24/03/2012

Aujourd'hui, Place Neuve, Spartacus est revenu et les jeunes, le cri de la liberté !

Les jeunes, le cri de la liberté !

Ce soir à 18h00 environ,  500 jeunes se sont rassemblés  à la place de Neuve pour le droit d’expression, manifestant contre le durcissement de la loi sur les manifestations, voté le 11 mars dernier. Les jeunes  crient pour la liberté ! Nous sommes tous organisateurs, nous sommes tous responsables. Ils ont seulement demandé la liberté et ils ont donné une leçon de démocratie à tous. Aujourd'hui, Place Neuve, Spartacus est revenu!

DSC_7406.jpg

DSC_7407.jpg
DSC_7408.jpg
DSC_7411.jpg
DSC_7413.jpg
DSC_7415.jpg
DSC_7418.jpg
DSC_7420.jpg
DSC_7421.jpg
DSC_7424.jpg
DSC_7426.jpg
DSC_7429.jpg
DSC_7430.jpg
DSC_7432.jpg
DSC_7436.jpg
DSC_7441.jpg
DSC_7443.jpg
DSC_7450.jpg
DSC_7451.jpg
DSC_7452.jpg
DSC_7460.jpg
DSC_7463.jpg
DSC_7467.jpg
DSC_7475.jpg
DSC_7477.jpg
DSC_7478.jpg
DSC_7479.jpg
DSC_7480.jpg
DSC_7482.jpg
DSC_7484.jpg
DSC_7485.jpg
DSC_7487.jpg
DSC_7488.jpg
DSC_7492.jpg
DSC_7503.jpg
DSC_7505.jpg
DSC_7509.jpg
DSC_7518.jpg
DSC_7524.jpg
DSC_7528.jpg
DSC_7529.jpg
DSC_7542.jpg
DSC_7544.jpg
DSC_7538.jpg

DSC_7536.jpg

 

 

 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

00:31 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

22/03/2012

DES DÉPUTÉS VICTIMES DE LA VIOLENCE POLICIÈRE

Violents affrontements au Printemps Kurde!


Des centaines de milliers de kurdes sont descendus mardi 20 mars dans les rues de Kurdistan de Turquie pour célébrer le Newroz,  défiant les interdictions du régime AKP.  Des centaines de personnes ont été blessées dont 2 députés kurdes et près de 400 autres ont été arrêtées.

Malgré l’interdiction par les autorités de célébrer le Newroz, les kurdes ont manifesté dans une cinquantaine de villes. De violents affrontements ont été éclatés à travers le Kurdistan, notamment à Batman, Nusaybin, Cizre et à Yuksekova, où des dizaines de milliers de kurdes ont réussis à affranchir les barricades dressées par la police du régime répressif.

DES DÉPUTÉS VICTIMES DE LA VIOLENCE POLICIÈRE

A Batman, les policiers ont arrêté au moins 148 personnes dont 42 enfants, et ont attaqué à coup de points le député du parti kurde BDP Ahmet Turk, âgé de 70 ans, qui est également le co-président du Congrès de la société démocratique (DTK). Le député a été hospitalisé, tandis qu’un autre manifestant a été grièvement blessé après avoir été touché à la tête par une grenade de lacrymogène.

A Cizre, dans la province de Sirnak, les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles sur une foule de plus de 20 mille manifestants. Quatre personnes, dont deux civils et deux policiers, ont été blessées, et plus de 50 personnes dont l’adjoint au maire de Cizre Mustafa Gören ont été arrêtées.

A Viransehir, dans la province de Urfa, la police est violemment intervenue contre les kurdes qui célébraient le Newroz, arrêtant au moins 25 d’entre eux.

Des scènes de guérilla urbaine se sont jouées dans tous les quartiers de Nusaybin et de Yuksekova, suite aux attaques violentes de la police. Plusieurs personnes ont été blessées et de nombreuses arrestations ont été effectuées.

A Mersin, le député BDP Ertugrul Kurkcu a été tabassé par des policiers.

Parallèlement à la répression, les hackers du régime n’ont pas cessé d’attaquer aux deux agences de presses kurdes, Firat et Dicle, pour empêcher la diffusion d’informations.

A la sortie de l’hôpital de Batman, Ahmet Turk  a déclaré : « Aucune force ne peut faire obstacle à notre lutte légitime et nous ne reculerons jamais. Nous Quelque soit le prix, nous sommes prêts à payer. »

Le 18 mars, un million de kurdes avaient célébré le Newroz, le jour de la renaissance et de la résistance, à Diyarbakir malgré les interdictions et mise en garde des autorités, affranchissant les barricades dressées par la police. Un responsable du parti kurde avait été tué à Istanbul par la police qui avait également arrêté au moins 135 personnes, lors d'un rassemblement à l’occasion du Newroz.

 

cizre_newroz_2012.jpg
cizre_newroz_2012_2.jpg
cizre_newroz_2012_4.jpg
cizre_newroz_2012_5.jpg

 

 

http://www.actukurde.fr/actualites/kurdistan/652-violents...


Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

11:37 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

20/03/2012

La lutte continue contre le racisme !

Ce soir se trouvaient dans la cour de l’Hôtel de Ville les autorités Cantonale, celles de la Ville de Genève, des Communes, ainsi que les représentants des associations pour, tous ensemble, participer au lancement de la Semaine contre le racisme. Etaient aussi présents, Mme Isabel Rochat (Conseillère d'Etat en charge du Département de la sécurité, police et environnement), Mme Martine Brunschwig Graf (Présidente de la Commission contre le racisme), M. Pierre Maudet (le maire de la Ville de Genève), Thierry Apothéloz (le maire de Vernier), Carole Anne Kast (La maire d'Onex), André Castella, du Bureau de l'intégration des étrangers du canton de Genève ainsi que les représentants des associations de l'intégration des étrangers du canton de Genève et les militants des droits de l’homme.



La Semaine contre le racisme est née en mars 2000 au Québec, sur l’initiative deplusieurs organismes actifs dans le domaine des droits de la personne. Cet évènement d'abord local, organisé autour de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale qui a lieu le 21 mars de chaque année, a rapidement fait des émules et suscité un intérêt de plus en plus large, au Canada et sur le plan international. Au cours des années, plusieurs régions et villes, notamment francophones, ont rejoint l'initiative. Le canton de Genève s'y est associé une première fois en 2006.

Cette année, c'est une campagne de sensibilisation de grande envergure qui va être lancée, puisque, pour la première fois, elle va réunir les 7 cantons de Suisse latine autour du slogan « La diversité, une valeur suisse ? ».

La lutte contre le racisme et les discriminations est une préoccupation majeure de l'Etat de Genève. Ce dernier, par la réalisation de cette semaine et la mise sur pied d'un centre d'écoute et de conseil aux victimes du racisme souhaite marquer ainsi l'attachement de Genève à sa diversité culturelle et au respect des droits de toutes les populations qui vivent sur son territoire.


La Suisse latine ensemble - campagne intercantonale contre le racisme 2012

La journée internationale contre le racisme c'est pour bientôt !

Depuis 2008, le Bureau de l'intégration des étrangers du canton de Genève a coordonné une semaine d'actions contre le racisme qui a été l'occasion pour de nombreux acteurs associatifs et institutionnels de proposer des activités et de rassembler leur efforts autour de cette date emblématique.


En 2012, le canton de Genève s'est associé aux 5 autres cantons romands et au Tessin, pour réaliser durant le mois de mars une campagne de sensibilisation contre le racisme sur la totalité de la Suisse latine. Sous la devise "La diversité, une valeur Suisse ?", cette campagne proposera des affiches sur la voie publique, des sets de table pour les cafés-restaurants qui souhaitent s'y associer, des cartes postales, un site internet intercantonal, une page Facebook commune et un compte Twitter. L'intégration des réseaux sociaux a été adoptée pour offrir un maximum d'interactivité et de participation au public intéressé et notamment aux jeunes.

En complément de cette campagne, de nombreuses associations proposeront de multiples activités destinées à l'ensemble de la population dans les différents cantons. Vous trouverez les programmes sur le site internet de la semaine ainsi que sur les plateformes des médias sociaux.

Cette campagne romande et tessinoise a été soutenue par le Service de lutte contre le racisme (SLR), organe du Département fédéral de l'intérieur, ainsi que par plusieurs communes des cantons organisateurs.

www.semainecontreleracisme.ch

DSC_7169.jpg
DSC_7172.jpg
DSC_7174.jpg
DSC_7179.jpg
DSC_7186.jpg
DSC_7165.jpg
DSC_7203.jpg
DSC_7210.jpg
DSC_7226.jpg
DSC_7238.jpg
DSC_7249.jpg
DSC_7253.jpg
DSC_7266.jpg
DSC_7288.jpg
DSC_7299.jpg
DSC_7326.jpg
DSC_7330.jpg

 

 

 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

23:16 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

19/03/2012

Action Ragip Zarakolu au stand de la Turquie du salon du livre de Paris!


Salon du Livre à Paris : protestation devant le stand "Turquie"

 

ragip-paris1.jpg



A l'occasion du salon du livre de Paris, porte de Versailles du 16 au 19 mars 2012, la FRA Nor Seround (association de jeunes luttant contre le négationnisme) dénonce la promotion d'un criminel de génocide par le stand de la Turquie. En effet, parmi les livres présentés dans l'espace dédié au ministère de la culture et du tourisme de Turquie, figurait un ouvrage glorifiant Djemal Pacha, qui est l'un des commanditaires du génocide des Arméniens de 1915.

Le dimanche 18 mars à 16h, à l’intérieur du salon du livre de Paris, le Nor Seround a protesté devant le stand officiel de la Turquie, contre cette incursion négationniste supplémentaire faite par le gouvernement d’Ankara en direction de la France, ainsi que pour dénoncer le traitement général réservé aux écrivains et aux éditeurs en Turquie.

Les militants ont clamé des slogans tels que « Libérez les écrivains ! Libérez Zarakolu ! », dans un stand du gouvernement turc, recouvert par les jeunes protestataires de pancartes à l'effigie de Ragip Zarakolu, cet éditeur d'ouvrages sur la question kurde et le génocide des Arméniens, actuellement incarcéré dans une prison de haute sécurité pour ses écrits.  Les passants du salon du livre, interpelés par cette soudaine agitation, se sont approchés de l’action pour se joindre à la protestation pacifique par leurs applaudissements et en reprenant les slogans pour la liberté d’expression en Turquie. En moins de 15 minutes, ce mouvement de sympathie a atteint plus de 100 personnes.

L’immense stand à la gloire du gouvernement turc au sein du salon du livre est une provocation d'autant plus intolérable, qu'il y a selon les derniers rapports de l'organisation  PEN International (ONG de défense des écrivains), près de 100 écrivains emprisonnés en Turquie. Ces derniers mois, la situation de tous ceux qui osent s’exprimer dans le pays s’est dramatiquement aggravée selon toutes les organisations de défense des droits de l’homme. Les arrestations arbitraires basées sur des motifs politiques se sont multipliées ces dernières semaines. Il y a actuellement dans les prisons turques, 106 journalistes, 40 syndicalistes, 38 avocats, 500 étudiants, 18 maires et 8 députés.


La présence d’un stand tenu par les représentants officiels des autorités turques est incompatible avec un évènement dédié au savoir et à l’écriture, qui sont deux notions en contradiction fondamentale avec la politique de répression menée par le gouvernement Erdogan. Comme l’année dernière, lors de la distribution massive, à ce même stand officiel de la Turquie, d’un ouvrage négationniste à l’encontre du génocide des Arméniens, les militants du Nor Seround ont décidé de porter la contestation pacifiquement mais sans concession vis-à-vis d’un Etat turc qui mène une véritable propagande sur le territoire de la République française. (Contact CCAF <contact@ccaf.info>, 19 mars 2012)

ragip-pariqs2.jpg


12:04 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

17/03/2012

La Turquie a été condamnée 2404 fois par la Cour européenne des droits de l’homme!

En 52 ans, la Turquie a été condamnée

à 2404 reprises par la CEDH




Selon les statistiques des arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) depuis sa création, de 1959 à 2011, la Turquie reste champion des condamnations avec 2 404, devant la Russie.


cedh_condamnations_380_243.jpg


Depuis sa création, la Cour de Strasbourg a rendu plus de 15 000 arrêts, dont près de la moitié étaient dirigés contre quatre Etats : la Turquie (2 747), l’Italie (2 166), la Russie (1 212) et la Pologne (945).

Sur le nombre total d’arrêts rendus depuis 1959, dans plus de 83% des cas, la Cour a au moins constaté une violation de la Convention et condamné l’Etat défendeur.

Près de la moitié des arrêts de violation concernaient la violation de  l’article 6 de la Convention, qu’il s’agisse d’équité ou de durée de procédure, tandis qu’environ 58 % des violations constatées par la Cour concernaient l’article 6 et l’article 1 du Protocole 1 (Protection de la propriété).

Dans plus de 11% des cas, la Cour a conclu à une violation grave de la  Convention concernant le droit à la vie ou l’interdiction de la torture et des  traitements inhumains ou dégradants (articles2 et3 de la Convention).

La Turquie a été condamnée 2404 fois pour au moins une violation, soit 18,49% de la totalité, ce qui fait le régime turc le champion des condamnations.

Ce pays a notamment été condamné à 92 reprises pour atteinte à la vie, 243 fois pour traitements inhumains ou dégradants, 138 fois pour absence d'enquête effective, 554 fois dans le cadre du droit à la liberté et à la sûreté, 729 pour droit à un procès équitable, 493 fois pour durée de procédure, 207 pour liberté de pensée, de conscience et de religion, 237 fois pour droit à un recours effectif et enfin 611 fois pour interdiction de la discrimination.  

La Turquie devance la Russie dans dix domaines, alors que cette dernière est championne d’atteinte à la vie avec 202 condamnations, 217 pour absence d'enquête effective et 291 pour violation du droit à un recours effectifs.



http://www.actukurde.fr/libertes/droits-de-l-homme/646-en...

http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/AB207AED-B81D-4981-8...

 

11:10 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

15/03/2012

Un opposant kurde - arménien risque d’être renvoyé dans l'enfer des droits de l'homme

Un opposant kurde - arménien risque d’être renvoyé de la Suisse vers la Turquie alors
Qu’il y risque la prison à vie, la torture et la persécution

LETTRE OUVERTE


AUX AUTORITÉS SUISSES ;

AUX DÉPUTE-É-S DU PARLEMENT EUROPÉEN ;

AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES ;

AUX DÉFENSEUR-E-S DES DROITS HUMAINS ET AUX MÉDIAS.




Genève, le 14 mars 2012

 

Madame, Monsieur,


La « Maison Populaire de Genève » et la « Fédération des droits démocratique en Suisse - Genève » ont été alertées par l’information faisant état de l’arrestation et d'une éventuelle expulsion vers la Turquie d’un demandeur d’asile d’origine kurde - arménien.

Il s’agit de Monsieur Hidir ERDOGDU, né le 1er février 1983 à Dersim (Turquie), il vit en Argovie (Suisse) depuis 7 octobre 2008 (N° Dossier : 515 322).

M. ERDOGDU a déposé une demande d’asile à Bâle (Suisse) le 7 octobre 2008. Par une décision du 13 septembre 2011, l’Office fédéral des migrations (ODM) a rejeté sa demande.

M. ERDOGDU a formé un recours contre cette décision le 21 octobre 2011.
2012-03-17_hidir_erdogdu-.jpg
Ce matin, la police d'Argovie a arrêté M. ERDOGDU, à son domicile, pour l'extrader vers la Turquie. Selon les informations à notre disposition, il est détenu actuellement dans une prison dans ce canton. L’état physique et psychologique de M. ERDOGDU est critique ; ses proches et amis sont très inquiets.

En 2004, un procès a été lancé contre M. ERDOGDU par le Tribunal de sûreté de l'Etat d'Erzurum en raison de son appartenance politique au TKP-ML (parti communiste de Turquie, marxiste-léniniste)  et en l'accusant d'avoir tenté de changer par la force l'ordre constitutionnel établi. Le tribunal a requis la perpétuité contre M. ERDOGDU. En parallèle, les autorités turques ont lancé un mandat d'arrêt via Interpol, contre lui.

Nous considérons que la situation de M. ERDOGDU correspond  pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique. Il convient de réexaminer attentivement son dossier.

Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes suisses, afin d’empêcher l’extradition de M. ERDOGDU vers la Turquie où il risque d'être torturé et persécuté.


A toutes fins utiles, nous vous rappelons que l’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle, ce malgré les pressions internationales et les condamnations continues de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Amnesty International, l’Organisation Mondiale contre la Torture, Human Right Watch ont clairement et explicitement dénoncé la pratique systématique de la torture en Turquie.

De plus, l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifiée et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984), dont la Suisse est signataire, qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

Nous sommes persuadés que, comme nous, vous refuserez d’assumer la responsabilité du renvoi d’un ressortissant turc dans un Etat antidémocratique, violent et criminel.

En vous remerciant d'avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Au nom du Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ Fédération des droits démocratique en Suisse


Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités suisses
:
Office fédéral des migrations
Quellenweg 6

CH-3003 Berne-Wabern

T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79

http://www.ejpd.admin.ch/content <http://www.ejpd.admin.ch/content> /ejpd/fr/misc/conform.html

Département fédéral de justice et police

Service d’information

Palais fédéral ouest

CH-3003 Berne

T +41 31 322 21 11, F +41 31 322 40 82

http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html <http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html>


United Nations High Commissioner for Human Rights
:
urgent-action@ohchr.org <urgent-action@ohchr.org>

United Nations High Commissioner for Refugees :

1503@ohchr.org <1503@ohchr.org>
==================================================

Turquie : plus de 960 arrestations politiques en février


Le régime turc a arrêté plus de 960 personnes au cours du mois de février, a déclaré la Fondation des Droits de l’Homme en Turquie (TIHV), attirant l’attention sur la situation des enfants emprisonnés.

Selon le rapport du TIHV sur les violations des droits de l’homme commises en février, au moins 963 personnes ont été placées en garde à vue et 168 d’entre elles ont été écrouées.

La plupart de ces arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’affaire KCK et la totalité est liée à la cause kurde.

Plus de 6 500 membres actifs du parti kurde BDP dont 31 maires sur 98 et six députés sur 36 sont actuellement en prison dans le cadre de l’affaire KCK, une campagne de répression sans précédente lancée en avril 2009, quelques semaines après le succès historique du parti kurde aux élections municipales.

Abus sexuels sur les enfants emprisonnés

La Fondation a notamment attiré l’attention sur l’isolement du chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et les abus sexuels sur les enfants kurdes dans la prison de Pozanti à Adana. Il s’agit des enfants arrêtés pour avoir jeté des pierres sur les policiers ou avoir crié des slogans « illégaux ».

Ozlem Agus, la journaliste de l’agence de presse kurde DIHA qui a révélé le scandale d’abus sexuels et de la torture dont les enfants ont été victimes, a été emprisonnée le 9 mars par un tribunal d’Adana avec 20 responsables du parti kurde.

Des prisonniers battus pour avoir chanté en kurde

Le rapport du TIHV affirme aussi que dix prisonniers politiques ont subi la violence des gardiens dans la prison d’Amasya, pour avoir chanté en kurde.

887 arrestations en janvier

Selon un bilan de l’ActuKurde à partir des articles de deux agences de presse, Firat et Dicle, au moins 887 personnes ont été placées en garde à vue en janvier, soit 1 850 arrestations au cours des deux premiers mois de l’année 2012. Chaque semaine, des dizaines d’autres arrestations s’ajoutent à cette liste.  Dans aucun pays du monde, même les plus répressifs comme Syrie, on ne voit autant d’arrestations politiques.

Région kurde : 6 306 personnes arrêtées en 2011

Selon le dernier rapport de l’Association des droits de l’homme (IHD), plus de 29 360 cas de violation des droits de l’homme ont été recensés en 2011 dans la seule région kurde, contre 23 573 en 2010 et 20 720 en 2009.

6 306 personnes ont été arrêtées et 1 917 d’entre elles ont été emprisonnées pour des raisons politiques au cours de l’année 2011, constate le rapport qui parle de 1 555 cas de torture et de mauvais traitement, contre  2 788 arrestations, 747 emprisonnements  et 747 cas de torture et de mauvais traitement en 2010.
(Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde)


Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

Inscription / désinscription
listes Maison Populaire de Genève
http://www.assmp.org/mail_listes/listes.html

10:57 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

14/03/2012

Madimak était un crime contre l’humanité, la décision de la Cour de Justice d’Ankara est une honte.

Madimak était un crime contre l’humanité, la décision de la Cour de Justice d’Ankara est une honte.

Hier la Cour Pénale de Justice d’Ankara a rendu son jugement dans l’affaire concernant l’Hôtel Madimak : classement sans suite pour prescription de faits.

Il est évident que le gouvernement et les acteurs du système judiciaire ont tout fait pour faire traîner l’affaire comme cela avait été le cas suite aux massacres de Maras, Malatya, Corum et Gazi. Ce gouvernement est coutumier du fait.

Mais si la prescription peut s’appliquer dans le cadre juridique, elle ne concerne nullement notre mémoire. Jamais nous n’oublierons ce qui s’est passé à Madimak. Jamais nous n’oublierons ceux qui ont péri dans les flammes, pas plus que nous n’oublierons les incendiaires et les ministres qui ont été les témoins passifs de ces actes odieux.

Aujourd’hui il n’a pas suffi que la Cour Pénale d’Ankara rende un tel jugement. La police est intervenue, s’en prenant aux personnes qui s’étaient rassemblées devant le Tribunal dans l’attente du jugement. Les événements d’aujourd’hui sont INACCEPTABLES.

Ce qui s’est passé aujourd’hui devant le bâtiment de la Cour de justice est un triste rappel des événements de Madimak 18 ans auparavant.

Nous ne saurions tolérer de telles exactions. Ni la violence ni des décisions de justice semblables à celle d’aujourd’hui ne nous empêcheront de réclamer nos droits.

D’aucuns pensent qu’il suffit de classer l’affaire, de la faire tomber dans l’oubli et de présenter des excuses 70 ans après comme cela a été le cas dans l’affaire des massacres de Dersim. ILS SE TROMPENT.

Nous ne laisserons jamais l’affaire être classée, même s’il faut pour cela la porter devant des instances judiciaires au plan national et même international.

Confédération Union des Alévi en Europe
Fédération Union des Alévis en France

Pour plus information:

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2010/07/01/17eme-a...

85547f28-img_3172.jpg
a5f14e19-img_3364.jpg
0f7a0854-img_3202.jpg
ee9cdb2c-img_3350.jpg



Sélection medias du Monde




Sivas: pas de justice pour les victimes du Madimak


La décision du tribunal d'Ankara était attendue. La Cour a confirmé aujourd'hui la fin de la période de prescription pour les auteurs présumés du massacre de Sivas, timidement recherchés par la justice depuis 20 ans.

Le 2 juillet 1993, 37 intellectuels alévis avaient péri dans l'incendie criminel de l'hôtel Madimak, dans la ville anatolienne de Sivas. Ils étaient réuni à l'occasion d'une conférence sur le poète Pir Sultan Abdal. Parmi eux figurait notamment l'écrivain Aziz Nesin (sur la photo, en train de descendre l'échelle des pompiers), qui avait entamé la traduction en turc des Versets Sataniques de Salman Rushdie. Sa présence servit de prétexte à un rassemblement hostile, à l'appel des partis islamistes de l'époque.



Cette tragédie est restée un traumatisme pour la communautés alévie de Turquie (environ 12 millions de personnes), régulièrement confrontée dans l'histoire récente de la Turquie, à des bouffées d'intolérance de la part de sunnites radicaux (Corum, Marache...). Le soupçon d'une manipulation par certaines factions de l'Etat turc demeure. En 1993, le président Turgut Özal venait de mourir subitement, remplacé par Suleyman Demirel. Tansu Ciller accédait à la tête du gouvernement.

Des manifestants qui protestaient contre la décision de la justice ont été dispersés par la police à Ankara. Les cinq suspects n'ont jamais été retrouvés et l'opposition accuse le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et son Parti l'AKP, issu de la mouvance islamiste, d'avoir entravé toute enquête sérieuse. "Certains des assassins se sont mariés, ont fait leur service militaire, ont envoyé leurs enfants à l'école, mais n'ont pas pu être retrouvés !", s'est offusqué Kemal Kilicdaroglu, dirigeant du CHP.

http://istanbul.blog.lemonde.fr/2012/03/13/sivas-pas-de-j...


Heurts à Ankara après le classement du dossier Madimak

 

 

286966.jpg



La police turque a dispersé des centaines de manifestants qui dénonçaient mardi à Ankara le classement de l'enquête visant cinq militants islamistes accusés d'avoir mis le feu il y a près de vingt ans à un hôtel de Sivas, dans le centre du pays, où étaient réunis des écrivains et des personnalités libérales.

A la suite d'une émeute, l'incendie le 2 juillet 1993 de l'hôtel Madimak, qui accueillait une conférence culturelle des alévis, une branche hétérodoxe de l'islam, a fait 37 morts et une soixantaine de blessés. La colère de la foule avait été déclenchée par la présence de l'écrivain Aziz Nesin, traducteur en turc des "Versets sataniques" de Salman Rushdie.

Des affrontements avaient ensuite fait 17 morts à Istanbul, lors d'une manifestation pour protester contre cet incendie.

Un magistrat d'Ankara a jugé mardi que l'affaire ne pouvait être considérée comme un crime contre l'humanité et était donc prescrite au bout de quinze ans.

Les cinq suspects n'ont jamais été retrouvés et l'opposition accuse le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, d'avoir entravé toute enquête sérieuse.

"Certains des assassins se sont mariés, ont fait leur service militaire, ont envoyé leurs enfants à l'école, mais n'ont pas pu être retrouvés !", s'est offusqué Kemal Kilicdaroglu, dirigeant du CHP (Parti républicain du peuple), le principal parti d'opposition.

"L'AKP est responsable de cet échec. Je suis sûr que le Premier ministre Erdogan est heureux de cette décision, qu'il est soulagé. C'est un affront à l'humanité", a-t-il ajouté.

"Les organes administratifs ont fait tout ce qui était possible dans ce dossier", a répliqué le ministre de la Justice, Sadullah Ergin.

Une trentaine d'autres accusés ont été condamnés à mort dans cette affaire mais leur peine a été commuée en réclusion à perpétuité.

Jon Hemming, Guy Kerivel pour le service français

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/heurts-a-ankara...



 

14:03 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

09/03/2012

Ceci n’est pas une manif!

Genève, ce soir une vingtaine jeunes se sont rassemblées à 18H00 de la  place Molard.

“Ceci n’est pas une manif”!

 

 

IMG_1044.jpg
IMG_1045.jpg
IMG_1049.jpg


08/03/2012

8 mars Journée de la femme est une journée de lutte!

8 mars : journée de solidarité avec la prisonnière gréviste de la faim, Hana Al-Shalabi

A0-487.jpg

Dimanche 4 mars 2012 - Des Palestiniens prennent part à une manifestation en solidarité avec Hana Shalabi, une prisonnière palestinienne incarcérée en Israël et qui en grève de la faim depuis le 16 février - Photo : Mohammed Ballas/AP

Un appel de Janan Abdu

Un appel de femmes et d’organisations féministes annonce que la Journée des femmes doit être l’occasion d’une journée de solidarité avec la détenue administrative Hana Al-Shalabi, comme avec toutes les femmes détenues et les femmes des familles des prisonniers palestiniens.


Dimanche 4 mars 2012 - Des Palestiniens prennent part à une manifestation en solidarité avec Hana Shalabi, une prisonnière palestinienne incarcérée en Israël et qui en grève de la faim depuis le 16 février - Photo : Mohammed Ballas/AP
La Journée de la femme, qui marque le 8 mars, est un jour symbolique pour nous rappeler la lutte des femmes dans le monde pour briser les chaînes de sexisme.

Cependant, il y a différentes catégories de femmes ; tandis que certaines femmes ont lutté pour la libération et l’égalité - par exemple contre la discrimination en termes de droit de vote et d’éligibilité - d’autres femmes exerçaient une domination envers les femmes d’autres groupes ethniques. Il y a parmi les femmes des débats et des différences fondamentales dans la façon de traiter certaines questions, qui dépendent de l’affiliation intellectuelle et idéologique et qui produisent des divergences parfois contradictoires ou conflictuelles.

En Palestine, la Journée de la femme est une journée de lutte.

Malgré certaines réalisations importantes gagnées par la lutte à travers le temps, nous, femmes palestiniennes - de la Palestine de 1948, ou de Cisjordanie et de Gaza, ou de la Diaspora, qui souffrons du colonialisme, de l’occupation, de la discrimination et du racisme - ne sommes pas encore en mesure de célébrer. Les femmes de la Cisjordanie et la Bande de Gaza souffrent des conséquences de l’occupation, et en Palestine de 1948 nous souffrons du racisme institutionnalisé dans les lois et du fait que l’Etat est l’Etat d’Israël. Cet Etat est construit sur notre terre et a déchiré nos familles par des séparations forcées.

Les femmes palestiniennes ont le plus souffert de l’occupation et de la création de l’Etat juif. Elles ont vécu l’expulsion, la séparation, et l’instabilité dans les pays voisins. Elles continuent à vivre sous la menace de la discrimination institutionnalisée, la menace d’un déplacement local et d’un déracinement comme dans le Néguev, et elles continuent à vivre au risque de voir leurs familles déchirées par la loi de la citoyenneté raciale ...

Nos femmes ont souffert de la captivité dans le passé à l’époque du Mandat britannique, et elles ont souffert des lois d’urgence utilisées par ce même Mandat, comme la détention administrative. Pour exemple, la militante palestinienne Sathej Nassar - rédactrice en chef du magazine « Carmel » et épouse du militant Najib Nassar - a été placée en détention administrative pendant un an sans que soit fourni le moindre acte d’accusation contre elle, et elle a été qualifiée de « femme très dangereuse ». Elle a été arrêtée le 23 mars 1939, selon d’urgence la loi n° 15B qui autorise la détention administrative, puis emprisonnée à Bethléhem jusqu’au 23 février 1940. Ce fut la première arrestation et le premier emprisonnement d’une femme responsable politique palestinienne.

Pendant la grève générale et la grande révolution de 1936, les autorités du Mandat ont arrêté de nombreuses femmes et les ont mises en prison pendant des années, jusqu’à sept à dix ans, sous l’accusation d’avoir caché ou fait circuler des armes. En 1937, la militante féministe Maseel Maghanam a écrit un livre en anglais intitulé : « La femme arabe et le problème de la Palestine : Ne parlons pas des droits des femmes, tant que nous sommes sous occupation ». Elle voulait signifier que les femmes avaient d’abord besoin d’êtres complètement libérées de l’ensemble du système de l’occupation qui tue les libertés et provoque la violence.

Dans le cas des Palestiniennes, Israël développa cette violence en tuant et en emprisonnant des femmes tout en étant incapable de favoriser une prise de conscience ou d’empêcher la violence qui découlent des conditions socioéconomiques particulièrement dures supportées par les familles palestiniennes (le chômage, la pauvreté, les déplacements forcés, les expulsions et les démolitions de maisons, entre autres éléments).

Les femmes palestiniennes continuent aujourd’hui de payer le prix fort de l’occupation, et souffrent de l’occupation et de tout ce qu’elle implique. Le Mur de l’apartheid démembre les familles et entrave terriblement les liens humains au sein même des familles. Nos femmes paient ce prix en captivité, détentions, enquêtes et insultes, et paient le prix de la plus longue occupation de type coloniale depuis la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Les femmes et les jeunes filles palestiniennes paient le prix de la captivité des membres de leur famille et souffrent de discrimination dans les prisons où l’administration pénitentiaire empêche tout contact entre les prisonniers politiques et leur famille, ce qui n’est pas le cas pour les prisonniers politiques juifs ou pour les criminels arabes ou juifs. Cette administration ne permet pas que le prisonnier palestinien puisse embrasser sa famille, même dans les moments les plus difficiles comme dans les cas de décès.

La prisonnière palestinienne Hana Al-Shalabi a annoncé qu’elle était en grève de la faim pour protester contre une nouvelle arrestation et détention administrative, après avoir été libérée dans le cadre de l’accord « Wafaa Al-Ahrar » en octobre 2011.

La détention administrative consiste à enlever une personne sans qu’elle ait droit à un procès et sans même fournir d’acte d’accusation. Il y a 307 détenus « administratifs » dans les prisons israéliennes, dont trois femmes. Le nombre total de femmes détenues est de 6 à ce jour, après que la majorité des prisonnières aient été libérées dans le dernier accord.

Faisons du 8 mars 2012 une journée de solidarité avec les prisonnières palestiniennes, et rassemblons les organisations et les mouvements féministes autour de cette cause.

* Janan Abdu est une militante féministe palestinienne et l’épouse du prisonnier politique palestinien en Israël, Ameer Makhoul


http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11884

 

11:11 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

05/03/2012

Genève, Les Tamoules marchent pour la justice !

Environ 4000 Tamoules de différents pays européens se sont rassemblés ce matin parc des Cropettes à 11h00, appelés par les associations tamouls pour la justice.

Les manifestants ont défilé depuis la parc cropettes de Genève jusqu’à la place des Nations en agitant des drapeaux de l’Eelam tamoul, Ils ont défilé avec des banderoles et des pancartes en faveur de l’autodétermination du peuple tamoul et dénoncé les «génocidaires».

 

146 679 Tamouls disparus en 2009 plus 40 000 tués

25 000 enfants orphelins

ENQUETER SUR LES CRIMES DE GUERRE AU SRI LANKA

ARRÊTEZ LE GENOCIDE DES TAMOULS

 

"Rien ni personne ne doit faire obstacle à la marche de la liberté"


COMMUNIQUE DE PRESSE

La Justice Internationale pour le Génocide des tamouls commis par l’Etat Sri Lankais !

 

2 ans que le Sri Lanka dit avoir « vaincu le terrorisme », néanmoins, le génocide et les crimes de guerre commis à l'encontre du peuple tamouls sont restés impunis et n'ont fait l'objet d'aucune enquête internationale indépendante.

En effet, plus de 40 000 civils ont été tués lors de la dernière offensive menée par l'armée sri lankaise, et environ 146 679 autres sont portés disparus.

Les souffrances endurées par nos proches et le génocide perpétré par le gouvernement Sri Lankais doivent être portées à l'attention de la communauté internationale.

L’ONU devrait revoir le fondement de son institution créée après la 2ème guerre mondiale.

En effet, les Nations Unies ont adopté un

e convention sur le génocide, mais malgré ça les dirigeants des Etats signataires n'ont pas réussi à empêcher la mort de millions d’innocents au Biafra, au Cambodge, au Rwanda, au Darfour, à Srebrenica, au Kosovo, ni celles des Palestiniens, des Kurdes et des Tamouls du Sri Lanka. Et aujourd’hui en Syrie.

Ceci est dû à un manque de volonté politique et les réticences sur l’utilisation de la notion de génocide.

En fixant la barre d'intervention à la condition, de l’indéniable preuve, de l'intention claire de détruire un groupe national, ethnique, radicale ou religieux, la communauté internationale s’est prise à son propre piège. Au moment où il est clair que le génocide se produit, il est souvent trop tard pour l'arrêter.

Si une campagne d'homicides massifs, parrainée par le gouvernement, se poursuit, et dans laquelle des milliers de victimes sont déjà morts et plusieurs milliers sont susceptibles de mourir, une coalition de pays, composée de grandes institutions internationales et régionales, devrait intervenir pour arrêter le massacre avant qu'il ne s'aggrave.

La responsabilité de protéger est une initiative des Nations Unies créé en 2005. Il se compose d'une nouvelle norme, d’un ensemble de principes, et repose sur l'idée que la souveraineté n'est pas un privilège, mais une responsabilité. La responsabilité de protéger se concentre sur la prévention et l'arrêt des crimes, génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et le nettoyage ethnique, ce qui le place sous le terme générique de crimes, des atrocités de masse.

La responsabilité de protéger a trois "piliers".

  1. Un état a la responsabilité de protéger sa population contre les atrocités de masse.


2.  La communauté internationale a la responsabilité d'aider l'Etat s’il est incapable de protéger seul sa population.

3. Si l'état ne parvient pas à protéger ses citoyens contre les atrocités de masse et que les mesures pacifiques ont échoué, la communauté internationale a la responsabilité d'intervenir par des mesures coercitives telles que des sanctions économiques. L'intervention militaire est le dernier recours dont disposent les Etats pour faire cesser ces atrocités de masse.

Nous tenons à rappeler à la communauté internationale que ces traités ont été faits par elle, et ce, dans le but d’établir la paix dans le monde.

Le 5 février 2012, Trois membres de la diaspora tamoule d’Europe ont entrepris une marche d'environ 1 000 km de Bruxelles jusqu'à Genève, afin de sensibiliser la communauté internationale et de dénoncer la situation critique des tamouls du Sri Lanka.

Alors que la 19ème session du Conseil des Droits de l'Homme s'est réunie à Genève le 23 février 2012, cette marche traduit notre détermination à obtenir justice pour le génocide et les crimes de guerre commis à l'encontre de notre peuple et une paix mondiale ou tout le peuple peut vivre librement sur leur terre.

Pour conclure cette marche pour la Justice, la diaspora tamoule s’est donné rendez-vous sur la Place des Droits de l’Homme à Genève, devant le Siège de l’ONU, le lundi 5 mars 2012, à partir de 14h00.

Pour marquer l’ampleur de ce rassemblement afin d’obtenir la Justice pour le génocide des tamouls commis par l’Etat Sri Lankais, la communauté tamoule de France a réservé un TGV à cet effet, à la Gare de Lyon, dont le départ est prévu à 8h11.

Les organisateurs se réjouissent d'avoir mené à bien ce projet et attendent plus de 1 000 participants voyageant à fort de ce TGV spécial.

En outre, des milliers de tamouls sont également attendus, et c’en provenant d’autres pays européens pour faire entendre leur voix à la Commission des Droits de l’Homme.

Leur voix, c’est celui de tamoules victimes du génocide commis par l’Etat Sri Lankais et de ceux présents dans l’île mais dont les droits sont bafoués.

Paris, le 4 mars 2012

Thiruchchoti.T
Président de la Maison du Tamil Eelam
Directeur de Global Tamil Forum
Tel: 06 49 41 58 17

email: mte.France@gmail.com <mailto:mte.France@gmail.com>

 

 


DSC_4948.jpg

DSC_4952.jpg
DSC_4956.jpg
DSC_4961.jpg
DSC_4964.jpg
DSC_4966.jpg
DSC_4975.jpg
DSC_4978.jpg
DSC_4982.jpg
DSC_5003.jpg
DSC_5008.jpg
DSC_5015.jpg
DSC_5019.jpg
DSC_5035.jpg
DSC_5041.jpg
DSC_5047.jpg
DSC_5055.jpg
DSC_5056.jpg
DSC_5082.jpg
DSC_5108.jpg
DSC_5110.jpg
DSC_5118.jpg
DSC_5119.jpg
DSC_5130.jpg
DSC_5136.jpg
DSC_5150.jpg
DSC_5159.jpg
DSC_5171.jpg
DSC_5176.jpg
DSC_5186.jpg
DSC_5188.jpg
DSC_5190.jpg
DSC_5193.jpg
DSC_5201.jpg
DSC_5225.jpg
DSC_5260.jpg
DSC_5262.jpg
DSC_5264.jpg
DSC_5282.jpg
DSC_5285.jpg
DSC_5294.jpg
DSC_5316.jpg
DSC_5334.jpg
DSC_5346.jpg
DSC_5360.jpg
DSC_5371.jpg
DSC_5384.jpg
DSC_5400.jpg
DSC_5407.jpg
DSC_5408.jpg
DSC_5416.jpg
DSC_5442.jpg
DSC_5445.jpg
DSC_5448.jpg
DSC_5453.jpg
DSC_5458.jpg
DSC_5462.jpg
DSC_5508.jpg
DSC_5509.jpg
DSC_5521.jpg
DSC_5547.jpg
DSC_5564.jpg
DSC_5566.jpg
DSC_5568.jpg
DSC_5592.jpg
DSC_5598.jpg
DSC_5609.jpg
DSC_5621.jpg
Maison Populaire de Genève
www.assmp.org


21:35 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

03/03/2012

Les collectif d’artistes manifestent pour le droit "MANIFÊTE"!

Les collectif d’artistes se sont rassemblés cet après midi à 14H00 au Rond point de Plainpalais pour une "MANIFÊTE" en faveur du « non » à la nouvelle lois sur les manifestations. Les artistes ont diffusé une pétition “NON à la loi modifiant la loi sur les manifestations sur le domaine public !OUI ! au DROIT de manifester sa joie ou sa colère dans l’espace public gratuitement et sans restriction !” Action continue, concerts des groupes Perfos, Dj-Sets, Workshops, Soleil,Pouffy - Poup & More jusqu’à 20h.


Pour signer le pétition sur vos réseaux  :
<http://www.espacetemporaire.com/petition>

 

DSC_4524.jpg
DSC_4521.jpg
DSC_4510.jpg
DSC_4503.jpg
DSC_4492.jpg
DSC_4486.jpg
DSC_4483.jpg
DSC_4481.jpg
DSC_4472.jpg
DSC_4463.jpg
DSC_4460.jpg
DSC_4454.jpg
DSC_4450.jpg
DSC_4448.jpg
DSC_4446.jpg
DSC_4440.jpg
DSC_4431.jpg

 

 

17:56 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

25/02/2012

Manifestation pour le droit de manifester : la ballade des gens heureux !

Les Jeunes Vert-e-s et les jeunes Socialistes avec la participation des Jeunes Démocrates-Chrétiens se sont rassemblement cet après midi à 13h30 au Rond-Point de Rive pour une manifestation en faveur du « non » à la nouvelle lois sur les manifestations, le thème choisi : “peace and love”, les jeunes ont défilés le long des rues basses en chantant et soufflant des bulles de couleurs. Ils ont finis leur joyeux cortège devant le parc de Bastions.

Manifestons en faveur de la liberté d'expression!

NON à la loi du 11 mars qui vise à limiter nos droits et libertés politiques!

Défendons la démocratie contre ceux qui veulent nous faire taire!!

Les jeunes ne fermeront pas leur gueule!!!

DSC_3813.jpg
DSC_3818.jpg

 

 

 

DSC_3797.jpg
DSC_3809.jpg
DSC_3840.jpg
DSC_3843.jpg
DSC_3845.jpg
DSC_3849.jpg

DSC_3853.jpg

DSC_3853.jpg

DSC_3855.jpg
DSC_3865.jpg

DSC_3859.jpg

DSC_3885.jpg

DSC_3891.jpg
DSC_3898.jpg
DSC_3901.jpg

DSC_3903.jpg

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

16:22 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

24/02/2012

Manifestation réussie contre la loi qui s’attaque à nos libertés

Manifestation réussie contre la loi qui s’attaque à nos libertés

DSC_3717.jpgEnviron 1000 personnes, dont de nombreux jeunes, ont participé à la manifestation contre la loi liberticide que la majorité de droite du Grand Conseil voudrait nous imposer.

La manifestation s’est déroulée sans le moindre problème, malgré le parcours pour le moins bizarre que nous a imposé la police.

La manifestation était très animée, les slogans fusaient, la musique et les tambours retentissaient, les pancartes et banderoles étaient nombreuses.

Toutes les oratrices et tous les orateurs ont dénoncé l’attaque à nos libertés fondamentales que constituait cette loi : celle-ci s’en prend essentiellement aux organisateurs/trices de manifestations et à leurs associations, les menaçant de sanctions très lourdes pour les intimider (jusqu’à 100.000 frs d’amende et 5 ans de mise à ban pour organiser un nouveau cortège, en cas de débordements même sans leur faute !).

Des représentants des partis politiques de gauche, du syndicat Unia et une représentante du mouvement des « Indignés » sont intervenu-e-s à la Poste du Mont-Blanc. La manifestation a marqué ensuite un arrêt à la Place du Molard (un lieu qui symbolise la rupture avec l’Ancien Régime et la conquête de droits démocratiques à Genève puis en Suisse) pour chanter avec Anne-Cecile la chanson que celle-ci a composée contre cette loi anti-manif.

Enfin, la manifestation s’est rendue sur la Plaine de Plainpalais, où les dernières interventions ont eu lieu devant la pierre commémorant le massacre du 9 novembre 1932, lorsque l’armée sur ordre du gouvernement de droite genevois, a ouvert le feu sur des manifestants anti-fascistes faisant 13 morts et 65 blessés.

Une ombre au tableau : la couverture ultra-minimaliste et assez scandaleuse des principaux medias, à l’exception du Courrier. Ce n’est pourtant pas tous les jours qu’une manifestation de 1000 personnes se tient à Genève. C’est un événement dont la presse se devait de rendre compte. Car il existe non seulement la liberté d’information, mais aussi le devoir d’information.

La manifestation a donné un élan pour notre campagne qui doit maintenant se poursuivre jusqu’au dernier jour. Il faut voter et faire voter NON à cette loi liberticide !

Eric Decarro

DSC_3521.jpg

Plus photos : Les genevois manifestent pour le droit de Manifester!

 

15:34 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Les genevois manifestent pour le droit de Manifester !

 

Les genevois manifestent pour le droit de Manifester!
Etouffer la liberté d’expression ?
NON à la loi contre les manifestations

Punir avec 100 000 francs d’amende des organisateurs ou organisatrices honnêtes à qui aucun débordement ne peut être imputé ?

Suspendre pendant 5 ans des droits démocratiques fondamentaux de manifestant-e-s pacifiques qui n’ont commis aucune faute ?

Exiger des organisateurs-trices de se transformer en milices privées pour effectuer eux-mêmes le travail de la police ?

Défendons le droit de manifester : Participons à la campagne pour que le NON l’emporte le 11 mars 201
2 !

 

DSC_3475.jpg

DSC_3494.jpg

 

DSC_3460.jpg

DSC_3458.jpg

DSC_3458.jpg

DSC_3488.jpg
DSC_3491.jpg

DSC_3497.jpg

DSC_3505.jpg
DSC_3514.jpg
DSC_3516.jpg
DSC_3517.jpg
DSC_3521.jpg
DSC_3525.jpg
DSC_3528.jpg

DSC_3530.jpg

DSC_3533.jpg
DSC_3534.jpg
DSC_3537.jpg

DSC_3538.jpg

DSC_3544.jpg

DSC_3550.jpg
DSC_3555.jpg

DSC_3557.jpg

DSC_3560.jpg

DSC_3562.jpg

DSC_3565.jpg
DSC_3568.jpg
DSC_3570.jpg
DSC_3572.jpg

DSC_3574.jpg

DSC_3576.jpg
DSC_3578.jpg
DSC_3579.jpg
DSC_3582.jpg
DSC_3591.jpg
DSC_3597.jpg

DSC_3600.jpg

DSC_3610.jpg
DSC_3612.jpg
DSC_3616.jpg

DSC_3619.jpg

DSC_3622.jpg
DSC_3631.jpg
DSC_3632.jpg
DSC_3637.jpg

DSC_3642.jpg

DSC_3644.jpg
DSC_3654.jpg
DSC_3655.jpg
DSC_3665.jpg
DSC_3675.jpg
DSC_3679.jpg
DSC_3688.jpg
DSC_3689.jpg
DSC_3698.jpg
DSC_3706.jpg
DSC_3707.jpg
DSC_3712.jpg
DSC_3724.jpg
DSC_3715.jpg
DSC_3717.jpg

 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

10:23 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

22/02/2012

Manifestation pour droit de Manifester !


Manifestation pour droit de Manifester !

Genève, jeudi 23 février,
18h00 à partir de la Poste du Mont-Blanc

DSC_0440.jpg

VOTATION DU 11 MARS 2012 à GENÈVE

Et ce ne sera pas la dernière !
S'attaquer aux inégalités sociales

Pas au droit de manifester !
Non à la loi contre les manifestations !

Je vous adresse ci-joint la brochure réalisée par le Forum social lémanique pour appeler à voter NON le 11 mars à la loi contre les manifestations.

 

http://www.assmp.org/IMG/pdf/Brochure_FSL_Loi_Manif_V3_1_...


Dans cette brochure, on trouvera la prise de position du FSL contre cette loi qui s'attaque à nos libertés fondamentales garanties par la Constitution. Ce n'est pas un hasard si la droite veut faire passer cette loi dans le contexte actuel de crise : elle compte dans le futur imposer des conditions encore plus sévères à la population.

On trouvera de plus une critique détaillée des principaux articles de cette loi, un rappel d'une prise de position du Conseil fédéral sur le droit de manifester, une information sur la répression récente de la manifestation contre le WEF à Berne, des indications sur les milieux qui soutiennent cette loi et n'ont nul besoin, eux, de manifester pour nous imposer leurs politiques anti-sociales et de graves atteintes à l'environnement.

On trouvera enfin une dénonciation du mensonge que constitue le slogan "qui casse paie" utilisé par la droite dans cette campagne, car ce ne sont nullement les auteurs de dommages qui sont visés, mais bien les organisateurs qui sont passibles d'une amende jusqu'à 100.000 frs et d'interdiction de demandes d'autorisation de manifestation jusqu'à 5 ans, et ceci même sans faute de leur part, ce qui est une atteinte grave à leur droit fondamental de citoyen.

Par contre, les milieux financiers et du négoce international, fortement représentés à Genève, qui spéculent sur la dette des Etats ou sur les denrées alimentaires, "brisant ainsi des vies" et acculant des populations entières au désespoir, ne paient rien pour cette "casse". Au contraire, ils en tirent profit.

La brochure se conclut avec l'appel à manifester jeudi 23 février à 18 h. et la chanson d'Anne-Cecile : Non à la loi sur les manifs.

 

386300_2326199726561_1596716979_32057274_1724802981_n.jpg

NON, NON, NON
A la liquidation
Des manifestations

Ne touchez pas
A notre droit
De manifester

NON, NON, NON
Aux manipulations
De ceux qui veulent la peau
Des manifestations

Cette loi sur les manifs
C'est une calamité
Il faut la refuser !

NON, NON, NON
Aux manipulations
Qui visent la suppression
Des manifestations

Cette loi sur les manifs
C'est une calamité
Qu'les Gen'vois indignés
S'empress'ront d'refuser !

 

Organisée par Comité unitaire contre la loi anti-manifs

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

13:46 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

18/02/2012

Mendier n'est pas un crime!

Aujourd'hui place du molard plus de cinquante personnes se sont réunies pour composer une chaîne de mendiants pour soutenir la pétition lancée par la gauche et un grand nombre d'associations visant à abroger la loi 11a du grand conseil qui criminalise la mendicité et donc la pauvreté. Cette loi en plus d'être xénophobe est coûteuse: plus de 20 millions pour aucuns résultats si ce n'est d'utiliser la force de police à mauvais escient. Il faut donc la supprimer!

DSC_0097.jpg
DSC_0006.jpg


NON À LA CRIMINALISATION DE LA MENDICITÉ !

L’article 11 A alinéa 1 de la Loi pénale genevoise prévoit que : « Celui qui aura mendié sera puni de l’amende ».
Cette disposition légale, mise en application depuis le 29 janvier 2008, doit être abrogée car elle est :

INHUMAINE

Une société respectueuse des droits fondamentaux ne peut punir une personne uniquement parce
qu’elle est pauvre et demande l’aumône.

Le Tribunal pénal genevois a défini la mendicité comme « tout comportement tendant à récolter de l’argent ou de la nourriture donnée par charité afin de subsister ». Ainsi, faire appel la générosité de tiers pour survivre constitue une infraction et peut entraîner le prononcé d’une amende. En cas de non-paiement, l’amende sera commuée en peine privative de liberté. À Genève, on peut donc être amendé et jeté en prison, lorsque dans une situation de précarité on ose solliciter la générosité des passants en mendiant.

Il y a aujourd’hui en Suisse des personnes pour lesquelles la mendicité est devenue la seule possibilité de survivre.
En pénalisant les plus humbles, Genève, riche d’une longue tradition humanitaire, bafoue ses valeurs : la liberté, l’accueil des plus démunis et le respect de la dignité humaine. Respectons la générosité et la solidarité citoyenne au lieu de les proscrire.

DISCRIMINATOIRE

Cette disposition a été votée dans le but manifeste de réprimer les Roms, population peu nombreuse mais visible. En ancrant dans le tissu légal des mesures punitives clairement discriminatoires, elle contribue à la banalisation de l’ostracisme envers la population rom. De nombreux abus de la part des autorités ont d’ailleurs fait suite aux mesures d’amendement (harcèlement, confiscation de leurs biens, évacuations musclées, destruction de leurs abris de fortunes, etc.), enfonçant encore davantage les Roms dans la pauvreté.

Les Roms sont une cible aisée pour certaines autorités dans un contexte social et économique de plus en plus précaire. Une partie grandissante de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté et les Roms en sont l’aspect le plus manifeste.

STIGMATISANTE

En criminalisant la pauvreté, on porte atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vivent dans
la précarité en Suisse.

Criminaliser la misère s’inscrit dans la suite logique du démantèlement des acquis sociaux des dernières années. Si cette disposition légale répressive frappe aujourd’hui plus particulièrement les Roms, elle pourrait viser demain de plus en plus d’exclus de notre système de protection sociale.

INEFFICACE

Aucune baisse du nombre de mendiants n’a été observée depuis l’entrée en vigueur de cette disposition légale. Elle donne surtout l’impression aux citoyens que les pouvoirs publics agissent, alors qu’elle ne résout rien.

Par ailleurs, la mendicité à Genève n’est pas le fait d’organisations criminelles. Mendier n’est pas un choix de vie, mais une question de survie, liée à une urgence sociale.

COÛTEUSE

L’application de cette disposition légale est très onéreuse : selon le Conseil d’Etat, la criminalisation de la mendicité a coûté trois millions de francs au cours de la période examinée de seulement 18 mois, sans compter les frais de justice et de fonctionnement de la police.

En réalité, l’ensemble des coûts engendrés à la charge des contribuables pourrait avoisiner les 20 millions de francs suisses ! Cet argent devrait être utilisé de manière bien plus constructive et appropriée.
DSC_0042.jpg


DSC_0010.jpg
DSC_0018.jpg
DSC_0023.jpg
DSC_0024.jpg
DSC_0026.jpg
DSC_0031.jpg
DSC_0035.jpg
DSC_0046.jpg
DSC_0051.jpg
DSC_0054.jpg
DSC_0056.jpg
DSC_0059.jpg
DSC_0062.jpg
DSC_0064.jpg
DSC_0071.jpg
DSC_0076.jpg
DSC_0079.jpg
DSC_0086.jpg
DSC_0090.jpg
DSC_0092.jpg
DSC_0093.jpg
DSC_0100.jpg
DSC_0104.jpg
DSC_0105.jpg
DSC_0106.jpg
DSC_0108.jpg
DSC_0110.jpg
DSC_0112.jpg
DSC_0114.jpg
PÉTITION AU GRAND CONSEIL GENEVOIS

NON À LA CRIMINALISATION DE LA MENDICITÉ !

À Genève, la mendicité est interdite et érigée en infraction pénale. En novembre 2007, le Grand Conseil a édicté une loi qui permet à la police 
d’amender les mendiants.

Mendier consiste à solliciter la générosité d’autrui pour obtenir une modeste aide pécuniaire. La criminalisation de la mendicité constitue une 
violation de la dignité humaine, qui est protégée par l’article 7 de la Constitution fédérale. Une 
société respectueuse des droits fondamentaux ne devrait pas punir une personne uniquement parce qu’elle est pauvre et obligée de demander 
l’aumône. 

En outre, les amendes infligées aux mendiants sont convertibles en peines de prison. Ils peuvent donc être mis en détention pour avoir osé tendre la main ! La criminalisation des personnes précarisées (principalement roms) laisse la place à toutes sortes d’abus à leur encontre (confiscation de l’argent récolté, de leurs biens, destruction de leurs abris de fortune, etc.), aggravant d’autant plus leur situation déjà fragile. Mendier n’est pas un choix, mais une question de survie.

L’expérience genevoise a montré que l’interdiction de la mendicité ne sert à rien. Le phénomène n’a pas diminué et son interdiction entraîne des 
coûts considérables pour les contribuables, tant en termes de personnel policier que de frais administratifs et judiciaires. Par conséquent, 
cette loi n’atteint pas le but escompté et apparaît manifestement disproportionnée face à la situation délicate qu’elle souhaite régler.



Organisations et partis politiques qui soutiennent cette pétition : ACOR SOS Racisme, AGORA, ALCIP, Aspasie, 

ATD Quart Monde, Caritas Genève, Carrefour-Rue, CETIM, CODAP, Collectif sans papiers, COTMEC, CSP, Espace Solidaire Pâquis, FAGE – Fédération associative genevoise, FIAN, Mesemrom, Les Verts genevois, LSDH – section Genève, OPP, Opre Rrom, Parti Socialiste genevois, Quakers Genève, SolidaritéS, StopEx.
DSC_0118.jpg
Pour télécharmente pétition:
Merci à toutes et tous pour la solidarité, l'engagement, de signer et faire signer cette pétition qui sera déposée le 15 avril devant les autorités cantonales.

13:40 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | | | |

13/02/2012

Turquie: 90 ans de prison pour trois enfants kurdes!

Alors que le régime Erdogan en Turquie poursuit l’arrestation des enfants dans le cadre de la loi anti-terroriste après une reforme de façade en 2010, la justice a requis 90 ans de prison pour trois enfants kurdes pour avoir participé à des manifestations « illégales ».

Trois enfants kurdes, Ferhat Agsioglu, âgé de 17 ans, Hasan Demir (17 ans) et Ozgur Isleyen (16 ans), ont été arrêtés et emprisonnés  en aout 2011 à Mersin pour avoir participé à des manifestations et avoir crié des slogans « illégaux ».

jeteurs_de_pierres_1.jpg


Mis en examen le 8 février, ils seront jugés par le tribunal pour enfants à Mersin. Le parquet de la République demande 30 ans de prison pour chacun de ces enfants. La mère de Ferhat, Sefika Agsioglu, dit être choqué par cette punition qui est deux fois plus que l’âge de son fils. « Ferhat a déjà été arrêté à plusieurs reprises. Il n’a même pas eu le temps de vivre son enfance » a dit la mère, cité par l’agence de presse kurde Firat.

Hayriye Demir, la mère de Hasan, affirme de son coté : « Nous sommes venus à Mersin il y a 15 ans en raison de la guerre dans la région (Kurdistan), mais nous ne sommes pas tranquilles ici aussi. »

Le 8 février, deux enfants ont été interpelés à Mersin, tandis que deux autres arrêtés le 5 février ont été placés en détention sous l’accusation d’être membres d’une organisation « terroriste ».

Le 7 février, trois enfants étaient parmi les 17 personnes arrêtées dans la ville de Hakkari au cours d’une opération menée contre le principal parti kurde BDP.

Une reforma de façade

Malgré l’amendement sous la pression internationale de la législation anti terroriste en juillet 2010 pour mettre fin aux jugements des mineurs devant les cours d’assises comme des adultes, la justice sous contrôle du gouvernement AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan continue sans répit à enfermer les enfants.

La reforme pour les enfants n’a pas changé la situation car, les accusations contre les enfants restent toujours les mêmes. Un enfant qui jette la pierre sur des policiers ou crie des slogans illégaux ou participe à des manifestations considérées illégales risque toujours d’être emprisonné  sous l’accusation d’être membre ou de faire de la propagande d’une organisation « terroriste ».

Plus de 2300 enfants en prison

A partir de 2011, la justice turque a de nouveau commencé à emprisonner les enfants.  Le 6 décembre, une peine de 24 ans de prison a été requise le 6 décembre par le Parquet de la République d’Adana contre un adolescent de 15 ans  pour avoir jeté des cocktails Molotov sur des policiers.

Le 28 novembre, un tribunal de Van a condamné deux jeunes kurdes, arrêtés selon les autorités en possession de quatre cocktails molotov, à 12 ans et cinq mois de prison pour chacun.

Selon un dernier bilan du Ministère de la Justice, 2 317 enfants sont dans les prisons, sans compter les dizaines d’arrestations effectuées depuis début de l’année.

Par ailleurs, depuis l’arrivé au pouvoir de l’AKP en 2002, au moins 171 enfants kurdes dont 35 en 2011 ont été tués par les forces de l'ordre ou des explosifs militaires, selon un décompte de l’ActuKurde à partir des rapports de l’association des droits de l’homme et de l’initiative « Bir Göz de Sen Ol ».



http://www.actukurde.fr/actualites/turquie/613-90-ans-de-...

 

22:06 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

04/02/2012

-9 degré, une manifestations sur la place des nations!

Communiqué de presse

Le 3 février 2012  

Achraf, situation au 3 février :

Le 31 janvier le bureau d'information de la MANUI (Mission d’Assistance des Nations Unis en Irak)  à Bagdad a publié une déclaration sur la préparation du camp Liberty pour le transfert des résidents d'Achraf, et a annoncé: «Le Haut Commissariat pour les Réfugiés et le Bureau des droits de l’homme de la MANUI ont maintenant confirmé que l'infrastructure et les installations du Camp Liberty sont en conformité avec les normes humanitaires internationales exprimées dans le mémorandum d'accord."

DSC_1713.jpg


Rien ne semble plus faux car ce camp, nommé Liberty ( !) a été transformé en prison. Lors des premiers contacts et engagements irakiens, sa surface primitive était de 40 km2, elle a été réduite à 0,683 pour les 3400 achrafiens, y compris les murs et les dégagements… De plus, il semble que cette déclaration a été écrite à l'insu du Haut-commissaire pour les réfugiés, de la Haut-commissaire aux Droits de l'Homme et de l'Organisation mondiale de la Santé, parties concernées par la question d'Achraf.
Enfin l’Irak a réussi à imposer au Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Martin Kobler, la présence de ses forces de police dans ce camp et à interdire aux achrafiens d’emporter tout matériel et biens personnels avec eux.

Le HCR vient de publier un communiqué le Premier février

Dans ce communiqué le HCR insiste sur le fait qu'il a fourni des conseils uniquement sur les aspects techniques afin d’améliorer l'infrastructure du camp Liberty destiné à accueillir les habitants d'Achraf en Irak. Cela signifie que le camp n'est pas forcément en conformité avec les critères des droits de l'Homme.

Le HCR insiste aussi sur le principe d'un déménagement volontaire et surtout sur la nécessité  « d’une  liberté de circulation sur le site de relocalisation ». Actuellement ces critères ne sont pas respectés dans le camp Liberty puisque le gouvernement irakien veut le transformer en prison.

DSC_1743.jpg


Analyse du Comité :

Il s’agit manifestement de créer, sous pression politique de l’Iran, un camp de réfugiés de plus sur la planète, de réduire par la pression et les forces brutales de la police toute velléité de survie des achrafiens. La raison de la présence des forces de police irakiennes est, selon toute évidence, de permettre l’arrestation discrète des achrafiens qui sont sur les listes rouges des autorités iraniennes. Leur sort est déjà scellé : disparition, torture et mort !

Demande du Comité :

Le Comité appel la MANUI à faire respecter par le gouvernement irakien les droits fondamentaux des résidents d’Achraf dans leur transfert dans le camp Liberty.

Co-présidents

Nils de Dardel- Avocat

Francine John-Calame- Conseillère nationale

 

 

 

Comité suisse pour la défense d’Achraf

 

 

 

 

DSC_1723.jpg
DSC_1726.jpg

 

DSC_1731.jpg
DSC_1738.jpg
DSC_1740.jpg
DSC_1749.jpg
DSC_1750.jpg
DSC_1758.jpg
DSC_1802.jpg

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

08:17 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

01/02/2012

Genève s’est réveillée avec les voix des kurdes!

Genève s’est réveillée avec les voix des kurdes!

Répondant à l'appel de la Confédération Kurde en Europe KON-KURD, c
e matin environ  200 Kurdes, provenant de différents pays d'Europe, se sont rassemblés à la place Neuve dès 07h30. Ils entameront une longue marche vers Strasbourg, en traversant la Suisse. Par cette marche, ils veulent faire entendre une fois de plus leur cri de liberté pour laquelle ils n’ont jamais cessé de lutter. Les marcheurs arriveront à Strasbourg le 18 février prochain où une grande manifestation internationale aura lieu.

.DSC_1349.jpg
DSC_1359.jpg
DSC_1361.jpg
DSC_1366.jpg
DSC_1371.jpg
DSC_1376.jpg
DSC_1385.jpg
DSC_1381.jpg
DSC_1387.jpg
DSC_1389.jpg
DSC_1402.jpg
DSC_1407.jpg
DSC_1411.jpg
DSC_1414.jpg
DSC_1417.jpg
DSC_1428.jpg
DSC_1438.jpg
DSC_1439.jpg
DSC_1443.jpg
DSC_1446.jpg
DSC_1470.jpg
DSC_1473.jpg
DSC_1474.jpg
DSC_1489.jpg
DSC_1491.jpg
DSC_1496.jpg
DSC_1499.jpg


 

 

 

DSC_1508.jpg

Plus info: Pour la justice et la paix de Genève à strasbourg et La neige ne fait pas taire les kurdes

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

16:41 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

31/01/2012

La neige ne fait pas taire les kurdes!

La neige ne fait pas taire les kurdes

Environ 500 Kurdes de différents pays européens se sont rassemblés ce matin devant le palais Wilson à 10h00, appelés par la Confédération Kurde en Europe KON-KURD, pour la reconnaissance de leurs droits et l'octroi d'un statut juridique. La neige et le froid ne les ont pas empêché de lutter.

Ils se sont rendus à midi sur la place des Nations, puis une déclaration a été faite à la presse à 14h00.

DSC_1080.jpg

Demain matin à 8h00 ils commenceront leur marche à la Place Neuve, pour traverser la Suisse, à pied. Par cette marche, ils réitèrent une fois encore leur souhait de liberté qui leur a toujours fait défaut mais pour laquelle ils n’ont jamais cessé de lutter. La délégation arrivera le 18 février à Strasbourg, où une grande manifestation internationale doit avoir lieu.

DSC_1084.jpg
DSC_1088.jpg
DSC_1090.jpg
DSC_1096.jpg
DSC_1099.jpg
DSC_1105.jpg
DSC_1107.jpg
DSC_1112.jpg
DSC_1117.jpg
DSC_1127.jpg
DSC_1131.jpg
DSC_1135.jpg
DSC_1140.jpg
DSC_1150.jpg
DSC_1193.jpg
DSC_1208.jpg
DSC_1209.jpg
DSC_1231.jpg
DSC_1235.jpg
DSC_1242.jpg
DSC_1244.jpg
DSC_1246.jpg
DSC_1253.jpg
DSC_1256.jpg
DSC_1262.jpg

De Genève à Strasbourg
Nous marchons pour exister et la liberté
Pour reconnaissance des Kurdes et la liberté pour Öcalan !


Alors qu'ils sont plus de 40 millions, les Kurdes en tant que peuples ne peuvent pas bénéficier des attributions, droits et libertés, liées à cette qualité. La raison première en est que le 24 juillet 1923 à Lausanne, les Etats occidentaux ont choisi, par le biais du Traité de Lausanne, de partager le territoire kurde entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie. Avec ce traité l'existence des Kurdes a été niée et ils se sont retrouvés sans aucun statut juridique et livrés en pâture aux Etats colonisateurs.


Depuis cette date, le peuple Kurde est victime de la répression et des attaques de chacun de ces quatre Etats. Plusieurs tentatives de génocide ont eu lieu, comme à Halapca, Dersim ou Zilan, en plus de la volonté affirmé des Etats d'exterminer culturellement et politiquement les Kurdes.

Aujourd'hui encore, des interdictions pèsent sur la langue kurde, leurs habitations sont détruites et des milliers d'entre eux emprisonnés et torturés. La nature au Kurdistan n'est pas non épargnée : les bombardements incessants et la construction de barrages à tout va sont les principaux vecteurs de cette destruction.

Faisons un rapide bilan de cette politique sur ces deux dernières années :

  • 8000 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des députés, des Maires, des avocats, des journalistes, des dirigeants politiques locaux, des membres des mouvements féminins, des académiciens et de nombreux intellectuels, plus de 5000 d'entre eux ont été incarcérés dans le cadre de la soi-disant « loi anti-terroriste ».

  • Pendant cette période de gouvernance de l'AKP, plus de 200 enfants ont été tués.

  • A plusieurs reprises des armes chimiques ont été utilisées.

  • Des opérations militaires extraterritoriales sont menées en violation du droit international.

  • Le 28 décembre dernier, à Uludere, les chasseurs-bombardiers de l'armée turque ont attaqué un convoi de villageois et tués plus de 34 civils kurdes. Une vingtaine d’entre eux avaient moins de 18 ans.
C'est grâce à une résistance acharnée contre la terreur d'Etat dont ils sont victimes depuis le Traité de Lausanne que les Kurdes ont réussi à se préserver et échapper à l'extermination physique et culturelle.

Les Etats membres de l'UE et les institutions internationales vont à l'encontre de leurs propres valeurs.
Il est évident que si ce n'était pas l'appui de puissances comme les Etats Unis, Israël et l'Union Européenne, toutes soucieuses de préserver leurs intérêts économiques et politiques, cette politiques de destruction menée à l'encontre des Kurdes ne serait pas possible. D'ailleurs, ces mêmes puissances internationales n'hésitent pas aujourd'hui à qualifier les mouvements kurdes qui se battent contre cette injustice de « terroristes ». Cette situation est un passe droit accordée aux politiques génocidaires des puissances régionales contre les Kurdes, à commencer par celles de la Turquie.

L'exemple le plus frappant, c'est la situation du Président Abdullah Ocalan. Le 15 février 1999, il a été kidnappé et amené en Turquie de manière illégale grâce à un complot international orchestré par les Etats Unis, Israël et des Etats membres de l'UE. Depuis cette date, il est maintenu isolé sur l'ïle-prison d'Imrali.


Monsieur Abdullah Öcalan est sous une isolation totale contre tout droit international. il est clair que cette situation va aussi à l'encontre des principes du droit turc lui-même. Empêcher sa famille de lui rendre visite, c'est avant tout un choix politique : le gouvernement AKP souhaite utiliser cet arme pour empêcher les Kurdes de revendiquer leurs droits et libertés les plus élémentaires. C'est véritablement un système Proto-Guantanamo qui a été mis en place à Imrali et les institutions internationales qui restent silencieuses face à cette évolution sont en train de piétiner leurs propres normes.

Nous attendons des puissances telles que l'Union Européenne, l'OTAN, les Etats Unis et la Russie qu'elles utilisent leurs relations et leur pouvoir de dissuasion afin d'amener les Etats colonisateurs du Kurdistan à reprendre le dialogue avec les Kurdes. Nous demandons à l’ONU d’envoyer une mission en Turquie. Nous appellons aussi Conseil de l’Europe et CPT qu’elles doivent prendre leur responsabilité par rapport la situations alarmante du peuple kurde et son leader Monsieur Öcalan en Turquie!
DSC_1274.jpg
DSC_1335.jpg
DSC_1342.jpg
DSC_1343.jpg
Maison Populaire de Genève
www.assmp.org


30/01/2012

105 journalistes en prison, RSF et CPJ sévèrement critiqués

Turquie : 105 journalistes en prison, RSF et CPJ sévèrement critiqués


Alors que le nombre des journalistes emprisonnés par le régime turc s’élève à 105, les organisations internationales de défense de la liberté de la presse évitent toujours de placer ce pays au premier rang de leur liste noire.

Un autre journaliste kurde, Aziz Tekin, qui travaille pour « Azadiya  Welat », seul quotidien en langue kurde, a été emprisonné samedi 28 janvier par un tribunal de Kiziltepe, dans la région de Mardin, pour incitation à participer à la campagne « je me dénonce », lancée par le principal parti kurde BDP pour protester contre les arrestations massives dans le cadre de l’affaire KCK.  Le journaliste avait été arrêté par la police avec dix autres personnes, tous membres du parti kurde.

Le 24 janvier, le correspondant de l’agence de presse kurde DIHA, Murat Ciftci,  avait été arrêté à Urfa et envoyé à la prison de type F (haute sécurité) de la même ville.

La Plateforme de soutien aux journalistes emprisonnés (TGDP) a condamné fermement l’arrestation sans cesse de journalistes et a appelé les autorités à les libérer immédiatement. Selon la Plateforme, le nombre des journalistes en prison s’élève à 105 dont 19 responsables et rédacteurs en chef.

71 journalistes emprisonnés sont des kurdes

Au moins 71 d’entre eux sont des kurdes, parmi eux 28 journalistes de DIHA, 16 du seul quotidien en langue kurde Azadiya Welat, dont quatre anciens rédacteurs en chef et un directeur de publication, 12 du journal Özgür Gündem et deux de l’agence de presse Firat, selon un décompte de l’ActuKurde à partir de la liste publié par la Plateforme.

RSF et CPJ critiqués

La Plateforme a sévèrement critiqué les Reporters sans frontières (RSF), basé à Paris, et  le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux États-Unis, qui refusent de considérer la Turquie comme la plus grande prison du monde pour les journalistes.

La Turquie a été classée à la 148e place sur les 179 pays, devant le Cuba (167), Chine (174), Iran (175) et la Syrie (176), dans le classement de la liberté de la presse 2011/2012 du RSF, publié le 25 janvier.
(RSF: Classement mondial de la liberté de la presse 2011-2012)

De son coté, le CPJ avait récemment affirmé que les prisons turques ne comptent que huit journalistes, suivant la ligne officielle du gouvernement AKP, parti au pouvoir du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui qualifie les journalistes de « terroristes », de « violeurs » ou d’«assassins ».

« Le classement du RSF n’a aucune base » a dénoncé la Plateforme, affirmant que le nombre total des journalistes emprisonnés dans les pays comme la Chine, Iran et Erythrée (179) n’est pas connu dans les rapports de l’organisation française. Si le nombre n’est pas précis, déclarer la Chine comme la plus grande prison pour les journalistes n’est pas réaliste, constate la Plateforme. Il s’agit de mettre la Chine et l’Iran au cœur de la cible, conformément à la politique extérieure des Etats-Unis, souligne-t-elle.

Selon le gouvernement, ils sont des violeurs non journalistes

Le 27 janvier, le premier ministre turc avait accusé les journalises en prison d’« assassins de policiers », de « violeurs » et de « personnes commettant des crimes liés au terrorisme », lors d’une cérémonie organisée par le journal Zaman, porte-parole de la Confrérie de Fethullah Gulen.

Aucun journaliste n’a été arrêté pour des faits cités par le premier ministre. Ils ont en prison pour avoir osé avec détermination de critiquer le gouvernement. Le seul journaliste qui avait été emprisonné pour le « viol » était un proche du gouvernement. Il s’agit de Huseyin Uzmez, âgé de 78 ans, arrêté pour abus sexuel sur une fillette de 14 ans. Il avait été libéré le 9 mars 2011, après avoir passé deux ans en prison. Cette libération qui intervenait au lendemain de la marche des femmes à travers le pays contre la violence avait une fois de plus montré le vrai visage du gouvernement.

 

 

 

 

La liste ci-dessous indique les noms de 25 prisonniers avec la mention des médias pour lesquels ils avaient fonctionné et la prison où ils sont gardés :

1- Abdulcebbar Karabeğ, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Temsilcisi, Hatay Kapalı Cezaevi
2- Abdullah Çetin, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Kurtalan Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
3- Ahmet Akyol, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Adana Muhabiri, Ceyhan M Tipi Kapalı Cezaevi, Adana
4- Ahmet Birsin, Gün TV Genel Yayın Koordinatörü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
5- Ahmet Şık, Gazeteci-Yazar, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
6- Ali Buluş, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Karaman-Ermenek M Tipi Cezaevi
7- Ali Çat, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Çalışanı, İskenderun E Tipi Kapalı Cezaevi
8- Ali Konar, Azadiya Welat Gazetesi Elazığ Temsilcisi, Malatya E Tipi Cezaevi
9- Aydın Yıldız, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Gaziantep H Tipi Cezaevi
10- Ayşe Oyman, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
11- Aziz Tekin, Azadiya Welat Gazetesi Mardin Temsilcisi, Mardin E Tipi Kapalı Cezaevi
12- Baha Okar, Bilim ve Gelecek Dergisi Editörü, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
13- Bahar Kurt, Tavır Dergisi Sahibi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
14- Barış Pehlivan, Odatv İnternet Sitesi Genel Yayın Yönetmeni, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
15- Barış Terkoğlu, Odatv İnternet Sitesi Haber Müdürü, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
16- Bayram Namaz, Atılım Gazetesi Yazarı, Edirne 1 Nolu F Tipi Cezaevi
17- Bayram Parlak, Gündem Gazetesi Mersin Temsilcisi, Karaman-Ermenek M Tipi Cezaevi
18- Bedri Adanır, Aram Yayınları Sahibi ve Genel Yayın Yönetmeni, Kürtçe Hawar Gazetesi Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
19- Behdin Tunç, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Şırnak Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
20- Cengiz Kapmaz, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
21- Cihan Deniz Zarakolu, Belge Yayınları Editörü ve Çevirmeni, Kocaeli 2 Nolu F Tipi Cezaevi
22- Cihan Gün, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
23- Coşkun Musluk, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
24- Çağdaş Kaplan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
25- Çağdaş Ulus, Vatan Gazetesi İstanbul Muhabiri, Kandıra F Tipi Cezaevi
26- Davut Uçar, Etik Ajans Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
27- Deniz Kılıç, Azadiya Welat Gazetesi Batman Temsilcisi, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
28- Dilşah Ercan, Azadiya Welat Gazetesi Mersin Çalışanı, Karataş Kadın Kapalı Cezaevi, Adana
29- Dilek Demiral, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
30- Dilek Keskin, Atılım Gazetesi Muhabiri, Gebze M Tipi Cezaevi, Gebze/KOCAELİ
31- Doğan Can Baran, Odak Dergisi Yazarı, Kandıra F Tipi Cezaevi
32- Doğan Yurdakul, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
33- Erdal Süsem, Eylül Dergisi Editörü, Edirne F Tipi Cezaevi
34- Erdoğan Altan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Batman Muhabiri, Batman M Tipi Cezaevi
35- Erol Zavar, Odak Dergisi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Şair, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
36- Ertuş Bozkurt, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
37- Eser Sevgül, Halkın Günlüğü Gazetesi Diyarbakır Muhabiri, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
38- Fatma Koçak, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Yazı İşleri Müdürü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
39- Faysal Tunç, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Şırnak Muhabiri, Kalkandere L Tipi Cezaevi
40- Ferhat Çiftçi, Azadiya Welat Gazetesi Gaziantep Temsilcisi, Gaziantep H Tipi Cezaevi
41- Feyyaz Deniz, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Muhabiri, Bolu F Tipi Cezaevi
42- Füsun Erdoğan, Özgür Radyo Eski Genel Yayın Koordinatörü, Kandıra 2 Nolu T Tipi Cezaevi, KOCAELİ
43- Hakan Soytemiz, Red ve Enternasyonal Dergilerinin Yazarı, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
44- Halit Güdenoğlu, Yürüyüş Dergisi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
45- Hamdiye Çiftçi, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Hakkari Muhabiri, Bitlis E Tipi Kapalı Cezaevi
46- Hatice Duman, Atılım Gazetesi Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Gebze M Tipi Cezaevi, Gebze/KOCAELİ
47- Hüseyin Deniz, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Çalışanı, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
48- İhsan Sinmiş, Azadiya Welat Gazetesi Çalışanı, Adana F Tipi Cezaevi
49- İsmail Yıldız, Dersim Gazetesi Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
50- Kaan Ünsal, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
51- Kadri Kaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Bölge Bürosu Temsilcisi, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
52- Kazım Şeker, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
53- Kenan Karavil, Radyo Dünya Yayın Yönetmeni, Adana Kürkçüler F Tipi Cezaevi
54- Kenan Kırkaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Temsilcisi, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
55- Mazlum Özdemir, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
56- Mehmet Emin Yıldırım, Azadiya Welat Gazetesi Genel Yayın Yönetmeni, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
57- Mehmet Güneş, Türkiye Gerçeği Dergisi Yazarı, Tekirdağ 2 Nolu F Tipi Cezaevi
58- Mehmet Karaaslan, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mersin Muhabiri, Birecik Cezaevi
59- Mehmet Karabaş, haberdiyarbakir.org Yayın Yönetmeni Yardımcısı, Batman Postası Yazarı, Batman M Tipi Kapalı Cezaevi
60- Mehmet Yeşiltepe, Devrimci Hareket Dergisi Çalışanı, Gazeteci-Yazar, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
61- Murat Aydın, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Muş Muhabiri, Bayburt M Tipi Cezaevi
62- Murat Çiftçi, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Ankara Muhabiri, Urfa E Tipi Cezaevi
63- Murat İlhan, Azadiya Welat Gazetesi Diyarbakır Çalışanı, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
64- Musa Kurt, Kamu Emekçileri Cephesi Dergisi Yazı İşleri Müdürü, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
65- Mustafa Gök, Ekmek ve Adalet Dergisi Ankara Temsilcisi, Sincan 1 Nolu F Tipi Cezaevi, ANKARA
66- Müyesser Yıldız, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri L Tipi Cezaevi
67- Naciye Yavuz, Yürüyüş Dergisi Muhabiri, Ankara Kadın Kapalı Cezaevi
68- Nahide Ermiş, Demokratik Modernite Dergisi Yayın Kurulu Üyesi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
69- Nedim Şener, Milliyet Gazetesi Muhabiri, Silivri 2 Nolu Kapalı L Tipi Cezaevi
70- Nevin Erdemir, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
71- Nilgün Yıldız, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Mardin Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
72- Nurettin Fırat, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
73- Nuri Yeşil, Azadiya Welat Gazetesi Dersim Temsilcisi, Elbistan E Tipi Cezaevi
74- Oktay Candemir, Gazeteci, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Eski Muhabiri, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
75- Ozan Kılınç, Azadiya Welat Gazetesi Eski İmtiyaz Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
76- Ömer Çelik, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
77- Ömer Çiftçi, Demokratik Modernite Dergisi İmtiyaz Sahibi, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
78- Ömer Faruk Çalışkan, Özgür Halk Dergisi Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
79- Pervin Yerlikaya, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İstanbul Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
80- Ragıp Zarakolu, Gazeteci-Yazar, Belge Yayınları Sahibi ve Yayın Yönetmeni, Türkiye Yayıncılar Birliği Yayımlama Özgürlüğü Komitesi Başkanı, Kocaeli 2 Nolu F Tipi Cezaevi
81- Ramazan Pekgöz, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
82- Rohat Emekçi, Diyarbakır Gün Radyo Spikeri, Mardin E Tipi Kapalı Cezaevi
83- Ruken Ergün, Azadiya Welat Gazetesi Eski İmtiyaz Sahibi ve Yazı İşleri Müdürü, Adana-Karataş Kadın Kapalı Cezaevi
84- Sadık Topaloğlu, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Urfa Muhabiri, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
85- Sait Çakır, Odatv İnternet Sitesi Yazarı, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
86- Sebahattin Sumeli, Özgür Halk Dergisi Editörü, Tekirdağ 1 Nolu F Tipi Cezaevi
87- Sedat Şenoğlu, Atılım Gazetesi Genel Yayın Koordinatörü ve Gazeteci- Yazar, Edirne 1 Nolu F Tipi Cezaevi
88- Selahattin Aslan, Demokratik Modernite Dergisi Çalışanı, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
89- Semiha Alankuş, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Diyarbakır Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
90- Sevcan Atak, Özgür Halk Dergisi Editörü, Karataş Kadın Cezaevi, Adana
91- Seyithan Akyüz, Azadiya Welat Gazetesi Adana Temsilcisi, İskenderun M Tipi Cezaevi
92- Sibel Güler, Gazeteci, Özgür Gündem Gazetesi Eski Editörü, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
93- Sinan Aygül, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Bitlis Muhabiri, Muş E Tipi Cezaevi
94- Soner Yalçın, Odatv İnternet Sitesi İmtiyaz Sahibi, Gazeteci-Yazar, Silivri 1 Nolu L Tipi Cezaevi
95- Songül Karatagna, Özgür Gündem Gazetesi Çalışanı, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi, İstanbul
96- Şahabettin Demir, Dicle Haber Ajansı (DİHA) Van Muhabiri, Bitlis E Tipi Cezaevi
97- Tayyip Temel, Azadiya Welat Gazetesi Eski Genel Yayın Yönetmeni ve Yazarı, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
98- Turabi Kişin, Özgür Gündem Gazetesi Editörü, Kandıra 1 Nolu F Tipi Cezaevi
99- Turhan Özlü, Ulusal Kanal TV Genel Yayın Yönetmeni, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
100- Vedat Kurşun, Azadiya Welat Gazetesi Eski Yazı İşleri Müdürü, Diyarbakır D Tipi Cezaevi
101- Yalçın Küçük, Gazeteci-Yazar, Silivri 2 Nolu L Tipi Cezaevi
102- Yüksel Genç, Özgür Gündem Gazetesi Yazarı, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
103- Zeynep Kuray, Birgün Gazetesi İstanbul Muhabiri, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi
104- Ziya Çiçekçi, Özgür Gündem Gazetesi İmtiyaz Sahibi ve Sorumlu Yazı İşleri Müdürü, Kandıra 2 Nolu F Tipi Cezaevi
105- Zuhal Tekiner, Dicle Haber Ajansı (DİHA) İmtiyaz Sahibi, Bakırköy L Tipi Kadın Kapalı Cezaevi

http://tutuklugazeteciler.blogspot.com/

La plate-forme de solidarité des journalistes Emprisonné (TGDP)


18:55 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

28/01/2012

Pour la justice et la paix de Genève à strasbourg

 

Communiqué de presse


La Confédération Kurde en Europe KON-KURD organise une marche qui partira de Genève jusqu’à Strasbourg. A travers celle-ci, les kurdes demanderont la reconnaissance de leurs droits et l'octroi d'un statut juridique.


Nous entamons une longue marche qui débutera le 31 janvier 2012 à 10h00 devant le Palais de Wilson à Genève. Ensuite nous nous déplacerons sur la place des Nations. Une déclaration à la presse sera faite à 14h00. Le lendemain à 8h00 nous commercerons à marcher depuis Place Neuve. Par cette marche, nous allons réitérer une fois encore notre souhait de liberté qui nous a toujours fait défaut mais pour laquelle nous n'avons jamais cessé de lutter. Nous demanderont aux Nations Unies de nous reconnaître comme peuple.

50x70 02-fr.jpg



L'autre point de passage important de notre marche sera Strasbourg : ici, nous appellerons les grandes institutions internationales que sont le Conseil de l'Europe et le CPT afin de leur rappeler qu'elles doivent prendre leurs responsabilités dans le cas de Monsieur Ocalan qui sous l’isolation totale depuis plus six mois  et les agissements autocratique de gouvernement Turc d’AKP envers le peuple Kurde.


A travers cette longue marche, nous appellerons des puissances telles que l'Union Européenne, l'OTAN, les Etats Unis et la Russie qu'elles utilisent leurs relations et leur pouvoir de dissuasion afin d'amener les Etats colonisateurs du Kurdistan à reprendre le dialogue avec les Kurdes. Nous les appelons à agir pour qu'une solution durable, aboutissant à la reconnaissance et à la garantie des droits du peuple Kurde dans chacun des Etats, puissent émerger.

Enfin, nous appelons toutes les institutions, personnalités et organisations soucieuses de démocratie, de liberté, de justice, de paix et des droits de l'homme à nous soutenir et à participer à cette marche. Nous espérons que la presse et l'opinion seront attentives à notre démarche.

Comme comité d’organisation nous invitons membre de la media de venir nous soutenir soit avec leurs présence ou en faisant une allocatin pour montrer leurs solidarité avec la cause du peuple kurde

DSC_0752.JPG

20:40 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

18/01/2012

Scandale: les commanditaires supposés de l'assassinat de Dink acquittés!

arton76237-480x329.jpg

Un tribunal d'Istanbul a condamné le mardi 17 janvier 2012 un suspect à la prison à vie pour son rôle d'instigateur dans l'assassinat en 2007 du journaliste arménien Hrant Dink mais a jugé que cet assassinat ne relevait pas d'un complot. Yasin Hayal, 31 ans, a écopé d'une peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité, pour avoir "incité avec préméditation" à tuer le journaliste tandis que 19  commanditaires ou complices supposés ont été acquittés.

Le tribunal n'a pas retenu l'accusation d'appartenance à une organisation terroriste, une décision dénoncée par les avocats de la victime qui ont toujours réclamé une enquête plus approfondie, jugeant que le meurtre relevait d'un crime organisé impliquant certains fonctionnaires de la sûreté.

Yasin Hayal, 31 ans, s'est vu infliger la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, pour avoir "incité avec préméditation" le jeune Ogün Samast à tuer le journaliste, abattu de deux balles dans la tête le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal, le quotidien bilingue turc-arménien Agos.

La justice turque a déjà condamné en juillet 2011 à près de 23 ans de prison Ogün Samast, un chômeur nationaliste de 17 ans au moment des faits, qui avait reconnu son crime.

Ce sont ses 19 complices supposés qui étaient jugés mardi.

Parmi eux, un autre suspect important, Erhan Tuncel, un informateur de la police, a aussi été condamné, mais sans lien direct avec l'affaire Dink : il s'est vu infliger 10 ans et six mois de prison pour sa participation au plasticage en 2004 d'un restaurant McDonald's à Trabzon (nord-est), sur la mer Noire.

La cour a par ailleurs ordonné sa libération, estimant qu'il avait passé assez de temps en prison pendant sa détention préventive au regard de la peine prononcée, compte tenu des remises de peines.

Plusieurs autres prévenus ont été acquittés.

Mais c'est surtout la décision des juges de ne pas retenir l'accusation d'appartenance à une organisation terroriste qui a provoqué la colère des proches de Dink.

"Brûle ta robe de juge !" a crié une femme dans la salle d'audience bondée à la lecture du verdict, tandis que plusieurs spectateurs s'effondraient en larmes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le président de la cour a réagi en réclamant l'arrestation par les policiers présents de la femme, tandis que la foule maugréait.

Les avocats de la famille Dink ont toujours réclamé une enquête plus approfondie sur les ramifications de cette affaire, estimant qu'il relevait du crime organisé et impliquait certains fonctionnaires de la sûreté.

Devant le tribunal, l'avocate Fehriye Cetin, avec à ses côtés la veuve de Hrant Dink, Rakel, a ironisé sur ce verdict.

"Il s'avère que Hrant Dink n'a pas été victime d'un crime planifié (...) mais a été tué par une poignée de gens", a-t-elle dit, peinant à retenir ses larmes, avant de dénoncer une "plaisanterie" des juges.

"L'Etat a une tradition de crimes politiques et d'ostracisation d'une partie de ses citoyens", a-t-elle poursuivi. "Cette tradition se poursuit. Ils l'ont montré une nouvelle fois aujourd'hui avec cette décision."

La juriste a cependant assuré que "ce procès n'était pas fini".

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté mardi dans le centre-ville d'Istanbul pour réclamer une investigation approfondie sur l'assassinat en 2007 du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, tandis qu'un tribunal d'Istanbul s'apprêtait à rendre un verdict sur ce dossier.

Un groupe de manifestants composé de politiques, intellectuels, activistes et l'épouse de Hrant Dink, Rakel, ont marché dans le quartier de Besiktas, sur la rive européenne de la métropole, jusqu'au tribunal, exhortant les autorités à punir des fonctionnaires qu'ils accusent d'être derrière cet assassinat. "Les commanditaires doivent être jugés" et "Ce dossier ne doit pas être refermé", ont scandé les manifestants.

"Aujourd'hui nous allons finaliser ce dossier par des verdicts à l'encontre des suspects", a indiqué à l'AFP Mehmet Bekaroglu, un ancien député.

Mais, a-t-il dit, "la conscience publique ne sera pas tranquille tant que ceux qui sont derrière le tueur ne sont démasqués".

Après l'annonce du verdict, des centaines de manifestants réunis devant le tribunal ont pris la direction des locaux d'Agos en scandant des slogans tels qu'"Etat assassin, tu rendras des comptes !" et que "Les fascistes frappent, l'AKP les couvre", du nom du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir.

Dink oeuvrait pour la réconciliation entre les Turcs et les Arméniens au regard de leur passé sanglant, mais les nationalistes lui en voulaient d'avoir employé pour le massacre des Arméniens sous l'Empire ottoman le terme de génocide, qu'Ankara rejette farouchement.

Le meurtre avait aussi donné lieu à des accusations contre les services de sécurité, informés des menaces qui pesaient sur Dink mais qui ne sont pas parvenus à assurer sa sécurité.

Sa mort avait bouleversé la Turquie et une foule de 100.000 personnes lui avait rendu hommage à ses obsèques.

La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné en septembre 2010 la Turquie pour avoir failli à son obligation de protéger la vie du journaliste.

Me Cetin a appelé les amis de Dink a commémorer sa mort jeudi devant les bureaux d'Agos. (AFP, 17 jan 2012)
http://www.info-turk.be/401.htm#Scandale_

 

 

 

Affaire Dink : le régime Erdogan acquitte le vrai assassin !

Le régime AKP appuyé par la Confrérie de Fethullah Gulen a condamné Yasin Hayal à la réclusion criminelle à perpétuité pour son rôle d’instigateur dans l’assassinat du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink, confirmant encore une fois l’impunité de l’Etat pour ses crimes politiques.

 

La 14 e cour d’assise d’Istanbul a rendu mardi 17 janvier son verdict dans l’affaire de Dink. Le tribunal n’a pas retenu l’accusation d’appartenance à une organisation « terroriste », alors que le même système judiciaire accuse et enferme facilement les journalistes kurdes et les opposants de « terrorisme » sans avoir besoin de preuves.

Le verdict est considéré comme un acquittement du vrai criminel, l’État profond « vert », mis en place par le régime AKP et sa coalition informelle, la Confrérie de Fethullah Gulen, à la place l’État profond kémaliste.

Yasin Hayal, l’ancien membre du parti turc ultranationaliste « Büyük Birlik Partisi » a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, tandis que l’informateur de la police sous contrôle du gouvernement, Erhan Tuncel, a écopé de 10 ans et six mois de prison pour sa participation au plasticage en 2004 d’un restaurant McDonald’s à Trabzon (nord-est), sans lien direct avec l’affaire Dink. Ainsi, 19 commanditaires ou complices supposés ont été acquittés.

En juillet 2011, la justice d’AKP, parti au pouvoir, avait condamné Ogün Samast, l’assassin du journaliste à près de 23 ans de prison.

La tradition des assassinats politiques

Assassiné le 19 janvier 2007, le journaliste Hrant Dink était dans la ligne de mire des autorités pour avoir notamment critiqué le gouvernement turc sur la question de l’identité arménienne et le génocide de 1915.

« La tradition des assassinats politiques de l’État se poursuit » a déclaré Fethiye Cetin, l’avocate de la famille Dink, parlant d’une « plaisanterie » des juges. « Pour nous, l’affaire n’est pas close, mais elle vient de recommencer » a-t-elle ajouté.

Amnesty : les services de sécurité avaient connaissance du complot

Le verdict a déclenché de vives réactions parmi les organisations internationales de la société civile. « Hrant Dink a été assassiné pour avoir exprimé sans violence ses opinions », a déclaré Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty International. « Les services de sécurité avaient connaissance du complot qui le visait et étaient en contact avec les personnes accusées de son meurtre. Pourtant, rien n’a été fait pour l’empêcher » a-t-il dit. « Justice ne sera pas rendue, tant qu’une enquête exhaustive ne sera pas menée sur les actes de toutes les institutions et représentants de l’État impliqués dans ce meurtre. »

RSF : nul ne peut considérer que l’affaire est résolue

« Quelles que soient ses décisions, on n’attend plus grand chose de ce tribunal » a affirmé de son coté Reporters sans frontières, mardi 17 janvier avant le verdict. « Cinq ans après la mort de Hrant Dink, il s’est montré impuissant à faire la lumière sur toutes les complicités au sein de l’appareil d’Etat et à remonter jusqu’aux commanditaires de ce crime. Nul ne peut considérer que l’affaire est résolue. Jusqu’au dernier moment, des éléments de la police et de l’appareil judiciaire auront même fait obstacle à l’enquête. La clôture de ce procès signe l’échec prévisible d’une justice qui ne s’est pas donné les moyens de parvenir à la vérité. »

CCAF : cette mascarade de justice est insupportable

Le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) dénonce le double langage de la Turquie dans l’affaire de Hrant Dink. « Encore une fois, les autorités turques se ridiculisent dans une parodie de justice et violent la mémoire de Hrant Dink, portant atteinte à sa dignité et à celle de sa famille. Cette mascarade de justice est insupportable. »

Le CCAF affirme se joindre à la colère des avocats de la famille de Hrant Dink pour lesquels il s’agit d’une "plaisanterie", ce qui est « révélatrice de l’absence totale de justice dans ce pays » qui frappe à la porte de l’Union européenne. « A la lecture de cette décision de justice, le gouvernement turc veut protéger les réels instigateurs du complot faisant ainsi passer la Turquie d’un Etat profond kémaliste à un Etat profond national-islamiste. »

Ce conseil rappelle que cette condamnation intervient au moment où le gouvernement d’Erdogan multiplie les arrestations de journalistes soupçonnés « d’activités terroristes ». « Nous condamnons ces arrestations et exigeons du triumvirat Gül-Erdogan-Davoutoglu à la tête du pays qu’il les libère dans les meilleurs délais et qu’il fasse toute la lumière sur l’affaire Hrant Dink. » (Avec ActuKurde)

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/170112/affair...

 

09:24 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : justice | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

09/01/2012

LETTRE OUVERT AUX AUTORITES DE SUÈDE, POLAND, DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,


Non à l’extradition de Monsieur Musa DOGAN à la Turquie

LETTRE OUVERT
AUX

AUTORITES DE SUÈDE, POLAND, DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN,

ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DEFENSEURS DES DROITS DE

L’HOMME

ET

AUX MEDIAS DU MONDE !


Genève le, 10 Janvier 2012

Madame, Monsieur,

Nous avons été informés de l’arrestation de Monsieur Musa Doğan par la police polonaise à Rzedzow  ce mardi 3 janvier 2012, suite à un mandat d’arrêt international lancé par les autorités turques auprès d’Interpol. Musa Doğan est actuellement placée en détention et risque d’être extradée vers la Turquie. Son épouse, Mme Anna Kupiszewska, nous à lancé un vibrant appel à l’aide pour sauver son mari.

Depuis 2007, M. Doğan dispose, en vertu de la Convention de Genève de 1951, du statut de réfugié politique. D’abord résidant en Suède –où il a obtenu son statut- il a déposé une demande pour pouvoir s’installer en Pologne. C’est en effet dans ce pays que réside son épouse, qu’il a rencontré lors d’une visite à sa propre famille. Le couple, marié depuis un an, se baladait en ville de Rzedzow , quant Monsieur Musa Doğan a été interpellé par la police.

M. Doğan a été condamné en Turquie à une peine de réclusion à perpétuité, en raison de son appartenance politique au TKP-ML (parti communiste de Turquie, marxiste-léniniste). De mars 1993 à septembre 2003, M. Doğan a été détenu dans différentes prisons turques. Ses conditions de détention ont été éprouvantes et il a entamé, de manière répétée, des grèves de la faim. Celles-ci correspondent à un total de trois ans sur 10 de sa détention. Suite à sa dernière grève de la faim -qui a duré 126 jours pour protester contre les cellules d’isolement-, un conseil de médecins a diagnostiqué chez M. Doğan le syndrome de "Wernicke-Korsakof" (pertes de mémoire, invalidités diverses et troubles comportementaux) ; il a alors pu bénéficier de la liberté conditionnelle pendant six mois pour recevoir des traitements médicaux. C’est lors de cette période que M. Doğan a fui la Turquie pour se réfugier en Suède.

Par la présente, nous appelons à la solidarité avec M. Doğan qui risque la mort en cas d’extradition. En effet, l’état physique et psychologique de M. Doğan est critique ; ses proches et amis sont très inquiets.

Il y a 3 ans notre association lançait déjà un appel pour libérer M. Doğan: déjà le mandat illégitime lancé par la Turquie à son encontre l’avait fait arrêter ; déjà les autorités –suédoises- s’étaient laissé tromper par les autorités turques.

L’Etat turc est bien connu pour pratiquer la torture à grande échelle. Or, nous vous rappelons que l’article 33 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son protocole de 1967) - dont l’application est universelle pour les Etats qui l’ont ratifié et n’admet aucune réserve - stipule qu’« aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

Il en est de même pour l’article 3 alinéa 1 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) qui dispose qu’« aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. »

A noter que la Pologne est partie à ces Conventions. Le gouvernement polonais doit donc assumer pleinement sa responsabilité internationale et humanitaire : l’extradition de M. Doğan en Turquie signerait son arrêt de mort et violerait gravement les Conventions internationales précitées.

Au vu de ce qui précède, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes afin d’empêcher l’extradition de M. Doğan vers un pays où l’attend la prison et vraisemblablement la torture.

En vous remerciant d’avance de votre compréhension et de l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame et Monsieur, nos salutations distinguées.

 

 

Pour la Maison populaire de Genève
Demir SÖNMEZ (Président)


Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

21:47 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

03/01/2012

Stop au bain de sang commis par le pouvoir militaro-islamiste en Turquie !

Stop au bain de sang commis par le pouvoir militaro-islamiste en Turquie!

images.jpegC’en est assez.

Assez des manipulations et des machinations du pouvoir militaro-islamiste qui, tout en donnant des leçons de démocratie aux pays arabes, continue sans cesse de massacrer les enfants des civilisations plus anciennes de la Mésopotamie !


Après les Arméniens et les Assyriens il y a un siècle, Ankara continue aujourd’hui la persécution des Kurde
s.

Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne par l’armée turque lors de raids aériens à Ulude
re.

60180.jpg


"Ils nous ont délibérément massacrés. Pourquoi tout ce sang a été versé ? Ils doivent nous répondre" : les larmes aux yeux, Kitan Encu, qui a perdu onze parents durant les bombardements près de son village kurde orchestré par l’armée aérienne turque, ne cache pas sa révolte.

Selahattin Demirtas, co-président du BDP, principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un “carnage”, assurant que l’ensemble des victimes étaient des civils.

C’en est assez.

Il ne s’agit pas d’une simple bavure. C’est un nouvel épisode des opérations meurtrières déclenchées par le chef islamiste Tayyip Erdogan et par ses généraux qui siègent au Conseil de la sûreté nationale.

Sous ce nouveau régime militaro-islamiste, des milliers de dirigeants kurdes, des centaines de journalistes et juristes vont célébrer le nouvel an derrière les barreaux simplement pour avoir revendiqué les droits et les libertés du peuple kurde ainsi que des minorités nationales et religieuses d’Anatolie à l’instar des pays européens dont la Belgique.

Les intellectuels, écrivains, éditeurs brillants du pays croupissent actuellement dans les prisons turques.

En guise de contrecarrer un projet de loi relatif à la pénalisation du négationnisme en France, tous les partis politiques turcs confirment leur opposition honteuse à la reconnaissance du génocide des Arméniens perpét
ué en 1915.

La plupart des médias écrits et audio-visuels turcs, sous le contrôle du régime, continuent d’accuser les opposants de haute trahison à la patrie et à la suprématie turco-islamique tout en ignorant les violations des droits de l’Homme.

C’en est assez.

Ses crimes de longue date n’empêchent pas le pouvoir militaro-islamiste de donner des leçons de démocratie à la Syrie en la sommant d’engager des réformes démocratiques et à mettre fin à la répression.

Assez de l’hypocrisie des dirigeants des puissances occidentales qui se taisent devant les crimes odieux commis sans cesse par l’armée, la police et la justice de leur allié stratégique et géopolitique qu’ils imposent comme un modèle sur mesure aux millions d’opprimés du Moyen-Orient de l’Afrique du nord.

Quant aux médias occidentaux, ils passent sous silence les crimes perpétuels de ce pouvoir assoiffé de sang ou en parlent dans quelques lignes comme de simples faits divers.

C’en est assez.

Il faut mettre fin à cette mascarade et réagir tout de suite face aux crimes commis par le pouvoir militaro-islamiste.

En tant qu’organisations issues de l’émigration politique et en provenance de Turquie, nous appelons les dirigeants et médias belges et européens à ne plus rester complices d’Ankara et à prendre des positions fermes dans toutes les instances gouvernementales et parlementaires contre les atrocités et violations des droits de l’Homme commis dans ce pays candidat à l’Union européenne.

L’Association des Arméniens Démocrates de Belgique

L’Institut Assyrien de Belgique

L’Institut Kurde de Bruxelles

La Fondation Info-Türk

collectif1971@scarlet.be

 

22:19 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

29/12/2011

Des femmes et hommes de Genève soutiennent les femmes engagées dans le monde!

A Genève, se sont rassemblés des femmes et des hommes pour exprimer leur colère face aux humiliations infligées aux femmes par les organes officiels d’Etat. Ce rassemblement a aussi été organisé aussi pour annoncer le mouvement BASTABASSE « contre la répression faite aux femmes engagées» avec l’encouragement de la ligue suisse des droits humains (LSDH)

Ce mouvement se veut sans couleur politique particulière, même si à ce stade n’était présente qu’une frange représentative (Les Verts et Solidarité). A l’avenir seront mobilisées toutes les forces représentant la société civile (personnalités diverses, artistes, sportifs, philosophes) diverses associations et tendances politiques.

C’est d’abord Jacqueline Roiz, initiatrice du mouvement et députée au Grand Conseil genevois qui s’est exprimée, ensuite Mme Maria Casares, conseillère municipale et Lucia Dahlab, enseignante à Vernier (GE), musulmane féministe.

Ont entre autre participé Ueli Leuenberger, conseiller national, Pierre Losio, Président du Grand Conseil de Genève, Julien Cart, Alfonso Gomez et Anne Moratti , conseillers municipaux en Ville de Genève et la ligue suisse des droits humains.

En 2012 sera élaborée une pétition adressée au Conseil Fédéral et à l’ONU afin que cesse ces attaques ciblées contre des femmes pendant les manifestations et après... Ainsi que pour maintenir leur visibilité dans les actions politiques et sociales.

DSC_7956.JPG
DSC_7992.JPG
DSC_7969.JPG
DSC_7999.JPG
DSC_7982.JPG
DSC_7965.JPG
DSC_7986.JPG
DSC_7980.JPG
DSC_7971.JPG



BASTABAS ! BASTABAS ! Basta de tabasser les femmes !

Femmes et hommes indignés par la répression et la violence d’Etat, réagissez !

Les images et les témoignages qui nous sont parvenus de Biélorussie et d’Egypte, nous montrent des femmes agressées, humiliées dans leur féminité et,  le comble, par des structures officielles d’Etat.

Viols, tortures et humiliations infligées aux femmes font depuis longtemps partie du « kit de guerre » des autorités et des forces armées, soit pour atteindre une population dans ce qu’elle a de plus sacré, comme la famille, soit pour opprimer l’action civique. Nous l’avons constaté par exemple au Rouanda, en ex-Yougoslavie, au Sri-Lanka, en République démocratique du Congo.

Nous constatons une répression brutale des manifestations pacifiques dans différents pays. Cette répression par des Organismes d’Etat passe par une violence impitoyable et qui vise spécifiquement les femmes. Les femmes qui luttent et s’engagent pour la démocratie prennent les risques d'être blessées au même titre que les hommes lorsqu’elles s'emparent, avec eux, de la place publique. Mais elles n’ont pas à payer un prix en plus parce qu’elles sont femmes !

Il faut stopper la répression sauvage de l'armée et de la police contre les femmes et les hommes manifestant pacifiquement et voulant un changement pour leur propre pays. Les libertés démocratiques, le droit de manifester doivent être respectés.

Nous, femmes et hommes de Genève et d’ailleurs sommes solidaires avec les femmes d’Egypte, les femmes de Biélorussie et toutes celles qui se mobilisent pour un avenir meilleur.

La communauté internationale a la responsabilité de leur garantir la possibilité d’être présentes et visibles dans les processus de changements sociaux et politiques. Afin de défendre des valeurs communes à tous et toutes : les droits humains et la dignité.

Les actes d’humiliations faites spécifiquement aux femmes risquent de les retirer de l’espace public et de les cantonner à des rôles spécifiques, déterminés par une organisation patriarcale qui oppresse les femmes et les empêchent de s’exprimer. La société et le monde ne doivent pas perdre cette ressource de stabilité !

La violence faite aux citoyennes du monde est inacceptable et doit être condamnée.

Nous demandons une réaction diplomatique de nos autorités fédérales condamnant ces pratiques. Nous demandons également à l’ONU de faire cesser par tous les moyens la répression faites aux femmes par les organismes d’Etat.

 

Mouvement pour une protection des femmes engagées.
Rassemblement place des Nations du 29 décembre 2011.
Discours de Lucia Dahlab, enseignante, citoyenne et musulmane,

Les femmes ont toujours participé aux changements de société, elles ont été actives dans les périodes de crises, mais ensuite, non seulement leur rôle est oublié, mais en plus on leur demande de rentrer chez elle reprendre la place que les sociétés patriarcales leur assignent,  loin du pouvoir et des instances de décisions.

Avec les soulèvements des pays arabes, nous avons pu voir des femmes participer activement, présentent dans la rue, dans les manifestations,  dans les débats et dans les médias, tout particulièrement en Tunisie, en Egypte et en Syrie.
Pour les femmes musulmanes féministes, ce fut un signe d’espoir et la preuve que les femmes dans les sociétés à majorité musulmane souhaitent  aussi jouer un rôle dans la construction de leur société. Elles désirent agir concrètement, apporter leurs contributions à travers leur travail associatif, politique, économique et social.

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles,  la conception des rôles et de la place de chacun et chacune est encore très stéréotypée. Pour cette raison, la présence des femmes dans la rue, qui représente l’espace public,  est un double défi : celui de la contestation du pouvoir et celui de la contestation d’un système patriarcal  qui l’enferment dans un rôle qu’elle rejette de plus en plus fort.  

En Egypte, alors que la contestation se poursuit, l’armée n’ayant pas encore lâcher une once de son pouvoir, on constate la volonté de rappeler au femmes que la rue n’est pas leur place, et de leur faire payer le prix de cette présence par une atteinte à leur dignité et à leur féminité; ceci à  travers une domination violente de leur corps, reprise du pouvoir de l’homme sur la femme. Ainsi, déshabillage et viol deviennent le moyen de répression à leur encontre.

En temps que féministe musulmane, nous sommes également très inquiètes de la possibilité d’instrumentaliser la religion pour justifier un retour des femmes à la maison.  Rappelons-le fort, les femmes musulmanes doivent prendre leur place au niveau sociale, politique, économique et associatif,  et rien ne s’y oppose dans la religion. Les stéréotypes de genre sont une construction sociale basée sur des traditions culturelles.  La femme musulmanes peut sans problème être présente et visible dans la société.  

Si l’armée est impliquée, c’est également tout l’appareil judiciaire qui soutient cette répression en ne donnant pas suite aux plaintes pour viol. Cette impunité est insoutenable.

Que ce soit en Biélorussie, en Egypte, en Syrie ou dans tout autre endroit du monde, les femmes doivent pouvoir s’exprimer et être protégées par les organismes d’Etat, ce qui est aujourd’hui l’inverse dans bien des pays.

Par notre présence, nous affirmons que les femmes qui revendiquent pacifiquement des changements de société pour un monde meilleur doivent être protégées.

Bastabas : basta de tabasser les femmes.

17:44 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Bombardement turc : plus de 35 villageois kurdes massacrés

Bombardement turc : plus de 35 villageois kurdes massacrés


L’armée turque a massacré dans la nuit de mercredi à jeudi plus de 35 villageois kurdes dans un raid de l’aviation contre un village dans la province de Sirnak.

Au moins 35 villageois dont en majorité des lycéens ont été tué dans le bombardement, selon l’agence de presse kurde Firat qui a publié les photos du massacre.

 

uludere1.jpg



17 autres personnes sont portées disparues, a affirmé Selahattin Demirtas, le co-président du principal parti kurde BDP.

Selon des témoins, les avions de chasse du type F-16 ont bombardé le 28 décembre aux alentours de 21h20 le village de Ortasu (Roboski en kurde) à Uludere, dans la province de Sirnak, voisine de l’Irak.

Les corps étaient brulés ou mutilés, a-t-on appris de sources kurdes. Parmi les personnes tuées figurent au moins 13 jeunes âgés de 12 à 18 ans, affirment les mêmes sources.


uludere3.jpg
uludere5.jpg
uludere6.jpg
uludere8.jpg



http://www.actukurde.fr/actualites/kurdistan/577-bombarde...

 

 

Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

 

 

11:25 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | | |

22/12/2011

« Chasse aux sorcières en Turquie : Une nouvelle vague d’arrestations frappe la presse »

« Chasse aux sorcières en Turquie : Une nouvelle vague d’arrestations frappe la presse »

« Aujourd’hui 20 décembre 2011 une vague d’arrestations a touché la presse kurde, la presse progressiste et la presse socialiste, dans le cadre de l’ « opération KCK » qui est en réalité une opération de répression massive. »

Communiqué de presse du bureau stambouliote de la Ligue des Droits de l’Homme - Insan Hakları Dernegi – IHD

« Les arrestations se sont déroulées à Istanbul, Diyarbakır, Van, Ankara, Adana et Izmir et ont visé l’Agence de presse Dicle (Dicle Haber Ajansı - DIHA), le quotidien Özgür Gündem, la revue Demokratik Modernite, l’agence Etik et l’imprimerie Gün ; les personnes visées ont été arrêtées simultanément, à leur bureau ou à leur domicile. Des employés de l’Agence de presse Etkin (ETHA) et du journal Evrensel ont été également arrêtés. »

 

ozgur_basin.jpg

 

« On apprend que parmi les personnes arrêtées figurent Mustafa Özer (photographe de presse, AFP), et Çagdas Ulus (Vatan). Quarante personnes seraient actuellement sous les verrous. »

« Au lieu de rechercher une solution au conflit, l’Etat a adopté une politique anti-démocratique ; il piétine les droits de l’homme, néglige le Droit, renforce et aggrave l’injustice en utilisant la violence. »

« Nous appelons ceux et celles qui veulent la démocratie, le respect des droits de l’homme, la mise en application des libertés fondamentales et la fin de cette chasse aux sorcières à se mobiliser partout et à faire bloc ! »

La Ligue des Droits de l’homme, section d’Istanbul (IHD) -

www.ihdist.org - E-mail : ihdist@superonline.com

20 décembre 2011

 

08:26 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

21/12/2011

Rafle contre les médias kurdes en Turquie : 38 arrestations!

Rafle contre les médias kurdes en Turquie : 38 arrestations!

Le régime AKP a arrêté mardi 20 décembre au moins 38 journalistes et collaborateurs des médias, procédant à des perquisitions simultanées dans les locaux des médias kurdes et socialistes.

goza9.jpg

Sur ordre du Parquet d'Istanbul, la police a perquisitionné les locaux de l'agence kurde DIHA, du quotidien kurde Özgür Gündem, de l'agence Etik, de l'imprimerie Gün, de la revue Demokratik Modernite et les dommiciles des correspondants de l'agence de presse Firat (ANF) à Istanbul, Ankara, Adana, Diyarbakir, Izmir et  à Van.

Au moins 38 journalistes et collaborateurs des médias personnes ont été arrêtés lors de ces opérations simultanées lancées tôt le matin, visant tous les médias kurdes et les journalistes qui collaboraient avec ces médias, dans le cadre de l'affaire KCK, considérée par les autorités comme la branche politique du PKK.  Parmi les personnes arrêtées figurent onze journalistes de DIHA et six du journal Özgür Gündem.

Dans la province de Van, frappé en octobre et novembre par des tremblements de terre, les policiers ont perquisitionné une tente sous laquelle travaillaient les journalistes de l'agence DIHA privés de locaux depuis la catastrophe.

Les journalistes arrêtés : Fatma Kocak (rédactrice en chef de DIHA), Zuhal Tekiner (responsable de DIHA), Ramazan Peköz, Çağdaş Kaplan, Ömer Çelik, Sadık Topaloğlu, Kenan Kırkaya, Semiha Alankuş, Ertuş Bozkurt,  Güneş Ünsal, Evrim Kepenek.

Les journalistes d'Ozgür Gündem: Ziya Çiçek (responsable du journal), Nevin Erdemir, Nurettin Fırat, Ayşe Oyman,  Yüksel Genç, Hatice Bozkurt,

Les journalistes de Demokratik Modernite: membre du conseil éditorial Nahide Ermiş et Berxwedan Yaruk,

Le reporter-photographe de l'AFP, Mustafa Özer,

Correspondant du journal turc Vatan, Çağdaş Ulus

Journaliste de l'agence de presse ETHA (gauche), Arzu Demir, qui travaillait pour les médias kurdes.

Onze autres journalistes qui travaillaient pour les medias kurdes : Sevinc Tuncelli, Ismail Yildiz et Zeynep Kuray, Dilek Demirel, Hüseyin Deniz, Sibel Gürel, Çiğdem Aslan, Cihan Albay, Eylem Sürmeli, Murat Eroglu,Oktay Candemir

Directeur de l'agence Etik, Davut Uçar

Travailleur de la société de distribution de journaux "Fırat", Ertuş Bozkurt, et deux anciens travailleurs de cette société, Şeref Sümeli et Haydar Tekin,

Travailleur de l'imprimerie Gün, Hamza Sürmeli

goza2.jpg

44 journalistes kurdes en prison

Un autre correspondant de DIHA, Abullah Cetin, arrêté le 16 décembre à Kurtalan, dans la région de Siirt, avec 18 autres personnes, a été mardi 20 décembre placé en détention.

En neuf ans, le gouvernement AKP du premier ministre Recep Tayyip Edogan a transformé le pays en plus grande prison du monde pour les journalistes et les opposants. Au moins 71 journalistes sont actuellement en prison, selon l'association des droits de l'homme (IHD). 44 d'entre eux sont des journalistes kurdes, dont 12 correspondants de DİHA et 13 journalistes d'Azadiya Welat, le seul quotidien en langue kurde.

 

goza4.jpg

 

Mise en garde de l'OSCE

Coup de filet contre les journalistes kurdes ont déclenché de vives réactions, notamment parmi les kurdes et les partis opposants, tandis que les médias turcs ont continué de se taire comme si rien ne s'etait passé.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a mis en garde contre les arrestations des journalistes  et a demandé des explications à Ankara. "Bien que les gouvernements aient le droit incontestable de lutter contre le terrorisme, cette lutte doit se faire sans museler la presse et limiter le droit du public à être informé. Ce droit inclut celui d'enquêter sur des sujets sensibles, tels que le terrorisme", a déclaré Dunja Mijatovic, représentante pour la liberté des médias de l'OSCE, dans un communiqué.

Elle a affirmé qu'il est « important de savoir pourquoi exactement ces professionnels des médias ont été arrêtés ».  Rappelant « qu'avant même les événements de ce jour (mardi) le nombre de journalistes emprisonnés en Turquie est sans précédent dans la zone de l'OSCE », elle a dénoncé « l'ampleur de l'opération de ce jour contre les journalistes ». La représentante de l'OSCE a averti que ce type d'arrestations « menace de manière générale la situation de la liberté de la presse dans le pays, en menant à l'auto-censure".

RSF: la criminalisation du journalisme doit prendre fin

« Les opérations de police en Turquie se suivent et se ressemblent : les perquisitions sont menées au mépris complet de la protection des sources journalistiques, les interpellations sont massives, ordinateurs et articles sont saisis comme autant de ‘preuves'. La question kurde ne sera pas résolue par la répression des opinions dissidentes au nom de la ‘lutte antiterroriste'. La criminalisation du journalisme, engagé ou non, doit impérativement prendre fin », a déclaré Reporters sans frontières.

« Le premier ministre doit savoir qu'on ne peut réduire au silence la vérité » a dit le principal parti kurde BDP.

« Nous sommes face à une dictatoriat de l'AKP » a dénoncé Ridvan Turan, le dirigent du Parti de la démocratie socialiste (SPD), appelant à la résistance contre ce régime.

Le député BDP Ertugrul Kurkcu a affirmé que ces opérations ont été planifiées par le gouvernement : « Il s'agit d'une attaque totale du gouvernement. C'est un plan du gouvernement. »

Eren Keskin, défenseure des droits de l'homme et la directrice de la publication du journal Özgür Gündem,  a condamné les arrestations et a dit : « Ce n'est pas la première fois qu'on mène des opérations contre la presse libre. Ces répressions ne pourront jamais réduire au silence la presse libre. »

La journaliste Nuray Mert, qui est aussi dans la ligne de mire du gouvernement, a dit que la répression d'aujourd'hui est pire que celle d'avant et a appelé tous les milieux démocratiques et organisations civiles à réagir fortement.

Les journalistes et responsables des partis politiques de gauche ont manifesté devant le bâtiment du journal Özgür Gündem, appelant le gouvernement à mettre fin à cette répression d'intimidation.

La liste des arrestations préparée au bureau du premier ministre

« Ce n'est pas une surprise pour nous » a dit Filiz Kocali, la co-vice-président du BDP, lors du rassemblement, rappelant la déclaration du vice premier ministre Besir Atalay sur les opérations KCK. Ce dernier avait dit le 18 décembre sur une chaine privée  que les opérations dans le cadre de KCK ont été coordonnées et planifiées par le gouvernement.

« La liste des arrestations sont préparés au bureau du premier ministre » a souligné Filiz Kocali.

Manifestation

Dans la soirée de mardi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté sur la place de Taksim à İstanbul pour dénoncer la vague d’arrestations.  Marchant jusqu’au Lycée de Galatasaray, les journalistes et collaborateurs des medias ont crié des slogans tels que « la presse libre ne se taira pas », « Nous sommes tous kurdes, nous sommes tous KCK », « L’AKP retire ta main de la presse libre », « nous toucherons même si ça nous brule » (Avec ActuKurde)

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/201211/rafle-...

17:06 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

19/12/2011

Opposant Kurde risque d’être renvoyé de la Suisse vers l’Iran, deuxième Etat au monde (après la Chine) pratiquant le plus la peine de mort

Opposant Kurde risque d’être renvoyé de la Suisse vers l’Iran, deuxième Etat au monde (après la Chine) pratiquant le plus la peine de mort

LETTRE OUVERTE

AUX AUTORITÉS SUISSE ;

AUX DÉPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPÉEN ;

DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ;

DES DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME, ET AUX MÉDIAS.


peine de mort d'iran.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

La « Maison Populaire de Genève »  et le « Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme - Genève»  ont été alertés par l’information faisant état l’arrestation et une  éventuelle expulsion vers l’Iran d’un demandeur d’asile d’origine kurde.

Monsieur il s’agit de Taimoor ELIASSE SARZALI, né le 21.03.1974 au Kurdistan d’Iran,  vit en Suisse depuis 2005.(N° Dossier: 474675 Adresse: Suisse, Zug – Rothusstrasse 1-6331 Hünenberg)

M. ELIASSE SARZALI a déposé une demande d’asile en Suisse en 2005. Par une décision en 2006, l’Office fédéral des migrations (ODM) a rejeté sa demande. M. ELIASSE a interjeté un recours contre cette décision. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rejeté celui-ci par un arrêt en 2010 (E-130/2007). Entre-temps, il avait fait valoir des motifs postérieurs à la fuite qui aurait justifié l’octroi d’asile.

Actuellement, il est placé en détention (selon nos informations, il a été transféré vers une prison dans le canton d’Aarau) et risquerait d’être extradé vers l’Iran.

Avant son arrivé en Suisse, M. ELIASSE SARZALI a été actif au sein du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran. Depuis qu’il est en Suisse, il a continué ses activités en faveur des droits de l’homme, en participant activement à l’organisation des dizaines de rassemblements, y compris devant le siège des Nations Unies à Genève, participant aux sessions du Conseil des droits de l’homme etc., pour dénoncer des violations des droits de l’homme en Iran et au Kurdistan d’Iran.

M. ELIASSE SARZALI, vivant depuis des années l’angoisse et la peur d’être envoyé vers l’Iran, il a du être suivi pour son état psychologique de plus en plus fragile.
Nous considérons que sa situation correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique. Il convient de réexaminer attentivement son dossier.

Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes Susse, afin d’empêcher l’extradition de Monsieur vers l’Iran où il risquerait sa vie.
En vous remerciant par avance pour votre compréhension et pour l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Au nom du « Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme Genève »

Baban Eliassi Président :  babaneliassi@gmail.com

Siamak Heydary     eliassi4@etu.unige.ch

Au nom du Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ (Président)

 

 

Genève, le 19 décembre 2011

 

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Suisse :

Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79

http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/misc/conform.0187.html ?pageToMail=/content/bfm/fr/tools/kontakte <http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/misc/conform.0187.html?pag...>

Département fédéral de justice et police
Service d’information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11, F +41 31 322 40 82

 

http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html ?pageToMail=/content/ejpd/fr/home <http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html?p...>

United Nations High Commissioner for Human Rights :

urgent-action@ohchr.org <mailto:urgent-action@ohchr.org>

United Nations High Commissioner for Refugees :

1503@ohchr.org <mailto:1503@ohchr.org>




Maison Populaire de Genève
Case postale 1141
Téléphone: + (41) 79 256 30 11
1211 Genève
www.assmp.org

Inscription / désinscription
listes Maison Populaire de Genève
http://www.assmp.org/mail_listes/listes.html

 

23:37 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |