10/05/2011

«Il faut se battre pied à pied pour la liberté de manifestation»

 

«Il faut se battre pied à pied pour la liberté de manifestation»

Une quarantaine de militants, représentant la quasi-totalité des organisations de gauche, se sont retrouvés le 9 mai au Tribunal de police pour soutenir Laurent Tettamanti. Le communiste est poursuivi pour avoir, sans l’aval de la police, co-organisé en octobre dernier une manifestation de solidarité envers le mouvement social français contre la réforme des retraites.

La police avait donné un préavis négatif à ce rassemblement réunissant une quinzaine de personnes devant le consulat de France. «Mais je n’ai jamais reçu de décision négative du Département de la police et de la sécurité», a expliqué le militant devant le tribunal. «Je me sentais en plein droit, sur le fond comme sur la forme, de maintenir cette manifestation.» Quant aux accusations d’avoir entravé le trafic et refusé de circuler sur les injonctions des pandores, elles ont été balayées par l’accusé comme par les témoins à décharge. «La police nous a dit de circuler, alors on a tourné autour du consulat, un peu comme le font les manifestants américains», a témoigné le syndicaliste Christian Tirefort. «Les seuls à occuper la rue étaient des gorilles en uniforme qui m’ont insulté», a assuré le communiste Jean-Louis Carlo. «Nous avons traversé la rue que lorsque la police nous a poussé et il n’y avait pas de voiture à ce moment-là.» Preuve que les manifestants n’étaient pas vraiment agressifs, «le consul est descendu discuter avec nous sur un ton très cordial», a déclaré devant les juges Anne Michel. «J’ai protesté, certes», a reconnu Laurent Tettamanti, «mais de manière polie et nous avons obtempéré».

Me Pierre Bayenet a plaidé l’acquittement: «Cette manifestation n’a pas été interdite puisque le Département de la police et de la sécurité ne s’est pas prononcé, on ne peut donc pas punir M. Tettamanti pour l’avoir organiser. D’ailleurs, les manifestants ont obéi aux ordres de la police alors qu’ils n’avaient pas cette obligation.» Le jugement sera rendu ultérieurement.

Pour Ueli Leuenberger, présent à l’audience, «il n’existe aucune raison ou risque de danger pour interdire une telle manifestation et pour la dissoudre. Il est important de ne pas restreindre la liberté d’expression et de manifestation, c’est une question de principe», souligne le conseiller national et président des Verts suisses. «Il faut se battre pied à pied pour défendre la liberté de manifestation», conclut Laurent Tettamanti.

Jérôme Béguin

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Laurent Tettamanti

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Laurent Tettamanti et Ueli Leuenberger

( le conseiller national et président des Verts suisses ) t;/p>

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(Photos Carlos Serra)

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AKP sème la terreur sur les kurdes

AKP sème la terreur sur les kurdes

La tension monte au Kurdistan de Turquie après les opérations policières et militaires qui ont couté la vie de 25 combattants du PKK et deux civils depuis fin mars. Au moins 159 kurdes ont été arrêtés au cours des 24 dernières heures et environ 1 500 depuis 19 avril.

Le gouvernement turc vise violemment les kurdes avant les élections législatives du 12 juin, menant une politique nationaliste pour prendre des voix au MHP (Parti de l'action nationaliste, nationaliste et raciste). Selon le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le problème kurde n’existe plus, alors qu’aucune mesure effective n’a été prise par le gouvernement Erdogan.

 

 

 

DES FILTRES SUR CHAQUE ORDINATEUR

Trompant l'opinion en promettant l'an dernier une solution durable à la question kurde, le gouvernement AKP a mis en place un véritable système policier contre toute opposition.  Le pays est devenu la plus grande prison du monde pour les journalistes, avec au moins 58 journalistes emprisonnées. Des dizaines des journaux ont été suspendus et plus de 7 milles sites d’internet ont été bloqués. Imposant aux internautes l’usage d’un filtre pour leur accès en ligne, la Turquie  suit le chemin qui mène vers Iran et la Chine.

Selon une décision du 22 février dernier, les utilisateurs d’Internet en Turquie auraient le choix entre quatre options : famille, enfants, domestique et standard. A partir du 22 août, il sera obligatoire d’installer l’une de ces offres sur chaque ordinateur en sa possession. Reporters sans frontières condamne la tentative du Bureau des Technologies de l’Information (BTK), qui dépend du Premier ministre, d’imposer l’usage d’un filtre pour  accès à Internet.

25 COMBATTANTS DU PKK TUÉS

Malgré le cessez-le-feu du PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan, depuis aout 2010, l’armée turque  mènent des opérations à travers le Kurdistan de Turquie. 25 guérilleros du PKK ont été tués depuis fin mars. Le 4 mai, cent mille kurdes ont assisté aux funérailles de quatre guérillas du PKK à Diyarbakir, chef-lieu du Kurdistan, criant vengeance.

Au lendemain de ces funérailles, considérés les plus grandes depuis  20 ans, le premier ministre turc a appelé à la censure du principal parti kurde BDP dans les médias.

Parallèlement aux opérations militaires menées par l’armée, la police turque  sème la terreur dans les villes, ce qui a fait monter d'un cran la tension. La frénésie d’arrestations a pris de l’ampleur, notamment après l'éviction de sept candidats kurdes aux législatives. Cette décision qui a suscité la colère des kurdes avait finalement été annulée pour six d'entre eux. La police a tué deux manifestants et a blessé des centaines d’autres au cours de manifestations pour dénoncer l’éviction des candidats.

ARRESTATIONS EN MASSE

308 personnes, dont neuf policiers, ont été blessées et 831 autres, dont 198 enfants, ont été arrêtées entre le 19 et 29 avril en Turquie, selon un rapport de l’association des droits de l’homme (IHD).

Les opérations policières n’ont pas cessé les jours suivants. Il ne passe pas un jour sans qu’on rapporte l’arrestation en masse de kurdes. Au moins 86 kurdes ont été envoyés en prison au cours de deux dernières semaines dans la seule ville de Batman.

Le 5 mai, douze kurdes arrêtés lors des opérations menées dans neuf villes ont été mis en examen et envoyés en prison.

Deux jours avant, le 3 mai, 44 personnes arrêtées à Istanbul, Urfa, Batman et à Mardin ont été emprisonnées.

Le 6 mai, la police a procédé des perquisitions dans dix villes, saccageant les maisons, et a arrêté au moins 159 kurdes. Parmi eux figurent des enfants, des femmes, des étudiants, un journaliste et des membres du BDP.

Selon un décompte du blog Maxime Azadi,  environs 1 500 kurdes ont été arrêtés depuis 19 avril.

LE GOUVERNEMENT A PERDU LÉGITIMITÉ

Jeudi soir, le Congrès de la Société Démocratique (DTK), une organisation rassemblant de nombreux responsables kurdes, dont ceux du parti pro-kurde BDP (Parti pour la paix et la démocratie), a averti qu'elle pourrait appeler au boycottage des élections si les opérations militaires et les arrestations se poursuivent.  « Le gouvernement a perdu toute légitimité » et « il menace la sécurité des élections », a dénoncé Aysel Tugluk, la co-présidente du DTK, appelant à la résistance démocratique. (Kurdish Info, 6 mai 2011)

http://www.info-turk.be/393.htm#terreur

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02/05/2011

Manifestation 1er Mai : Journée revendicative internationale des travailleuses et travailleurs

 

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2011-05-01 discours Marguerite BOUGET - SYNA

près du Monument à la mémoire des Brigadistes - rue Dancet - Genève

Mon calendrier et mon agenda indiquent tout deux à la date d’aujourd’hui : dimanche1er Mai 2011, Fête du travail

Nous tous, ici présents, ce que nous voulons fêter ce n’est pas uniquement le travail, mais les travailleuses et les travailleurs.

Ce que nous voulons c’est rappeler qu’il y a des femmes et des hommes qui s’engagent quotidiennement pour faire que notre économie fonctionne au mieux et produise ce que nous avons besoin pour vivre.

Tous, à notre niveau, nous œuvrons pour le bien-être de l’ensemble de la communauté. Tous nous consolidons l’édifice social dont chacun devrait pouvoir bénéficier selon ses propres besoins et ceux de sa famille.

Chacun de nous, du plus faible au plus fort, nous aspirons à la paix et au bonheur. Le travail a été défini comme une base sociale, comme un moyen de contribuer à obtenir les conditions pour parvenir à ce bonheur et à cette paix. Le travail produit la richesse des pays. Le travail est revendiqué comme un droit. Et, parce que c’est un droit, son accès doit être facilité par l’accès aux formations tout au long de la carrière et son exercice doit s’accompagner de protections.

C’est peut-être aussi parce que c’est un droit qu’il est attaqué de toute part. Les défis que nous devons relever aujourd’hui sont de véritables combats.

La sécurité de l’emploi n’est plus qu’une illusion car les richesses que produit le travail attisent les convoitises et les protections mises en place sont insuffisantes à le garantir. Les conventions collectives de travail sont attaquées pour n’avoir pas à partager les profits générés par le travail fourni. Le bâtiment, les commerces affichent des chiffres record mais menacent, licencient et exigent toujours plus de flexibilité. Peu importent l’expérience ou l’ancienneté, les employé-es sont devenus jetables et si facilement interchangeables. La logique « travail contre salaire » est bafouée quotidiennement, les victimes exploitées sont innombrables. Impuissance ou complaisance de nos autorités ? Echec ou manque de volonté à changer les règles et à les faire respecter ?

Le nombre des exclus du travail ne cesse de croître pour aller grossir les rangs des chômeurs et de ceux qui, n’y ayant pas droit, vont entrer dans une spirale de paupérisation pour eux et pour leurs proches. La société civile se retrouve à son tour avec ces personnes à sa charge.

Les richesses qu’ils auront produites jusque-là reposant bien au chaud ailleurs. Alors que les assurances sociales continuent d’être attaquées, des voix s’élèvent pour demander plus de justice. Elles demandent que les salaires minimum pour un plein temps ne soient pas inférieurs à 4’000.- francs, comme une juste reconnaissance du temps consacré au travail, dans un pays où le coût de la vie est élevé. Elles demandent l’égalité des chances et l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, non pas uniquement sur le papier mais dans les faits.

C’est sous ce double slogan que nous vous invitons aujourd’hui à manifester et à faire la fête. Ensemble, côte à côte, nous devrons nous mobiliser encore souvent. Il nous faudra rester uni pour défendre la dignité et les droits de chacune et de chacun. Nous vous invitons d’ores et déjà à prendre connaissance et à soutenir les diverses actions et manifestations qui auront lieu le 14 juin 2011 pour célébrer plusieurs dates anniversaire en lien avec le droit des femmes. Notamment dès 14h06, puis un défilé à 17h30 et dès 19h30 une grande fête aux Bastions. Et, surtout n’oubliez pas que la vraie richesse du monde du travail se sont les travailleuses et les travailleurs.

Bonne fête du 1er Mai

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2011-01-05 discours Alexander ENILINE PDT

près du Monument à la mémoire des Brigadistes - rue Dancet - Genève

Chères et chers camarades,

Puisque j’ai l’honneur de parler aujourd’hui ici, je souhaiterais commencer mon discours en insistant sur la cohérence symbolique de ce lieu et l’importance de notre pratique d’y débuter chaque premier mai. Ici le monument aux Brigadistes, héros de la guerre d’Espagne, persécutés à leur retour par l’Etat bourgeois suisse ; quelques mètres plus loin, la Pierre commémorative aux victimes de la tuerie de 1932 ; deux symboles forts de la lutte antifasciste, de la lutte populaire contre la tyrannie fasciste, et du sang des travailleurs versé par les hordes de Franco et par la droite genevoise qui n’a pas hésité à faire tirer sur la foule pour défendre un meeting fasciste ! Je souhaiterais évoquer aussi l’exposition temporaire sur la promenade Saint-Antoine qui rappelle tous les risques et les sacrifices qu’a encouru la République espagnole pour sauver l’héritage artistique de l’Espagne des bombardements franquistes.

Ces symboles, la mémoire qu’ils incarnent, sont aujourd’hui plus nécessaire que jamais, aujourd’hui que l’ombre sinistre du fascisme plane de nouveau sur l’Europe. Aujourd’hui, des partis fascisant, si ce n’est ouvertement fascistes, atteignent des sommets dans les votes : l’UDC, le MCG, La Lega dei Ticinesi, désormais deuxième parti du Tessin, le FN, la Ligue du Nord,…Dans les pays baltes, les anciens SS défilent ouvertement dans les rues, avec le soutien ouvert des liquidateurs du socialisme et le silence complice de l’Union européenne. Pendant ce temps, les partis bourgeois classiques, le PLR, le PDC, l’UMP, reprennent sans scrupules les idées de l’extrême-droite et passent parfois des accords électoraux avec elle, de la même façon qu’ils l’ont déjà fait dans les années trente. Par delà toutes les différences de forme, l’idéologie de l’extrême-droite reste la même que celle qu’elle a toujours été, et la menace reste la même : xénophobie exacerbée, racisme, démagogie sans borne et stratégie du bouc-émissaire, stigmatisation de l’étranger comme source de tous nos problèmes, même le nucléaire si l’on en croit l’UDC, prétention au droit exclusif de parler au nom du peuple, refus du débat rationnel et intolérance pour toute opinion contradictoire, démagogie pseudo-populaire qui masque mal une politique pro-patronale, racisme ouvert antimusulman et anti-rom qui est pour l’essentiel entré dans l’idéologie bourgeoise officielle, culte du chef, qu’il s’appelle Blocher, Stauffer ou Le Pen, projet de « milices citoyennes » du MCG qui ranime le spectre des SA. Aujourd’hui Carlos Medeiros déclare « nous sommes le peuple, nous voulons chasser les Roms », Pierre Maudet parade devant un campement rom démoli, Claude Guéant multiplie les provocations et l’ombre des heures les plus sombres de l’histoire plane sur l’Europe.

Comme autrefois, la montée de l’extrême-droite est due à des problèmes réels que vit le peuple, naguère la grande crise de 1929, aujourd’hui l’impasse qu’est la mondialisation néolibérale et l’idéologie du libre-marché et de la concurrence libre et non-faussée. Ces problèmes sont réels et il ne faut ni les nier, ni les sous-estimer. Mais l’extrême-droite n’a aucune solution à leur apporter, au lieu de cela elle en fait son fond de commerce pour faire passer son projet de toujours : xénophobie, racisme, obscurantisme, fascisme…et politiques libérales, qu’elle critique en paroles mais soutient dans les faits. Or la lutte réelle contre l’impasse qu’est la mondialisation néolibérale passe par la rupture avec les politiques libérales et le dogme de la concurrence libre et non-faussée. C’est pourquoi le Parti du Travail a toujours rejeté les accords bilatéraux avec l’Union européenne, qui gravent le néolibéralisme et la suppression des droits des travailleurs dans le marbre de la loi. La lutte contre les forces fascisantes et contre les problèmes réels que ces forces prétendent combattre passe par une lutte de classe sans concessions contre l’extrême-droite et la droite bourgeoise qui dans les faits s’aligne sur elle. Le monde capitaliste est aujourd’hui en crise systémique. La situation est exactement celle que décrivait Lénine il y a de cela un siècle déjà : « Partout, а chaque pas, on se heurte aux problèmes que l’humanité serait а même de résoudre immédiatement. Le capitalisme l’en empêche. Il a accumulé des masses de richesses, et il a fait des hommes les esclaves de cette richesse. Il a résolu les problèmes les plus difficiles en matière de technique, et il a stoppé la réalisation de perfectionnements techniques en raison de la misère et de l’ignorance de millions d’habitants, en raison de l’avarice stupide d’une poignée de millionnaires. » Les états de l’Union européenne sont touchés par des crises budgétaires les uns après les autres. L’oligarchie capitalisme mondiale mène une véritable campagne de guerre contre les peuples pour leur faire payer sa propre crise. Le FMI et l’Union Européenne impose des plans d’austérité insupportables en contrepartie de leur soi-disant aide. Les gouvernements des USA, du Royaume Uni, de Grèce, du Portugal…mènent une campagne d’une ampleur jamais vue de destruction de tous les acquis sociaux du XXème siècle.

Face à l’oppression capitaliste, la résistance et la lutte populaire sont indispensable, et de fait elles s’organisent. En Suisse, je commencerai par citer les thèmes choisis pour le premier mai de cette année. Tout d’abord, l’initiative fédérale sur le salaire minimum à 4’000,- actuellement en cours de signatures et soutenue par nous tous. La lutte pour un salaire minimum est aujourd’hui un combat prioritaire pour garantir aux travailleurs une rémunération digne de leur travail, alors que le patronat cherche à baisser les salaires au-delà de toute mesure et que la réalité de la surexploitation, mal masquée par l’anglicisme working poors, se généralise. Le montant de 4’000,- est plus que modeste en dessous duquel il est inacceptable de descendre, et il importe de l’emporter contre la droite et le patronat qui utiliseront toutes les ressources de l’argent et de la démagogie pour imposer aux travailleurs des conditions proches de l’esclavage.

Un combat cantonal prioritaire est de faire refuser par le peuple le démantèlement du RMCAS voulu par François Longchamp, de faire refuser la liquidation d’une protection sociale indispensable, de faire refuser que les chômeurs en fin de droit soient envoyés à l’aide sociale et condamnée à une précarité durable. Il faut aussi continuer jusqu’à la victoire totale la lutte pour l’égalité salariale homme-femme. L’inégalité qui subsiste dans ce domaine n’a aucune justification et doit être totalement éradiquée. Une autre priorité indispensable est la réduction générale du temps de travail. Pour lutter contre le chômage et pour la qualité de vie, plutôt que d’accroître encore et encore les profits démesurés du capital, il est indispensable aujourd’hui de travailler moins pour travailler tous, et vivre mieux. Je citerai aussi la lutte pour faire revoter la loi sur l’imposition des entreprises, qui n’est passée de justesse que grâce aux mensonges du Conseil fédéral, et la lutte contre une énième baisse d’impôts qui sera à l’ordre du jour des prochaines votations cantonales. En cette année 2011, après la catastrophe de Fukushima qui frappe le Japon, il est impossible de ne pas parler de la lutte pour la sortie du nucléaire, qui est une forme d’énergie potentiellement incontrôlable, pour laquelle aucune solution n’existe pour ce qui est des déchets, qui représentent un danger pendant plusieurs millénaires, et qui est une menace permanente pour l’existence de l’espèce humaine. Je ne peux pas non plus ne pas citer le combat fondamental qui commence contre les régressions inacceptables et les liquidations de droits gagnés en votations populaires voulues par la Constituante, ce qui est un combat absolument prioritaire étant donné que la Constitution est la loi fondamentale sur laquelle se calquent toutes les autres. Parmi les régressions voulues par la Constituante, je souhaiterais insister tout particulièrement sur une disposition digne du capitalisme sauvage du XIXème siècle et de l’Ancien régime : une limitation inacceptable du droit de grève, qui ne saurait autorisée que pour défendre la « paix du travail »…et pourquoi pas uniquement pour défendre la hausse des profits tant qu’on y est ! Nous devons dire haut et fort à la droite arrogante et au patronat rempli de suffisance qu’en régime capitaliste, fondé sur l’antagonisme entre classes, il ne saurait y avoir une quelconque « paix du travail ». Celle-ci n’est qu’un sophisme bourgeois, destiné à désarmer les travailleurs et leur faire accepter sans résistance l’oppression du capital. Aucune restriction du droit de grève n’est tolérable. Le droit de grève doit être garanti, sans restriction aucune.

En Europe, les peuples se soulèvent contre les plans d’austérité imposés par le pouvoir bourgeois, l’Union européenne et le FMI. La Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France, le Royaume uni…sont secoués par les grèves. Le peuple islandais a refusé la soi-disant aide du FMI, a refusé de payer la crise du capital, a refusé de payer les dettes de ses banques, par référendum à deux reprises, et sous le silence assourdissant des médias bourgeois. Pour la première fois depuis des années, les Etats-Unis eux-mêmes, le bastion de la réaction mondiale, sont secoués par des grèves parties de l’Etat de Wisconsin et de la lutte des fonctionnaires contre la remise en cause de leurs droits syndicaux par le Parti républicain et le Tea Party. Des décennies de domination réactionnaire et d’anticommunisme le plus hystérique et violent qui soit n’ont pas étouffé la lutte des classe, n’ont pas permis à la bourgeoisie de mener la lutte de classe de façon unilatérale, sans rencontrer de résistance. Dans le monde arabe, des dictatures corrompues au service de la bourgeoisie compradore locale et de l’impérialisme euro-américain ont été renversées par des soulèvements populaires. En Tunisie la détermination du peuple a fait tomber le dictateur Ben Ali et son gouvernement ; et la lutte continue à ce jour entre les forces de la réaction qui ne veulent rien de plus qu’une révolution sans révolution, et les forces populaires démocratiques et progressistes qui se battent pour instaurer une authentique démocratie populaire. Il faut tout de même rester prudent dans l’analyse et ne pas perdre de vue la spécificité de la situation de chaque pays, ni extrapoler abusivement le scénario tunisien. Il faut en particulier condamner sans appel l’intervention impérialiste de l’OTAN en Lybie, l’ingérence dans une guerre civile qui n’a pas d’autre but que de mettre à genou la Lybie pour avoir le contrôle de son pétrole.

En Amérique latine, les régimes progressistes ses consolident malgré toutes les manœuvres et les tentatives de déstabilisation de la part des USA, et la révolution cubaine reste inébranlable malgré le blocus. L’Etat du Kerala, dirigé par les communistes depuis une cinquantaine d’années affiche des chiffres de développement social proches de ceux des pays développés, grâce à des politiques fondées sur le service public et la propriété sociale aussi étendue que possible des principaux moyens de production, et en contraste flagrant avec l’état de sous-développement du reste de l’Inde, gouverné par des partis bourgeois. Les médias bourgeois ne le disent pas, ou à peine, mais la lutte contre l’impérialisme et la tyrannie du capital se mène toujours arme à la main et sous le drapeau rouge. En 2007 le roi du Népal est renversé par une guérilla communiste qui a contrôlé jusqu’à 90% du territoire, une République est proclamée et depuis la lutte se poursuit pour l’établissement d’une République populaire. Une partie importante des régions rurales du Nord-est de l’Inde est contrôlé par une guérilla communiste qui lutte pour l’émancipation des masses populaires et pour le socialisme et qui résiste victorieusement à l’armée indienne.

Dans ce contexte de crise du capitalisme et de lutte des classes exacerbée au niveau mondial, toutes les forces populaires et progressistes doivent lutter pour que les classes populaires l’emportent face à l’oligarchie capitaliste. Pour cela, il importe de partir en toutes choses de la réalité de la lutte des classes. En ces temps de réaction sur toute la ligne et de luttes impitoyables, les peuples ont besoin d’organisations politiques et syndicales de lutte, prêtes à lutter jusqu’au bout, et non d’une gauche et d’un syndicalisme de compromis, qui recherche une paix impossible avec la droite et le patronat. Qu’il soit néolibéral ou régulé, le capitalisme demeure le capitalisme, un système fondé sur la prédation, l’inégalité et l’oppression. Il ne peut être amendé. Les nécessités de lutte exigent de rompre toutes les illusions sur la paix sociale, qui ne peut exister dans un régime fondé sur l’oppression et les antagonismes de classes, de rompre avec la paix du travail et l’idéologie du consensus, pour le renversement du pouvoir bourgeois, le dépassement du capitalisme, et le socialisme.

Je conclurai par une citation de Rosa Luxembourg : "Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l’affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même."

Alexander Eniline

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2011-05-01 discours Danielle PARMENTIER Unia

Contre la haine et l’injustice : Repartir du 1er mai !

Chères et chers collègues,

Chères et chers camarades

Je m’appelle Danielle Parmentier. Je travaille dans une pharmacie et je milite depuis plusieurs années avec le syndicat Unia. Comme vous, j’étais ici il y a deux ans au 1er mai pour dénoncer les financiers sans scrupules. Ceux qui étaient responsables de la crise qui a entraîné l’économie au bord du gouffre. Rappelez-vous : Les Etats ont dû sortir des milliards pour sauver les banques.

Et aujourd’hui ? L’économie a repris, nous dit-on. Mais pour qui ? Certainement pas pour nous, les employées de pharmacie, qui voient leurs conditions de travail se dégrader d’année en année. Ni pour les vendeuses ou les maçons qui voient leurs conventions collectives attaquées par les patrons. Ni pour les chômeurs de ce canton qui ont vu leurs droits brutalement réduits avec la nouvelle loi sur le chômage. Par contre, les hauts revenus et les bénéfices des banques ont repris l’ascenseur !

Ce sont justement ces injustices qui font le lit de la peur et de la haine. Quand je risque de perdre mon emploi ou quand je subis une énorme pression sur mon salaire ou quand je ne retrouve pas d’emploi, quelqu’un doit forcément être coupable de cette situation. C’est l’autre, nous dit-on à coup de millions en campagnes d’affichage, c’est l’étranger, le frontalier.

Mais moi, travailleuse genevoise, je vous dis : On en a marre de ce discours de haine ! Regardez-vous autour aujourd’hui. Combien de travailleurs ici présents sont suisses ? Qui construit les milliers de logements dont nous avons besoin à Genève ? Qui soigne nos malades, qui garde nos vieux à l’hôpital ? Qui sert les repas aux banquiers stressés à midi ?

En tant que travailleuse genevoise, je vous dis : Ce n’est pas la faute des étrangers ou des frontaliers s’ils sont sous-payés et exploités. C’est le problème des patrons qui en profitent et font pression sur les salaires pour augmenter leurs bénéfices ! Qui pratiquent la sous-traitance et engagent des intérimaires payés au lance-pierre.

En tant que travailleuse genevoise, je vous dis : Ce n’est pas la faute des étrangers ou des frontaliers si les chômeurs dans ce canton sont de plus en plus précaires, qu’on leur coupe des droits et on leur supprime le RMCAS. C’est le problème d’une politique cantonale qui, au lieu de créer des emplois, force les chômeurs à accepter n’importe quel petit boulot précaire avant de finir à l’aide sociale !

Oui, il existe la sous-enchère dans ce canton, oui, il existe la précarité et le chômage ! Mais camarades, ne nous laissons pas diviser, nous qui partageons tous les jours nos souffrances mais aussi nos joies sur les lieux de travail ou dans les quartiers !

Rappelons nous de ce qu’est le 1er mai. C’est la commémoration de la première lutte des travailleurs, unis contre leur patrons. Plus que jamais nous avons besoin de solidarité et d’unité, de renforcer notre résistance et nos luttes, dans nos syndicats, mais aussi dans nos quartiers.

Se sont en effet les syndicats qui aujourd’hui tentent de combattre les vraies raisons des injustices et des inégalités. En ayant lancé l’initiative pour un salaire minimum, les syndicats donnent première garantie contre le dumping salarial. Et les syndicats vont s’engager activement à améliorer les mesures de contrôle du marché du travail. Si le Parti radical demande 1 policier par 1000 habitants, quoi de plus normal d’exiger au moins 1 inspecteur pour 10’000 travailleurs ? C’est le minimum demandé par l’Organisation internationale du travail !

Nous exigeons aussi un changement radical de cap en matière de chômage, avec des mesures d’urgence pour les milliers de chômeurs qui se sont retrouvés brutalement dans la précarité le 1er avril. Nous exigeons des nouvelles indemnités cantonales de chômage pour les personnes touchées par la révision de la LACI, et des mesures afin de réduire le chômage de longue durée qui frappe le canton. Mais nous pensons aussi que lutter contre le chômage c’est exiger que l’Etat cesse de couper dans les services publics et contribue à créer un fonds pour l’emploi.

Camarades, alors que nous vivons aujourd’hui une concurrence grandissante entre différentes catégories de travailleurs, hommes contre femmes, jeunes contre vieux, résidents contre frontaliers, il nous faut repartir des valeurs du 1er mai, journée de lutte, de résistance et de solidarité entre tous les travailleurs. Merci pour votre attention.

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2011-05-01 discours Jean BATOU solidaritéS

Chers camarades,

Il y a trois ans, l’ancien directeur de l’Office statistique du canton de Zurich tirait à boulets rouges sur la « féodalisation de la Suisse ». Aujourd’hui, l’explosion des inégalités au pays des barons du big business confirme son diagnostic.

Depuis 20 ans au moins, la part des salaires dans l’ensemble des revenus distribués n’a cessé de diminuer, même si cette baisse a été en partie escamotée par les montants de plus en plus élevés versés aux cadres supérieurs et aux managers. Et dans tous les cas, les inégalités salariales ont fortement augmenté, en particulier aux dépens des travailleurs les moins qualifiés, des plus jeunes et des femmes.

Pendant la même période, la fortune privée a crû beaucoup plus vite que l’ensemble des richesses créées, faisant plus que doubler en 15 ans (de 530 milliards en 1991, à 1100 milliards en 2005). Actuellement, la Suisse est aussi le pays de l’OCDE où la fortune est la plus concentrée : 4% des contribuables y sont millionnaires et disposent de 55% de la fortune privée du pays (ces chiffres ne représentent que les fortunes déclarées). Au bas de la pyramide, plus des deux tiers des contribuables ne déclarent que 5% de la fortune totale. De surcroît, depuis 20 ans, l’inégalité de la distribution du patrimoine ne cesse de s’aggraver.

La fortune privée n’est pas seulement un énorme trésor sur lequel les plus riches sont assis. C’est avant tout une formidable source de revenus, notamment à l’époque de la finance triomphante : ainsi, en Suisse, durant ces 20 dernières années, la capitalisation boursière a été multipliée par 6, passant de 200 à 1200 milliards ! Mieux, les sommes perçues par les actionnaires au titre de dividendes ou de rachat de titres par les entreprises ont été multipliées par 10, passant de 5 à 50 milliards… En clair, cela signifie que les grandes sociétés tournent de plus en plus exclusivement en vue de rémunérer grassement leurs actionnaires plutôt que pour financer l’investissement productif.

Les autorités cantonales et fédérales défendent aussi les intérêts des nantis en réduisant les transferts obligatoires en faveur des salarié-e-s, des chômeurs-euses, des jeunes en formation et des retraité-e-s. Ceci se traduit par une hausse continue des primes d’assurance maladie, du niveau des loyers subventionnés, des tarifs des transports publics, des taxes d’inscription à l’université, etc. ; et par une diminution du montant des retraites (de l’AVS au Deuxième pilier), des prestations de l’Assurance chômage, de l’Assurance invalidité et de l’aide sociale, mais aussi des dépenses en faveur de l’éducation, de la santé, du logement, etc. En même temps, le capital, les bénéfices, la fortune et les gros revenus ne cessent de voir leurs impôts s’alléger…

Par exemple, la réforme fédérale de l’imposition des entreprises, approuvée à une très courte majorité par le peuple en 2008, sur la base d’arguments reconnus aujourd’hui comme mensongers, va-t-elle faire perdre près de 10 milliards de recettes fiscales à la Confédération au profit des plus gros actionnaires, notamment des banques, dont les intérêts ont été pourtant sauvés, on s’en souvient, par l’injection de plus de 60 milliards de fonds publics.

De même, les autorités genevoises viennent-elles de mettre en discussion un projet visant à ramener l’imposition de toutes les entreprises au niveau le plus faible des holdings et des sociétés mixtes ou de domicile, et à supprimer la « taxe professionnelle » communale, faisant perdre le total astronomique de 1,2 milliard de francs par an aux finances cantonales et communales ! Cette baisse d’impôts pour les sociétés, si elle entrait en vigueur, représenterait l’équivalent de la suppression de deux fois la subvention de l’Etat aux HUG ou de plus de 12’000 postes de travail dans la fonction publique.

Face à l’ampleur de ces régressions sociales déjà passées en force ou annoncées, il est plus que temps que les salariés, les retraités, les bénéficiaires de l’aide sociale, les jeunes en formation, les usagers des services publics, femmes et hommes, disent NON à l’injustice érigée en véritable projet de société. Mais pour être entendu du plus grand nombre, rassembler les énergies nécessaires et déboucher sur de premiers succès, ce NON doit avant tout prendre en compte les intérêts des plus défavorisés, qui paient le tribut le plus lourd au démontage social en cours :

* Les femmes d’abord, dont les salaires sont inférieurs de 20% à ceux des hommes, cet écart ayant augmenté au cours des toutes dernières années. Déjà pénalisées par une double journée de travail, elles sont aussi les plus exposées aux très bas salaires ; elles sont plus nombreuses dans les secteurs non conventionnés ; elles sont aussi plus exposées que les hommes aux temps partiels imposés, au travail sur appel et à la flexibilisation des horaires. Ainsi, la motion Hutter, votée par une majorité du Conseil national, le 14 avril dernier, UDC en tête, vise aujourd’hui à priver le personnel de la vente des très maigres protections de la Loi fédérale sur le travail (LTr), ce qui représente une attaque violente contre un important secteur d’activité dominé par les femmes. A Genève, le refus actuel des associations patronales de signer une nouvelle Convention collective dans le commerce de détail va dans le même sens.

* L’ensemble des salarié-e-s qui touchent les plus bas salaires, subissent les conditions de travail les plus déplorables et sont les premières victimes du démantèlement de l’assurance chômage, en particulier les jeunes. C’est la raison pour laquelle nous voterons OUI, cet automne, à l’introduction du principe du salaire minimum dans la Constitution genevoise. C’est la raison pour laquelle nous allons aussi redoubler d’efforts pour faire signer l’initiative de l’Union syndicale suisse pour la fixation d’un salaire minimum légal de 4000 francs par mois, indexé au coût de la vie, qui concerne immédiatement 400’000 salariés, dont 300’000 femmes, sans compter celles et ceux que la perte de leur travail et les démantèlements successifs de l’assurance chômage contraignent déjà aujourd’hui, et contraindront plus encore demain, à accepter un nouvel emploi sous-payé.

Pour triompher, notre NON à la régression sociale doit aussi rassembler un large front de tous les salariés, femmes et hommes – employés, précaires et chômeurs ; Suisses et immigrés ; jeunes et moins jeunes ; travailleurs du privé et du public, etc. Il exige aussi l’unité des salariés, des retraités, des bénéficiaires de la prévoyance sociale, des étudiants, des apprentis et de tous les usagers des services publics.

Pour renforcer notre unité, nous devons contrer sans réserve la propagande raciste et xénophobe de l’extrême droite, qui désigne aujourd’hui les musulmans en particulier – ou les frontaliers à Genève – à la vindicte populaire afin de nous diviser, comme elle stigmatisait hier les Italiens, les Espagnols et les Portugais. Ne vote-t-elle pas toujours contre nos intérêts avec la droite patronale la plus dure ! Ouvrons grand les yeux : qui sont ceux qui licencient et délocalisent les entreprises pour accroître leurs profits, baissent les salaires, amputent les retraites ou réduisent les prestations de santé ? Ce ne sont pas les immigrés, les frontaliers ou les musulmans, mais les représentants attitrés des gros actionnaires !

Pour triompher, notre NON à la régression sociale suppose aussi la mobilisation et la lutte, qu’elle soit syndicale ou politique – sur les lieux de travail, dans la rue, ou au moyen de l’initiative, du référendum et du bulletin de vote. Celui et celle qui se bat n’est évidemment jamais sûr de gagner, mais celui qui renonce à lutter a déjà perdu ! Enfin, dans ce pays qui a voulu imposer aux travailleurs le corset de la « paix du travail », il faur clamer haut et fort que nous ne ferons pas reculer l’injustice sociale d’un pouce sans lutter avant tout au niveau des entreprises, c’est-à-dire là où le travail produit la totalité des biens et services indispensables à la société. Et que sur ce terrain, le débrayage et la grève sont les seules véritables armes à disposition des salarié-e-s. C’est pourquoi notre NON à la régression sociale exige aussi une solidarité sans faille avec les mobilisations de travailleuses et de travailleurs pour défendre leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail et leurs droits syndicaux, comme c’est le cas aujourd’hui du personnel de l’EMS de Vessy.

Egalité femmes-hommes, c’est tout de suite ! Participons massivement à la journée d’action du 14 juin prochain !

Pour un salaire minimum légal de 4000 francs par mois indexé au coût de la vie !

Toutes et tous ensemble pour de véritables conventions collectives de travail et le contrôle strict de leur respect au niveau des entreprises !

Suisses-immigrés, mêmes patrons, même combat !

Vive la solidarité internationale des travailleuses et des travailleurs !

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2011-05-01 discours Mohamed Ben Henda

Cher(e)s camarades, chers ami(e)s,

Le peuple tunisien a inauguré le processus révolutionnaire du 21ème siècle. Il a signé l’annonce d’une nouvelle marche de l’humanité vers un monde plus juste, plus équitable. La dignité, la liberté et la vraie citoyenneté sont les objectifs ultimes de cette révolution. Les peuples arabes ont vite répondu à cet appel et la révolution est entrain d’être généralisée dans la région. Du Maroc au Yémen, les peuples bien que composés de nombreuses ethnies et religions, se trouve unis devant des dictatures disposant de machines répressives impressionnantes et longtemps soutenues par l’impérialisme.

Chers camarades et chers amis,

Ici même, dans cette manifestation, voilà que nous revendiquons l’égalité des salaires entre la femme et l’homme ainsi que le SMIG de 4000.—Fr. C’est en fait la dignité à toutes et tous que nous revendiquons. Ne s’agit-il pas ici d’une synergie entre les peuples?! C’est la dignité qui est à l’ordre du jour que ce soit à Tunis ou à Genève. Nous avons le devoir d’être solidaire les uns envers les autres face à ce système néo-libéral qui domine la planète.

La région arabe est actuellement le fer de lance de cette lutte. Appuyons avec toutes nos forces cette entreprise révolutionnaire. Les pouvoirs dans les pays occidentaux, ces gardiens des oligarchies financières, ont été surpris par la révolution tunisienne. maintenant ils essayent d’intervenir par tous les moyens en vue de réorienter ou même d’avorter ces révolutions dans le but de sauvegarder leurs mains mises sur les richesses de la région et d’imposer leur choix économiques, politiques, et sociaux dans le monde. Plus dangereux encore, peut être sont-ils entrain de manigancer des nouvelles guerres civiles à travers leurs interventions militaires et diplomatiques. L’intervention en Libye et son ambigüité quant aux objectifs nous laisse penser qu’ils sont entrain d’égaliser l’équilibre de force à fin de perdurer la guerre. En Tunisie, français et étasuniens, sont entrain de renforcer les forces islamistes qui n’étaient pour rien dans la révolution. Ils ne veulent surtout pas qu’un nouveau modèle démocratique et social s’installe en Tunisie et qui pourra servir d’exemple à d’autres peuples.

Pour ce, nous revendiquons :

1-  L’arrêt immédiat de toute forme d’ingérence dans les affaires des peuples arabes. Laissons-les construire d’une manière endogène leur modèle sociétal ;

2-  La restitution des biens et des avoirs spoliés par les dictateurs. Nos peuples n’ont aucun envi de contracter de nouvelles dettes alors que les banques en Suisse et ailleurs détiennent immoralement des sommes d’argent colossales qui nous appartiennent ;

3-  L’annulation des dettes odieuses contractées par les dictateurs. A titre d’exemple, les tunisiennes et tunisiens ne sont pas prêts à payer les factures des bombes lacrymogènes et les divers armes envoyées par Sarkozy à son ami Ben Ali pour réprimer ces même tunisiennes et tunisiens pendant le soulèvement. Nous ne payons pas non plus les dettes qui ont servi à la corruption.

4-  L’arrêt immédiat de l’expulsion des immigrés et de leur octroyer un statut qui leur permettrait de vivre dignement.

Soyons solidaires en vue de construire un nouveau monde juste.

Vive les révolutions arabes, vive la solidarité internationale !

 

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Photos : Ilhan Boran SÖNMEZ

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30/04/2011

Une vague de soutien depuis la Place des Nations en faveur des luttes des peuples pour la liberté !

Une vague de soutien depuis la Place des Nations en faveur des luttes des peuples pour la liberté !

Intervention de Hafid Ouardiri le samedi 30 avril 2011 à la Place des Nations à Genève

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Intervention de Baban ELIASSI

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27/04/2011

25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

Des centaines  manifestants se sont réunis pour protester contre le nucléaire, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'explosion de la centrale de Tchernobyl, pour exiger la fermeture de Mühleberg et de Beznau et la sortie immédiate du nucléaire avant un tCHernobyl ou un Fukushima helvétique...

 

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23/04/2011

96ème commémoration du génocide des arméniens sur la pace des Nation devant l’ONU.

Information importante à mes amis et connaissances et amis.


Son excellence Monsieur Charles AZNAVOUR  ambassadeur d’Arménie en Suisse s’exprimera lors de la 96ème commémoration du génocide des arméniens sur la pace des Nation devant l’ONU.

Demain, 24 avril, nous commémorons à Genève, ensemble avec les représentants de diverses communautés,  le génocide des arméniens. Ce triste jour de mémoire est là pour nous souvenir ensemble, que en 1915 dans l’empire ottoman, 1'500’000  d’êtres humains ont péri juste parce qu’ils étaient arméniens et que le gouvernement de l’époque l’a décidé ainsi.

A l'occasion de la 96ème commémoration du Génocide des Arméniens de 1915, l'Union Arménienne de Suisse organise, le dimanche 24 avril 2011, une manifestation, sur la place des Nations, contre le négationnisme.

Par cet événement, l'Union Arménienne de Suisse souhaite adresser un message à la jeunesse du monde et plus spécialement à la jeunesse turque.

Celui-ci peut se résumer ainsi :

-  le négationnisme de l'état turc ne pourra jamais effacer de nos mémoires le génocide des arméniens de 1915;

-  à chaque génération les jeunes relèveront le flambeau pour demander au gouvernement de la République turque une reconnaissance des faits historiques établis. Le premier génocide du XXè siècle fut planifié, organisé  et exécuté dans l’empire Ottoman par le gouvernement de l’époque.

-  Les jeunes sont unis pour affronter les négationnistes de tous les génocides.


Le programme se déroulera ainsi :

Départ de la marche : 18h30 depuis Palais Wilson coté lac

Prises de paroles : 19h30 à Place des Nations devant l’ONU

Les Tutsis du Rwanda, les communautés israélites et kurdes ainsi que la LICRA-Suisse ont répondus favorablement à notre invitation, et leurs jeunes représentants prendront également la parole, en signe de solidarité avec la « cause arménienne ».


Les discours seront ponctués d’interludes musicaux et de danses.

Pour vous informer plus en détail  sur ce sujet, je vous mets ci-dessous un lien:

Documentaire, très explicite,  « Aghet »  qui a passé le 20 avril sur arte. (il est possible de voir ce film jusqu'au 28 avril)


http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Aghet--1915-le-...


 

Cordialement 

Raffi GARIBIAN

23:40 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

17/04/2011

manifestations de soutien au peuple syrien

Hier,(16 avril  2011 à 14h00), Une centaine  de personne se sont manifestations pacifique de soutien au peuple syrien à la place des Nations


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Le mur de la peur de l’Après-Bachar.

Aller crevons l’abcès : Le mur de la peur n’est pas celui de la peur du régime mais de la peur de l’après-régime.

Pour réussir la révolution syrienne, nous devons penser l’après-révolution du mieux possible et ne pas confondre utopie et naïveté.

Ce qui me frappe le plus dans la révolution arabe en général et dans la révolution syrienne en particulier c’est de lire et d’entendre, de part et d’autre, au moins trois fois par jour, le mot « mensonge ».

Si, comme moi, vous aimez la littérature, vous savez que le monde arabe, c’est le monde des mille et une ruses. Cette manière de vivre - souvent de survivre - consiste à vouloir toujours ruser l’autre de manière à lui prendre davantage qu’on ne lui donne tout en lui laissant croire qu’il obtient plus.

Cet « art » ne doit plus sortir de nos contes orientaux et nous devons apprendre à vivre de et avec la vérité.

Coran 13-11 :« Dieu ne change pas la condition d’un peuple tant qu’il ne change pas ce qui est en lui-même »

Soyons dignes avant de réclamer la dignité !
Soyons respectables avant de réclamer le respect !
Soyons honnêtes avant de réclamer la vérité !
Soyons ce que nous voulons et nous n’aurons plus à le vouloir !

Le plus grand point commun des différentes communautés qui vivent en Syrie, c’est la méfiance voire la peur de l’autre. Cette méfiance vient de l’ignorance que nous avons les uns des autres mais aussi du mensonge qui comble cette ignorance. Or, il est impossible de construire un peuple dans la peur.

Si avant même la possible chute du régime, les unes se méfient des autres et craignent pour leur sécurité et leur existence, alors restons-en là parce qu’il vaut mieux une dictature dont on se relève toujours qu’une guerre civile dont on ne se relève jamais.

Il y a une réalité derrière ce que redoute une grande partie du peuple syrien aujourd’hui et qui fait que les manifestants sont encore trop peu nombreux dans les rues. Cette réalité est que toutes les conditions sont réunies pour déclencher une guerre civile terrible en Syrie avant, pendant ou après ce régime !

Si nous voulons que les syriens sortent en masse manifester il faut montrer nos intentions, toutes nos intentions. Ne rien cacher de nos revendications et peut-être renoncer à celles qui ne pourraient aller vers l’unité nationale. Il ne doit y avoir ni stratégie cachée, ni arrière-pensées.

Il faut garantir au peuple syrien que nous n’allons pas le trahir et que c’est sa souveraineté qui est notre seul et unique objectif.

Les différentes composantes de notre peuple doivent réussir à trouver un avantage à composer ensemble, à se respecter, à s’aimer même car le pire serait que nos enfants nous reprochent un jour d’avoir fait cette révolution.

Coran 49-13 : « Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux ».

Partout où vivent des syriens, nous devons former des groupes de travail composés de représentants des différentes ethnies, des hommes et des femmes de la société civile qui s’engageront avec bienveillance dans ce processus nouveau pour nous qu’est le dialogue.
Ces groupes devront se pencher immédiatement sur les questions qui réjouissent et celles qui pourraient fâcher.

Ils devront mettre en place une dialectique, une pédagogie commune du Bien Vivre ensemble auprès de leur communauté respective.

Petit-à-petit, grâce aux efforts de chacun et de chacune, émergera de ces énergies, une synergie, de ces polyphonies, une harmonie. De ce dialogue, une philosophie du dialogue plutôt qu’un dialogue de sourd.

Jouons franc-jeu !

Acceptons de nous confronter dans nos projets de société au moment où nous sommes forcés à marcher ensemble avant de devoir le faire le jour où nous aurons la liberté de nous entre-tuer !

Alors il sera simple d’accoucher d’une Constitution digne d’incarner la grandeur de notre peuple riche de sa diversité et de son métissage.

Oui, le jour où un Sunnite épousera une Chiite, le jour où une Kurde épousera un Arabe, le jour où une Arménienne épousera un Palestinien, alors on aura gagné la plus grande des révolutions, celle de notre humanité !

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Hommage à Vittorio Arrigoni

 

 

 

dimanche 17 avril · 20:00 - 22:00

Place Neuve, Genève


Allumer un maximum de bougies et chanter la chanson préférée de notre ami et frère: Ounadikom (je vous appelle!)


Hommage à Vittorio Arrigoni qui partageait le quotidien des Gazaouis depuis 2008 et qui a été sauvagement tué par des ravisseurs le 15 avril. Ce journaliste italien avait participé aux opérations de sauvetage par les ambulanciers pendant les attaques israéliennes en hiver 2008-09 et accompagnait des pêcheurs et des paysans travaillant sur mer et sur leurs terres, souvent au risque de leur vie.

Un héros, un vrai.

Paix à son âme!

L'Islam et les musulmans se lavent les mains de ce crime infecte et honteux, condamnent fermement ses auteurs et exigent qu'ils soient arrêtés et jugés dans les plus brefs délais.

Venez nombreux!

 

17:00 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes !

Appel aux Etats-Unis, à l’UE et l’ONU pour le retrait des forces irakiennes d’Achraf
et la garantie de la protection de ses habitants

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes et garantir la protection de ses habitants

 

 

Que s'est-il passé dans le camp d'Achraf dans le nord de Bagdad vendredi dernier ?

L'armée irakienne s'est-elle livrée à un massacre contre les réfugiés des Moudjahidines du peuple ?

Conférence de la Résistance iranienne en présence des personnalités et des conseillers nationaux suisse.

Stop à l’occupation d’ACHRAF par les forces irakiennes et garantir la protection de ses habitants”

Jean Ziegler,
Le sociologue

Jean-Charles Rielle, Conseiller national

Alfred Zayas ,leading expert in the field of human rights, as well as a former high-ranking United Nations official. He is currently a professor of international law at the Geneva School of Diplomacy and International Relations
,

Marc FALQUET, député  Genè
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Samedi i 16 avril de 15 h à
18h
L’adresse : UPTOWN (ancien cinéma Grotte)

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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011, à Genève, par le Conseiller national Jean-Charles Rielle


En tant que Député au Parlement Suisse, mais aussi en tant que médecin, j’interviens cet après-midi pour témoigner de l’ampleur de la catastrophe humanitaire programmée qui se profile dans l’attaque du camp d’Achraf par les forces du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Ce qui s’est passé à Achraf le vendredi 8 avril, est une honte pour la communauté internationale et j’en suis choqué et indigné.

Le jeudi soir on m’a appelé et on m’a dit qu’une nouvelle attaque militaire contre Achraf était imminente.

Le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et le régime des mollahs se sont coordonnés pour cette attaque et Monsieur Robert Gates, le Secrétaire américain à la défense, ne s’est manifestement pas opposé. L’attaque a été perpétrée et les nouvelles parlaient immédiatement d’un bain de sang et d’une catastrophe humanitaire.

A chaque instant, on apprenait un nouveau décès parmi les femmes et les hommes. Le nombre des blessés augmentait rapidement et on ne pouvait plus supporter cette injustice. Ce camp subissait un blocus médical depuis 2 ans et maintenant il devait faire face à beaucoup de blessés, dont plusieurs avec un pronostic vital engagé, sans équipements médicaux d’urgence.

Avec la Sénatrice Liliane Maury Pasquier et le Conseiller national Eric Voruz, nous avons interpellé personnellement la Présidente de la Confédération suisse, Mme Micheline Calmy-Rey, Ministre des affaires étrangères de notre pays, qui nous a fait la réponse suivante :

Monsieur,

Je vous remercie de votre message concernant les événements survenus vendredi 8 avril 2011 dans le camp d'Ashraf.

Je partage votre préoccupation quant à cette situation et, vendredi déjà, j'ai entrepris diverses démarches. Dès réception des premières dépêches, la représentation suisse compétente, sise à Damas, a été priée de se renseigner, et l'ambassadeur d'Irak à Berne a été invité à un entretien au DFAE.

Je me suis par ailleurs entretenue par téléphone, mardi 12 avril 2011, avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Monsieur Hoshyar Zebari. J'ai exprimé ma préoccupation et mon inquiétude concernant les récents événements et la situation humanitaire régnant dans le camp d'Ashraf. J'ai rendu attentif le ministre au fait qu'indépendamment du statut des habitantes et habitants du camp, leurs droits fondamentaux devaient en tout état de cause être respectés. Eu égard à la rareté des informations disponibles, je l'ai par ailleurs prié de nous transmettre davantage d'informations quant aux événements et souligné l'importance d'une enquête rapide sur leur déroulement.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères a souligné que son gouvernement n'extraderait aucune personne vers l'Iran contre sa volonté et veillait à respecter les usages humanitaires dans sa manière de traiter les habitants du camp. Il a assuré que le gouvernement irakien avait d'ores et déjà décidé de procéder à un examen des événements et était prêt à autoriser à nouveau le CICR à accéder au camp. Le ministre a également souligné que le camp d'Ashraf se trouvait sur territoire irakien et que ses quelque 3400 habitantes et habitants avaient dès lors l'obligation de respecter la législation irakienne; pour les autorités irakiennes, il ne saurait être question d'accepter un "Etat dans l'Etat".

Je souhaite préciser que les informations concernant le déroulement des événements sont très contradictoires. Selon les sources irakiennes, l'incident de la semaine dernière s'est produit lorsque des policiers irakiens sont entrés dans la partie nord-est du camp habité par environ 3400 Moudjahidines du peuple d'Iran (MKO). Selon les informations du "Conseil national de la résistance iranienne", lié au MKO, les événements ont causé plus de 30 morts. Ces informations n'ont pour l'heure pas été confirmées par des sources indépendantes. Depuis vendredi, le DFAE est en contact avec toutes les organisations internationales pertinentes (CICR, HCR et, surtout, UNAMI) afin d'avoir une vue objective des événements.

Avec nos partenaires internationaux, nous nous penchons également sur la question de l'assistance médicale aux blessés. Selon les informations disponibles, le camp dispose d'une infrastructure développée comprenant un centre médical. Selon les indications fournies par l'Irak, les blessés sont soignés dans un hôpital au sein du camp, et l'approvisionnement en nourriture, en électricité et en eau est assuré. Nous vérifions ces indications avec le soutien de nos partenaires internationaux.

Suite à ces démarches, le DFAE a repris contact avec le CICR. Ce dernier examine la question d'une nouvelle visite du camp et nous tiendra informés de sa décision. Nous attendons par ailleurs de recevoir davantage d'informations suite à une visite de représentants de l'ONU prévue dans le camp.

Comme vous le voyez, le DFAE fait son possible pour recevoir des informations précises et objectives. Dès que nous disposerons d'une évaluation claire des besoins humanitaires, nous pourrons contribuer, avec l'aide de nos partenaires, à la recherche d'une solution à cette situation.

Avec mes salutations les meilleures.

Micheline Calmy-Rey

Je remercie Mme la Présidente de la Confédération pour son engagement et son efficace action.

Cette attaque a fait 34 tués et plus de 300 blessés. La résistance iranienne a demandé l’aide médicale urgente au Président américain et sa Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, mais le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a empêché l’arrivée de toute aide à Achraf. Beaucoup de blessés sont ainsi décédés faute de soins d’urgence.

Au moins 178 personnes ont été touchées par des tirs directs. Certaines d’entre elles sont dans le coma et dans un état grave. Le gouvernement irakien, en encerclant Achraf, a contribué à laisser mourir certains blessés.

Dans un témoignage rapporté, Saba, un caméraman, a été touchée par un tir direct. Il souffrait d’une forte hémorragie. Mais le lendemain, il est décédé à 7 heures du matin faute de soins adaptés.

Des témoignages révèlent que les forces du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki ont ramené les blessés, qui avaient été transportés à l’hôpital de Baakhoubeh, au camp par la force sans qu’ils puissent bénéficier des soins médicaux.

Dans une interview accordée à l’AFP, le commandant des opérations a dit qu’il y a eu 3 tués et 20 blessés dont la plupart ont été soignés et ont pu rentrer chez eux !.

Pour terminer, nous faisons la déclaration suivante :


-  Vu que les résidents d’Achraf sont des personnes protégées par la 4ème convention de Genève et qu’ils bénéficient de tous les droits fondamentaux selon la déclaration universelle des droits de l’homme

-  Vu que le gouvernement irakien, contrairement à ses engagements concernant le respect des droits des résidents d’Achraf selon les lois internationales, a violé ses engagements

- Vu que selon le traité de Rome et la décision du tribunal espagnol, la violation des droits des résidents d’Achraf (en tant que personnes protégées par la convention de Genève), est un crime de guerre et crime contre l’humanité.

Nous demandons

au gouvernement américain d’intervenir rapidement et de transférer les blessés à l’hôpital américain afin qu’ils puissent bénéficier des soins nécessaires.

et à la communauté internationale à prendre les mesures urgentes suivantes :

-  Assurer et garantir la protection des Achrafiens par l’ONU et les Etats-Unis, qui ont pris les armes aux Moudjahidines d’Achraf et ont signé en échange, dans un accord avec chacun d’entre eux, de s’engager à assurer leur protection jusqu’au règlement final de leur situation.

- Que l’ONU dirige une mission d’enquête internationale sur l’attaque contre Achraf par des forces terrestres irakiennes sous le commandement de leur propre général en chef.

- La mise en place d’une force de surveillance permanente.

- Le retrait des forces assaillantes et répressives irakiennes d’Achraf.

- La fin du blocus inhumain de 28 mois et l’arrêt des relations avec les agents du ministère du Renseignement des mollahs et des forces spéciales Qods, ainsi que de la torture  psychologique des Achrafiens au moyen de 240 haut-parleurs.

Je vous remercie !



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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011,
à Genève, par Monsieur Jean Ziegler
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Ashraf - Intervention du samedi 16 avril 2011, à Genève, par le
Député au Grand-Conseil/Genève Monsieur Marc Falquet

Genève, conférence du 16 avril 2011

Le 8 avril 2011, les résidents civils iraniens du Camp d’Achraf en Irak, attaqués et massacrés par l’armée irakienne aux ordres de Téhéran, 34 morts et 350 blessés. Passivité coupable de l’ONU et des USA
.

Tout d’abord, j’exprime ma sympathie aux membres des familles du camp d’Achraf, touchées par les récents massacres et actes de barbarie. Un grand merci à tous ceux qui mettent leur énergie pour défendre les opprimés du camp d’Achraf. Nous devons nous efforcer de faire savoir au monde entier ce qu’il se passe là-bas. Puisse la honte s’abattre sur les responsables

Ici, en Suisse, nous avons l’immense privilège de vivre en paix, dans un grand confort matériel, de manger plus que nos besoins, de pouvoir aller et venir en liberté, sans risquer nos vies et de bénéficier de tous les secours et aides inimaginables de nos institutions sociales.

Bref, nous avons la possibilité de passer une petite vie tranquille à jouir de tous les bienfaits de ce monde, sans nous soucier des autres.

Cependant, quel est le sens d’une vie passée uniquement à profiter des multiples jouissances à notre disposition ? Comment nous sentirons-nous vers la fin de notre existence, lorsqu’il s’agira de quitter ce monde ?

Il se peut bien que nous nous sentions très mal et honteux d’être restés passifs, craintifs et silencieux, alors que toutes les conditions, les circonstances et les opportunités nous permettaient d’agir pour faire reculer la barbarie et les injustices.

Je crois que chacun est amené dans sa destinée personnelle, à avoir, s’il le désire, l’opportunité de mettre ses qualités au service des autres.

Les massacres d’Achraf sont entourés d’un mur de silence que nous devons briser. Les journalistes incrédules devraient peut-être ouvrir les yeux et s’intéresser à cette cause avant que tous les habitants de ce village se fassent massacrer dans l’indifférence, par des barbares à la solde des dirigeants iraniens.

Les Nations Unies ont une grande responsabilité dans ces massacres en raison de leur inertie et de leur inertie bureaucratique.

Les Nations Unies doivent protéger les habitants d’Achraf en plaçant immédiatement des représentants permanents sur place. Sinon, à quoi bon avoir telle organisation internationale ?

Les USA, première puissance mondiale, avaient pris l’engagement de défendre les habitants d’Achraf. Ils les ont trahis en les abandonnant aux autorités irakiennes à la solde de l’Iran. Les USA doivent se reprendre, réagir et immédiatement secourir et protéger les Achrafiens. Ils ont les moyens de le faire.

L’ONU et les USA avaient connaissance que des massacres étaient en préparation contre les habitants d’Achraf. Ils n’ont pas bougé. Résultat, 34 morts et 350 blessés, dont de nombreux le sont grièvement et vont mourir.

Lorsque nous n’empêchons pas un crime, nous en sommes complices. En l’occurrence, il s’agit de crimes contre l’humanité. Le moment venu, les responsables devront certainement y répondre d’une manière ou d’une autre.

Marc Falquet

Député au Grand-Conseil/Genève
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Maison Populaire de Genève
www.assmp.org

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08/04/2011

Massacre des résidents d’Achraf en Irak

Communiqué de presse

Le 8 avril, Genève


Appel urgent à l’arrêt du massacre des résidents d’Achraf
Des centaines de blessés se trouvent dans des conditions dangereuses


· Vu l’attaque criminelle des forces irakiennes contre les résidents sans défense d’Achraf qui a commencé le 8 avril à partir de 04h: 45 du matin.

·En constatant que cette attaque a été ordonnée par le premier ministre Nouri Al Maliki et supervisée directement par le général Ali Gheydan le commandant des forces terrestres irakiennes.

·Vu que l’extermination des résidents d’Achraf était une demande du régime iranien sur laquelle il a beaucoup insisté.

·Vu que jusqu’à 10h00 du matin 28 tués et 300 blessés ont été recensés.

·Vu que les résidents d’Achraf sont des personnes protégées sous la 4ème convention de Genève et qu’ils bénéficient de tous les droits fondamentaux selon la déclaration universelle des droits de l’homme.

·Vu que le gouvernement irakien, contrairement à ses engagements concernant le respect des droits des résidents d’Achraf selon les lois internationales, a violé ses engagements.

· Vu les avertissements répétés des organisations de défense des droits de l’homme, les déclarations des députés européens dans des différents pays et celles des députés du congrès américains, y compris la déclaration du 24 avril 2009 et celle du 25 novembre 2010 du parlement européen, la déclaration du conseil de l’Europe, les réunions du comité des affaires étrangères du congrès américains et le comité des forces armées, concernant les pressions exercées par le gouvernement irakien sur les résidents d’Achraf

·Vu que selon le traité de Rome et la décision du tribunal espagnole, la violation des droits des résidents d’Achraf (en tant que les personnes protégées sous la convention de Genève), est un crime de guerre et crime contre l’humanité.



Par la présente Nous :

  1. Demandons au gouvernement de notre pays, la Suisse,  de transférer en urgence les blessés (jusqu’à maintenant au nombre de 300) en Suisse pour sauver leurs vies car ils ne bénéficient d’aucune assistance médicale sur place. Ces blessés sont des personnes protégées par la 4ème convention de Genève.

2. Demandons au conseil de sécurité des Nations Unies, les Etats-Unis et l’union européenne de condamner les crimes du gouvernement irakien et de prendre des mesures immédiates afin de faire cesser ce massacre.

3.
Demandons au gouvernement américain d’intervenir rapidement et transférer les blessés à l’hôpital américain pour qu’ils puissent bénéficier des soins nécessaires.

4.
Demandons à l’union européenne et Madame Ashton de couper les aides financières au gouvernement irakien jusqu’à ce que les droits des résidents d’Achraf soient garantis.

5.
Demandons au gouvernement américaiqan et les Nations Unies de prendre en charge la protection d’Achraf et prendre des mesures pour que les forces irakiennes quittent Achraf immédiatement.   

 

Nils de Dardel, Avocat
Jean-Charles Rielle,  Conseiller national
Eric Voruz , Conseiller national  
Christiane Perrégaux professeur honoraire d’université de Genève

 


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Manifestation soutien des résidents d'ACHRAF à Genève (Place des Nations)

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05/04/2011

L'OSCE, Plus de 50 journalistes emprisonnés en Turquie

L'OSCE, Plus de 50 journalistes emprisonnés en Turquie

VIENNE - L'OSCE s'est inquiétée lundi des droits des journalistes en Turquie où plus de 50 d'entre eux sont actuellement incarcérés et des centaines risquent des condamnations dans des procès, selon un rapport commandé par l'organisation européenne dont le siège est à Vienne.

"A l'heure actuelle, 57 journalistes se trouvent en prison en Turquie et le nombre des procès en cours, qui peuvent déboucher sur l'incarcération de journalistes, est estimé entre 700 et 1.000", a déclaré dans un communiqué Dunja Mijatovic, chargée des médias auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

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Manifestation de journalistes et de militants à Ankara pour la liberté de la presse, le 19 mars 2011

afp.com/Adem Altan



"
A lui seul ce nombre de cas pose des questions fondamentales sur les dispositions légales régissant le journalisme en Turquie et suscite des inquiétudes sur l'augmentation du nombre de journalistes qui pourront se retrouver en prison", a-t-elle souligné.

Mme Mijatovic rappelle dans son communiqué qu'elle avait commandé ce rapport pour démontrer la nécessité de changer les lois turques régissant les médias.

Elle annonce en outre avoir adressé une lettre au chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu demandant à Ankara de mettre en oeuvre des réformes dans ce domaine.

Si le terrorisme représente une menace réelle pour des gouvernement, la sécurité nationale ne devrait pas pour autant être utilisée comme un prétexte pour restreindre les droits des médias, estime-t-elle.
"
Il est très important que les autorités protègent une information objective même sur des thèmes délicats comme le terrorisme ou la sécurité nationale. Le droit du public à être informé inclut de tels sujets", affirme-t-elle.

En mars, sept journalistes ont été arrêtés et inculpés dans un des derniers épisodes d'une enquête controversée menée depuis 2007 sur un complot présumé contre l'actuel gouvernement islamo-conservateur.

Ils sont accusés de faire partie du "
réseau Ergenekon" qui aurait tenté de provoquer le chaos en Turquie pour préparer le terrain à un coup d'Etat.

 

 

Le parquet d'Istanbul a alors affirmé que ces journalistes n'avaient pas été inculpés pour leur écrits ou leurs opinions mais à cause "de preuves qui ne peuvent être rendus publiques".

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/plus-de-50-j...
Par AFP

13:58 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

30/03/2011

Monument en mémoire du Génocide Arménien à Genève

Monument en mémoire du Génocide Arménien à Genève


Cher-e-s ami-e-s,

Nous venons de recevoir l’invitation de la Ville de Genève concernant l’exposition du projet de M. Melik Ohanian Les Réverbères de la Mémoire, choisi pour représenter à Genève la mémoire du génocide arménien.


L’édification de l’œuvre de M. Ohanian à Genève, avec votre concours, constitue sans doute un événement majeur non seulement pour les arméniens mais également pour Genève. En effet, réputée ville de paix et capitale des droits de l’homme, Genève honore ainsi la mémoire d’un peuple, victime du premier génocide reconnu du XXème siècl
e.

Au moment où certains milieux, autoproclamés représentants des turcs en Suisse, tentent d’imposer aussi en Suisse ( !) le négationnisme des autorités turques et d’empêcher la poursuite dudit projet, nous tenons à vous apporter notre soutien indéfectible dans vos démarch
es.

Que le monument à la mémoire du génocide arménien contribue à la connaissance de l’Histoire par les nouvelles générations. Plus jamais
ça !

Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes arménien-
ne-s.

Avec nos salutations solidaires et fraternelle.

Maison Populaire de Genève

Genève, le 28 mars 2011

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Discourt Monsieur Zaré KURKDJIAN pour la soirée d’in
formation

La Communauté arménienne a été à l’initiative du projet de monument et nous sommes heureux d’aboutir à cette étape décisive et de présenter Le Réverbères de la Mémoire de Mélik Ohanian.

Je souhaite souligner ici trois aspects essentiels pour la communauté : le premier est, bien sûr, de contribuer à la lutte pour la mémoire des génocides et des crimes contre l’humanité, sans esprit revanchard. Tout de même : la notion juridique de génocide a été formulée par Raphaël Lemkin en référence au génocide des Arméniens de 1915. Il nous paraît donc légitime qu’un monument à la mémoire de ce génocide soit érigé à Genève, la Ville des droits de l’homme.

Le second est qu’un tel monument peut (et doit) servir comme un lieu de partage de la mémoire : un lieu où la communauté arménienne partage sa mémoire avec d’autres communautés porteuses d’une mémoire blessée et avec la société genevoise dans son ensemble. C’est pourquoi il est pour nous indispensable que l’œuvre soit située dans un espace public.

Le troisième est que la communauté se réjouit d’offrir une oeuvre d’art de grande qualité à la collectivité genevoise, et de contribuer ainsi au rayonnement de notre ville. A ce titre, nous saluons la qualité de la collaboration entre la communauté avec la Ville tout au long du processus, avec le Conseil municipal, le Conseil administratif (Patrice Mugny) et le Fonds municipal d’art contemporain (Michèle Freiburghaus).

Pour terminer, je veux insister sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’un geste anti-turc. Nous savons que la Turquie se transforme, lentement mais sûrement, et que de plus en plus de personnes en Turquie abandonnent la vision nationaliste de l’histoire. Un monument comme Les Réverbères de la Mémoire peut donc aussi accompagner cette transformation.

Bonne soirée

Président : Zaré KURKDJIAN

Union Arménienne de Suisse

Plus d’informations : Monument en mémoire du génocide arménien

www.les-reverberes-de-la-memoire.ch

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20:09 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Le Prix Nobel de littérature Orhan Pamuk condamné pour ses propos sur le génocide arménien

Orhan Pamuk condamné pour ses propos sur le génocide arménien

Transfers-OrhanPamuk1V.jpgLe Prix Nobel de littérature Orhan Pamuk devra payer 6000 lires de compensation totale à cinq personnes pour avoir dit en 2005 : « les Turcs ont tué 30000 Kurdes et 1 million d’Arméniens sur cette terre ».

Orhan Pamuk a 15 jours pour faire appel de la décision de la cour selon les procédures légales.

L’écrivain a été poursuivi en justice en 2005 par cinq personnes dont l’avocat Kemal Kerinçsiz, le chef de l’Association des Avocats en ce temps-là et actuellement en prison dans le cadre de l’affaire Ergenekon, aussi bien que quatre autres personnes qui sont des parents de soldats tués dans l’action. Ils ont accusé Pamuk « d’avoir mis en accusation le peuple turc ». La court de Sisli d’Istanbul a au commencement rejeté d’entendre la plainte soutenant que « les plaignants sont simplement des individus de la nation turque » et qu’ainsi il était impossible d’accepter que ces droits individuels avaient été violés.

Kemal Kerinçsiz a alors fait appel de la décision devant la Cour de cassation, qui a décidé de rejeter la décision de la cour et a ainsi demandé à la cour de Sisli de reconsidérer la plainte une seconde fois. Au vu de résistance de cette dernière, la plainte a été envoyée au Comité Général de la Cour de Cassation. Le comité a décidé en 2009 que la plainte des individus aurait dû être pris en considération par la cour car il convient de « tenir compte de l’honneur populaire et du respect de soi, aussi bien que des sentiments d’appartenance à une nation, dans le cadre des dispositions constitutionnelles ».

La cour de Sisli a alors réévalué la plainte et a décidé que Pamuk doit payer des compensations aux plaignants.

« Le droit des individus de déposer des plaintes pour compensation a été achevé. Cette décision est un précédent [pour d’autres affaires], » a dit l’expert légal Ersan Sen ajoutant que le laps de temps pour le classement d’une plainte s’était étendue de un à huit ans via cette décision. (Stéphane@armenews.com, 29 mars 2011)

http://www.info-turk.be/391.htm#Orhan

12:17 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

27/03/2011

Rassemblement de soutien au peuple syrien

Aujourd’hui, Une trentaine de personne se sont rassemblé pacifique de soutien au peuple syrien à la place des Nations

Le 15 mars 2011, le barrage de la peur est tombé en Syrie.

Depuis, des milliers de syriens (arabes, kurdes, chrétiens, musulmans, alaouites, druzes...etc) manifestent main dans la main et pacifiquement sur les places, dans les rues et dans les mosquées de Damas, Alep, Hama, Dar3a...

La répression du régime syrien est féroce, sans pitié et sans limite. Des arrestations, des enlèvements, des centaines de blessés et déjà plus 100 morts.

Venez nombreux et nombreuses de toute la Suisse, de France et d'ailleurs soutenir les syriens et les syriennes qui rêvent de liberté, de justice et de droits fondamentaux depuis 40 ans.

Offrons enfin à Genève un rassemblement de solidarité avec le peuple arabe digne de ce nom!


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23:01 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

TCHERNOBYL, FUKUSHIMA... MÜHLEBERG ? STOP AU NUCLÉAIRE !

TCHERNOBYL, FUKUSHIMA... MÜHLEBERG? STOP AU NUCLÉAIRE!
Face à la terrifiante multi-catastrophe atomique en cours au Japon,

CONTRATOM appelle à une...

MANIFESTATION ANTINUCLÉAIRE À GENÈVE
SAMEDI 26 MARS 2011 14H30•PLACE
NEUVE

NOUS MANIFESTER
ONS...

International

En solidarité avec le peuple japonais qui, après Hiroshima et Nagasaki, est victime d’une catastrophe nucléaire durable, et des mensonges ou dissimulations des nucléocrates et des autorités.

Suisse

Pour l’arrêt immédiat du nucléaire en Suisse en commençant par l’arrêt du réacteur nucléaire vétuste et avarié de Mühleberg. Nous ne voulons plus: ni déchets radioactifs, ni risque de catastrophe atomique !

Pour un renoncement complet aux nouvelles centrales en Suisse. Nous refusons un simple moratoire sur leurs «procédures d’autorisation», pour mettre la question au frigo en attendant des jours meill
eurs pour le nucléaire.

Genève

Pour que la Constituante réintègre l’article antinucléaire sur l’énergie (art. 160E) dans son projet constitutionnel...
Pour que comme le veut cet article, le Conseil d’Etat emploie «tous les moyens juridiques et politiques» pour appuyer l’exigence de l’arrêt des centrales suisses, en commençant par Mühleberg tout de suite.

Cette manifestation est sout
enue par (liste non exhaustive):
Association AIPAZCOMUN (Suisse) • Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers-Monde / CADTM-Suisse • Centre Europe Tiers-Monde (CETIM) • Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) • Coordination Climat et Justice sociale • Femmes pour la Paix (GE) • Gauche Anticapitaliste • Greenpeace (Groupe de contact GE) • Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) • Collégien-ne-s contre le Nucléaire • Jeunes Vert-e-s • Les Verts (GE + CH) • Maison populaire de Genève • Noé 21 • Parti du Travail • Parti socialiste genevois • Réseau Objection de Croissance (ROC) • solidaritéS • Sortir du Nucléaire • Syndicat SIT • United Black Sheep (UBS) • WWF (GE)...

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21/03/2011

Liberté les peuples Arabes et Kurde !

 

Deux manif en un jour !
Rassemblement en soutien aux révolutions arabes
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Joyeux le nouvel an Kurde Newroz

Traditionnellement les célébrations du nouvel an kurde !

Manifestation à Genève

 

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Diyarbakir célèbre un Newroz exceptionnel

dimanche 20 mars 2011


Historique ! Diyarbakir célèbre le Newroz comme jamais ! Pour ceux et celles qui ont déjà vécu l’événement sur place, c’est difficilement imaginable tant la foule est chaque année considérable.

Traditionnellement les célébrations du nouvel an kurde (le Newroz) sont l’occasion pour les Kurdes de manifester leur joie mais aussi leurs revendications identitaires, leur soif de liberté et de démocratie. Les feux allumés à cette occasion rappellent la légende du forgeron Kawa défiant et tuant le despote Dehak.

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A en croire les dépêches, les manifestations vont revêtir cette année une ampleur inégalée. Des centaines de milliers de personnes sont déjà parties en cortège du centre de Diyarbakir et des différents arrondissements pour se rendre au "Parc de Newroz" au point que le centre de la ville est désert et que les abords de la ville sont complètement embouteillés.

L’émotion est énorme et les slogans puissants font écho aux discours passionnés des orateurs.

A Diyarbakir, dans les provinces kurdes mais aussi ailleurs
Des manifestations analogues, hautes en couleurs, sont signalées dans les districts de Diyarbakir (Suruc, Hani, Hazro, Kocaköy, Ergani, Cinar, Cermik), Urfa (Urfa Halfeti, Birecik, Bozova, Ceylanpinar), Bingöl (Bingöl, Karliova), Elaziğ (Elaziğ, Karakocan), Batman (Batman, Besiri,Gercus, Hasankeyf), Sirnak (Sirnak, Idil, Uludere, Güçlükonak), Lice (Lice), Siirt (Siirt, Kurtalan), Tunceli (Tunceli, Ovacik),, (Adiyaman, Kahta ), Maraş (Pazarcik), Siverek, Nusaybin, Kulp mais aussi au sud-ouest anatolien (Konya, Mersin), au nord-ouest anatolien (Bursa, Eskisehir), sur les bords de la mer noire (Kocaeli) et de la mer Egée (Nazilli, Salihli et surtout Izmir). 50 000 Kurdes se sont rassemblés à Düsseldorf, en Allemagne. Les autres rassemblements sont prévus pour demain et les jours suivants dans les districts kurdes comme ceux de Hakkari, Van, Muş, Varto, Erzurum...

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photo : http://www.firatnews.com/gallery/index.php?rupel=mal...

Abdullah Öcalan omniprésent

Abdullah Öcalan, président du PKK embastillé depuis onze ans, est présent partout : on ne compte plus les drapeaux portant son effigie, ni les banderoles "Bijî Serok Apo" (Vive le président Apo (Öcalan)), ni les chants, ni les slogans en faveur du leader incontesté du peuple kurde, accompagnés au son du tambour. Les mouvements folkloriques, les groupes musicaux, les équipes de football défilent en tenue. Les cortèges sont aussi noyés par les emblèmes du BDP, « parti (pro kurde) pour la Paix et la Démocratie ». Sont aussi présents des partis politiques de gauche, des organisations syndicales et des associations humanitaires et de défense des Droits de l’Homme. Des slogans sont lancés, comme à Hilvan, en faveur de "l’émancipation des femmes", de "l’autonomie démocratique". On peut lire aussi : "le PKK, ce sont les gens d’ici".


Un printemps à la tunisienne ?


Abdullah Öcalan, par la voix de ses avocats, prêche la modération : il veut éviter un bain de sang et laisser toutes chances à une négociation qui ne serait pas complètement rompue. Pour autant, le gouvernement turc ne baisse pas la garde et continue de préparer les élections législatives du 12 juin prochain en continuant sa politique d’arrestation de cadres de partis politiques d’opposition.


La délégation de Rennes fait le choix, cette année, de se rendre au Kurdistan fin avril [1], après les fêtes du Newroz et au moment de la reprise du procès de Diyarbakir et du lancement officiel de la campagne électorale. C’est dire que cette période mérite une attention particulière : plus que jamais sa mission d’information devrait permettre une meilleure appréhension de la situation et nourrir la réflexion pour la conduite des actions futures.

André Métayer

 

http://akbdrk.free.fr/spip.php?article342

 

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16/03/2011

Manifestation du jour

 

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Face à la terrifiante multi-catastrophe atomique en cours au Japon,

l’association ContrAtom appelle à une...

Grande manifestation antinucléaire
à GENÈVE samedi 26 mars 2011
Départ 14h30 • Place de Neuve


...avec le soutien attendu de toutes les organisations politiques, associatives et syndicales concernées.

NB: Les soutiens d’organisations à la manifestation sont à communiquer rapidement à: info@contratom.ch


Nous entendons manifester le plus massivement possible...

International

• en solidarité avec le peuple japonais qui après Hiroshima et Nagasaki est victime du nucléaire et des mensonges et des dissimulations des nucléocrates et de ses autorités.

Suisse

pour exprimer l’exigence incontournable de l’arrêt immédiat du nucléaire en Suisse - avec pour commencer - l’arrêt du réacteur nucléaire vétuste et avarié de Mühleberg.

• pour affirmer la nécessité d’un renoncement impératif et complet aux projets de nouvelles centrales helvétiques. Nous ne nous satisfaisons pas d’un simple moratoire sur les «procédures d’autorisation» les concernant, visant à mettre la question au frigo en attendant des jours meilleurs pour le nucléaire.

Genève


Helvetica, Arial;">La Constituante genevoise doit immédiatement se réunir en plénière pour réintégrer tel quel l’article antinucléaire 160E dans son projet de Constitution...


• Conformément à cet article - en vigueur - le Conseil d’Etat doit vraiment employer «tous les moyens juridiques et politiques» pour appuyer sérieusement l’exigence de l’arrêt des centrales helvétiques à commencer par Mühleberg tout de suite.
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Rappelons en outre que jusqu’à dimanche prochain (en tous cas) ContrAtom soutient et participe au piquet antinucléaire quotidien dès 17h00 devant la Gare CFF de Cornavin à GE initié par Greenpeace.

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Nous invitons enfin toutes les personnes ou représentant-e-s d’organisations intéressés à préparer la manifestation du 26 mars avec nous, à participer à la...

 

RÉUNION DE CONTRATOM DU MERCREDI 23 MARS PROCHAIN à 20h30

à la salle «Castafiore» au rez-de-chaussée de l’immeuble du


20 RUE DE MONTBRILLANT
(DANS L’ILOT-13 DERRIÈRE LA GARE)

Pour le comité de ContrAtom:
Anne-Cécile REIMANN (présidente) Sébastien BERTRAND, Corine GOEHNER DA CRUZ, Olivier de MARCELLUS, Gino NIBBIO, Eric PEYTREMANN, Pierre VANEK, Erwin WEISS...(pour le Comité)

Genève, le 16 mars 2010

 

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11/03/2011

La Turquie reste toujours un pays de répression,non un modèle de démocratie pour la région

La Turquie reste toujours un pays de répression,non un modèle de démocratie pour la région

Communiqué commun de quatre organisations issues de l'émigration politique en provenance de Turquie:

"Depuis quelques semaines, le 'modèle turc' flotte comme un cerf-volant au-dessus du monde arabe. Des analystes occidentaux l’évoquent comme une alternative raisonnable pour une région en ébullition. Des islamistes égyptiens et tunisiens s’y réfèrent pour donner des gages de leur modération. Mais de quoi et de qui parle-t-on?" (Jean-Paul Marthoz, Le Soir du 9 mars 2011)

C'est ce spécialiste en matière des droits de l'Homme qui répond justement à cette question:

"La Turquie, toutefois, reste une démocratie inachevée. En 2011, Freedom House l’a rangée dans la catégorie des Etats semi-libres et Reporters sans frontières l’a classée à la 138e place (sur 178) de son index mondial de la liberté de la presse. Baromètre de l’état de démocratie, la liberté d’expression reste sévèrement encadrée par un Code pénal qui criminalise l’atteinte à la 'Turcité... En septembre dernier, la Turquie a, d’ailleurs, été condamnée dans cette affaire par la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a dénoncé les manœuvres visant à protéger les commanditaires du crime, enkystés au sein de l’appareil d’Etat.

"Dans son rapport 2010 sur les progrès d’Ankara dans le cadre du processus d’adhésion, la Commission européenne a elle aussi relevé de nombreux manquements relatifs, notamment à la liberté religieuse ou aux droits culturels de la minorité kurde. En dépit de réformes constitutionnelles, l’armée conserve un pouvoir excessif par rapport aux autorités civiles. Quant à la 'nature réelle' de l’AKP, elle suscite des suspicions au sein des milieux laïques turcs qui craignent une réislamisation rampante de la vie publique."

Tout récemment, le 9 mars dernier, dans une résolution adoptée à Strasbourg pour faire le point sur la candidature turque, le Parlement  européen s'est déclaré inquiet de la "lenteur des progrès" en matière de réformes en Turquie, soulignant que ce pays qui aspire à rejoindre l'Union européenne n'était pas encore une "véritable démocratie pluraliste". "Une réforme constitutionnelle globale qui transformerait la Turquie en une véritable démocratie pluraliste fondée sur la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales" est nécessaire, a estimé le Parlement européen.

Parmi les obstacles sur la route menant à l'adhésion, les députés ont cité l'impasse de la question chypriote, le climat de "confrontations" entre les partis politiques, et surtout "la détérioration de la liberté de la presse", qui passe notamment par des "actes de censure" ou par "l'autocensure de plus en plus pratiquée parmi les médias turcs, y compris sur internet".

En effet, malgré tous les discours d'ouverture et de démocratisation de l'AKP, la Turquie subit depuis deux ans une répression sans précédent visant le peuple kurde, les minorités ethniques et religieuses et surtout contre les médias.

Un pays ayant ce profile pourra-t-il être un modèle pour les peuples de la région qui luttent pour leur liberté?

Rappelons-nous que tout a commencé en Turquie avec le coup d'état militaire du 12 mars 1971.

Depuis plus d'un siècle, le processus de démocratisation en Turquie avait souvent été interrompu par des pratiques répressives et des coups d'état militaires: le coup d'état des Jeunes Turcs en 1908, le génocide des Arméniens et des Assyriens en 1915, l'oppression du peuple kurde et des forces de gauche suivie par la proclamation du régime parti unique en 1925, le pogrom des minorités non-musulmanes en 1955, le coup d'état de 1960…

Le 12 mars 1971, dans ce pays membre du Conseil de l'Europe et l'OTAN ainsi que membre associé de l'Union européenne, les généraux avaient renversé le gouvernement et ouvert une période de répression sans précédent.

Durant les deux ans suivant le coup d'état du 12 mars 1971:

    * Des milliers de personnes ont été jugées par les tribunaux militaires de la loi martiale sous l'inculpation de délits pour la plupart antérieurs à la proclamation de l'état d'exception.

    * Plus de 10.000 personnes dont 3600 enseignants, 118 journalistes, traducteurs, éditeurs, écrivains, artistes, 67 universitaires ont été mis en garde-à-vue, arrêtés ou jugés et condamnés.


    * 37 journaux ou périodiques ont été interdits ou suspendus.

    * Plus de 200 titres de livres ont été saisis et plus d'un demi million d'exemplaires détruits.


    * 28 personnes ont été tuées dans la rue par les forces de l'ordre, dans des circonstances douteuses.


    * Les inculpés, détenus souvent depuis plusieurs semaines, ont dénoncé lors de leurs procès les tortures qu'ils ont subies au cours de l'instruction. Ces accusations sont aujourd'hui confirmées par les rapports de plusieurs organismes internationaux de juristes.

    * Malgré l'indignation de l'opinion mondiale, trois leaders de la jeunesse progressiste ont été condamnés à mort et exécutés. D'autres condamnations à mort sont prononcées et 151 requises par les procureurs militaires.

    * Trois partis politiques ont  été dissous. Les dirigeants du parti socialiste TIP ont été condamnés à de lourdes peines de prison, allant jusqu'à 15 ans.
   

* La répression s'est durcie envers des minorités ethniques et les

opérations répressives contre les Kurdes généralisées non seulement dans le Kurdistan mais aussi dans les grandes métropoles du pays.
   

 * 111 personnes ont été condamnées à de lourdes peines de détention allant jusqu'à 16 ans, sous l'inculpation de "séparatisme".
   

* Le droit de grève et de syndicalisation a été limité par l'adoption des amendements législatifs sous la pression des militaires.
   

* Toutes les associations d'étudiants ont été dissoutes.
   

* Le Syndicat des Enseignants de Turquie (TÖS), groupant plus de 100.000 enseignants a été dissout, ses dirigeants condamnés à des peines de prison allant jusqu'à 8 ans, des milliers de ses membres ont été poursuivis. Tous les syndicats des secteurs publics ont été dissous.
 
Les 40 ans derniers ont été marqués de deux putschs sanglants des généraux turcs en 1971 et 1980: arrestations massives, tortures, pendaisons, violations des libertés d'expression, renforcement de l'injustice sociale, négations des droits fondamentaux du peuple kurde et  des minorités arménienne, assyrienne, grecque, etc.

C'est après ces coup d'états que l'ingérence du régime d'Ankara dans la vie politique des pays accueillant des immigrés turcs a été bien structurée et un système de pression et d'intimidation a été instauré afin d'étouffer toute voix s'élevant en dehors du contrôle du lobby turc.
 
Rappelons qu'en plus des coups d'Etat de 1971 et 1980, l'armée turque a effectué le 28 février 1997 une autre intervention directe dans la politique. Bien que le changement constitutionnel lève l'article interdisant l'inculpation des auteurs du coup d'Etat, les putschistes de 1971,1980 et 1997 restent toujours intouchables et la justice turque n'occupe que de la poursuite des suspects des tentatives de coups d'Etat des années suivantes.
Où en est la démocratisation en Turquie?

La constitution anti-démocratique prônant la supériorité et le monopole de la race et de la langue turques (Articles 3, 42 et 66), imposée en 1982 par la junte militaire, reste toujours en vigueur. L'article 4 déclare que l'Article 3 ne pourra jamais être modifié, même la modification de cet article ne pourra jamais être proposée.

En plus, un système électoral imposant un seuil national de 10% est toujours maintenu au détriment des partis politiques représentant des opinions différentes, notamment prokurde ou de gauche, afin que le parti islamiste reste au pouvoir avec une majorité absolue dans le Parlement malgré un score électoral inférieur à 50%.

Malgré la soi-disant "démilitarisation" du Conseil National de la Sûreté (MGK), les militaires continuent à dicter leurs choix militaristes  par les déclarations médiatisées du chef de l'Etat-major ou des commandants des forces terrestres, aériennes ou navales.

Les militaires exercent leur contrôle sur la vie économique du pays par le biais de leur holding financier sui generis OYAK et d'une série d'industries de guerre.

Le nouveau code pénal turc, applaudi par l'Union Européenne, constitue toujours une menace sur la liberté de presse. Quelques 60 journalistes, majoritairement kurdes et de gauche, se trouvent toujours dans les prisons turques. Des centaines de personnes sont toujours jugées pour insulte à la nation turque, à l'Armée, au gouvernement ou aux forces de sécurité en raison de leurs critiques, en vertu de l'article 301 (l'ancien article 159) du CPT.

Plus scandaleux, le sociologue turc Ismail Besikçi qui a, après le coup d'état de 1971, passé près de vingt ans dans les prisons pour ses écrits sur la réalités kurde vient d'être condamné à une peine de prison pour avoir prononcé le mot "Kurdistan". Les assassins du journaliste Hrant Dink ne sont toujours pas condamnés.

La Loi Anti-terreur qui condamne toute expression contestataire comme un "délit de terrorisme" reste toujours en vigueur.
 
Toutes les initiatives pacifiques du mouvement national kurde en vue d'arriver à une solution pacifique sont systématiquement déclinées et les opérations militaires se poursuivent afin de satisfaire la voracité de l'Armée et de l'industrie de guerre.

Actuellement, de dizaines de dirigeants ou bourgmestres kurdes sont jugès après avoir été scandaleusement arrêtés et menottés.

Malgré quelques réformes cosmétiques, les droits égaux ne sont toujours pas reconnus pour le peuple kurde ainsi que pour les minorités ethniques ou religieuses du pays, notamment  arméniennes, assyriennes, grecques et alévites. Le cloître araméen Mor Gabriel est exproprié par l'Etat turc et l'Institut de théologie orthodoxe de Halki à Istanbul reste toujours fermé.

Ankara ne montre aucune intention de reconnaître les injustices et atrocités commises dans l'histoire de la Turquie et poursuit une politique absolument négationniste.

Encouragé d'une part par la soumission des gouvernements européens aux chantages d'Ankara, et d'autre part, par le fait que plusieurs dirigeants n'hésitent pas à marchander avec les missions diplomatiques et les organisations d'extrême droite turque pour obtenir quelques voix de plus dans les villes et quartiers habités par les ressortissants turcs, le régime turc s'ingère de plus en plus dans la vie sociale et politique des pays. C'est le cas en Belgique. Les élus d'origine turque participent ouvertement aux manifestations négationnistes en dépit de la position contraire de leurs partis politiques.

Les conditions suivantes doivent absolument être remplies pour que la Turquie soit une véritable démocratie et pour qu’elle puisse adhérer à l'Union Européenne:

    * Inculpation des responsables des coups d'Etat de 1971, 1980 et 1997 pour crimes contre l'humanité.


    * Interdiction de l'ingérence des commandants actuels dans la vie politique, sociale et culturelle du pays.

    * Entière modification de la constitution actuelle imposée par les militaires; suppression des articles 3, 4, 42 et 66 prônant la supériorité et le monopole de la race et de la langue turques.

    * Diminution du budget des dépenses militaires utilisé pour opprimer le peuple kurde et menacer les pays avoisinants.

    * Modification radicale du système électoral imposant un seuil national de 10% au détriment des partis politiques représentant des opinions différentes, notamment pro-kurde ou de gauche.

    * Une amnistie générale doit être déclarée pour tous les prisonniers ou inculpés politiques.


    * Suppression de tous les articles anti-démocratiques du code pénal turc et de la loi anti-terreur et d'autres lois répressives.


    * Arrêt des poursuites judiciaires contre des journalistes, écrivains, artistes, enseignants.


    * Reconnaissance sans exception et sans restriction des droits fondamentaux du peuple kurde et des minorités assyrienne, arménienne et grecque.


    * Reconnaissance du génocide commis au début du 20e siècle contre les Arméniens et les Assyriens.


    * Arrêt de toute ingérence d'Ankara dans la vie politique et sociale des pays accueillant des ressortissants de Turquie.

Ceci est également un nouveau rappel aux dirigeants des pays européens qui flirtent toujours avec le pouvoir politique en Turquie et n'hésitent pas, pour des intérêts stratégiques, économiques et commerciaux, à promouvoir les serviteurs du lobby turc dans les partis politiques et dans les organes législatifs et exécutifs au détriment des valeurs démocratiques acquises grâce aux luttes historiques des peuples européens.
 
L'Association des Arméniens Démocrates de Belgique
La Fondation Info-Türk
L'Institut Assyrien de Belgique
L'Institut Kurde de Bruxelles

Contact:

Collectif1971@scarlet.be
Tél: 02-215 35 76 (FR) - 0479-562 962 (NL)

http://www.info-turk.be/391.htm#40ans

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09/03/2011

Conférence internationale sur l'Iran à Genève

Conférence internationale sur l'Iran à Genève


Des parlementaires suisses, des personnalités américaines, des juristes et des personnalités internationales apportent leur soutien au soulèvement populaire pour un changement démocratique en Iran et demandent la garantie des droits des résidents d’Achraf

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CNRI - Le 8 mars, pour la Journée internationale des Femmes, et parallèlement à la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une conférence internationale s’est tenue à Genève. Elle rassemblait des parlementaires, des personnalités politiques et des défenseurs des droits humains suisses, européens, américains et arabes.

Ils ont salué les efforts des femmes à travers le monde pour acquérir la liberté et apporté leur soutien aux  soulèvements courageux du peuple iranien. Les participants ont souligné qu’avec la vaque de changement au Maghreb et au Moyen-Orient, la communauté internationale, en particulier l’Occident, devait se placer aux côtés du peuple iranien et de ses juste revendications.

La conférence a soutenu les droits des 3400 résidents d’Achraf en Irak, membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, et mis en avant la nécessité de lever le blocus inhumain de trois ans sur le camp et d’arrêter la torture psychologique exercée sur les Achrafiens 24h/24 au moyen de 210 haut-parleurs puissants.

Dans cette conférence, Jean-Charles Rielle, Francine John-Calame André Daguet, Luc Barthassat, Alice Glauser-Zufferey et Eric Voruz, conseillers nationaux suisses, Christian Dandrès  membre du Grand Conseil de Genève, Christiane Perregaux, présidente de l’Assemblée constituante du canton de Genève, Nils de Dardel, avocat et coprésident du Comité suisse de défense d’Achraf, Erica Deuber-Ziegler, historienne et ancienne parlementaire suisse, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2005-2009) et ancien gouverneur de l’Etat du Vermont (1991-2003), Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, David Mattas, éminent  juriste canadien et le Pr Ruth Wedgwood, directrice du département de diplomatie et relations internationales de l’université John Hopkins aux USA ont pris la parole.

Une délégation de parlementaires suisse a rendu publique une déclaration de soutien d’une majorité des conseillers nationaux à Achraf. La déclaration demande au gouvernement et au chef de la diplomatie suisse de convaincre le gouvernement  irakien de  « dissoudre le comité chargé de la fermeture d’Achraf et placer le dossier d’Achraf sous l’autorité du parlement irakien et de mettre immédiatement fin à la torture psychologique des résidents par les agents des services iraniens au moyen de 180  haut-parleurs » [passés à 210 depuis].

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a adressé un message vidéo dans lequel elle déclare : « Cette conférence coïncide avec le printemps des peuples au Maghreb et au Moyen-Orient. Ils ne supportent plus de vivre sous la dictature et dans la pauvreté. C'est pourquoi ils aspirent à la liberté et à la démocratie au prix de maints sacrifices. Dans cette situation, il est indispensable de revoir la politique des pays occidentaux vis-à-vis du Moyen Orient et surtout de la dictature en Iran.

Ces dernières semaines, les Iraniens ont manifesté à plusieurs reprises pour un changement de régime. Il est donc plus que jamais honteux de se placer aux côtés du fascisme religieux. Il y a aussi la menace que pose le régime aux pays qui traversent une période de transition. Il est nécessaire d’adopter une nouvelle politique. » Elle appelé à l’arrêt des achat pétroliers aux mollahs, au renvoi du dossier des violations des droits de l’homme en Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU et à l’adoption des mesures nécessaires pour lancer un mandat international contre Khamenei pour crimes contre l’humanité.

Evoquant les pressions extrêmes et les restrictions que le gouvernement irakien et els agents du régime iraniens font subir aux résidents d’Achraf , elle a demandé à tous les participants de prendre des mesures urgentes pour  lever le blocus d’Achraf, les interdictions d’entrée, et enlever les haut-parleurs pour faire cesser la torture psychologique des résidents.

 

 

 


Elle a ajouté que la Suisse a une  réputation d’aide aux opprimés, mais que malheureusement  le gouvernement Suisse est un partenaire important pour le commerce et la complaisance avec le régime des mollahs. Sous le mandat d'Ahmadinejad, la Suisse a doublé ses relations économiques avec ce régime. En 2010, qui était l'année du développement des sanctions contre les mollahs, la Suisse a exporté près de 900 sortes de produits en Iran qui ont couvert une partie des besoins essentiels du régime des mollahs.

 

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Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne Le 8 mars 2011

http://www.ncr-iran.org/fr/communiques-cnri/achraf/9013-c...

 

 

 

 

 

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07/03/2011

La colère à la une de la presse turque au lendemain d'une nouvelle rafle

HRW dénonce l'arrestation de journalistes accusés de complot

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé samedi la récente arrestation de journalistes en Turquie, exhortant ce pays qui aspire à intégrer l'Union européenne à démontrer son engagement en faveur de la liberté de la presse.

"En l'absence de preuves crédibles de la part de la police selon lesquelles Nedim Sener et Ahmet Sik ont commis un crime, leur arrestation relève d'un développement gênant", a déclaré HRW dans un communiqué reçu à l'AFP d'Emma Sinclair-Webb, une chercheuse pour la Turquie de cette organisation.

L'organisation américaine de défense des droits de l'Homme exhorte Ankara à "éradiquer des lois toutes les restrictions visant la liberté d'expression".

Dix personnes, dont la plupart des journalistes connus, ont été placées en détention préventive jeudi, soupçonnées dans un complot présumé contre le régime islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Mais l'opposition et une importante partie de la presse affirment que cette affaire de conspiration présumée, qui a provoqué l'incarcération depuis 2007 de centaines de personnalités d'opposition, vise à enrayer toute contestation politique en Turquie.

Après la nouvelle vague d'arrestation, l'UE et les Etats-Unis ont fait part de leur préoccupation quant à la liberté de presse en Turquie.

L'ensemble des journalistes arrêtés jeudi sont critiques vis-à-vis du gouvernement turc. Aux termes des lois, la police peut les interroger pendant quatre jours avant de les déférer devant un tribunal qui peut soit les libérer, soit les inculper.

Trois autres journalistes avaient été arrêtés et inculpés il y a deux semaines.

Cette offensive judiciaire contre les journalistes intervient à un moment critique en Turquie, trois mois avant des élections législatives, prévues le 12 juin, où le Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan brigue un troisième mandat.

M. Erdogan a rejeté vendredi toute ingérence gouvernementale dans la "justice indépendante".

Des milliers de personnes, dont de nombreux journalistes, ont manifesté vendredi à Istanbul et Ankara pour dénoncer les arrestations. (AFP, 5 amars 2011)


Accusés de complot anti-gouvernement, sept journalistes inculpés



Sept journalistes turcs connus, arrêtés jeudi et soupçonnés de comploter contre le gouvernement islamo-conservateur, ont été inculpés par un tribunal d'Istanbul et écroués ce week-end dans une prison de la ville, malgré les critiques internationales.

Samedi, Nedim Sener et Ahmet Sik, deux journalistes d'investigation, connus pour leur critique du régime du gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ont refusé de répondre aux questions des procureurs et des juges. Un groupe de journalistes a effectué un sit-in devant le palais de justice pour protester contre leur incarcération.


Dimanche,
cinq autres journalistes, Yalçin Küçük, Dogan Yurdakul, Sait Cakir, Müesser Yildiz et Coskun Musluk, ont été inculpés par le tribunal toujours pour implication dans un complot présumé contre le gouvernement islamo-conservateur. 

Les sept suspects avaient été placés en détention préventive lors d'une nouvelle rafle jeudi contre dix personnes, dont la plupart des journalistes.

Trois autres journalistes avaient été inculpés il y a deux semaines.

La Turquie, où 61 journalistes sont emprisonnés et des milliers d'entre eux objets de poursuites, est régulièrement montrée du doigt pour ses atteintes à la liberté de la presse. Parmi ces journalistes se trouvent plusieurs rédacteurs en chef des journaux kurdes ou de gauche.

L'opposition et une importante partie de la presse affirment que cette enquête qui a provoqué l'incarcération depuis 2007 de centaines de personnalités d'opposition, vise à enrayer toute contestation politique en Turquie.

Dimanche, le parquet d'Istanbul a affirmé que ces journalistes n'avaient pas été inculpés pour leur écrits ou leurs opinions mais à cause "de preuves qui ne peuvent être rendus publiques", selon une déclaration écrite.

L'Union européenne, les Etats-Unis et les organisations de défense des droits de l'Homme ont fait part de leur préoccupation quant à la liberté d'opinion en Turquie. (AFP, 6-7 mars 2011)

http://www.info-turk.be/391.htm#complot

 

La colère à la une de la presse turque au lendemain d'une nouvelle rafle

 



Plusieurs titres de la presse turque, et des centaines de manifestants à Istanbul et Ankara, ont bruyamment critiqué vendredi une nouvelle rafle visant en particulier des journalistes connus, soupçonnés dans un complot présumé contre le régime.

Des centaines de personnes, journalistes, intellectuels et artistes ont manifesté contre ces arrestations et le parti islamo-conservateur au pouvoir AKP, dans le centre d'Istanbul.

"Libérez les journalistes", "AKP, ne touche pas à la presse", "A bas la dictature de l'AKP", pouvait-on lire sur les banderoles déployées par les manifestants. Une manifestation similiaire a eu lieu à Ankara.

La presse d'opposition a elle aussi vivement protesté, dénonçant une dérive autoritaire du pouvoir islamo-conservateur.

"Donnez-nous une explication", protestait le quotidien libéral Radikal, tandis que Cumhuriyet, proche de l'opposition, s'insurgeait: "Ca suffit!".

Même le quotidien Taraf a émis des doutes sur les intentions des enquêteurs.

"Si aucune explication crédible n'est fournie, le gouvernement AKP va affronter la période la plus sombre de son existence politique", lisait-on dans ce journal, qui a pourtant toujours fermement soutenu l'enquête sur l'affaire Ergenekon, du nom d'un présumé réseau ayant voulu renverser le gouvernement.

Jeudi, la police a perquisitionné puis placé en détention dix personnes issues des milieux d'opposition, dans le cadre de l'affaire Ergenekon.

Au total, depuis le lancement de l'enquête en juin 2007, plusieurs dizaines de personnes, dont des généraux, des journalistes et des chefs de la pègre, ont été écroués.

Applaudie par les milieux pro-gouvernementaux comme une avancée dans la lutte pour un Etat de droit, l'enquête est dénoncée par les cercles pro-laïcité qui y voient la volonté du gouvernement de réduire au silence l'opposition et de poursuivre une islamisation rampante du pays.

Les arrestations de jeudi ont été condamnées à l'étranger, notamment par l'OSCE et l'Union européenne.

Parmi les personnes visées dans cette opération, menée à Istanbul et Ankara, figure Nedim Sener, du quotidien libéral Milliyet, distingué en 2010 par l'Institut international de la presse (IPI) pour son livre consacré à l'assassinat en 2007 en Turquie du journaliste arménien Hrant Dink.

L'incarcération d'Ahmet Sik a également indigné l'opposition, alors que ce journaliste est considéré comme l'un des premiers à avoir fait état d'un complot de généraux contre le gouvernement et l'AKP, le Parti de la justice et du développement. (AFP, 4 mars 2011)



Paris demande la libération des journalistes d'opposition



La France a exprimé vendredi sa "préoccupation" après l'arrestation en Turquie de journalistes d'opposition, demandant leur libération et rappelant à Ankara que les atteintes à la liberté de la presse entravaient son dossier d'adhésion à l'Union européenne.

"Nous avons appris avec préoccupation que des journalistes ont, à nouveau, été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur un complot présumé visant le gouvernement", a observé lors d'un point-presse régulier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

"La France suit avec la plus grande attention la situation de ces journalistes et souhaite leur libération", a-t-il dit.

M. Valero a rappelé que "la Commission européenne a relevé dans son dernier rapport de progrès un certain nombre d'atteintes à la liberté de la presse en Turquie".

La France diverge avec la Turquie sur ses négociations d'adhésion à l'Union européenne, Paris ne souhaitant pas qu'elles débouchent sur une entrée pleine et entière de ce pays dans l'Europe des 27.

La police turque a arrêté jeudi plusieurs personnes dans les milieux d'opposition, pour la plupart des journalistes connus, dans le cadre d'une enquête sur un complot présumé visant le gouvernement islamo-conservateur, selon les médias turcs.

L'opération policière visait notamment Nedim Sener, du quotidien libéral Milliyet, désigné "héros de la liberté de la presse" en 2010 par l'Institut international de la presse (IPI).

L'opposition et une partie de la presse ont accusé le gouvernement de chercher à museler toute contestation. (AFP, 4 mars 2011)



Reporters sans frontières s’indigne de la vague de perquisitions



Reporters sans frontières s’indigne de la vague de perquisitions et d’interpellations qui a touché des journalistes jeudi 3 mars à Istanbul et Ankara, dans le cadre d’une enquête sur un complot présumé visant le gouvernement. Alors qu’ils ont largement contribués à faire la lumière sur cette affaire, les journalistes d’investigation sont pris en otage dans l’affrontement entre le gouvernement et les milieux d’opposition kémaliste.

Reporters sans frontières dénonce l’invocation répétée du motif d’ « appartenance à une organisation terroriste » pour toucher des journalistes qui ne font que leur travail dans un contexte de règlement de comptes politiques et idéologiques. Nous nous inquiétons de la tendance lourde, intervenant après une période de relâchement, qui vise les journalistes porteurs d’informations ne correspondant pas à la ligne du pouvoir en place.

Jeudi matin, au moins 11 personnes ont été perquisitionnées à leur domicile par des policiers de la section anti-terroriste d’Istanbul. Le mandat a été délivré par le procureur Zekeriya Oz, chargé de l’enquête sur le complot présumé d’Ergenekon, groupuscule militaro-nationaliste d’origine kémaliste, contre le gouvernement islamo-conservateur. Des ordinateurs, carnets de notes et documents ont été confisqués, des disques durs intégralement copiés, en violation flagrante de la protection des sources journalistiques.

De plus, alors que 3 journalistes de odatv, site critique du parti AKP au pouvoir, sont encore retenus en prison à Istanbul depuis le 18 février, de nouvelles personnes ont été arrêtées, lors d’un vaste mouvement de répression qui touche également des écrivains et des universitaires proches de l’opposition. Parmi eux, figurent un autre journaliste d’odatv Sait Kilic mais également Ahmet Sik et Nedim Sener.

Ahmet Sik, enseignant à l’université Bilgi d’Istanbul et collaborateur de nombreux titres de presse incluant Milliyet, Cumhuriyet et Bianet, est à l’origine de nombreuses révélations sur l’affaire Ergenekon, sur laquelle il a publié plusieurs livres. Il travaille actuellement à la rédaction d’un document sur l’infiltration de la police par des éléments de la secte islamiste Gülen.

Nedim Sener, du quotidien libéral Milliyet, est quant à lui l’auteur d’un livre sur le meurtre de Hrant Dink, pour lequel il avait été menacé et poursuivi. Il a été désigné « héros de la liberté de la presse » dans le monde en 2010 par l’International Press Institute.

En Turquie et à l’étranger, ce nouveau coup de filet a suscité un large mouvement d’indignation. Évènement inédit, et qui souligne la gravité de l’affaire, un rassemblement est prévu aujourd’hui sur la place Taksim à Istanbul, à l’initiative de la Freedom for Journalists Plarform, qui réunit 24 organisations de journalistes turcs.

Reporters sans frontières réclame la libération immédiate et sans conditions des journalistes interpellés, dans le respect du droit international.



La Commission européenne préoccupée après les arrestations



La Commission européenne a fait part de sa préoccupation jeudi après l'arrestation de plusieurs personnes dans les milieux d'opposition en Turquie, pour la plupart des journalistes connus.

"La Commission européenne suit avec préoccupation la récente action de la police contre les journalistes", a déclaré le commissaire chargé de l'Elargissement, Stefan Füle, dans un communiqué.

"Le droit turc ne garantit pas suffisamment la liberté d'expression", a déploré M. Füle qui doit rencontrer vendredi à Bruxelles le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu.

"La liberté d'expression et la liberté de la presse sont des principes fondamentaux qui doivent être respectés dans toutes les démocraties modernes", a insisté le responsable européen.

"En tant que pays candidat (à l'UE), nous attendons de la Turquie qu'elle mette en oeuvre ces principes démocratiques fondamentaux et permette un débat pluraliste dans l'espace public", a-t-il ajouté.

Depuis l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE en 2005, seuls 13 des 35 chapitres thématiques au programme de ces pourparlers ont été ouverts et un seul a pu être bouclé.

Une majorité des dossiers sont gelés, notamment en raison du blocage politique sur l'île divisée de Chypre car Ankara refuse de normaliser ses relations avec la République de Chypre, membre depuis 2004 de l'UE. (AFP, 3 mars 2011)

 

http://www.info-turk.be/391.htm#Protests

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28/02/2011

Turquie : un modèle pour le monde arabe ?

Turquie : un modèle pour le monde arabe ?


Depuis début de l’année 2011, un vent de liberté souffle sur les pays arabes. Des pouvoirs totalitaires tombent l’un après l’autre (Tunisie, Egypte..,). La grande préoccupation de l’Occident consiste actuellement au remplacement de ces régimes archaïques. Dans ce cadre,  la Turquie, avec à sa tête le parti islamiste de Recep Tayyip Erdogan, est fréquemment donnée comme exemple ces dernières semaines. Voyons de près si le régime turc peut constituer un exemple pour le monde arabe.

Un Etat bâti sur des génocides

Les fondateurs de la Turquie dite « moderne » ont bâti ce pays sur le génocide des peuples et de leurs cultures. Leurs successeurs ont poursuivi la même sale besogne. En voici quelques exemples :


· Le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens (1915-1917) : 1,5 million d’Arméniens ont été massacrés par l’armée turque entre 1915 et 1917

· Le massacre des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Koçkiri (1919-1921)

· L’expulsion brutale de 1.2 million Grecs (1923-1924)

· Le massacre des Kurdes et des Assyriens après la révolte de Sheikh Said (1925-1928)

· Les massacres des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Dersim : 40’000 morts et 12’000 personnes déplacées (1935-1938)

· Les lois iniques et les déportations d’Arméniens, de Juifs, de Grecs (1942)

· Les pogroms d’Istanbul et d’Izmir contre les Grecs, les Arméniens et les Juifs (1955)

· La guerre contre les Kurdes de 1984 à ce jour, plus de 40’000 Kurdes ont été tués.

· La destruction de 3848 villages kurdes et les déplacements forcés de trois à quatre millions de paysans kurdes entre 1989 et 1998. Le but des auteurs de ces crimes contre l’humanité était de « turquiser » les terres de ces peuples, en exterminant d’abord les non-musulmans, puis les musulmans non-turcs et/ou, à défaut, de les assimiler.

Actuellement, on ne compte que 76.000 Arméniens, 15’000 Grecs et 2’000 Assyriens vivant en Turquie. Quant aux Kurdes, s’ils constituent le plus grand peuple du monde sans Etat (plus de 20 millions en Turquie), ils sont toujours opprimés et menacés dans leur existence.

En effet, la politique d
’assimilation des Kurdes, par les gouvernements successifs turcs, a rencontré de fortes résistances. Aucune solution, autre que militaire, n’a jamais été réellement mise en œuvre pour sortir de l’impasse : la guérilla du PKK  s’exerce depuis 1984 et la lutte antiterroriste a déjà coûté 250 milliards d’euros et 42 000 vies humaines, 4 000 villages brûlés, des millions de déplacés et une obsession sécuritaire qui maintient la société turque dans un état de «

terreur ». Et le PKK n’est que le vingt-neuvième mouvement d’insurrection lancé contre la Turquie en moins d’un siècle… Le gouvernement d’Erdogan ne fait pas exception à la règle. Pourtant, ce dernier avait lancé en grande pompe, en 2009, une démarche (y compris auprès du PKK) pour chercher une solution à la question kurde. Peu de temps après, les autorités turques ont lancé une opération de grande envergure pour incarcérer près de deux mille dirigeants, élus (y compris des maires) du parti pour une société démocratique (DTP, pro-kurde) et des organisations de la société civile telles que l’Association des droits de l’homme. Le discours tenu par M. Erdogan, à la veille des élections législatives (prévues en juin 2011), est guère différent que le parti d’Action nationale (fasciste) turc.

Violations des droits de l’homme

Le bilan des violations massives des droits de l’homme est effrayant en Turquie :

· Durant les 20 dernières années, 20 000 (vingt-mille) opposant-e-s ont été victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, plus de 1200 autres de disparitions forcées. 428 enfants ont été tués par les forces de l’ordre turques et/ou par l’explosion des mines anti-personnelles.

· Durant ces 8 dernières années (règne du parti de M. Erdogan : de 2002 à fin 2010) :

· 8 710 personnes ont été torturées ;

· 87 513 personnes ont été placées en garde à vue, dont 11 034 ont été inculpées et incarcérées ;

· 232 partis et associations ont été interdits ou ont fait l’objet d’une procédure d’interdiction ;

· 627 organisations, parti politiques, agences de presse et associations culturelles dont les sièges ont été perquisitionnés ou saccagés ;

· 671 publications interdites ou censurées ;

· 200 journalistes ont été incarcérés ;

· 2 498 personnes poursuivies en raison de leurs opinions ont été condamnées à un total de 6155 années de prison et 108 milliards TL d’amende ;

· 980 étudiants ont été interdits de cours de 1 semaine à 1 an et 104 autres ont été expulsés pour avoir revendiqué l’enseignement dans leur langue maternelle.

· Selon les chiffres officiels, les prisons turques comptent actuellement 6217 prisonniers politiques et 2113 enfants.

Laïcité en Turquie

Selon les données du Ministère des affaires religieuses (Diyanet Isleri Baskanligi), ce dernier gère 82000 mosquées et emploie 94207 fonctionnaires. Rattaché au Cabinet du Premier Ministre, son budget s’élève à 2,7 milliards Livres turques [1]. Ce qui équivaut aux budgets cumulés de huit ministères. A titre de comparaison, la Turquie compte 67000 écoles publiques et 1200 hôpitaux.

Contrairement à la pluralité de son titre, les activités du Ministère des affaires religieuses sont destinées exclusivement aux musulmans sunnites. Les minorités religieuses, reconnues pourtant par le traité de Lausanne (Chrétiens et Juifs), ne bénéficient pas du budget dudit ministère. Il en est de même pour les Alévis qui constituent pourtant près de 20 % de la population de la Turquie. Pire, les biens (immobiliers) des minorités religieuses non musulmanes, confisqués il y a plusieurs décennies, ne sont toujours pas restitués. La politique poursuivie est de forcer les minorités religieuses à se convertir au sunnisme.

De plus, ce ministère, au travers de sa fondation (Türkiye Diyanet Isleri Vakfi) créée en 1976, occupe une place importante dans l’économie turque avec un millier de filiales et des trillions de capitaux. Il est actif dans les domaines suivants : construction, publications, alimentation, assurances, textile, enseignement, chimie et finances.

Dette extérieure, chômage et pauvreté

L’économie turque est encore et toujours sous le coup des politiques néolibérales dictées par des institutions financières internationales (FMI et Banque mondiale). La dette extérieure de la Turquie s’élève actuellement à 254 milliards de dollars américains dont 124 milliards ont été contractés par le gouvernement d’Edogan ces huit dernières années.

Suite à l’application des politiques néolibérales, pratiquement toutes les entreprises étatiques ont été privatisées et des centaines de milliers de personnes ont été licenciées. Selon les chiffres officiels de 2009, il y a trois millions de chômeurs en Turquie. Ce chiffre ne comprend pas les sans -emplois dans les zones rurales et les bidonvilles (estimés également à trois millions) ainsi que les femmes au foyer (12 millions). Ainsi, la Turquie compte 23 millions d’actifs (y compris à temps partiel) sur une population de 73 millions.

Toujours selon les chiffres officiels, plus de 12 millions de personnes (18,8 % de la population) vivent au-dessous du seuil de la pauvreté. Selon une recherche du syndicat DISK, un salaire mensuel de trois mille livres turques  est nécessaire pour un ménage de quatre personnes. Or, le salaire minimum fixé par le gouvernement turc au début de cette année est de 796.50 livres turques.

Relations Turquie - Israël

Outre ses relations économiques, la Turquie entretient une collaboration étroite avec Israël sur le plan militaire. Elle est basée sur l’Accord de coopération en matière de défense, signé en 1994. Dans ce cadre, la Turquie a récemment conclu avec Israël l’achat d’armement et la modernisation de sa flotte d’avions de combat pour un montant de 2,5 milliards de dollars américains. En plus de ces achats, Israël utilise l’espace aérien turc et la base aérienne de Konya pour la formation de ses soldats.


Conclusion

Membre de l’OCDE, de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et du G20, la Turquie « moderne » est un allié stratégique de l’Occident. De plus, elle est membre de l’OTAN, possédant  la deuxième plus grande armée (en effectif) de ce pacte militaire impérialiste. A ce titre, elle joue le rôle de gendarme pour les intérêts occidentaux.

Avec la Turquie et Israël, l’Egypte constitue une pièce maitresse de la politique occidentale dans la région. En effet, depuis l’accord de paix entre Israël et l’Egypte en 1979, ce dernier a reçu (depuis cette date) des Etats-Unis 64 milliards de dollars d’aide dont 40 pour l’équipement militaire. La perte du contrôle de ce pays pour l’Occident aura des conséquences désastreuses. C’est ce qui explique certainement l’éloge occidentale à Erdogan (qualifié pourtant d’inculte dans des câbles diplomatiques américains rendus publics par Wikileaks).

Ironie du sort, l’Occident propose comme modèle aux anciennes colonies de l’Empire ottoman un régime qui rêve de mener une politique néo-ottomane dans la région.

La tentative d’imposer le modèle turc aux peuples arabes signifie que ces derniers sont condamnés à vivre sous la répression, dans la pauvreté et le chômage. Cela signifie également que les peuples arabes n’ont pas le droit à vivre dans la démocratie et jouir des libertés fondamentales.


Si la Turquie constitue vraiment un modèle, pourquoi l’Union européenne la laisse-t-elle poireauter à sa porte depuis 1987 ?

A l’instar d’autres peuples, les peuples arabes aspirent à la liberté et la démocratie. Ils n’ont pas besoin de modèle ; ils sauront trouver le régime qui leur convient pourvu qu’on les laisse  en paix.

Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

Genève, le 27 févr. 11
[1]  1 US dollar vaut 1,5 Livre turc.

Maison populaire de Genève
Case postale 1141 CH-1211 Genève 1
BCGE ccp 12-1-2 compte 5021.30.88 – Clearing : 788  
www.assmp.org <
http://www.assmp.org>  
assmp@assmp.org <mailto:assmp@assmp.org>

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25/02/2011

Halte à la répression sanguinaire contre le peuple libyen !

Halte à la répression sanguinaire contre le peuple libyen !

Manifestation samedi 26 février, 14h30 place Neuve


Depuis le 14 février, le peuple libyen se soulève pour renverser le régime autocratique du colonel Kadhafi, en dépit d’une répression sanguinaire qui a déjà causé la mort de centaines de personnes.


Cela fait plusieurs années que l’Union Européenne et la Russie ne cessent de moderniser l’armement de l’Etat policier libyen en développant de florissantes affaires avec lui. Il est vrai que ses recettes pétrolières dépassent les 40 milliards de dollars par an !

Contre de fortes compensations financières, l’UE « sous‐traite » à Kadhafi l’internement de milliers de réfugié‐e‐s d’Afrique subsaharienne dans des conditions épouvantables. Le matériel sophistiqué qu’elle lui livre pour contrôler ses frontières (hélicoptères, etc.) sert aujourd’hui à réprimer le soulèvement populaire… Et dire que certains n’ont aujourd’hui que la peur d’une nouvelle vague de réfugié‐e‐s à la bouche…

Des voix s’élèvent pour exiger une « ingérence humanitaire » onusienne, en envisageant notamment que l’OTAN interdise l’espace aérien au‐dessus de la Libye. Certains appellent même au blocus international de ce pays. Ils ont oublié le prix payé par le peuple irakien pour l’embargo onusien de 1990 à 2003, sans parler du carnage provoqué par l’occupation militaire des Etats‐Unis et de ses alliés dès 2003, soi‐disant « pour rétablir la démocrati
e ».

A l’heure qu’il est, les chancelleries occidentales s’agitent pour mettre un terme aux révolutions tunisienne et égyptienne. Ne laissons pas le peuple libyen se faire voler sa révolution par les multinationales du pétrole, les vendeurs d’armes et les stratèges européens de la lutte contre l’immigration extra‐européenne, qui rêvent d’une tête de pont au Maghreb, au moment où les révolutions tunisienne et égyptienne voisines pourraient ébranler leur domination sur toute la région.

Le sort de la Libye appartient au peuple libyen. Les forces progressistes du monde entier doivent serrer les rangs autour de son soulèvement et soutenir sa lutte courageuse pour les droits démocratiques, la justice sociale et la dignité.

Halte à la répression criminelle des sbires de Kadhafi contre le peuple l
ibyen !

Solidarité avec les luttes sociales et démocratiques des peuples de Libye, du Maghreb et du Moyen
Orient !

Premiers signataires* ACOR SOS‐Racisme • Association des Tunisiennes et des Tunisiens en Suisse • Collectif Jasmin • Comité de soutien aux luttes populaires dans le monde arabe • Comité pour l’Annulation de la dette du tiersmonde (CADTM) • Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) • Gauchebdo • GsSA • Maison populaire de Genève • NPA 74 • Parti socialiste genevois • solidaritéS • SSP région Fribourg • SSP région Genève • Unia Genève • United Black Sheep

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18/02/2011

Turquie : tous les enfants ont des droits


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Passez à l'action

Cliquez sur le bouton « Envoyer » ci-dessous pour adresser un courriel au ministre de la Justice, lui demandant d'ouvrir sans délai des enquêtes efficaces et approfondies sur toutes les allégations de mauvais traitements et de permettre aux enfants dont les droits ont été bafoués dans le cadre des poursuites d'obtenir des réparations.

 

http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/turkey-all-c...

 

Depuis 2006, en Turquie, des milliers d'enfants parfois âgés de 12 ans seulement ont été poursuivis au titre de la loi antiterroriste pour leur participation présumée à des manifestations. Ces manifestations, principalement axées sur les sujets de préoccupation de la population kurde, ont souvent été l'occasion de violents affrontements avec la police.

Une fois arrêtés, de nombreux enfants ont été placés en détention dans des centres pour adultes, sans que leur détention ne soit enregistrée et sans qu'ils puissent consulter un avocat ni entrer en contact avec leur famille. Une fois inculpés, les enfants ont été, dans la plupart des cas, placés en détention provisoire pendant des périodes pouvant aller de plusieurs mois à plus d'un an. Au cours de leur détention, ils avaient rarement accès à des programmes éducatifs, à des centres de soins ou à des activités de loisirs. Beaucoup ont signalé des mauvais traitements et des actes de torture pendant leur arrestation et leur détention.

Au cours de l'année écoulée, le gouvernement turc a modifié la loi en vue de mettre fin à la pratique qui consistait à poursuivre des mineurs en justice aux termes de la législation antiterroriste uniquement parce qu'ils étaient soupçonnés d'avoir participé à des manifestations. En vertu de ces amendements, tous les enfants précédemment déclarés coupables aux termes de la Loi antiterroriste verront leurs condamnations annulées et tous les enfants poursuivis au titre d'autres lois seront jugés devant des tribunaux pour enfants et non devant des cours pénales spéciales pour adultes.

Cette mesure, sans conteste positive, n'a pas débouché sur la libération de tous les enfants, les tribunaux ayant mis beaucoup de temps à transférer les dossiers auprès de tribunaux pour enfants. En outre, certains départements ne sont pas pourvus de tribunaux pour enfants, et il est donc fort probable qu'un certain nombre de mineurs seront jugés devant des instances pour adultes.

Le fait de poursuivre des enfants devant les mêmes tribunaux que les adultes constitue une violation de la Convention relative aux droits de l'enfant et des dispositions de la loi turque relative à la protection des enfants. Les autorités turques doivent veiller à ce que le système de justice pour mineurs existant fonctionne conformément aux normes internationales en matière de droits humains et au droit turc.

Enfin, les autorités turques n'ont pas rempli leur obligation d'enquêter efficacement sur les allégations généralisées, concordantes et crédibles selon lesquelles les enfants ont subi des mauvais traitements au moment de leur arrestation et pendant leur détention dans le cadre des poursuites engagées contre eux.

 

Passez à l'action

Cliquez sur le bouton « Envoyer » ci-dessous pour adresser un courriel au ministre de la Justice, lui demandant d'ouvrir sans délai des enquêtes efficaces et approfondies sur toutes les allégations de mauvais traitements et de permettre aux enfants dont les droits ont été bafoués dans le cadre des poursuites d'obtenir des réparations.

 

http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/turkey-all-c...

 

En Turquie, les droits de tous les enfants doivent être protégés.

Monsieur le Ministre,

 

Je vous écris afin de vous faire part de mon inquiétude concernant le traitement réservé aux enfants soupçonnés d'avoir pris part à des manifestations mettant en avant les sujets de préoccupation de la population kurde en Turquie. Je suis également préoccupé(e) par le recours disproportionné à la force déployé lors des manifestations et les mauvais traitements infligés aux enfants au moment de leur arrestation et pendant leur période de détention. Malgré des allégations concordantes et crédibles de mauvais traitements, aucun policier ni gardien de prison n'a été déféré à la justice pour ces agissements.

 

Par ailleurs, je me félicite des modifications législatives qui ont mis fin à la pratique consistant à poursuivre des mineurs en justice aux termes de la législation antiterroriste uniquement parce qu'ils sont soupçonnés d'avoir participé à des manifestations. Toutefois, leur mise en œuvre s'est révélée problématique. Dans un certain nombre d'affaires, notamment à Istanbul, les tribunaux ont mis du temps à transférer les dossiers aux tribunaux idoines, ce qui s'est traduit par le maintien en détention des enfants. En outre, certains départements étant dépourvus de tribunaux pour enfants, des mineurs seront probablement jugés devant les mêmes tribunaux que les adultes, en violation de la Convention relative aux droits de l'enfant et des dispositions de la loi turque relative à la protection des enfants.

 

Les autorités turques ont, aux termes de la législation internationale et nationale, l'obligation de protéger les droits des enfants au moment de l'arrestation, de la détention et du procès. Je vous engage à veiller à ce que, non seulement en droit mais aussi dans la pratique, les droits des enfants au sein du système de justice pour mineurs soient protégés.

 

Plus particulièrement, je vous exhorte à :

 

- enquêter efficacement et dans les meilleurs délais sur toutes les allégations de torture et d'autres mauvais traitements, et à traduire les responsables présumés en justice ;

 

- veiller à ce que les enfants qui ont été poursuivis et leurs familles bénéficient de conseils sur la manière d'obtenir réparation, notamment sous forme de restitution, d'indemnisation, de réhabilitation, de réadaptation, assorties de garanties de non-répétition ;

 

- faire en sorte que la détention des enfants ne soit envisagée qu'en dernier recours et que tout mineur placé en détention bénéficie immédiatement d'une assistance juridique et puisse s'entretenir avec un travailleur social, et que ses proches en soient informés ;

 

- veiller à ce que les enfants soient traduits uniquement devant des tribunaux pour enfants, comme l'exige la loi relative à la protection de l'enfance.

 

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.

 

http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/turkey-all-c...

 

 


 

20:08 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

09/02/2011

Appel à la manifestation contre l’exécution des activistes Kurde en Iran

Appel à la manifestation contre l’exécution des activistes Kurde en Iran

Le jeudi 10 février 2011  de 13h à 15h00, à la Place des Nations-Genève

Appel  adressé :

-       aux partis et organisations kurdes,

-       aux partis et organisations d’opposition iranienne,

-       aux partis politiques Suisses

-       aux défenseurs des droits de l’homme,

-       aux médias.

 

La république Islamique d’Iran a accéléré sa machine d’exécution.

Pour terroriser et se venger du peuple kurde, le régime iranien exécute les activistes Kurdes et bombarde de manière systématique les villages kurdes frontaliers.

Le 27 janvier 2011, Farhad Taroum, un prisonnier politique Kurde a été exécuté dans la prison d’Orumieh au Kurdistan d’Iran et quelques jours plus tôt, le samedi 20 janvier 2011, un autre prisonnier politique Kurde, appelé Hossein Khizri a été aussi pendu dans le même prison.

 

Selon Human Rights Watch et la Campagne Internationale pour les Droits de l’Homme, actuellement 16 jeunes Kurdes attendent leur exécution dans les prisons de la République Islamique d’Iran.

Afin d’annuler la sentence d’exécution à l’égard des activistes Kurdes et Iraniens et pour exprimer des mécontentements contre ces violations des droits de l’homme,

- Le Comité Suisse du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran,

- L’Observateur Kurdocide (Chak),

- Le Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme,

- L’Association des Droits de l’Homme du Kurdistan d’Iran,

- L’Association Maison Populaire de Genève.

 

organisent une manifestation à Place des Nations-Genève

le 10 février 2011, de 13h00 à 15h00.

Afin de mieux faire entendre notre voix de mécontentement, nous demandons à tout le monde de venir participer à cette manifestation.

Baban Eliassi

Pour le Comité Organisateur

Contact:
076 404 57 46

Babaneliassi2010@gmail.com


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07/02/2011

IRAN-TURQUIE : PEINE CAPITALE ET EXECUTIONS SOMMAIRES

Lettre ouverte


IRAN-TURQUIE : PEINE CAPITALE ET EXECUTIONS SOMMAIRES



Ces derniers temps, l’Etat iranien, toujours « gouverné » par des Ayatollah, de nouveau défraie la chronique avec ses pendaisons d’un autre âge. En effet, depuis le début de cette année, 71 personnes, y compris des prisonniers politiques, ont été exécutées dans ce pays. Le 27 janvier 2011, Farhad Taroum, un prisonnier politique Kurde a été exécuté dans la prison d’Orumieh au Kurdistan d’Iran et quelques jours plus tôt, le samedi 20 janvier 2011, un autre prisonnier politique Kurde, appelé Hossein Khizri a été aussi pendu dans la même prison. 16 autres prisonniers politiques, d’origine kurde, attendent actuellement dans les couloirs de la mort. Si les agissements de l’Etat obscurantiste iranien provoquent, à juste titre, l’indignation de l’Occident, son voisin turc, bénéficie au contraire une sympathie grandissante.


Certes, membre de l’OTAN, de l’OCDE, de l’OSCE, du Conseil de l’Europe, du G20, de la Conférence islamique et candidate à l’adhésion à l’Union européenne, la Turquie « moderne » est un allié important de l’Occident.


Pourtant, malgré son apparence démocratique et la suppression de la peine capitale, la Turquie n’a rien à envier aux pays de mollahs. En effet, les autorités turques ont recours à d’autres méthodes pour éliminer ses opposants : 1748 prisonniers politiques ont été tués au cours de ces dix dernières années sous la torture et/ou par manque de soin. L’an passé, 13 enfants ont été tués sous les balles des forces de l’ordre turques et/ou suite à l’explosion des mines anti personnelles. Pour ne citer que ces deux exemples.

D’un côté, un Etat islamique obscurantiste, de l’autre, un Etat prétendument laïc/démocratique et présenté comme model aux pays musulmans qui pratiquent les mêmes politiques : élimination de toute opposition.


Au nom de ses intérêts « supérieurs », l’Occident soutien des régimes oppresseurs comme la Turquie. Mais, les peuples enverront, tôt ou tard, les criminels et leurs alliés aux  poubelles de l’Histoire comme nous le démontrent les révoltes populaires dans le monde arabe.

 

Genève le, 08 février 2011

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

Tout don, quel que soit son montant, sera le bienvenu. Il peut

être versé au compte suivant :

BCGE ccp 12-1-2 compte 5021.30.88 – Clearing : 788

E-mail : assmp72@bluewin.chassmp@assmp.org


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18/01/2011

4 ans: les assassins de Hrant Dink restent toujours impunis!

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Une colombe de la paix est tombée martyre il y a quatre ans dans les rues d’Istanbul… Le journaliste arménien Hrant Dink a été assassiné lâchement le 19 janvier 2007 par des forces occultes de l'état profond turc.

"Qui que soit le tireur, nous sommes sûrs que derrière ce crime se trouvent l’ultranationalisme et le militarisme turcs, coupables impunis des génocides contre les peuples arméniens et assyriens" disions-nous dans un communiqué publié juste après l'assassinat.

En effet, pendant le procès du meurtrier mineur de Dink, il est clairement apparu que les services publics turcs étaient au courant du plan de cet assassinat et qu’ils couvraient les instigateurs. 

Le 25 octobre 2010, les avocats de la famille Dink ont demandé à ce qu’une reconstitution des faits soit organisée, en présence du tireur Ogün Samast, sur les lieux de l’assassinat, dans le quartier de Sisli (Istanbul). Non seulement la 14e chambre de la cour pénale d’Istanbul a rejeté cette demande, mais elle a également décidé que Ogün Samast, âgé de 17 ans au moment des faits, serait désormais jugé par un tribunal pour enfants. Son dossier a donc été transféré à la cour pénale pour mineurs à Istanbul. Le procès du tireur ne reprendra que le 2 février 2011.


Or ce tireur qui a déjà avoué avec fierté son crime odieux devait être condamné depuis long temps. Pourquoi ce retard? Selon la loi sur les procédures pénales (CMK), un mineur ne peut être détenu plus de cinq ans s’il n’a toujours pas été reconnu coupable et que sa peine n’a pas été confirmée dans ces délais. Ogün Samast pourrait donc, en vertu de cette loi, être libéré en janvier 2012. 

Le transfert du dossier d’Ogün Samast constitue un énième contretemps dans le procès qui doit déterminer les responsables de la mort du journaliste. Le 6 janvier 2011, l’avocate de Hrant Dink, Fethiye Cetin, a publié un rapport dénonçant les trop faibles avancées du procès. Selon elle, il ne fait aucun doute que les forces de police et la gendarmerie de Trabzon ainsi que la police d’Istanbul et les renseignements généraux ont tout fait pour dissimuler les pièces à convictions. Pièces  qui pourraient établir leur éventuelle implication dans cette affaire.

 



Elle a ainsi déclaré à Reporters sans frontières : “Le meurtre n’est pas l’affaire de trois ou cinq jeunes qui sont passés à l’acte, poussés par des sentiments nationalistes. On ne peut pas non plus parler de quelques fonctionnaires qui se sont infiltrés au sein de l’Etat pour éliminer Hrant Dink. L’Etat est impliqué à tous les niveaux, à commencer par l’état-major de l’armée, la justice, le gouvernement, les forces de l’ordre, les médias, les forces paramilitaires. Tous les acteurs politiques ont joué un rôle dans son meurtre, pour le dissimuler ou pour empêcher que les véritables responsables ne soient identifiés.” 

Rappelons que le 14 septembre dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Turquie à verser 133.595 euros de dommages intérêts (y compris les frais et dépens) pour avoir manqué de protéger la vie de Hrant Dink, directeur de la publication de l’hebdomadaire Agos. La CEDH avait conclu à l’unanimité à la violation de l’article 2 (droit à la vie), 10 (droit à la liberté d’expression) et 13 (droit à un recours effectif).

A la veille de l'anniversaire de l'assassinat de Hrant Dink, le 9 janvier 2011, les forces progressistes et démocratiques sont choquées par la déclaration du premier ministre Tayyip Erdogan ordonnant publiquement la destruction d'un monument érigé à la frontière avec l'Arménie et dédié à la réconciliation entre les deux pays.

Cette prise de position scandaleuse du gouvernement d'Ankara suscite l'indignation tant en Turquie que dans les communautés arméniennes du monde.

Toutefois rappelons à cette occasion qu'en Belgique plusieurs négationnistes d'origine turque, élus sur les listes PS, MR et CDH, réclament depuis des années la destruction du "Khatchkar", monument dédié au génocide des Arméniens situé au square Michaux à Ixelles. Malgré cela, ils continuent à représenter ces partis politiques dans les instances régionales et communales.

C'est devant ce monument que l'Association des Arméniens Démocrates de Belgique organise un recueillement le mercredi 19 janvier 2011 à 19 heures à l'occasion du 4e anniversaire de l'assassinat de Hrant Dink. (Information: okmen_keni@hotmail.com)

D'ailleurs, se déroule actuellement à Berlin la semaine Hrant Dink organisée par une initiative berlinoise en coopération avec la Fondation internationale Hrant Dink à Istanbul et le Forum culturel Allemagne-Turquie à Cologne. (Voir:
http://www.info-turk.be/389.htm#Berlin)

http://www.info-turk.be/389.htm#4

 

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04/01/2011

138 ans de prison !

La journaliste kurde condamnée à 138 ans de prison

löjl

güncel
La justice turque a condamné le 30 décembre à 138 ans de prison Emine Demir, la rédactrice en chef d'Azadiya Welat, le seul quotidien kurde du pays,  pour « appartenance à une organisation terroriste » et « propagande en faveur de cette organisation » à travers des articles publiés.

La journaliste Emine Demir, 24 ans,  a été condamnée par la 5e chambre de la cour d'assises de Diyarbakir en  en vertu de l'article 314 du code pénal turc, mais également en vertu de l'article 7 alinéa 2 de la loi antiterroriste (LAT), ceux-ci condamnent l'appartenance au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et  la propagande en sa faveur.

Pour 84 articles incriminés entre 2008-2009, la cour condamne la journaliste 84 fois à un an et six mois de prison, en total 138 ans. La cour a émis également un mandat d'arrêt contre la journaliste kurde qui ne s'est pas présentée à l'audience.

L'avocat de journaliste Servet Ozen a demandé l'acquittement de sa cliente lors de l'audience, soulignant que les articles publiés doivent être considérés dans le cadre de la liberté d'expression.  

La 5e chambre de la cour d'assises avait condamné, le 13 mai 2010, Vedat Kursun, ancien rédacteur en chef d'Azadiya Welat  à une peine totale de 166 ans et 6 mois de détention.

Le 9 février 2010, Ozan Kilinç, ancien propriétaire et rédacteur en chef du seul quotidien en langue kurde, avait été condamné par contumace à 21 ans et 3 mois de prison, et privé de ses droits civiques.

Azadiya Welat a été suspendu huit fois, dont trois fois en 2010, par la justice turque depuis qu'il sort de manière quotidienne en 2006. Au moins 9 journalistes d'Azadiya Welat sont toujours en prison.

22:32 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

26/12/2010

L'Iran reporte l'exécution de l'étudiant kurd

L'Iran reporte l'exécution de l'étudiant kurde

L'exécution prévue le 26 décembre pour l'étudiant kurde en Iran aurait été reportée à une datte indéterminée, suite à des vagues de protestations.

 

Après des appels à la clémence des organisations de défense des droits de l'homme et des actions contre la peine de mort dans plusieurs pays, l'exécution de Habibollah Latifi a été reportée, selon des sources kurdes.  La nouvelle date n'a pas été communiquée.

 

L'avocat de Habibollah Latifi, un étudiant en droit à l'Université Azad dans la province sud-ouest de Ilam, avait été informé par les autorités iraniennes que l'exécution Habibollah Latifi aura lieu le 26 Décembre à la prison de Sanandaj, chef-lieu du Kurdistan iranien.

Habibullah-Latifi-arsiv.jpg

 

APPEL A  LA CLEMENCE

 

Les kurdes et la communauté internationale appellent l'Iran à la "clémence" envers Latifi depuis plusieurs jours. Amnesty International a appelé samedi l'Iran à épargner l'étudiant kurde condamné à mort, qui "n'a pas bénéficié d'un procès équitable", rendant son exécution "d'autant plus terrible". Dans un communiqué diffusé samedi, le Parti communiste français a exprimé aussi  "son indignation" et a exigée de l'Iran qu'il renonce à l'exécution, acte "injustifiable et criminel" décidé "sans procès équitable".

 

Latifi a été condamné le 3 juillet 2008 à mort et sa peine de mort a été confirmée le 18 février 2009 par la Cour d'appel de Sanandaj. Arrêté le 23 Octobre 2007 à Sanandaj, il été reconnu coupable de mohareb (ennemi de Dieu), par la Cour révolutionnaire de Sanandaj,  pour « appartenance présumée » au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK). Son procès a eu lieu à huis clos et son avocat n'était pas autorisé à être présent pour le défendre.

 

MANIFESTATIONS

 

Les kurdes ont manifesté dans plusieurs pays européens pour protester contre l'Iran. Un group, ressemblé le 24 décembre devant l'ambassade iranienne à Londres a crié des slogans comme « Ahmedinajad assassin ! », « A bas le régime iranien ».

 

A Paris, trente personnes se sont rassemblés "spontanément" le 25 décembre à minuit devant l'ambassade, aux grilles de laquelle "six jeunes, en grève de la faim, se sont enchaînés" pour demander "la suspension de l'exécution".  Le rassemblement a été organisé par une association kurde.

 

« LES KURDES NE RECULERONT JAMAIS »

 

Par ailleurs, le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), une organisation politique et armée, a averti vendredi 24 décembre le régime iranien de représailles en cas d'exécution de l'étudiant kurde. Le PJAK, créé en 2004, aujourd'hui très actif au Kurdistan iranien,  avait décrété un cessez-le-feu unilatéral en 2009.

 

Le PKK, parti des travailleurs du Kurdistan a appelé aussi les autorités iraniennes à épargner Latifi. « Le régime iranien n'arrivera à rien en exécutant les militants et sympathisants kurdes. Il gagnera seulement l'hostilité des kurdes. Les kurdes ne reculeront jamais face aux répressions » a déclaré Murat Karayilan, le dirigent du PKK, cité par l'agence kurde Firat.  Soulignant que l'exécution des militants kurdes est une attaque au peuple kurde, Karayilan a appelé l'Iran au dialogue avec les représentants politiques de kurdes.

 

17 PRISONNIERS POLITIQUES KURDES DANS LE COULOIR DE LA MORT

 

Sept prisonniers politiques kurdes ont été exécutés depuis 2007 par le régime iranien. Au moins 17 autres Kurdes, dont une femme seraient dans le quartier des condamnés à mort en raison de leur appartenance présumée à des organisations kurdes interdites et de leurs activités pour le compte de ces groupes.

 

Il s'agit de, Habibollah Latifi, Sherko Moarefi, Anvar Rostami, Rostam Arkiya, Mostafa Salimi, Hassan Talai, Iraj Mohammadi, Rashid Akhkandi, Mohammad Amin Agoushi, Ahmad Pouladkani, Sayed Sami Hosseini, Sayed Jamal Mohammadi, Mohammad Amin Abdolahi, Aziz Mohamadzadeh,  Hassan Khizri, Zainab Jalalian et Hussein Xizri.

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/maxime-azadi/261210/lir...

13:39 Publié dans Droits de l'humaine | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

25/12/2010

IRAN. APPEL À LA GRÂCE POUR UN ÉTUDIANT EN DROIT QUI RISQUE D’ÊTRE EXÉCUTÉ

APPEL À LA GRÂCE POUR UN ÉTUDIANT EN DROIT QUI RISQUE D’ÊTRE EXÉCUTÉ

 


APPEL À L’ACTION URGENTE


L'exécution imminente d'un étudiant en droit kurde, prévue pour le 26 décembre.


L'avocat de Habibollah Latifi, étudiant en droit à l'Université Azad dans la province au sud ouest d'Elâm, a été informé par les autorités iraniennes que l'exécution de Habibollah Latifi aura lieu le 26 décembre à la prison de Sanandaj, Kurdistan, dans l'ouest de l'Iran.


La justice doit se faire conformément aux normes internationales pour un procès équitable.


Maison Populaire de Genève  est inconditionnellement opposé, et dans tous les cas, à la peine de mort, à la torture et toute autre cruelté inhumaine.

www.assmp.org

=======================================
Signez la pétition urgente

 

http://www.gopetition.com/petition/40470/sign.html

 

http://www.facebook.com/pages/habib-latifi/293391661034?r...

 

 

http://www.PetitionOnline.com/habib/petition-sign.html

 

http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE13/009/2010/en...

 

HabibullaLetifi.jpg

Habibollah Latifi

=======================================


IRAN. APPEL À LA GRÂCE POUR UN ÉTUDIANT EN DROIT QUI RISQUE D’ÊTRE EXÉCUTÉ

 

24 décembre 2010

Index AI : PRE01/430/2010

Amnesty International a appelé vendredi 24 décembre les autorités iraniennes à annuler l’exécution imminente d’un étudiant en droit fixée au 26 décembre, et à commuer la peine de mort prononcée à l’encontre de cet homme.

L’avocat de Habibollah Latifi, étudiant en droit à l’université Azad dans la province d’Ilam (sud-ouest du pays), a été informé par les autorités iraniennes que l’exécution de son client aurait lieu le 26 décembre à la prison de Sanandaj, au Kurdistan iranien (nord-ouest du pays).

« Nous lançons un appel urgent aux autorités iraniennes afin qu’elles se montrent clémentes en annulant l’exécution de Habibollah Latifi et en commuant la peine de mort prononcée à son encontre, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

 

« Nous reconnaissons que les gouvernements ont le devoir de traduire en justice les auteurs présumés d’infractions, mais ils doivent le faire dans le respect des normes internationales d’équité des procès. Amnesty International est opposée en toutes circonstances à la peine capitale qui constitue, selon l’organisation, le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. »

 

Habibollah Latifi a été arrêté le 23 octobre 2007 à Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan (nord-ouest de l’Iran). Son procès s’est tenu à huis clos et son avocat n’a pas été autorisé à être présent pour le défendre. Ses proches n’ont pas eu le droit d’assister aux audiences.

 

Habibollah Latifi a été reconnu coupable de mohareb (inimitié à l’égard de Dieu) par le tribunal révolutionnaire de Sanandaj en raison de son appartenance au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un groupe armé interdit, et de ses activités pour le compte de cette organisation.

 

Il a été condamné à mort le 3 juillet 2008 et sa peine a été maintenue par la cour d’appel de Sanandaj le 18 février 2009. 
On ignore si les autorités iraniennes ont informé la famille d’Habibollah Latifi de son exécution.

 

« Il est évident que Habibollah Latifi n’a pas bénéficié d’un procès équitable au regard des normes internationales, ce qui rend la nouvelle de son exécution imminente d’autant plus terrible », a ajouté Malcolm Smart.

 

http://www.amnesty.org/fr/fr/for-media/press-releases/cle...

 

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19/12/2010

10e anniversaire du massacre des prisonniers politiques de Turquie

HALTE A LA REPRESSION SANGLANTE CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES !

10 ans après le massacre, la plupart des militaires tortionnaires et assassins ont bénéficié de la prescription. Les victimes, elles, sont aujourd’hui poursuivies pour s’être opposées à leur mise à mort et au programme de coercition que le régime d’Ankara aidé par les instances européennes a tenté de leur imposer.

En Turquie, de nombreuses actions sont prévues devant les portes des prisons pour rendre hommage à la résistance héroïque des prisonniers politiques et réclamer que justice leur soit rendue.

Environ 1000 prisonniers politiques dans toutes les prisons turques ont entamé une grève de la faim illimitée le 20 octobre 2000. Après 30 jours, elle est devenue une grève de la faim jusqu’à la mort. Les prisonniers protestaient contre le plan du Gouvernement prévoyant leur transfert forcé dans des prisons à cellule d’isolement dite de « type F » ainsi que contre les tortures, la répression et la législation prétendument « antiterroriste » de l’Etat turc qui bafoue les règles démocratiques minimales.

Le 19 décembre 2000 à 4h30 le gouvernement turc ordonnait l’attaque de vingt prisons. Elles furent investies par l’armée, les forces spéciales de gendarmerie (10 000 hommes !) en utilisant des bombes à gaz, des fusils d’assaut, des bombes incendiaires ainsi que des bulldozers pour réprimer et massacrer les prisonniers politiques.


birsen1.jpg

 

Après l’opération du gouvernement turc, on comptait 28 morts et des centaines des blessés graves. Après cette attaque environ 1500 prisonniers politiques ont été transférés dans des cellules d’isolement de « Type F ».

122 personnes dont des prisonniers politiques et leurs proches sont mortes dans le cadre de cette grève de la faim et de son soutien, dans et hors des prisons. 600 personnes environ sont soit au bord de la mort, soit dans des états physiques et mentaux gravement détériorées.


Actuellement la lutte continuent dans les prisons de « Type F » pour protester contre le système d’isolement dans les cellules.

la torture, la violence et les massacres sont appliqués de manière systématique en Turquie. Ces actes qui bafouent particulièrement les Droits de l’homme se produisent malgré la demande d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Face à l’urgence de la situation, au refus de négocier du gouvernement turc, à la répression et aux fins de non recevoir qui ont accueilli les tentatives de médiation et d’intervention des organisations de défenses des droits de l’Homme,la Maison Populaire de Genève et Maison du Peuple de Genève appelle tous les démocrates, à se remobiliser pour mettre fin à une situation intolérable !

 

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

Case postale 1141

1211 Genève1

Suisse

Tout don, quel que soit son montant, sera le bienvenu. Il peut

être versé au compte suivant : BCGe CCP 12 – 1 - 2, numéros

de compte : 5021.30.88

IBAN : CH4200788000050213088 (montant étrange)

SWIFT/BIC : BCGECHGGXXX

Clearing/CB : 788

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10e anniversaire du massacre des prisonniers politiques de Turquie

HALTE A LA REPRESSION SANGLANTE CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES !

10 ans après le massacre, la plupart des militaires tortionnaires et assassins ont bénéficié de la prescription. Les victimes, elles, sont aujourd’hui poursuivies pour s’être opposées à leur mise à mort et au programme de coercition que le régime d’Ankara aidé par les instances européennes a tenté de leur imposer.

En Turquie, de nombreuses actions sont prévues devant les portes des prisons pour rendre hommage à la résistance héroïque des prisonniers politiques et réclamer que justice leur soit rendue.

Environ 1000 prisonniers politiques dans toutes les prisons turques ont entamé une grève de la faim illimitée le 20 octobre 2000. Après 30 jours, elle est devenue une grève de la faim jusqu’à la mort. Les prisonniers protestaient contre le plan du Gouvernement prévoyant leur transfert forcé dans des prisons à cellule d’isolement dite de « type F » ainsi que contre les tortures, la répression et la législation prétendument « antiterroriste » de l’Etat turc qui bafoue les règles démocratiques minimales.

Le 19 décembre 2000 à 4h30 le gouvernement turc ordonnait l’attaque de vingt prisons. Elles furent investies par l’armée, les forces spéciales de gendarmerie (10 000 hommes !) en utilisant des bombes à gaz, des fusils d’assaut, des bombes incendiaires ainsi que des bulldozers pour réprimer et massacrer les prisonniers politiques.


birsen1.jpg

 

Après l’opération du gouvernement turc, on comptait 28 morts et des centaines des blessés graves. Après cette attaque environ 1500 prisonniers politiques ont été transférés dans des cellules d’isolement de « Type F ».

122 personnes dont des prisonniers politiques et leurs proches sont mortes dans le cadre de cette grève de la faim et de son soutien, dans et hors des prisons. 600 personnes environ sont soit au bord de la mort, soit dans des états physiques et mentaux gravement détériorées.


Actuellement la lutte continuent dans les prisons de « Type F » pour protester contre le système d’isolement dans les cellules.

la torture, la violence et les massacres sont appliqués de manière systématique en Turquie. Ces actes qui bafouent particulièrement les Droits de l’homme se produisent malgré la demande d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Face à l’urgence de la situation, au refus de négocier du gouvernement turc, à la répression et aux fins de non recevoir qui ont accueilli les tentatives de médiation et d’intervention des organisations de défenses des droits de l’Homme,la Maison Populaire de Genève et Maison du Peuple de Genève appelle tous les démocrates, à se remobiliser pour mettre fin à une situation intolérable !

 

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

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