28/11/2016

VIVA OPERA!

Le 3 décembre au Victoria Hall de Genève, découvrez les chefs-d'oeuvre de Rossini, Verdi, Puccini, Leoncavallo, Massenet, Bizet, Gounod...

VIVA OPERA, VICTORIA HALL 3 Décembre 2016 à 20H30

Troisième concert de la série VIVA, organisé par l'Association AVETIS, sous la direction de Sergey Ostrovsky, les artistes Varduhi Khachatryan (soprano), Barseg Tumanyan (basse) et Hovhannes Ayvazyan (tenor) interpréteront les œuvres magistrales de plusieurs parmi les plus grands compositeurs de tous les temps.

L'association AVETIS, fondée par Varduhi Khachatryan, a pour objet de susciter diverses formes d'expression artistique, afin de diffuser et faire connaître identité, culture et langue arméniennes, développer, favoriser et réaliser des échanges culturels et artistiques helvético-arméniens. L'association envisage d'organiser des événements culturels à Genève et ailleurs et donner ainsi l'opportunité de créer de nombreux échanges entre artistes arméniens et étrangers

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17/11/2016

Incendie meurtrier au foyer des Tattes: nous n’oublions pas !

Mercredi soir une cinquantaine de manifestants s’est  réunie devant les bureaux de l'Hospice général à Cours de Rive pour rendre hommage à Fikre Seghid, exprimer son soutien à toutes les victimes, et pour montrer que nous ne laisserons pas l’Etat enterrer cette affaire !

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Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2014, un incendie s’est déclaré au foyer des Tattes, le plus grand lieu d’hébergement cantonal de requérant-e-s d’asile de Suisse. Lors de cet incendie, Fikre Seghid, un Erythréen de 29 ans, est mort par intoxication et des dizaines d'habitants ont été gravement blessés. Nombre d'entre eux souffrent à vie des séquelles de cet incident, notamment parmi ceux qui, pris au piège par le feu, ont été contraints de sauter par les fenêtres du bâtiment.

Suite à cet événement tragique, la solidarité de la population avec les victimes traumatisées a été inversement proportionnelle au cynisme et à la mesquinerie dont ont fait preuve l'Etat et l'Hospice général dans la gestion de ce drame. Un large mouvement de soutien s'est indigné face à la surpopulation organisée, aux conditions de vie inhumaines et à la répression qui s'abattent sur les habitant.e.s de ce foyer, victimes d'un système dit « d'aide d'urgence » qui a pour but de leur faire sentir le caractère indésirable de leur présence ici et leur état de « sans-droit ».

Où en est-on aujourd'hui, alors que la justice genevoise déclarait à l'hiver 2014 qu'une enquête était ouverte pour faire « toute la lumière » sur ce drame ? Nulle part. Toujours aucune clarification au sujet d'un probable dysfonctionnement dans le dispositif de sécurité incendie ou dans le dispositif d’évacuation (arrivée tardive des pompiers, portes et fenêtres condamnées, comportement des agents chargés de la sécurité...). De nombreuses victimes ont été contraintes de quitter la Suisse, parfois expulsées. Aucun procès n'a encore eu lieu, aucun responsable n'a été désigné, aucune réparation envisagée. L'Etat et l'Hospice général ont-ils quelque chose à cacher ? Attendent-ils d'avoir pu renvoyer toutes les victimes pour enterrer l'affaire ? Les personnes en exil n'ont-elles même pas le droit au statut de victimes ?

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14/11/2016

"Pas de fachos dans le 1201"

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Soral n’est pas venu, mais il y en a un autre, Trump, qui a été élu. Les Etats-Unis d’Amérique ont pour nouveau président un milliardaire réactionnaire, autoritaire, nationaliste, raciste, homophobe et misogyne. Ce qui frappe, c’est le parallèle avec les lendemains « gueule de bois » du Brexit, ou celui des Suisses sur l’initiative « contre l’immigration de masse ». Ne sont surpris-e-s du résultat que celles et ceux qui ne voulaient pas voir les cohortes de laisser-pour-comptes du néolibéralisme : ces travailleuses et travailleurs contraint-e-s à la précarité de l’emploi, aux bas salaires, à l’absence ou au démantèlement des protections sociales, au chômage, à l’humiliation quotidienne des mesures « d’activation à l’emploi », qui les font passer au mieux pour des paresseux-ses et au pire pour des profiteurs-euses, comme s’il suffisait de vouloir pour trouver un travail. Ces travailleurs-euses précaires et ces sans-emplois, des zones industrielles anglaises ou américaines sinistrées par les délocalisations, dans les régions périphériques abandonnées de la mondialisation, ou encore dans les arrière-boutiques, les cuisines ou les blanchisseries de nos villes prospères, ce sont eux-elles qui de désespoir cèdent aux sirènes des discours sur le paradis perdu, à la désignation de boucs émissaires comme responsables de tous les maux dont ils-elles souffrent. Et lorsque ce vote désespéré s’additionne à celui des réactionnaires ordinaires - car nul besoin d’être pauvre ou désespéré-e pour voter extrême-droite, c’est le repli identitaire qui triomphe dans les urnes.


L’élection de Donald Trump, c’est aussi la prise de pouvoir d’un milliardaire qui projette d’abaisser ses impôts (pour autant qu’il en paie déjà), ceux de ses richissimes compagnons de classe (sociale), ainsi que ceux des entreprises de 35% à 15%. Le parallèle avec la droite et l’extrême droite européenne et suisse est ici également frappant : un programme de défiscalisation massive, notamment du bénéfice des entreprises, au profit des plus riches et des patrons, et dont les conséquences seront désastreuses pour les services publics et donc l’ensemble des travailleurs-euses. Mais Trump comme Blocher, Berlusconi ou d’autres, ces milliardaires réussissent l’incroyable imposture de faire croire qu’ils défendent « le peuple », les « petites gens », en leur faisant croire qu’ils-elles ont besoin de « sécurité » contre « l’envahisseur » plutôt que de protection contre les exploiteurs.


La victoire de Donald Trump, c’est aussi la défaite de la gauche, le résultat de l’absence d’une forte opposition politique au projet néolibéral. C’est n’est pas un hasard si c’est lors de la même campagne électorale qu’un discours de gauche plus radical, celui de Bernie Sanders, a trouvé un espace et un écho : tous-les les laisser-pour-comptes du néolibéralisme ne se tournent pas vers l’extrême-droite. Ce courant existe aussi en Suisse, mais reste minoritaire, écrasé par la toute-puissance de la machine libérale patronale et l’extrême-droite populiste qui constitue son alliée objective.


Y résister demeure toutefois un impératif. C’est ce que le SIT a toujours fait et continuera toujours de faire, avec les travailleuses et travailleurs, d’où qu’ils-elles viennent et où qu’ils-elles habitent : construire la solidarité qui permet les luttes, nous battre contre l’accaparement des richesses produites par les travailleuses et travailleurs par une infime minorité possédante, lutter contre les politiques patronales d’austérité qui creusent ces inégalités, nous battre pour l’emploi, pour des conditions de travail, une protection sociale, des services publics et des conditions de vie correctes et décentes pour toutes et tous. Nous battre, simplement pour garder ou redonner espoir, pour ne pas sombrer dans les chimères toxiques du repli sur soi, du « les nôtres avant les autres », de la « préférence indigène » et de tous ses avatars nauséabonds. Nous continuons à nous battre, et nous ne nous arrêterons jamais.

Davide De Filippo, SIT

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10/11/2016

Les attaques contre le HDP sont condamnées à Genève

Une manifestation de protestation a été organiser par les kurdes et leurs amis contre la politique fasciste de l’AKP envers les Coprésidents du HDP Selahaddin Demirtaş ve Figen Yüksekdağ qui ont étaient mis en prison.

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Les kurdes et leurs amis qui s’étaient rassemblé à la place des nations unies portaient des posters de députés du HDP avec à côté des pancartes « mettez fin au silence international au sujet de la barbarie dont le HDP est victime » « la résistance c’est la vie ». Ils scandaient « Erdogan Terroriste », « Erdogan Meurtrier d’Enfants » « Turquie Terroriste »

Lors de ce rassemblement, la député socialiste Laurance Rielle Fehlmann. L’ancien député vert Ueli Leuenberger, le président du centre culturel Alevi Behzat Nergiz et Anis Mansouri au nom du front populaire de Tunisie ont fait un discours et condamné le fascisme de l’AKP et d’Erdogan contre le peuple kurde. Ils ont demandé la fin de cette barbarie et ont fait appel à la solidarité internationale.

Après les discourt, les participant ont marché jusqu’au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, palais Wilson, pour qu’ensuite une partie d’entre eux se rende à la commémoration organisée à la mémoire des 13 ouvriers massacrés et de centaines d’autres blessés lors d’une fusillade de l’armée suisse et des fascistes alors qu’ils étaient en grève 84 ans auparavant. Sur place, ce massacre contre la classe ouvrière a été condamné par un communiqué du Centre Kurde de la Société Démocratique.

Le meeting organisé par le Centre Kurde de la Société Démocratique était soutenu par Le Centre Culturel Alevi, Maison Populaire de Genève, Atik et le MLKP.

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Pour les photos commémoration

du 9 novembre 1932 "Plus jamais ça!"

 

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09/11/2016

Comment travailler pour l’AVS et la fraude

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Le contexte

La loi sur l’annonce à l’AVS a changé en date du 1er juin 2016 et permet désormais aux employeurs d’annoncer leurs salariés jusqu’à une année après la prise de leur emploi. Cela offre ainsi la possibilité aux employeur de faire travailler les salariés pendant un an sans être annoncés. Pendant ce temps-là, ils échappent aux contrôles, ou s’ils licencient les travailleurs non encore annoncé, les patrons font l’économie du paiement des charges sociales. Bref, le parlement fédéral a offert une année de cotisations sociales aux entreprises, légalisant ainsi la fraude.

L’AVS construit un nouvel immeuble à Genève

HRS entreprise générale a remporté le marché et sous-traité les travaux à différentes entreprises. Pour le Second œuvre, l’un des sous-traitants est BATISA SA, une entreprise de peinture.

HRS a un devoir de diligence, elle doit s’assurer que les entreprises à qui les travaux ont été sous-traités respectent la CCT et le paiement des charges sociales.

Un système de tourniquet a été installé sur le chantier et un badge nominatif a été délivré à chaque travailleur.

Monsieur José (prénom d’emprunt) a travaillé 9 mois sur le chantier AVS. BATISA SA ne l’a payé qu’à 50% du temps, alors qu’il a travaillé à 100%. Une combine qui est malheureusement une pratique courante dans le secteur du Second œuvre.

De ce fait, BATISA SA a économisé 50% du salaire et 50% des charges sociales du travailleur José. Ce dernier a ensuite été licencié à la fin des travaux sur le chantier de la caisse AVS et se trouve au chômage avec une indemnités basée sur un mi-temps alors qu’il a bien travaillé à plein temps.

L’intervention du syndicat

Le syndicat Unia a envoyé plusieurs courriers à BATISA SA en exigeant le paiement de la différence salariale et des charges sociales mais l’entreprise n’y a jamais répondu.

Vu la non-collaboration de BATISA SA, nous sommes intervenus auprès de HRS pour exiger que l’entreprise générale assume ses responsabilités par rapport à son sous-traitant.

Le syndicat Unia lui a demandé quels documents ont été demandés à BATISA SA afin de prouver le respect conventionnel et le paiements des charges sociales. Il a aussi été réclamé le relevé d’heures des passages du travailleur au service de pointage (tourniquet).

A ce jour, HRS ne nous a pas informés sur les contrôles faits, ce qui nous étonne beaucoup car un contrôle sommaire aurait démontré que BATISA SA déclare le personnel à un taux d’activité de 50% d’activité. Alors que le contrôle des entrées et sorties démontrerait combien de temps José a réellement œuvré sur ce chantier.

HRS nous a répondu en nous proposant une convention marchandant le silence du travailleur et du syndicat en échange du paiement des sommes dues.

Le travailleur et le syndicat Unia ont refusé de marchander leur silence et ont exiger le paiement sans contrepartie.

HRS a alors envoyé une lettre signée par BATISA SA affirmant que José n’a travaillé qu’à 50%.

Ceci alors qu’il y a des dizaines de travailleurs sur ce chantiers et que les collègues de José affirment qu’il travaillait toute la journée et effectuait même des heures supplémentaires.

Les syndicat Unia exige que HRS assume ses responsabilités et paye le travailleurs ainsi que les charges sociales.

Il exige que la caisse AVS opère un contrôle sur les charges sociales des travailleurs qui œuvrent sur ses chantiers.

La dénonciation de la CCT

Cette situation est aujourd’hui particulièrement préoccupante, car elle surgit dans un contexte de vide conventionnel annoncé. La dénonciation patronale de la convention du Second œuvre stimulera les entreprises à exploiter les travailleurs et frauder les assurances sociales, avec toujours en ligne de mire la rentabilisation maximale avec la complicité des maitres d’ouvrage, des architectes et des entreprises générales qui ont comme seul objectif la rentabilité.

Pour pouvoir contrôler et éviter ces scandales à répétition, les travailleurs exigent que le patronat retourne à la table des négociations pour signer une CCT améliorant les conditions de travail et la protection des travailleurs.

Pour plus d'informations:

José Sebastiao – Unia, secrétaire responsable du Second-Œuvre,

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05/11/2016

Lettre aux représentants de la Turquie en Suisse

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Genève, le 4 novembre 2016

Concerne : Libération immédiate de Figen Yuksekdag, députée et de Selahattin Demirtas, député, co-présidents du parti HDP, actuellement détenus arbitrairement, et de tous les élus nationaux, régionaux et locaux actuellement également détenus arbitrairement

Mesdames et Messieurs les représentants de la Turquie en Suisse,

Je vous écris en ma qualité de démocrate convaincu, empreint de la Charte des droits de l’homme qui fonde le socle des valeurs communes à l’ensemble des peuples d’Europe y compris les peuples turc et kurde.

Je vous écris en ma qualité de membre du Parlement suisse, démocratiquement élu, et co-président du Groupe parlementaire droits humains et du Groupe parlementaire pour les relations avec le peuple kurde.

Je vous écris car je suis sidéré, profondément choqué, par le brutal démantèlement par votre Présidence et votre gouvernement des divers piliers de la démocratie dans votre pays prétendument en réaction à la tentative - heureusement échouée - du coup d’Etat militaire.

Je vous écris car la révocation massive, voire l’incarcération, de procureurs, de juges, de policiers, d’enseignants et de fonctionnaires divers, la mise au pas des recteurs d’université et des universités, l’arrestation de très nombreux journalistes, la fermeture d’innombrables médias, dont quasiment la totalité de ceux de la communauté kurde de votre pays, ainsi que la révocation et l’incarcération d’élus locaux et nationaux kurdes pour écraser toute contestation du discours politique majoritaire et l’émergence d’une autre voie politique pour le pays, est tout simplement inacceptable,

Je vous écris car en tant que parlementaire, je ne peux accepter que les élus d’un peuple, ici turc et kurde, qui avaient choisi délibérément la voie politique, plutôt que celle des armes, pour trouver une issue pacifique et politique à un différend culturel, social et politique, vieux de décennies, soient arrêtés pour des motifs manifestement politiques.

Je vous écris pour vous demander la libération immédiate de tous les élus et plus particulièrement de Figen Yuksekdag, députée, et de Selahattin Demirtas, député, coprésidents du parti HDP, qui sont actuellement en prison uniquement pour avoir tenu tête politiquement au Président de votre pays, pour avoir su s’attirer les sympathies électorales du peuple kurde et avoir fait perdre la majorité qualifiée au parlement au parti présidentiel.

Je vous écris pour vous rappeler que la voie militaire pour la résolution du différend culturel, social et politique entre l’Etat turc et la communauté kurde de votre pays est un choix sans issue comme le montre l’histoire récente et qui s’il n’amènera jamais la paix, il générera morts, larmes et douleurs dans les populations civiles et dans les familles des militaires tués au front interne.

Je vous écris car le cycle infernal de la violence ne peut que stimuler la commission d’attentats terroristes sur votre territoire, touchant la population civile, alors que jusqu’à peu, pendant la durée des négociations entre l’Etat turc et M. Abdullah Ocalan, une paix, certes fragile, s’était installée dans la région kurde de Turquie,

Je vous écris car je suis persuadé qu’il est toujours possible dans toutes les situations de confrontation politique ou armée de choisir le chemin de la médiation et de la négociation et d’en sortir grandi.

Je vous écris pour que vous transmettiez ce courrier à votre Président, à votre Premier ministre et au président du Parlement pour qu’il en donne lecture aux députés de votre pays.

Avec mes plus sincères préoccupations pour toutes les victimes civiles, les dizaines de milliers de personnes jetées en prison et l’avenir de la démocratie dans votre pays.

Carlo Sommaruga
Député au Parlement suisse

04/11/2016

Grande manifestation "TOUCHE PAS À MON ÉLU !

Grande manifestation "TOUCHE PAS À MON ÉLU ! " 5 novembre 2016 à 14H00 Helvetia place à Zurich

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Chèr-e-s ami-e-s,
Nous vous transmettons ci-dessous un communiqué du HDP suite à l'arrestation de 13 de ses Députés. Le HDP lance un appel urgent à la solidarité et invite en particulier des délégations d'élus de France et d'Europe à se rendre à Diyarbakir pour briser le silence de l'Europe à l'égard de la dictature d'Erdogan.


Communiqué de presse suite à l'arrestation de 13 Députés de notre parti, dont ses Coprésidents Selahttin Demirtas et Figen Yuksekdag.


Après avoir ciblé un grand nombre de représentants municipaux kurdes, le régime de l'AKP a commencé une rafle, hier tard dans la nuit, contre les députés du HDP: la police a d'abord fait une descente dans les maisons des co-présidents du HDP Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, et procédé ensuite à l'arrestation des députés Sirri Sureyya Onder, Nursel Aydogan, Ferhat Encu, Gulser Yildirim, Leyla Birlik, Ziya Pir, Abdullah Zeydan, Idris Baluken, et Imam Tascier.


Le gouvernement turc de l'AKP et son président Erdogan sont en train d'imposer un agenda extrêmement autoritaire aux Peuples de la Turquie. En se servant du coup d'Etat du 15 juillet dernier pour consolider son règne, Erdogan s'est fixé comme objectif d'écarter chacune des voix d'opposition dans le pays, et a pris particulièrement comme cible notre formation politique le HDP, qui avait empêché à deux reprises l'AKP de rassembler le nombre de sièges parlementaires nécessaires pour procéder aux changements constitutionnels nécessaires afin d'instaurer un système présidentiel. A présent, l'objectif du gouvernement est de paralyser notre parti afin de l'empêcher de bloquer à nouveau l'adoption du système présidentiel qui pourrait être validé par un référendum ou grâce à des élections anticipées qui peuvent avoir lieu en 2017.


Des milliers de dirigeants de notre parti, de maires élus et de Conseillers municipaux affiliés au HDP et à notre parti frère, le DBP, ont été incarcérés suite à des accusations sans fondements depuis notre victoire électorale du 07 juin 2015 et, particulièrement, depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier.


Avec la mise en application des mesures d'Etat d'urgence post-coup d'Etat, Erdogan a contribué à polariser d'avantage la société et à approfondir les conflits sectaires et ethniques dans le but de consolider la formation de l'alliance entre les réactionnaires ultra-nationalistes de l'extrême droite et les islamistes, alliance projetée immédiatement après le coup d'Etat manqué et considérée comme la garantie la plus fiable pour atteindre l'objectif du « Système présidentiel à la turque », ou de dictature totale. Ce système nuirait non seulement aux minorités, aux femmes et aux classes défavorisées, mais déstabiliserait en plus la région, particulièrement l'Irak et la Syrie, et provoquerait de grands défis sur les plans sécuritaire et économique.


Il n'existe plus de liberté d'expression ni de la presse, pas de liberté académique, ni de système judiciaire équitable et indépendant dans le pays. Avec les décrets gouvernementaux, plus de 170 agences de presses critiques envers le gouvernement ont été interdits. Les médias kurdes et alévis ont été anéantis, 30 maires kurdes démocratiquement élus se trouvent actuellement en prison et 70 d'entre eux ont été destitués jusqu'à présent. Plus de 130 journalistes sont en prison, dont des intellectuels et auteurs de renommée internationale, des dizaines de milliers de professeurs et académiciens ont été suspendus, plus de 80000 fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, et 40000 personnes sont toujours en prison.


Nous appelons tous les progressistes et démocrates à se mobiliser pour protester contre le génocide politique mené par l'Etat turc et son président Erdogan. Nous estimons qu'il est temps de dénoncer ce crime contre l'humanité commis sous les yeux indifférents du monde et de l'Europe. Le silence de l'Europe est dangereux pour la démocratie et pour les peuples de Turquie.


Nous appelons les Elus de toute l'Europe, qu'ils soient Députés, Maires ou Conseillers, à former des délégations urgentes qui se rendront à Diyarbakir, capitale du Kurdistan de Turquie, afin de manifester leur solidarité avec notre parti et ses élus, et dire STOP à cet attentat contre la démocratie.


La représentation du HDP en Europe