29/05/2017

GUILLAUME BARAZ"ZONE INTERDITE" EXPOSITION SUR L’ÎLE JEAN-JACQUES ROUSSEAU!

LETTRE OUVERTE

GUILLAUME BARAZZONE INTERDIT EN VILLE DE GENEVE UNE EXPOSITION SUR L’ÎLE JEAN-JACQUES ROUSSEAU

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APRÈS PLUS DE DEUX SIÈCLES, LE CÉLEBRE PHILOSOPHE GENEVOIS N’EST TOUJOURS PAS RÉHABILITÉ DANS SA VILLE NATALE

 

Mon projet, consistant à exposer 112 photographies prises entre 2010 et 2016 en Ville de Genève et portant sur des luttes sociales concernant les conditions de vie de personnes résidant sur ce territoire et bien d’autres, a récemment été refusé par M. Guillaume Barazzone, Maire de Genève, sans motivation.

 

En effet, intitulé « La lutte sociale continue », hommage à Jean-Jacques Rousseau, à l’occasion du 255ème anniversaire de la publication de son célèbre « Contrat social », mon exposition constitue un témoignage historique et un outil pédagogique pour toute la population genevoise et ceux·celles qui la visitent.

 

Ce projet entravé bénéficie pourtant déjà du soutien de plusieurs communes et d’organisations genevoises - telles que les Villes de Lancy, de Vernier, de Meyrin, de Grand-Saconnex, la Société Jean-Jacques Rousseau SJJR, la CGAS (Communauté genevois d’action syndicale), Unia, le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné, le Syndicat des Services Publics SSP, Sydicom, la Fédération des Associations des Maîtres du Cycle d’Orientation, la Maison Populaire de Genève, le Centre Europe-Tiers Monde, le Théatre de Saint-Gervais...

« Il n’est pas bon que celui qui fait les lois les exécute, ni que le corps du peuple détourne son attention des vues générales pour les donner aux objets particuliers. Rien n’est plus dangereux que l’influence des intérêts privés dans les affaires publiques… » Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social ou Principes du droit politique (1ère édition, Amsterdam, 1762).

Dès lors, comment comprendre ou interpréter la décision de M. Barazzone ?

Ignore-t-il l’héritage de Jean Jacques Rousseau ?

Souhaite-il l’effacer ?

Où s’agit-il d’une tentative de censure de certains faits politiques ?

Dans ce dernier cas, il faut se demander si un élu peut, tout seul et dans un système démocratique, prendre des décisions arbitraires, avec effet ostracisant ?

J’attends les réactions et le soutien des genevois pour la tenue de l’exposition sur Jean-Jacques Rousseau face à la décision peu mesurée de Guillaume Barazzone.

 

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Demir SÖNMEZ

http://www.photographygeneva.com

26/05/2017

GUILLAUME BARAZZONE INTERDIT EN VILLE DE GENEVE UNE EXPOSITION SUR l’île JEAN JACQUES ROUSSEAU

 

LETTRE OUVERTE

GUILLAUME BARAZZONE INTERDIT EN VILLE DE GENEVE UNE EXPOSITION SUR L’ÎLE JEAN-JACQUES ROUSSEAU

 

APRÈS PLUS DE DEUX SIÈCLES, LE CÉLEBRE PHILOSOPHE GENEVOIS N’EST TOUJOURS PAS RÉHABILITÉ DANS SA VILLE NATALEBARAZZONE INTERDIT_ FACEBOOK.jpg

Mon projet, consistant à exposer 112 photographies prises entre 2010 et 2016 en Ville de Genève et portant sur des luttes sociales concernant les conditions de vie de personnes résidant sur ce territoire et bien d’autres, a récemment été refusé par M. Guillaume Barazzone, Maire de Genève, sans motivation.

En effet, intitulé « La lutte sociale continue », hommage à Jean-Jacques Rousseau, à l’occasion du 255ème anniversaire de la publication de son célèbre « Contrat social », mon exposition constitue un témoignage historique et un outil pédagogique pour toute la population genevoise et ceux·celles qui la visitent.

Ce projet entravé bénéficie pourtant déjà du soutien de plusieurs communes et d’organisations genevoises - telles que les Villes de Lancy, de Vernier, de Meyrin, de Grand-Saconnex, la Société Jean-Jacques Rousseau SJJR, la CGAS (Communauté genevois d’action syndicale), Unia, le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné, le Syndicat des Services Publics SSP, Sydicom, la Fédération des Associations des Maîtres du Cycle d’Orientation, la Maison Populaire de Genève, le Centre Europe-Tiers Monde, le Théatre de Saint-Gervais...

Dès lors, comment comprendre ou interpréter la décision de M. Barazzone ?

Ignore-t-il l’héritage de Jean Jacques Rousseau ?

Souhaite-il l’effacer ?

Où s’agit-il d’une tentative de censure de certains faits politiques ?

Dans ce dernier cas, il faut se demander si un élu peut, tout seul et dans un système démocratique, prendre des décisions arbitraires, avec effet ostracisant ?

J’attends les réactions et le soutien des genevois pour la tenue de l’exposition sur Jean-Jacques Rousseau face à la décision peu mesurée de Guillaume Barazzone.

Demir SÖNMEZ

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17/05/2017

Jean Ziegler, soutien aux peuples de la Palestine et aux prisonniers palestiniens en grève de la faim

Comme chaque mardi à 17h30 à Genève, devant la fontaine en bas de la rue de la Cité, les militants du Collectif urgent Palestine et ses amis se sont rassemblés en soutien pour les peuples de Palestine et  en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis 29 jours.

M. Jean Ziegler a participé à ce rassemblement et a apporté son soutien aux peuples de la Palestine et aux prisonniers palestiniens en grève de la faim.

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Les prisonniers palestiniens luttent pour rendre à tout un peuple son humanité, sa dignité et sa liberté

La grève de la faim de plus de 1500 prisonniers palestiniens nous angoisse et nous interpelle depuis un mois. D’après les échos qui nous parviennent de Palestine, cette grève suscite de très nombreuses actions de solidarité, comme les campements et tentes installées dans les villes et villages de Cisjordanie et la Bande de Gaza, ainsi que des manifestations qui sont systématiquement et très brutalement réprimées, notamment en Cisjordanie. Un exemple parmi les plus récents: le 13 mai l’armée israélienne a tué un jeune manifestant  civil et en a grièvement blessé trois autres à l’entrée du village de al-Nabi Saleh alors qu’ils manifestaient pour les prisonniers.

Des bribes d’informations sur le déroulement quotidien de la grève qui arrivent à l’extérieur grâce à quelques très rares visites d’avocats ne peuvent qu’augmenter l’inquiétude, à trente jours du déclenchement de la grève. L’état de santé des grévistes se détériore gravement alors que les conditions carcérales accélèrent leur état d’épuisement: violences physiques durant les fouilles, nombreux transferts de cellule ou de prison, l’isolement prolongé pour certains et sur-occupation des cellules (une dizaine de prisonniers par cellule). Nous sommes aussi sans nouvelles concernant les méthodes employées pour les alimenter de force, d’autant plus que pour beaucoup de prisonniers en grève les possibilités de communiquer avec l’extérieur se sont réduites drastiquement.

Alors que la détention même de personnes des Territoires Occupés dans des prisons situées sur le territoire de la puissance occupante constitue une violation de l’art. 76 de la Quatrième Convention de Genève, il peut paraître étonnant que cette grève, qui peut se révéler fatale pour certains prisonniers, porte sur des revendications qui se limitent aux conditions de détention: l’augmentation de la fréquence et des personnes autorisées à rendre des visites; l’amélioration de l’accès aux soins médicaux; la fin de la détention en isolement et la fin des détentions administratives qui autorisent, sans jugement, l’incarcération durant 6 mois, renouvelable indéfiniment. En limitant leurs revendications aux conditions de vie carcérale qui leur sont imposées, les prisonniers palestiniens donnent le sens ultime à leur combat: être considéré et traité comme tout autre prisonnier – à l’occurrence des israéliens- qui se trouvent parfois dans les mêmes prisons.

Les grévistes de la faim demandent en effet qu’Israël reconnaisse aux prisonniers palestiniens le  minimum en matière de droits humains, le respect et l’application des conventions internationales et des droits des personnes détenues qui constituent des obligations auxquelles aucun pays ne peut se soustraire. En cela la lutte des grévistes de la faim s’identifie totalement avec celle que mène le peuple palestinien depuis septante ans contre la volonté d’un Etat colonial, raciste et occupant pour l’effacer de la communauté humaine, pour détruire son territoire, pour le rayer de l’histoire.

La reconnaissance pour les prisonniers palestiniens de la dignité et des droits accordés à tout être humain tout comme pour le peuple palestinien dans son ensemble, y compris  les réfugiéEs et les palestinienNEs citoyenNEs d’Israël est une exigence fondamentale pour envisager une paix dans la justice.

Il y a encore beaucoup à faire, individuellement et collectivement, notamment avec les campagnes de boycotts, de désinvestissements et de sanctions que nous soutenons pour exercer une pression afin qu’Israël reconnaisse les droits du peuple palestinien et applique le droit international. Aux côtés des actions  de boycott individuel il devient toujours plus urgent de développer des actions de désinvestissement collectif. Il serait grand temps que nous interpellions nos banques pour faire savoir à combien s’élèvent leurs participations dans des entreprises qui œuvrent pour, ou qui profitent directement de la colonisation, de la répression et de la négation des droits élémentaires du peuple palestinien. Ensuite il faudrait appeler à retirer l’argent placé dans ces banques. Il serait grand temps également d’interpeller la Confédération, les cantons et les communes afin que nos collectivités publiques sanctionnent, au lieu de soutenir, la politique d’oppression coloniale de l’Etat d’Israël.

La négation du droit d’un peuple à son humanité, à la dignité et à la liberté enlève ces mêmes droits à l’humanité toute entière.

COLLECTIF URGENCE PALESTINE - GENEVE

15/05/2017

Vernissage: “Place des Nations, place des peuples l’honneur de Genève”

 

Chères lectrices, chers lecteurs,
 
J’ai le plaisir de vous inviter au vernissage de mon livre
 
“Place des Nations, place des peuples l’honneur de Genève”
 
de Demir Sönmez

 

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Mercredi 17 mai 2017 de 18h à 20h
au Café Slatkine
(5, rue des Chaudronniers) à Genève.

 

Je saisis cette occasion pour vous remercier encore une fois pour votre soutien précieux.

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes plus sincères salutations.

11/05/2017

Une jeune-femme polyhandicapée genevoise a besoin d’être entendue!

Aujourd’hui, le 11 mai, le Comité de solidarité avec Laetitia, jeune-femme polyhandicapée genevoise qui ne touche pas son assurance invalidité ni sa rente d’impotence depuis 6 ans, s’est rassemblé devant l’Hôtel de Ville pour informer les parlementaires et les conseillers d’état sur cette situation inhumaine et scandaleuse à Genève.

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Voici ses paroles: « MOI, Laetitia Ponthet, 18 ans, jeune-femme polyhandicapée genevoise, je suis allé aujourd’hui avec ma famille et les personnes qui me soutiennent, devant le GRAND CONSEIL et j’ai CRIÉ. Oui, j’ai crié parce que j'ai besoin d'être entendue par les parlementaires car cela fait 6 ANS que je ne touche pas mon Assurance Invalidité et ma Rente d'Impotence. OUI, aujourd’hui j’ai CRIÉ devant le parlement car JE VEUX ETRE ENTENDUE !"

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Plus de 60 jours de grève de la faim en soutien à des milliers de personnes licenciées par la dictature d'Erdogan

Cet après-midi des dizaines d'universitaires, d'académiciens, de chercheurs, d'intellectuels et de manifestants se sont rassemblés devant l'Uni-Mail à Genève pour soutenir les enseignants Nuriye Gülmen et Semih Özakça qui font la grève de la faim depuis le 11 mars dernier, et qui se sont faits licenciés dans le cadre des purges politiques menées par Erdogan en novembre 2016. Lors de ce rassemblement, un premier discours fut prononcé par M. Pagani, conseilleur administratif de la Ville de Genève, et un second discours fut aussi prononcé par les Universitaires pour la Paix de Suisse.

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Discussion de M. Pagani à l'occasion du

Rassemblement en solidarité pour Nurriye et Semih,

enseignants turcs, ayant entamé une grève de la faim

11 mai 2017 à 17h00, devant l'Uni-Mail

 

Chers étudiants, chercheurs et enseignants,

Merci à toutes et tous d'être venus aujourd'hui.

Nous sommes rassemblés ici pour manifester notre solidarité avec les deux enseignants turcs, Nurriye et Semih, qui ont été licenciés en novembre 2016 par les autorités turques.

Depuis 2015, l'armée et la police turque s'attaquent à sa propre population partout dans le pays et surtout au Kurdistan. Ce n'est pas tout! Plus de 4800 universitaires ont perdu leur travail. Le Président Erdogan leur reproche de soutenir le terrorisme alors qu'ils s'opposent aux crimes commis par le régime turc! Ils veulent la paix dans les régions, la démocratie et un Etat de droit!

Durant ces deux dernières années, j'ai visité à plusieurs reprises la Turquie. J'ai pu constater comment les militaires continuent à détruire la vieille ville de la capitale kurde «Dyiarbakir», malgré le fait que les murailles de cette ville soient protégées par l'UNESCO. Lors de mon dernier déplacement en avril pour assister au procès de la maire de Dyiarbakir, j'ai pu constater que celui-ci était une mascarade et ne respectait pas le droit des personnes.

Aujourd'hui, je suis solidaire avec Semih et Nurriye qui font la grève de la faim depuis le 11 mars. Leur grève de la faim est un combat – un combat pour la justice, la dignité et la démocratie. Leur grève de la faim doit nous faire agir. Le droit à la vie est le droit le plus fondamental. Il est inacceptable que des personnes licenciées ne puissent trouver d'autres recours que de mettre leur vie en danger.

 

En tant que membre du gouvernement de la Ville de Genève, je demande aux autorités turques de revenir à un Etat de droit. Les personnes licenciées doivent retourner sur leur lieu de travail. Le processus de paix doit reprendre. Aujourd'hui et maitenant!

Je remercie l'Université de Genève pur l'accueil des chercheurs et chercheuses menacés en Turquie.

Je salue toute solution durable et digne pour garantir à ces personnes courageuses de refaire leur vie en Suisse.

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Déclaration des “Universitaires pour la paix” exilés en Suisse

Nuriye et Semih, ont besoin de votre soutien !

Les enseignants limogés Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont entrés dans une phase critique de leur grève de la faim. Nos amies ont décidé de faire une grève de la faim depuis plus de 60 jours pour s’opposer à leur licenciement depuis les vagues de purges en Turquie, en raison des nouveaux décrets déclarés par le gouvernement et ils dénoncent l’attitude des autorités totalitaires du gouvernement d’Erdoğan.

Les autorités turques ont limogé plus de 4 464 enseignants dans le cadre des purges lancées après la tentative de coup d’Etat en juillet, selon un décret-loi publié, devenu un mode d’exercice de pouvoir autoritaire d’Erdoğan menaçant les opposants et les Kurdes du pays. Depuis l’année 2015, le gouvernement a perpétré un “massacre” au Kurdistan de Turquie avec la déclaration de la guerre contre les forces kurdes. Des crimes contre l’humanité se produisent désormais quotidiennement au Kurdistan dans un silence assourdissant sur lesquels les Universitaires pour la paix ont attiré l’attention, en portant le regard sur les massacres et l’exercice de la violence étatique en Turquie, et spécialement dans la région kurde. Nous disions : “Nous exigeons que cessent les massacres et l’exil forcé qui frappent les Kurdes et les peuples de ces régions, la levée des couvre-feux, que soient identifiés et sanctionnés ceux qui se sont rendus coupables de violations des droits de l’homme, et la réparation des pertes matérielles et morales subies par les citoyens dans les régions sous couvre-feu.”. Nous proposions au gouvernement d’arrêter le massacre, la domination totalitaire et retourner au processus de la paix. Pour cela, nous avons déclaré que “Bu Suça Ortak Olmayacağız” “Nous, enseignants-chercheurs de Turquie, "nous ne serons pas complices de ce crimes!” perpétré au Kurdistan.

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Depuis notre pétition, puis les purges, le gouvernement a commencé à cibler les universitaires comme d’ailleurs les autres citoyens. Les universitaires et les enseignants ont subi un limogeage massif. Depuis le coup d’Etat manqué, plus de 41 000 personnes ont été arrêtées en Turquie et plus de 100 000 limogées ou suspendues, notamment des professeurs, des enseignants et des magistrats. Des dizaines de médias et d’associations ont par ailleurs été fermés et de nombreux journalistes licenciés, emprisonnés. Depuis 2015, le gouvernement AKP s’érige en totalitarisme, aboutissant à ce que des citoyens limogés, ciblés, menacés, emprisonnés sur le sol de la Turquie, en viennent à «une mort lente », en utilisant la grève de la faim.

Nuriye et Semih sont en grève de la faim depuis le 9 mars à Ankara. Ils-elles sont entré-es en résistance dès le mois de novembre 2016, après leur licenciement en novembre 2016. Comme des milliers de fonctionnaires, enseignant-es du primaire à l’université, ou appartenant à d’autres services publics, syndiqué-es ou non, Nuriye et Semih ont été licencié-es dans le cadre des purges politiques menées par Erdoğan. Nombre d’entre eux /elles ont subi l’exil politique et elles ont refusé de se taire et de se soumettre. Ils-elles se sont révolté-es contre les licenciements massifs, contre l’État d’urgence et plus largement contre la répression. Tabassé-es, arrêté-es, placé-es en garde-à-vue, de multiples fois, ils-elles n’ont pas renoncé.L’histoire de résistance de Nuriye Gülmen commence par un sit-in le 9 novembre 2016, à Ankara, sur le boulevard Yüksel. Pour une vingtaine de soutiens et une seule manifestante, plus d’une centaine de policiers anti-émeute ont été déployés, à peine avait-elle commencé à prononcer la première phrase de son communiqué “Je suis une universitaire licenciée”. Nos amies Nuriye Gülmen net Semih Özakça comme nous et les autres collègues, se sont retrouvés au chômage subitement, comme des centaines de milliers de fonctionnaires licenciés par décret, et projetés dans la précarité, et donc ont décidé de faire une grève de la faim contre le licenciement et l’inégalité gouvernementale depuis plus de 60 jours maintenant. Ces enseignant-es, sont entrée en résistance et après avoir manifesté d’abord seul-es, ont ensuite réuni leurs forces. Ils, elles ont été molestées, frappées, traînées, de nombreuses fois arrêtées, mis-es en garde-à-vue, mais dès qu’ils, elles retrouvent leur libertés, se rendent au lieu de rendez-vous, à Ankara, et recommencent avec détermination leur grève de la faim.

Cette décision de nos ami-es collègues questionne nécessairement la pratique du pouvoir étatique et son langage extravagant et typique qui assume la domination raciale, le crime de guerre, l’enfermement autoritaire, la violence paramilitaire et la torture face à ses citoyens. Leur résistance est emblématique de la situation des opposant-es en Turquie. Des milliers de personnes, syndicalistes, féministes, kurdes ou simplement révolté-es, sont enfermées dans les geôles turques. La réalité de la répression pourrait encore s’aggraver maintenant après le référendum qui donne les pleins pouvoirs à Erdoğan et qui lui permettra de gouverner par décret, le parlement n’étant alors plus qu’une simple chambre d’enregistrement.

Nos collègues annoncent qu’ils n’abandonneront pas les exigences de la grève de la faim sans engagements concrets de la part du gouvernement. Chaque jour que nos amiEs sont contraints de passer en risquant la mort pour leurs droits rapproche un peu plus d’une issue fatale, nous pensons que nous perdons là notre humanité.

C’est une lutte pour la vie, et non pour la mort. Nous invitons tout le monde à réagir.

Ils nous appellent :

“Si vous voulez faire quelque chose pour nous, élevez notre voix!”

Faites cesser les licenciements illégaux et arbitraires.

Nuriye et Semih, ont besoin de votre soutien !

Universitaires pour la Paix • Suisse

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10/05/2017

Plus grands Violonistes de notre temps!

Pour son prochain concert le 18 mai à 20h au Victoria Hall, l'Association AVETIS accueille le grand violoniste Maxim VENGEROV! Une soirée magique, à ne pas manquer!!!!

DEPUIS PLUS DE 20 ANS MAXIM VENGEROV EST RECONNU COMME L'UN DES PLUS GRANDS VIOLONISTES DE NOTRE TEMPS!

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Il apparaît dans toutes les grandes salles de concert du monde, avec des orchestres et chefs d'orchestre les plus renommés. Violoniste participe régulièrement à des festivals prestigieux tels que Salzbourg, Verbier, BBC Proms et beaucoup d’autres.

Au fil des ans, Vengerov a publié plus de 30 CD (Teldec, EMI, Warner) avec des enregistrements d’œuvres de Beethoven, Brahms, Bruch, Glazounov, Dvorak, Schubert, Franck, Mozart, Mendelssohn, Paganini, Saint-Saëns, Tchaïkovski, Shostakovich,...

Vengerov - lauréat du prestigieux prix internationaux dans le domaine de l'enregistrement, y compris - quatre Gramophone Award au Royaume-Uni, deux Edison Award; Prix ​​Echo Klassik; Prix ​​Amadeus Meilleur enregistrement; Prix ​​de la Nouvelle; Académie du disque Victoires de la Musique; Prix ​​Sienne de l'Accademia Musicale; deux Diapason d'Or; RTL d'OR; Grand Prix des Discophiles; . Ritmo, etc. En Février 2004, il a reçu un Grammy dans la catégorie « Best Instrumental Solo avec l'Orchestre" pour l'exécution du Concerto pour violon et Walton Viola Concerto de Britten.

Vengerov est largement connu pour son travail de charité, en 1997, il est devenu le premier musicien - Messenger UNISEF.
Maxim Vengerov joue un instrument unique - un violon Stradivarius (1727), appelé « Kreutzer", en mémoire du grand violoniste.


Les billetterie:

http://billetterie-culture.ville-ge.ch/spectacle?id_spect...

http://www.ch.fnacspectacles.com/ficheManifestation.do?re...

06/05/2017

Deniz Gezmiş, Yusuf Aslan et Hüseyin İnan.Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

Commémoration du 45ème anniversaire de l’exécution de Deniz Gezmiş,Hüseyin İnan et Yusuf Aslan

 

Deniz Gezmiş,Hüseyin İnan et Yusuf Aslan avaient été condamnés à mort par un tribunal militaire. Ils ont été pendus le 6 mai 1972 par l’état fasciste Turc

"La peine de mort qui a été prononcée à leur égard résulte des conditions extraordinaires que connaissait le pays à cette époque. Ces condamnations étaient injustes."

 

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6 mai 1972... Minuit... La prison centrale d’Ankara était illuminée à l’intérieur et à l’extérieur. Toutes les routes qui y menaient étaient barrées. La ville était cernée par les troupes et la prison soumise à un contrôle militaire très strict.

A une heure du matin, deux avocats furent introduits dans la prison.
(1) Le Procureur de la République, sans leur présenter aucun document écrit, les informa que leur dernier appel avait été rejeté par la Cour militaire de cassation.

Ainsi débuta l’exécution de trois jeunes révolutionnaires de Turquie. Deniz Gezmis, 25 ans, Yusuf Arslan, 25 ans, et Hüseyin Inan, 23 ans, avaient été condamnés à mort par un tribunal de la loi martiale à Ankara sous l’inculpation de “tentative de renversement du régime constitutionnel”.
(2)

Quoique la condamnation à mort prononcée par la cour militaire ait suscité de très violentes protestations, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, l’autorité militaire ne s’en soucia nullement et les sentences de mort furent votées par le parlement. Bien avant le vote, les bourreaux avaient tenté d’utiliser leur piège bien connu: les trois jeunes gens seraient graciés de leur peine de mort s’ils avouaient leurs “erreurs” et s’ils acceptaient de dénoncer leurs camarades.

Mais les trois révolutionnaires se proclamèrent à nouveau fiers de mener leur combat légitime pour la libération du peuple turc et ils refusèrent catégoriquement tout marché. Dès lors, Gezmis, Arslan et Inan furent privés de tout contact avec le monde extérieur. Ils n’attendaient plus que les bourreaux qui pouvaient venir à tout moment.

Dans la prison, les avocats virent d’abord Deniz Gezmis. Il était assis dans le bureau du gardien en chef, menottes aux poings et enchaîné. Il accueillit les avocats avec un sourire aux lèvres et leur dit: “Je souhaite que vous voyiez comment nous marcherons à la mort, afin que les générations futures le sachent.

Embrassez pour moi tous les révolutionnaires emprisonnés.”Puis, Gezmis dicta une lettre à son père. Pendant ce temps, les procureurs, le chef de la police militaire et le général Ali Elverdi
(3) qui les avait condamnés à mort se préparaient dans une autre chambre.

Pendant 15 minutes, les bourreaux essayèrent vainement de désenchaîner le condamné. L’un des bourreaux a dû y renoncer.
“Nous devons être prudents jusqu’à ce que nous l’emmenions vers la potence,” dit-il. Le procureur ordonna finalement  que les chaînes lui soient retirées, après quoi Deniz Gezmis fut revêtu de la “robe blanche” des exécutions.

Le sourire aux lèvres, il regarda alors ses bourreaux, ses yeux exprimaient de la pitié pour eux. D’un pas ferme, il marcha vers la potence, il grimpa sur l’escabeau avec l’aide des gardiens car il portait toujours ses menottes et la longue robe des exécutions qui entravait ses mouvements. Puis il plaça luimême sa tête dans le noeud coulant et s’écria:

 

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“ Vive la lutte du peuple de Turquie pour l’indépendance!
“Vive le marxisme-léninisme!
“Vive la lutte révolutionnaire des peuples turc et kurde!
“A bas l’impérialisme!
“A bas le fascisme!”

Pris de panique en entendant ces mots, le procureur général cria aux bourreaux: “Repoussez le tabouret!” Ce qu’ils firent. Mais les pieds de Deniz Gezmis touchaient encore la table. Les bourreaux la retirèrent aussi et le corps de Deniz Gezmis bougea, tourna sur lui-même, la corde se tordit puis s’arrêta.
Il était 1 h 25 du matin.

Cette scène se répéta encore deux fois, pour les deux autres révolutionnaires condamnés.

Yusuf Arslan, le deuxième condamné, après avoir pris congé de ses avocats, marcha vers la potence d’un pas ferme, grimpa sur le tabouret, mit sa tête dans le nœud coulant et s’écria:

 

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“Je meurs d’une mort honorable, pour l’indépendance et la prospérité de mon peuple. (Puis, montrant les soixante colonels autour de lui) Vous, qui nous pendez, vous mourrez chaque jour pour votre malhonnêteté. Nous sommes au service de notre peuple, mais vous, vous êtes les valets des Etats-Unis.

“Vivent les révolutionnaires!
“A bas le fascisme!”

Finalement, les bourreaux conduisirent Hüseyin Inan vers la potence. En passant devant ses avocats, il leur dit adieu en ajoutant: “Cette lutte ne cessera pas avec nos exécutions.”
Il monta sur la table et s’écria:

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“J’ai lutté pour l’indépendance et la prospérité de mon peuple, sans me soucier de mon propre intérêt. Jusqu’à ce jour, j’ai porté honorablement la bannière, à présent je la passe au peuple de Turquie.

“Vivent les ouvriers et les paysans!
“Vivent les révolutionnaires!
“A bas l’impérialisme et le fascisme!”

Puis Hüseyin Inan monta sur le tabouret et mit sa tête dans le noeud coulant. Il repoussa lui-même le tabouret. Ils emmenèrent Yusuf Arslan à 2 h 50 et Hüseyin Inan à 3 h 25.

Les deux avocats des jeunes révolutionnaires quittèrent la prison vers 4h. Ce fut la fin de l’obscurité et le début d’un jour nouveau.

Quatre jours plus tard, des journaux datés du 10 mai 1972 donnaient la nouvelle suivante: “Un fonctionnaire a été arrêté à Ankara pour avoir déposé trois roses sur les tombes des trois révolutionnaire exécutés, Deniz Gezmis, Yusuf Arslan et Hüseyin Inan.”


1) Ces deux avocats, Mukerrem Erdogan et Halit Celenk, comme d'autres avocats défendant de jeunes révolutionnaires, furent aussi emprisonnés et condamnés. L'avocat Mukerrem Erdogan fut même torturé brutalement et il révéla les tortures qui lui furent appliquées à deux équipes de TV étrangères. Ces programmes passèrent sur les TV britanniques, suédoise et néerlandaise. Ces notes sur les exécutions sont basées sur les observations des avocats qui y assistaient.

2) Les trois révolutionnaires sont des membres de l'Armée Populaire de Libération de Turquie (THKO).

3)Général Ali Elverdi: Il présida la Cour militaire N°1 du Quartier Général de la loi martiale d'Ankara. Bien qu'il ne soit pas juriste, mais conformément au Code de Procédure Criminelle Militaire, les cours militaires étaient présidées par des officiers de l'armée. En fait, ce tribunal condamna les 18 jeunes progressistes à mort, mais les 15 condamnations furent annulées par la Cour militaire de Cassation.

http://www.info-turk.be/163.F.htm

04/05/2017

Un Refuge qui a du chien et du chat! Les Suisses se mobilisent à Kiev!

Anniversaire des 20 ans du Refuge de SOS-Animals Kiev de Tamara Tarnawska, célébré par le Maire de Kiev Vitali Klitschko!

Chaque année, le troisième samedi d'août, a lieu l'International Homeless Animals Day (Journée Internationale des Animaux sans Foyer) à Neuchâtel. Pour cette Journée, Tomi Tomek et sa compagne Elisabeth invitent notamment des politiques et des représentant-e-s de la culture et du sport, ainsi que leur amie ukrainienne Tamara que la Fondation de SOS Chats Noiraigue soutient depuis de très nombreuses années.

A l'occasion des 20 ans du Refuge SOS Animals de Kiev, qui réunit plus de 1'000 chiens et 400 chats sauvés de la mort et de mauvais traitements, une délégation suisse composée de la conseillère nationale Laurence Fehlmann Rielle, du député au grand Conseil genevois Jean-Charles Rielle, de Jennifer Cardle de l'Association Auxan, du journaliste Victor Fingal du journal Le Matin et du photographe et blogueur Demir Sönmez, a participé vendredi 21 avril 2017, à la Réception au City Hall, du Maire de Kiev Vitali Klitschko, célèbre boxeur champion du monde des lourds et allié du Président ukrainien pro-occidental Petro Porochenko (dès le 7 juin 2014). 

Nous avons aussi pu saluer le premier Président de l'Ukraine indépendante (5 décembre 1991-19 juillet 1994), Leonid Kravtchouk et l'adjoint au Maire Andriy Fishchuk, Directeur du Département de l'écologie.

Réception chaleureuse, où il a été rappelé au Maire de Kiev, que la Suisse a été un des premiers pays, en 1991, à reconnaître l'indépendance de l'Ukraine, en ouvrant immédiatement une ambassade à Kiev, l'Ukraine faisant de même en Suisse.

Laurence Fehlmann Rielle a saisi l'occasion de cette rencontre pour remettre au Maire de Kiev l'ouvrage de Demir Sönmez "Place des Nations, Place des Peuples, L'Honneur de Genève", nouvellement paru aux Editions Slatkine.

Cela a aussi été l'occasion de saluer l'exceptionnel champion de boxe qu'est Vitali Klitschko et de le féliciter pour son actuelle carrière politique. A l'instigation de Tomi Tomek, nous lui avons transmis une invitation à se rendre en Suisse, à Neuchâtel, le 19 août prochain, voyage qui pourrait aussi se poursuivre à Genève, ville qui allie politique, culture et sport l

Il a été aussi et surtout rappelé au Maire que le Refuge de Tamara avait besoin de lui, de la Ville de Kiev et méritait tout son soutien!

En fin de cérémonie, des distinctions du Maire de Kiev ont été remises à différents partenaires suisses, Jennifer Cardle et Victor Fingal, et étrangers, pour le large soutien accordé au Refuge durant ces dernières années. 2 distinctions ont été aussi confiées à la Délégation suisse pour être remises en Suisse à Tomi Tomek et à sa compagne Elisabeth, qui n'avaient pu faire le déplacement. Ces distinctions leurs seront remises prochainement.

L'après-midi a été réservée à la visite du Refuge. Moments exceptionnels au milieu de 1'000 chiens et 400 chats recueillis par Tamara et son Equipe de collaborateur-trice-s et de bénévoles. Beaucoup d'aboiements, de recherche de tendresse et aucune peur, dans le respect de la vie animale.

Nous avons profité de ce voyage pour apporter au Refuge du Carbésia, offert par la Fondation SOS Chats Noiraigue et nous-mêmes, un antiparasitaire en injection intramusculaire, bien utile pour lutter contre la babésiose (piroplasmose), causée par un parasite infectant les globules rouges.  C’est une maladie dite vectorielle, c’est-à-dire qu’elle est transmise via un intermédiaire animal, en l’occurrence une tique.  En Europe, deux tiques sont des potentiels vecteurs de Babesia canis : Rhipicephalus sanguineus et Dermacentor reticulatus.  Si l’une d’elles s’attaque à votre chien, elle est alors susceptible de lui transmettre le parasite.

Kiev est une belle ville moderne, avec une population accueillante, qui offre le week-end certaines artères piétonnes et animées, en contraste avec une circulation automobile dense en semaine. Restaurants sympa avec des spécialités culinaires ukrainiennes assorties d'excellents vins ukrainiens et géorgiens et de riches desserts!

3 jours exceptionnels en soutien à la cause animale et à la découverte d'une magnifique capitale ukrainienne! A 3 heures d'avion de Genève, en vol direct 1x/jour, avec Ukranian International Airlines-UIA.

Références:

-Article du journal Le Matin du 4 mai 2017

http://www.rielle.info/lematin040517.pdf

- Site du Refuge de Kiev (en ukrainien)

http://www.sosanimals.info

- Site Facebook du Refuge de Kiev (en anglais)

https://www.facebook.com/FriendsofSosKievShelteranimals/

- Site de la Fondation SOS-Chats Noiraigue

http://www.soschats.org

- Site de l'Association Auxan http://www.auxan.org/fr/

- Site Wikipédia du Maire de Kiev Vitali Klitschko

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitali_Klitschko

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02/05/2017

La journée internationale des travailleuses et travailleurs à Genève

Plus 3000 personnes ont défilé lundi à Genève pour la journée internationale des travailleuses et travailleurs à Genève.

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