08/10/2017

Manifestation “La ville est à Nous ! Reprenons-là !”

Face à la crise du logement : occupation et expropriation des locaux vides !

A Genève, la crise du logement est une réalité concrète qui pèse lourdement sur les ménages et les habitant-e-s depuis de nombreuses années. À tel point que le terme crise ne convient plus. Il s’agit de fait d’une situation de pénurie organisée qui permet de justifier l’injustifiable et de générer des profits exorbitants. Les conséquences sont terribles : expulsions, hausse généralisée des loyers, gentrification, disparition des lieux autogérés, logements des personnes en exil dans les bunkers, etc.
Face à cette confiscation de la Ville issue des milieux de l’immobilier et leurs relais politiques, nous devons nous organiser pour nous la réapproprier. Cette manifestation est l’occasion de nous réunir en un large front social qui appelle la population genevoise à reprendre la ville !

L’État doit soustraire la ville aux spéculateurs

La politique du logement menée par l’État n’est pas suffisante. La construction de logements abordables, la défense contre les expulsions ou encore la lutte contre la gentrification devraient être au centre d’une politique étatique de lutte contre la spéculation. Malheureusement, ce n’est que trop peu le cas, car l’État refuse d’utiliser les outils qui lui permettraient de faire primer les besoins de la population face aux intérêts financiers de certain-e-s. Il faut aussi mentionner le cas des expulsions extrajudiciaires et illégales, dont certaines ont défrayé la chronique l’année dernière. Nous exigeons donc que l’État se donne les moyens de soustraire la ville à la spéculation, afin de la redonner à ses habitant-e-s. Pour ce faire, nous exigeons qu’en application de l’article 26 de la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR), les logements inoccupés soient immédiatement mis à disposition de la population. Nous revendiquons de surcroît que ce principe puisse s’appliquer par analogie aux locaux commerciaux et aux villas individuelles laissés délibérément vides.

La population doit se réapproprier la Ville

Cependant, l’État ne peut et ne doit pas être le seul acteur du processus de réappropriation. Les habitant-e-s de Genève doivent également y jouer un rôle central et avoir la liberté d’agir dans ce sens. En effet, vu le manque cruel de logements, d’espaces culturels accessibles, d’espaces non-marchand et de lieux d’organisation sociale, l’action directe des habitant-e-s pour conquérir ces espaces est primordiale. Face aux limites de l’État et à l’appétit insatiable des milieux financiers et immobiliers, la capacité d’agir directement sur la réalité doit être développée. Les réappropriations de locaux vides par des habitant-e-s ou des collectifs d’habitant-e-s doivent non seulement être acceptées mais aussi soutenues par les autorités. Nous demandons donc expressément que des locaux vides depuis plus de trois mois puissent être allègrement occupés par des associations, des collectifs ou des coopératives.
Ainsi, face à la crise organisée du logement, nous avons deux armes : l’occupation et l’expropriation des locaux vides.

Le logement est un droit, pas une marchandise ! Organisons-nous !

ASLOCA - Droit au logement - Bongo Joe Bar concerts - La Bulle Espace culturel autogéré- La Brasserie de Virage Bière locale- La Bretelle Bar- La Culture Lutte- L’Ecurie Bar concerts- Fahrenheit 451 Librairie - La Cantine Delémont- Cartel Intersyndical- Cave12 Salle de concerts- Cercle la Brèche Collectif politique- CGAS Communauté genevoise d’action syndicale - Collectif des associations d’habitants de quartier - CUAE Syndicat étudiant- DATABASE89 Kugler Ateliers d’artistes - Editions Clinamen- Espace Autogere (LA) - L’Ilot 13 Association d’habitants - Le GLIP Groupe contre l’invasion publicitaire- L’Hameçon Rave party- Les Jardins de Cocagne- Koch Areal (ZH) Lieu autogéré- Malagnou Kidz On The Block - Miami Books Graphistes- Motel Campo Club- Ou êtes vous tous (LA) Organisation de soirées- One Gee In Fog Art contemporain- ORAIBI + Beckbooks Librairie - Parti Socialiste genevois- Perce Frontières Collectif politique- PICTO Ateliers d’artistes- Plateforme LRDBHD Reseau d’associations avec buvettes- Préau- Theatre du Galpon - Le Silure Centre social autogéré - SIT Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs - solidaritéS - SSP Syndicat des services publics - - L’Usine Centre culturel autogéré- Velodrome Ateliers d’artistes - La Verseuse Ateliers d’artistes et habitations Collectives- Zabriskie point Art contemporain

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3000 indociles réclament le droit de toutes et tous à la ville!

Près de 3000 personnes ont pris la rue cet après-midi pour crier leur refus des politiques gouvernementales irresponsables, répressives et qui favorisent la petite frange la plus riche de Genève. «Ces politiques menées par un gouvernement déconnecté de la réalité sociale sont construites sur des mesures particulièrement nocives pour la grande majorité de la population : assèchement des prestations sociales, pénalisation des plus précaires, privatisation de la ville, etc.», dénonce Pablo Cruchon, militant et candidat EàG au Conseil d’Etat. «Le large front social d’aujourd’hui montre que la population en a assez et qu'elle est en train de s'organiser afin de construire une alternative !»

Ils privatisent la ville...

Les faveurs aux plus riches de notre canton se traduisent notamment par une accélération de la privatisation de la ville et de l’espace public. «Les appartements et les surfaces commerciales de luxe envahissent Genève et relèguent la majorité de la population aux quartiers sur-densifiés ou à la périphérie», dénonce le militant. «La construction de logements abordables ne suit pas et les opérations spéculatives continuent de priver la population d’espaces accessibles. Le résultat est clair : le droit à la ville dépend toujours plus du porte-monnaie et la majorité de la population peine du coup à y trouver sa place et un logement.»

...et répriment ce qui ne leur plaît pas !

Parallèlement à cette confiscation de la Ville par une minorité de personnes fortunées et leur relais politiques bourgeois, d’autres politiques amplifient ces phénomènes. «L’encadrement répressif et bureaucratique des manifestations, des tractages, des actions syndicales et la suppression de tous lieux de vie et de construction politique alternative tendent à empêcher l’expression de la contestation populaire et la construction d’autres manières de vivre la ville», regrette Pablo Cruchon. «Pire, l’enfermement et l’expulsion des personnes en exil et la criminalisation de la pauvreté écartent carrément toute une série de personnes de l’accès à nos rues et à nos villes.» En d’autres termes, la majorité au pouvoir façonne une Genève où seuls les plus fortuné·e·s, consommant des produits de luxe auront droit de cité. Les autres seront relégués à la périphérie, réduits au silence et à la précarité.

Organisons-nous !

Nous ne pouvons pas les laisser faire. Ensemble à Gauche (EàG), aux côtés d’un large front, est à l’origine de deux initiatives populaires « Construisons des logements pour toutes et tous ! » qui visent à augmenter la part de logements subventionnés et à loyers contrôlés dans les nouveaux quartiers. Ces initiatives soutenues par près de 20’000 citoyen·ne·s sont attaquées juridiquement par les milieux immobiliers qui craignent de voir un vote populaire faire diminuer leurs juteux profits.

Dans l’immédiat, EàG vous invite à signer l’initiative lancée par le Cartel Intersyndical et l’ASLOCA « Sauvegarder les rentes en créant du logement » qui vise à transférer des terrains pour faire construire du logement locatif abordable à la Caisse de Prévoyance de l’Etat. «Mais la résistance passera aussi et surtout par la mobilisation sociale pour pousser notamment à la construction et à la mise à disposition de logements et d’espaces répondant aux besoins réels de la population en n’hésitant pas à faire usage des occupations et des expropriations», conclut le militant. «Pour agir concrètement, dégageons la majorité politique au pouvoir au Canton pour mettre fin à ses politiques odieuses. Notre voix compte! Faisons-la entendre!»
Ensemble à Gauche — Genève
Communiqué de presse
samedi 7.10.2017
Personne de contact : Pablo Cruchon, militant et candidat EàG au Conseil d’Etat, 079 800 68 73

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Pour voir la suit des photos 
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Commentaires

Occupation et expropriation des locaux vides, haro sur les méchants spéculateurs, comme ces slogans sonnent bien! Le hic, c`est qu`ils sont completement a coté de la plaque, comme le sont en général tous les slogans qui sonnent (trop) bien. Les propriétairse d`appartement a Geneve qui n`utilisent pas leurs appartements et ne les louent pas non-plus, je vous garantis qu`il n`y a pas de quoi peupler meme un mini-goulag. Quant aux "grands spéculateurs" immobiliers qui construisent des appartements pour les revendre, ils ne font pas non-plus de bénéfices extraordinaires car les couts de l`achat du terrain et de la construction sont tres élevés (terrains rares, main d`oeuvre bien payée). Parfois, il faut savoir accepter que les problemes sont compliqués a résoudre et que chercher des boucs émissaires ne fera pas avancer le schmilblick.

Écrit par : J.S. | 08/10/2017

Et les suisses qui sont expulsés de leurs logements faute de pouvoir en payer le loyers on va les reloger décemment où???? Il est temps de penser aux pauvres et aux précaires de ce pays, avant qu'ils sortent en masse dans la rue! Là on enverra les militaires qui feront comme le 9 novembre 1932, on peut compter sur nos politiques pour ça!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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