21/06/2017

Grève de la faim depuis 103 jours!

Appel urgent sur la situation de deux enseignants turcs en grève de la faim depuis 103 jours  

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Le Centre Europe Tiers-Monde (CETIM) et l’Association Internationale des Juristes Démocrates (IADL) attirent l’attention sur les conditions de santé critiques de deux professeurs turcs, en grève de la faim depuis plus de trois mois.
Les deux organisations sont intervenues auprès des détenteurs de mandat des Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’ONU afin qu’ils prennent toute initiative nécessaire d’urgence afin de sauver la vie de ces deux défenseurs des droits fondamentaux.
 
Comme il est bien connu, suite au coup d’État manqué du 15 juillet 2016, le gouvernement turc a mené de vastes purges dans l’administration, l’enseignement, la justice, l’armée, les milieux d’affaires, la police, la presse, etc. En tout, pas moins de 200 000 fonctionnaires ont perdu leur travail par vagues successives sous l’accusation de liens avec la confrérie de Fethullah Gülen, accusée d’avoir orchestré le putsch, ou le soutien au terrorisme.

Parmi eux, Mme Nuriye Gülmen, professeure de littérature, et M. Semih Özakça, enseignant dans une école primaire, se battent depuis des mois, à l’aide de moyens pacifiques, pour revendiquer leur réintégration professionnelle. Mme Gülmen a commencé son action en novembre 2016 par un sit-in au pied du monument aux droits de l’homme à Ankara. Chaque jour, elle a été arrêtée par la police. Après chaque remise en liberté, elle a poursuivi son action symbolique.

Après des mois d’actes de protestation symboliques, face à l’indifférence et à la violence des autorités, le 11 mars 2017, Mme Gülmen et M. Özakça entrent en grève de la faim.

Peu à peu, leur action devient le lieu de rendez-vous de tous les opposants au gouvernement Erdogan. La police finit par disperser tout rassemblement public de soutien à Nuriye et Semih et installe une barrière autour du monument aux droits de l’homme. Même les T-shirts à l’effigie de Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont déclarés illégaux.


Le 23 mai 2017, la justice turque décide d’envoyer les deux grévistes de la faim en prison sous prétexte de liens avec une organisation terroriste.

Aujourd’hui, 16 juin 2017, Nuriye Gülmen et Semih Özakça en sont à leur 100e jour de grève de la faim. Les deux grévistes peuvent mourir à tout moment. Ainsi donc, après avoir perdu leur travail, leur santé et leur liberté, ils sont sur le point de perdre leur vie.
Nous appelons tous les États et institutions concernés d’intervenir auprès des autorités turques en faveur de Mme Nuriye Gülmen et M. Semih Özakça.

COMMUNIQUE DE PRESSE,  Genève, le 19 juin 2017

 

18/06/2017

Les femmes genevoises se mobilisent pour les droits des femmes en Arabie Saoudite

Des femmes genevoises engagées pour les droits humains se battent pour la promotion des droits des femmes, aussi en Arabie Saoudite, et pour la moralisation des relations internationales.DEM_3710.jpg


L'Arabie saoudite a été élue membre de la Commission des droits de la femmes à l'ONU le 21 avril 2017 pour une période de quatre ans. Dans un vote secret, le Conseil économique et social de l'ONU permet ainsi au royaume wahhabite de siéger au sein de cette commission composée de 45 États dont le mandat est de promouvoir les droits des femmes et de veiller à leur autonomie. Cette élection intervient alors que les femmes doivent encore se battre pour y faire reconnaître leurs droits les plus élémentaires y compris dans la banalité de la vie quotidienne.
Cette nomination est indigne et inacceptable. Ne fermons pas les yeux !

Nous avons une pensée également pour Rafi Badawi, blogger emprisonné depuis 5 ans exactement aujourd'hui qui a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet en raison d'un simple blog. Rappelons que cela n'a pas empêché l'Arabie saoudite d'être nommée à la commission des droits de l'homme.

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11/06/2017

La communauté afghane dénonce les attaques terroristes !

À l’appel des associations afghanes (Action for Development , Associations des Afghans en Suisse – Fribourg , Association des Afghans en Suisse et Afghanischer Kulturverein in der Schweiz) de Suisse, plus deux centaine de manifestants se sont réunis le samedi 10 juin 2017 à la Place des Nations à Genève afin de dénoncer les attaques terroristes en Afghanistan et rendre hommage aux victimes des attentats de Kaboul et de Herat.

La manifestation vise à:

Rappeler au gouvernement afghan qu’il doit assurer la sécurité des citoyens lors des manifestations et non de les attaquer

Sensibiliser et mobiliser la communauté internationale à la situation plus qu’alarmante en Afghanistan.


Demander aux pays européens de suspendre immédiatement le retour forcé des migrants afghans dont les chances d’obtenir le droit d’asile sont très limitées, alors que les derniers événements montrent clairement l’instabilité dans les villes considérées comme sûres (Herat et Kaboul) par la communauté internationale.

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08/06/2017

Célébration du Nouveaux Maire de la Ville de Genève Mr.Rémy Pagani

Célébration du Nouveaux Maire de la Ville de Genève Mr.Rémy Pagani

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Cérémonie d’investiture du mercredi 7 juin 2017
Discours de M. Rémy Pagani, Maire de la Ville de Genève
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

C’est un honneur et un plaisir pour moi de vous accueillir aujourd’hui toutes et tous sur la promenade de la Treille pour fêter ensemble l'investiture comme nouveau Maire de Genève.

C’est d’ailleurs un honneur et un plaisir renouvelés puisque c’est la troisième fois que je suis au service de ce poste prestigieux, traversé par un sentiment de responsabilité bien sûr, mais surtout d'audace.

Comment en effet ne pas apprécier à sa juste valeur le fait de pouvoir pendant une année représenter Genève, notre ville, cette ville qui possède tant d’atouts et de valeurs à transmettre et à partager.

J’ai d’ailleurs eu, à maintes reprises, l’occasion de m’en rendre compte lors de rencontres à Genève, en Suisse et de par le monde.

Le simple fait d’évoquer le nom de Genève et les regards de vos interlocuteurs changent. Ils s’éclairent d’un seul coup !

Parce que Genève, notre ville, ville d’ouverture envers toutes les cultures, toutes les nationalités, toutes les origines, est la ville de la paix et des droits humains, et elle est porteuse d’un immense espoir pour les peuples du monde entier.

Cet espoir, c’est celui de voir l’humanité trouver un jour des stratégies renouvelées en vue de régler les conflits, de trouver des solutions par le dialogue. Qu'advienne enfin la justice sociale, le respect de l’autre et la solidarité face aux atrocités et à la férocité du monde.

La tradition d’accueil de notre ville, sa longue histoire forgée à l’aune des valeurs de solidarité et d’humanité représentent toujours une promesse et une espérance pour toutes celles et tous ceux qui sont forcés de quitter leur pays, leur maison et leur famille.

Nous ne le mesurons sans doute pas assez ici, mais toutes les activités internationales qui se déroulent à Genève ont aujourd’hui un impact direct sur l’ensemble de la planète.

Et dans un monde qui est devenu plus complexe et plus imprévisible, plus incertain et plus fragile, mais aussi plus redoutable, un monde marqué en ce début de 21e siècle par le drame des migrants dû principalement à des guerres, par la montée des autoritarismes, par le fascisme religieux, par le fossé qui ne cesse de se creuser entre les riches et les pauvres, il faut tout mettre en œuvre pour que Genève représente encore et toujours une solution pour un monde meilleur, plus juste.

Genève, Mesdames et Messieurs, sera toujours du côté de la solidarité et des droits humains !

Et je compte bien faire reposer cette année de mairie sur ces valeurs-là – celles qui ont fondé ce qu’on a appelé l’esprit de Genève.

En effet, je suis convaincu que cet esprit de Genève continue de souffler aujourd’hui et qu’il n’a jamais été d’une nécessité plus urgente.

Je vais donc m’efforcer durant toute cette année de le mettre en lumière pour montrer à quel point cette ville est un rempart contre l’intolérance, contre l’injustice et les inégalités, combien elle est solidaire et généreuse, et qu’elle n’oublie jamais toutes celles et tous ceux qui vivent des situations difficiles, ici ou ailleurs, en s’engageant résolument contre la précarité et l’exclusion, mais aussi contre la baisse du pouvoir d'achat de toute la population.

Genève doit être capable de participer encore mieux et encore plus à l’élaboration d’un monde meilleur, mais elle doit aussi tout faire pour qu’ici, chacune et chacun puissent avoir la meilleure existence possible, pour que personne ne soit laissé sur le côté du chemin.

Il existe en effet une autre Genève, celle des défavorisés et des plus modestes, celle que la vie n’a pas ménagé et qui aujourd’hui subit la crise et se retrouve toujours plus en difficulté.

Il faut ici aussi parler de la Genève de l'écrasante majorité des habitants, Mesdames et Messieurs, cette Genève qui éprouve de plus en plus de peine à boucler ses fins de mois, à trouver un logement abordable, un travail bien payé, une place en crèche ou des transports publics bon marché et efficaces, cette Genève-là doit également être l’une de nos principales préoccupations.

Et le Maire se doit d’être aux côtés de toute la population pour faire face à cette dégradation des conditions de vie et, évidemment, pour proposer et mettre en œuvre des solutions. J'entends bien être au coude-à-coude avec celles et ceux qui créent tous les jours la vraie richesse de notre région et qui n’en récoltent pas les fruits.

Plusieurs actions sont d’ailleurs prévues pendant cette année pour relever tous ces défis, notamment en créant et en soutenant la promotion des emplois dans le domaine des énergies renouvelables et la baisse des loyers généralisée. En poursuivant la création de nouvelles places en crèches ou en se donnant les moyens nécessaires pour garantir des structures de santé accessibles et donc une meilleure qualité de vie pour toutes et tous.

Et puis, en cette période marquée par des conflits internationaux très graves, Genève devra continuer à porter des messages de paix et à défendre les droits humains à travers le monde.

A mes yeux, il est fondamental que la défense des principes inscrits dans les Conventions de Genève reste l’une de nos préoccupations majeures.
Et le Maire de Genève doit pouvoir incarner cet objectif, en soutenant des démarches et des processus qui conduisent à la paix.

Je m’y efforcerai !

Mesdames et Messieurs,

Au fil des siècles, Genève s’est construite un destin exceptionnel qui repose sur l’idée que le monde forme une seule et même communauté qui partage des valeurs d’humanité, de solidarité et de justice sociale et de protection de la planète.

En d’innombrables occasions, Genève a montré sa capacité à défendre l’idée que la paix passe obligatoirement par le respect des droits humains, notamment la justice et la dignité humaine.

Aujourd’hui, ici à Genève et partout dans le monde, nous devons continuer à défendre avec audace et détermination ces idées.

Et grâce à l’engagement et à la solidarité de toutes et de tous, je suis convaincu qu’elles pourront continuer à résonner avec force et conviction.

Voilà le message auquel je souhaitais vous associer aujourd’hui.

Et maintenant, place au partage et à l’amitié !

Place à la fête, sur les rythmes endiablés de la Fanfare Revuelta !

Je vous remercie toutes et tous pour votre présence et vous souhaite une très très belle soirée.

Rémy Pagani
Maire de Genève

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ALLOCUTION DU PRESIDENT DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE GENEVE, M. JEAN CHARLES LATHION A L’OCCASION DE L’INVESTITURE DU NOUVEAU MAIRE, M. REMY PAGANI

Mesdames et Messieurs,

Chers concitoyens et concitoyennes,

Les salutations protocolaires ayant été faites, je souhaite féliciter chaleureusement M. Rémy Pagani de son accession à la mairie de Genève. Mes félicitations vont également à Mme Sandrine Salerno qui assumera, durant cette année législative, la vice-présidence du Conseil administratif.

C’est pour moi l’occasion de remercier le maire sortant, Guillaume Barazzone, du travail effectué durant son année de mairie. Notre système démocratique fait qu’un maire n’est élu que pour une année et qu’il passe ensuite le témoin à l’un ou l’une de ses 4 collègues. Il conserve durant cette année son dicastère, ce qui constitue une double charge. C’est l’année où le magistrat-maire se trouve sous la loupe de ses concitoyens. Notre maire sortant a dû répondre aux nombreuses sollicitations qu’impose la ville internationale qu’est Genève.

En outre, fort des compétences de son département de l’environnement urbain et de la sécurité, il s’est employé – et c’était normal, il va continuer à le faire – à embellir notre ville, en améliorant la qualité de nos parcs, en amenant de la verdure dans nos quartiers très urbains. Il a planté ses petites graines, qui se transformeront à l’automne en tournesols magnifiques dans toute notre ville. Il nous a fait rêver à une nouvelle rade en organisant un concours d’idées qui a suscité pas moins de 70 propositions, dont celles qui ont été retenues par un jury international sont présentées jusqu’au 30 juin sur les quais des deux rives. Au politique de la Ville et de l’Etat de se saisir du dossier pour faire en sorte que les meilleures idées puissent se concrétiser dans la réalité !

Cher Rémy Pagani, pour la troisième fois, vous êtes élu Maire de Genève. Vous avez manifesté votre souci d’une Genève plus solidaire aux côtés des Genevois qui subissent la crise et qui sont de plus en plus nombreux. Nous avons tous dans nos familles un enfant qui peine à trouver du travail, un parent qui l’a perdu et qui, à plus de 50 ans, peine à en retrouver.

La Ville de Genève a un budget de plus d’un milliard. Elle bénéficie d’un tissu associatif très dense. Vous êtes de plus à la tête d’un département des constructions et de l’aménagement qui, à travers les nombreux chantiers activés, permet de fournir de l’emploi, contribuant ainsi à l’essor de notre économie. Nous vous souhaitons le plus grand des succès dans les projets qui sont les vôtres pour améliorer une société qui se dit prospère, mais où l’égoïsme et l’individualisme des uns et des autres peuvent conduire à la misère.

Mais foin de la morosité !

Mesdames et Messieurs,

Vous êtes aujourd’hui dans la Vieille-Ville, sur la Treille qui, de génération en génération, entend bruire les enfants du quartier sous l’œil attentif des mamans et des papas qui s’y retrouvent volontiers. A côté du légendaire marronnier annonçant le printemps, vous pouvez vous asseoir sur le plus long banc existant au monde (120,21 mètres au Guiness Book !). Cette Treille, située juste sous les fenêtres du Conseil d’Etat, surplombe le Parc des Bastions où les Réformateurs veillent sur la population et les touristes. Comme l’écrit si justement la présidente de l’Association des Habitants du Centre et de la Vieille-Ville, Madame Sira Montero Aparicio, dans l’éditorial du dernier Journal de l’AHCVV : « La réalité que nous percevons est conditionnée par notre propre regard. Sachons apprécier la chance que nous avons de vivre ou de travailler dans ce quartier d’une beauté et d’une animation particulière. La vie culturelle y est d’une grande richesse». Calvin, Rousseau, Voltaire hantent ce quartier et l’imprègnent de leur histoire. Ils y ont leur rue, leur maison, leurs livres…Il suffit de lever la tête lorsque l’on s’y promène pour y retrouver toute l’histoire de Genève et y rencontrer les illustres familles qui en sont encore les vivants acteurs.

A lui seul le centre-ville est un quartier d’animation, de culture et d’histoire. Il symbolise aussi ce qu’est la Ville de Genève avec ses nombreuses associations d’habitants, de parents d’élèves, ses maisons de quartiers, son partenariat social sans nul autre pareil. Vivre dans ce quartier est un choix de sociabilité, d’échange, de partage et de tolérance, nous rappelle la présidente de l’AHCVV.
 
Notre Ville est belle ! Le devoir des autorités est de la préserver et de l’améliorer sans cesse, non seulement physiquement en sachant l’embellir, mais aussi socialement et culturellement en la rendant toujours mieux vivable et agréable pour tous.
 
Voilà ce que les citoyens attendent de nous au-delà des clivages de la gauche et de la droite. Sachons les écouter et honorer leur confiance...

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03/06/2017

Manifestation « Chiens et Propriétaires" devant l'Hôtel de Ville

Le 2 juin 2017 avant l'entrée des députés dans l'enceinte du Grand Conseil genevois, des manifestants pour la cause des chiens dans l'espace public ont tenu à rencontrer ces derniers et de s'entretenir sur le sujet de la pétition. 

Ils y ont déposé une pétition composée de 5'337 signatures.


Ces manifestants étaient composés de chiens et de propriétaires.


Le MDPCG Mouvement de Défense des Propriétaires de Chiens de Genève va entreprendre encore au mois de juin à plusieurs mesures qui auront comme but d’exiger des autorités des actions correctives dans le domaine des chiens dans l'espace public ; mais dans le sens en faveur cette fois-ci des propriétaires de chiens.

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pour voir suite des photos

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02/06/2017

Le Prix PEC 2017 est décerné à la Plateforme pour un Journalisme Indépendant en Turquie

 Prix PEC 2017 pour la protection des journalistes

Le Prix PEC 2017 est consacré à la liberté d'expression en Turquie. Le comité du Prix PEC pour la protection des journalistes a été remis jeudi à Genève à Hasan Cemal, président et fondateur de la Plateforme pour un Journalisme Indépendant en Turquie P24

Le comité de la PEC a sélectionné la Turquie en raison de la détérioration de la liberté de la presse et des risques pris par les journalistes dans ce pays ces derniers mois. La PEC veut exprimer sa solidarité avec les journalistes détenus arbitrairement et soutenir le combat courageux de beaucoup d'autres pour la liberté d'expression.

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"Nous demandons aux autorités turques de libérer rapidement tous les travailleurs des médias détenus et de réouvrir les médias qui ont été fermés. Des journalistes turcs sont victimes d'accusations absurdes et de pressions intolérables. Cela nous ramène à des situations qui ont prévalu le siècle dernier dans les dictatures en Grèce, en Espagne et au Portugal ainsi que dans les pays communistes d'Europe de l'Est", a déclaré le secrétaire général de la Presse Emblème Campagne (PEC) Blaise Lempen à la cérémonie de remise du prix au Club suisse de la presse.

La PEC demande en particulier aux autorités turques de libérer sans retard le photographe français Mathias Depardon détenu sans charge dans le sud-est de la Turquie depuis le 8 mai ainsi que les deux journalistes allemands Deniz Yücel et Mesale Tolu dont la détention prolongée n'a aucune justification.

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Punis pour avoir dit la vérité

"Je suis journaliste depuis près de 50 ans et évidemment je garde beaucoup de souvenirs. Mais une chose que je puisse me rémémorer est une période au cours de laquelle la Turquie a été un plus répressive et plus intolérante que celle que nous vivons actuellement", a affirmé Hasan Cemal en recevant le prix à Genève.

"Les journalistes turcs sont punis pour avoir dit la vérité, pour avoir dit des choses que les gens au pouvoir ne veulent pas entendre. Il y a 165 journalistes derrière les barreaux ce qui fait de la Turquie le pays qui persécute le plus de journalistes au monde", a ajouté Hasan Cemal.

"La plateforme P24 a été créée pour soutenir l'intégrité des médias et l'échange libre des idées. Mais récemment nous avons dû nous mobiliser pour défendre les journalistes victimes d'arrestations arbitraires et de poursuites. Quatre des cas pour lesquels nous sommes actifs ont été transmis à la Cour européenne des droits de l'homme", a-t-il précisé.

"Le Prix PEC signifie beaucoup pour nous - spécialement parce que c'est une distinction décernée par d'autres journalistes et dont le travail est de rapporter les violations des droits de l'homme et de les défendre. Nous sommes sensibles au fait que ce prix n'est pas seulement un hommage au travail que nous essayons de faire, mais aussi à la situation critique de ceux que nous défendons", a conclu le président de P24.

La présidente de la PEC Hedayat Abdelnabi a affirmé qu'en évoquant la mémoire de nos collègues tués dans l'exercice de leur profession et en reconnaissant l'excellent travail réalisé par d'autres la PEC contribue de manière symbolique à la protection des défenseurs de la liberté d'expression et aux efforts continus d'amélioration de la sécurité des journalistes sur le terrain en particulier dans les zones de conflit et dans les pays victimes d'une répression brutale.

Une initiative opportune

La Plateforme pour un Journalisme Indépendant P24 (www.platform24.org) est une initiative lancée à un moment opportun pour soutenir et promouvoir l'indépendance de la presse turque. C'est une organisation de la société civile à but non lucratif qui comporte parmi ses fondateurs plusieurs membres expérimentés de la presse turque. Elle a démarré avec une large mission de renforcer les capacités des médias turcs, de créer un soutien public à l'indépendance des médias, de définir et promouvoir les meilleures pratiques journalistiques et d'encourager de manière plus spécifique la transition au journalisme online. Le président fondateur de la P24 est Hasan Cemal. Les autres membres fondateurs sont Doğan Akın, Yavuz Baydar, Yasemin Çongar, Andrew Finkel, Hazal Özvarış and Murat Sabuncu.

Murat Sabuncu, rédacteur en chef du journal Cumhuriyet, est en détention préventive depuis plus de 200 jours depuis l’été dernier.

La PEC défend tous les journalistes quelle que soit leur nationalité ou leur affiliation politique. Au cours de l'an dernier, 156 journalistes ont été tués dans 33 pays dans le monde, un nombre record. Depuis le début de 2017, au moins 41 autres travailleurs des médias ont subi le même sort (consultez notre page Casualties).

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SPEECH DELIVERED BY HASAN CEMAL, founding President of the Platform for Independent Journalism P24 at the Swiss Press Club in Geneva


"I have been a journalist for nearly 50 years, and of course I have many memories. But the one thing I cannot remember is a period in Turkey more repressive and more intolerant of dissent than the one we are living through today. In 1981, I became the editor of Cumhuriyet newspaper. It was a grim time in Turkey. The country was under martial law. Turkish newspapers were not free. But we were freer than we are today.


Cumhuriyet, my old paper, now has an on-line edition The editor is Oğuz Güven. We were alarmed to read his tweet the other day that police had arrived to take him into custody. We were even more alarmed to learn that he was subsequently charged with making propaganda for a terrorist organisation. How on earth does an editor of a respected publication do that? I hear you ask. The answer is that he made another tweet. And what did that tweet say? It gave news of the death of a public prosecutor in a car accident.


Oğuz is of course not a terrorist. He is a member of a profession that is itself being terrorised. Turkish journalists are being punished for telling the truth, for saying things those in power do not want to hear.


Oğuz now joins 12 of his fellow journalists from Cumhuriyet in prison. Each charge is more ridiculous than previous. Musa Kart is charged with the complex crime, and I quote, of “aiding a terrorist organisations of which he not a member”. That makes him sound like a gun-runner. In fact, he is a cartoonist – and a damned good one too. One his inmates is the foreign affairs columnist Kadri Gürsel. Kadri is also the Turkish representative to the International Press Institute – a well-known breeding ground for terror. Ahmet Şık is a UNESCO World Press Freedom Prize winner but according the prosecutor he has been aiding terror groups and, I quote, “without being a member”. Murat Sabuncu is also in jail and just happens to be Cumhuriyet’s editor-in-chief. He also happens to be one of the founding members of P24. He succeeded Can Dundar who is not in jail. He is in exile. His wife has had her passport cancelled and cannot join him.


The list goes on. And on. In fact there are 165 Turkish journalists in jail, making Turkey not just the world’s most vicious prosecutor of journalists but worse than habitual offenders like China, Russia and Iran all put together.


Those behind bars are not all from Cumhuriyet. They come in all shapes and sizes: there are Kurdish nationalists, Turkish nationalists, atheists and firm believers, men and women in their seventies and those in their twenties, liberals, conservatives, radicals and reactionaries. Put them all in the same room and they’d be arguing and shouting and shaking their fists in the air. (I don’t live in Switzerland after all!). But, of course, that’s what journalists do. Their job is to be a professional pain in the ass.


I feel very deeply for my friend Ahmet Altan – a novelist and another former editor in chief who has been in jail since September. He is there with his brother Mehmet – an economist as well as a popular columnist. They are being accused of… well, nothing really. They are just in jail. They were first arrested for giving subliminal messages to the 15 July coup plotters. Believe me, there is nothing subliminal about what Ahmet writes. He says what he means.


The motto of The Washington Post is “Democracy dies in darkness.” We know the other side of that coin: tyranny shuns the light.


P24 is extremely grateful to the PEC for this award. We call ourselves the Platform for independent journalism. And independent journalism is what we set out to support. But we are quickly becoming the platform for angry journalists. We are all filled with that deep, slow-burning anger at the sight of so much betrayal. We are angry at the newspapers and television stations who have betrayed their audience—who collude with government and power for financial gain. We are angry at politicians who would criminalise those who do not share their beliefs. We feel betrayed at just how low they will stoop just to cling to power.


But we are also sad to see vanish the very freedoms that we have spent our lives trying to defend, in the country that we love.


P24 was founded to support media integrity and the free exchange of ideas. Yet in recent times it has been fighting to defend journalists themselves from arbitrary arrest and prosecution. Four of the cases we are fighting have been fast tracked in the European Court of Human Rights.


We are proud of this, but only up to a point. Defending journalists in court is not the work we want to be doing. We are an organisation founded by journalists for journalists. Not lawyers. For a start, law is expensive, and we spend far too much time trying to raise cash. By the way, that’s a hint for anyone in the audience who might be thinking of buying a second Porsche.


What we at P24 want to be doing is the thing we do best: Journalism. We want to be encouraging talented people – and so many of the really talented people are young. We want to support journalists to be out in the community, looking under every stone, holding power to account and getting readers to think about what is best for themselves, their families, their countries and the world.
So, this award means a great deal to us – particularly as it is an award from other journalists and whose job it is to report and defend human rights and freedom of expression. We are aware that that it does not simply recognise the work P24 is trying to do but the plight of those we are trying to defend.


On our behalf and on their behalf, we thank you for your kindness, your generosity, and for your support. Thank you.

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Discours de Blaise Lempen, secrétaire général de la PEC - Remise du prix PEC 2017 au Club suisse de la presse.

Chaque année depuis 2009, la PEC remet un prix à une personnalité ou une organisation qui a travaillé au cours des mois précédents pour la protection des journalistes. Nous changeons de région du monde et de pays selon l'actualité.

Cette année, le comité de la PEC a décidé de consacrer le prix à la situation de la presse en Turquie, où elle est victime d'une répression sans précédent depuis près d'un an. A l'heure qu'il est, 165 journalistes sont en prison en Turquie, les medias indépendants sont victimes d'accusations absurdes, comme de soutenir des organisations terroristes, et de pressions intolérables.
Cela nous ramène à une situation que nous n'avions plus connue en Europe depuis le siècle dernier, qu'il s'agisse des dictatures en Grèce, Espagne et Portugal ou des régimes communistes en Europe de l'Est.

Ce retour en arrière est des plus préoccupants. Il faut se mobiliser pour éviter qu'il ne s'aggrave et ne se propage à d'autres pays.
La Turquie a un rôle stratégique clé en première ligne des conflits irakien et syrien et est exposée à des actes terroristes répétés. Elle en a tiré prétexte pour rompre le dialogue avec la minorité kurde et privilégier l'option militaire. L'an dernier, cinq journalistes ont été tués en Turquie suite à ce regain de tension. Nous nous joignons aujourd'hui à d'autres organisations pour demander la libération immédiate du photographe français Mathias Depardon arrêté le 8 mai.

La plateforme pour un journalisme indépendant en Turquie ou P24, présidée par Hasan Cemal (prononcé Hassan Djemal), ici présent, est une initiative remarquable qui a pour but de soutenir et promouvoir l'indépendance des médias turcs. Ses membres se mobilisent pour défendre les journalistes injustement derrière les barreaux. Quatre des cas pour lesquels ils sont actifs ont été portés devant la Cour européenne des droits de l'homme. Je vous recommande leur site internet pour être au courant des derniers développements.

Ils ont besoin de notre soutien moral et financier.

Hasan Cemal est un journaliste engagé avec une longue expérience que nous sommes fiers d'accueillir aujourd'hui à Genève. Né en 1944 à Istanbul, il a été le rédacteur en chef de Cumhuriyet de 1981 à 1992, et de Sabah de 1992 à 1998, avant d'écrire pour le Milliyet. En 2013, il doit démissionner du journal Milliyet, après que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ait critiqué son article soutenant la publication par le quotidien du procès-verbal d'une visite parlementaire de Abdullah Öcalan.

Hasan Cemal a reconnu le génocide arménien et s'en est excusé dans un best-seller publié en 2012, écrit aussi en réponse à l'assassinat en 2007 de son ami Hrant Dink (intitulé en français: 1915 : Génocide Arménien).

Malgré des progrès sur le plan de la sensibilisation des gouvernements à la sécurité des journalistes, le bilan des journalistes tués en exerçant leur profession reste beaucoup trop élevé. L'an dernier, 156 journalistes ont été tués dans 33 pays, une année record selon nos statistiques. Depuis le début de cette année, en cinq mois, au moins 36 autres travailleurs des médias ont péri en faisant leur métier.

L'impunité doit être combattue avec la plus grande fermeté. La PEC demande à tous les gouvernements de faire en sorte que ces meurtres soient rapidement l'objet d'enquêtes indépendantes et impartiales et que leurs auteurs soient poursuivis en justice.

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