27/01/2016

Cérémonie intercommunautaire en l’honneur des protecteur, qui sauvé des vies pendant la Shoah

La Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah se tient chaque année le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. À cette occasion, des commémorations et des manifestations sont organisées partout dans le monde.

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Discours de Madame Albana Krasniqi

Présidente de I Am Your protector  et directrice de l'UPA.

 

Une histoire racontée est une histoire qu’on ne peut pas oublier.

Enfant, mon père me racontait comment mes voisins avaient sauvé des juifs pendant la deuxième guerre mondiale.

Au péril de leur vie , ils les ont sauvés, ont partagé leur pauvreté, leurs joies et tristesses, leur vie. Cela se passait en Albanie entre 1935 et 1944.

Mais ceci se passait aussi au Maroc, en Tunisie, et encore en Inde et au Japon.

On ne parle pas souvent d’eux, mais aujourd’hui, nous devons, plus que jamais, mettre de la lumière sur ces actes exemplaires.

I Am Your Protector, se charge de commémorer différemment, basé sur un modèle qui déclenche avec succès le positivisme et la transformation d’un discours de haine à un discours constructif.

 

I Am Your Protector, est une communauté de personnes qui parlent et se battent pour l'autre au-delà de la religion, la race, le sexe et les croyances. En face de l’intimidation ou du génocide, nous pouvons rester silencieux et tourner la tête, mais nous pouvons aussi agir et nous défendre les uns les autres.

En cette Journée internationale du souvenir de l'Holocauste, nous honorons les protecteurs qui ont sauvé des gens qui ont été persécutés pendant la Shoah. Leur comportement exceptionnel est une lumière d'inspiration pour l'humanité.
La haine devient légitime et acceptable quand un groupe est représenté comme monolithique et lorsque ce groupe est perçu comme représentant une menace.
Le concept de l’«ennemi» est une construction, ainsi, il peut également être déconstruit par l’apport à la connaissance et à la conscience collective de ces actes de bravoure de musulmans et chrétiens, de gens qui avaient un grand cœur.


IAYP est une communauté, unie par la valeur partagée que nous sommes protecteurs de l'autre, indépendamment de la nationalité, de la religion, du sexe, des croyances ...

Racontons ces histoires à nos enfants pour remémorer ces braves hommes et femmes et devenir protecteurs des temps modernes

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Discours de Monsieur André Castella

 

Commémoration de la Shoah

Journée de la mémoire des génocides
Mercredi 27 janvier - Place du Molard - 18h00

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Je vous salue toutes et tous et vous adresse également les vives salutations de Monsieur Pierre Maudet, conseiller d’Etat chargé du département de la sécurité et de l’économie.

Ainsi, on n’a pas commencé par éliminer des hommes, des femmes et des enfants, non, on a commencé par dire des mots.

Juste des mots, mais des mots qui désignent, qui hiérarchisent, qui excluent, qui déshumanisent.

Une fois les mots chevillés dans les esprits, ces mots, on les a inscrits dans des lois.

On a ainsi interdit à des femmes et à des hommes juifs d’être médecin, d’être fonctionnaire, d’être magistrat.

L’irréversible outrage était désormais possible.

Alors, le plan fut appliqué.

De façon précise, comptable, consciencieuse, décomplexée.

On a partagé le travail et les responsabilités :

« Je n’ai fait que conduire le train » ;

« Je n’ai fait que tenir le registre du camp » ;

« Je n’ai fait qu’obéir aux ordres » ;

« Ce n’est pas moi, c’est le système qui est coupable ! ».

« Tous, nous disait Primo Lévi, tous nous devrions savoir, ou nous souvenir, que lorsqu'Hitler ou Mussolini parlaient en public, ils étaient crus, applaudis, admirés.

Les idées qu'ils proclamaient étaient en général aberrantes, stupides, cruelles, et pourtant ils furent acclamés et suivis jusqu'à leur mort par des milliers de fidèles.

Ces fidèles n'étaient pas des bourreaux-nés, mais des hommes quelconques, ordinaires, prêts à croire et à obéir sans discuter.

Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.

Dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel.

Nous ne pouvons pas la comprendre, mais nous devons comprendre d'où elle est issue et nous tenir sur nos gardes.

Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire parce que ce qui est arrivé peut recommencer. »

Ainsi, ici à Genève, le Conseil d’Etat que je représente ce soir, par mille actions, œuvre quotidiennement contre le racisme, contre les discriminations, contre l’exclusion sociale. Le Bureau de l’intégration ici présent pourrait en parler.

Mais chacun sait que la loi et l’action de l’Etat ne seraient rien sans les valeurs républicaines qui les fondent, sans l’égalité, sans la solidarité, sans le respect mutuel, sans la justice, sans la laïcité qui permet à chacun, croyant ou non croyant, de trouver sa place dans une société plurielle, diverse, multiculturelle.

Puissions-nous tous, tous les jours, être les dignes successeurs de ceux qui furent témoins des horreurs et, après eux, en porter à notre tour le poids et la responsabilité.

Je vous remercie de votre attention.

André Castella
Secrétaire général adjoint
REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
Département de la sécurité et de l’économie (DSE)

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Discours de Monsieur Thierry Apothéloz


C’est pour moi un honneur d’avoir été sollicité pour prendre brièvement la parole devant vous aujourd’hui.

Je tiens tout d’abord à féliciter chaleureusement, au nom des communes genevoises que je représente ici, les organisateurs de cette manifestation du souvenir. Une manifestation particulièrement bienvenue dans un monde qui voit, plus que jamais, des communautés se monter les unes contre les autres, et faire basculer notre monde dans la folie meurtrière.

Rappeler que les conflits communautaires ne sont pas une fatalité, rappeler la force de celles et ceux qui se sont élevés contre la barbarie, rappeler qu’un être humain mérite de vivre, quel que soit son origine, sa religion, ou ses opinions, voilà le message de ce rassemblement aujourd’hui.

Briser les stéréotypes, refuser les amalgames réducteurs, lutter pour la paix et la cohabitation pacifique et respectueuse de toutes et tous, c’est là le plus noble des combats. Et je félicite chaleureusement les collectifs « I am your protector » et l’ « Université populaire albanaise » d’avoir organisé cette manifestation du souvenir. En nous rappelant ces héros anonymes qui ont sauvé des vies au péril souvent de la leur, en nous rappelant que les humains sont d’abord des humains d’où qu’ils viennent, vous faites un acte de mémoire terriblement nécessaire. Et qui colle parfaitement à la réalité du monde d’aujourd’hui, où tout le monde semble avoir oublié le poids de l’Histoire et les enseignements pourtant nécessaire que nous devrions en retirer.

A Genève, nous avons la chance de vivre dans un environnement multiculturel pacifié. Nos communes mélangent allègrement les origines, les nationalités, les religions et les cultures, pour former ce melting-pot international dont nous pouvons être fiers. Cela, bien sûr, n’est pas toujours allé de soi et il a fallu construire cette cohésion sociale au cours des siècles. Mais finalement, le résultat est là, et on peut dire que, de ce point de vue, il fait meilleure vivre à Genève que dans bien des endroits du monde.

Mais c’est un combat qu’on ne peut jamais réellement gagner, si on ne continue pas à lutter, au quotidien, pour l’entente, le respect et la solidarité, d’où qu’on vienne et qui qu’on soit. Le vivre-ensemble est à ce prix. Et le formidable témoignage de mémoire qui nous est présenté aujourd’hui fait partie de ces combats importants qui nous permettent de resserrer nos liens.
Un grand BRAVO et surtout un grand MERCI de cette formidable initiative !

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Cérémonie intercommunautaire en l’honneur des protecteurs

27/01/2016 à 18H. Place du Molard, Genève.

Message lu par Marie Cénec, Ahmed CHBAB, François Garaï

 

Aujourd’hui, nous commémorons le jour qui fut pour certains la libération de l’esclavage. Libérés des camps, ils sont redevenus des sujets à part entière. Ils ont pu retrouver leur humanité, alors que tout avait été fait pour les chosifier, leur retirer leur dignité d’homme et de femme.

 

Nos différentes traditions religieuses et spirituelles nous amènent à affirmer l’humanité qui est en chacun de nous qui que nous soyons. Nous croyons que chaque être humain porte en lui une part inaliénable que rien, pas même la torture et l’humiliation, ne peut réduire à néant. Il est de notre responsabilité d’en prendre soin, de prendre soin de l’autre.

 

Ainsi, nous nous retrouvons dans cette parole ancienne qui se trouve dans le Talmud et est reprise dans le Coran: « Qui sauve une vie, sauve tout un monde ».

Comme nous nous retrouvons du Christ qui reprend les mots de l’Ancien Testament : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même».

 

Nous réalisons la plénitude de notre humanité en tissant un lien avec l’autre et en l’accueillant afin de le protéger de la nuisance du monde et des humains. Nous réalisons la plénitude de notre humanité en étant solidaires face à la puissance du mal.

 

Vous allez entendre des témoignages de solidarité, des situations vécues de musulmans protégeant des juifs ou des chrétiens, de chrétiens protégeant des juifs ou des musulmans, de juifs protégeant des musulmans ou des chrétiens. Des femmes et des hommes ont permis à celles et ceux qui n’étaient pas de la même religion qu’eux, d’échapper au danger.

 

Ils se sont mis en danger et en péril pour que des vies soient sauvées. La gratuité de ces actions en fait toute leur beauté. Dans notre Europe, des frères et sœurs en humanité ont incarné la conviction que la solidarité et la compassion priment sur toute autre considération.

 

Bien que le camp d’Auschwitz Birkenau ait été libéré le 27 janvier 1945, ce qui sous tendait l’inhumanité de ce lieu, répand son odeur nauséabonde aujourd’hui encore. La barbarie, l’intelligence pervertie, touchent encore les nouvelles générations.

Le feu dévorant des flammes d’Auschwitz n’est pas encore totalement éteint, c’est pourquoi il est de ne notre devoir de ne pas rester sourds aux appels de ceux qui en sont les victimes et de ne pas fermer les yeux devant l’inhumain. C’est à chacun de nous qu’il appartient de prendre soin et de protéger, à notre mesure, l’humanité.

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Terreur de l’Etat Turc, Massacre de civile kurdes et Politique de génocide

Depuis le 25 janvier 2016 des centaines de Kurdes du Conseil de la Société Démocratique Kurde venues de différente ville de la Suisse se rassemblent devant le Palais des Nations Unies pour attirer l’attention des Autorités Onusiennes et de l’opinion publique sur le massacre de civiles kurdes dans plusieurs villes kurdes en Turquie. Ils dénoncent les conséquences extrêmement graves des couvre-feux en vigueur dans principalement trois ville Cizre, Silopi et Sur où il est question de bombardements au canon et à l’arme lourde.  
 
Ainsi, dans cette situation des plus préoccupante, les participants relèvent que depuis le commencement du premier couvre-feu qui avait débuté dans la ville de Varto le 16 aout 2015 du fait que le gouvernement de l’AKP n’avait pas digérer sa défaite lors des élections législatives de nombreux civiles sont victimes quotidiennement de la guerre du Sultan Erdogan.
 
Lors de cette manifestation qui durera au total 3 jours du 25 au 27 janvier 2016 les participants indiquent que :
 
« 283 civils, dont 75 enfants et 40 femmes ont perdu la vie durant les 6 derniers mois lors d’opérations militaires menées par l’Etat turc dans différentes provinces du Kurdistan. Plus de 300 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leur foyer ou ont été déplacées par la force. Ces opérations affectent la vie quotidienne de plus de 1.5 millions d’individus.
 
Depuis les élections du 1 novembre 2015 que l’AKP a remporté dans un climat de guerre contre les kurdes, 20 maires kurdes ont été mis en prison et de nombreux autres ont été destitués et cela en parallèle avec la décision du Ministre de l’Intérieure de les remplacer par des personnes nommées à ces postes.
 
C’est au total 56 couvre-feux qui ont été décrétés dans 20 villes répartie sur 7 provinces.
 
Il n’y a plus la séparation du pouvoir législative et exécutive, c’est Erdogan qui dicte ce que les tribunaux doivent faire. C’est lui qui condamne les académiciens qui ont signés une pétition en faveur de la paix. C’est lui qui décide que les Coprésidents du HDP, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag doivent être poursuivis en justice et « qu’ils doivent payer ce qu’ils font », car lui il a le droit de défendre le système présidentiel mais les kurdes du HDP ne peuvent pas demander l’autonomie alors même que cela figue dans le programme du HDP depuis des années.
 
Il y a quelques jours le maire de l’AKP dans la ville d’Adana déclaré publiquement que « vous les kurdes vous allez finir comme les Arméniens ».
 
Que faire ?
 
Les kurdes réclament la solidarité internationale pour dire stop au massacre des civils.
 
Au lieu de céder au chantage turc sur le problème de l’immigration…, les pays européens doivent lui rappeler ses obligations en matière des droits de l’homme et faire pression sur la Turquie pour que les massacres cessent,
 
Les kurdes sont le principal rempart contre Daesh, Attaquer les kurdes c’est renforcer Daesh ! Ne pas réagir contre ces massacres de l’état turc c’est renforcer l’extrémisme islamique !
 
Pour regarder fièrement dans les yeux de nos petits-enfants dans les décennies à venir continuons de nous battre contre le danger qui nous guette. N’encourageons pas la barbarie !
 
S’exclament les participants !

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25/01/2016

Le rêve de nos Montagnes

Magnifique spectacle samedi 23 janvier au Bâtiment des Forces Motrices. A l’invitation de l’UGAB (Union Générale Arménienne de Bienfaisance) la compagnie YERAZ a joué pendant 2 heures son dernier spectacle dirigé par la chorégraphe Christina GALSTIAN-AGOUDJIAN. Retour à la terre pour ce voyage au-delà du temps dans la mémoire vive de l’Arménie.

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14/01/2016

La neige est passée par Genève

La neige est passée par Genève

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11/01/2016

Les kurdes ont manifesté à Paris pour une meilleure justice

Entre 7 000 (source la police) et 10 000 kurdes (source les organisateurs) ont manifesté samedi 9 janvier à Paris pour dénoncer les exactions du gouvernement Turc responsable entre autre de l’assassinat il y a trois ans de Sakine Cansiz, 54 ans, une des fondatrices du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), de Fidan Dogan, 28 ans, et de Leyla Saylemez, 24 ans. Pour mémoire, ces 3 valeureuses militantes kurdes ont été sauvagement assassinées au Centre d’information du Kurdistan (CIK), dans le Xe arrondissement de Paris. Oui c’est à Paris capitale de la France qu’a eu lieu ce triple meurtre commandité par les services secrets turcs, le MIT.

Le parcours des manifestants les a mené de la gare du Nord en passant par le siège du CIK pour se terminer à la Bastille où des gerbes de fleurs ont été déposées en mémoire aux trois victimes Kurdes. Par ailleurs, une bagarre a eu lieu entre manifestants qui a nécessité l’intervention de la police. Mais heureusement on ne déplore ni arrestation ni blessé.

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Intervention du Président des AKB au nom de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan

Ce mercredi 9 janvier 2013 est gravé à tout jamais comme un jour noir dans l’histoire kurde, mais aussi dans la nôtre. Ce jour-là, trois militantes kurdes, Sakine, Rojbîn et Leyla, étaient froidement assassinées à Paris. C’étaient nos amies, nous partagions avec elles, dans l’action militante, cet amour de la liberté, cette envie de vivre, de vivre heureux dans l’égalité des droits et dans la fraternité des peuples. Nous demandons pour elles « Vérité et Justice ». Mais que pèse ce triple assassinat politique face aux intérêts économiques, financiers, stratégiques et diplomatiques de la France et des pays européens ?

C’est brutalement poser la question des valeurs, celles qui sont l’essence même de notre République. C’est notre devoir à nous, membres de la Coordination nationale Solidarité Kurdistan, de le rappeler à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la politique de notre pays. Nous n’ignorons pas combien c’est difficile, mais c’est notre devoir de leur rappeler, sans esprit de polémique politicienne, mais avec gravité, que ces valeurs ne sont pas négociables.

Aucunes raisons d’Etat, aussi importantes soient-elles, ne peuvent leur être opposées. Les raisons d’Etat, elles sont éphémères et conjoncturelles alors que la défense de l’honneur de notre pays, qui est en jeu, est une obligation morale immuable. L’Histoire qui s’écrit dans le temps jugera à l’aune de cette obligation morale.

Ce triple assassinat exécuté sur le sol français a été commandité par une puissance étrangère, membre de l’OTAN, amie de la France. Nous le savons, la justice française le sait, les officines, les chancelleries de par le monde le savent. Le gouvernement français ne peut l’ignorer, ne peut le nier.

Monsieur le Premier Ministre, vous avez été, en tant que Ministre de l’intérieur, l’un des premiers à vous rendre sur les lieux du crime, aux premières heures du 10 janvier 2013, et avez promis que la procédure irait à son terme. La justice a fait effectivement son travail qui a abouti à « suspecter l’implication duMIT? <http://www.akb.bzh/spip.php?definition48>  (les services secrets turcs) dans l’instigation et la préparation des assassinats », mais les juges n’ont pu aller au bout de leurs investigations, se heurtant d’une part à la justice turque qui, aux ordres de l’Etat turc, se refuse à toute coopération, et d’autre part à la décision surprenante de votre gouvernement de refuser la levée du secret-défense sur certains documents. Il vous reste donc, Monsieur le Premier Ministre, à reprendre le dossier. Les commanditaires doivent être démasqués. La Turquie doit rendre des comptes.

La complicité de la Turquie avec l’Etat islamique doit aussi être démasquée : comment ne pas faire le lien entre les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, la tuerie du 13 novembre à Paris et les assassinats de Sakine, Rojbîn et Leyla ? Nous demandons pour leur famille l’égalité de traitement avec les autres familles des victimes de ces actes terroristes. Nous demandons qu’elles soient, elles aussi, reçues à l’Elysée par M. le Président de la République.
La situation des populations kurdes en Turquie est dramatique. Oui, le président dictateur Erdoğan a déclaré la guerre au peuple kurde et est responsable des violences qui se traduisent par des morts et des blessés par centaines, des incarcérations par milliers, des destructions massives. Abdullah Öcalan est à nouveau mis au secret dans sa prison d’Imrali. Face à cette situation qui perdure et qui n’est pas sans risque pour l’Europe, les vœux de paix que nous formulons à l’aube de cette nouvelle année ne sont pas platoniques. Ils sont l’expression d’un réel engagement dont les effets pèseront, in fine. Nous n’en doutons pas.

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07/01/2016

Monsieur Pierre MAUDET: Qui donne les ordres à la police genevoise ?

Quelques questions à Monsieur Pierre MAUDET, Conseiller d'Etat chargé de la sécurité de Genève, à propos de la violence policière du 5 janvier 2016

Sur une des photos que j'ai prise à l'aéroport de Genève lors de la manifestation des Kurdes le 5 janvier 2016 à l'aéroport de Genève, on aperçoit une femme en civil se tenant à côté d'une femme policière. Cette personne, après avoir invectivé les manifestants, est allé vers les policiers en leur disant : "Qu'attendez-vous, dispersez les immédiatement". C'est suite à cette "ordre" que la violence policière a commencé.

Qui donne les ordres à la police genevoise?.

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Voici mes questions:

1) Est-ce que cette personne fait partie de la hiérarchie de la police?

2) Sinon, comment se fait-il que les policiers présent-e-s lui ont obéi?

3) Le policier en lunette (sur la manifestante parterre sur la deuxième photo) qui a tenu les propos suivants : “je m’en fou des médias”, “je m’en fou de la presse” et si tu es Kurde tu as droit au même traitement que tes compatriotes”… et c'est lui qui a endommagé mon matériel de photos.

4) Est-ce que les policiers en service peuvent être partiaux ?

5) La manifestante plaquée au sol (sur la deuxième photos) a obtenu un certificat médical et déjà porté plainte contre les policiers qui l'ont violentés.

Vos réponses à ces questions permettons à éclaircir les responsabilités dans la violence policière du 5 janvier dernier.

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06/01/2016

Monsieur Pierre MAUDET: Qui donne les ordres à la police genevoise ?

Quelques questions à Monsieur Pierre Maudet, Conseiller d'Etat chargé de la sécurité de Genève, à propos de la violence policière du 5 janvier 2016

Sur une des photos que j'ai prise à l'aéroport de Genève lors de la manifestation des Kurdes le 5 janvier 2016 à l'aéroport de Genève, on aperçoit une femme en civil se tenant à côté d'une femme policière. Cette personne, après avoir invectivé les manifestants, est allé vers les policiers en leur disant : "Qu'attendez-vous, dispersez les immédiatement". C'est suite à cette "ordre" que la violence policière a commencé.

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Voici mes questions:

1) Est-ce que cette personne fait partie de la hiérarchie de la police?

2) Sinon, comment se fait-il que les policiers présent-e-s lui ont obéi?

3) Le policier en lunette (sur la manifestante parterre sur la deuxième photo) qui a tenu les propos suivants : “je m’en fou des médias”, “je m’en fou de la presse” et si tu es Kurde tu as droit au même traitement que tes compatriotes”… et c'est lui qui a endommagé mon matériel de photos.

4) Est-ce que les policiers en service peuvent être partiaux ?

5) La manifestante plaquée au sol (sur la deuxième photos) a obtenu un certificat médical et déjà porté plainte contre les policiers qui l'ont violentés.

Vos réponses à ces questions permettons à éclaircir les responsabilités dans la violence policière du 5 janvier dernier.

 

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05/01/2016

Manifestation à Genève: brutalité policière contre des militants Kurdes

Curieuse intervention policière cet après-midi à l’aéroport de Genève où s’est tenue une manifestation Kurde. La police genevoise est intervenue avec brutalité et a arrêté 4 manifestants pour "obstruction". Deux des manifestants ont été relâchés un peu plus tard. Ces derniers ont déposé une plainte contre la brutalité policière. C’est incompréhensible! Même ma carte de presse ne m’a pas protégé contre cette violence aveugle. J’ai été molesté et mon matériel de photos a été endommagé. Heureusement, nous sommes loin des terrains de guerre! Un policier m’a interpelé en me disant “je m’en fou des médias”, “je m’en fou de la presse” et si tu es Kurde tu as droit au même traitement que tes compatriotes”...(sic!)
 Le fait que la “Manifestation" ne soit pas autorisée qui explique cette intervention disproportionnée? Non. A la fin de l'année 2015, les rues de Genève ont connu plusieurs manifestations interdites qui n’ont pas déclenché une telle violence policière. Décidément, les Kurdes ne bénéficient pas du même traitement que le commun des mortels dans la cité de Calvin. Il faut rappeler que cette énième manifestation kurde était  pour dénoncer la longue et interminable guerre de terre brûlée menée par l’Etat turc contre les kurdes.

 

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©Photography Geneva by Demir SÖNMEZ

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01/01/2016

Turquie: pour vanter une présidence forte, Erdogan cite l'Allemagne d'Hitler

Le gros dérapage d'Erdogan sur Hitler

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Le président islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, a évoqué l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pour défendre le système présidentiel fort qu'il veut instaurer en Turquie, rapporte vendredi la presse turque.

"Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Vous en verrez l'exemple dans l'Allemagne d'Hitler", a-t-il dit aux journalistes jeudi soir de retour d'une visite de travail en Arabie Saoudite, cité par les journaux.

M. Erdogan qui dirige la Turquie depuis 2002, d'abord comme Premier ministre puis président depuis 2014, veut modifier la constitution afin que le rôle du président passe d'une fonction symbolique à celle d'un dirigeant aux pouvoirs étendus, comme aux Etats-Unis, en Russie ou en France.

M. Erdogan a indiqué qu'il entendait mobiliser dans le courant de la nouvelle année la société turque pour un débat afin de parvenir à un "consensus social" sur ses ambitions présidentielles.

Le projet d'un passage à un système présidentiel défendu par l'homme fort de Turquie est revenu au premier plan après la nette victoire (49,5% des voix, 317 députés) de son parti de la justice et du développement (AKP) aux élections du 1er novembre dernier.

Mais l'AKP n'a pas obtenu la majorité qualifiée (367 députés) pour pouvoir modifier la Constitution seul et doit rechercher le soutien de l'opposition, opposée en bloc à une présidentialisation du régime sous Erdogan qu'elle accuse de dérive autoritaire.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a, à cette fin, lancé mercredi un premier dialogue avec le chef du principal parti d'opposition CHP (Parti républicain du peuple, CHP), Kemal Kiliçdaroglu, pour relancer les efforts en vue d'une nouvelle constitution plus libérale qui remplacerait l'actuelle héritée du coup d'Etat des militaires, en 1980.

http://www.dhnet.be/actu/monde/le-gros-derapage-d-erdogan...

Turquie: pour vanter une présidence forte, Erdogan cite l'Allemagne d'Hitler

Le président islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, a évoqué l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pour défendre le système présidentiel fort qu'il veut instaurer en Turquie, rapporte vendredi la presse turque.

"Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Vous en verrez l'exemple dans l'Allemagne d'Hitler", a-t-il dit aux journalistes jeudi soir de retour d'une visite de travail en Arabie Saoudite, cité par les journaux.

M. Erdogan qui dirige la Turquie depuis 2002, d'abord comme Premier ministre puis président depuis 2014, veut modifier la Constitution afin que le rôle du président passe d'une fonction symbolique à celle d'un dirigeant aux pouvoirs étendus, comme aux Etats-Unis, en Russie ou en France.

M. Erdogan a indiqué qu'il entendait mobiliser dans le courant de la nouvelle année la société turque pour un débat afin de parvenir à un "consensus social" sur ses ambitions présidentielles.

Le projet d'un passage à un système présidentiel défendu par l'homme fort de Turquie est revenu au premier plan après la nette victoire (49,5% des voix, 317 députés) de son parti de la justice et du développement (AKP) aux élections du 1er novembre dernier.

Mais l'AKP n'a pas obtenu la majorité qualifiée (367 députés) pour pouvoir modifier la Constitution seul et doit rechercher le soutien de l'opposition, opposée en bloc à une présidentialisation du régime sous Erdogan qu'elle accuse de dérive autoritaire.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a, à cette fin, lancé mercredi un premier dialogue avec le chef du principal parti d'opposition CHP (Parti républicain du peuple, CHP), Kemal Kiliçdaroglu, pour relancer les efforts en vue d'une nouvelle Constitution plus libérale qui remplacerait l'actuelle héritée du coup d'Etat des militaires, en 1980.


http://www.lalibre.be/actu/international/turquie-pour-van...



Turkey's President Erdogan cites 'Hitler's Germany' as example of effective government

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Turkey's Recep Tayyip Erdoğan has reportedly defended his push for a presidential system of government by citing "Hitler's Germany" as an historic example.

The President has pushed ahead with efforts to increase the stature of his own position, despite fears it would split the country's seat of power in two.

Mr Erdoğan cut short a state visit to Saudi Arabia after the death of prominent pro-government political journalist Hasan Karakaya, and in a press conference on his return to Turkey was asked if he thought a presidential system would be possible while maintaining the unitary structure of the state.

According to the T24 news portal, he replied: "Yes. There is nothing to say that you can't have a presidential system in a unitary state.

"There are already some examples in the world today, and also some from the past. You see it when you look at Hitler's Germany. Later you see the example again in various other counties."

In November, Mr Erdoğan's AKP party won a decisive victory in the Turkish parliamentary elections, cementing his grip on power.

Despite his position theoretically making him above the country's party politics, he clearly played a key role in AKP's success and state broadcasters gave little airtime to any of his opponents.

He has previously suggested Turkey already operates under a de facto presidential system, and said his constitutional reforms would only "finalise" the change.

A senior Turkish official said that Mr Erdogan had meant to highlight Nazi Germany as an example of how not to implement such a system. "There are good and poor examples of presidential systems and the important thing is to put checks and balances in place," the official told The Independent. "Nazi Germany, lacking proper institutional arrangements, was obviously one of the most disgraceful examples in history. That's his point."

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/turkey-pre...