeudi en fin de journée plus de cent personnes se sont rassemblées devant l'Hôtel-de-Ville pour interdire l'hébergement prolongé de requérants d’asile dans des abris PC.

Une motion de la gauche (Les Verts, Les Socialistes, et Ensemble à Gauche) et des député-e-s du PDC et du PLR  ont demandé au Conseil d’Etat ne plus loger de requérants d’asile plus de trois mois sous terre. Ce soir, au Grand Conseil, une très large majorité de Grand Conseil a accepté de traiter en urgence cette motion 60 oui, 18 non et 1 abstention. Le texte demande notamment à l’Exécutif genevois «d’abandonner le recours aux abris de protection civile pour un hébergement de plus de trois mois», mais également de reloger rapidement les requérants d’asile vivant dans ces locaux souterrains depuis plusieurs mois. La Motion a été ensuite renvoyée à la Commission des affaires sociales

 

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«Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent», déclare Demir Sönmez.


Pour cet ancien réfugié politique, l’opinion publique a radicalement changé depuis une vingtaine d’années – la tolérance envers les réfugiés a drastiquement diminué. «C’est juste parce qu’ils sont Noirs», résume une locataire pour expliquer le mépris des habitants. Pour l’instant, aucun débordement grave n’a été déclaré et aucune plainte n’a été déposée.

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Demir Sönmez, devant l’entrée de l’abri PC du 6bis, route de Chancy. Ancien réfugié, cet habitant est «scandalisé» par les conditions de vie des requérants. (Veroniquebotteron.com)

 

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Des requérants au garage, malaise genevois

Marie-Adèle Copin, GENÈVE Mardi 14 août 2012

Le sous-sol d’un immeuble de Lancy accueille des demandeurs d’asile depuis cinq mois: le voisinage apprécie peu

Entre les requérants d’asile du 6 bis et les habitants du 8 et du 10, route de Chancy, on se croise, mais on s’ignore. Ou on s’évite. Après Châtelaine et Carouge, Lancy est la troisième commune genevoise à ouvrir un abri antiatomique à des requérants d’asile et à des déboutés d’office destinés à quitter le pays. L’immeuble, un bloc rosé de huit étages aux balcons de métal rouge, fait figure de lieu test pour la cohabitation entre réfugiés et habitants des zones urbaines. Une forme de cohabitation appelée à se développer, alors que le nombre de requérants d’asile qui arrivent en Suisse augmente rapidement.

«Nous avons fermé l’abri de Carouge, précise Bertrand Levrat, directeur de l’Hospice général, qui se charge du logement des réfugiés dans le canton de Genève. Pour le même coût, celui de Lancy peut accueillir 50 personnes supplémentaires.» Pourtant, loger ces hommes dans des abris PC reste une «solution de dernier recours».

«On essaie de retarder au maximum le recours à l’abri. Mais au final, avec un flux tendu de 130 personnes arrivant chaque mois à Genève, l’ouverture d’un abri se fait assez vite», explique Bertrand Levrat.

Les riverains ont été informés de l’arrivée des réfugiés une semaine avant, par un communiqué scotché sur la porte de l’ascenseur. «On s’est senti devant le fait accompli», s’indigne Monique, une habitante qui ne souhaite pas que son nom soit publié.

Les autorités ont bien organisé une séance d’information pour répondre aux craintes du voisinage et à certaines de ses requêtes, comme la présence d’agents de sécurité 24h sur 24. Deux Protectas, employés par l’Hospice général, contrôlent l’entrée de l’abri. Un troisième agent surveille l’extérieur et les environs.

Mais selon Roger Golay, président du Mouvement Citoyens genevois (MCG) et président du Conseil municipal de la commune, «la population voisine n’est pas du tout satisfaite de cette cohabitation. Les gens qui rentrent dans le parking ne se sentent pas en sécurité, surtout les femmes.» Cyril ­Mizrahi, conseiller municipal PS, considère que «sur le court terme, la solution était celle-ci, même si elle n’est pas idéale. Il n’y a tout simplement pas d’abri PC en dehors des zones urbaines», conclut-il.

Autour de l’imposante entrée du parking souterrain, deux populations cohabitent malaisément. A gauche, le garage des locataires de l’immeuble, fermé par une porte métallique. A droite, un long couloir avec, au bout, une porte en béton armé et l’abri logeant 81 hommes d’Afrique de l’Ouest, âgés de 18 à 42 ans, tous célibataires.

Les requérants peuvent circuler librement en dehors de l’abri à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. «Si l’on avait imposé des horaires, tous sortiraient au même moment. On veut éviter les attroupements, pour que la cohabitation avec le voisinage se passe le mieux possible», détaille le directeur de l’Hospice général.

L’unique contact des habitants avec les requérants, ce sont des bonjours, des regards, qui parfois gênent certaines femmes. Ce sont aussi des tentatives – souvent mal vues – d’entrer en contact: «L’un d’eux a demandé à ma fille son nom. Elle l’a ignoré bien sûr», confie un père de famille très préoccupé par la situation.

Pour une autre habitante, les bonjours, auxquels elle ne répond pas, sont une «provocation». Ceux qui y voient un «signe de politesse et de sympathie» sont une minorité. La plupart des riverains vivent avec un sentiment d’insécurité. «Je suis seule avec ma fille de 19 ans, qui rentre parfois tard le soir. Ils sont toujours dehors», raconte une habitante installée depuis vingt ans dans l’immeuble.

«Ça sent le joint quand on rentre dans le garage, affirme Santi, un autre habitant. Et, depuis quelques semaines, certains se sont mis à boire énormément et sont très souvent saouls.» Bertrand Levrat, conscient des «problèmes de fumette», assure que la police surveille régulièrement les lieux. L’abri est aussi fouillé chaque semaine par les Protectas. Pour les questions d’alcool, en revanche, il n’est pas au courant. «Il y a certains individus qui posent problème, mais ce sont des exceptions», répond-il.

Santi s’est également demandé pourquoi certains requérants sortaient des billets de 100 francs de leurs poches, «alors qu’ils n’ont que 10 francs par jour! C’est mathématiquement impossible.» En réalité, «il y a deux types de personnes, expose Raphaëlle Carron, directrice adjointe de l’aide aux requérants d’asile à l’Hospice général. Les requérants d’asile dits «cas Dublin» reçoivent des repas et 300 francs chaque début de mois. Les NEMS [terme qui désigne les déboutés d’office ou «non-entrée en matière»], formant la plus grande majorité, ne disposent que d’une assistance en nature, relevant de l’aide d’urgence, c’est-à-dire des repas, des kits d’hygiène et des bons pour des vêtements.»

Parmi la minorité de personnes qui ne voient aucun inconvénient à cette cohabitation, certains s’indignent du traitement réservé aux requérants. «Sans lumière naturelle, en sous-sol, entassés dans cet abri… Je suis scandalisé des conditions dans lesquelles ces hommes vivent», déclare Demir Sönmez.

Pour cet ancien réfugié politique, l’opinion publique a radicalement changé depuis une vingtaine d’années – la tolérance envers les réfugiés a drastiquement diminué. «C’est juste parce qu’ils sont Noirs», résume une locataire pour expliquer le mépris des habitants. Pour l’instant, aucun débordement grave n’a été déclaré et aucune plainte n’a été déposée.

Devant l’entrée du parking, deux hommes assis sur les marches menant aux immeubles pianotent sur leur téléphone portable. Un seul parle français: Ibrahim. Il est arrivé il y a deux mois du Mali. Pour le jeune homme, la cohabitation avec les habitants reste mauvaise: «Ils n’apprécient pas notre présence, mais on n’a pas le choix. Certains ont appelé la police pour qu’on rentre à l’intérieur parce qu’on était trop souvent dehors», raconte-t-il.

Même si l’abri «Annevelle» est présenté comme une solution transitoire, aucune date de fermeture n’a été prévue. Tout dépendra de la capacité de l’Hospice général d’ouvrir de nouveaux centres. Fin septembre, l’abri en surface de la Praille augmentera sa capacité de 70 places supplémentaires.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e6d3a14c-e561-11e1-a0d8-e...

11/03/2015

Expulsion de requérants d'asile : de quoi le Conseil d'Etat a-t-il peur ? De prendre ses responsabilités ?

Mardi en fin de journée plus de deux cent personnes se sont rassemblées devant les bureaux du Conseiller d'Etat Pierre Maudet pour affirmer leur solidarité avec les requérants d'asile menacés d'expulsions arbitraires.  Des représentants de SolidaritéS, des Verts et du Parti Socialiste ont pris la parole pour dénoncer le traitement infligé aux requérants d'asile.

Une heure avant ce rassemblement, pacifique, et autorisé, un dispositif policier disproportionné a été déployé en Vieille ville, choquant non seulement les manifestants mais aussi les passants, et même  les touristes, confrontés à l'image de Genève comme Etat policier, trois jours après la clôture du Festival du film et Forum international  des droits de l'Homme, où les autorités genevoises célébraient leur ville comme symbole, précisément de la défense des droits humains. Les requérants d'asile avec qui les manifestants étaient solidaires sont-ils exclus de la défense de ces droits ? Et de quoi le Conseil d'Etat a-t-il peur au point de mobiliser sa police contre  ? De prendre ses responsabilités ?

Mi-novembre dernier, un incendie au Foyer des Tattes faisait un mort et une quarantaine de blessés, parce que le sas d'entrée du bâtiment en feu n'était pas déverrouillé, ce qui avait bloqué les habitants à l'intérieur. De nombreux résidents n'ont dès lors pas eu d'autre choix que de sauter par la fenêtre de leur chambre.   Le mardi 3 mars Berne a demandé à l'Office Cantonale de la Population et des Migrations d'exécuter le renvoi de l'un d'eux, blessé d'une fracture du crâne après avoir dû sauter du 3ème étage pour sauver sa vie. Genève peut-elle se regarder en face dans son miroir de "capitale mondiale des droits de l'Homme" en se préparant à expulser un requérant d'asile blessé dans l'incendie d'un centre dont elle a la responsabilité ?

Les manifestants de mardi n'exigent rien d'autre du gouvernement genevois qu'il fasse son travail : qu'il agisse Conseil d'Etat pour obtenir la suspension par Berne de l'expulsion d'Ayop, et qu'il prenne ses responsabilités face aux victimes de l'incendie.

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Rassemblement jeudi 12 mars pour la fermeture 

des abris PCi

Rendez-vous à 16h30 aux canons devant l’Hôtel de Ville

08/03/2015

Manifestation: Journée internationale de la femme, NON à la retraite à 65 ans! OUI à l'égalité salariale!

Plus de 12 000 manifestants sont venus à Berne de tous les cantons Suisses pour pour l'égalité salariale et pour protester contre le plan Berset.

Un train spéciale a quitté Genève samedi matin en direction de Berne. Plus de 1000 personnes sont partis pour participer à la manifestation organisée à Berne à la veille de la Journée internationale de la femme.Cette manifestation est organisée dans le cadre de la Journée internationale de la femme et de la 4e action planétaire de la Marche mondiale des femmes (MMF) contre le plan Berset et pour l'égalité salariale.

Le conseiller fédéral Alain Berset a présenté son paquet sur les retraites. Les deux mesures au coeur du projet sont l'élévation de l'âge de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion. Pour justifier des mesures qui font mal, Berset peint le diable sur la muraille et annonce un déficit pour l'AVS de 8 à 9 milliards en 2030. D'autres l'ont fait avant lui: en 1997, le Conseil fédéral annonçait un déficit de 15 milliards pour 2010; or l'AVS a clôturé avec un bénéfice de 2 milliards. 1,5 milliard de francs sur le dos des femmes. Les femmes devront travailler une année de plus et payeront la facture de la réforme des retraites: 1,1 milliard d'économies pour la retraite à 65 ans, 400 millions pour la remise en cause des rentes de veuve, 100 millions de cotisations supplémentaires. On nous dit «c'est ça l'égalité». Mais les femmes gagnent toujours 20% de moins que les hommes! 65 pour les femmes et demain 67 ans pour tout le monde.

Pour les hommes, c'est un piège: céder aujourd'hui sur l'âge de la retraite des femmes, c'est laisser la voie libre à la droite pour imposer demain la retraite à 67 ans. De plus, le paquet Berset prévoit: la diminution du taux de conversion qui entraîne une baisse des rentes; la hausse de la TVA (l'impôt le plus antisocial); l'introduction d'un frein à l'endettement, qui vise à réduire le niveau des rentes de l'AVS. Les inégalités de salaires et de parcours professionnel se répercutent sur le niveau des rentes. Ainsi, la rente moyenne du 2e pilier des femmes est de 18'000 francs contre 37'000 pour les hommes! Seulement 57% des femmes touchent une rente du 2e pilier contre 87% des hommes. Vous avez dit égalité?! Ce que nous voulons, c'est que l'égalité salariale inscrite dans la Constitution et dans la Loi sur l'égalité soit enfin appliquée.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a présenté des mesures de contrôle des salaires qui vont dans le bon sens, mais sont insuffisantes: les entreprises n'auraient aucune obligation de rendre public les écarts de salaires, ni de les corriger et aucune sanction n'est prévue. Nous exigeons de véritables contrôles de salaires, des sanctions et une tolérance zéro en matière d'égalité salariale! Ne cédons pas aux pressions! Comme le dit Berset lui-même dans une interview, son «paquet contient beaucoup de mesures qui ont été proposées par les bourgeois: l'élévation de l'âge de la retraite des femmes, la baisse du taux de conversion ou encore le mécanisme d'intervention sur l'AVS. Tout est dedans!». Pourtant, la droite en redemande. Et les pressions se multiplient sur la gauche et les syndicats pour qu'ils acceptent le paquet, en particulier l'élévation de l'âge de la retraite des femmes, éventuellement en échange de quelques mesures pour l'égalité salariale.

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CLÔTURE ET PALMARES DE LA 13ème EDITION DU FIFDH

La 13ème édition du FIFDH vient de livrer son palmarès au terme d’une édition marquée par un engouement extraordinaire, des évènements qui feront date et un impact international inédit. Avec une affluence record, le public a partagé notre indignation face aux violations des droits humains et exprimé sa solidarité avec les opposant.e.s, les victimes, toutes celles et ceux qui construisent la paix et qui risquent leur vie sur le terrain.

Cette édition s’est ouverte sur un hommage aux caricaturistes assassinés en présence du Haut- Commissaire de l‘ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al-Hussein et se clôt sur la journée internationale des femmes, en présence de la Procureure de la CPI Fatou Bensouda, la pianiste Elizabeth Sombart et de Chékéba Hachemi, « l’insolente de Kaboul ».

AFFLUENCE RECORD
SEANCES COMPLETES DANS TOUT LE GRAND GENEVE DES DEBATS SUIVIS DANS LE MONDE ENTIER

Cette édition a remporté un succès énorme : toutes les séances du soir étaient complètes.

Le nouveau lieu central, Pitoëff, a offert au public un espace idéal avec deux salles de projections de 700 places ainsi qu’un grand café où ont été organisées rencontres, conférences et dédicaces. Les Cinémas du Grütli ont également fait salle comble, tout comme les séances programmées dans le Grand Genève : Eric Cantona a présenté son film à la Maison Vaudagne à Meyrin, deux films ont été projetés au Palais des Nations dans le cadre du Conseil des droits de l’homme, et le Festival s’est étendu à Gaillard, à Carouge, aux Acacias, aux Bains des Pâquis, au Temple de Saint-Gervais, au centre de détention de la Clairière et à la Maison de la Paix. La clinique psychiatrique de Belle Idée et l’hôpital de jour des HUG clôtureront cet ambitieux programme dans les prochaines semaines.

Les soirées “Un Film, Un Sujet, Un Débat“ ont remporté un immense succès public. La soirée Cybersurveillance Edward Snowden s’est exprimé en direct, la soirée autour du centenaire du génocide arménien en présence de Robert Fisk, l’Europe face à l’afflux des réfugiés, Israel- Palestine en présence de Micheline Calmy Rey, Michael Moller, Avraham Burg et Leila Shahid, la soirée autour du Climat en présence du Yes Man Mike Bonanno, ou encore la communication djihadiste en présence de Theo Padnos et Stephen J. Rapp ont marqué les esprits. Tous les débats sont disponibles dans leur intégralité en français et en anglais sur le site du festival.

44 films (dont 8 premières internationales et 3 premières européennes) ont été proposés au public, parmi lesquels Citizenfour de Laura Poitras, Oscar du meilleur documentaire, ou encore les films de Rithy Panh (La France est notre patrie), Raoul Peck (Meurtre à Pacot), Erick Zonca (Soldat Blanc), Danis Tanovic (Tigers). La Masterclass de Reda Kateb, César 2015 du meilleur second rôle, modérée par Lionel Baier, a été également très remarquée.

1500 élèves (+15%) et 100 enseignant.e.s ont assisté au programme pédagogique avec 35 invité.e.s.

Pour la première fois, le festival a été soutenu par l’Office Fédéral de la Culture (OFC). Des nouveaux partenariats ont vu le jour, avec l’ECAL, le Théâtre du Grütli et Fonction:Cinéma pour la Masterclass, la HEAD dans le cadre de notre colloque, mais aussi le Musée d’Ethnographie, la Société de Lecture, la Maison de Rousseau et de la Littérature, les HUG, les communes de Meyrin, Carouge et Gaillard, ou encore la Fondation Emilie Gourd, parmi d’ autres.

       
PALMARES OFFICIEL

SECTION DOCUMENTAIRES DE CREATION

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DSC_7782.jpgLe Jury international documentaires de création était présidé par Eric Cantona aux côtés de Xiaolu Guo, Yasmina Khadra et Fernand Melgar.

GRAND PRIX DE GENEVE (CHF 10'000)

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Offert par le Canton et la Ville de Genève
ON THE BRIDE’S SIDE d’Antonio Augugliaro, Gabriele del Grande, et Khaled Saliman Al Nassiry
Pour la belle leçon d’humanité et de solidarité citoyenne, qui manquent cruellement aujourd’hui. Pour l’engagement et le courage des réalisateurs qui ont su accompagner une aventure humaine jusqu’au bout du rêve et qui l’a rendue possible, et aussi pour l’angle particulièrement intelligent et singulier sous lequel le sujet est traité.

PRIX GILDA VIEIRA DE MELLO EN HOMMAGE A SON FILS SERGIO VIEIRA DE MELLO (CHF 5'000)

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Offert par la Fondation Barbara Hendricks pour la Paix et la Réconciliation
SPARTACUS & CASSANDRA de Ioanis Nuguet
Pour la mise en lumière du problème séculaire de l’intégration de la communauté Rom en Europe et le choix tragique qu’on propose aux enfants, contraints d’opter pour les promesses d’un avenir normalisé au détriment de leurs propres parents.

Mention spéciale à THE WANTED 18 d’Amer Shomali et Paul Cowan,
Pour la poésie et l’humour que les réalisateurs opposent à l’absurdité humaine.

Le jury a tenu à féliciter le comité de sélection, composé de Isabelle Gattiker, Daphné Rozat, Léo Kaneman et Alfio Di Guardo pour la qualité exceptionnelle des documentaires de création choisis. La diversité et l’intelligence des sujets traités et la grande générosité des réalisateurs ont rendu les délibérations très difficiles.

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

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Offert par la Fondation Eduki

SOMETHING BETTER TO COME de Hanna Polak
A l’heure où les droits humains sont bafoués, nous avons décidé de récompenser le travail d’une réalisatrice qui s’est impliquée pendant 14 ans à dénoncer la réalité d’êtres humains ignorés par un gouvernement sensé respecter leurs droits.Les images impressionnantes de ce film montrent les conditions pitoyables des habitants d’une décharge publique moscovite.

Jury : Caroline Arter, Gizem Bayandur, Théo Fonjallaz, Eva Meyer, Laura Scacchi, Jonas Tjepkema

SECTION FICTION ET DROITS HUMAINS

Le Jury International Fiction et droits humains était présidé par Arsinée Khanjian, aux côtés de Joëlle Bertossa, Germinal Roaux et Philippe Cottier.

GRAND PRIX FICTION ET DROITS HUMAINS (CHF 10’000)

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Offert par la Fondation Hélène et Victor Barbour
CHARLIE’S COUNTRY de Rolf de Heer
Un film qui, au travers du portrait d'un aborigène, aborde la question sensible de la cohabitation entre deux cultures et la confrontation du mode de vie traditionnel avec le monde moderne. Le jury a été touché par des personnages très forts et un scénario au regard authentique. Cette histoire révèle une problématique sociale et culturelle enracinée dans notre histoire, qui interpelle chacun d’entre nous sur notre mode de vie contemporain.

PRIX DU JURY DES JEUNES (CHF 500)

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Offert par les Brigades de Paix Internationales CHARLIE’S COUNTRY de Rolf de Heer

Nous avons décidé de décerner notre Prixau film qui nous a marqué par sa qualité d'image exceptionnelle, ainsi que par ses personnages particulièrement attachants.
Dans un cadre sérieux et actuel, ce film nous amène à une remise en question des fondements de notre société, ainsi qu'à une réflexion sur les violations concrètes des droits de l'Homme, dans un pays considéré comme développé. Ce cadre difficile est néanmoins allégé par un humour décalé. Les acteurs, par leur jeu brillant, nous font voyager entre rires et larmes.

Un emprisonnement incompris, un buffle qui revît.
Après avoir vu et débattu, ce soir ... nous somme tous Charlie.

Jury : Jefferson Bettini, Tiffany Borella, Gaia Brezzi, Yaron Dibner, Nadia El-Hindi, Harold Unterlerchner

SECTION OMCT

Décerné par le Jury de l’OMCT, atribué à un.e cinéaste dont le film témoigne de son engagement en faveur des droits humains, pour soutenir l’écriture de son prochain film.

GRAND PRIX DE L’ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE (OMCT) (CHF 5'000)

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TCHETCHENIE, UNE GUERRE SANS TRACES de Manon Loizeau.
Pour sa force et sa pertinence dans le témoignage des violations des droits de l’homme, son hommage aux victimes de la torture et des enlèvements par le régime de Ramzan Kadyrov, qui règne en autocrate absolu. Le film nous rappelle cette situation dramatique qui échappe de plus en plus à l'attention de la communauté internationale.

PRIX DU JURY DU CENTRE DE DETENTION DE LA CLAIRIERE

 

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L’Abri de Fernand Melgar a reçu le prix du Jury remis par les jeunes de la Clairière dans le cadre du programme “Hors-les-Murs“.
Les jurés ont particulièrement été touchés par la mise en scène et la dénonciation faite de la situation des personnes sans-abris et sans papiers qui cherchent une issue en Suisse.

 

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03/03/2015

Le génocide des arméniens, cent ans après

Le génocide des arméniens, cent ans après, un film du réalisateur Nicolas Jallot a été projeté dans le cadre du festival FIFDH. Le film trace le débat actuel en Turquie à travers deux personnages, Hasan Cemal et Fethiyé Cetin. Un débat a suivi avec la participation de l’enseignante-chercheuse Sévane Garibian, le défenseur des droit de l’homme Ragip Zarakolu, et le journaliste Robert Fisk, animé par Vicken Cheterian. La salle était pleine et plusieurs personnes ne pouvaient pas entrer faute de places. Par ailleurs, l’ambassadeur de Turquie en Suisse a envoyé une lettre aux organisateurs du Festival pour leur demander de ne pas diffuser ce film qui parle du génocide arménien. Sans avoir vu le film qui passe en primeur à Genève les autorités turques montrent une fois de plus qu’elles sont frileuses sur le dossier arménien qui continu à diviser les deux pays. Oui pour les autorités d’Ankara chaque fois qu’est prononcé le mot génocide associé à l’Arménie et à la Turquie cette dernière se paralyse d’une façon inexpliquée.   

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Le film est présenté en première mondiale le lundi 2 mars 2015 à 20h et le samedi 7 Mars dans le cadre du FIFDH.

 

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02/03/2015

Le romancier Yachar Kemal, père de "Memed le Mince", inhumé à Istanbul

Le grand écrivain turc d'origine kurde, Yasar Kemal, est mort ce samedi 28 février 2015 à Istanbul. Il avait 92 ans.

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L'écrivain Yasar Kemal, l'une des plus grandes plumes de la littérature turque contemporaine et défenseur infatigable des minorités, notamment kurde, a été enterré lundi à Istanbul en présence de milliers de personnes.

Parmi la foule, des dizaines de personnalités du monde des arts, comme le prix Nobel de littérature Ohran Pamuk, ou de la politique, dont l'ancien président Abdullah Gül, ont assisté à la cérémonie organisée à la mosquée de Tesvikiye pour celui qui était surnommé "Le grand maître", décédé samedi à l'âge de 92 ans.

L'écrivain d'origine kurde a ensuite été inhumé dans un cimetière de la ville.

Né en 1923 à Osmaniye, dans le sud de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a rencontré le succès dès son premier roman, "Memed le mince", écrit en 1955, qui a depuis été traduit en plus de 40 langues et l'a immédiatement imposé sur la scène littéraire internationale.

Auteur de 35 romans, de nouvelles, de reportages et d'articles publiés entre 1955 et 1984, l'écrivain collectionne les prix les plus importants de la littérature mondiale. Il est l'écrivain turc le plus lu et traduit dans le monde.

Il était également un artiste militant, engagé à gauche et pour la cause kurde, ce qui lui valu de nombreux procès, une peine d'emprisonnement, après le coup d'Etat militaire de 1971, et un exil de quelques années en Suède.

"Si tu t'acharnes à ce point sur n'importe qui, un chat, un chien, un oiseau qui vole, il aura peur une première fois, une deuxième fois. La troisième, poussé à bout, il deviendra féroce comme un léopard et te mettra en pièces. Il ne faut pas tant s'acharner sur les hommes", écrivait le romancier dans Memed le Mince.

La mort de Yasar Kemal a suscité une réelle émotion en Turquie et de nombreux hommages, dont ceux du gouvernement islamo-conservateur.

La romancière turque à succès Elif Safak a regretté toutefois sur son compte Twitter que les autorités n'aient pas déclaré de jour de deuil national pour l'écrivain, contrairement à ce qui avait été fait en janvier après la mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite. (AFP, 2 mars 2015)

http://www.info-turk.be/439.htm#romancier

 

 

 

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Yasar Kemal, la plume talentueuse de l'Anatolie rebelle

Yasar Kemal, qui est mort samedi à l'âge de 92 ans, était l'un des écrivains turcs les plus acclamés dans le monde, notamment connu pour sa série "Mehmed le mince" et ses prises de position en faveur de la cause kurde.

 

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Lui-même d'origine kurde, Yasar Kemal a obtenu de nombreuses distinctions internationales pour ses romans au souffle épique narrant les conditions de vie précaires des villageois d'Anatolie centrale et leur lutte contre l'oppression féodale et étatique.

Ses écrits et son militantisme politique contre la brutalité du pouvoir à l'encontre de la minorité kurde de Turquie lui valent de nombreux procès et un séjour en prison.

Yasar Kemal est même contraint d'entrer dans la clandestinité et de s'exiler plusieurs années en Suède pour fuir des menaces de mort et les pressions des autorités d'Ankara.

Ecrivain précoce, puisqu'il écrit ses premiers poèmes à l'école primaire, il fait irruption sur la scène littéraire turque en 1955 dès son premier roman "Mehmed le mince", traduit en plus de 40 langues, acclamé par la critique internationale.

Né en 1923 dans un hameau des plaines de Cilice, dans le sud-est de la Turquie, Yasar Kemal, de son vrai nom Kemal Sadik Gökçeli, a eu une enfance dramatique.

Après avoir perdu la vue à un oeil à la suite d'un accident, il est le témoin à l'âge de cinq ans du meurtre de son père Sadi, tué en pleine prière à la mosquée par son fils adoptif.

Le jeune homme quitte l'école prématurément. Contraint à exercer de petits métiers pour vivre, il est ramasseur de coton, conducteur d'engins agricoles ou encore bibliothécaire.

En 1950, il est une première fois arrêté pour propagande communiste. Jugé, il est finalement acquitté.

Le jeune Yasar abandonne alors son nom de naissance pour celui de Kemal, qui signifie le survivant en turc, et déménage à Istanbul, où il commence à travailler en tant que journaliste au sein du quotidien de gauche et laïque Cumhuriyet.

C'est dans la plus grande ville de Turquie qu'il entame sa "carrière" de militant politique. Il adhère au Parti des travailleurs turcs et fonde une revue marxiste, Ant, tout en travaillant à son premier roman.

- Contre la tyrannie -

Ce sera "Mehmed le mince", une série en quatre tomes. Il y raconte les aventures d'un villageois idéaliste contraint à vivre comme un hors-la-loi après sa révolte contre les seigneurs féodaux. Un récit porté à l'écran en 1984, réalisé et incarné par l'acteur et dramaturge britannique Peter Ustinov.

L'injustice sociale et le combat des pauvres contre la tyrannie et les privations restent des thèmes omniprésents dans l'oeuvre de l'auteur, comme dans "Terre de fer, ciel de cuivre".

La figure de son oncle, un bandit notoire assassiné à 25 ans, inspire les héros rebelles à la Robin des Bois qu'affectionne l'écrivain. Son écriture au style lyrique, riche en descriptions, puise directement dans les légendes et le folklore anatoliens.

A nouveau arrêté après le coup d'Etat militaire de 1971, il est emprisonné mais relâché grâce à une vague de protestations internationales. A la fin de la décennie, il est contraint à l'exil et part pour la Suède, où il restera deux ans.

En 1995, Yasar Kemal subit encore les foudres de la justice, puni de prison avec sursis pour avoir dénoncé "l'oppression" des Kurdes. Mais l'écrivain refuse de se taire. "La guerre détruit la Turquie", déclare-t-il en 2007 au sujet des combats entre rebelles kurdes et armée, "je ne suis pas un héros mais j'ai le devoir de me faire entendre".

Toujours militant, il est le premier à voler au secours de son compatriote Orhan Pamuk, premier écrivain turc à remporter le Nobel de littérature, lorsqu'il est attaqué pour avoir osé reconnaître le génocide arménien de 1915.

Au-delà de ses engagements politiques, Yasar Kemal reste avant tout un écrivain de génie. "Je n'écris pas sur des problèmes, je n'écris pas pour un public, je n'écris même pas pour moi. J'écris, tout simplement", résume-t-il un jour.

Distingué par de nombreux prix, décoré dans le monde entier, il ne parvient pourtant pas à décrocher le Nobel, une grande injustice aux yeux de nombreux Turcs.

En 2001, il avait perdu sa femme, Thilda, une Belge issue d'une vieille famille juive qui a traduit une grande partie de son oeuvre en anglais et contribué à son succès mondial.

Il laisse derrière lui son fils et sa seconde épouse Ayse Baban. (AFP, Tanya WILLMER, 28 février 2015)

 

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