31/08/2009

Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble !

Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble !

 

GULER ZERE.jpg

 

Nouvel appel pour la libération de la prisonnière Güler Zere

Güler ZERE est une détenue politique incarcérée depuis 14 années.  Aujourd'hui, elle se trouve à la chambre pour les détenus de l'hôpital "Balcali" de la Faculté de la Médecine de l'Université de Cukurova (Adana).

Güler ZERE est privée du diagnostic à temps  et les soins efficaces à cause de l'isolement/traitement qui est en vigueur dans les prisons de la Turquie.



Encore, aujourd'hui, Güler ZERE est privée des soins suffisants. Il y a le risque de vie.



Les médecins spécialistes du département d'oncologie et de l'ophtalmologie de l'hôpital de l'université où Güler ZERE est soignée ont établie deux rapports médicaux.



Ces rapports ont été demandés par le procureur général de la République d'Elbistan (la ville de la prison de Güler) en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275 qui concerne l'Exécution des Peines et des Sécurités.

Le procureur compétent est lui puisque Güler était dans la prison d'Elbistan jusqu'a son transfert à l'hôpital.



L'article concerné est libellé :



"(...) Pour les autres maladies, l'exécution de la peine continue dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles. Mais, même dans ce cas, si l'exécution de la peine de la prison constitue un danger précis pour la vie du détenu, il y a le sursis à  l'exécution de la peine jusqu'à la guérison du détenu."

Le premier rapport établi par l'Université dit qu'il est impossible de soigner Güler ZERE dans les conditions de la prison et le deuxième rapport de l'Université dit que les soins pour Güler dans les sections pour les détenus des institutions de santé officielles non plus est possible.

En conséquence, les résultats communs des deux rapports déclarent que Güler ZERE a un risque de vie et un sursis à l'exécution de sa peine est nécessaire.



Le parquet d'Elbistan a envoyé ces rapports à la troisième section de la Médecine Légale d'Istanbul en se basant sur la circulaire de 01.01.2006/21 du Ministère de la Justice qui concerne "le sursis à l'exécution de la peine de prison à cause de la maladie".

L'article de la circulaire est libellé:



"(...) En cas de la contradiction dans les rapports établis par la Médecine Légale ou dans les rapports confirmés par la Médecine Légale et établis par les conseilles de santé des hôpitaux concernés ou dans le cas où le contenu des rapports n'est pas suffisant pour former une décision, il est nécessaire de demander un rapport Au Conseil Général de la Médecine Légale(...)".



Le Ministère de la Justice, en se basant sur cette circulaire, prévoit le contrôle des opinions médicales des professeurs et des maitres de conférences de la Faculté de la Médecine spécialistes dans leur domaine par les fonctionnaires de la Médecine Légale qui dépendent de la Ministère de la Justice.

 

 

 

 



Apres un voyage de 14 heures, on a traduit Güler ZERE devant le conseil de la Médecine Légale qui a fait un examen de 5 minutes.

Le résultat est "il n'est pas nécessaire un sursis à l'exécution de la peine".

L'examen de la Médecine Légale n'est pas scientifique.


Les médecins spécialistes qui sont le personnel de l'Institution de la Médecine Légale contrôlent les rapports de leurs professeurs et de leurs maitres de conférences.



Il y a plusieurs exemples qui démontrent que la Médecine Légale n'est pas impartiale et équitable. En plus, à cause des fautes scientifiques et des fautes de droit, le président de la République a demandé le contrôle de cette Institution par l'Institution de Contrôle de l'Etat.

La situation de Güler ZERE s'aggrave et l'Etat l'a abandonnée à la mort puisqu'elle est privée des soins efficaces, du moral, de libre choix de médecin et des soins alternatifs.



Le Ministère de la Justice doit corriger immédiatement sa faute de suivre la circulaire no.21 et doit laisser faire contrôler les rapports des Conseilles des Universités par l'Institution de la Médecine Légale.

Cette appréhension n'a pas une base légale et scientifique.


Güler ZERE doit être libérée immédiatement avec un sursis à l'exécution de sa peine en vertu de l'article 16/2 de la loi 5275.



Nous vous appelons d'arrêter cette mort et empêcher la mort de Güler ZERE devant nos yeux.



Pour cette raison, vous pouvez envoyer une télécopie ou vous pouvez appeler le Ministère de la Justice de la Turquie pour la libération de Güler ZERE.

Vous pouvez protester cette situation. Vous pouvez écrire une lettre de la solidarité à Güler ZERE.



Nous vous appelons à arrêter cette mort tous ensemble.



Pour soutien à Güler ZERE, vous pouvez écrire à cette adresse:



Güler ZERE


Çukurova Universitesi Balcali Araştırma Hastanesi Mahkum Koğuşu

ADANA – TURQUIE

et
Karatas Hapishanesi (Prison de KARATAS)


ADANA – TURQUIE

 

laha_kemoterapi.jpg

 

Protestation auprès du Ministère de la Justice:

 

Envoyez vos lettres de protestation au ministère turc de la justice :

M. Sadullah ERGIN, Ministre de la Justice

Republic of Turkey

Ministry of Justice

06669 ANKARA

Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

TEL: 90(312)417 77 70


FAX: 90(312)419 33 70

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Maison du Peuple de Genève

 

Demir SÖNMEZ

 

www.assmp.org

 

 

 

 

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27/08/2009

Grâce aux mobilisations de solidarité, Theodoris Iliopoulos est enfin libre après 49 jours de grève de la faim !

 

Grâce aux mobilisations de solidarité, Theodoris Iliopoulos est enfin libre après 49 jours de grève de la faim !

 

 

Genève le, 27 août 2009

 

 

 

Arrêté lors des manifestations des étudiants en décembre 2008 qui ont secouées la Grèce, Thodoris Iliopoulos était le dernier détenu dans les prisons grecques. Bien qu’il soit innocent, il avait été incarcéré sur la base des accusations fondées exclusivement sur le témoignage de deux policiers des forces spéciales. Pour dénoncer cette injustice, Thodoris Iliopoulos avait entamé un jeûne de la mort depuis le 10 juillet 2009.

 

Durant plus d'un mois, les autorités grecques ont refusé de lui fournir le service de santé approprié dans un hôpital et l'ont maintenu dans le cabinet médical de la prison sous-équipé. Il a été hospitalisé dans l'hôpital de Sotiria seulement il y a quelques jours.

 

Theodoris Iliopoulos a été libéré aujourd’hui midi après 49 jours de grève de la faim. Toutefois, sa libération est soumise à deux conditions : Theodoris ne doit pas quitter le pays et il doit se présenter au commissariat de la police local une fois toutes les deux semaines.

 

Nous pouvons nous réjouir de la libération, même conditionnelle, de Theodoris Iliopoulos qui peut enfin respirer à l’air libre et se soigner.

 

Nous tenons à remercier toutes personnes, organisations, institutions, médias, et autorités qui sont intervenues en faveur de la libération de Theodoris Iliopoulos.

 

 

Demir SÖNMEZ

22:26 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

22/08/2009

Exigeons la libération immédiate de Thodoris Iliopoulos !

Lundi 24 août 2009 à 20h

Initiative commune de solidarité pour Thodoris Iliopoulos de par le monde !

Exigeons la libération immédiate de Thodoris Iliopoulos !

 

Pétition auprès du ministère de la justice grecque pour la libération immédiate de Thodoris Iliopoulos

Un seul clic suffit

http://www.petitiononline.com/tokeli41/petition-sign.html

ou

http://www.assmp.org/spip.php?article328

 

 

 

Le jour d’action signalera pour Thodoris son 45ème jour en grève de la faim. Sa situation est déjà critique. La dernière personne de la révolte du décembre encore emprisonnée, doit être libérée – maintenant !

L’INITIATIVE DE SOLIDARITE POUR THODORIS ILIOPOULOS FAIT APPEL POUR UN JOUR D’ACTION EN DEMANDANT LA MISE EN LIBERTE IMMEDIATE DE THODORIS ILIOPOULOS, EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE 10 JUILLET.


 

On fait appel à tous les groups de solidarité de coordonner leurs actions -initiatives d’information, meetings- à l’objectif de la mise en liberté de Thodoris. Ainsi, le moment pour joindre nos voix et notre force en demandant la mise en liberté immédiate de Thodoris Iliopoulos, c’est le 24 août à 8.00 pm.

Dans le cadre de cette action, l’initiative de solidarité pour Thodoris Iliopoulos organise un concert de solidarité à Propylea, Athènes, le 24 août à 8.00 pm. Notre soutien à la lutte pour sa défense et sa liberté fait un souffle de vie pour Thodoris. Faisons sa voix entendue au bout du monde !

Exigeons la libération immédiate de Thodoris Iliopoulos

Publié jeudi 20 août 2009

 

Sur les 270 personnes qui ont été arrêtées depuis le début de l’insurrection le 6 décembre 2008 dans 15 villes en Grèce, Thodoris Iliopoulos est le seul qui reste embastillé. Il est encore en ce moment en détention provisoire sans jugement. Thodoris est le seul et le dernier prisonnier de décembre de la révolte grecque à se voir refuser la libération sous caution sous le prétexte qu’il est un anarchiste et donc « une menace pour la démocratie » aux yeux des autorités grecques et notamment de la cour d’appel qui a rejeté sa demande le 9 juillet 2009. C’est ainsi que le lendemain, n’y tenant plus en apprenant que son emprisonnement était prolongé de six mois, Thodoris a pris la décision de faire aussitôt la grève de la faim.

Voici ce que Thodoris Iliopoulos écrit le 5 août :

« Je fais une grève de la faim. C’est le seul moyen qu’a un prisonnier afin de protester pour la vérité et dénoncer l’énorme injustice, la haine et l’empathie des mécanismes de la « loi pénale », de l’arbitraire et la violence aveugle d’une « justice » et de ses fonctionnaires qui sont encore plus "aveugles". »

« Tout dépend de ce que les membres de cet État vont décider : soit je suis sur la voie de la liberté, soit de la mort définitive, ce qui serait un vrai scandale. Ce sont les mêmes personnes qui couvrent les scandales de Siemens et des propriétés de l’Église ; ceux qui accordent la liberté de voler des trésors ; les mêmes qui dénient toutes responsabilités dans les attaques incessantes contre les immigrés ou les meurtres de travailleurs. Ce sont les mêmes personnes de cet État qui étiquettent "menace pour la démocratie" et violent les droits de l’homme de ceux qui expriment une opinion, demande l’égalité, la justice, un avenir meilleur, ou l’avenir de nos enfants.

Je suis l’un d’eux.

Je suis l’une de ces dizaines de milliers de personnes actives avec une conscience, et non pas un citoyen passif. »

Soutenons activement la libération de Thodoris Iliopoulos

Thodoris Iliopoulos a été arrêté le 18 Décembre 2008 rue de l’Académie, à Athènes après avoir été frappé de façon aveugle par les forces spéciales de la police, selon des témoins et des journalistes qui étaient sur place.

Il a été placé en détention depuis le 22 Décembre dans la prison de Korydallos, accusé de 3 crimes et 2 délits. Les accusations sont fondées exclusivement sur le témoignage de deux policiers des forces spéciales. Thodoris a nié toutes les accusations depuis le début et il a protesté de son innocence en rédigeant des lettres et en donnant des entretiens aux médias. Toutes ses demandes d’être remis en liberté ont été rejetées à ce jour. Le 9 Juillet la Cour d’appel a ordonné la poursuite de sa détention provisoire pendant 6 mois, en rajoutant plus d’éléments de preuve arbitrairement dans l’acte d’accusation initial, alors que toutes les autres personnes qui ont été en garde à vue, avec des accusations similaires pour les événements de décembre, ont été libérées. Après que toutes les procédures judiciaires en faveur de sa libération aient été rejetées, il a commencé une grève de la faim en prison le vendredi 10 Juillet.

http://rebellyon.info/Exigeons-la-liberation-immediate.html

 

 

 

 

Maison du Peuple de Genève

www.assmp.org

23:36 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

20/08/2009

ALERTE emploi 24 août 2009 à 12h rue de la Monnaie près de la place Bel-Air

alerte emploi

24 août 12h-13h

rassemblement rue de la Monnaie

près de la place Bel-Air

24 août 2009 = ALERTE emploi

 

Pas question de continuer à payer leur crise !

 

 

Le 24 août 2009 la Ministre confédérale Doris LEUTHARD avec le secrétariat à l’économie (seco) convoque - à Boudry dans le canton de Neuchâtel - des «spécialistes» pour une journée de réflexion sur l’employabilité et pour répondre à la question: comment mettre à profit la crise?

 

Que peut-il bien en sortir pour les travailleuses et les travailleurs ?

RIEN, car la cheffe de l’économie avoue au GHI «je n’ai pas de boule de cristal» et prétend faire confiance au «système suisse» en préconisant «discipline personnelle et dynamisme économique» ; elle laisse ainsi toute latitude aux Thomas Daum (directeur de l’Union patronale suisse) qui annoncent clairement la couleur: «ça ira mal à la rentrée, des décisions comme celle de Frank Muller, il y en aura certainement une par mois».

 

Alors que l’on pourrait s’attendre à d’autres «mesures», l’orientation du seco persiste cependant dans la conception libérale qui affirme : «la crise est aussi une chance de réorganiser notre économie»...

 

alerte emploi

24 août 12h-13h

rassemblement rue de la Monnaie

près de la place Bel-Air

 

 

 

Comment réorganisent-ils «notre» économie ? Avec un soutien sans  limites aux banquiers ; en renonçant à tout contrôle sur les activités des affairistes ou spéculateurs ; en favorisant la concentration des opportunités de profit ; en limitant l’accès aux crédits pour provoquer des faillites ; en délocalisant la production ; en transformant certains services publics en société anonyme ; en bousillant les

socles de nos assurances sociales ! etc.

 

Pour tenter de sortir de leur crise, le Conseil fédéral et les capitaineries patronales cherchent, encore une fois, à réduire par tous les moyens le«coûtdu travail». 24

 

Nous nous opposons fermenent à ces choix politiques qui visent àreplâtrer le «système» en reportant tout le poids de ses contradictions

sur les seuls salairé-e-s.

 

Aux excès d’individualisme et d’exploitation, nous opposons notre action unie et solidaire : nous n’allons pas les laisser faire!

 

C’est pourquoi nous organisons aujourd’hui un rassemblement ALERTE pour l’emploi qui s’inscrit dans la préparation de la manifestation convoquée par les deux centrales syndicales nationales (Union syndicale suisse et Travail.Suisse) à Berne du 19 septembre 2009.

 

A Genève, une large coalition de syndicats, mouvements sociaux et

partis politiques appellent également à manifester pour exiger:

 

La création et la garantie des emplois pour répondre  aux besoins des plus démunis

 

• Non aux licenciements, notamment dans les entreprises qui

 

continuent à faire des bénéfices ou qui bénéficient d‘aide étatique, de

 

rabais fiscaux ou du chômage partiel ;

 

• Pour le maintien du pouvoir d’achat par une hausse des salaires et

 

l’instauration d’un salaire minimum légal ainsi que le refus de toute

 

forme de précarité et de sous-enchère salariale.

 

Un véritable plan de sauvegarde des travailleurs-euses en lieu et place des cadeaux aux spéculateurs

 

• Pour l’augmentation des prestations de chômage et de leur durée à

540 jours et l’abolition des délais d’attente ;

 

• Pour le maintien des rentes (LPP et AVS), et de mesures

d‘assainissement à la charge des employeurs.

 

 

 

 

Une large mobilisation des salarié-e-s est aujourd’hui une nécessité ! Nous vous invitons à une première action d’envergure...

 

tous à la manifestation nationale à Berne le 19 septembre 2009

 

rassemblement place du Molard à 8h30, puis déplacement en cortège jusqu’à Cornavin pour le train spécial de 10h51

inscription en ligne à

 

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1301

as question de continuer à payer leur crise!

Premiers signataires : Communauté genevoise d’action syndicale CGAS avec notamment APC, Comedia, Communication, SIT, SSP/VPOD, Syna, Unia, puis solidaritéS, Parti socialiste genevois PSG, Parti du Travail PdT, Attac, Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, Gauche anticapitaliste, IGIF (Fédération des travailleurs immigrés kurdes de Suisse), Les Communistes, Association « 25 de Abril » de Genève, Jeunesses socialistes, United Black Sheep, Maison du Peuple de Genève, Comité du FSL, Mouvement pour le socialisme MPS, Comité Interdiction des Licenciements

 

17:21 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

10/08/2009

Campagne de signature pour Güler ZERE !

 

Campagne de signature pour Güler ZERE

Maison du Peuple de Genève vous invite a cliqué sur le lien ci-dessous pour signer une petition en faveur de Libération de Madame Güler ZERE !

S’il vous plaît

Un seul clic suffit

http://gulerzere.blogspot.com/

 

 

 

Appel urgent pour sauver la prisonnière politique Güler Zere

 

laha_kemoterapi.jpg


Güler Zere, 37 ans, prisonnière politique incarcérée depuis 14 ans, atteinte d'un cancer terminal.


Dans les prisons de Turquie où règne le modèle de l’isolement et du traitement (un euphémisme qui désigne le programme de dressage des prisonniers politiques, NDT), une détenue est sur le point de mourir. Bien que la Turquie ait signé toutes les conventions internationales relatives à la protection des droits de l’homme et du prisonnier, les violations des droits du détenu et la mort y sont légion. D’après les organisations humanitaires indépendantes, en Turquie, 306 personnes seraient mortes dans les centres d’enfermement de 2000 à 2009. La nouvelle proie du régime carcéral en Turquie est à présent une prisonnière politique dénommée Güler Zere, âgée de 37 ans et privée de liberté depuis 14 ans.



Après avoir été condamnée par la Cour de sûreté de l’Etat (DGM) de Malatya, Güler Zere avait été incarcérée à la prison de Elbistan. C’est là que son cancer avait été diagnostiqué. Si elle a l’article de la mort aujourd’hui, c’est parce que son cancer n’a été dépisté que tardivement et que le traitement de sa maladie s’est heurté aux prétextes du « chacun son tour » et du « manque de place ».



Etant entendu que « l’effet accru de la douleur et du chagrin inhérents à la peine »  produits par une « longue privation de liberté » constituent en soi un mauvais traitement, il n’est pas nécessaire de recourir activement à un pareil traitement pour causer du tort à un détenu. Dans l’application de la peine, une indifférence entraînée par « une insuffisance généralisée ou par un enchaînement de négligences individuelles » peut aboutir aux mêmes conséquences. L’échec et l’indifférence observés lors du traitement médical doivent par conséquent être considérés comme des preuves de mauvais traitements. La direction pénitentiaire a en effet affiché une indifférence totale de sorte que la maladie de la prisonnière a atteint un point de non-retour. Par conséquent, les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) qui garantissent respectivement le « droit à la vie » et l’interdiction « de la torture, des peines ou traitements inhumains ou dégradants » ont été gravement bafoués.




L’article 16 de la loi 5275 sur l’application des peines et des mesures de sécurité prévoit l’annulation de la peine si ses effets outrepassent les buts qui caractérisent cette peine. D’après le paragraphe 2 de cet article, il y a annulation de l’application de la peine en cas de manque de moyens pour les traitements médicaux ou s’il s’agit d’une maladie nécessitant une hospitalisation prolongée ou encore si le maintien du malade dans le service hospitalier de la prison constitue un danger imminent pour sa vie. C’est précisément ainsi que doivent être considérées la nature de la maladie de Güler ZERE et les négligences rencontrées au cours de son traitement. Malgré cette nécessité impérieuse, à nos jours, nos diverses requêtes sont restées lettre morte.

Par la présente, nous demandons une nouvelle fois la libération immédiate de Güler ZERE telle que la loi l’y autorise. Toute attitude contraire entraînera inéluctablement sa mort. Nous appelons l’opinion publique à empêcher ce nouveau décès.

 
Maison du Peuple de  Genève
 
Demir SONMEZ
 
Natel : 079 256 30 11
 
www.assmp.org

 

 

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque

 

 

· President of Turkey, Mr. Abdullah Gül, Cumhurbaskanligi

06100 Ankara, Turkey ; Fax : +90 312 468 5026 ;

Email : cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

 

· Prime Minister, Mr. Recep Tayyip Erdogan, Office of the

Prime Minister Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

Fax : + 90 312 417 0476 ;

receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

 

M. Sadullah ERGIN, Ministre de la Justice

Republic of Turkey

Ministry of Justice

06669 ANKARA

Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

Tel : 00 90 312 419 46 69

Fax : + 90 312 414 62 26

 

· Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü, Permanent Mission of

Turkey to the United Nations in Geneva, Ch. du Petit-Saconnex 28b - CP

271, CH-1211, Geneva 19, Switzerland,

E-mail : mission.turkey@ties.itu.int,

Fax : +41 22 734 08 59

 

· Diplomatic Mission of Turkey to the European Union in

Brussels, avenue Louis Lepoutre, 99, 1050 Bruxelles, Belgium,

Fax : + 32 2 340 98 79.

 

 

· United Nations High Commissionner for Human Rights :urgent-action@ohchr.org

 

 

 


 

Pour toute correspondance avec Güler ZERE :

 

Bureau du droit du peuple
(tayadkomite@hotmail.com, 16 juin 2009)


Çukurova Üniversitesi Balcalı Araştırma Hastanesi Mahkum

 

Koğuşu/ADANA

Ve Karataş Hapishanesi/ADANA 


Association des familles de prisonniers (TAYAD)

Güzeltepe Mah.
Öznur Sok. A Blok

No: 19 Kat:1 D:2

Eyüp / ISTANBUL

Tel/Fax: +90 (0) 212 231 57 73

Courriel : hucreiskencedir@yahoo.com ; tayadkomite@hotmail.com

 

 

www.assmp.org

 

18:49 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

03/08/2009

Libération du groupe de Zahra

Libération du groupe de Zahra

 

Liberté pour les embastillés de Marrakech !

 

 

Ils ont été arrêtés en mai 2008, emprisonnés à la prison de Boulmharez à Marrakech, sauvagement torturés par la police pour avoir protesté contre les mauvaises conditions de vie et d’études. La police s’est acharnée de manière particulièrement abjecte sur Zahra Boudkour, la seule fille du groupe. Le 11 juin ils ont entamé une grève de la faim de 46 jours à l’issue de laquelle plusieurs d’entre eux étaient dans le coma.. Un procès en appel a eu lieu le 4 août : leur détention a été prolongée. Depuis les procès sont ajournés de mois en mois …

 

 

Libération du groupe de Zahra

Maison du Peuple de Genève vous invite a cliqué sur le lien ci-dessous pour signer une petition en faveur de Libération du groupe de Zahra !

Un seul clic suffit

http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php ?id=421

 

Voilà bientôt 15 mois qu’ils subissent une détention injuste et injustifiée, que les droits de l’homme y sont bafoués, que le pouvoir qui ose parler de « marche vers un Etat de droit » s’abaisse à harceler et mépriser la jeunesse qui est l’avenir du pays. Le dernier procès a eu lieu le 28 mai. Leurs familles ont voulu y assister. Elles ont été tabassées, humiliées, menacées de viol…

 

 

Zahra est très malade, elle souffre d’une maladie gynécologique à la suite d’un viol à la matraque. On lui refuse le droit d’être examinée par un gynécologue. Le doyen de la fac s’acharne à lui faire échouer ses examens qu’elle tente de préparer malgré son état...

 

A bout de force elle se remet en grève illimitée de la faim. Plutôt mourir que subir ces humiliations !

 

"Pendant les années les plus noires du protectorat, pendant les années les plus dures du règne de Hassan II, un tel acharnement contre des prisonniers d’opinion et leurs familles était inconcevable.." Khalid Jamaï.

 

Merci de votre mobilisation pour tenter d’obtenir leur libération.

 

http://azls.blogspot.com/2009/06/liberte-poru-les-embastilles-de.html

 

Prénom, Nom

Profession :

Adresse :

code postal Localité :

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Monsieur le Ministre

 

Je me joins à Solidarité Maroc 05 pour protester vivement contre la longue détention de 11 étudiants de Marrakech du groupe de Zahra toujours détenus à la prison de Boulmharez et demande aux autorités de procéder d’urgence à leur libération .

 

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma vigilance citoyenne

 

Signe

 

 

 

 

 

22:53 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

13/07/2009

Les droits de l’Homme bafoués au Kurdistan !

Rapport de l’IHD: les droits de l’Homme bafoués au Kurdistan

L’association des droits de l’Homme (IHD - Insan Haklari Derneği  ) d’Amed (Diyarbakir) a publié un rapport semestriel qui fait état des violations des droits de l’homme dans la région du Kurdistan depuis le début de l’année 2009. Selon le rapport, les atteintes aux droits de l’Homme, pour ce premier semestre, se comptent au nombre de 131 249 et 112 018 personnes ne peuvent plus bénéficier de la carte verte au motif qu’elles ont voté pour le DTP lors des élections municipales.

Lors de la conférence de presse organisée devant le siège de l’Association, l’adjoint du secrétaire général, Mr Muharrem Erbey a déclaré que la lutte contre les violations des droits de l’Homme, dont les chiffres sont en hausse, suppose la résolution de la question kurde. Or, selon Mr Erbey, les violations des droits de l’Homme se sont multipliées au lendemain du 29 mars 2009, date des élections municipales en Turquie. « Bien que nous ayons été ravis de la baisse même minime des violations des droits de l’Homme au cours des trois premiers mois de l’année 2009, nous sommes préoccupés par la multiplication explosive des violations au lendemain des élections municipales du 29 mars » a-t-il déclaré. L’adjoint du secrétaire général vise notamment les arrestations massives qui ont eu lieu parmi les membres du DTP et du KESK ( Confédération des travailleurs de la fonction publique) en Turquie au lendemain des élections municipales qui ont marqué la victoire du DTP dans la région du Kurdistan, faisant d’elle la principale formation politique influente.


Annulation des cartes vertes pour les électeurs du DTP:



Selon les déclarations de Mr Erbey, au lendemain des élections municipales près de 112 018 personnes vivant dans la région du Kurdistan ont perdu le droit d’usage de la carte verte. La carte verte, créée pour pallier aux carences de la couverture sociale, est une carte d’accès aux services sanitaires et sociaux adressées aux familles les plus nécessiteuses.



Arrestations massives à la suite des élections municipales:



Lors de la conférence de presse, Mr Ekbey a dénoncé les arrestations massives qui ont eu lieu 14 jours après les élections municipales parmi les milieux associatifs, le KESK et les membres du DTP, qualifiant l’évènement de véritable « chasse aux sorcières ». Près de 945 personnes ont été placées en détention, parmi lesquelles 414 personnes ont été incarcérées, dans le cadre des opérations contre le DTP.

« Plusieurs personnes, contre lesquelles des discussions mêmes banales obtenues par écoutes téléphoniques ont été présentées comme éléments de preuves, ont été arrêtées dans un climat de violations des lois et des droits de l’Homme. Alors que les suspects et leurs avocats ne pouvaient étudier les dossiers en raison de leur « confidentialité », des informations ont été secrètement et illégalement communiquées à la presse. Les plaintes et les demandes d’application de la décision de « confidentialité » à l’égard de la presse ont été rejetées. Les personnes placée en détention ont été présentées comme coupables aux yeux de l’opinion publique alors qu’elles n’avaient même pas connaissance du chef d’inculpation » a déclaré Mr Muharrem Erbey.



Un bilan désastreux en matière de respect des Droits de l’Homme:

Après avoir rappelé l’existence des pratiques discriminatoires dans la région, l’adjoint au secrétaire générale de l’Association des droits de l’Homme a déclaré que le problème le plus critique et gangreneux se trouve être la polique carcérale puisque les violations des droits de l’Homme en prison sont systématiques (677 recours auprès de l’IDH pour des violations des droits au sein des établissements carcéraux). « Que personne ne vienne s’étonner si la situation en vient à exploser dans les prisons, en raison des conditions de vie et des politiques d’ oppressions » a-t-il expliqué en prenant l’exemple de Recep Çelik, un détenu qui s’est suicidé dans la prison de Batman.



Mr Erbey a également annoncé:



47 manifestations et / ou réunions ont été perturbées par les forces de l’ordre qui ont fait ingérence et  près de 501 personnes ont été arrêtées à la suite de ces manifestations démocratiques,

Près de 73 maisons ont été perquisitionnées par les forces de l’ordre qui ont agit avec violence,



21 personnes ont saisis l’IHD pour avoir été torturées et avoir subi des mauvais traitements lors de leurs détentions,



109 personnes ont saisi l’IHD pour avoir été torturé hors détention,

Près de 215 personnes ont été blessées par les forces de l’ordre lors de grandes manifestations,



Mr Erbey a rappelé qu’à Amed (Diyarbakır), une femme, invitée chez des connaissances qui habitent le quartier Ofis, a été violée par près de 4 agents de Police.



Mr Muharrem Erbey a rappelé que le système des gardiens de villages était à l’origine de nombreux cas de violations des droits de l’Homme. «  La mort et les larmes ont toujours été le résultat des politiques sécuritaires adoptées par l’Etat lorsqu’il s’agit de la question kurde. Pour les six premiers mois de l’année 2009, la violation des droits de l’Homme par les gardiens de village ont fait 49 morts et 8 blessés [NDLR: massacres à Bilge - Mardin], 33 cas de tortures et de mauvais traitements révèlent l’implication des gardiens de villages » a-t-il expliqué.

D’après le rapport, les pressions et menaces des policiers se multiplient au Kurdistan. Mr Erbey explique notamment que les agents de forces de l’ordre n’hésitent pas à kidnapper les individus pour les menacer et les obliger à travailler pour le compte de l’Etat en tant qu’agent informateur. Près de 7 personnes victimes des menaces ont saisi l’IHD depuis le début de l’année.



Après l’intervention de Mr Erbey, Mr Ali Akinci, représentant régional de l’IHD, a comparé les six premiers mois de l’année 2009 aux années 2006, 2007 et 2008. Le bilan est désastreux.



Alors que les morts et les blessés dûes à la lutte armée sont en baisse, les cas de mauvais traitements et de tortures sont en hausse: 560 cas dont 49 personnes ont trouvé la mort.



En 2008, les cas de violations des droits en prison étaient au nombre de 351. Ils sont au nombre de 677 pour les six premiers mois de l’année 2009. (Source: Firat News Agency - bersiv.com, 10 juillet 2009)

 

 

http://www.info-turk.be/371.htm#Rapport

 

 

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06/07/2009

Un artiste britannique s'exile de Turquie après un conflit sur une oeuvre



Un artiste britannique en conflit avec les autorités turques pour un collage représentant le Premier ministre Erdogan en chien a affirmé jeudi ne pas envisager de revenir en Turquie avant que sa liberté soit garantie.

Michael Dickinson, qui a vécu pendant 23 ans en Turquie, avait été acquitté en septembre dernier après des poursuites engagées pour son oeuvre "Good Boy". Ce collage qui représente le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avec le corps d'un chien, au bout d'une laisse faite à partir du drapeau américain, a été réalisé pour protester contre la participation de la Turquie à la guerre en Irak, selon l'artiste.

Mais cet acquittement a été annulé en juin, les juges estimant que l'artiste, résident de longue date en Turquie, aurait dû être au courant des sensibilités et coutumes du pays, selon son avocat Volkan Gultekin.

M. Dickinson, qui a quitté la Turquie et réside à présent près de sa ville natale de Durham, dans le nord-est de l'Angleterre, a qualifié ce retournement de "vraiment stupide".

"Je n'ai pas l'intention d'y retourner avant d'être sûr que je peux marcher librement", a-t-il indiqué à l'AFP expliquant avoir dû passer dix jours en prison avant son acquittement.

"Je me suis juste dit, ça suffit, comment peut-on être acquitté et puis que cela soit changé? Je pensais quitter la Turquie de toute façon, mais cela a certainement hâté mon départ".

La Turquie a été encouragée par ses partenaires à mieux respecter la liberté d'expression alors que le pays négocie son entrée dans l'Union européenne.

Michael Dickinson, qui gagnait sa vie en Turquie en enseignant l'anglais dans des universités turques, affirme avoir été mis sur une liste noire visant à l'écarter de ces emplois après la controverse.

Il dit en avoir été réduit à lire les lignes de la main des passants pour payer son loyer.

Une porte-parole du ministère de l'Intérieur britannique n'a pas pu indiquer si Londres avait reçu une demande d'extradition de la Turquie dans le cas de M. Dickinson.

Son avocat a estimé peu probable son extradition. (AFP, 2 juil 2009)

http://www.info-turk.be/371.htm#artiste

 

Demir SÖNMEZ

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02/07/2009

16ème anniversaire du massacre des intellectuels alévis par les islamistes

16ème anniversaire du massacre des intellectuels alévis par les

islamistes

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Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l’hôtel Madımak à Sivas
Comment peut-on oublier cette date ? 37 célébrités furent brûlées à Sivas, dans l’hôtel Madimak incendié, le 2 juillet 1993, par des intégristes islamistes.


Une festivité fut organisée le premier et second juillet 1993 en hommage au Pir Sultan Abdal (XVIe siècle), représentant de la littérature alévie en Anatolie.

Pir Sultan était un abdal (derviche dans l’Alévisme) et un grand poète. Le gouverneur de la ville de Sivas, Hizir pasha, l’a fait pendre car on l’a accusé de soutenir les séfévides (dynastie iranienne). Pir Sultan n’était pas seulement un abdal comme les autres, tranquillement assis dans son tekke (couvent), il était avec le peuple et voyait les souffrances du peuple.

Plusieurs chanteurs, écrivains, journalistes,… ont participé aux festivités. Les Alévis ont dansé le Semah, ont fait le Cem,…bref tout se déroulait comme prévu le premier juillet… sauf que personne n’a remarqué les regards noirs des espions.

Le second jour fut un désastre : un vendredi, jour saint des musulmans, les islamistes, après l’ablution et la prière à la mosquée, ont mis le feu à l’hôtel Madimak où logeaient les participants à la festivité alévie.

Le but était en effet, la mort d’Aziz Nesin, écrivain alévi qui, soi-disant, a publié un livre de Salman Rüstü insultant la femme du prophète. Cependant celui-ci a survécu (est décédé en 1995) et ce fut 37 autres intellectuels qui moururent brûlés dans cet incendie que nul n’a empêchée, que nul n’a tentée d’éteindre.

Ni pompier, ni police, ni gendarme,… étaient là. Toute la foule a écouté les hurlements de souffrance et de douleur venant de l’intérieur, les cris d’horreur demandant du secours, les pleurs des innocents,…

C’est quand même honteux d’avoir tué 37 personnes pour une seule. Cette honte se renforce avec la rénovation, grâce aux crédits empruntés à l’Etat, de cet hôtel qui est toujours en usage de même qu’une rôtisserie. Qui est donc le coupable de ce crime ? Aziz Nesin ? Les islamistes ? L’Etat ?

Peu importe le(s) coupable(s). Quel serait l’intérêt de les châtier une fois que le monde a perdu 37 êtres chers.

Cela fait aujourd’hui seize ans que sont mort ceux-ci. Eux, ils sont morts une seule fois, or nous, nous mourrons tous les jours, en particulier tous les 2 juillet. Nous mourrons de honte, de la honte du pays qui ose toujours se dire laïque.

Dans ces derniers temps, on entend souvent parler d’un projet concernant la transformation de l’hôtel Madimak en un musée. J’encourage vivement la réalisation de ce projet car, effectivement, ce serait le seul moyen de purger le pays de cette honte.

Plus, on essaye d’oublier ce mauvais souvenir, plus ce sentiment de honte grandit en nous. C’est pourquoi, il vaut mieux se confronter avec nos sentiments, nos souvenirs, que de les oublier. Et seul le musée de Madimak pourra nous permettre d’apaiser la douleur que l’on ressent en se souvenant des faits.

Eylem Aydemir

Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l’hôtel Madımak à Sivas

LE POGROM DE SIVAS ANNONCE UNE GUERRE DES SECTES EN TURQUIE

L’alarmante monté du fondamentalisme islamique en Turquie, encouragé par la campagne ultra-nationaliste et conservatrice de Ciller, fut marquée le 2 juillet par un incendie criminel dans un hôtel provoquant la mort de 37 personnes et causant des blessures à 60 autres dans la ville de Sivas, située au centre de l’Anatolie. Toutes les victimes étaient des invités, y compris les auteurs et poètes qui assistaient à un festival culturel pour commémorer la mémoire du leader alévi, Pir Sultan Abdal, exécuté au 16e siècle par les leaders ottomans.

Les émeutes de Sivas constituent l’incident violent le plus grave de la Turquie laïque, mais peuplée principalement par des musulmans, depuis 1978, lorsque sont mortes 117 personnes au cours d’une émeute sunni à Kahramanmaras.

Comme il a été expliqué dans les précédents numéros d’Info-Türk, les groupes radicaux de la majorité sunni en Turquie s’étaient préparés pour une guerre sainte contre la minorité alévi et les principales personnalités laïques.

Il convient de signaler que les incidents se sont produits dans une ville où la municipalité appartient au fondamentaliste Parti du Bien-être (RP). Les fondations établies et soutenues par le maire de Sivas, et membre du RP, sont les centres principaux des activités anti-laïques. La Chambre de Commerce provinciale fait savoir que la municipalité n’accorde pas l’autorisation d’agir ou crée des difficultés à ceux qui ne font pas des dons à ces communautés.

A Sivas réside également une importante communauté alévi. Lorsque celle-ci a commencé à organiser une série de fêtes à la mémoire de Pir Sultan Abdal, les représentants du RP ont tenté de provoquer une confrontation avec les sunnis. Des dépliants signés par les "Musulmans" et les "Musulmans de Turquie" lançant un appel à la "guerre sainte" ont été distribués avant le début des festivités.

Les autorités de l’Etat, malgré les avertissements de la population locale, n’ont prit aucune mesure et ont permis aux groupes fondamentalistes de commettre une des atrocités les plus honteuses de l’histoire de la République.

La présence de l’écrivain Aziz Nesin à Sivas servit de prétexte pour inciter les gens à l’émeute. Il était déjà la cible des fondamentalistes pour avoir publié des passages du polémique livre de Salman Rushdie, Les Versets Sataniques dans le quotidien Aydinlik, dont il est rédacteur en chef. Les bureaux d’Aydinlik à Istanbul, Izmir et Diyarbakir avaient été attaqués et détruits par les manifestants fondamentalistes en mai et juin, après la publication des extraits.

Un jour avant les émeutes, les journaux locaux avaient attaqué Nesin pour les remarques qu’il avait faites au cours d’un discours prononcé pendant le festival où il critiquait l’Islam et se déclarait non croyant. Selon les observateurs, sans le prétexte Nesin il se serait produit un autre incident, faisant sortir une fois de plus les fondamentalistes de Sivas dans la rue et les dirigeant contre les alévis.

Provoqué encore pendant les prières de vendredi, un groupe initial de quelque 500-600 personnes a entrepris une marche dans les rues de la ville chantant des slogans contre Nesin et le gouverneur, Ahmet Karabilgin, qui fit ériger récemment un monument en l’honneur de Pir Sultan Abdal devant le centre culturel de la ville. Progressivement, les manifestants ont pris de la force et se sont dirigés vers l’Hôtel Madimak où logeaient Nesin et les autres invités du festival Pir Sultan Abdal.

Ils ont tout d’abord attaqué l’hôtel avec des pierres et des bâtons. Des hommes ont essayé de grimper jusqu’aux balcons du premier étage. Des milliers de personnes scandaient des slogans en faveur de l’Islam. En état de siège, Aziz Nesin et d’autres intellectuels qui se trouvaient dans l’hôtel ont appelé plusieurs fois le leader du SHP et le vice-Premier Ministre Erdal Inönü, leur demandant d’ordonner aux forces de sécurité de faire cesser l’attaque, mais aucune aide n’arriva. Personne n’arrêta les et les forces de sécurité n’ont pas été dirigées d’une manière coordonnée et active. Par la suite on comprit qu’une telle attitude de la part des autorités était due aux instructions et suggestions provenant d’Ankara, et plus particulièrement du Président de la République.

Finalement, le soir, un groupe de manifestants mit le feu à l’hôtel. "C’est le feu de l’enfer", criaient les manifestants.

Bien qu’Aziz Nesin fut sauvé au dernier moment et put quitter Sivas escorté par la police, d’autres hôtes, y compris des auteurs distingués comme Asim Bezirci, Muhlis Akarsu et Nesimi Cimen sont morts dans l’incendie. La plupart des victimes étaient membres d’un groupe Semah (danse traditionnelle alévi), qui se trouvait sur les lieux pour assister au festival Pir Sultan Abdal.

Pendant ce temps, les manifestants s’attaquaient au monument de Pir Sultan Abdal qui venait d’être érigé, le précipitaient à terre pour l’y détruire.

Les autorités de l’Etat, qui n’ont pris aucune mesure pour éviter le massacre, au lieu d’en poursuivre les instigateurs, tentèrent d’accuser Aziz Nesin d’avoir incité les gens à l’émeute par ses déclarations contre l’Islam.

Le Premier Ministre Ciller a même choqué tout le monde au Parlement lorsqu’elle minimisa l’incident et affirma que l’hôtel avait été brûlé par son propriétaire. Aussi bien elle que les ministres du DYP formant partie de son gouvernement n’ont à aucun moment prononcé un seul mot exprimant du regret pour les incidents. Ils ont même refusé d’assister aux funérailles des victimes.

En fait, Ciller elle-même est une des grandes responsables de la récente éruption de violence fondamentaliste. Dans ses provocants discours, lors de la convention d’urgence du Parti de la Juste Voie (DYP) où elle fut nommée présidente, elle exprimait fréquemment le désir "d’entendre l’appel islamique à la prière (ezan) dans chaque quartier turc" et faisait constamment allusion à Allah, l’Islam et le drapeau turc.

La colère de la communauté alévi est si profonde que lors des funérailles célébrées à Ankara le 6 juillet, le leader du SHP et vice-Premier Ministre Inönü a été hué par quelque 20.000 personnes, et sa tentative de s’adresser à la foule s’est vue interrompue par de vives protestations. Lors des élections de 1991, les Alévis avaient soutenu le SHP, et dans le gouvernement de coalition DYP-SHP plusieurs personnalités alévis étaient devenues ministres.

Les leaders alévis ont déclaré : "Le gouvernement est responsable de l’incendie criminel et la violence réactionnaire pro-Shariah. Le SHP se montre insensible aux agressions fondamentalistes et ce dans l’intérêt de leurs sièges ministériels. Le gouvernement n’a exprimé officiellement aucun regret, ou excuse, pour le sanglant incident. L’Etat, la police, les soldats, le gouvernement et le parti [SHP], portent tous une part de responsabilité. Les ministres du SHP devraient démissionner immédiatement".

Ne prêtant pas attention à la colère croissante, l’Etat poursuit sa discrimination envers Alévis et accentue son soutien à la majorité sunni.

Le quotidien Aydinlik rapportait les 14 et 15 août que des villageois sunnis recevaient des armés et étaient entraînes au le troisième quartier général de l’armée, dans la province d’Erzincan pour, semble-t-il, être utilisés contre les Alévis locaux. Les Sunnis armés ont commencé à surveiller les routes principales pendant la nuit. Les villageois bloquent ces routes et demandent les papiers d’identité aux conducteurs et aux passagers de tous les véhicules. Après un raid de la guérilla kurde à Uluköy, Erzincan, les lignes téléphoniques d’au moins cinq villages alévis de la zone ont été coupées.

L’échec du gouvernement dans la prévention des attaques sunnis contre les Alévis a soulevé une grande colère dans la communauté. Maintenant, réagissant contre l’horreur de Sivas, les 20 millions d’Alévis turcs, qui jusqu’à présent se situaient au centre-gauche, pourraient adopter une position plus radicale et faire opposition aux côtés des Kurdes.

http://www.info-turk.be/201-202.F.htm

 

Maison du Peuple de Genève

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20:11 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

25/06/2009

La police turque a tué 53 fois !

Sur le chemin de l’Europe, les autorités turques continuent à bafouer les droits humains :

 

Ces deux dernières années, la police turque a tué 53 fois !

 

 

 

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Le récent rapport de la Fondation turque des droits de l'homme (TIHV) indique que la torture, les mauvais traitements et les assassinats restent les pratiques quotidiennes de la police turque.

 

Selon ce rapport, depuis juin 2007 (date de l'adoption d'une loi renforçant les pouvoirs de la police), 53 personnes ont été tuées par la police dont 40 suite à l'usage des armes à feu (lors de manifestations, de descentes dans des maisons ou de non observations de sommation).13 autres ont perdu la vie dans des lieux de détention de la police.

 

TİHV indique que « selon les normes internationales, les forces de sécurité peuvent recourir aux armes à feu si elles ou d'autres personnes sont en danger de mort. Cependant, avec la modification de la loi sur les devoirs et pouvoir de la police, cette dernière utilise des armes même lorsqu'il n'y a absolument aucune menace. »

 

416 cas de torture et de mauvais traitements

 

Dans son rapport précité, la TIHV fait aussi un bilan des victimes de pratiques de la torture et de mauvais traitements dans ce pays selon les informations à sa disposition.

 

Voici le classement fait par cette organisation.

 

Passage à tabac : 230 cas

Insultes : 57 cas

Gaz lacrymogène : 47 cas

Menaces : 34 cas

Eau pressurisée et froide : 11 cas

Harcèlement verbal : 7 cas

Menaces de mort : 5 cas

Menaces de viol : 5 cas

Violence sur les parties génitales : 4 cas

Maintien dans un endroit froid et obscur : 3 cas

Maintien sur les genoux ou sans mouvement : 3 cas

Privation de nourriture et d'eau : 2 cas

Viol avec une matraque : 2 cas

Suffocation : 2 cas

Maintien nu : 2 cas

Contrainte à faire des gestes non souhaités : 2 cas

 

Dans des lieux publics et de détention

 

Le fait qu'un nombre important de ces cas (168) se soient déroulés dans des lieux publics démontre la banalisation de la pratique de la torture et de mauvais traitement dans ce pays. 109 cas ont eu lieu dans des centres de détention.

 

La TİHV précise que « lorsqu'on analyse les données et les témoignages, on constate que la police a recours fréquemment à l'usage de la force de manière disproportionnée lors d'arrestations, de contrôles d'identité et de fouille ».

 

Dans 47 provinces

Au cours de deux dernières années, 1.605 personnes ont été victimes de violations de leurs droits dans 47 provinces lors de 331 évènements répertoriés. Les provinces suivantes totalisent la majorité de ces événements : Istanbul (109), Izmir (23), Diyarbakır (23), Hakkari (23), Van (16), Ankara (14) et Adana (14).

 

Selon la TIHV, ces données prouvent que les violations des droits humains sont dues au renforcement des pouvoirs de la police et ne sont pas des cas isolés, mais plutôt des violations systématiques et répandues dans tout le pays.

 

 

 

Genève le, 21 juin 2009

 

 

Maison du Peuple de Genève

 

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org

 

 For English version, please see :

http://www.bianet.org/english/health/115284-report-53-people-killed-by-police-in-two-years

 

12:27 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

19/05/2009

Solidarité avec le peuple tamoul !

 

Solidarité avec le peuple tamoul !

 

 

Libéré en 1948 de la colonisation britannique, le nouvel Etat du Sri Lanka accorde à la majorité cingalaise des droits qu’il refuse à la minorité tamoule. Les revendications non-violentes de celle-ci sont ignorées.

 

En 1983, une vague de massacres chasse de nombreux Tamouls vers les régions où ils sont majoritaires. Par centaines de milliers ils fuient le Sri Lanka. Ils sont aujourd’hui 45 000 en Suisse et un tiers sont devenus suisses sans oublier leur pays d’origine ni leurs proches.

 

Pour noyer dans le sang l’espoir d’une patrie tamoule, Mahinda Rajapakse, actuel président du Sri-Lanka, a rompu en 2005 les négociations entre les deux parties.

 

Par intérêt, les grandes puissances ont tourné le dos au peuple tamoul.

 

Pour cacher ses crimes de guerre, Mahinda Rajapakse a fermé aux médias l’accès aux zones de combat.

 

Depuis 4 mois, en Angleterre, en Australie, aux Etats-Unis, en France en Suisse et ailleurs dans le monde, l’information a filtré grâce à une mobilisation formidable de la diaspora tamoule. Elle n’a toutefois pu empêcher la tuerie.

 

Cent enfants tués, samedi 9 mai dans un hôpital. Et des milliers de civils tous les jours.

 

Mercredi 13 mai, Barack Obama demande au gouvernement sri lankais des mesures urgentes. La mort de civils préoccupe le Conseil de sécurité des

Nations Unies qui «reconnaît (pourtant) le droit légitime du gouvernement du Sri Lanka de combattre le terrorisme».

 

Jeudi 14 mai, le CICR annonce «une catastrophe humanitaire inimaginable».

 

Dimanche 17 mai, dans un bain de sang, le président sri lankais prévoit la fin dela guerre en 48 heures.

 

Nous avons souvent témoigné notre solidarité à des peuples en lutte. Il n’y a pas de précédent d’une communauté tout entière mobilisée dans nos rues pour éviter un bain de sang qui pourtant se produit.

 

Tragique pour les Tamouls, cette situation est préoccupante pour nous tou-te-s.

Qui pourra dire «nous ne savions pas»? Comment, une fois de plus, dire « plus jamais ça »?

 

SOUTIEN AUX REVENDICATIONS DU FORUM TAMOUL SUISSE :

 

• reconnaissance du droit des Tamouls à l’autodétermination et lareconnaissance du LTTE comme leur représentant officiel;

 

• arrêt immédiat des hostilités;

 

• libre accès des médias, des soins, des organisations humanitaires

aux zones de guerre;

 

• liberté d’opinion, d’expression et d’organisation;

 

• soutien public et soutien matériel des autorités genevoises

et suisses au peuple tamoul

 

VIVENT LE TAMIL EELAM ET LE LTTE SON LIBÉRATEUR !

 

Assemblée publique d’information sur la situation au Sri Lanka.

 

JEUDI 28 MAI 2009 • 20H. • SALLE SAINT-BONIFACE

 

(14 avenue du Mail - Plainpalais - Genève)

 

1er juin 2009, Place des Nations:

 

Départ d’une marche pour la paix au Sri Lanka de Genève à Berne du

 

Forum Tamoul Suisse  Manifestation de solidarité

 

 

 

Org: Forum Tamoul Suisse• ACOR SOS Racisme

Soutenu par: solidaritéS, United Black Sheep (UBS), Les Socialistes (PSG), Communauté genevoise d’Action Syndicale (CGAS)...

 

Maison du Peuple de Genève

Demir SÖNMEZ 

www.assmp.org

 

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«J’exprime ouvertement et clairement mes dernières volontés dans cette déclaration à la communauté internationale qui a échoué à stopper le génocide contre les Tamouls vivant dans leur patrie traditionnelle (les provinces du nord et de l’est du Sri Lanka), commis par le gouvernement nationaliste bouddhiste du Sri Lanka, pour réveiller le coeur de la communauté mondiale.

 

Cette communauté mondiale qu’anime une vision toujours unilatérale, déraisonnable sur les esclaves, les pauvres et les minorités opprimées qui vivent dans de nombreux pays parmi lesquels le Sri Lanka.

 

Cette approche indifférente, antidémocratique et inhumaine de la communauté internationale et des organisations internationales, parmi lesquelles l’ONU, aide toujours le terrorisme d’Etat qui frappe toujours les minorités sur cette terre, parmi lesquelles les Tamouls du Sri Lanka. Pour

exposer cette vérité, je ne parviens à trouver de meilleur moyen que de sacrifier ma propre vie, si précieuse, en me brûlant moi-même devant le monde entier.

 

Je crois que les flammes sur mon corps, sur mon coeur, et sur mon âme, aideront la communauté mondiale à regarder de façon vraiment humaine les grandes souffrances des Tamouls du Sri Lanka. »

 MURUKATHASAN

 2 février 1982

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12/05/2009

Membres du Congrès National du Kurdistan, Messieurs Remzi Kartal et Eyyup Doru

          Non à l’extradition de

MM Remzi  KARTAL

et

Eyyup DORU

à la Turquie

 

A L’OPINION PUBLIQUE

AUX AUTORITES D’ESPAGNOL, BELGIQUE et FRANCE

AUX DEPUTES DU PARLEMENT EUROPEEN,

AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES,

AUX DEFENSEURS DES DROITS D’HOMME

ET

AUX MEDIAS DU MONDE !

 

 

                                                                                                          Genève le , 12 Mai 2009

 

La Maison du peuple de Genève a été informée de la décision du gouvernement espagnol de poursuivre ce 8 mai la procédure d’extradition de MM  Remzi Kartal et Eyyup Doru, vers la turquie.

 

Membres du Congrès National du Kurdistan, Messieurs Remzi Kartal et Eyyup Doru sont sous contrôle judiciaire en Espagne. Monsieur Remzi Kartal, membre du Conseil exécutif du KNK, a été, à la demande de la Turquie via l’Interpol, interpellé, le 24 Mars 2009 à Madrid, où il s'était rendu pour participer aux célébrations du Newroz, et, suite à la décision de la Cour, a été mis en garde à vue. Remis en liberté, le 28 mars,  il est assigné à résidence à Madrid où il est toujours sous contrôle judiciaire.



Le 26 Mars un autre membre de notre Congrès, Monsieur Eyyup Doru, subissait le même sort: arrêté et relâché le même jour, il est assigné à résidence, sous contrôle judiciaire ; obligation lui est faite de se présenter deux fois pas semaine et il lui est interdit de quitter le territoire espagnol. En clair, ces deux membres de notre Congrès sont empêchés arbitrairement par les autorités espagnoles d'accomplir leur mission qui, nous le confirmons, est de nature à favoriser la paix et le processus de réconciliation pour une solution politique à la question kurde, comme toutes les missions de tous les membres du Congrès National du Kurdistan.


La Turquie abuse clairement de son mandat auprès de l’Interpol pour criminaliser les hommes et les femmes kurdes dont les  activités sont de nature politique. D’après les informations qui nous ont été parvenues, les arrestations de MM. Remzi Kartal et Eyyup Doru n’ont rien avoir avec un contrôle de routine ni avec toutes autres procédures en Espagne. Il faut plutôt en chercher la cause dans le rapprochement entre les autorités espagnoles et turques : les solides relations diplomatiques entre la Turquie et l'Espagne, les contacts personnels et amicaux entre Erdogan et Zapatero montrent que l'arrestation de nos membres n'est rien d'autre qu'un geste de l'Espagne vers la Turquie.

 


MM. Kartal et Doru, à qui le statut de réfugié politique a été accordé, le premier par la Belgique, et le second par la France, et ce depuis des dizaines d’années, se trouvent, de ce fait, placés sous la protection juridique internationale des conventions des Nations Unies. Le dossier de l'Interpol, qui n'est pas nouveau, avait déjà valu à Monsieur Kartal d'être arrêté en Allemagne, en 2005, et les tribunaux allemands, considérant sans fondement les accusations de la Turquie, avaient prononcé un non lieu et l'avaient libéré immédiatement. Le fait qu'un autre pays, membre de l'Union européenne arrête Monsieur Remzi Kartal avec le même dossier et la même accusation est significative d'une combinaison douteuse visant à protéger des intérêts inavouables de deux gouvernements.

 

L’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle. Or, nous vous rappelons que l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifié et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où leurs vies ou leures libertés seraient menacées en raison de leurs races, de leurs religions, de leurs nationalités, de leurs appartenances à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

 

Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

A noter que l’Espagne est partie à ces Conventions. Le gouvernement espagnol doit donc assumer pleinement sa responsabilité internationale et humanitaire : l’extradition de M. Kartal et M.Doru en Turquie signerait leurs arrêts de mort et violerait gravement les Conventions internationales précitées.


Ni Monsieur Kartal et ni Monsieur Doru ne sont coupables d'aucun crime, si ce n'est, aux yeux de la Turquie, de vouloir poser politiquement la question kurde et d'être la voix des Kurdes dans toutes les plateformes internationales, et même au Parlement de Turquie. Pour la Turquie toutes les personnes politiques kurdes et ceux qui se reconnaissent comme kurde sont coupables.


Malgré toutes les démarches que nous avons entreprises, depuis le 24 Mars 2009, auprès des autorités espagnoles les priant de bien vouloir fermer ces dossiers qui n'auraient jamais dû être ouverts, le conseil des ministres espagnol a pris la décision, ce vendredi 8 mai, de poursuivre la procédure d’extradition vers la Turquie.

 

C'est maintenant entre les mains de la justice espagnole. L’Espagne doit respecter les conventions internationales des Nations Unies. Nous appelons l'opinion publique européenne à nous soutenir et à être extrêmement attentive aux décisions qui vont sceller le sort de MM. Remzi Kartal et Eyyup Doru.

 

Nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes, afin d’empêcher l’extradition de MM KARTAL et DORU vers un pays où les attendent la prison et vraisemblablement la torture.

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux autorités des

Espagnols Belgique et France

Les Mission d’Espagne à Genève Avenue Blanc 53 Case postale 201

1211 Genève 20 Fax +41 22 / 731 53 70

mission.spain@ties.itu.int

Les Mission Belgique à Genève

Rue de Moillebeau 58 Case postale

473 ,1211 Genève19

Tel. +41 22 / 730 40 00

Fax +41 22 / 734 50 79

geneva@diplobel.fed.be

Représentation permanente de la France auprès de l’Office des NationsUnies |Genève

mission.france@ties.itu.int

United Nations High Commissioner for Human Rights

ngochr@ohchr.org

United Nations High Commissioner for Refugees

1503@ohchr.org

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

Maison du Peuple de Genève

Demir SÖNMEZ

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05/05/2009

“Vous savez tuer les enfants…”

“Vous savez tuer les enfants…”

 

Cependant il omettait de mentionner que dans son pays, l’Etat turc qu’il représentait était tout aussi expert dans le meurtre d’enfants kurdes. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la liste macabre suivante (non exhaustive) de 351 enfants kurdes dont des bébés, morts ces 20 dernières années sous les balles de l’armée ou de la police turques après que lesquelles aient délibérément tiré sur des civils.

L’année la plus meurtrière a été 1992 où la mort de 115 enfants s’apparente à un véritable massacre.

Plus récemment, plusieurs morts sont de la responsabilité directe d’Erdogan notamment après qu’il ait déclaré lors des émeutes de mars 2006 : “Femme ou enfant, peu importe, nos forces de sécurité feront le nécessaire. Les parents de ces enfants pleureront demain en vain.”

Et les forces de sécurité turques “ont fait le nécessaire” : 16 morts, tous des civils, dont 4 enfants de moins de 10 ans.

 

Voici la liste de la honte humaine :

 

 

Nom- prénom/Année-Mois-jour de disparition/Lieu :

 

 

1989 (Toplam : 2 çocuk)

19 Juillet : Mahmut Yaşar (10), Şırnak

20 Septembre : Fahrettin Ertaş (10), Şırnak

1990 (Toplam : 21 çocuk)

20 Mars : Abidin Tuncer (10), Cizre

1 Avril : Berivan Kara (1), Uludere

1 Avril : Behecan Kara (9), Uludere

31 Mai : Canan Özen (8), Derik

10 Juin : Rahime Kayran (10), Basa

10 Juin : Meryem Kayran (10), Basa

10 Juin : Taibet Öner (3), Basa

10 Juin : Vasfiye Öner (10), Basa

10 Juin : Sait Kahraman (4). Basa

10 Juin : Hayrettin Öner (5), Basa

10 Juin : Fatma Kayran (15), Basa

10 Juin : Mehmet Kayran (5), Basa

10 Juin : Hüseyin Kayran (3), Basa

10 Juin : Haniye Özdemir (10,) Basa

10 Juin : Takviye Öner (15), Basa

10 Juin : Ömer Bestaş (16), Basa

14 Juin : Cevdet Güler (14), Hakkâri

14 Juin : Fehime Güler (9), Hakkâri

6 Août : Faruk Aktuğ (13), Silopi

30 Octobre : Ş. Pınar (11)

12 Decembre : Hadi Dalan (11), Lice

1991 (Toplam : 12 çocuk)

28 Fevrier : Salih Talayhan (17), Şırnak

4 Mayıs : Murat Ardıç (13), Bingöl

8 Juin : Emine Latifeci (11), Hazro

25 Juin : Rinde Latifeci (13), Hazro

10 Juillet : Behzat Özkan (14), Diyarbakır

3 Août : Hediye Dilçe (18), Cizre

12 Août : Ferzan Ceylan (12), Dargeçit

12 Août : Abdullah Ceylan (12), Dargeçit

6 Septembre : Ömür Eriş (11), Kurtalan

20 Octobre : Nezahat Kızıl (6), Siirt

20 Novembre : İsmet Mirzaoğlu (15), Ahlât

24 Decembre : Veysi Aktaş (13), Lice

1992 (Toplam : 115 çocuk öldürüldü)

6 Janvier : Emine Turan, Nusaybin

14 Fevrier : Seyfettin Kapkaçin (18), Mardin

14 Fevrier : Abdülselam Özbey (15), Mardin

15 Mars : Mehmet Evren (12), Cizre

18 Mars : Vesile Say (9), Dargeçit

18 Mars : Bedia Say (15), Dargeçit

18 Mars : Yasin Say (17), Dargeçit

18 Mars : Sami Say (10), Dargeçit

19 Mars : Hıdır Acet, Nusaybin

21 Mars : Muhrise Altay (18), Cizre

21 Mars : Hüseyin Altan (14), Cizre

21 Mars : İsmet Arvas (16), Van

21 Mars : Çetin Bayram (16), Van

21 Mars : Davut Soyvural (15), Gercüş

21 Mars : Mehmet Emin Acar (10), Şırnak

21 Mars : Nebat Kakuç (17), Şırnak

21 Mars : Bülent Zeyrek (16), Şırnak

21 Mars : Emin Tetik (15), Şırnak

21 Mars : Mehdi Günen (9), Şırnak

21 Mars : Halil Bebek (2), Nusaybin

21 Mars : Ahmet Kaya (1), Nusaybin

21 Mars : Fatma Kaçmaz (4), Yüksekova

22 Mars : Hatice Acar (5), Şırnak

22 Mars : Kadriye Kakın (17), Şırnak

22 Mars : Mehmet Nezir (13), Şırnak

24 Mars : Medeni Aydın (18), Batman

24 Mars : Bahri Çınar (12), Ömerli

25 Mars : Nihat Celasun (14), Cizre

25 Mars : Fatma Kaçmaz (14), Yüksekova

25 Mars : Medeni Tunç (14), Siirt

25 Mars : Medine Sevgi (18), Siirt

27 Mars : Süleyman Ayal (14), Urfa

29 Mars : Bişeng Anık (16), Şırnak

29 Mars : Mehmet Ekinci (7), Mazıdağı

29 Mars : Şeyhmus Aktürk (16), Dargeçit

11 Avril : Yasin Çetin (16), Mevzitepe

11 Avril : Hasan Ayar (11), Mevzitepe

17 Avril : Cazım Kortak (17), Savur

17 Avril : Mustafa Ok (18), Savur

18 Avril : Metin Kıratlı (10), Yüksekova

21 Avril : Yusuf Bodur (1), Midyat

21 Avril : Abdurrahman Yeşilmen (12), Midyat

21 Avril : Hamza Bulut (8), Midyat

22 Avril : Ayşe Balım (18), Silopi

4 Mayıs : Bişar Bilen (10), Uludere

4 Mayıs : Hanım Tunç (12), Uludere

9 Mayıs : Sıraç Nergis (17), Nusaybin

9 Mai : Selim Ata (17), Nusaybin

9 Mai : Sait Sağlam (17), Nusaybin

3 Juin : Mehmet Naif Çevik (9), Nusaybin

10 Juin : Kemal Şili (18), Tatvan

10 Juin : Mahmut Güreş (12), Tatvan

12 Juin : Emir Eyvani (7), Muş

22 Juin : Gülbahar Tunç (8), Gercüş

22 Juin : Behçet Tunç (17), Gercüş

22 Juin : Abdurrahman Gök (14), Gercüş

22 Juin : Şükrü Gök (10), Gercüş

22 Juin : Sultan Gök (12), Gercüş

22 Juin : Emrullah Gök (4), Gercüş

22 Juin : Haşim Gök (3), Gercüş

22 Juin : Yeni doğmuş bir bebek, Gercüş

26 Juin : Medine Kartal (18), İdil

27 Juin : Yılmaz Tatar (12), Şırnak

Juin : Abdülcelil Toy (14), Siirt

Juin : Sadık Turlu (15), Siirt

11 Juillet : Gülistan Evin (6), Şemdinli

11 Juillet : Rehan Evin (8), Şemdinli

22 Juillet : Abdurrahman Akbalık (17), Nusaybin

25 Juillet : Kadir Balık (13), Dicle

28 Juillet : Nurcan Özatak (2), Hakkâri

Juillet : Zuhal Avcı (9), Kulp

Juillet : Çiğdem Esmer (10), Kulp

6 Août : Hüseyin Bayılmaz (10), Nusaybin

10 Août : Mehmet Erbek (12), Mardin

22 Août : Zeliha Nasanlı (10), Siverek

23 Août : Murat Dağkeser (10), Siverek

23 Août : Orhan Dağkeser (4), Siverek

23–24 Août : İbrahim Artunç (7), Şırnak

23–24 Août : Remziye Artunç (10), Şırnak

23–24 Août : Güler Sökmen (3), Şırnak

23–24 Août : Veysi Sökmen (6), Şırnak

23–24 Août : Sema Sökmen (9), Şırnak

23–24 Août : Gülüm Güngen (6), Şırnak

23–24 Août : Medine Güngen (14),Şırnak

5 Septembre : Fuat Keskin (14), Doğubeyazıt

7 Septembre : Mesut Dündar (15), Cizre

10 Septembre : Cumali Çetrez (9), Hamur

10 Septembre : Şefika Çetrez (7), Hamur

18 Septembre : Ahmet Alan (10), Solhan

1 Octobre : Hüseyin Esrai (16), Kars

3 Octobre : Aziz Bal (17), Dargeçit

20 Octobre : Sinan Demirtaş (18), Nusaybin

24 Octobre : Zeyni Dağ (17), Nusaybin

1 Novembre : Devrim Eleftoz (1), Silvan

5 Novembre : Şurzan Demirkapı (16), Kovancılar

6 Novembre : Milet Samur (14), Şemdinli

6 Novembre : İkmal Samur (18), Şemdinli

6 Novembre : Gülsüme Samur (4), Şemdinli

6 Novembre : Reber Samur (1), Şemdinli

7 Novembre : Şivan Çığırga (3), Cizre

7 Novembre : Nadire Çığırga (10), Cizre

7 Novembre : Sinem Çığırga (13), Cizre

7 Novembre : Fatma Çığırga (9), Cizre

7 Novembre : Bahar Çığırga (7), Cizre

22 Novembre : Coşkun Benzer (12), Kilis

22 Novembre : Fırat Geçmez (18), Silvan

3 Decembre : Mehmet İşler (18), Midyat

6 Decembre : Melek Bora (10), Dargeçit

16 Decembre : Garibe Karasakal (18), Nusaybin

17 Decembre : Veysi Başar (8), Diyarbakır

17 Decembre : Fatma Can (17), Diyarbakır

24 Decembre : Nafi Kalemli (14), Viranşehir

Decembre : Hüseyin Ensari (16), Kars

Decembre : Mehmet Yusufi (15), Başkale

Decembre : Novembre Oval (14), Yüksekova

1993 (Toplam : 66 çocuk)

11 Janvier : Gülistan İşiyok (12), Kulp

12 Janvier : Nezir Ergün (8), Cizre

12 Janvier : Hacer Ergün (6), Cizre

12 Janvier : Hıdır Ergün (17), Cizre

31 Janvier : Naze Ekici (12), Şırnak

31 Janvier : Şemsi Ekici (4), Şırnak

31 Janvier : Hamza Ekici (6), Şırnak

17 Fevrier : Esra Saçaklı (8), Silvan

20 Fevrier : Abide Ekin (3), Basa

7 Mai : Gürgiz Bayındır (5), İdil

23 Mai : Naim Aslan, Yüksekova

25 Mai : Semra Bayram, Silvan

18 Juin : İrfan Fidan (17), Savur

7 Juillet : Mahmut Aydemir, Silopi

7 Juillet : Fadile Aydemir (6), Silopi

7 Juillet : Ayşe Yıldız, Silopi

11 Juillet : Dinçer Levent (16), Hamur

11 Juillet : Feride Levent (15), Hamur

13 Juillet : Canan Çiftçi, Diyadin

13 Juillet : Dilşah Çiftçi, Diyadin

13 Juillet : Ender Çiftçi, Diyadin

13 Juillet : Ruken Çiftçi (6), Diyadin

20 Juillet : Azad Sabırlı (7), Bahçesaray

20 Juillet : Yunus Sabırlı (2), Bahçesaray

20 Juillet : Bahar Turan (3), Bahçesaray

20 Juillet : Sevil Ağaç (7), Bahçesaray

20 Juillet : Suzan Turan (10), Bahçesaray

20 Juillet : Yıldız Güzel (13), Bahçesaray

20 Juillet : Nezahat Elmalı (12), Bahçesaray

20 Juillet : Eylem Elmalı (4), Bahçesaray

20 Juillet : Azime Elmalı (14), Bahçesaray

20 Juillet : Muhammet Yaşar (8), Bahçesaray

20 Juillet : Hanım Yaşar (4), Bahçesaray

20 Juillet : Hürriyet Sevgili (12), Bahçesaray

24 Juillet : C. M. (12), Silvan

30 Juillet : Elif Rani (7), Pazarcık

30 Juillet : Gözde Rani (4), Pazarcık

14 Août : Zeynep Çağdavul (18), Digor

14 Août : Selvi Çağdavul (16), Digor

14 Août : Gülistan Çağdavul (18), Digor

14 Août : Yeter Keremciler (14), Digor

14 Août : Zarife Boylu (16), Digor

14 Août : Necla Geçener (14), Digor

Août : Seyhan Doğan (12), Dargeçit

Août : Abdurrahman Coşkun (18), Dargeçit

Août : M. Emin Aslan (18), Dargeçit

11 Septembre : Seyithan Balçık, Cizre

11 Septembre : Mesut Balçık, Cizre

13 Septembre : Yusuf Bozkurt (14), Şırnak

13 Septembre : Halit Akıl (12), Şırnak

21 Septembre : Ahmet Arcagök (11), Diyarbakır

28 Septembre : İdris Ülüş (12), Yüksekova

30 Septembre : Sercan Ülüş (7), Yüksekova

2 Octobre : Şakir Öğüt (7) Altınova/Muş

2 Octobre : Cihan Öğüt (4) Altınova/Muş

2 Octobre : M. Şirin Öğüt (1) Altınova/Muş

2 Octobre : Aycan Öğüt (6) Altınova/Muş

2 Octobre : Çınar Öğüt (3) Altınova/Muş

9 Octobre : Zana Zoğurlu (16), Lice

9 Octobre : Lokman Zoğurlu (17), Lice

10 Octobre : Yalçın Yaşa (13) Diyarbakır

22 Octobre : Dilbirin Canpolat (3,5), Lice

22 Octobre : Suna Canpolat (2), Lice

22 Octobre : Hüseyin Canpolat (15),Lice

17 Decembre : Halil Leco (13), Ovacık

Decembre : Mahmut Erol (15), Dargeçit

1994 (Toplam : 84 çocuk)

3 Janvier : B. A. (12), Hani

5 Janvier : Keko Gül (12), Adana

6 Janvier : Ali Katmış (1), Cizre

7 Janvier : A. Halim Rüzgâr (12), Batman

10 Janvier : Muhammet Bilgiç (5), Cizre

10 Janvier : Ahmet Bilgiç (6), Cizre

14 Janvier : Azad Önen (16), Diyarbakır

18 Janvier : Süleyman Gün (15), Diyarbakır

25 Janvier : Ahmet Efe (8), Diyarbakır

13 Fevrier : İbrahim Şeflik (5), Silopi

16 Fevrier : Hakan Yalçın (14), Diyarbakır

23 Fevrier : Bilavşan Asper (17), Tatvan

26 Fevrier : Sevgi Asma (7), Kurtalan

26 Fevrier : Sohbet Öngün (3), Sason

26 Fevrier : Hanifi Yıldız (13), Sason

26 Fevrier : Hüseyin Tekin (16), Sason

1 Mars : R. A. (3), Kızıltepe

19 Mars : Ferman Cingöz (16), Lice

27 Mars : Mirza Yıldırım (3), Şırnak

27 Mars : Mehmet Yıldırım (15), Şırnak

27 Mars : Abdülkerim Yıldırım (2), Şırnak

27 Mars : İrfan Yıldırım (5), Şırnak

27 Mars : Xunaf Yıldırım (3), Şırnak

27 Mars : Çiçek Benzer (2), Şırnak

27 Mars : Ali Benzer (7), Şırnak

27 Mars : Ayşe Benzer (1), Şırnak

27 Mars : Ömer Benzer (12), Şırnak

27 Mars : Abdurrahman Benzer (4), Şırnak

10 Avril : İlhami Menteş (12), Lice

10 Avril : Raif Menteş (13), Lice

27 Avril : Keziban Kalkan (15), Genç

28 Mai : Tuncer Güler (11), Ağrı

30 Mai : Şerif Ekin (13), Basa

2 Juin : Ahmet Kaya (13), Yüksekova

2 Juin : Hasan Demir (14), Yüksekova

5 Juin : Didar Elmas (7), Ovacık

8 Juin : Barzan…. (2), Silvan

25 Juin : Hüsnü Turan (10), Nusaybin

25 Juin : Eylem Tur (13), Nusaybin

25 Juin : Süleyman Erik (9), Nusaybin

25 Juin : Emrullah Zeybek (10), Bitlis

25 Juin : Hikmet Argün (13), Bitlis

27 Juin : Xanime Sincar (17), Ömerli

28 Juin : Hayri Yüksel (15), Ömerli

4 Juillet : Atilla Kılıç (14), Kozluk

8 Juillet : Nurullah Solhan (16), Kızıltepe

8 Juillet : Emrullah Solhan (14), Kızıltepe

8 Juillet : Selma Solhan (7), Kızıltepe

11 Juillet : A. Menaf Tunç (14), Siirt

16 Juillet : Kenan Dartan (12), Kozluk

31 Juillet : Gültekin Acet (10), Bismil

5 Août : Abdullah Kamçı (16), Yüksekova

8 Août : Sedat Barış (18), Batman

12 Août : Netice Coşkun (14), Kulp

12 Août : Mümine Zümrüt (18), Kulp

15 Août : Çelebi Özgüç (15), Savur

15 Août : İshak Özgüç (13), Savur

22 Août : Savaş Ateş (11), Dicle

22 Août : Halit Güneş (13), Dicle

22 Août : Bayram Güneş (13), Dicle

22 Août : Vedat Balta (12), Dicle

22 Août : İbrahim Balta (13), Dicle

22 Août : İsa Can (15), Dicle

1 Septembre : Nurettin Doruk (18), Diyarbakır

13 Septembre : Sadettin Doğan (10), Lice

15 Septembre : Sedat Öner (7), Eruh

15 Septembre : Mehmet Sercan (9), Eruh

15 Septembre : Cemşit Adıgüzel (13), Eruh

20 Septembre : Şükran Yıldız (11), Çukurca

25 Septembre : Dilek Serin (3), Dersim

25 Septembre : Yeter Işık (16), Dersim

25 Septembre : Elif Işık (18), Dersim

25 Septembre : Recep Tartar (8), Genç

25 Septembre : Kürdiye Savaş (8), Genç

25 Septembre : Emrah Tartar (8), Genç

25 Septembre : Faruk Savaş (11), Genç

2 Octobre : Filiz Kayış, Ceylanpınar

3 Octobre : İlyas Yiğit (6), Çat

3 Octobre : Adil Boztaş (10), Kağızman

9 Octobre : Nurşan Bulut (13), Palu

10 Octobre : Mehmet Üste (12), Pazarcık

31 Octobre : Hamdi Dündar (18), Yüksekova

31 Octobre : Fikri Yılmaz (15), Yüksekova

18 Novembre : Cüneyt Tarhan (11), Tatvan

1 Decembre : Yunus Turgut (13), Silopi

Decembre : Hasip Kaya (9), Doğubayazıt

Decembre : Yılmaz Kaya (10), Doğubayazıt

1995 (Toplam : 7 çocuk)

Avril : Erol Öztunç (2), Uludere

17 Mayıs : Ahmet Bulut (10), Ömerli

17 Mai : Rahim Kumru (10), Ömerli

25 Mai : Dinar Aras (12), Iğdır 1995

25 Mai : Cüneyt Aras (6), Iğdır

25 Mai : Ergün Aras (3), Iğdır

25 Mai : Ferdi Aras (2), Iğdır

1996 (Toplam : 6 çocuk)

2 Mayıs : Hazal Sevim (17), Baykan

8 Août : Dilan Bayram (2), Adana

8 Août : Berivan Bayram (4), Adana

13 Novembre : Hatice Bozaslan (17), Derik

2 Decembre : Oktan Çaçan (14), Diyarbakır

11 Decembre : Mehmet Banan (15), Midyat

1997 (Toplum : 7 çocuk)

6 Mars : Musa Adsız (12), Akçakale

23 Avril : M. Şerif Öztürk (11), Kızıltepe

25 Avril : Muhammet Kulçur (12), Dumlu/ Erzurum

25 Avril : Gökhan Kulçur (10), Dumlu/ Erzurum

8 Mai : Fedai Öğürce (4), Pasinler

10 Novembre : M. Özdemir (17), Ceylanpınar

11 Novembre : Bilal Alanca (5), Nusaybin

1998 (Toplam : 8 çocuk)

Janvier : Fatih Kaya (18), Batman

15 Mars : Engin Ceylan (14), Lice

1999 (Toplam : 12 çocuk)

14 Mars : Tugay Ergin (10), Hani

26 Mars : Abdurrahman Gezer (18), Osmaniye

17 Avril : Yılmaz Elüstü (17), Genç

15 Mai : Kenan Oğuz, Erzurum

15 Mayıs : Deniz Oğuz, Erzurum

15 Mai : Cansu Oğuz, Erzurum

20 Juin : Mehmet Algan (11), İdil

1 Août : Fırat Çiçek (9), Elazığ

1 Août : Onur Şahin (11), Elazığ

1 Août : Sedat Karakoç (14), Elazığ,

17 Août : Şaban Çadıroğlu (15), Van

25 Septembre : İnan Cila (11), Ovacık

2000 (Toplam : 3 çocuk)

Serdar Günerci (17), Diyarbakır

Welat Şedal (10), Yüksekova

İsmail Şedal (8), Yüksekova

2004 (Toplam : 1 çocuk)

21 Novembre : Uğur Kaymaz (12), Mardin

2006 (Toplam : 8 çocuk)

29 Mars : Abdullah Duran (9), Diyarbakır

30 Mars : Enes Ata (8), Diyarbakır

30 Mars : İsmail Erkek (8), Diyarbakır

Mars : Fatih Tekin (3), Batman

Mars : Ahmet Araç (17), Mardin

3 Avril : Mahsum Mızrak (17), Diyarbakır

3 Avril : Emrah Fidan (17), Diyarbakır

5 Septembre : Mizgin Özbek (10), Batman

2008

15 Fevrier : Yahya Menekşe (12), Şırnak

2009

23 Avril : Abdülsamet Erip (14), Hakkâri

(Firat News Agency - bersiv.com, 29 avril 2009)

http://www.info-turk.be/368.htm#savez

Demir SONMEZ

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02/05/2009

Pour voir les images violence policière lors de la célébration du 1er mai en Turquie.

Violence policière lors de la célébration du 1er mai en Turquie

http://www.assmp.org/spip.php?article296


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Une cinquantaine de personnes, dont 36 policiers, ont été blessées dans des heurts entre manifestants et policiers vendredi à Istanbul et à Ankara en marge des défilés du 1er mai, redevenu cette année jour férié.



Pour la première fois en 32 ans, une partie d'un cortège a été autorisée à se rassembler sur la place la plus connue et la plus emblématique d'Istanbul, Taksim.


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La police antiémeutes et des groupes de centaines de manifestants lançant pierres, cocktails Molotov et boulons et cassant des vitrines de banques et de boutiques du centre-ville d'Istanbul, se sont affrontés pendant plusieurs heures.

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Le gouverneur de la plus grande métropole de Turquie, Muammer Güler, a déclaré à l’agence Anatolie que 21 policiers avaient été blessés et que 108 (Association des juristes progressistes a déclaré plus 400 manifestants) manifestants avaient été arrêtés, pour la plupart des jeunes.

 



Près de vingt autres manifestants ont été légèrement blessés dans les incidents, a-t-il ajouté.


La police a utilisé des canons à eau, des véhicules blindés et des gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers.



Selon la chaîne de télévision NTV, environ 20.000 policiers ont été mobilisés à Istanbul.



Deux importantes confédérations syndicales, le DISK et le KESK, ainsi que des partis de gauche et d'extrême gauche, et le Parti pour une société démocratique DTP, formation pro-kurde, avaient déployé de nombreuses banderoles.



Les manifestants ont scandé "Main dans la main contre le fascisme !", "La répression ne nous arrêtera pas !", "Longue vie au 1er mai !" ou "Longue vie à la révolution et au socialisme !".

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Pour la première fois depuis 1977, une partie du cortège -environ 5.000 personnes selon les chaînes de télévision, dont les responsables syndicaux- a été autorisée à pénétrer sur la place Taksim. L'arrivée du cortège a été chaudement applaudie par la foule, des gens formant des rondes pour danser.

 



Cette place était en effet interdite aux cortèges du 1er mai depuis 1977, lorsque 34 personnes y avaient été tuées. Des tireurs, soupçonnées d'être des militants d'extrême droite soutenus par les services du renseignement, avaient ouvert le feu sur la foule.


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"Pour moi, Taksim est très important. Ca fait 20 ans que je suis docker. Aujourd'hui, si je pleure, ce n'est pas seulement à cause des gaz lacrymogènes, mais c'est la joie d'être sur Taksim", a déclaré Hakki Taskin, un militant du DISK.



Le parlement a récemment adopté une loi rétablissant le 1er mai comme jour férié.


Des incidents ont également émaillé les célébrations dans la capitale Ankara.

Un groupe d'une centaine de manifestants ont affronté avec des bâtons et des pierres les polices antiémeutes sur la place de Sihhiye dans le centre-ville, où plus de 15.000 personnes s'étaient rassemblées sous une fine pluie.



Quinze policiers ont été blessés, dont un assez grièvement par une pierre qui l'a touché à la tête, a écrit Anatolie qui a fait état de six interpellations.

La police a tiré en l'air et a fait usage de canons à eau pour disperser les manifestants, a ajouté l'agence.



Le 1er mai, souvent considéré par les autorités comme une occasion pour les militants de gauche d'organiser des manifestations et de déclencher des émeutes, avait été retiré de la liste des jours fériés après un coup d'Etat militaire en 1980. (AFP, 1 mai 2009)

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27/04/2009

l'enfant kurde battu à mort par le militaire turc

Pour voir les images atroces de l'enfant kurde battu à mort par le militaire turc:



Un enfant torturé par un militaire et un autre enfants est décédé le jour de la fête des enfants en Turquie

 


L’occasion du 89e anniversaire de l'ouverture de la Grande assemblée nationale de Turquie, Atatürk, en bon père fondateur, avait dédié l'indépendance de la nation aux enfants en proclamant le 23 avril 1920 "fête des enfants et de la souveraineté nationale".

Aujourd'hui, les 4 millions d'enfants qui travaillent dans des conditions insalubres pour survivre ou qui mendient au lieu d'aller à l'école (source: ILO), qui sont soumis à la maltraitance, à la drogue, à l'alcool, aux abus sexuels, à la misère et à l'exil, lui sont sans doute très reconnaissants.


Et que dire de ces millions d'enfants kurdes dont on a volé la langue, le sourire et les rêves ?


Aujourd'hui même, au cours d'une manifestation de protestation contre les rafles policières massives effectuées ces derniers jours dans les rangs du parti DTP (pro-kurde), un enfant kurde de 12 ans dénommé Seyfi Turan a été tabassé à mort à Hakkari par un membre des forces spéciales, à coups de crosse de mitraillette.

L'enfant a été transporté aux urgences de l'hôpital universitaire de Van. Il est dans le coma.

 

 

 

L’enfant Abdulsamet Erip a voulu s’échappé au bombe fumigène de la police, en s’échappant il est tombé dans une rivière, L'enfant a été transporté aux urgences de l'hôpital universitaire de Van. Il est décédé ce matin. 24 avril 2009

 

On se rappellera qu'en janvier dernier, M. Erdogan avait fustigé l'opération contre Gaza durant le sommet de Davos en présence de Shimon Peres. Son show avait fait un tabac et nombreux sont ceux qui avaient vu en lui un grand humaniste.


Depuis, on ne compte plus le nombre d'enfants kurdes tabassés, arrêtés ou massacrés par les forces de sécurité turques.

Actuellement, des centaines d'enfants kurdes qui ont manifesté contre les opérations terroristes de l'Etat turc peuplent les prisons.




Rendre leur enfance aux enfants le jour des enfants, est-ce trop demander ?

http://www.info-turk.be/368.htm#enfant


Maison du Peuple de Genève

Demir SONMEZ

www.assmp.org

assmp@assmp.org

 

22:50 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

26/04/2009

Un enfant torturé par un militaire et un autre enfants est décédé le jour de la fête des enfants en Turquie

Pour voir les images atroces de l'enfant kurde battu à mort par le militaire turc:



Un enfant torturé par un militaire et un autre enfants est décédé le jour de la fête des enfants en Turquie

 


L’occasion du 89e anniversaire de l'ouverture de la Grande assemblée nationale de Turquie, Atatürk, en bon père fondateur, avait dédié l'indépendance de la nation aux enfants en proclamant le 23 avril 1920 "fête des enfants et de la souveraineté nationale".

Aujourd'hui, les 4 millions d'enfants qui travaillent dans des conditions insalubres pour survivre ou qui mendient au lieu d'aller à l'école (source: ILO), qui sont soumis à la maltraitance, à la drogue, à l'alcool, aux abus sexuels, à la misère et à l'exil, lui sont sans doute très reconnaissants.


Et que dire de ces millions d'enfants kurdes dont on a volé la langue, le sourire et les rêves ?


Aujourd'hui même, au cours d'une manifestation de protestation contre les rafles policières massives effectuées ces derniers jours dans les rangs du parti DTP (pro-kurde), un enfant kurde de 12 ans dénommé Seyfi Turan a été tabassé à mort à Hakkari par un membre des forces spéciales, à coups de crosse de mitraillette.

L'enfant a été transporté aux urgences de l'hôpital universitaire de Van. Il est dans le coma.

 

 

 

L’enfant Abdulsamet Erip a voulu s’échappé au bombe fumigène de la police, en s’échappant il est tombé dans une rivière, L'enfant a été transporté aux urgences de l'hôpital universitaire de Van. Il est décédé ce matin. 24 avril 2009

 

On se rappellera qu'en janvier dernier, M. Erdogan avait fustigé l'opération contre Gaza durant le sommet de Davos en présence de Shimon Peres. Son show avait fait un tabac et nombreux sont ceux qui avaient vu en lui un grand humaniste.


Depuis, on ne compte plus le nombre d'enfants kurdes tabassés, arrêtés ou massacrés par les forces de sécurité turques.

Actuellement, des centaines d'enfants kurdes qui ont manifesté contre les opérations terroristes de l'Etat turc peuplent les prisons.




Rendre leur enfance aux enfants le jour des enfants, est-ce trop demander ?

http://www.info-turk.be/368.htm#enfant


Maison du Peuple de Genève

Demir SONMEZ

www.assmp.org

assmp@assmp.org

 

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08/03/2009

1 MILLION DE SIGNATURES CONTRE LA LAPIDATION

Bonjour à toutes et à tous,
 
Cette année la Maison du peuple de Genève consacre la journée internationale des femmes aux prisonnières politiques en Turquie et dans le monde et contre la lapidation ...
 
Maison du Peuple de Genève vous invite a cliqué sur le lien ci-dessous pour signer une petition en faveur de 1 MILLION DE SIGNATURES CONTRE LA LAPIDATION par la "International Free Women's Foundation"
Avec nos meilleures salutations.
 

Maison du Peuple de Genève

Demir SONMEZ

www.assmp.org

 

 

 

 

1 MILLION DE SIGNATURES CONTRE LA LAPIDATION

 

 

A l’aube du 21ème siècle les massacres  et les exactions perpétrés à l’encontre des femmes se perpétuent,  , ouvertement où dans l’ombre . Nous savons que le sort  des femmes et le respect de leurs droits donne la mesure du niveau de démocratie d’une  société. Malheureusement   aujourd'hui les femmes sont  victimes d’un bout à l’autre de la planète de persécutions et de meurtres.

 

 

Elles sont poursuivies , jugées,  condamnées au nom de la  religion, au nom des traditions , au nom de de lois rétrogrades. La sentence la plus  abominable   est la lapidation. Des femmes  accusées d'adultère sont condamnées à mort par jet de pierres . Cette atrocité  est encore légale et pratiquée  dans de nombreux  pays tels que  l'Iran, l'Afghanistan, l'Afrique, le Pakistan et

 

 

l'Arabie Saoudite, bien que ces Etats se réclament et soient signataires de conventions internationales.

 

 

Au nom de la défense des droits humains fondamentaux  au nom des droits des femmes à la liberté, à la sécurité , à la dignité, à l’intégrité ,  nous disons NON   à l’oppression des femmes,

 

 

NON au contrôle de leur corps et de leur vie, et à sa manifestation  extrême, la lapidation.

 

 

Nous demandons l’interdiction immédiate de cette pratique inhumaine et  exigeons  qu’elle soit  reconnue comme crime contre l'Humanité.

 

 

Nous en appelons aux  Nations Unies et aux Institutions internationales,  d’une part pour faire pression sur les Etats  qui légitiment la lapidation. afin qu’ils  la criminalisent ,d’autre part  pour  engager  des campagnes de sensibilisation sur cette question.

 

en cliquant sur

 

http://www.stopthestoning.com/Petition/index.php?dil=French

 

 

17:46 Publié dans Associations | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

02/03/2009

Les prisons turques transformées en tombeau

Appel urgent pour la libération immédiate de

 

Mme Sibel KURT

 

Prisonnier politique incarcérés à Gebze  (İzmit)

 

Victimes d'une  maladie cardiaque

 

AUX DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,

 

AUX ORGANISATION INTERNATIONALE,

 

AUX DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME

 

AUX MEDIAS ET A LA PRESSE

 

Les prisons turques transformées en tombeau

 

 

                                                                                              Genève le, 1 Février 2009

 

Madame, Monsieur,

 

La Maison du peuple de Genève a été récemment informée sur la situation alarmante dans les prisons turques.

En effet, outre la répression, les mauvais traitements et les pressions psychologiques exercés sur les détenus par les autorités pénitenciers, les prisonniers malades sont empêchés d’être consultés et/ou soignés jusqu’à ce que leur maladie devienne irréversible, comme c’est le cas en particulier dans des prisons de haute sécurité.

 

Selon le rapport 2008 de l'Association des droits de l'homme de Turquie (IHD) portant sur les violations des droits humains dans les

 prisons turques, établi sur la base de 3519 plaintes reçues par 29 sections de l'association et couvrant la période entre les 1er janvier et 31 décembre 2008, 37 prisonniers ont perdues leurs vies et 462 autres sont privés de soins alors qu'ils sont gravement atteints dans leur santé.

 

En effet, s'est ajouté à la longue liste des victimes, le décès de Beşir ÖZER, survenu le 28 février 2009 dans la prison de type D de Diyarbakir, dû à l’insuffisance rénale et l’hypertension.

 

Mme Sibel KURT (24 ans), détenue à la prison de type M de Gebze, risque également la mort. En effet, arrêtée pour ses activités politiques en octobre 2007, Mme KURT était sous traitement pour une maladie cardiaque bien avancée dont une des valvules de son coeur avait été remplacée. Elle devait être opérée pour le remplacement de deuxième valvule alors qu'elle a été arrêtée. Sa mère craint que sa fille subisse le même sort que son mari, Şemsettin KURT, également arrêté par la police turque en 2003 pour ses activités politiques, puis incarcéré. Bénéficiant d’une libération conditionnelle en raison de son état de santé le 14 février 20005, le père de Mme KURT était décédé trois mois après sa libération.

 

 

La politique des autorités turques est bien connue envers les prisonniers politiques. Ces derniers sont considérés comme des ennemis et traités comme tels. Leur isolement, dans tous les sens du terme, et leur non traitement en cas de maladie obéissent à cette politique. Bien que la peine de mort soit abolie officiellement, les autorités turques ont recours à deux méthodes pour se débarrasser de certains de leurs opposants : les exécutions sommaires et l’élimination à petit feu des prisonniers (torture, mauvais traitements, obstacles pour les soins des prisonniers malades, isolement, etc.).

 

 

Selon le rapport précité, voici quelques noms parmi les prisonniers politiques succombés suite aux maladies non traitées : MM  Hasan Eroğlu, Ali Çekin, Abdullah Ekinci, Duran Doğan, Engin Ceber, Ahmet Laçin, Serkan Çedik, Umut Bayram, Fatih Kolbasar, Abdülaziz Ekinci...

 

 

Une action en faveur de Mme Sibel KURT et d'autres prisonniers malades est plus qu'urgente pour sauver leur vie avant qu’il soit trop tard.

 

 

C’est pourquoi, nous vous appelons à adresser des lettres de protestations aux autorités turques pour qu’elles cessent leurs politiques inhumaines à l’égard des prisonniers politiques et fassent le nécessaire pour le traitement des détenus malades en général et de Mme Sibel KURT en particulier.

 

 

Nous vous demandons surtout d’intervenir auprès des autorités compétentes de Turquie afin d’obtenir leur libération.

En vous remerciant de l’attention vous accorderez à la présente, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

 

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque

 

Adresses:

 

 

·                          Président of Turkey, Mr. Abdullah Gül, Cumhurbaskanligi 06100 Ankara, Turkey;

 

Fax: +90 312 468 5026; Email: cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

 

·                          Prime Minister, Mr. Recep Tayyip Erdogan, Office of the Prime Minister Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

 

Fax: + 90 312 417 0476; receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

 

·                          Deputy Prime Minister and State Minister for Humman Rights, Mr. Cemil Çiçek

 

Fax: 00 90 312 417 42 06

 

·                          Interior Minister, Mr. Beşir Atalay, Ministry of Interior, Içisleri Bakanligi, 06644 Ankara, Turkey;

 

Fax: + 90 312 418 17 95 / +90 312 418 7696, besir.atalay@icisleri.gov.tr

 

·                          Justice Minister, Mr. Mehmet Ali Şahin, Ministry of Justice/ Adalet Bakanligi, 06659 Ankara, Turkey;

 

 

Fax: + 90 312 414 62 26

 

·                          Foreign Minister and State Minister for Human Rights, Mr. Ali Babacan, Office of the Prime Minister, Basbakanlik, 06573

 

Ankara, Turkey; Fax: +90 312 287 88 11

 

·                          Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü, Permanent Mission of Turkey to the United Nations in Geneva, Ch. du Petit-Saconnex 28b - CP

 

271, CH-1211, Geneva 19, Switzerland,

 

E-mail :         mission.turkey@ties.itu.int, Fax: +41 22 734 08 59

·                        

 

 Diplomatic Mission of Turkey to the European Union in Brussels, avenue Louis Lepoutre, 99, 1050 Bruxelles, Belgium,

 

Fax: + 32 2 340 98 79.

 

 

·                          United Nations High Commissionner for Human Rights :

              

urgent-action@ohchr.org

 

 

 

Demir SÖNMEZ

 



www.assmp.org                

assmp72@bluewin.ch

18/02/2009

Non à l’extradition de M. Musa Doğan à la Turquie

 

Genève le, 18 février 2009

Madame, Monsieur,

Nous avons été informés de l’arrestation de Monsieur Musa Doğan par la police Suédoise de Växjö, le 27 janvier 2009, suite à un mandat d’arrêt international lancé par les autorités turques auprès d’Interpol. Musa Doğan est actuellement placée en détention et risque d’être extradée vers la Turquie.

Depuis 2007, M. Dogan dispose, en vertu de la Convention de Genève de 1951, du statut de réfugié politique en Suède où il séjourne depuis 2006. Il est donc, selon les normes internationales ratifiées par la République de Suède, sous la protection des autorités de ce pays.

M. Dogan a été condamné en Turquie à une peine de réclusion à perpétuité, en raison de son appartenance politique. De mars 1993 à septembre 2003, M. Dogan a été détenu dans différentes prisons turques. Ses conditions de détention ont été éprouvantes et il a entamé, de manière répétée, des grèves de la faim. Celles-ci correspondent à un total de trois ans sur 10 de sa détention. Suite à sa dernière grève de la faim -qui a duré 126 jours pour protester contre les cellules d’isolement-, un conseil de médecins a diagnostiqué chez M. Dogan le syndrome de "Wernicke-Korsakof" (pertes de mémoire, invalidités diverses et troubles comportementaux) ; il a alors pu bénéficier de la liberté conditionnelle pendant six mois pour recevoir des traitements médicaux. C’est lors de cette période que M. Dogan a fui la Turquie pour se réfugier en Suède.

Par la présente, nous appelons à la solidarité avec M. Dogan qui risque la mort en cas d’extradition. En effet, l’état physique et psychologique de M. Dogan est critique ; ses proches et amis sont très inquiets.

L'Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle. Or, nous vous rappelons que l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l'ont ratifié et n'admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

Il en est de même pour l'article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) qui dispose qu'« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

A noter que la Suède est partie à ces Conventions. Le gouvernement suédois doit donc assumer pleinement sa responsabilité internationale et humanitaire : l'extradition de M. Doğan en Turquie signerait son arrêt de mort et violerait gravement les Conventions internationales précitées.

 

Au vAu de ce qui précède, nous vous demandons instamment aux autorités compétentes de repousser ou d’empêcher l’extradition de de M. Doğan vers un pays où l’attend la prison et vraisemblablement la torture.

 

Vous pouvez signer la pétition ci-dessous jusqu’au 1er mars 2009

 

 

en cliquant sur

http://www.assmp.org/spip.php?article271

 

Maison du Peuple de Genève

Demir SÖNMEZ

 

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