1ère Mai: la journée internationale des travailleuses et travailleurs

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1er mai, plus 4000 manifestants dans les rues de Genève de la journée revendicative internationale des travailleuses  et travailleurs pour l’égalité, la justice sociale et le climat.

Ensemble, le 19 mai, contre la casse sociale

Réforme de la fiscalité des entreprises, travail du dimanche dans le commerce de détail, retraites des 46'000 salarié-e-s affilié-e-s à la CPEG, le 19 mai prochain est un dimanche de votations cruciales pour les travailleurs-euses.

RIE3, RFFA, NON c’est NON

Deux ans après le refus cinglant de la RIE3 en vo- tation populaire, cette réforme inique revient pra- tiquement inchangée devant le peuple. S’y ajoute cette fois-ci son volet cantonal, tout aussi inaccep- table que la réforme fédérale, et des « compensa- tions sociales » qui n’en sont pas, et qui ne met- tront pas la population à l’abri des violentes politiques d’austérité qui découleront de ces ca- deaux aux grandes entreprises.

Pas d’ouverture le dimanche sans protection des salarié-e-s
Alors que le patronat du commerce de détail contourne allègrement les syndicats représentatifs du secteur et s’apprête à instrumentaliser les me- sures d’accompagnement pour arriver à ses fins, ses relais politiques, PLR in primis, ont adopté une loi contraire à la volonté populaire exprimée en 2016 et permettant l’ouverture de trois dimanches supplémentaires par année sans aucune forme de protection des travailleurs-euses.

Préserver les rentes de la CPEG et construire du logement


Contrainte de recapitaliser la CPEG par une loi fé- dérale qu’elle a elle-même adoptée en 2010, la droite soutient une loi prévoyant de faire passer le per- sonnel à la caisse, après 17% de rentes déjà per- dues ces cinq dernières années. Et ceci alors qu’une majorité du Grand Conseil, emmenée par la gauche, avait précédemment adopté un projet préservant les rentes via le transfert de terrains du PAV à la caisse afin d’y construire du logement en le soustrayant à la spéculation privée.

Le 1er mai, nous serons donc dans la rue pour appeler la population à dire NON à la casse sociale!

Ensemble, le 14 juin, contre les inégalités et les discriminations !

Nous les femmes*, sommes toutes exposées au sexisme, aux discriminations, aux stéréotypes et aux violences, sur le lieu de travail, à la maison, aux études ou dans la rue. Des oppressions spécifiques basées sur l’apparte- nance de race, de classe ou sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre se combinent, si bien que certaines d’entre nous peuvent subir des discriminations multi- ples. Faire vivre la solidarité entre les femmes* du monde entier, c’est un des objectifs de notre grève.

Nos conditions de travail se dégradent

Durant ces vingt dernières années, nous avons assisté à la montée des politiques néolibérales: les services pu- blics ont été remis en cause, les prestations ont été ré- duites, des secteurs comme la santé ont été soumis à la logique marchande, les conditions de travail et de re- traite ont été péjorées. L’économie capitaliste veut maxi- miser les profits au détriment de l’être humain et de l’équilibre écologique. Nous sommes les premières à en souffrir en tant que travailleuses précaires, migrantes ou encore mères, souvent seules responsables du foyer et des enfants.

Nous sommes précarisées, même à la retraite

A cause des inégalités, nous les femmes*, subissons da- vantage la précarité, le chômage et la pauvreté. Nous sommes majoritaires dans les emplois précaires et mal payés, mais peu nombreuses à accéder aux postes à res- ponsabilité. Nous voulons un salaire égal, ainsi qu’une révision de la loi sur l’égalité, comprenant des contrôles et des sanctions. Nous voulons l’instauration d’un sa- laire minimum légal de 23.-/heure. Nous voulons la re- connaissance de la valeur et de l’indispensabilité du tra- vail de care non rémunéré et rémunéré, y compris pour les employées des ménages privés. Nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement ; des as- surances sociales qui tiennent compte de nos besoins et de notre réalité, notamment dans la prévoyance vieillesse.

Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le 14 juin 2019 !

*toute personne qui n’est pas un homme cisgenre (soit un homme qui se reconnaît dans le genre qui lui a été assigné à la naissance).

Ensemble, contre l’accord- cadre avec l’UE et pour la libre circulation des personnes

Depuis le début de l’année, le résultat des négocia- tions entre le Conseil fédéral et la Commission euro- péenne sur l’accord-cadre est connu. Les syndicats et les partis de gauche s’y opposent.

Une attaque sans précédent contre la protection des salaires


L’accord s’attaque aux pierres angulaires des mesures de protection des salaires, qui ont été décisives pour que les syndicats, et avec eux une large majorité de la population, acceptent la libre circulation des per- sonnes. Le principe de base : en Suisse, on verse des salaires suisses, même aux salarié-e-s venant des pays de l’UE. La Commission européenne les qualifie dés- ormais d’« entraves disproportionnées à l’accès au marché ».

pas une question nationale ou européenne, mais une question sociale


Les termes du débat ne se posent pas entre « la fer- meture » et « l’ouverture » de la Suisse. Cet accord a des effets très concrets sur les travailleurs, et notam- ment une inévitable baisse du coût de la main-d’œu- vre en Suisse. C’est voulu par les employeurs des pays détachant du personnel en Suisse d’abord. Mais par de nombreux employeurs suisses également, pour qui les mesures d’accompagnement, qui sont parmi les rares avancées dont ont bénéficié les salarié-e-s ces dernières années pour lutter contre leur précarisation et appauvrissement, ont toujours été un mal à com- battre.

refuser l’accord-cadre, c’est dire OUI à la libre circulation des personnes

Une chose est claire : le moindre glissement salarial provoqué par l’accord-cadre fera grossir les rangs de l’UDC et augmentera le risque que son initiative qui veut mettre un terme définitif à la libre circulation des personnes sera acceptée en votation populaire. C’est pourquoi la défense des droits des travailleuses et tra- vailleurs immigré-e-s, de leur liberté de travailler à des conditions de travail décent dans notre pays passe par un renforcement des mesures de protection des salaires en Suisse. Et donc par un refus de cet accord- cadre. 

Ensemble, le 24 mai, pour la justice climatique !

Le mouvement pour le climat n'est lié à aucun parti ou organisation. Il a sa propre dynamique et est porté par des centaines de personnes motivées. Nous nous voulons un mouvement de pression. Nous sommes apartisan.e.s, n'acceptons pas de financement des partis et travaillons en dehors de la politique insti- tutionnelle.

Nous exigeons que la Suisse déclare l'État d’ur- gence climatique national: « La Suisse reconnaît la catastrophe climatique comme une crise à traiter. Elle doit donc réagir à la crise et informer la société de celle-ci. »

Nous exigeons que la Suisse réduise ses émissions nettes de gaz à effet de serre à 0 d'ici 2030, sans utiliser des technologies de compensa- tion.

Nous exigeons la justice climatique.

Puisque ces revendications restent inaccessi- bles dans notre système politique et économique actuel, un changement de système est indispensable.

Cependant, malgré le fait que nous ayons été perçu.e.s comme un mouvement étudiant, ce ne peut plus être le cas. Nous la jeunesse, qui avons milité jusqu'ici, ne pouvons pas continuer seul.e.s ce com- bat. Nous ne disposons pas de moyens de pression suffisants pour faire plier nos gouvernements, les entreprises et celleux qui sont responsables de la crise climatique. Mais chaque travailleur.euse a le pouvoir, en se mobilisant avec nous, de permettre à ces revendications de voir le jour. Vous avez le pou- voir d'exiger de vos entreprises qu'elles prennent conscience des dégats qu'elles causent à l'environ- nement, qu'elles réduisent leur impact sur notre Terre avant qu'il ne soit trop tard ! Sans vous, vos patrons.ne.s et leurs entreprises ne sont rien.

Le vendredi 15 mars nous étions plus de 60'000 à participer en Suisse à la grève internationale pour le climat qui s'est tenue dans plus de 100 pays à tra- vers le monde.

Le 24 mai et le 27 septembre auront lieu de nou- velles grèves mondiales pour le climat et Genève y participera naturellement, vous êtes tous.te.s invité.e.s à y participer. 

Comité d’organisation des manifestations du 1er mai (022 731 84 30 info@cgas.ch), constitué par CGAS Communauté genevoise d’action syndicale, Parti du Travail, Parti socialiste genevois, solidaritéS, Les Verts, Syndicat du personnel du BIT, Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné et les associations de personnel du CERN, de l’OIM, de l’OMPI, de l’OMS et de l’UIT, FICSA Fédération des associations de fonctionnaires internationaux. Soutenu par AVIVO, OSEO Œuvre suisse d’entraide ouvrière, CCSI Centre de Contact Suisses-Immigrés Genève, ASSMP Association Maison Populaire de Genève, MPF Mouvement populaire des familles, ATTAC Genève, CUP Collectif urgence Palestine, JSG Jeunesse socialiste genevoise, DAL Défense des Aîné-e-s des Locataires de l'Emploi et du Social, La Gauche-Genève, PCG Parti communiste genevois, ADC Association de défense des chômeurs, Gauchebdo, ACRG Association chilienne de Genève, ADTS Association de défense des travailleuses du sexe, AKM Association Centre culturel des Alévis de Genève, Les Jeunes vert-e-s, Association du personnel du CICR, CSS(r) Centrale Sanitaire Suisse romande

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Pour voir la suit des photos du 1ère Mai 2019

http://www.photographygeneva.com/lens_galleries/la-journee-internationale-des-travailleuses-et-travailleurs-1-mai-2019/

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