• Manifestation lumineuse contre les politiques xénophobes et racistes

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    Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblées sur la place Neuve avec des flambeaux et banderoles pour des conditions d’accueil dignes, contre les politiques xénophobes et racistes et contre l’entrée en vigueur de la nouvelle « Restructuration du domaine de l’asile ».


    La manifestation lumineuse au départ de la place Neuve a traversé la ville jusqu’au Parc des Cropettes.

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    Contre le durcissement des conditions d’accueil

    En avril 2019, la restructuration de l’asile entrera en vigueur en Suisse. En vue de faciliter l’« accélération des procédures » projetée par cette modification de la Loi sur l’asile (LAsi), la confédération prévoit d’administrer la gestion des procédures d’asile dans des CFA (Centres Fédéral pour requérant.e d’Asile). Ces centres sont en réalité le reflet d’une politique d’asile qui accroit volontairement la précarité de personnes vulnérables à travers l’isolement, l’enfermement ou le renvoi et s’inscrivent ainsi dans la continuité d’une logique carcérale, criminalisante, raciste, excluante et répressive de l’État envers les personnes en exil.

    Au Grand-Saconnex, la Confédération, le SEM (Secrétariat d’Etat aux Migrations), le canton de Genève et de la commune du Grand-Saconnex, prévoient de remplacer l’actuel foyer des Tilleuls par la construction d’un complexe comprenant un Centre Fédéral de renvoi de 250 places, une prison de détention administrative de 50 places ainsi qu’un service de police et des douanes. Collé au tarmac de l’aéroport international de Genève, le centre est imaginé comme un gigantesque complexe de renvoi. Il participe et renforce la politique hypercarcérale portée par le canton de Genève déjà placé en tête des expulsions.

    La vie des personnes requérantes s’apparentent à de la semi-détention

    Dans ces centres fédéraux destinés à « héberger » jusque 140 jours les personnes demandant l’asile, les diverses restrictions et privations qui conditionneront la vie des personnes requérantes s’apparentent à de la semi-détention : couvre-feux (horaire de sortie entre 9h et 18h), annonce obligatoire en entrant et en sortant, prise d’empreintes digitales, fouilles au corps, sanctions internes au bon vouloir arbitraire du personnel chargé de la sécurité, impossibilité de conserver les appareils électroniques personnels ainsi que les denrées alimentaires, travaux d’intérêts généraux payés 3.75 CHF de l’heure, scolarisation des enfants au sein même du centre, etc. Dans un tel contexte disciplinaire, arbitraire et infantilisant, il sera quasi impossilible pour les personnes requérantes d’asile de créer une vie sociale digne ou de construire les solidarités nécessaires qui leur permettraient de protéger leurs droits juridiques voire même leurs droits fondamentaux. Le cadre de ces centres, gouvernés principalement par une logique sécuritaire et contrôlés par un dispositif intrusif et carcéral, restreint excessivement et sans justifications l’autonomie des personnes demandant l’asile en Suisse.

    Nous ne voulons pas d’une Genève où l’on enferme et expulse à tour de bras des gens qui quittent leur pays et qui trouvent comme seul accueil une prison ! C’est pourquoi nous ne cesserons de lutter contre ceux qui participent à cette politique de l’enfermement, pour qui les personnes en exil ne sont qu’un flux à gérer, cacher, exploiter et renvoyer au plus vite.

    Refusons la construction d’un nouveau Centre Fédéral, ni à Genève, ni ailleurs.

    Refusons la violence structurelle imposée par cette nouvelle loi aux personnes en exil.

    Refusons le renforcement progressif d’un système raciste et xénophobe par l’État.

    https://renverse.co/Contre-le-durcissement-des-conditions-d-accueil-1877

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    Pour voir la suit des photos:

    http://www.photographygeneva.com/gallery/manifestation-lumineuse/

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  • Manifestations anti-WEF à Genève

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    Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées sur place de la Navigation à Genève contre la venue de Bolsonaro, Netanyahu le Forum Economique Mondial (WEF) de Davos et contre la chasse aux pauvres et le racisme, les droits des femmes et des personnes LGBT*IQ+, pour des mesures urgentes contre le réchauffement climatique.

    En solidarité avec celles et ceux qui luttent au Brésil, en Palestine, en Italie, en Colombie, en Turquie, en kurdistan et partout ailleurs contre ces dirigeants réactionnaires, montrons qu’il existe une autre Europe et une autre Suisse. Celle des milliers de femmes qui se préparent une grève féministe en 2019, celle qui fera une grève du climat, celle qui refuse de renvoyer des réfugié·e·s ou encore qui refuse les réformes fiscales injustes (RIE3, RFFA…) qui volent les pays les plus pauvres. 

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    Discours de Ramazan Baytar Appel de solidarité avec la Députée kurde Leyla Güven et les autres grévistes kurdes de la faim

    Le 7 novembre 2018, la députée kurde Leyla Güven a entamé dans la prison de Diyarbakir où elle est détenue une grève de la faim pour demander la levée du régime d’isolement imposé à Öcalan. Dans sa déclaration faite à cette occasion, elle dit : « Nous avons plus que jamais besoin d’Öcalan. Le message qu’il peut transmettre est très important. Il faut qu’il rencontre ses avocats et sa famille ! Je revendique la fin de son isolement. »  

    L’action de Leyla Güven a suscité un grand mouvement de solidarité, d’abord dans les prisons de Turquie, puis dans la société civile. Par solidarité, le 27 novembre, des milliers de prisonniers politiques ont entamé des grèves de la faim tournantes de 10 jours.

    Ainsi, à l’exemple de Leyla Güven, Nasir Yagiz, un militant kurde réfugié au Kurdistan d’Irak, a commencé une grève de la faim illimitée le 21 novembre, dans les locaux de la représentation du HDP à Hewlêr (Erbil).

    Le 17 décembre, le mouvement s’est élargi à la diaspora kurde en Europe : 15 militants kurdes à Strasbourg et un autre, Ilhan Sis, au Pays de Galles, ont entamé une grève de la faim illimitée.  

    Début janvier, 250 prisonniers politiques détenus dans différentes prisons de Turquie se sont engagés dans une grève de la faim illimitée.

    Ce dont il est question ce n’est pas de demander des droits pour une personne quelconque mais d’exiger des droits élémentaires pour l’ensemble des prisonniers politiques, du peuple kurde et de son leader. Il s’agit d’exprimer la volonté du peuple kurde en faveur d’un changement démocratique en Turquie et par conséquent au Moyen-Orient.

    Les faits sont là et les motifs de notre lutte sont évidents : c’est depuis l’isolement total de notre Leader Abdullah Öcalan que la Turquie à détruit militairement une dizaine de villes kurdes, emprisonné des dizaines de député du HDP et des milliers d’opposants, fermé des milliers d’association de la société civile et qu’ainsi le gouvernement de l’AKP a mis en œuvre sa politique national islamiste à l’exemple de Hitler et de son argumentation nationale-socialiste.

    La situation est urgente, alarmante ! La santé des grévistes est préoccupante.

    Nos revendications sont dès plus élémentaires ; la fin de l’isolement d’Abdullah Öcalan. Le respect de la volonté du peuple kurde. La paix sociale.

    Rappelons les paroles de Leyla Guven qui est à son 73ème jour de grève de la faim :

    « Je suis au point où je respire la vérité d'une vie pour laquelle je suis heureuse d'embrasser la mort. Je vous salue avec la conviction que nous réussirons et de l’autre côté des murs qui nous séparent en ces jours de résistance, je vous salue avec la chaleur d’une camarade qui caresse votre cœur révolutionnaire. »

    Vive la solidarité ! Vive la résistance !

    Centre société démocratique kurde de Genève

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  • Les étudiant-e-s font la grève pour sauver la planète 

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    Plus de 5000 milles  d’écoliers, apprentis et étudiants sont descendus dans la rue à Genève  pour défendre le climat et destinée à réclamer des mesures politiques urgentes en matière d'environnement.  

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    le 18 janvier, des milliers de jeunes ont manifesté dans 16 villes de Suisse, inaugurant ainsi l’année climatique 2019.

    Ce vendredi, plus de 22 000 écolières, écoliers et sympathisants ont répondu à l’appel du Mouvement de la grève pour le climat suisse et sont descendus dans la rue. Cette grève est la plus grande protestation d’écolières et d’écoliers en Suisse depuis 16 ans, et ce malgré les menaces de sanctions disciplinaires de la part de nombreux établissements scolaires. Aux villes qui avaient déjà fait grève en décembre se sont ajoutées Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Lucerne, Zoug, Baden, Aarau, Delémont, Bienne, Soleure et Coire. Au total, des grèves ont eu lieu dans 16 villes suisses.

    Ce nouveau mouvement de jeunes suisse a fait de la grève son instrument principal. L’objectif : dénoncer la faiblesse de la politique climatique en place, en Suisse et dans le monde. Les jeunes s’organisent via des chats Whatsapp et des conférences téléphoniques ; la mobilisation, elle, se fait via les réseaux sociaux.

    "Je trouve cela bien que des milliers d’écolières et d’écoliers se soient retrouvés dans toute la Suisse pour critiquer l’état actuel de la politique climatique et exprimer leur mécontentement! Nous avons peur pour notre avenir, c’est pour cela que nous descendons dans la rue” a déclaré Constantin, gréviste à Baden.

    Dans les rues, les manifestantes et manifestants ont scandé des slogans sur l’avenir, le climat et la planète. Dans de nombreuses villes, ils ont également tenu une minute de silence pour le climat et les vies humaines déjà victimes de la catastrophe climatique.

    "Nos politiciens portent une immense responsabilité dans la catastrophe climatique en cours, et tel est le message que je veux leur faire passer aujourd’hui. Si tant de jeunes doivent désormais descendre dans la rue pour exiger une politique climatique acceptable, c’est en partie à cause d’eux”, explique Maude Suarez, originaire de Le Locle (Neuchâtel), qui a participé pour la première fois à la grève.

    En décembre 2018 déjà, plus de 4000 jeunes de Bâle, Berne, St-Gall et Zurich avaient suivi l’appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg, militante pour le climat, et avaient manifesté contre la crise climatique au lieu d’aller à l’école.  

    Toutes les informations sur le mouvement ainsi que ses revendications se trouvent sur le site Internet climatestrike.ch.

     

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