24/09/2015

Exposition photos du 100ème commémoration du génocide arménien: J'y étais par Demir SÖNMEZ

Chère amie, cher ami,
vous êtes conviés demain au vernissage de mon exposition photos à l'Almacèn au 6 rue des Grottes.  Venez nombreux  boire le verre de l'amitié et découvrir mes photos sur un sujet qui me tiens beaucoup à cœur. "La 100ème commémoration du génocide arménien. L’exposition se poursuivra jusqu'à dimanche 27 septembre. 

Invitation Vernissager expo du 100ème  commémoration du génocide Armenien .jpg


En Arménie, Demir Sönmez a redécouvert une partie de ses racines. Chacune de ses images essaye d'entrer dans l'esprit des gens et des choses, du temps et de la pierre. Et de les illuminer. Que dire lorsqu'il a eu la chance de voir le Massis de l'autre part de l'Araxes: saisir l'Ararat depuis l'Arménie était un rêve qui s'est réalisé lors d'une occasion solennelle et de mémoire éternelle: le centenaire du Médz Yeghérn. Il l'a fait avec une coulisse particulière, qu'il a enrichi par sa présence: notre Groupe Parlementaire Suisse-Arménie.
Nous lui serons toujours profondémment reconnaissants.
Sarkis Shahinian, Secrétaire général du Groupe Parlementaire Suisse-Arménie.

 

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Exposition photos

“100ème commémoration du génocide arménien: J’y étais” par Demir SÖNMEZ

Vernissage vendredi de 1800 à 20h00

Samedi 26 septembre de 13h00 à 20h00

Dimanche 27 septembre de 13h00 à 18h00

à l’Almacén

6 rue des Grottes

1201 Genève

22/09/2015

Les Tamoules marchent pour la justice !

Plus  4000 Tamoules de différents pays européens se sont rassemblés ce matin parc des Cropettes à 11h00, appelés par les associations tamouls pour la justice.

Les manifestants ont défilé depuis la parc cropettes de Genève jusqu’à la place des Nations en agitant des drapeaux de l’Eelam tamoul, Ils ont défilé avec des banderoles et des pancartes en faveur de l’autodétermination du peuple tamoul et dénoncé les «génocidaires».

Les manifestants ont demandé la création d'un tribunal international pour juger les crimes de guerre commis en 2009 par les autorités du Sri Lanka.

 

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DISCOURS DU 21 SEPTEMBRE 2015 A GENEVE AVEC LA COLLABORATION DU CFTF.

BONJOUR A TOUTES ET à TOUS

.. ELORUKUM VANAKKAM

En ce jour de Manisfestation du Peuple Tamoul, le Comité des Femmes Tamoules de France s’adresse à toutes les femmes Tamoules ainsi qu’aux Défenseurs de Droits de l’Homme de l’ONU, afin qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation au Sri Lanka..

Le Peuple Tamoul au Sri Lanka est victime des pires violations des Droits Humains par un Gouvernement dont la négligence et le mépris de ces Droits ont été documentés par les Organismes des Droits de l’Homme..

Depuis la fin de la guerre au Sri Lanka que deviennent les femmes Tamoules qui ont enduré des moments difficiles et qui portent en elles ce lourd fardeau en silence ? Soient aussi 70.000 veuves de guerre et 40.000 handicapées d’après guerre..

Toutes ces femmes qui ont été victimes de nombreuses violences et qui furent soumisent à des actes injurieux doivent savoir que dans cette douleur des femmes Kurdes.. des femmes Rwandaises.. des femmes de l’Inde et d’Afrique s’unissent pour lutter contre les viols et pour dénoncer les agressions et les discriminations qu’elles subissent.. .

Les dissimulations de viols au Sri Lanka ainsi que les représailles par les forces de sécurité sri lankaises ont suscité l’indignation de l’Organisation des Droits Humains concernant les femmes Tamoules qui ne sont plus en mesure de vivre dans le respect et dans la dignité.

La sécurité dans ce pays est gravement entravé..

Des organismes tel que Amnesty International.. Le Centre de Recherche sur les Femmes au Sri Lanka ainsi que l’Organisation Suisse d’Aide aux Réfugiés et d’autres organisations des Doits de l’Homme tel que Les Femmes pour la Paix ont lancé une campagne de soutien pour faire pression sur le gouvernement sri lankais, afin d’arreter et de poursuivre les soldats et les coupables de ces crimes sur ces femmes en tant que Crimes Contre l’Humanité ..

En faisant l’effort de présenter vos assaillants devant la justice pour la protestation contre les atrocitès commises par l’armée sri lankaise, vous briserez le silence de ce sentiment de honte et de culpabilité tout comme la stigmatisation que le viol engendre chez la femme et au sein de la famille, incitant de façon tacite ou explicite au suicide..

En vous exprimant, en apportant votre témoignage, sans dévoiler votre identité.. En denonçant vos agresseurs, vous ferez condamner les coupables de ces crimes de guerre.. En agissant vous épargnerez à d’autres femmes de subir les mêmes agressions car vous avez droit à la protection de l’ONU en tant que témoins et victimes de crimes de guerre..

Ceci aussi en mémoire  de..

- Kirushanthi KUMARASWAMY,  jeune étudiante de  18 ans  originaire de Jaffna, violée et tuée le 07 aout 1996 au point de contrôle de Kaithady par des soldats de l’armée sri lankaise ..   Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

 

En mémoire de  ..

- Rajani VELAUTHAPILLAI, jeune femme de 22 ans, violée et tuée le 30 septembre 1996 au point de contrôle de Kondavil par des soldats de l’armée sri lankaise ..  Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE

 

A la mémoire de..

- Madame Murugesapillai KONESWARI, mère de famille de 45 ans, originaire de Batticaloa, violée et tuée devant son mari et ses enfants le 17 mai 1997 par des soldats de l’armée sri lankaise .. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

 

A la mémoire de..

- Carmelitta violée et tuée le 12 juillet 1999 dans le village de Pallimunai à Mannar Island     par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

 

A la mémoire de..

Isapriya, Journaliste à TamilNet et Combattante pour un Tamil Eelam libre violéé et tuée par des soldats de l’armée sri lankaise.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

Et à la mémoire de toutes les Combattantes Tamoules qui ont été faites prisonnières et qui ont été violées et tuées en cette date du 18 mai 2009..

Et n’oublions pas les 800 femmes  Tamoules a qui ils ont pratiqué une interruption volontaire de grossesse forcée en cette même année 2009.. Ceci est un CRIME CONTRE L’HUMANITE..

*Malgré la fin du conflit, l’ampleur de la violence spécifiquement dirigée contre les femmes et les filles reste préoccupante..

Cette violence condamnable par le Tribunal Criminel International est définie comme un acte politiquement motivé en violation des Droits Humains, un Crime Contre l’Humanité et un instrument de torture politique visant la démoralisation et l’humiliation du Peuple Tamoul et de la femme Tamoule ..

Le Code Pénal sri lankais proscrit également les viols et toutes autres formes d’abus et d’exploitation sexuelle mais le Gouvernement étant corrompu ces crimes restent largement impunis..

Nous savons qu’il est difficile d’exprimer la douleur du viol et pourtant c’est en agissant que vous pourrez aider votre peuple à lutter pour son indépendance comme toutes ces femmes Tamoules qui ont lutté et qui ont sacrifié leur vie telle Annai POOPATHY qui donna sa vie par une grève de la faim jusqu’à sa mort le 19 avril 1988..

Pour cela, prenez conscience que le destin est entre vos mains.. En faisant condamner les coupables  vous reprendrez confiance en vous .. Vous retrouverez confiance en votre Peuple.. Vous ne vivrez plus dans le silence car TOUS LES ETRES HUMAINS NAISSENT LIBRES ET EGAUX EN DROITS DANS LE RESPECT ET DANS LA DIGNITE..

NOUS VOUS REMERCIONS..

MIKKA NANRI

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Pour toute demande, merci de me contacter.  

21/09/2015

VIVA VIVALDI !

10 octobre 2015

Victoria Hall, Genève

l'Association AVETIS lance son nouveau projet, la série des concerts VIVA!

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VIVA VIVALDI 

Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel"
Sergey Ostrovsky, direction
Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano
Astrig Siranossian, violoncelle
Chouchane Siranossian, violon

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Concert VIVA VIVALDI, où, outre les chefs d’œuvre du grand compositeur vénitien comme « Les quatre saisons », « Stabat Mater », Concerto pour violoncelle, etc, le public va découvrir les œuvres rares de Vivaldi, écrites sur le thème arménien et sur le roi d’Arménie, Tigran le Grand, interprétées par l'Orchestre de chambre "Les solistes de Neuchâtel" sous la direction de Sergey Ostrovsky, Varduhi Khachatryan, mezzo-soprano, Chouchane Siranossian, violon et Astrig Siranossian, violoncelle.
Bon concert!
www.avetis.ch

 

ALTERNATIBA LÉMAN 2015

Les photos de la Alternatiba  Léman:

festival transfrontalier des initiatives locales pour le climat et le bien vivre ensemble

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Pour voir la suite des photos ->

http://www.photographygeneva.com/gallery/alternatiba-leman-2015/ 

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20/09/2015

Vidéo, Vidéo, Vidéo, L'État espagnol se montre coupable de protéger un terroriste "djihadiste" responsable de la mort de nombreux kurdes de Syrie :

Vidéo, Vidéo, Vidéo

 

 


http://www.pydrojava.com/الأسبان-يطعمون-ارقى-الديمقراطيات-في-ا/

 

Selon l'annonce de la Page FB du "YPD"  - Parti d'Union Démocratique - (Syrie) :

 

Cet homme (Oussama Abdul Mohsen) est un terroriste "djihadiste", membre de "Jabhat Al-Nusra" qui est la branche d'Al Qaïda en Syrie. Voici un rapport en langue arabe qui parle de lui et précise comment il a fait fermer son compte FB couvert de drapeaux d'Al Qaïda et de slogans "djihadistes".

 

Voir la vidéo qui le démontre :

According to the announcement on YPD - Democratic Union Party (Syria) ,s page, This man( Usama Abdul Muhsen) . he was terrorist, and member of (Jabhat Al-Nusra) which is a Al-Qaeda branch in Syria. And here is a report in arabic talking about him and how he closed his facebook account, which was full of Al-qaeda's flag and it slogans. here is a the proof

 

 

19/09/2015

Welcome to refugees - Réfugiés bienvenus

Imaginez que vous deviez quitter la vie que vous avez passé votre existence à construire, n'emportant que quelques vêtements,  photos et peut-être le jouet favori de vos enfants et tout laisser derrière vous. Vous passerez par environ trois pays et traverserez la mer sur une barque de fortune.
 
Cela arrive pendant que vous lisez cet article à  des centaines de personnes qui doivent fuir leur pays de guerre et de mort.

"Personne ne choisit d'être un réfugié" c'est ça ou la mort. Ils ne demandent pas grand chose,  un franc, un habit ou un mot pour sensibiliser le monde.
Il y a déjà eu trop d'enfants noyés dans la mer. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas échoué sur une plage que nous ne devons rien faire.

Réveillons-nous maintenant et soyons solidaires.

 

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Imagine having to run away from the life you spent years building, grab a few clothes, pictures and may be your children's favourite toy, leave the rest! You will be walking across three countries minimum and cross the sea in a tiny old boat.. There's not much space for anything else.
 
This is happening as you read this article to hundreds of thousands of people escaping their countries from all the wars and deaths.
 
"No one chooses to be a refugee" but it's either that or death, they don't ask for much, one franc, one piece of clothing or even just a word to raise awareness is more than enough.

There has been enough babies drowning in the sea already, just because they didn't wash up on the beach doesn't mean we don't have to do something, let's wake up people and show our Solidarity.

The time is now

 

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FRAGMENTS: Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse

Association Fragments en collaboration avec la HEAD – Genève (Haute École d’art et de design), Filière Architecture d’intérieur
 
Et si nous laissions aux documents le soin de nous raconter l’Histoire ? Le centenaire du génocide des Arméniens, à Saint-Gervais, se commémore au travers des archives de la presse suisse. Les coupures de journaux exposées, sélectionnées parmi les milliers d’articles rédigés sur le sujet au début du siècle dernier, jettent sur les événements un éclairage de terrain. Précieux !

Reportages, descriptions des massacres, élans de solidarité, instigations de traités diplomatiques : le premier génocide de l’ère moderne a connu dans notre région, peut-être plus qu’ailleurs, des retentissements importants. Scénographiée par des étudiant-e-s de la HEAD, cette exposition vivante se veut un pont entre un passé qui n’est pas encore apaisé et notre présent peuplé d’histoires.


EXPOSITION: Entrée libre


16 SEPTEMBRE – 25 OCTOBRE 2015


Horaires : du mardi au dimanche de 12h à 18h
Salles : Käthe Kollwitz, 1er étage + Robert Filliou, 2ème étage
www.saintgervais.ch

 

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Discours de Madame Sévane Haroutunian

Mesdames et messieurs, chers invités, bonsoir,

L’association Fragments est très heureuse de vous accueillir ce soir et de vous présenter, à l’issue d’un long travail, l’exposition : Fragments. Le génocide des Arméniens et l’œuvre suisse vus par la presse.

C’est sur l’idée et l’initiative de Raffi Garibian que cette exposition est née et sous sa coordination qu’elle a pris forme jour après jour.

Le but de cette exposition, dont le titre est suffisamment explicite, je pense, n’est bien sûr pas de donner une vision exhaustive de l’histoire – exhaustivité par ailleurs impossible avec les sources que nous avons choisies comme base de recherche – mais de présenter une sélection d’articles basée sur deux lignes directrices : les événements ayant lieu dans l’Empire ottoman et la mobilisation se mettant en place en Suisse, d’une part pour montrer comment les événements sur place étaient perçus ici et d’autre part pour rappeler l’œuvre de soutien qu’ils ont suscités au sein de la population suisse.

Cette sélection se veut la plus représentative et fidèle possible de la vision de la presse suisse à ce moment historique, moment qui a créé un passé commun entre Arméniens et Suisses. Cela n’a pas été sans peine de sélectionner, parmi plusieurs milliers, les trente articles élus ; et nous ne pouvons qu’espérer qu’ils susciteront la curiosité chez certains d’aller fouiller par eux-mêmes ces sources qui sont très faciles d’accès depuis leur numérisation et mise en ligne.

En plus de dépoussiérer ces vieux articles, il a fallu également leur redonner vie et c’est grâce à Irma Cilacian, architecte, et son étudiante de la HEAD, Lisa Glatz, que nous avons pu relever ce défi. Le sujet a été proposé lors d’un workshop de la HEAD et il faut souligner que le challenge était grand de mettre en scène non pas des objets d’art, mais des objets de lecture. Au milieu de neufs candidats et projets tous intéressants et personnels, Lisa s’est distinguée : elle a su s’approprier non seulement l’histoire mais l’outil, le journal, et lui redonner corps dans toute sa valeur. Elle a su créer un dialogue entre contenu et contenant, une unité rare entre scénographie et objets exposés.

C’est l’ordre chronologique qui s’est imposé à nous comme parcours, permettant de traiter d’abord trois périodes distinctes : la période hamidienne, la période des Jeunes-Turcs, puis la période kémaliste. Il était bien sûr nécessaire d’aborder ensuite la problématique des traités de paix de la fin de la guerre, expliquant certaines tensions non résolues aujourd’hui encore ; puis finalement, en hommage à la Suisse et pour conclure sur une note un peu plus « heureuse », nous avons mis en avant l’aide suisse à travers le Foyer arménien de Begnins et Genève, Foyer qui a permis de redonner vie à de nombreux enfants, réfugiés, dont l’intégration a par la suite été parfaitement réussie.

Nous avons tenu à compléter cette exposition et les différentes thématiques abordées par un cycle de conférences, discussions et projection, programmé sur toute sa durée, mis en place par le travail considérable et les soins de Meda Khachatourian.

Cette exposition n’aurait pas été possible,  bien sûr, sans Saint-Gervais Genève le Théâtre, avec son directeur Philippe Macasdar et toute son équipe, qui nous a gracieusement mis à disposition les lieux.

Nous profitons de cette occasion pour remercier très chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué par leur aide précieuse à la réalisation de cette exposition et sans qui nous n’aurions pu donner jour à Fragments.

Pour terminer : ce que nous avons souhaité avant tout, tout au long de la mise en place de cette exposition, c’est proposer un voyage dans le temps, dans un moment d’histoire non pas seulement arménien et suisse, mais mondial et humain, un voyage à travers des articles de presse d’il y a cent ans, à travers des fragments pour permettre à tout un chacun de s’approprier ce moment d’histoire.

En espérant que vous prendrez le temps de vous asseoir et de vous approprier, à votre tour, journaux et histoire, nous vous souhaitons, mesdames et messieurs, une bonne lecture.

 

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Discours de Madame Taline Garibian

Mesdames et messieurs, chers amis,

 « Nous redoutons la lassitude, puis le silence. Nous craignons le classement prématuré de la question arménienne dans les archives des États et dans celles de la société des Nations ».

C’est avec ces mots qu’Anthony Krafft-Bonnard essayait en 1930 d’attirer l’attention de ces concitoyens sur le sort réservés aux Arméniennes et aux Arméniens de l’Empire Ottoman pendant la Première Guerre Mondiale dans un texte intitulé Arménie. Justice et réparation. Fer de lance de l’œuvre suisse en faveur des Arméniens, le pasteur Krafft-Bonnard discerne déjà avec perspicacité ce danger, à la fois imminent et indistinct que représente le silence et sa conséquence première : l’oubli.

Il faut dire qu’il avait déjà fait preuve d’une certaine sagacité quelques années plus tôt lorsqu’il écrivait, je cite, l’ « oubli des faits ne peut que fausser les esprits et compromettre définitivement la victoire du droit dans le tragique problème arménien ».

Je pourrais ajouter à ces deux exemple un texte de 1935 appelé Pétrole, Arménie, Orphelins dans lequel, vous l’aurez compris, il dénonce l’industrie pétrolière et l’instabilité qu’elle engendre au Moyen-Orient et ce notamment au détriment du peuple arménien.

Au-delà des capacités quasi prophétiques du pasteur Krafft-Bonnard, je crois qu’il faut souligner la persistance de certains enjeux historiques et politiques. Parce qu’à l’extermination du peuple succède la politique du déni, celle qui, encore un siècle après, d’Istanbul à Genève, en passant parfois par Berne, s’acharne à imposer le silence et à empêcher méthodiquement qu’aucune lumière ne vienne éclairer l’histoire.

Le silence et l’oubli que redoute le pasteur et auxquels on peut rajouter aujourd’hui l’obscurité ne sont pourtant pas une fatalité et la multitude d’événements consacrés au Génocide des Arméniens en cette année de centenaire est là pour le rappeler. Et si la question arménienne peut sembler trop souvent enfouie dans les archives des états et dans celles de la Société des Nations, il ne tient qu’à nous de les en ressortir !  

C’est, à mon sens, ce que doit montrer une exposition comme celle que nous vous présentons aujourd’hui.

Alors que la reconnaissance du Génocide des Arméniens rencontre un siècle après les faits une opposition encore vive et offensive et que les témoins de l’époque ne sont plus là pour raconter, les documents restent, parlent et suffisent à rapporter les faits.

Les articles de presses décrivent ce qui fait l’actualité d’une époque. Bien sûr la forme journalistique a bien changé. Le vocabulaire utilisé semble parfois désuet et les images sont extrêmement rares, pour ne pas dire inexistantes. Pourtant, hier comme aujourd’hui des dépêches de l’ATS tombent chaque jour et des comptes rendu précis des événements sur place paraissaient. Ces récits, souvent repris d’un journal à l’autre ont indéniablement, en leur temps, fait une sorte de buzz, si vous me permettez ce petit anachronisme, à l’image de la pétition qui en 1897 a réunit près d’un demi million de signature.

Alors au delà du buzz qui ne dure que le temps d’un instant, nous souhaitons vivement que cette exposition permette de réfléchir à ce génocide bien sûr, à l’exil aussi et, peut être surtout, au vaste élan de solidarité et d’accueil qu’il a déclenché. Parce qu’il s’agit évidemment de l’histoire de ce qui fit, il y a un siècle, l’actualité suisse mais on doit aussi malheureusement penser à l’actualité de cette histoire.

Je vous remercie.

 

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Discours de Madame Hasmik Tolmajian, Ministre plénipotentiaire de l’Ambassade de la République d’Arménie à Genève.

 

Monsieur le Conseiller,

Monsieur le Directeur,

Chers Amis,

Ce n’est pas une exposition ordinaire qui nous réunit aujourd’hui. C’est l’Histoire des horreurs, c’est l’histoire d’un enfer, l’histoire d’un crime ultime qui se dresse devant nous, vivante, cruelle, qui se raconte à travers ces puissants et précieux témoins centenaires.

Elle démontre le très large retentissement en Suisse des événements qui se sont produits en Turquie lors de la Première Guerre mondiale, des événements qui devraient être qualifié plus tard comme le 1er Génocide du 20ème siècle et servir de base pour l’invention et la définition de ce terme néologique.

Ces fragments de la presse helvétique frappent par leur suivi minutieux de ces horreurs, leurs indications et descriptions précises, leurs reportages riches, leurs chroniques détaillées, la justesse et profondeur de l’analyse, par la parfaite connaissance du terrain, mais aussi des enjeux géopolitiques et des jeux diplomatiques autour de la question arménienne.

Ils décrivent déjà les atrocités turques commises à l’encontre des Arméniens et leur patrimoine culturel et religieux comme un crime contre l’humanité, un crime contre la culture, un crime contre la civilisation. Ils soulignent déjà la nécessité d’une justice devant l’histoire et mettent en garde contre les tentatives de minimiser l’ampleur et la cruauté de ce crime (on ne parle pas encore des tentatives de négationnisme, ce terme n’existant pas encore !).

La Gazette de Lausanne, sous le titre « La destruction d’un peuple », écrivait en 1916 « Cette fois nous approchons de la fin. Il est peu probable qu’on parle à l’avenir des massacres arméniens en Turquie, car tout ce qu’il restait de l’ancien peuple simple, énergique, confiant, tout est détruit… »

Déjà en 1920, avant même la conférence de Lausanne, la Sentinelle titrant son éditorial « Le crime des puissances » s’indignait « parmi tant d’événements révoltants, il y en a aucun de plus répugnant que la manière dont les grandes puissances ont traité l’Arménie depuis qu’elles ont reconnu son indépendance sur le papier. On a créé une petite république arménienne au Caucase, mais on a tout fait pour la laisser écraser… ».

Ces témoins authentiques du passé reflètent aussi le très grand mouvement de solidarité qui a lié le peuple suisse au peuple arménien, à jamais. Une solidarité qui a porté à la fameuse pétition de 1896, dont le nombre de signatures reste à ce jour le record absolu de la démocratie suisse (500'000 signatures pour une population d’environ 3 millions à l’époque). Ce mouvement de solidarité qui englobait la Confédération helvétique tout entière – Genève, Lausanne, Berne, Zurich, Bale, Neuchâtel, le Jura Bernois, la Suisse Orientale, s’est concrétisé avec la création du Foyer arménien de Begnins par le Pasteur Anthony Krafft-Bonnard après le génocide, et qui a formé le premier noyau de la communauté arménienne de Suisse.

Aujourd’hui encore, c’est avec une reconnaissance profonde que nous lisons ces lignes parues dans la presse suisse, il y a plus de cent ans  : « Nous nous associons de plus profond de note cœur indigné et révolté au mouvement de protestation provoqué en Suisse pour mettre fin aux atrocités qui ensanglantent l’Empire Ottoman et nous sommes fiers de penser que cette initiative généreuse a pris naissance dans notre pays, grand plus que jamais par le cœur de ceux qui l’habitent.

De nombreux Arméniens rescapés du Génocide ont choisi comme terre d’accueil ce pays grand par le cœur de ceux qui l’habitent. Ils lui ont exprimé leur gratitude en lui apportant, à leur tour, leur cœur, leur dévouement, leur travail acharné. Ils sont devenus acteurs du développement de la Suisse, acteurs de l’amitié entre l’Arménie et la Suisse.

Je voudrais remercier très chaleureusement le Théâtre Saint-Gervais d’avoir accueilli cette exposition,  Raffi Garibian, pour cette initiative, l’équipe des jeunes chercheurs, les commissaires – Taline Garibian et Sévane Haroutunian, qui ont fait un travail remarquable symbolisant ainsi la relève par la jeune génération, sans oublier la Haute Ecole de Design, la HEAD avec la filière architecture d’intérieur, en particulier Irma Gandolfi-Cilacian et Lisa Glatz pour la scénographie, Meda Khachatourian et tous ceux qui ont apporté leur contribution à sa réalisation.     

Le droit des victimes et de leurs descendants à la mémoire et à la dignité, la lutte contre l’impunité, la condamnation des tentatives de négation et de justification du Génocide sont essentiels pour la justice, mais aussi pour que de tels crimes ne se reproduisent plus jamais et pour rendre possible la réconciliation des peuples.

C’est avec cette conviction que l’Arménie avait pris l’initiative de présenter ici, à Genève, au Conseil des droits de l’homme, le 27 mars dernier, la résolution pour la prévention du Génocide. Elle a été adoptée par consensus, avec le coparrainage de 72 pays. Par cette résolution, le Conseil des droits de l’homme s’adressait aussi à l’Assemblée Générale des Nations Unies en demandant de proclamer le 9 décembre – le jour de l’adoption de la Convention internationale pour la prévention du Génocide – « Journée internationale de commémoration et de dignité des victimes des génocide ». Faisant suite à cette résolution, vendredi dernier, le 11 septembre, l’Assemblée Générale a entériné cette Journée par une résolution, adoptée par consensus.

Il y a cent ans, la Gazette de Lausanne écrivait « C’était une nation qui avait remis la réalisation de ses désirs profonds à un avenir lointaine, au temps heureux où le règne de la justice s’établirait sur la terre. Dans le présent il ne voulait que le droit de vivre… ».

En 1915 ce peuple, mon peuple, a été cruellement privé de son présent, privé de son droit de vivre, mais j’espère et je crois en ces temps heureux où la justice s’établira sur la terre pour permettre la réalisation de ses rêves. 

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17/09/2015

Nelson Mandela à Genève

Les hommages à Mandela continuent à travers le monde deux ans après son décès. Le dernier en date vient de voir le jour aujourd'hui avec l'inauguration d'un mémorial au parc Rigot. A la place d'une statue, le jeune artiste de 26 ans qui l'a conçu a préféré installer 4m2 de mâts censés nous rappeler les barreaux de prison qui ont enfermé le célèbre prisonnier pendant 27 ans.

Léonard de Muralt,  étudiant à la Haute école d’art et de design (HEAD). Au terme du concours, c’est son projet «Hating only harms the hater» (la haine nuit seulement à celui qui hait) qui a été retenu par un jury composé de personnalités politiques genevoises, de représentants de la Genève internationale et d’artistes.

A cet inauguration se sont  présentés ;  M. François Longchamp, président du Conseil d'Etat de Genève,M. Antoine Barde Préside Grand Conseil M. Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève ,M. Michael Møller, directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Alexandre Fasel, chef de la Mission permanente de la Suisse auprès de l’ONU et des autres organisations internationales à Genève,S.E. Monsieur l'Ambassadeur Abdul Samad Minty, Mission permanente de l'Afrique du Sud auprès de l'ONUG et les autres organisations internationales, M. Carlos Medeiros, président du Conseil municipal en Ville de Genève.  M. Rémy Pagani, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge duDépartement des constructions et de l'aménagement et l'artiste étudiant et M. Léonard de Muralt  lauréat du concours « Hommage à Nelson Mandela ».

 

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15/09/2015

Hommage aux lanceurs d'alerte sur la place des Nations

Vernissage des sculptures en hommage aux défenseurs de la liberté, Assange, Snowden et Manning sur la place des Nations

Vous avez jusqu’à vendredi 18 septembre pour admirer et photographier les figures en bronze de Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden qui sont actuellement exposées sur la Place des Nations. Trois héros modernes qui incarnent le courage et l’audace contre le mensonge d’Etat. Merci au sculpteur italien Davide Dormino pour cette belle oeuvre et dommage de la voir partir ce vendredi alors qu’elle a toute sa place à Genève.

 

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13/09/2015

Genève: plusieurs centaines manifestants pour soutenir les réfugiés

Dans le cadre de la journée de mobilisation internationale «Europe says welcome!» plus de 700 manifestants ont défilé cet après-midi dans les rues de Genève pour soutenir les réfugiés. Le mot d’ordre en Suisse:  «Ouvrons les frontières, protégeons les migrants”. Manifestation de solidarité envers les réfugiés, organisée par plusieurs associations, partis politiques et syndicats. Un cortège de plus de 700 personnes à parcouru Genève de la Place de Neuve au siège de l'UNHCR

 

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11/09/2015

Journée mondiale de prévention du suicide

Les photos de la traditionnelle soirée de STOP SUICIDE au Bateau Genève

 

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10/09/2015

STOP SUICIDE 2015: Là pour toi

15 ANS DE MOBILISATION


« En 15 ans l’action de STOP SUICIDE a diamétralement modifié le regard porté sur la prévention du suicide des jeunes romands. »

Fabienne Bugnon, marraine de STOP SUICIDE depuis sa création

Historique


Début 2000, des collégiens genevois sont confrontés à l’omerta qui entoure le suicide d’un de leurs amis. Ils font face au tabou des adultes – professeurs, parents, politiques - alors qu’eux éprouvent le besoin d’en parler et d’affronter cette terrible réalité. S’en suit l’organisation d’une marche silencieuse à travers Genève qui réunit plus de 200 personnes. Profitant de cet élan en faveur de la prévention, un groupe de collégiens fonde l’association STOP SUICIDE.

Il y a 15 ans, personne ne voulait parler du suicide des jeunes. Pourtant, seul ledialogue permet de rompre l’isolement, de prendre en compte la crise suicidaire d’un jeune, dedéconstruire les idées reçues et les mythes sur le suicide.

Evolution


Progressivement, le groupe de collégiens bénévoles s’est transformé en une équipe de jeunes professionnels engagés sur différents aspects de la prévention du suicide des jeunes. Tout au long de l’année, l’association anime des ateliers de sensibilisation auprès des jeunes (foyers, écoles, maisons de quartier, etc.), et promeut la prévention auprès des journalistes, des politiques et de tous les acteurs du réseau santé-social.

Grâce à des partenariats variés, à l’engagement de son équipe et du comité, à la création de campagnes percutantes, STOP SUICIDE a gagné en légitimité. L’association est désormais reconnue comme un acteur-clé dans la prévention du suicide des jeunes en Suisse Romande.

2015 marque un tournant dans la diffusion de la campagne grâce à de nouveaux soutiens.

Plusieurs cantons nous aident à diffuser la campagne dans les établissements scolaires (GE, FR), auprès des médecins et pharmaciens (VD) et des communes (NE). En 10 ans, le nombre de communes participant à la campagne est passé de 16 à 105, et le nombre de cantons de 1 à 6 !

STOP SUICIDE diffuse son matériel de prévention auprès des jeunes avec l’aide d’associations estudiantines, du relais des enseignants-es et doyens-nes, de structures de prévention, de professionnels de la santé, d’acteurs socioculturels ou lors d’actions de terrain.


EVENEMENTS
La campagne se déroulera du 3 septembre au 3 décembre en Suisse romande. Afin d’attirer la curiosité du public et de faire de la prévention autrement, nous proposons des évènements mixant culture, art et échanges avec le public.

10.09.15 : SOIREE OFFICIELLE 10 SEPTEMBRE

Bateau, Genève, 19h – 00h

La traditionnelle soirée de STOP SUICIDE aura lieu au Bateau Genève. Le Jet d’eau sera illuminé en rouge pour marquer la Journée mondiale de prévention du suicide. Ouvert à toutes et à tous, cette soirée sera placée sous le signe de la curiosité et du partage.

Elle proposera plusieurs découvertes : exposition « le suicide en face », performance artistique de deux jeunes genevoises, stand photo #lapourtoi. Trois témoins s’exprimeront sur « les jeunes dans la prévention » et seront suivis d’un apéritif dinatoire et du concert de Groovah (funk, groove, latin). Les DJs Fuckingreatimes prendront la relève jusqu’à la fermeture !

10.09 au 13.09.15 : MOBILISATION POUR L’ACTION 72 HEURES

Genève, Fribourg, Lausanne

Nous proposons de faire le pont entre réel et virtuel en créant une chaîne de prévention participative à l’aide du #lapourtoi et des objets de prévention développés. Nous lancerons notre action le 10 septembre au Bateau Genève, investiront, à l’aide de jeunes bénévoles, les centres villes de Fribourg (11) puis de Lausanne (12) pour terminer à Genève (13).

26.09.15 : PLAINE DE JEUNES

Plaine de Plainpalais, 11h – 20h

STOP SUICIDE tiendra un stand lors de l’événement Plaine de Jeunes, qui réunira 60 associations de jeunesse.

02.10.15 : CONTES A S’AIMER

Atelier Mademoiselle F, Crassier, Vaud, 20h

3 contes ont été créés autour de la campagne. Ils seront joués par Loraine Pernet et Fabienne Penseyres et seront suivis d’un échange avec le public.

NOVEMBRE : DES MAUX DE SOLITUDE

Pièce de théâtre-danse créée et jouée par une jeune troupe de Plan-les-Ouates.

03.12.15 SOIREE DES 15 ANS

Programme à venir !

Pour informations:

http://www.stopsuicide.ch/site/10septembre

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06/09/2015

Sortie du Conseil municipal de la Ville de Genève à la Bernex

Le samedi 5 septembre, c’est la date qu’a choisi le Conseil municipal pour sa sortie annuelle. Le choix  s’est porté sur Bernex, lieu de naturalisation de Carlos Saraiva Medeiros, Président du Conseil municipal de la Ville de Genève.

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Un parcours hors du commun de Carlos Medeiros né en 1965 à Lisbonne. Il a 10 ans lorsqu’éclate la révolution des œillets, qui met fin à la dictature de Salazar au Portugal. Adolescent, c’est au parti le plus à droite du parlement qu’il adhère. Plusieurs fois, l’élu MCG a laissé transparaître sa nostalgie de l’ordre qui régnait sous la dictature.

En 1987, il émigre en Suisse, «avec 300 francs en poche» et sans parler un mot de français. A Genève, il enchaîne les emplois mal rémunérés. L’homme est un bosseur et se fait peu à peu une place. Il ouvre notamment un bistrot puis, plus tard, fonde son entreprise dans le secteur de la vente.

Sa carrière politique débute en 2005, lorsqu’il adhère au MCG, qui vient d’être créé. Vice-président du parti cantonal, il préside la section Ville. Il est député au Grand Conseil depuis 2013 et conseiller municipal avant d’être élu Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

 

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Pour voir la suite des photos ->

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.465695950275746...

 

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05/09/2015

Pour Aylan et les autres: des genevois font entendre une voix citoyenne de soutien aux demandeurs d'asile

Plus de 300 personnes se sont réunies ce vendredi soir a la Place Neuve pour un rassemblement de soutien aux réfugiés et contre la politique migratoire des États européens et de la Suisse en matière de réfugiés. La mobilisation a été annoncée  spontanément jeudi sur les réseaux sociaux, après la découverte du corps et des images d’Aylan, un Syrien de 3 ans gisant sur une plage de Turquie. 

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Des enfants qui meurent en tentant de rejoindre l'Europe, il y en a presque tous les jours.

Chaque semaine, depuis plusieurs années, des photos d’enfants noyés sur les rives de la Méditerranée sont prises. Ces images, terribles, sont relativement accessibles.

C'est la banalité du mal : gavés d'images, nous détournons les yeux et nous occupons d'autre chose.

Mais rarement une photo, par sa composition, n'a dégagé une telle puissance dramatique. Ainsi comme vous, la photo d’Aylan, nous l'avons reçue comme un coup de poing dans le ventre.
Malgré la prolifération des images, nous n'étions pas préparées à la voir.
 
Elle nous a prises par surprise. Nous avons reconnu un petit corps et des petits pieds semblables à nos petits garçons lorsqu'ils sont dans l'abandon du sommeil.
 
Nous n'avons pu réprimer des sanglots de désespoir et d'impuissance devant l'horreur.

Nous n'avions pas, dans l'immédiat, le coeur à passer à autre chose.
 
Ce rassemblement a lieu pour que cette image terrible ne soit pas oubliée de sitôt.
 
Combien d’enfants ont été perdus pendant des traversées…
Combien d'enfants aussi, sont arrivés seuls au monde…  

Cet été, mon petit garçon à moi a joué, pendant de belles journées ensoleillées, avec son seau, sa pelle, son ballon, sur le sable d’une plage de Méditerranée, sur une rive italienne sur laquelle d'autres petits débarquent par la mer, la nuit ou au petit matin, dans l'obscurité et le froid.

Nos enfants nous jugerons un jour sur l'attitude que nous avons envers les gens qui demandent une protection et sont prêts à venir construire l’avenir des pays qui les accueillent.
 
Nos enfants nous jugeront sur les murs que nous avons érigés à nos frontières.

Nous refusons d'écouter les contre-vérités propagées par l'extrême-droite, et ceux qui voient les étrangers comme un problème ou un danger.

Nous trouvons leur discours insupportable, toxique, il nous brûle les oreilles.

Nous demandons à nos dirigeants politiques, à nos parlements et aux partis politiques d'avoir le courage de s'affranchir totalement des idées propagées par les milieux xénophobes.

Nous demandons à nos dirigeants et à nos parlements, en cette rentrée politique 2015, de mettre un terme à cette politique d'immigration qui consiste à mettre des bâtons dans les roues à l'intégration, et au contraire :
-      d'encourager les actions citoyennes,
-      la solidarité,
-      l'accueil des réfugiés aussi bien chez l'habitant que dans des structures mises en place.

Nous demandons, purement et simplement, qu'une partie des ressources données à la défense soit mise au service de l'accueil des populations.

Nous demandons que les autorités et les parlements, au lieu de refuser l'immigration, l'organise.

Nous demandons aux organes et aux portes-paroles des diverses communautés religieuses d'user de la grande influence qui est la leur afin d'encourager les mouvements d'entraide et d'accueil des personnes.

Ces gens ont besoin de nous, mais nous avons aussi besoin d'eux.

Nous souhaitons une libre circulation effective, pas à deux vitesses, afin que les petits enfants comme Aylan puisse traverser les mers et les frontières en toute sécurité.

Nous demandons la régulation du marché du travail, qui doit accompagner la libre circulation.

Nous refusons que des murs soient érigés en nos noms.

Nous, citoyens, attendons une démonstration de courage politique. La Suisse peut faire beaucoup plus et beaucoup mieux . Elle a l'impératif d'agir.

Il est temps d'ouvrir les frontières .

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sont pas une fatalité, ils sont le résultats de choix politiques !

La politique migratoire ultra répressive de l’Europe et de la Suisse poussent les migrant-e-s à emprunter des chemins toujours plus dangereux et alimente des réseaux mafieux de passeurs sans scrupule. Cette politique doit  être fermement combattue car elle n’est pas seulement inefficace elle est criminelle.
 
Pour justifier l’injustifiable, une véritable propagande de déshumanisation des migrant-e-s a été mise en place. Le lexique utilisé est celui des catastrophes naturelles, on parle de « déferlante », de « tsunami » et j’en passe. Si l’image d’Aylan a créé une onde de choc c’est parce qu’elle nous rappelle que ce sont des humains qui sont désignés sous ces termes, que ce sont des humains qui sont visés par des vagues d’arrestation et d’incarcération, que ce sont des humains qui meurent par milliers sur la route de l’Europe, en mer, dans les camions ou dans les centres de détention.

Nous avons donc le devoir aujourd’hui de condamner la politique de la Suisse en la matière.

En ce moment à Genève, une prison est sur le point d’être achevée construite dans le seul but d’incarcérer des migrant-e-s n’ayant commis aucun autre crime que celui de ne pas détenir les bons papiers.
Hier encore Amine a été renvoyé ligoté et encasqué par vol spécial.

En ce moment Mohamed est en grève de la faim pour protester contre son renvoi forcé,  il disparaît chaque jour un peu plus.
 
Oui,  en Suisse aussi, la politique migratoire sécuritaire, raciste et répressive fait des victimes. Les accords Dublin dont la Suisse est signataire servent de pretexte pour débouter les migrant-e-s vers le premier pays d’accueil européen sans tenir compte des conditions qui les attendent dans ces pays.

Alors que le nombre de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les privations et les répressions est en augmentation,  alors que les demandes d’asile dans les ambassades suisses à l’étranger ont été supprimées, Simonetta Sommaruga  mise sur une politique migratoire répressive : diminution drastique de l’asile, déboutements plus rapides, renvois plus nombreux et doublement des places de détention administratives.

Alors oui l’heure est à la colère. Contre un racisme d’état. Contre un politique criminelle. L’heure est à la colère et  à la révolte. A la suite des migrants de No Bunkers qui ont refusé leur traitement inhumain il est important de continuer la lutte pour la dignité de toutes et tous. Pour que plus jamais la mer ne charrie les corps d’innocents morts sur la route de l’Europe.

 

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Allocution d’Aldo Brina,Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile, CSP

« Je travaille dans une association qui défend les réfugié-e-s. Dans notre pratique quotidienne, nous déposons beaucoup de demandes de visas humanitaires ou de regroupement familial pour les réfugié-e-s qui sont en Suisse, et dont les proches sont encore de l’autre côté de la mer. Jusqu’à peu encore nous pouvions faire des demandes d’asile par les ambassades, mais comme vous le savez cette possibilité a été supprimée en 2012, et ce malgré un référendum que nous avons par la suite sèchement perdu. Cette procédure avait pourtant permis de sauver près de 2’600 vies en 30 ans. Des personnes qui avaient pu voyager saines et sauves vers notre pays.

Inutile de vous dire que la plupart des demandes que nous déposons aujourd’hui pour des gens à l’étranger, notamment celles de visas humanitaires, sont refusées. Y compris pour des Syrien-ne-s qui ont de la famille en Suisse. Ces refus, et plus généralement l’absence de voies légales pour se rendre en Europe, contraignent celles et ceux qui doivent fuir leur pays à entreprendre un dangereux voyage. Il me semblait important ici de témoigner au nom des professionnel-le-s de terrain, que le jeune Aylan n’est malheureusement que le symbole ultra-médiatisé d’une réalité plus large encore. Autrement dit, dans nos bureaux se trouvent peut-être déjà, en ce moment même, les noms de futurs corps que l’on retrouvera dans quelques semaines inanimés sur une plage du sud de l’Europe. C’est le lien entre notre politique migratoire et ce qui se passe à Bodrum, à Lampedusa ou ailleurs.

Pourquoi ? Pourquoi tout cela arrive-t-il ? L’émotion est très vive, et nous aurons tôt fait, pour éviter d’affronter trop longtemps l’absurdité d’un petit corps recroquevillé sur le sable, d’adopter des discours simplistes et de désigner des coupables. N’allons pas trop vite. Les défis migratoires sont complexes, et tous ceux qui prétendent pouvoir y apporter des solutions en quelques slogans se mentent au mieux à eux-mêmes, au pire à tout le monde. En plus, une partie des décisions politiques de notre pays sont déjà prises sur la base d’une autre émotion, la peur, et notre pays s’en porte plus mal chaque jour. Ne tombons pas dans le même panneau, et sachons nous tenir droit avec cette blessure béante du pourquoi au fond de notre être.

Ne pas s’énerver ne signifie pas ne pas s’engager, bien au contraire. Quantité d’actions et de mouvements proposent de se tenir aux côtés des réfugiés, de leur ouvrir des espaces où ils sont à nouveaux des êtres humains, et plus seulement des formulaires ou des statistiques. Aide juridique, accompagnement social, proposition d’activités sportives ou culturelles, accompagnement scolaire, être une famille d’accueil, recherche des fonds, manifestations, actions coups de poing… il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. N’hésitez pas à contacter les nombreuses associations qui s’engagent déjà sur le terrain. Je vous remercie de votre attention. » Discours prononcé au rassemblement « Aylan et les autres »,
 Genève, le 4 septembre 2015

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04/09/2015

Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

Les Vendanges de Genève à la rue du Rhône

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03/09/2015

Aylan et les autres: rassemblement vendredi à 18H30 à place Neuve

"Sur une plage de Bodrum, un tout petit garçon de trois  ans et son frère de cinq ans ont été retrouvés morts hier matin. Ils  essayaient de rejoindre l'Europe, afin de trouver un moyen de se rendre  au Canada, où leur tante les attendait, car leur pays d’origine, la  Syrie, est en guerre.


 Ils auraient pu prendre un paquebot, un train  ou un avion, et arriver sains et saufs, si les frontières de l'Europe  n'avaient pas été fermées pour eux.


 Ils auraient pu déposer une  demande d’asile auprès de l’Ambassade de Suisse en Turquie, si la  procédure d’ambassade suisse n’avait pas été abrogée par la dernière  révision de la Loi sur l’asile.
 

Nous nous rassemblerons vendredi à  18h30 à la place Neuve, devant l'entrée du parc des Bastions, dans le calme et le recueillement, afin de signifier que nous,  citoyennes et citoyens, en avons assez d'être complices de ces  politiques migratoires meurtrières.

 

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 Joignez-vous à nous avec une bougie, un poème, un dessin ou une banderole."

Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

Mardi après-midi environ une centaine de personnes se sont rassemblées à la place de Neuve pour demander la libération de Monsieur Yesilçali et pour dénoncer la collaboration de la Suisse et de l'Allemagne avec les violations des droits humains des opposant-e-s au régime en place en Turquie. Torturé en Turquie, poursuivi en Allemagne et emprisonné en Suisse. Quel parcours!

Depuis le 16 avril 2015, cette personne est détenue en Suisse en raison de son activité politique d'opposant au gouvernement turc. Monsieur Mehmet Yesilçali, ancien prisonnier politique est victime de torture en Turquie et actuellement réfugié politique en Suisse, se trouve détenu à la Prison centrale de Fribourg suite à une demande d'extradition de l'Allemagne. Ce pays lui reproche d'avoir participé à cinq réunions d'opposant-e-s sur le territoire allemand et d'avoir organisé des soirées et des conférences publiques en Suisse. Les problèmes posées par une éventuelle extradition ont déjà été dénoncés par de nombreuses organisations suisses et ils ont fait l'objet d'une motion du Conseiller national Jans Beat, lors de la dernière session parlementaire.

Une centaine de personnalités se sont mobilisées en faveur de la libération de Monsieur Yesilçali en signant un appel contre son extradition. Parmi les signataires figurent de nombreux parlementaires fédéraux et cantonaux, des syndicalistes, des professeurs universitaires suisses et étrangers, des avocats, des syndics et autres personnes de la société civile. Une trentaine d'organisations suisses et étrangères ont également signé cet appel.

ORGANISATIONS SIGNATAIRES :
1. Association Européenne des Juristes pour la Démocratie et les Droits de l’homme (EJDH/ELDH)
2. Juristes démocrates suisses (JDS/DJS)
3. Juristes progressistes vaudois (JPV)
4. Association des juristes progressistes (AJP), Genève
5. Ligue Suisse des Droits de l’Homme (LSDH)
6. Solidarité sans frontières, Suisse
7. Centre Europe Tiers Monde (CETIM), Suisse
8. Centre kurde des droits de l’homme, Genève
9. Parti Suisse du Travail / POP, Suisse
10. solidaritéS, Suisse
11. National Jericho Movement, USA
12. Syndicat UNIA, région Genève
13. Bleiberecht, Berne
14. Augenauf, Berne
15. Collectif de solidarité contre la criminalisation d’ATIK, Suisse
16. Revolutionäre Jugendgruppe (RJB), Berne
17. Fédération des travailleurs de Turquie (ITIF), Suisse
18. Nouvelle jeunesse démocrate (YDG), Suisse
19. Revue Femme nouvelle (YK), Suisse
20. Fédération des travailleurs immigrés (IGIF), Suisse
21. Fédération pour les droits démocratiques (IDHF), Suisse
22. Centre de la communauté démocratique kurde (DEM-KURD), Suisse
23. Association pour les droits de l’homme et la solidarité (IHDD), Suisse
24.Plateforme pour l’unité des travailleurs et la fraternité des peuples 
25. Parlement européen des exilés (ASM)
26. Parti socialiste de la refondation (SYKP)
27. Association Maison Populaire, Genève
28. Observatoire des Pratiques Policières (OPP), Genève
29. Bureau des juristes contemporains / Cagdas Hukuk Bürosu (CHB), Turquie

 

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