28/02/2016

Votation fédérale et Cantonale du 28 février 2016

Votation fédérale et Cantonale

du 28 février 2016

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25/02/2016

Contre une expulsion indigne de la Jungle

Cet après-midi une trentaine de manifestants se sont rassemblés devant le Consulat de France pour protester contre l’expulsion programmée dans la “jungle” de Calais en France.

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Depuis quelques jours, la préfet du Pas-de-Calais veut évacuer la zone sud du bidonville que les réfugié-e-s bloqués à Calais, aidés par des associations nationales et internationales ont construit pour avoir un abri de fortune.
Quelques «800 à 1000 réfugié-e-s» devront partir selon la préfet… En réalité beaucoup plus de personnes vivent dans cette zone. L’auberge des migrants a mobilisé ses bénévoles et ceux de Help Refugees durant deux jours pour effectuer un recensement : « 3 455 personnes vivent sur cette moitié de la “jungle”, dont 440 mineurs. » Un nombre accrédité par la consommation d’eau et les tonnes de déchets qui en sont enlevées, selon les militant-e-s.
 
Comme on a vidé le camp de Sangatte en 2002, comme on a vidé la jungle afghane de 2009, l’Etat Français voudrait se « débarrasser » des réfugié-e-s en supprimant simplement leur lieu de vie ou de survie précaire. Une fois de plus, c’est l’évacuation d’un camp de réfugié-e-s, et leur dispersion que les pouvoirs publics envisagent comme unique réponse aux problèmes de la migration.

Bernard Cazeneuve estime que cette évacuation constitue pour les migrants une «opération humanitaire où nous proposons une solution à tous». Les conditions de vie – ou de survie – sont particulièrement difficiles dans la « jungle », certes et il n’est pas question de vouloir pérenniser ces conditions d’accueil à bien des égards dégradantes. Mais force est de constater que ce bidonville s’est développé ainsi du fait de l’impuissance des pouvoirs publics à apporter des réponses à la hauteur de la gravité de la situation.
 
Alors que la préfet évoque les 1500 places du centre d’accueil provisoire (CAP), nous ne pouvons que constater que ce dispositif est encore largement sous-dimensionné, et que des améliorations en terme de respect de l’intimité des personnes et des conditions de vie sur le site sont fortement requises. Si les lieux de vie existant dans la « jungle » disparaissent, il est fort probable que les exilé-e-s refuseront, pour beaucoup, d’accepter cet espace contraint du CAP.

Ce rassemblement doit montrer notre solidarité avec les migrant-e-s à Calais, mais aussi dénoncer la politique criminelle de l’État français. Nous ne pouvons tolérer une gestion si peu humaine du phénomène de la migration. Il est temps que l’État français comprenne qu'il est responsable des conditions de vie indignes des personnes vivant dans la jungle et que la «réponse » qu'il donne n'en n'est pas une !

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VIVA CALLAS: Concert dédié à Grande DIVA d’Opéra Maria Callas!

C’est avec un immense plaisir que l’association AVETIS vous annonce la création de son orchestre l’AVETIS FESTIVAL ORCHESTRA sous la baguette de son principal chef d’orchestre Sergey Ostrovsky.

Le concert d’inauguration de l’AVETIS FESTIVAL ORCHESTRA aura lieu

le dimanche 6 mars 2016 à 18h au Victoria Hall.

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Il s’intitulera VIVA CALLAS et sera dédié à la grande soprano et diva Maria Callas. Le concert sera interprété par Varduhi Khachatryan, lauréate du Grand Prix Maria Callas et portera sur les airs d’opéra du répertoire de la célèbre diva.

La première partie du concert sera dirigée par Sergey Ostrovsky. Quant à la seconde partie, elle sera dirigée par Vag Papian, célèbre chef arménien d’Israël à la carrière internationale, qui a fait l’honneur à l’Association AVETIS d’accepter son invitation.
Bon concert !

Billetterie en ligne :
http://billetterie-culture.ville-ge.ch/spectacle?id_spect...

www.avetis.ch

24/02/2016

Le FIFDH dévoile le programme de sa 14ème édition

OUVRONS LE DEBAT  !

C’est sous ce slogan que s’ouvrira la 14ème édition du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH). Du 4 au 13 mars 2016, dans 37 lieux du Grand Genève, 200 cinéastes et personnalités internationales sont attendu.e.s pour présenter leurs films et participer à 16 débats publics de haut niveau face au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Cette édition est dédiée à la mémoire de son artiste à l’honneur, Leila Alaoui, victime il y a un mois des attentats de Ouagadougou. Face à cette tragédie, le Festival affirme plus que jamais son désir d’ouverture à de nouveaux lieux, de nouveaux publics, de nouveaux thèmes et de nouvelles formes artistiques. « L’ambition de ce festival est d’être un temps d’expérimentation, où l’on se rencontre et l’on se transforme. Un lieu où l’on efface la peur et on ose le courage. Un lieu de résistance. Un lieu vivant, envers et contre tout. » affirme sa directrice Isabelle Gattiker.

Cette édition s’ouvrira en présence du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad al-Hussein sur un hymne aux femmes créatrices avec le film  Sonita  de l’iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami, une co-production suisse doublement primée à Sundance. La jeune protagoniste, Sonita Alizadeh, sera présente. L’édition se clôturera avec Made in France  de Nicolas Boukhrief, une plongée glaçante au cœur d’une cellule djihadiste.

BARBARA HENDRICKS ET NABIL AYOUCH PRESIDENT LES JURYS DE DEUX COMPETITIONS DE HAUT VOL

La cantatrice Barbara Hendricks préside le Jury « Documentaires de création » aux côtés du dessinateur de presse Plantu, l’écrivain Philippe Djian, la journaliste turque Ece Temelkuran et le cinéaste Daniel Schweizer.  

Le Jury « Fictions et Droits Humains » est présidé par le cinéaste Nabil Ayouch, entouré de la cinéaste Marcela Zamora Chamorro, la scénariste Aude Py et l’avocat Philippe Cottier.

Ils et elles décerneront plusieurs Prix parmi une sélection officielle de 19 films de cinéma (fictions et documentaires) particulièrement marquante, avec des œuvres engagées qui portent toutes un regard artistique unique sur l’état du monde. Deux films parmi cette sélection sont nominés aux Oscars (Cartel Land de M. Heineman et Kriegen de T. Lindholm), et sept sont des avant-premières.

Le Prix de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) soutiendra l’écriture du prochain film d’un.e cinéaste particulièrement engagé.e en faveur des droits humains.  

La moitié des films en sélection officielle ou en sélection thématique sont réalisés ou co-réalisés par des femmes (23 films sur 46). Ils ont été tournés dans 42 pays.

DES PERSONNALITES DU CINEMA INTERNATIONAL AU RENDEZ-VOUS

23 cinéastes seront présent.e.s, ainsi que de nombreux acteurs et protagonistes. Le cinéaste philippin Brillante Mendoza donnera une Masterclass / Talking Heads autour de son film Taklub, co-présentée avec la HEAD. Amos Gitaï présentera Le Dernier Jour d’Yitzakh Rabin, en partenariat avec la Cinémathèque suisse. Le cinéaste belge Joachim Lafosse rencontrera le public à l’issue de son film Les Chevaliers blancs, pour une séance co-présentée avec l’ECAL. L’iranienne Rokhsareh Ghaem Maghami présentera Sonita et Nabil Ayouch participera à une discussion à l’issue du film Much Loved, censuré au Maroc. Enfin, Gael García Bernal viendra rendre une visite surprise au public !

Deux figures majeures du financement du cinéma international seront présentes : Cara Mertes, directrice de JustFilms (Fondation Ford) et Beadie Finzi, directrice de Britdoc, participeront à une rencontre avec 150 professionnel.le.s du cinéma et représentant.e.s d’ONG, du monde de la philanthropie, du WEF et d’organisations internationales lors du Window to Good Pitch, un événement unique organisé avec le soutien de l’Office Fédéral de la Culture.

Le Festival mettra également à l'honneur le centre Bophana, à Pnomh Penh, fondé et dirigé par le cinéaste Rithy Panh, où 15 étudiant.e.s de la HEAD-Genève accompagnés de jeunes cinéastes cambodgiens ont réalisé des courts-métrages qui présentés en première mondiale et en partenariat avec la RTS.

UN FILM, UN SUJET, UN DEBAT : LES DEFENSEUR.E.S DES DROITS HUMAINS A L'HONNEUR

Le Festival propose 16 soirées « un film, un sujet, un débat » et plusieurs soirées thématiques où 100 personnalités internationales confronteront leurs points de vue lors de débats transmis en direct sur internet. Un hashtag #fifdh16 permet aux spectateurs de poser leurs questions depuis le monde entier. Ces débats libres et publics se tiennent en parallèle avec le Conseil des droits de l’homme de l’ONU : ils dénoncent sans concession toutes les violations et mettent cette année particulièrement à l’honneur les défenseur.e.s des droits humains.

L’épouse du blogueur Raif Badawi, Ensaf Haidar, interviendra lors du débat d’ouverture, consacré à l’Arabie Saoudite. La journaliste Zhanna Nemtsova, fille de Boris Nemtsov, sera présente lors d’une soirée consacrée à la Russie. Le Procureur de Palerme Roberto Scarpinato, collègue des juges Falcone et Borsellino, parlera des mafias et cartels. L’activiste Vandana Shiva, Prix Nobel alternatif 1993, interviendra par Skype pour défendre le climat. L’Erythrée et sa répression massive feront également l’objet d’un débat. Nareen Shammo et Seivan Salim, qui luttent pour libérer et soutenir les femmes Yézidies, seront également présentes. Le docteur Denis Mukwege, Prix Sakharov 2014, demandera justice pour les femmes massivement violées en RDC.

Pour la première fois, un invité du Festival prend officiellement la parole au Conseil des droits de l’homme de l’ONU : le docteur Mukwege interviendra en plénière le lendemain de son intervention au FIFDH, aux côtés du Haut-Commissaire aux droits de l’homme.

Le thème des migrations marquera profondément cette édition, avec un débat de haut niveau et plusieurs films dont le poignant Non Assistance, de Frédéric Choffat, présenté en première mondiale en partenariat avec la RTS et Le Temps. Pour rendre compte de cette tragédie, nous présenterons également une vidéo de l’artiste JR, une performance théâtrale de Maya Bösch, Tragedy Reloaded, co-présentée par le Flux Laboratory, une œuvre participative, une exposition de dessins d’Olivier Kugler proposée par MSF, et une exposition de photographies de Leila Alaoui, Natreen.

NOUVEAUTE 2016 : LE FIFDH PART EN CAMPAGNE !

DES SEANCES GRATUITES DANS 37 LIEUX ET 18 COMMUNES DU GRAND GENEVE

Pour ouvrir le débat à de nouveaux publics, le FIFDH propose pour la première fois des films, des débats ainsi que des rencontres inédites et surprenantes, entièrement gratuites, à travers le Grand Genève.
En partenariat avec le Bureau de l’intégration des étrangers, les quatre principaux foyers de personnes migrantes du Canton de Genève (Anières, les Tattes, Feuillasse et Saconnex) ouvrent leurs portes pour des séances de cinéma suivies de discussions et de repas communs. Les résident.e.s des abris PC sont associé.e.s aux projections à Versoix, Bernex ou Vernier.

Parce que le sport est un langage universel, le Festival lance des séances autour du football et du hockey en partenariat avec le Service des sports de la Ville de Genève. Clou du programme, la piste du Vélodrome de Genève accueillera une projection des Rebelles du foot, produite par Eric Cantona, en présence des footballeurs protagonistes !

Grâce à CinéGlobe, le FIFDH fait escale au CERN, berceau d’Internet, pour parler du web et de ses méandres, une étape importante d’un vaste programme de médiation à Meyrin. Le festival projettera également un film en audiodescription à Chêne-Bourg, en partenariat avec de nombreuses associations de personnes malvoyantes. Les Hôpitaux de Beau-Séjour et Belle-Idée offriront également des projections ouvertes au public !

NEXT STOP : LAUSANNE

Le FIFDH projettera cette année à Lausanne Le Dernier Jour d’Yitzhak Rabin d’Amos Gitaï à la Cinémathèque suisse, le lendemain de sa première à Genève. Amnesty International présentera également le film Sonita à la Maison de quartier Sous-gare le 17 mars.

LEILA ALAOUI, ARTISTE A L’HONNEUR

Le visage d’un jeune berger. Dans ses yeux, le Hrag, ce feu qui brûle les cœurs au sud de la Méditerranée. Cette image a un pouvoir : elle appelle une histoire, et à travers elle toute une tragédie. Notre affiche est une photographie prise à Tanger par Leila Alaoui. Cela faisait huit mois que le Festival préparait l’arrivée de Leila à Genève, comme artiste à l’honneur.

C’est avec une profonde émotion que nous présenterons l’exposition qu’elle avait préparée et finalisée pour le FIFDH : Natreen, un travail effectué dans les camps de réfugiés syriens au Liban. En parallèle, Meyrin, où elle aurait du être en résidence, accueillera un moment de discussion autour de son travail, en présence du curateur Gabriel Bauret, de l’artiste Mounir Fatmi et du cinéaste Bruno Ulmer.

CHAPPATTE ET WIDMANN EXPOSENT FENETRES SUR LES COULOIRS DE LA MORT

Le projet Windows on Death Row (Fenêtres sur les couloirs de la mort) est
né à l’initiative du dessinateur de presse Patrick Chappatte et de la journaliste Anne-Frédérique Widmann. Après
Los Angeles, l’exposition est présentée à la Maison du Dessin de Presse de Morges et à la Bibliothèque de
la Cité à Genève, dans le cadre du FIFDH et avec le soutien du DFAE. Cette exposition de Plumes croisées se compose d’œuvres réalisées par des dessinateurs de presse américains et par des prisonniers en attente de leur exécution .

Anne-Frédérique Widmann et Patrick Chappatte présenteront leur projet lors d’une soirée exceptionnelle au Festival co-présentée par Amnesty International et la délégation de l’UE à Genève, en présence de Ndume Olatushani, ancien condamné à mort, et de l’ancienne Présidente de la Confédération suisse Ruth Dreifuss.

PROGRAMME PEDAGOGIQUE : MIGRATIONS ET CITOYENNETE

Plus de 2000 élèves du secondaire sont attendus pour réfléchir autour de deux axes prioritaires : les migrations et la citoyenneté. Dans ce cadre, pour la première fois, le Conseiller d’Etat Antonio Hodgers et la Chancelière Anja Wyden Guelpa viendront débattre de la citoyenneté avec des élèves de Meyrin et de Genève.

Pour la seconde année, un cycle de projections est également organisé au Centre de Détention de la Clairière. Les jeunes du centre remettront le Prix du Jury de la Clairière lors de la soirée officielle de clôture du Festival.

En marge des projections, des parcours pédagogiques sont organisés au Musée d'ethnographie de Genève, au Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et à la Bibliothèque de la Cité. Le Concours Jeunes reporters permettra à nouveau à un groupe de jeunes de vivre le Festival de l'intérieur.

UN FESTIVAL EN PLEINE EXPANSION

Cette année, 116 partenaires internationaux soutiennent le Festival, dont 30 nouveaux partenaires financiers, à la fois publics et privés. Le Festival a également conclu 24 nouveaux partenariats éditoriaux avec la Cinémathèque suisse, la Fondation Britdoc à Londres, JustFilms à New York, la branche cinéma de la Fondation Ford et le Festival Ambulante, l'un des plus importants d'Amérique Latine. Son design visuel a été réalisé par l’agence genevoise Superposition. Le Festival collabore également pour la première fois avec les Bibliothèques municipales de Genève, le théâtre du Galpon, le théâtre POCHE/GVE et la Comédie de Genève.

LE FIFDH EN BREF

Le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), à Genève, est l’événement international le plus important dédié au cinéma et aux droits humains. Il est basé sur un concept unique : présenter des grands films de cinéma suivis de débats internationaux, publics et diffusés sur internet, qui traitent librement de tous les sujets face au Conseil des Nations Unies aux droits de l’homme, qui siège au même moment à Genève, et où de nombreuses violations sont tues.
Il est organisé en collaboration avec le Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de nombreuses ONG (Amnesty International, l’OMCT, la FIDH, MSF), l’Université de Genève, le Graduate Institute et d’importants médias internationaux (RTS, Le Temps, Euronews, TV5 Monde, le Huffington Post, France Culture).
Depuis sa création en 2003, il a accueilli plus de 230'000 festivaliers. Extrêmement populaire, il fait chaque année salle comble et touche particulièrement les jeunes : 40% de son public a moins de 35 ans.
Le budget de 1,6 millions de CHF est constitué à 45% de contributions publiques (Ville et Canton de Genève, ACG, DFAE, OFC, Francophonie), à 42% de mécénat et sponsoring. 11% du budget est couvert par les recettes.

Plus informations

Site Internet : www.fifdh.org

Communiqué de presse, le 23 février 2016

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15/02/2016

COMMENT LA CIA A DEBOULONNE ERDOGAN? (1)

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Par Sibel EDMONDS (2)

J’ai longtemps vécu en Turquie et suivi de près la politique intérieure de ce pays. En réalité, l’objet de mon procès, en tant que membre du FBI, fut d’avoir divulgué des tractations secrètes entre la Turquie et les États-Unis. Cela me valut d’être persona non grata aux Etats-Unis en Turquie. A l’époque, Erdogan était considéré comme un ange par les États-Unis puis soudain il devint ennemi à cause de sa politique actuelle. La CIA crée dans le monde des gouvernements fantoches et du jour au lendemain les a fait disparaitre. Erdogan allait-il subir ce même sort ?

L’exemple le plus flagrant est celui de Saddam Hussein, dans un premier temps il y eut des congratulations entre Donald Rumsfeld et Saddam, ensuite l’occupation du pays et la destitution de Saddam. Le même processus n’est-il pas également réservé à Erdogan ? L’histoire commence avec le projet de Fetullah Gülen (3).

En1997, la CIA avait misé sur Gülen qui voulait instaurer la loi Canonique d’Islam (Şeriyat) en Turquie cependant c’était la raison pour laquelle il était poursuivi dans son pays. La CIA lui proposa de s’installer en Amérique et, depuis 15 ans, ce dernier habite aux États-Unis. Il contrôle un réseau financier de 20-25 milliards de dollars. Personne n’est au courant de la provenance de ces fonds.

Gülen a édifié en dehors des États-Unis des écoles, des medressés (écoles coraniques) et d’autres institutions dans divers pays du monde. Les gouvernements de ces pays les considérant comme une menace à leurs institutions et leur souveraineté fermèrent tous les établissements de Gülen.

Gülen et la CIA ont créé des réseaux en Turquie dans les sphères de la police, de la justice, de l’armée et des medias. C’est grâce à ces mesures qu’Erdogan a brillé et pu être porté au pouvoir. En réalité, en 1997 sur l’intervention de la CIA, le parti AKP avait été interdit et Erdogan emprisonné. En 2002, l’armée fit marche arrière et autorisa Erdogan à devenir Premier Ministre. Alors que s’est-t-il passé entre 1997-2002 ? Gülen était déjà aux États-Unis.

Erdogan avait gagné en popularité et affirmait qu’il ne se plierait jamais devant l’imam, le peuple l’aimait. « L’imam qu’il veuille ou non ne m’empêchera pas de réaliser d’une façon souveraine tous mes projets », disait-il. Quelle était la raison de cette confiance personnelle ? Son attitude très dure vis-à-vis d’Israël ? Aux États-Unis, Gülen jouissait d’un grand soutien de lobby juif.

C’est la deuxième phase de bataille entre Erdogan et Gülen relative au soutien du lobby juif. Les attaques d’Erdogan contre Israël n’étaient guère appréciées par Gülen. Le glas de la séparation avait sonné. Immédiatement après, ce fut l’affaire de la Syrie qui surgit. La Turquie et le gouvernement AKP soutenaient les opposants du régime syrien, qu’ils armaient par l’intermédiaire des États-Unis. Jusque là, tout se déroulait conformément aux plans pour assurer le renversement d’Assad. Un événement inattendu survint, ce fut l’intervention de la Russie qui obligea les États-Unis à revoir leur politique extérieure dans cette région.


En Turquie, d’une part le peuple avait de bons rapports avec la Syrie et Assad, d’autre part la Syrie était un pays islamique voisin de la Turquie.

Avec le retrait des États-Unis, Erdogan restait seul et privé du soutien américain. La CIA et Gülen avaient repris leurs activités en Turquie. Erdogan a vite compris que ces manoeuvres tournaient autour de Gezi Park. Il ne faut pas oublier que la manifestation de Gezi Park avait pris naissance par une action populaire. La presse occidentale commençait à traiter Erdogan de « Dictateur ». Ses rapports avec Al-Qaïda étaient dévoilés.

Qu’attendait la CIA de la Turquie ? Le projet de la CIA était de garder sous sa coupe le pays, de contrôler sa politique. C’est ainsi qu’ils ont réussi à conserver Erdogan à la tête du gouvernement.

Le plan de la CIA était d’utiliser la Turquie comme modèle afin d’influencer les autres États musulmans d’Asie Centrale. Erdogan et Gülen furent considérés comme les promoteurs de ce plan d’action de la CIA.

La CIA perdait un Etat fantoche (Erdogan) qui échappait à son contrôle.

Erdogan pour démontrer sa non-soumission aux exigences de la CIA a déclaré : « Les achats d’armes qui représentent plusieurs milliards de dollars je ne les ferai ni avec vous, ni avec États-Unis, je les ferai avec la Chine. » Ce fut une grave erreur de sa part vis-à-vis des États-Unis et de l’OTAN. Cette attitude irrita les membres des Industries d’Armement américaines et l’OTAN.

L’intégration de la Turquie dans l’UE trainait en longueur, Erdogan demanda l’intégration dans l’Union de Shanghaï. Cette attitude était sa dernière menace, et elle fut considérée comme une insurrection vis-à-vis de ses patrons. Cela signifie la fin de votre existence. De ce fait, les États-Unis devaient démontrer la gravité des punitions qu’ils pouvaient infliger aux autres États.

Il a été soumis à Erdogan diverses possibilités.

La première obligation : Tu feras marche arrière, tu amélioreras tes rapports avec Israël, tu va abandonner ton désir d’achat d’armement à la Chine et ton adhésion au Groupe de Shanghaï.

La deuxième obligation : Tu vas démissionner et partir en douce, car nous avons préparé ton remplacement (Ç.N : CHP) ; l’argent volé et amassé, tu peux l’emmener avec toi, nous allons t’autoriser à aller au Royaume Uni.

La troisième obligation représente deux scenarios : Le premier, tu disparais comme Kadhafi et Saddam, nous te trouverons sur place Taksim au Gezi Park. Le deuxième, tu peux te rendre comme Moubarak, nous te garderons dans une prison au Royaume où tu resteras jusqu’à la fin de ta vie.

Donc Erdogan se trouve devant ces choix. Les mêmes avaient été offerts à Kadhafi, Saddam et Moubarak. La CIA travaille de cette façon. Dans quelques mois, nous verrons la fin de cette histoire, car cette situation ne peut durer plus longtemps.
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1-Erdogan, né à Istanbul (Turquie). Premier ministre de 2002 à 2014. Président en 2014

2-Sibel Edmonds est née en Iran. Journaliste, elle a travaillé au FBI

3-Fethullah Gülen est né à Erzeroum (Turquie), savant islamiste, appelé Imam par Erdogan

La traduction du turc en français des grandes lignes de cette interview été assurée par MAFP.
L’intégralité du texte est sur Google « Sibel Edmonds CIA-Erdogan »

La neige tombe sur Genève

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11/02/2016

9500 signatures pour dire Non aux coupes budgétaires en Ville de Genève

Le comité référendaire NON aux coupes budgétaires en Ville de Genève, composé des nombreuses associations du domaine social, de l’économie sociale et solidaire, de toutes celles qui composent la Culture Lutte, des partis de l’alternative et des syndicats, a déposé ce jeudi 11 février 9546 signatures contre les coupes dans les lignes budgétaires 31 (biens, services est marchandises) et 9414 signatures contre les coupes dans les subventions aux associations (lignes 36) du budget municipal. Ces deux référendums permettront aux habitant-e-s de la Ville de Genève de se prononcer sur l’avenir des prestations publiques municipales et de l’action sociale, économique et culturelle dans notre ville.

Le comité référendaire NON aux coupes budgétaires en Ville de Genève salue la forte mobilisation des acteur culturels, des associations sociales, de l’économie sociale et solidaire, des acteurs de quartier, des syndicats et fonctionnaires municipaux et des partis de l’Alternative. Un front commun qui a permis de franchir un premier pas dans la résistance contre la politique destructrice, anti-sociale et anti-culturelle initiée par droite municipale (PDC-PLR-UDC-MCG) avec les coupes dans le budget 2016.

Face à une droite genevoise à l’esprit de petit comptable, qui coupe sans ménagement dans un budget municipal excédentaire de plus de 8 millions, le comité référendaire invite les habitant-e-s de la Ville de Genève à défendre, avec lui, les prestations publiques municipales et le travail des associations qui fait la richesse culturelle et assure la cohésion sociale de notre Ville. Le résultat d’aujourd’hui renforce la détermination du comité référendaire à poursuivre son action. C’est le premier jour de la campagne qui durera jusqu’à la votation du 5 juin 2016.

La culture lutte : « Je signe, je vote, je suis »

« Ces référendums ont abouti grâce à une solidarité de l’ensemble de la société civile. Nous sommes fier-ère-s de ce résultat. C’est un moment historique pour la culture, une réponse citoyenne pour un projet de société vivant et égalitaire pour l’ensemble de la population »

Natalie Favre, CAPAS : « En réduisant de 2% les subventions aux associations, la Ville se tire une balle dans le pied car de nombreuses prestations fournies, souvent de dernier recours, seront in fine à la charge des services publics… Cela entraînera une baisse sensible de l’aide aux plus démunis, sachant qu’actuellement les prestations fournies ne suffisent déjà pas à répondre à la demande ».

Lara Baranzini, APRES-Genève : « Des baisses de subvention, c’est affaiblir la capacité d’autoorganisation de la société civile. Lui exprimer une défiance générale et la stigmatiser comme étant un problème alors qu’elle est une solution ! »

Vladimir Schwager, Secrétaire général, GLAJ « La baisse de subventions de la Ville de Genève aura un impact sur les activités de loisirs de quelque 5'000 enfants et jeunes résidant en Ville de Genève. C’est pourquoi il est légitime que leurs parents puissent s’exprimer sur cette mesure qui aura un réel impact sur leur vie ».

Virginie Studemann, Présidente du Parti socialiste Ville de Genève : « La mobilisation a été formidable. Avec un projet de budget municipal avec 8 millions de bonni, les coupes de la droite dilatée du PDC au MCG sont indécentes. Cette droite a voulu montrer qu’elle avait la majorité au Conseil municipal. Nous leur montrons aujourd’hui que nous ne nous laisserons pas faire. »

Tobia Schnebli, solidaritéS, membre d’Ensemble à Gauche : « Le résultat d’aujourd’hui nous encourage et renforce notre détermination à combattre le programme de démentèlement social et culturel mis en œuvre par la droite genevoise à travers ses coupes budgétaires. Le néo-libéralisme n’est pas une fatalité, notre lutte continue de plus belle ».

Jean Rossiaud, Vice-président des Verts Ville de Genève : « Ce référendum a montré une belle mobilisation collective. Pour reprendre l’image du pasteur Niemöller, quand ils ont coupé dans la culture, je n’ai rien dit, je n’étais pas un cultureux, quand ils ont coupé dans le social, je n’ai rien dit, je n’étais pas un socio, quand ils ont coupé dans la santé, je n’ai rien dit, je n’étais pas malade, quand ils m’ont coupé les vivres, il n’y avait plus personne pour protester».

Comité référendaire NON aux coupes budgétaires en Ville de Genève Genève

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09/02/2016

Action de campagne contre les économies sur le dos des plus démunis

Genève, le 09 février 2016 À la presse et aux médias

Ce mardi 9 février, des personnes au bénéfice de l’AVS et de l’assurance-invalidité se sont mobilisées devant les locaux de M. Mauro Poggia, pour s’opposer aux deux lois qui visent à baisser les prestations complémentaires AVS/AI et les subsides d’assurance-maladie. Des témoignages sont venus éclairer la réalité derrière ces baisses de prestations.


« Plus de 30% des habitant-e-s de Suisse n’arrivent plus à payer leur assurance-maladie, soit plus de 2 millions de personnes » s’est alarmé Jean Spielmann de l’AVIVO en ouverture de la conférence de presse. « À la permanence de l’AVIVO, nous constatons de plus en plus un appauvrissement des personnes âgées, qui sont déjà souvent seules et fragiles. Leur indépendance ne tient souvent qu’à un fil et leur supprimer quelques centaines de francs en enverra une bonne partie en maison de retraite, c’est inadmissible et absurde, car cela coûte au final plus cher à la collectivité. »

Des témoignages poignants

Lors de cette action, une grande place a été faite à la parole des personnes directement concernées qui ont exprimé leurs craintes, mais aussi leurs difficultés. Michel, 56 ans, au bénéfice de l’assurance-invalidité pour une incapacité totale de travailler vit avec environ 2800 frs par mois. Il dénonce cette baisse « qui peut aller jusqu’à la perte des prestations complémentaires, ce qui représente une très grande atteinte à notre niveau de vie dans une des villes les plus chères du monde. La baisse maximum, soit 580 frs, représente mon budget mensuel pour la nourriture ! ».

Quant à Loly, 50 ans, bénéficiaire AI pour cause de maladie neurologique dégénérative et mère d’un jeune homme aux études, elle dénonce cette volonté « de couper dans les revenus des personnes qui n’ont aucun autre moyen pour compenser ces pertes. Nous n’avons pas choisi d’être en incapacité de travail et nous ne pouvons trouver un travail afin de compléter nos revenus. Le plus grand danger lorsqu’on est à l’AI est de ne pas sombrer dans la dépression. Couper dans ces prestations revient à nous demander de choisir entre manger et maintenir le peu de vie sociale que nous arrivons à maintenir. Et pendant ce temps, on fait des cadeaux fiscaux aux multinationales ! »

Le cumul des attaques


« Ces attaques contre les plus démunis ne sont malheureusement pas isolées. Alors que l’Etat attaque les prestations complémentaires, les subsides à l’assurance-maladie et l’aide au logement, la Ville de Genève coupe aussi dans les prestations sociales. Certaines personnes seront impactées par les trois baisses créant des très grandes pertes et appauvrissant une partie des plus démunis du canton » a complété Pablo Cruchon de solidaritéS.


Pour toutes ces raisons, l’AVIVO, le comité Touche pas à mes services publics et les personnes impliquées vous invitent donc à refuser ces deux lois et à voter (aux objets cantonaux 6 et 7), 2x NON contre les économies contre le dos des plus démunis !

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08/02/2016

Bilan des atrocités de l’armée turque: 60 civils exécutés avec des armes chimiques.

Des milliers de kurdes sont descendus dans les rues de plusieurs villes de pays Européens pour protester contre les massacres perpétrés par l'Etat turc contre les Kurdes. Bilan des atrocités de l’armée turque: 60 civils exécutés avec des armes chimiques.

Aujourd’hui, des dizaines de kurdes se sont rassemblées devant la poste de la rue de Mont-blanc pour protester contre l’état Turc et son massacre contre le peuple kurde.

Depuis deux mois, l'Etat Turc se livre, sous les yeux du monde entier, à une tuerie à grande échelle systématique à Ciziré. Des dizaines de milliers de civils ont été sujet à des bombardements et aux exécutions sommaires dans les rues. Pendant plusieurs jours, les forces étatiques ont bombardé deux immeubles différents où étaient réfugiés des civils blessés. Au cours de la nuit dernière, ils ont exécuté plus de 60 civils en utilisant des armes chimiques.


Les médias du gouvernement de l'AKP (TRT-News) annoncent ces événements comme une victoire. Face à une résistance considérable du peuple Kurde, le régime fasciste de l'AKP commet un génocide à Ciziré en utilisant les moyens les plus barbares.
Les manifestants demandent à l'Union européenne et aux Nations-Unies à déclarer d'urgence des sanctions militaires et économiques contre la Turquie ! Et que la Turquie soit jugée pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.  Le mot de la fin: “mobilisation et solidarité avec le peuple Kurde” !
PS: La rédaction de France 3 refuse de parler de massacre à l'arme chimique commis contre les kurdes par l'armée turque à Cizre et envoie les forces de police pourboire évacuer les militants kurdes qui occupent actuellement ses locaux en Alsace !

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La brume et le Soleil sur Genève

La brume et le Soleil sur Genève

 

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