17/11/2016

Incendie meurtrier au foyer des Tattes: nous n’oublions pas !

Mercredi soir une cinquantaine de manifestants s’est  réunie devant les bureaux de l'Hospice général à Cours de Rive pour rendre hommage à Fikre Seghid, exprimer son soutien à toutes les victimes, et pour montrer que nous ne laisserons pas l’Etat enterrer cette affaire !

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Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2014, un incendie s’est déclaré au foyer des Tattes, le plus grand lieu d’hébergement cantonal de requérant-e-s d’asile de Suisse. Lors de cet incendie, Fikre Seghid, un Erythréen de 29 ans, est mort par intoxication et des dizaines d'habitants ont été gravement blessés. Nombre d'entre eux souffrent à vie des séquelles de cet incident, notamment parmi ceux qui, pris au piège par le feu, ont été contraints de sauter par les fenêtres du bâtiment.

Suite à cet événement tragique, la solidarité de la population avec les victimes traumatisées a été inversement proportionnelle au cynisme et à la mesquinerie dont ont fait preuve l'Etat et l'Hospice général dans la gestion de ce drame. Un large mouvement de soutien s'est indigné face à la surpopulation organisée, aux conditions de vie inhumaines et à la répression qui s'abattent sur les habitant.e.s de ce foyer, victimes d'un système dit « d'aide d'urgence » qui a pour but de leur faire sentir le caractère indésirable de leur présence ici et leur état de « sans-droit ».

Où en est-on aujourd'hui, alors que la justice genevoise déclarait à l'hiver 2014 qu'une enquête était ouverte pour faire « toute la lumière » sur ce drame ? Nulle part. Toujours aucune clarification au sujet d'un probable dysfonctionnement dans le dispositif de sécurité incendie ou dans le dispositif d’évacuation (arrivée tardive des pompiers, portes et fenêtres condamnées, comportement des agents chargés de la sécurité...). De nombreuses victimes ont été contraintes de quitter la Suisse, parfois expulsées. Aucun procès n'a encore eu lieu, aucun responsable n'a été désigné, aucune réparation envisagée. L'Etat et l'Hospice général ont-ils quelque chose à cacher ? Attendent-ils d'avoir pu renvoyer toutes les victimes pour enterrer l'affaire ? Les personnes en exil n'ont-elles même pas le droit au statut de victimes ?

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