21/07/2010

pourquoi nous nous battons,13e jours de grève à ISS AVIATION

13e jours de grève à ISS AVIATION –Entreprise de nettoyage des avions

Voila pourquoi nous nous battons

1er problème : ISS viole la convention collective de travail

Depuis 1994, le syndicat SSP et l’entreprise ISS Aviation ont conclu et renouvelé une convention collective de travail (CCT) qui définit les conditions de travail : salaires, indemnités, temps de travail, assurances sociales, vacances, etc.

Depuis quelques années, le syndicat a dû constater qu’ISS n’a appliquait plus les salaires définis dans la CCT mais payait à des dizaines d’employés des salaires nettement inférieurs aux salaires de la CCT.

2e problème : ISS persiste à violer la CCT

Le syndicat s’est adressé à l’employeur demandant de corriger les salaires et d’appliquer les règles définies dans la CCT et signées par l’employeur. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits

3e problème : ISS dénonce la CCT

Au lieu d’appliquer la CCT, ISS a décidé de dénoncer la CCT au 30 juin 2010 et de continuer à payer des salaires en-dessous de ses obligations.

4e problème : Ultimes négociation échoués

Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF !

5e problème : dumping salarial

Exemple : nettoyeuse / nettoyeur, engagé à 35 ans

CCT valable

Jusqu’au 30 juin

2010

Nouvelles conditions avec contrat individuel à partir du 1er juillet 2010

Perte

Salaire minimal à engagement

4204

3430

825.50

5 ans plus tard

4461.50

3470

991.50

10 ans plus tard

4590.25

3550

1040.25

20 ans plus tard

4847.75

3550

1297.75

Notre revendication : Maintien et respect de la CCT qui existe depuis plus de 15 ans !

www.sspta.ch

Signez votre soutien en ligne :

www.ssp-greve.ch

 

 

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21:55 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

20/07/2010

12ème jour de grève


12ème jour de grève

Longchamp – ISS :

 

même mépris pour les employés !   



Manifestation contre les briseurs de CCT


Mercredi 21 juillet à 14h

(départ devant la gare Cornavin)

 


La Direction d’ISS et Monsieur Longchamp ont au moins 2 points communs : ils trouvent normal de casser les CCT et ne daignent pas répondre aux grévistes. Ce mépris appelle une réponse.


Moment festif


Bonne participation et excellente soirée, samedi soir, lors du moment festif auquel les grévistes vous avait invités. Seule ombre au tableau, M. Adrien Schwab, cadre à Swissport, ne nous a pas rejoint comme mercredi pour compter ses employés présents. C’est vrai qu’il aurait eu fort à faire …

Les Zürichois : le retour !


Alors que les grévistes faisaient la fête, de nouveaux employés zürichois débarquaient sur le tarmac pour remplacer les grévistes. Venant s’aditionner aux 30 Adecco du jour, aux prestations pas ou mal assurées et aux nombreux débordements d’horaires, ISS continuera à subir sa grève « sans impact »… Plutôt que d’appliquer la CCT, ISS préfère donc payer 4 fois le salaire par gréviste (1 fois à lui, 3 fois aux Adecco et Zürichois), sans parler des trajets, repas et autres nuits d’hôtel.

Silence d’ISS


Jeudi dernier, nous écrivions à la Direction d’ISS pour leur dire 2 choses : 1) nous n’avons jamais demandé des « augmentations de 30% » mais le respect et maintien des CCT, 2) nous proposons de prolonger les CCT jusqu’aux 31 décembre pour nous laisser la possibilité de trouver un accord. Bien que nous la croisions plusieurs fois par jour, la Direction d’ISS n’a pas cru bon de répondre à notre proposition. Plus qu’un manque total de courtoisie, ce silence est une insulte aux grévistes.


Silence de M. Longchamp


Tout aussi peu scrupuleux sur la courtoisie, M. Longchamp snobe la grève d’ISS depuis maintenant 11 jours. Les vacances aidant, il parvient à échapper aux journalistes et ne répond pas mieux à nos sollicitations téléphoniques. Son mot d’ordre : laisser pourrir la situation. Qui pourra encore le croire après ça, quand il nous brandira son fameux « attachement aux CCT et aux règles du partenariat social »… Triste temps triste sire, qui a la duplicité politique nécessaire pour tenir un discours et agir à l’inverse. « Il est plaisant de penser que nos hommes d’Etat dorment sur leurs deux oreilles quand ils ont fait ça » !


Réponse des grévistes



« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ». Nous allons donc nous rendre chez Monsieur Longchamp et vous invitons à vous joindre à la

 

Manifestation contre les briseurs de CCT

Mercredi 21 juillet à 14h (départ devant la gare Cornavin)

 

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Maison Populaire de Genève

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15/07/2010

Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort par lapidation

Chers amis,

l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani vient d'échapper à une exécution par lapidation suite à une grande mobilisation internationale.

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Mais elle pourrait être condamnée à la pendaison -- et la peine de mort par lapidation quant à elle continue d'être appliquée. A l'heure actuelle, près d'une quinzaine de personnes risquent d'être exécutées par lapidation, pratique consistant à enterrer les victimes jusqu'au cou et à leur jeter de grosses pierres sur la tête.

Le sursis partiel accordé à Sakineh, suite à un appel à la pression internationale lancé par ses enfants pour lui sauver la vie, a montré que si nous sommes suffisamment nombreux à nous mobiliser et à dénoncer l'horreur de cette pratique, nous pouvons lui sauver la vie pour de bon et obtenir l'arrêt de la peine de mort par lapidation. Signez la pétition urgente et faites la suivre à tous -- mettons un terme à ces exécutions cruelles dès maintenant !

http://www.avaaz.org/fr/stop_stoning/?vl

Sakineh a été reconnue coupable d'adultère, tout comme 12 autres femmes et 1 homme également condamnés à la lapidation. Mais ses enfants et son avocat ont affirmé qu'elle était innocente et qu'elle n'avait pas eu droit à un procès équitable: ses aveux auraient été obtenus sous la contrainte, et parce qu'elle ne parle que la langue azérie, elle n'a pas pu comprendre les questions qu'on lui a posé pendant le procès.

Malgré la signature par l'Iran d'une convention de l'ONU limitant le recours à la peine de mort aux "crimes les plus graves" et malgré la loi votée l'an dernier par le Parlement iranien pour interdire la lapidation, l'exécution des adultères par lapidation continue d'être pratiquée.

L'avocat de Sakineh estime que le gouvernement iranien "craint la réaction de l'opinion publique iranienne et l'attention internationale" à l'égard des peines de lapidation. Et c'est peu après les déclarations des ministres turc et britannique des affaires étrangères contre la condamnation de Sakineh que celle-ci a été suspendue.

Les enfants de Sakineh coordonnent avec courage la campagne internationale pour sauver leur mère et mettre fin à la lapidation. Une condamnation mondiale massive pourrait permettre de stopper cette pratique odieuse. C'est le moment de se mobiliser partout dans le monde contre cette barbarie. Signez la pétition pour épargner Sakineh et pour mettre un terme aux lapidations:

http://www.avaaz.org/fr/stop_stoning/?vl

Avec espoir et détermination,

Alice, David, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES:

Iran: la justice suspend la peine de mort par lapidation d'une femme, AFP:
http://www.avaaz.org/sakineh_afp

Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort, Le Figaro:
http://www.avaaz.org/sakineh_figaro

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Une Iranienne accusée d'adultère condamnée à mort

Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi.
Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi. Crédits photo : AFP

Sakineh, une mère de famille de 43 ans, a échappé vendredi à la lapidation mais son sort reste incertain.

Au bout du fil, Mohammad Mostafa'i pèse ses mots. Contacté par téléphone à Téhéran, l'avocat de Sakineh Mohammadi- Ashtahi, condamnée à la lapidation pour adultère, aimerait se réjouir de ce communiqué de dernière minute diffusé par l'ambassade d'Iran à Londres. Il y est écrit, noir sur blanc, que la peine de sa cliente - initialement prévue vendredi - ne sera finalement pas exécutée.

«De toute évidence, la mobilisation a porté ses fruits », dit-il. Ces derniers jours, la communauté politique internationale n'a cessé de multiplier les déclarations, s'insurgeant contre cette pratique «barbare» et «moyenâgeuse» qui continue de sévir en République islamique. Une lettre ouverte signée par d'importantes personnalités - parmi lesquelles Condoleezza Rice ou encore le Prix Nobel de la Paix Jose Ramos-Horta - a également fait le tour de la planète. Pourtant, si les autorités iraniennes semblent avoir légèrement plié face à la pression extérieure, le sort de cette mère de famille de 43 ans, originaire de Tabriz, reste encore largement incertain.

« Le communiqué est ambigu», s'inquiète l'avocat. « Il ne précise pas si la peine de ma cliente a été remplacée par une autre peine, comme la pendaison, par exemple. Il ne dit pas si elle va être libérée, ou bien si elle doit se préparer pour un autre jugement. » De plus, rappelle-t-il, «c'est le pouvoir judiciaire qui doit trancher dans cette affaire, et la déclaration d'une ambassade n'est pas suffisante ».

 

Pratique «inhumaine»

S'il doute de cet apparent geste de clémence, c'est aussi parce qu'en tant que représentant légal de l'accusée, il n'a ni été informé de cette nouvelle décision ni pu la vérifier - l'administration iranienne étant actuellement fermée pour quelques jours de vacances. «Il me faut attendre lundi, jour de la réouverture du tribunal, pour espérer recueillir plus d'information », poursuit-il.

Largement médiatisée, en partie grâce à la mobilisation de son fils, Sadjad, 22 ans, et de sa fille, Farideh, 17 ans, l'affaire Sakineh est apparue au grand jour lors de sa condamnation, en 2006, à la lapidation - une peine confirmée un an plus tard par la Cour suprême. Reconnue coupable d'adultère, elle a déjà reçu 99 coups de fouet.

Pour l'heure, les organisations de défense des droits de l'homme restent sur le qui-vive. «La vie de Sakineh est toujours en danger », remarque, depuis son bureau de Berlin, Mina Ahadi, la coordinatrice du Comité international contre la lapidation. D'après elle, il est important de maintenir la pression pour briser le silence sur cette pratique «inhumaine», d'autant plus que le cas de Sakineh n'est pas isolé. «En cinq ans, au moins 10 personnes ont été lapidées. À l'heure actuelle, 12 autres personnes attendent leur exécution par lapidation dans le couloir de la mort », dit-elle.

Sans oublier les autres dossiers que cherchent à étouffer les autorités judiciaires. Sadjad, le fils de Sakineh, en sait quelque chose. C'est en rendant visite à sa mère qu'il a récemment découvert, par hasard, le cas de ces deux jeunes femmes de 19 et 25 ans, également condamnées à mourir sous une pluie de pierres dans la prison de Tabriz…

12:07 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

13/07/2010

Atteintes à la liberté d'expression : amendés pour diffusion de tracts !

encore une atteinte à la liberté d'expression pour distribution de tract

Nous vous remercions de diffuser cette information et vous invitons à venir soutenir notre concitoyen ce prochain

vendredi 16 juillet à 8 h.30 Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine, Salle G1

 

On se souvient peut-être que le 12 février dernier, 3 personnes qui distribuaient des tracts devant le restaurant Il Molino, place du Molard, ont fait l'objet d'une prise d'identité de la part de la police, accourue sur les lieux suite à un téléphone du gérant de cet établissement, et qu'ils ont été sommés de quitter les lieux, faute de quoi, un rapport de contravention serait dressé contre eux.

Cette distribution de tracts avait lieu simultanément à Zurich, Berne, Fribourg et Genève pour protester contre le licenciement par Il Molino Fribourg de 11 salarié-e-s extra-européens afin d'engager à leur place des salariés italiens correspondant mieux, selon la direction de la chaîne, au type de restauration servis dans ses établissements. Dans toutes les autres villes, cette distribution de tract a pu se dérouler sans le moindre problème.

Un mois et demi après, le 29 mars, Massimo Usel et Eric Decarro ont reçu un avis de contravention, assorti d'une amende de 180 frs. Suite à leur opposition, Eric reste le seul à devoir comparaître devant le Tribunal. Bien entendu, Massimo et Paolo, solidaires, viendront y témoigner.

Vous trouverez dans la pièce jointe toutes les informations sur les développement de cette affaire. Au premier abord, ceux-ci peuvent paraître cocasses, une histoire digne des « pieds nickelés » tant de la part de la police que de la justice ; mais ils sont aussi - et surtout - révélateurs des atteintes actuelles au principe de la liberté d'expression (voir également la conférence de presse récente de la CGAS sur ce sujet et celui des droits syndicaux http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1590).

Nous vous remercions de diffuser cette information et vous invitons à venir soutenir notre concitoyen ce prochain

vendredi 16 juillet à 8 h.30 Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine, Salle G1

Il s'agit là de questions de principe en relation avec les atteintes à liberté d'expression qui se multiplient et avec la lutte contre les abus d'autorité de la police.

 

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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Atteintes à la liberté d'expression : amendés pour diffusion de tracts !

 

1. Le dernier épisode du feuilleton

 

Fin juin, je reçois l’envoi recommandé suivant, émanant du POUVOIR JUDICIAIRE, Tribunal de Police :

 

CONVOCATION

 

Vous êtes convoqué, en qualité d’accusé, à l’audience de jugement suivante :

 

Date : VENDREDI 16 JUILLET 2010, à 8 h. 30

Lieu :  Palais de justice, Bâtiment G, Porte St-Antoine

Salle G1, rue des Chaudronniers 9, Genève

 

Procédure dirigée contre :

 

DECARRO Eric

 

Le ou la Président/e

Du Tribunal de Police

 

Signature illisible

 

Le rapport de contravention, joint à la convocation, indique :

infraction : le 12 février 2010 à 12 h; Place du Molard, café Molino, Genève

Motif : Piéton, refus de circuler sur ordre de la police.

 

2. Les développements de cette affaire

 

Acte I

Nous étions en train de distribuer tranquillement un tract devant l'établissement il Molino pour protester en même temps qu'à Fribourg, Zurich et Berne, contre la décision de cet établissement de licencier 11 salariés extra-européens à Fribourg, pour engager des employés italiens, correspondant mieux selon la direction de Il Molino au type de restauration servi dans ce café-restaurant. Nous ne gênions personne, nous n'étions que trois, nous étions sur la voie publique et nullement sur le territoire de Il Molino, nous n'avons empêché personne d'entrer dans l'établissement, nous ne perturbions en aucune manière l'ordre public, il n’y avait aucun attroupement sur la place du Molard car il faisait un froid glacial ce jour-là, nous nous bornions à distribuer un tract d'information et de dénonciation sur les pratiques de la directions de cet établissement.

Nous étions là depuis un bon quart d'heure, au froid, lorsque tout à coup une voiture de police s'est garée près de la fontaine du Molard, et deux policiers, un homme qui commandait et une femme, sont venus droit sur nous. Ils avaient été de toute évidence alertés par le gérant de l'établissement comme l'ont prouvé les conciliabules que le chef policier a tenu ensuite avec des responsables de l'établissement qui sont sortis par deux fois (deux personnes différentes) pour assister à leur intervention ; ils se sont vus prier par le policier de rentrer dans l'établissement pour les laisser faire leur travail.

Le policier s'est entretenu téléphoniquement pendant 5 à 10 minutes, probablement avec un supérieur, et il est revenu en disant que la loi avait changé et que nous étions par conséquent dans l'illégalité car nous n’avions pas demandé d’autorisation pour cette distribution de tracts (!!!).

Le policier, qui faisait manifestement du zèle, nous a alors sommé d'interrompre notre distribution de tracts et de circuler, faute de quoi, nous a-t-il dit, il dresserait une contravention à notre encontre. J'ai pour ma part protesté vivement contre cet acte arbitraire, tout en restant poli.

La journaliste de Léman Bleu qui se trouvait sur les lieux a enregistré la scène et celle-ci a été partiellement diffusée au téléjournal du même jour[1].

Sûrs de notre bon droit, car jusqu'à nouvel avis la distribution de tracts sur la voie publique n'est pas illégale, nous avons répondu au policier : « eh bien, dressez votre contravention, nous irons devant le Tribunal de Police pour la contester ». Nous nous souvenions qu'une décision judiciaire déjà ancienne avait reconnu que la distribution de tracts dans l'espace public n'était pas soumise à autorisation.

Le policier et la gendarmette ont alors relevé nos identités et adresses pour établir un rapport de contravention. Puis ils ont quitté les lieux. Nous avons continué à distribuer nos tracts pendant encore environ 1/2 heure.

Quelques questions se posent à ce stade

Je suis toujours parti du principe que le droit de tracter était garanti sur la voie publique et qu'il y avait une jurisprudence à ce sujet. Les choses ont-elles changé avec la nouvelle loi sur les manifestations ? Ou bien est-ce désormais la police qui fait du zèle pour protéger les commerçants ?

Est-ce que le fait d’être à trois pour distribuer un tract est désormais considéré comme « une manifestation soumise à autorisation » ? Est-ce que la réunion de 3 personnes sur l’espace public est désormais interdite dans la République et Canton de Genève, à moins qu’une autorisation ait au préalable été demandée auprès du département de Justice et Police ?

Est-ce que la police est désormais en droit d'intimer l'ordre de circuler à des gens qui ne troublent en aucune manière l'ordre public ? Ce serait alors le règne de l'arbitraire et de l’abus d’autorité policier.

Est-ce que la liberté des commerçants est désormais à ce point sacro-sainte qu'elle prime sur la liberté d'information face à une injustice ? Si cela devait être le cas, tout tract syndical pourrait se voir incriminé, de sorte que le pouvoir patronal serait désormais quasi-absolu, on ne pourrait plus se défendre contre une injustice sans encourir une amende. D'ici que les conférences de presse dénonçant ce type d'injustices soient incriminées, il n'y a pas loin.

 

Acte II

Massimo Usel et moi-même avons reçu le 29 mars, chacun à notre domicile et par recommandé, un avis de contravention suite à un rapport de contravention dressé contre nous en date du 12 février.

Cet avis de contravention était formulé comme suit:

 

Monsieur,

Nous vous informons qu'un rapport de contravention a été dressé contre vous

le : 12.2.2010     à 12 h 00

lieu : 7 Place du Molard, café Molino

 

Motif :

"Piéton, refus de circuler sur ordre de la police" (!!!).

 

Dispositions légales :

 

Art.32-42 Règlement concernant la propreté, salubrité et sécurité publiques du 17.06.1955 (F 3 15.04)

 

Montant de l'amende : 150.00

Emolument :                 30.00

______

Total en frs suisses   : 180.00

 

Signé : Service des contraventions

 

Paolo Gilardi qui distribuait les tracts avec nous n'a quant à lui rien reçu, bien que son identité ait également été relevée. On verra pourquoi ci-dessous car la chute est assez comique.

Nous nous sommes immédiatement concertés et avons décidé de contester cette amende. Nous avons aussi décidé d'aller consulter le rapport de contravention au service du même nom. Il est tout de même phénoménal - mais en même temps très significatif de la période dans laquelle nous vivons - de nous voir infliger une contravention pour une activité de distribution de tract qui ne gênait personne, si ce n'est évidemment, l'établissement Il Molino, dont les agissements étaient dénoncés dans notre tract, et qui a selon toutes probabilités alerté la police.

 

Acte III

Mercredi matin 7 avril, je me suis rendu au service des contraventions pour prendre connaissance du rapport de contravention et là, surprise, je constate que le nom de Paolo Gilardi ne figure pas sur le rapport de contravention, alors qu'il distribuait des tracts avec nous et que son identité a été relevée en même temps que la nôtre.

A sa place, c'est un dénommé Alessandro Penna qui figure dans le rapport de contravention, avec mon nom et celui de Massimo. Voici donc ci-dessous le rapport de contravention tel que je l'ai recopié y compris avec les fautes d'orthographe (impossible d'en faire une photocopie).

 

Rapport de contravention établi au nom de la gendarmerie de Rive

 

"Le 12.2. 2010, intervention à la place du Molard pour une manifestation non autorisée devant le café-restaurant Molino.

A la date et à l'heure mentionnée, un opérateur demandait notre intervention pour un groupe de 4 personnes qui distribuait des tracts devant le café-restaurant Molino, sis place du Molard 7 - 1204 Genève.

Ceux-ci faisaient allusion à la discrimination raciale qui serait pratiquée par cette chaîne de restaurants.

Sur place, nous avons constaté qu'il n'y avait plus que 3 personnes. Celles-ci troublaient la clientèle dudit établissement en l'empêchant d'y entrer. Nous les avons identifiés comme étant MM. Decaro Eric, Penna Alessandro, Usel Aurelio.

Nous leur avons demandé s'ils étaient en possession d'une autorisation pour cette manifestation. Ils nous ont répondu par la négative. De ce fait, nous leur avons ordonné de quitter les lieux car ils troublaient la clientèle de l'établissement en provoquant un attroupement.

Refusant d'obtempérer à nos injonctions, ils ont été déclarés en contravention.

Suivent les 3 noms, avec nos coordonnées, à savoir Decaro Eric, Usel Aurelio et Penna Alessandro. (Pour ce dernier, voici ce qui figure sur le rapport : Penna Alessandro, né le 16 avril 1969, origine Italie, employé, rue de Genève 104, 1226 Thônex, tél 079/200 86 20).

 

Rapport de contravention ordonné par le lieutenant Gerard.

Signé appointé David Gely

Florence Rossi

 

Voici le commentaire qu'on peut faire au sujet de ce rapport de contravention :

 

A. Ce rapport est mensonger sur deux points :

1. nous n'avons en aucune manière troublé la clientèle et n'avons empêché personne d'entrer dans le restaurant "Il Molino".

2. Nous n'avons provoqué aucun attroupement; c'est au contraire l'intervention des deux policiers qui a provoqué un "petit" attroupement (5 personnes) en nous demandant de décliner notre identité. Il faisait un froid glacial ce jour-là et aucune personne ne s'attardait sur la place du Molard. Il suffit de se référer au journal télévisé du 12 février dans les archives de Leman Bleu pour s'en convaincre.

B. Il est quand même phénoménal que le fait que 3 personnes distribuent un tract soit considéré comme "une manifestation" et qu'il faille désormais "solliciter" une autorisation auprès du département de Justice et Police pour distribuer un tract (au risque de se la voir refuser) !

C. Il est évident que c'est le restaurant Il Molino lui-même qui a demandé l'intervention de la police; celle-ci obéit donc au doigt et à l'oeil à un appel de commerçant au mépris d'une liberté d'expression fondamentale, sauf erreur reconnue dans la constitution.

D. Il suffit donc qu'un policier prétende de manière totalement contraire à la vérité que nous provoquions un attroupement sur la place du Molard pour que cela légitime son injonction de quitter les lieux, sous peine de contravention, puis, suite à notre refus, l’établissement d’un rapport de contravention contre nous. C'est un abus de police. Il a voulu nous intimider et comme nous n'obtempérions pas, il a inventé après-coup ce prétexte pour dresser ce rapport. Le motif réel, c'est donc ce qui figure sur l'avis de contravention que nous avons reçu par recommandé : "Piéton, refus de circuler sur ordre de la police".

E. Ne connaissant pour ma part ni d'Eve, ni d'Adam ce dénommé Penna Alessandro, je consulte tout d'abord Paolo pour savoir s'il le connaît. Je décide ensuite de prendre contact avec cette personne. Il est cependant inatteignable sur son portable.

 

Acte IV

Sur le conseil de Paolo, qui se doute de quelque chose, je téléphone au restaurant Il Molino en demandant Monsieur Alessandro Penna, et là, nouvelle surprise, on me répond qu'on va aller le chercher tout de suite !

Ainsi, il apparaît que le policier qui a dressé le rapport de contravention s'est trompé : en lieu et place du nom de Paolo Gilardi qui distribuait les tracts avec nous, il a probablement inscrit le nom du gérant de Il Molino qui a alerté la police pour lui demander d'intervenir !

Nous nous sommes réunis tous les trois, Massimo Usel, Paolo Gilardi et moi-même le vendredi 9 avril et avons décidé, Massimo et moi, de faire opposition, sans indiquer nos arguments, ce que nous avons communiqué par lettre recommandée au service des contraventions dès le lundi 11 avril.

Massimo et moi devions donc en principe aller au Tribunal de police pour contester cette amende de 180.- Il s'agissait en effet d'une affaire dans lesquelles des questions de principe touchant à la liberté d'expression et d'information étaient en jeu.

 

Acte V

Fin juin, nouvelle surprise : je reçois une convocation pour me présenter en qualité d'accusé devant le Tribunal de police le vendredi 16 juillet 2010, à 8 h. 30. Je contacte immédiatement Massimo pour savoir s'il a reçu la même convocation. Ce n'est pas le cas. Je contacte d'autre part mon avocat, Me Bayenet, lequel demande à voir à son tour le rapport de contravention détaillé; il apprend à cette occasion que l'affaire concernant Massimo est désormais classée et que je suis donc, des 3 personnes qui ont participé à la distribution de tract incriminée et fait l'objet d'un relevé d'identité, le seul à être convoqué en tant qu'accusé devant le Tribunal de police ! Mes deux autres camarades seront évidemment présents lors de cette séance du Tribunal de police en tant que témoins, mais après le rapport de contravention erroné de la police, il apparaît - indépendamment du fond de l'affaire qui est une atteinte à la liberté d'expression et un abus d'autorité caractérisé de la part de la police, que la justice elle-même semble fonctionner à la tête du client et ignore le principe de l'égalité de traitement !

 

Eric Decarro (18.4.2010)



[1] Le visionnement du téléjournal de Léman Bleu en date du 12 février confirmera entièrement nos dires : nous n’empêchions nullement les clients d’entrer dans l’établissement et ne provoquions aucun attroupement sur la place du Molard.

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10/07/2010

La manif du jour !

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des conventions collectives de travail (CCT) samedi 10 juillet à 14h devant l'aéroport

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Le personnel de ISS Aviation sera en grève ce week-end et vous invite à participer à la

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des

conventions collectives de travail (CCT)

 

 

samedi 10 juillet à 14h devant l’aéroport

(niveau départ)

06 juillet 2010

Pourquoi ce problème ?

Depuis des années, ISS a 2 CCT : une pour les employés fixes travaillant au moins 20h par semaine et une autre pour les employés payés à l’heure travaillant moins de 20h par semaine. Mais bien qu’elle les ait signées, ISS ne respectait pas ces CCT : elle payait à l’heure près des 2 tiers de son personnel en les faisant travailler comme des fixes, 30 à 40h par semaine, parfois plus.

Qu’a fait le SSP ?

Le SSP a voulu négocier avec ISS la régularisation du personnel concerné. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux Prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits. C’est alors qu’ISS a dénoncé les CCT pour le 30 juin 2010. Depuis cette date, le personnel est soumis à des contrats individuels, dont les conditions sont nettement inférieures à celles des CCT (de 200.- à 1’350.- CHF selon l’âge). Seule nuance : les employés qui étaient déjà payés au mois gardent leurs conditions actuelles. Les autres perdent leurs droits et les nouveaux engagés le sont aux salaires amputés. Ultimes négociations Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF ! Le personnel a refusé cette farce et confirmé la grève, malgré les manoeuvres d’ISS pour influencer le vote.

Campagne de désinformation

Comme pour Swissport, la plupart des médias a relayé les mensonges de l’employeur. On se rappelle des « 7 grévistes » qui bloquaient l’aéroport en janvier… Aujourd’hui ISS prétend que le SSP demande des augmentations de 30%. Faux : les employés ne réclament qu’une seule et unique chose, le maintien et le respect de leurs CCT !

Violation de la paix du travail et contournement du droit de grève

Le 21 juin, ISS a remis des contrats individuels aux employés en les forçant à signer avant le 28 juin. Ceci en violation de la paix du travail et des délais légaux de congé. Le 30 juin, ISS a fait venir 30 employés d’ADECCO, une dizaine d’employés d’ISS Zürich et prévu d’autres renforts de Lausanne et Carouge. En doublant ainsi son personnel par des briseurs de grève, ISS viole le droit constutionnel de grève.

Utilisation de la police et bénédiction de M. Longchamp

Pourtant la police n’entend pas faire respecter la Constitution fédérale, soit la plus haute loi du pays. S’il le faut elle interviendra par la force, mais pour protéger… les briseurs de grève. Tout cela avec la bénédiction de M. Longchamp. Depuis décembre 2009, M. Longchamp a été informé des risques de grèves si rien n’était fait pour assainir les conditions de travail à l’aéroport. La première chose qui lui fut demandé était de garantir l’application et l’élargissement des CCT actuelles. En tant que président de l’aéroport et du gouvernement genevois, M. Longchamp préfère attirer les compagnies low coast et laisser casser les CCT existantes. Une façon intéressante de « ne pas intervenir » sur le partenariat social…

Venez soutenir les grévistes, participez à la manifestation de samedi !

 

 

www.sspta.ch www.ssp-vpod.ch

___________________________________________________

www.assmp.org

 

 

 

 

 

 

 

 

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06/07/2010

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des conventions collectives de travail (CCT)

Le personnel de ISS Aviation sera en grève ce week-end et vous invite à participer à la

Manifestation de soutien pour le maintien et le respect des

conventions collectives de travail (CCT)

 

samedi 10 juillet à 14h devant l’aéroport

(niveau départ)


06 juillet 2010

Pourquoi ce problème ?

Depuis des années, ISS a 2 CCT : une pour les employés fixes travaillant au moins 20h par semaine et une autre pour les employés payés à l’heure travaillant moins de 20h par semaine. Mais bien qu’elle les ait signées, ISS ne respectait pas ces CCT : elle payait à l’heure près des 2 tiers de son personnel en les faisant travailler comme des fixes, 30 à 40h par semaine, parfois plus.

Qu’a fait le SSP ?

Le SSP a voulu négocier avec ISS la régularisation du personnel concerné. ISS a refusé. Le syndicat a donc dû déposer aux Prud’hommes les plaintes des employés qui réclamaient leurs droits. C’est alors qu’ISS a dénoncé les CCT pour le 30 juin 2010. Depuis cette date, le personnel est soumis à des contrats individuels, dont les conditions sont nettement inférieures à celles des CCT (de 200.- à 1’350.- CHF selon l’âge). Seule nuance : les employés qui étaient déjà payés au mois gardent leurs conditions actuelles. Les autres perdent leurs droits et les nouveaux engagés le sont aux salaires amputés. Ultimes négociations Le personnel a voté la grève et d’ultimes négociations ont eu lieu. Loin d’améliorer sa proposition initiale, ISS a présenté une nouvelle grille de salaire encore plus basse de 50.- CHF ! Le personnel a refusé cette farce et confirmé la grève, malgré les manoeuvres d’ISS pour influencer le vote.

Campagne de désinformation

Comme pour Swissport, la plupart des médias a relayé les mensonges de l’employeur. On se rappelle des « 7 grévistes » qui bloquaient l’aéroport en janvier… Aujourd’hui ISS prétend que le SSP demande des augmentations de 30%. Faux : les employés ne réclament qu’une seule et unique chose, le maintien et le respect de leurs CCT !

Violation de la paix du travail et contournement du droit de grève

Le 21 juin, ISS a remis des contrats individuels aux employés en les forçant à signer avant le 28 juin. Ceci en violation de la paix du travail et des délais légaux de congé. Le 30 juin, ISS a fait venir 30 employés d’ADECCO, une dizaine d’employés d’ISS Zürich et prévu d’autres renforts de Lausanne et Carouge. En doublant ainsi son personnel par des briseurs de grève, ISS viole le droit constutionnel de grève.

Utilisation de la police et bénédiction de M. Longchamp

Pourtant la police n’entend pas faire respecter la Constitution fédérale, soit la plus haute loi du pays. S’il le faut elle interviendra par la force, mais pour protéger… les briseurs de grève. Tout cela avec la bénédiction de M. Longchamp. Depuis décembre 2009, M. Longchamp a été informé des risques de grèves si rien n’était fait pour assainir les conditions de travail à l’aéroport. La première chose qui lui fut demandé était de garantir l’application et l’élargissement des CCT actuelles. En tant que président de l’aéroport et du gouvernement genevois, M. Longchamp préfère attirer les compagnies low coast et laisser casser les CCT existantes. Une façon intéressante de « ne pas intervenir » sur le partenariat social…

Venez soutenir les grévistes, participez à la manifestation de samedi !

 

 

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04/07/2010

Murad AKINCILAR, il est arrivé à Genève

Murad AKINCILAR, il est arrivé à Genève le samedi matin 11h30.

 

 

murad akincilar genève 1.JPG

 

Chère, cher Collègue et Ami-e, Madame, Monsieur,

 

Une conférence débat sera organisée le mardi 6 juillet 2010, dès 18h30 sur le thème de «  le dernier tournant de la démocratie en Turquie ». Murad Akincilar donnera cette conférence. Elle aura lieu dans la grande salle (salle Daniel Marco) du syndicat Unia région Genève.

 

 

murad akincilar genève 2.JPG

 

À cette occasion, le comité de soutien se réjouit d’organiser une rencontre avec Murad. Vous avez été nombreux-ses à le soutenir, lui qui a subi 8 mois d’emprisonnement et finalement il a pu retrouver sa liberté, son épouse et toute sa famille et ses amis-es. Grâce à cet élan de solidarité qui a regroupé des milliers de personnes individuelles ou au travers des partis, des syndicats, des organisations de la défense des droits humains a permis de soutenir Murad et sa famille. Les autorités fédérale, cantonale et municipale, des élus de divers milieux politiques, des parlementaires de l’Union européenne, des élus des parlements nationaux, des syndicats de divers pays ont montré que la solidarité a un sens et en plus elle peut être efficace.

Un apéro sera offert à l’issue de cette conférence.

Avec toutes nos salutations cordiales et en nous réjouissant de vous rencontrer à cette occasion.

 

 

murad akincilar genève 3.JPG

 

Pour le comité de soutien à Murad Akincilar

Jamshid Pouranpir


5 chemin du Surinam


1203 Genève

Tél : 022 949 12 00

SMS : 079 827 86 27

Fax : 022 949 12 20

============================================================

Maiosn Populaire de Genève

www.assmp.org


02:21 Publié dans Solidarité | Tags : genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

23/06/2010

Le voyage vers l'exécutions !


Le voyage vers l'exécutions  !

 


Appel urgent Contre l’expulsion

d’un demandeur d’asile Kurde vers l’Iran


LETTRE OUVERTE

AUX AUTORITES SUISSES, AUX DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN, DES

ORGANISATIONS INTERNATIONALES,

DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME, ET AUX MEDIAS.

 

Genève, le 23 juin 2010


Madame, Monsieur,

Le  « Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme » et  « Maison Populaire de Genève»  ont été alertés par l’information faisant état d’une expulsion vers l’Iran d’un demandeur d’asile d’origine kurde.

Ce militant politique, Monsieur Jabbar Ahmadwandie né le 23.10.1984, vit depuis 12.08.2005 en Suisse. Son adresse : Ebnaterstr 17 - Wattwil 9630

En raison de ses activités sociopolitiques en Iran (au sein de Parti Démocratique de Kurdistan d’Iran), et à cause des menaces réales qu’il a eues sur sa vie, il a dû clandestinement quitter l’Iran et demander l’asile politique en Suisse. Afin d’attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme en Iran et au Kurdistan d’Iran, M. Ahmadwandie a activement participé à l’organisation des dizaines des et rassemblement et des manifestations en Suisse. Ce qui fait, qu’il est bien connu par les autorités iraniens.

Le régime islamiste iranien frappe en effet durement les Kurdes mais pas seulement. Il poursuit tous ses opposants ; ceux qui sont reconnus coupables de « mohareb « (inimitié à l’égard de Dieu) sont, à l’issue d’un simulacre de jugement, condamnés à mort par pendaison : 270 exécutions en 2009, 80 depuis janvier 2010 ; selon le Comité international contre la peine de mort, 63 personnes dont 28 Kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort.

Il est actuellement placé en détention et risquent d’être extradés vers l’Iran à tout moment.

Nous appelons chacune et chacun à la solidarité avec Monsieur Jabbar Ahmadwandie. Puisqu’il a vécu depuis des mois l’angoisse et la peur d’être envoyé en Iran, par conséquent, l’état psychologique de M. Ahmadwandie est très inquiétant.

Le régime Iranien est un Etat reconnu pour la pratique de torture. Or, nous vous rappelons que l’article 3 alinéa 1 de la Convention de 1951 (et son complément de 1967) contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dont l’application est universelle - stipule qu’"aucun Etat n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture". A noter que le suisse a participé activement à la réalisation de cette convention.

Il convient de réexaminer attentivement son dossier. Nous considérons que sa situation correspond pleinement aux critères déterminant l’obtention du statut de réfugié politique.

Par conséquent, nous vous demandons instamment d’intervenir auprès des autorités compétentes  Susse, afin d’empêcher l’extradition de Monsieur Jabbar Ahmadwandie vers l’Iran où il risque d’être emprisonné et vraisemblablement être torturé.

En vous remerciant par avance pour votre compréhension et pour l’attention que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Au nom du Centre Zagros pour la Démocratie et les Droits de l’Homme-Genève

Monsieur Baban Eliassi et Azad SLAWATI

beliasi@hotmail.com <mailto:beliasi@hotmail.com>

Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org <http://www.assmp.org>

assmp@assmp.org


Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Suisse :

Office fédéral des migrations
Quellenweg 6
CH-3003 Berne-Wabern
T +41 31 325 11 11, F +41 31 325 93 79
http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/misc/conform.0187.html?pag...

Département fédéral de justice et police
Service d'information
Palais fédéral ouest
CH-3003 Berne
T +41 31 322 21 11, F +41 31 322 40 82

http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/misc/conform.0005.html?p...

United Nations High Commissioner for Human Rights :

urgent-action@ohchr.org

United Nations High Commissioner for Refugees :

1503@ohchr.org






Rapport Amnesty International 2010 – IRAN
28 mai 2010
Chef de l’État [Guide] : Ali Khamenei
Chef du gouvernement [Président] : Mahmoud Ahmadinejad
Peine de mort : maintenue
Population : 74,2 millions
Espérance de vie : 71,2 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F) : 33 / 35 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes : 82,3 %

L’élection présidentielle de juin, dont les résultats ont été largement contestés, a été précédée et surtout suivie d’un renforcement des restrictions aux protestations politiques, ce qui a intensifié la répression systématique exercée de longue date. Les forces de sécurité, et notamment les bassidjis (miliciens volontaires) ont eu recours à une force excessive contre les manifestants ; des dizaines de personnes ont été tuées ou ont succombé à leurs blessures. Les autorités ont imposé des restrictions sans précédent à la liberté d’expression. Les réseaux de téléphonie mobile et filaire ainsi que l’accès à l’Internet ont été bloqués. Bien plus de 5 000 personnes ont été emprisonnées au cours de l’année. Beaucoup ont été torturées – il y aurait eu des viols – ou autrement maltraitées, et certaines sont mortes des suites de leurs blessures. Plusieurs dizaines de personnes ont ensuite été jugées dans le cadre de « procès pour l’exemple » manifestement iniques. La plupart des accusés se sont vu infliger des peines d’emprisonnement, mais au moins six d’entre eux ont été condamnés à mort. Les violations des droits humains perpétrées à l’occasion de l’élection présidentielle s’inscrivaient dans un climat de répression sévère qui a persisté tout au long de l’année et dont ont été victimes, entre autres, des membres des minorités ethniques et religieuses, des étudiants, des défenseurs des droits humains et des personnes qui réclamaient des réformes politiques. Les femmes continuaient de subir des discriminations dans la loi et en pratique, et des militants qui défendaient leurs droits ont été harcelés, arrêtés et emprisonnés. Le recours aux mauvais traitements, voire à la torture, contre les détenus était très répandu et 12 personnes au moins sont mortes en détention. Les détenus étaient systématiquement privés de soins et de contacts avec leur famille et leurs avocats. Beaucoup risquaient d’être jugés au cours de procès inéquitables. Avec un taux d’exécutions parmi les plus élevés au monde, l’Iran était aussi un des rares pays à encore exécuter des mineurs délinquants. Au moins 388 prisonniers ont été mis à mort, dont cinq, peut-être plus, avaient moins de 18 ans au moment des faits qui leur étaient reprochés. Un homme a été lapidé.

CONTEXTE

Le programme iranien d’enrichissement de l’uranium occasionnait toujours des tensions au sein de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté, en mars, la prolongation des sanctions économiques et politiques imposées les années précédentes. En septembre, le gouvernement a révélé l’existence d’une usine d’enrichissement de l’uranium inconnue jusqu’alors. Près d’un million de réfugiés, venus pour la plupart d’Afghanistan, se trouvaient toujours en Iran. Leur accès aux services sociaux et à l’éducation était restreint.

ELECTION PRESIDENTIELLE – ATTEINTES MASSIVES AUX DROITS HUMAINS

Les autorités ont intensifié la répression contre les opposants et détracteurs du gouvernement durant les mois précédant le scrutin présidentiel du 12 juin, et le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a été officiellement déclaré vainqueur. Seuls trois des 474 autres candidats ont été autorisés à se présenter. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le résultat officiel, annoncé le 13 juin. Les forces de sécurité, notamment les milices paramilitaires bassidjis, ont été déployées pour réprimer les mouvements de protestation, en particulier après que le guide suprême eut ordonné leur arrêt, le 19 juin. Les manifestations se sont néanmoins poursuivies jusqu’à la fin de l’année en des jours importants comme la fête religieuse de l’Achoura, le 27 décembre. Les autorités ont perturbé les réseaux de téléphonie mobile et l’accès à Internet et notamment aux sites de réseaux sociaux, pour entraver la circulation de l’information. Les journalistes étrangers ont été empêchés de couvrir les manifestations et certains ont été expulsés. Les services de sécurité contrôlaient le contenu des journaux. Des étudiants ont été blessés lors de descentes des forces de sécurité sur des campus universitaires. Les autorités ont accusé les gouvernements américain et britannique d’avoir fomenté les troubles, ce que ceux-ci ont nié.

Les trois candidats battus ont tous fait état de fraudes électorales présumées et ont porté plainte auprès de l’organisme chargé de l’organisation du scrutin. Un nouveau décompte partiel a eu lieu, mais les plaintes des candidats ont été en grande partie rejetées. Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment le 5 août pour un deuxième mandat.

HOMICIDES ILLEGAUX

Les bassidjis, entre autres forces de sécurité, ont utilisé une force excessive contre les manifestants, les frappant à coups de matraque et fonçant sur eux à moto pour les blesser. Les autorités ont annoncé la mort de 43 personnes lors des troubles, mais selon des sources de l’opposition le nombre total des victimes était probablement supérieur à 100. Des centaines de personnes ont été blessées.

Neda Agha Soltan, 27 ans, a été abattue le 20 juin dans une rue de Téhéran au cours d’une manifestation. Son agonie a été filmée. L’auteur des tirs a été identifié comme un membre des bassidjis, mais les autorités ont affirmé que la mort de la jeune femme avait été provoquée par les médias américains et britanniques. La famille et d’autres proches de Neda Agha Soltan ont été harcelés et intimidés par des éléments des services de sécurité lors d’une cérémonie organisée à sa mémoire.

ARRESTATIONS ET DETENTIONS

Bien plus de 5 000 personnes ont été emprisonnées entre l’élection présidentielle et la fin de l’année. Parmi elles figuraient des personnalités politiques d’opposition, des journalistes, des universitaires, des étudiants, des avocats, des défenseurs des droits humains et des officiers de l’armée. Des personnes qui avaient une double nationalité ou des liens avec les États-Unis ou le Royaume-Uni ont également été prises pour cibles. Certaines ont été interpellées lors de manifestations, d’autres à leur domicile ou sur leur lieu de travail, et d’autres encore, blessées, ont été arrêtées à l’hôpital. La plupart, voire la totalité, ont été privées d’assistance juridique. Beaucoup ont été privées de soins et de contacts avec leur famille.

Plusieurs centaines de détenus ont été libérés au bout de quelques jours ou de quelques semaines, mais
de très nombreux autres ont été jugés lors de « procès pour l’exemple » pour avoir incité à une « révolution de
velours » ou commis des « actes nuisant à la sécurité nationale », entre autres chefs d’inculpation à formulation vague.

Mohammad Ali Abtahi, Mohsen Aminzadeh, Said Hajjarian et au moins quatre autres responsables politiques ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi l’élection. Amnesty International les considérait tous comme des prisonniers d’opinion. Said Hajjarian a été libéré sous caution en octobre et Mohammad Ali Abtahi en novembre. Mohsen Aminzadeh était toujours en détention à la fin de l’année.

VIOLS ET AUTRES FORMES DE TORTURE

Certains prisonniers ont été transférés au centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, où ils ont été maltraités et même torturés. Ce centre est rapidement devenu tristement célèbre pour ses sévices, au point qu’il a été fermé en juillet sur ordre du guide suprême. À la fin de l’année, 12 agents de l’État étaient poursuivis devant un tribunal militaire pour des violences; trois d’entre eux étaient accusés de meurtre.

Des éléments probants ont confirmé que des prisonniers, hommes et femmes, avaient été victimes de viol durant leur détention, entre autres actes de torture. Cependant, au lieu d’ordonner une enquête approfondie sur ces allégations, les autorités se sont empressées de les nier ; elles ont ensuite harcelé les victimes et fermé les locaux d’un comité qui recueillait leurs témoignages.

Ebrahim Sharifi, un étudiant de 24 ans, a affirmé que des membres des forces de sécurité l’avaient violé, passé à tabac et soumis à un simulacre d’exécution au cours de la semaine qui a suivi son arrestation le 22 juin. Il a essayé d’intenter une action en justice, mais a dû passer à la clandestinité après que lui-même et sa famille eurent été menacés par des représentants de ces forces. Le 13 septembre, un collège de juges a rejeté son allégation de viol en l’accusant de l’avoir forgée de toutes pièces pour des motifs politiques. Ebrahim Sharifi a fui l’Iran.

Mohsen Ruholamini, fils d’un assistant de Mohsen Rezaei, l’un des candidats à la présidence, est mort le 23 juillet alors qu’il était détenu à Kahrizak depuis une quinzaine de jours. Selon un rapport officiel, il avait été
frappé à plusieurs reprises au moyen d’un objet dur et il a souffert d’une crise cardiaque et d’une hémorragie interne.

PROCES INEQUITABLES

Une série de « procès pour l’exemple » dans lesquels comparaissaient de très nombreux détenus se sont déroulés à partir du mois d’août. Ces procès étaient d’une iniquité flagrante. Pratiquement aucun des accusés, voire aucun, n’a été autorisé à consulter un avocat. La plupart avaient été maintenus au secret pendant plusieurs semaines et beaucoup auraient été torturés ou maltraités avant leur comparution. Les audiences se sont déroulées à huis clos, mais des extraits montrant des accusés en train de faire des « aveux », apparemment sous la contrainte, ont été retransmis par la télévision d’État. Plus de 80 personnes ont été déclarées coupables et condamnées à des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement; cinq autres au moins ont été condamnées à mort.

DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année encore, des défenseurs des droits humains et notamment des personnes militant pour les droits des femmes et des minorités, ainsi que des avocats et des syndicalistes, ont été victimes d’arrestations arbitraires et de harcèlement ; certains ont été inculpés et jugés à l’issue de procès inéquitables, d’autres ont été frappés d’interdiction de quitter le territoire.

En avril, cinq dirigeants syndicaux de la sucrerie de Haft Tapeh ont été condamnés à des peines allant jusqu’à six mois d’emprisonnement pour « propagande contre le régime ». On leur reprochait d’avoir dénoncé leurs conditions de travail dans une interview accordée à des journalistes étrangers en 2008. Ils ont commencé à purger leur peine en novembre après la confirmation de leurs condamnations en appel.

Cinq membres du Comité des reporters des droits humains ont été arrêtés en décembre ; d’autres étaient recherchés par les services de renseignement.

DISCRIMINATIONS ENVERS LES FEMMES

Les femmes continuaient d’être victimes de discrimination dans la loi et en pratique, malgré quelques améliorations mineures. Des militants des droits des femmes, notamment des participants à la Campagne pour l’égalité – qui réclame la fin de la discrimination légalisée envers les femmes et vise à recueillir un million de signatures –, ont été harcelés, interpellés, poursuivis en justice et frappés d’interdiction de voyager pour avoir collecté des signatures.

Le 1er février, Alieh Eghdam-Doust, une militante de la Campagne pour l’égalité, a commencé à purger une peine de trois ans d’emprisonnement à laquelle elle avait été condamnée pour participation à une manifestation pacifique. Elle était l’une des nombreuses femmes arrêtées en juin 2006, lors d’une manifestation contre les lois discriminatoires, et la première à entamer une peine de prison.

LIBERTE D’EXPRESSION ET D’ASSOCIATION

Les autorités ont bloqué des sites Internet qui critiquaient le gouvernement, notamment ceux de blogueurs iraniens ; elles bloquaient aussi par intermittence les sites des médias étrangers qui diffusaient des informations sur l’Iran. En avril, les utilisateurs de SMS ont été avertis que les messages étaient « contrôlés » en vertu d’une nouvelle loi sur la « cybercriminalité » adoptée en janvier. Les autorités ont également fermé des dizaines de journaux, magazines et autres publications imprimées ou ont maintenu leur interdiction. Des journalistes dont les articles critiquaient le gouvernement ont été pris pour cibles et des groupes indépendants de la société civile, comme la Société des partisans des droits humains d’Ispahan, ont été infiltrés et affaiblis. Des centaines d’étudiants ont été frappés d’interdiction d’étudier en raison de leurs activités militantes sur le campus.

Quatre étudiants de l’université Amir Kabir, à Téhéran, ont été arrêtés le 24 février à leur domicile pour avoir participé la veille à une manifestation pourtant pacifique contre la décision du gouvernement d’enterrer les restes de soldats sur le campus, où les bassidjis, entre autres forces de sécurité, auraient ainsi pu accéder librement. D’autres étudiants ont également été interpellés ; à la fin juillet, ils avaient tous été libérés sans inculpation.

Roxana Saberi, une journaliste possédant la double nationalité américaine et iranienne qui avait été arrêtée le 31 janvier, a été déclarée coupable de « collaboration avec un État hostile » le 18 avril à l’issue d’un procès à huis clos devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Elle a été condamnée à huit ans d’emprisonnement, mais la sentence a été ramenée à deux ans avec sursis à la suite de protestations au niveau local et international. Remise en liberté le 12 mai, elle a été autorisée à quitter le pays.

Les frères Arash et Kamiar Alaei, deux médecins spécialisés dans la prévention et le traitement du VIH/sida, ont été condamnés en janvier respectivement à six et trois ans d’emprisonnement pour « coopération » avec un «gouvernement ennemi ». Jugés le 31 décembre 2008 à huis clos, ils n’avaient pas été informés des charges ni des éléments de preuve retenus à leur encontre et le tribunal ne les avait pas autorisés à faire citer ni à interroger des témoins. Ces deux hommes étaient des prisonniers d’opinion, détenus en raison de leurs liens avec des institutions médicales américaines et autres.

DISCRIMINATIONS MINORITES ETHNIQUES

Les membres des minorités ethniques risquaient toujours de subir des discriminations et d’être harcelés et emprisonnés pour avoir fait campagne en faveur d’une meilleure reconnaissance de leurs droits sociaux et culturels, et notamment du droit à l’utilisation de leur langue dans les écoles. En juin, le gouvernement a annoncé qu’il allait autoriser l’utilisation des langues régionales dans certains domaines de l’enseignement supérieur.

Cette année encore, des Arabes ahwazis et des Azéris ont fait l’objet de mesures de répression. Des membres de la petite minorité sunnite azérie qui protestaient contre des coupures d’eau ont été arrêtés en février. Des personnes appartenant à la minorité kurde et soupçonnées d’appartenance à des groupes armés d’opposition interdits ont été arrêtées et emprisonnées. Certaines ont été condamnées à mort et une au moins a été exécutée, peut-être en représailles pour une série d’attaques visant des agents de l’État perpétrées en septembre dans la province du Kurdistan. Les violences se sont intensifiées dans la province de Sistan-e Baloutchistan, où la population baloutche
est majoritairement sunnite. Les affrontements se sont multipliés entre les forces gouvernementales et le Mouvement iranien de résistance des peuples, un groupe armé également connu sous le nom de Joundallah. Le 18 octobre, au moins 42 personnes, dont des officiers supérieurs des pasdaran (gardiens de la révolution) et des civils, ont trouvé la mort dans une attaque revendiquée par ce groupe. Le 30 mai, deux jours après un attentat à l’explosif contre une mosquée de Zahedan que le Mouvement iranien de résistance des peuples a revendiqué et qui a fait au moins 25 morts, trois hommes, accusés d’avoir introduit les explosifs en Iran, ont été exécutés en public à proximité de la mosquée. Poursuivis pour d’autres attentats, ils étaient incarcérés au moment de cette attaque.

MINORITES RELIGIEUSES

Des membres de minorités religieuses, dont certaines non reconnues par le gouvernement, continuaient d’être victimes de discrimination, de harcèlement et d’arrestations arbitraires. Des biens appartenant à ces communautés ont également été endommagés. Parmi les personnes prises pour cibles figuraient des religieux sunnites, des religieux chiites favorables à la séparation de la religion et de l’État, des membres des communautés derviches et d’Ahl-e Haqq (Gens de la vérité), des membres d’une association philosophique appelée Ahl-e Yasin, des chrétiens ainsi que des baha’is, qui n’avaient toujours pas accès aux études supérieures. Les musulmans qui se convertissaient à d’autres religions risquaient d’être agressés et poursuivis en justice pour « apostasie », une infraction passible de la peine de mort.

Maryam Rostampour et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad, converties au christianisme, ont été arrêtées le 5 mars à Téhéran pour avoir distribué des exemplaires de la Bible et participé à des réunions religieuses. Amnesty International les considérait comme des prisonnières d’opinion. Remises en liberté en novembre après avoir été acquittées en octobre par un tribunal révolutionnaire de l’accusation d’« agissements contre la sûreté de l’État », elles restaient poursuivies pour « apostasie » et « prosélytisme » devant une juridiction de droit commun.

Sept baha’is – deux femmes et cinq hommes – arrêtés en mars et en mai 2008 étaient maintenus en détention sans jugement dans la prison d’Evin, à Téhéran. Ils étaient tous accusés d’espionnage au profit d’Israël, d’« offense au caractère sacré de la religion » et de « propagande contre le régime ». En mai, leurs familles ont été informées qu’ils avaient également été inculpés de « corruption sur terre », passible de la peine capitale.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS

La torture et d’autres formes de mauvais traitements étaient fréquents durant la détention provisoire ; ces pratiques étaient favorisées par la privation de contacts avec les avocats et par l’impunité dont bénéficiaient leurs auteurs. Parmi les méthodes signalées figuraient notamment les passages à tabac, l’enfermement dans des cellules minuscules, la privation d’eau, de nourriture et de lumière et l’absence systématique de soins. Au moins 12 personnes seraient mortes en détention au cours de l’année, manifestement en raison de mauvais traitements ou d’un manque de
soins adaptés à leur état. Aucune enquête indépendante n’a, semble-t-il, été menée sur des allégations de torture, hormis dans le centre de Kahrizak.

CHATIMENTS CRUELS, INHUMAINS ET DEGRADANTS

Des peines de flagellation et d’amputation à titre de châtiment judiciaire ont été prononcées et appliquées. En février, la Cour suprême a confirmé une condamnation qui prévoyait le versement d’acide dans les yeux d’un homme qui avait aveuglé une femme de cette manière.

PEINE DE MORT

L’Iran avait toujours l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde. Au moins 388 personnes ont été exécutées, dont un homme par lapidation et cinq autres personnes, peut-être plus, qui avaient été condamnées pour des crimes commis alors qu’elles n’avaient pas encore 18 ans. Quatorze condamnés, peut-être davantage, ont été exécutés en public. Les chiffres réels étaient probablement plus élevés.

Le nombre d’exécutions signalées a considérablement augmenté durant les troubles qui ont éclaté entre l’élection présidentielle du 12 juin et l’entrée en fonction du président Mahmoud Ahmadinejad le 5 août : 112 exécutions ont été recensées, soit plus de deux par jour en moyenne.

En janvier, mars, juillet et août, 77 personnes ont été mises à mort au cours d’exécutions collectives. Au moins 10 personnes condamnées à mort par lapidation et 136 mineurs délinquants, peut-être plus, étaient sous le coup d’une sentence capitale à la fin de l’année.

Delara Darabi, une femme de 22 ans condamnée pour un crime qu’elle aurait commis à l’âge de 17 ans, a été exécutée le 1er mai alors que le responsable du pouvoir judiciaire lui avait accordé un sursis de deux mois.

12:08 Publié dans Solidarité | Tags : droit de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

10/06/2010

Journée mondiale contre le travail des enfants du vendredi 11 juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à Genève:

Journée mondiale contre le travail des enfants 2010 : "Droit au but... éliminons le travail des enfants" vendredi 11 juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à

Genève :

INTERNATIONAL - La célébration, le 12 juin 2010, de la Journée mondiale contre le travail des enfants sera l’occasion d’offrir aux autorités nationales et locales l’opportunité d’organiser des activités et d’amplifier le mouvement mondial contre le travail des enfants. (Attention, cette année à Genève, les événements auront lieu le vendredi 11 juin

2010)

Journée mondiale contre le travail des enfants du vendredi 11

juin 2010 dès 13h30 à la place des Nations à Genève :

Droit au but, éliminons le travail des enfants !

de 14h00 à 15h00

· Ouverture de la manifestation par l’association "Le respect, ça change la vie"

· Message de Madame Constance Thomas, directrice du Programme international

pour l’abolition du travail des enfants (programme IPEC du BIT)

· Témoignages d’enfants togolais qui ont été soumis à l’esclavage domestique

· Questions des écoliers à :

Madame Sandrine Salerno, Maire de la Ville de Genève

Monsieur Charles Beer, Conseiller d’Etat

Monsieur Jan Piet Hein Donner, Ministre des affaires sociales et de l’emploi de Hollande

· Lecture, par les enfants qui l’ont rédigé, au nom des autres écoliers, du message imprimé sur les banderoles (français et anglais)

· Lâcher des ballons et chanson "Libérez les enfants"

· Signature des banderoles par les autorités et personnalités invitées


La Journée mondiale contre le travail des enfants 2010 du 11 juin 2010 sur la Place des Nations à Genève coïncide avec la Coupe mondiale de football en Afrique du Sud. Elle se tiendra un mois après la Conférence mondiale sur le travail des enfants des 10 et 11 mai à la Haye, aux Pays-Bas. Cette conférence est l’un des événements majeurs de ces dix dernières années.

La Journée mondiale proposée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) est l’occasion d’offrir aux autorités nationales et locales l’opportunité d’organiser des activités dans le cadre de la dynamique créée par la Conférence mondiale et d’amplifier ainsi le mouvement mondial contre le travail des enfants.

Par cette journée, avec l’OIT, nous souhaitons :

· contribuer aux efforts dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants ;


· contribuer à l’intensification des efforts au niveau mondial, national et local pour que les mesures de lutte contre toutes formes de travail des enfants soient partie intégrante des stratégies pour la réduction de la pauvreté, la protection sociale et la planification de l’éducation ;


· contribuer à renforcer l’engagement politique et social de lutte contre le travail des enfants avec les partenaires sociaux et la société civile, jouant tous deux un rôle de premier plan en matière d’activités de promotion et de sensibilisation.


La lutte contre les pires formes de travail des enfants


Cela fait maintenant dix ans que la convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants est entrée en vigueur. À ce jour, plus de 90% des États membres de l’OIT ont ratifié cette convention. Des millions d’enfants travailleurs ont bénéficié de la campagne de la convention contre des pratiques telles que l’utilisation des enfants à des fins d’esclavage, de travail forcé, traite, servitude pour dettes, servage, pornographie, recrutement forcé ou obligatoire en vue de leur utilisation dans des conflits armés et toutes formes de travail susceptibles de nuire à leur sécurité, santé ou moralité.

Cependant, malgré les progrès réalisés, il reste encore beaucoup à faire. Trop d’enfants sont encore astreints à des formes de travail totalement inacceptables. Les États membres de l’OIT ont fixé comme objectif l’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici 2016. Parvenir à cet objectif exige qu’un accroissement majeur de l’effort et de l’engagement soit entrepris. Le suivi, prévu après la Conférence mondiale de mai 2010, donne aux pays l’occasion d’évaluer les progrès réalisés, ce qu’il reste à faire et comment faire face aux défis restants.

Intensification des efforts par la réduction de la pauvreté, la protection sociale et l’éducation

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants de 2009, le Président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, a déclaré que "le travail des enfants au niveau mondial perpétue le cycle de la pauvreté empêchant les familles et les nationsde réaliser pleinement leur potentiel".

Notre défi à tous est de briser ce cycle. Les familles pauvres comptent parfois sur la contribution des gains d’un enfant au budget familial ou, faute d’un revenu suffisant, ces familles peuvent se trouver dans l’impossibilité de payer les frais directs ou indirects liés à l’éducation. Lutter contre la pauvreté des familles est un élément principal de la stratégie visant à lutter contre le travail des enfants.

Il est primordial de s’assurer que les adultes aient un emploi et un travail décent. Les gouvernements peuvent également mettre en oeuvre des stratégies en matière de protection sociale, afin d’aider les familles pauvres. Il s’est avéré que les programmes de transferts en espèces et d’alimentation scolaire aient un impact positif conséquent dans la promotion de l’accès à l’éducation et la réduction du travail des enfants.

La lutte contre le travail des enfants est étroitement liée aux progrès réalisés par l’éducation de base. Selon les plus récentes estimations, 72 millions d’enfants, en âge d’aller à l’école primaire, dont plus de la moitié sont des filles, et 71 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école secondaire ne sont pas scolarisés. De plus, le taux d’absentéisme parmi les enfants scolarisés est élevé. Un fort engagement au niveau mondial, national et local doit être entrepris afin d’assurer l’éducation pour tous les enfants ayant atteint l’âge minimum d’admission à l’emploi ainsi que des opportunités à ceux qui n’ont pas eu la chance de recevoir une éducation formelle.

Renforcement de l’engagement politique et social de lutte contre le travail des enfants

Les organisations d’employeurs et de travailleurs ont été d’ardents défenseurs des conventions de l’OIT sur le travail des enfants. Si nous voulons élever la prise de conscience sur ce sujet au niveau national, nous devons impliquer les organisations d’employeurs et de travailleurs de manière centralisée. Outre les gouvernements euxmêmes,les partenaires sociaux sont souvent les mieux organisés, ainsi que les plus ardents défenseurs d’une prise d’action. S’exprimant lors de la Conférence internationale du Travail de 2006, le Directeur général de l’OIT a déclaré que "Les mandants tripartites de l’OIT sont des pionniers de la lutte contre le travail des enfants en maintenant cette question à l’ordre du jour et en construisant des alliances pour éliminer ce fléau aux niveaux national et mondial". Localement, les organisations de la société civile peuvent aussi jouer un rôle déterminant auprès de nombreuses communautés au sein desquelles se pose le problème du travail des enfants. En effet, elles peuvent promouvoir des activités de sensibilisation, ainsi que des changements de comportement face au travail des enfants, au profit de l’éducation et du développement des compétences.

Rejoignez-nous pour célébrer le 11 juin 2010 !

La Journée mondiale contre le travail des enfants cherche à promouvoir une prise de conscience et des actions pour combattre le travail des enfants. Le soutien à la Journée mondiale croît d’année en année. En 2010, lors de la Journée mondiale contre le travail des enfants, nous espérons une large participation des écoliers genevois, des élus communaux, des organisations d’employeurs et de travailleurs, des

agences des Nations Unies et de toutes autres personnes sensibles à la lutte contre le travail des enfants.

programme_2010.pdf

INFORMATIONS UTILES,

inscriptions, horaires, déroulement, matériel pédagogique, sur

www.lerespect.org

Annonce de participation souhaitée par mail : webmaster@lerespect.org

Contact : Emile Abt 079 / 346 74 10 ou André Castella 078 / 843 75 30

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Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

 

 

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03/06/2010

Murad AKINCILAR, Il est libère !

 

Grâce à votre soutien, Murad AKINCILAR, Il est libère !

 

 

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photo Murat et Eylem

Murad AKINCILAR, Il est libéré !

 

 

 


Madame, Monsieur, Chère amie, cher ami,

Nous avons l’immense joie de vous annoncé que M. Murad AKINCILAR, il a été libéré cette après-midi (03 juin 2010)

Grâce à votre soutien et à l’action de ses avocats, les organisations humanitaire et ainsi qu’à tous ceux et toutes celles qui se sont mobilisées.

Nous vous adressons nos plus vifs remerciements pour votre solidarité.

Vive Solidarité Internationale

Demir SÖNMEZ

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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Pour la libération du syndicaliste et militant des droits démocratiques Murad Akincilar

Genève, le 13 janvier 2010

Au nom du Comité de soutien pour la libération du syndicaliste genevois Murad Akincilar, détenu en Turquie depuis le 30 septembre 2009, nous sollicitons votre soutien dans la campagne pour sa libération.

Nous avons l’honneur de vous adresser un appel international pour la libération de Monsieur Murad Akincilar. Le mercredi 30 septembre 2009, Monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul devant domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.

Murad Akincilar est un intellectuel, syndicaliste et militant des droits humains connu et engagé en Suisse comme ailleurs en Europe. Murad travaille à Genève auprès d’Unia, le plus grand syndicat de Suisse. Il y travaille depuis de nombreuses années comme secrétaire syndical. Citoyen de Genève, au bénéfice d’un permis d’établissement, il est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, pour une visite privée.

Murad Akincilar semble être inculpé, comme c’est presque systématiquement le cas lors d’arrestations politiques en Turquie, d’entretenir des liens avec une organisation terroriste. Le dossier d’inculpation est resté à ce jour inaccessible en vertu d’une procédure d’exception en vigueur en Turquie.

Des larges milieux politiques et sociaux en Suisse , près de deux mille personnes, des élus dans le parlement suisse et dans les parlements cantonaux, des partis, des associations et des syndicats ainsi que de larges milieux politiques dans les parlements - européen et allemand notamment - apportent leur soutien à M. Akincilar. Les grandes organisations syndicales internationales appuient cette cause et ont déjà adressé des lettres aux autorités turques. Si vous le désirez nous pouvons vous faire parvenir un exemplaire du dossier attestant ces soutiens.

Concernant l’état de santé de Murad Akincilar, nous sommes extrêmement inquiets. Murad a été opéré des deux yeux au mois d’octobre après s’être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue sans que les autorités de détention ne s’en préoccupent. Il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche, mais aucunement de l’œil droit - qui pour l’heure n’a pas de vision - vraisemblablement à cause de la brutalité des spots et du stress violent lors des heures d’interrogatoire ainsi qu’à cause du retard de l’intervention chirurgicale.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Monsieur Murad Akincilar.

Nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement turc, pour demander la libération de notre collègue syndicaliste et militant des droits démocratiques.

En vous remerciant d’avance pour votre soutien, en vous priant d’avoir l’obligeance de nous tenir au courant de vos démarches et de nous faire savoir si vous acceptez que nous en fassions état auprès des médias, nous vous adressons nos cordiaux messages.

Pour le comité de soutien : Jamshid Pouranpir, Unia, chemin du Surinam 5,

1203 Genève, Suisse

Tél : +41 79 827 86 27, jamshid.pouranpir@unia.ch

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02/06/2010

pas de pouvoir sans éthique

 

EGALITE ET DROITS SOCIAUX DANS LA CONSTITUTION


Nous ne voulons pas d'une constitution machiste,
conservatrice et rétrograde


APPEL A UN RASSEMBLEMENT

ROUGE DE COLERE ET BRUYANT-E-S
Venez avec vos instruments pour faire du bruit

 

La séance plénière du 26 mai 2010 de la Constituante Genevoise marque un tournant alarmant et regressif très important pour les droits sociaux.

Une majorité de constituants et de constituantes a balayé plusieurs droits sociaux du projet de Constitution : l'égalité entre femmes et hommes, le refus des discriminations, le minimum vital, le droit au logement, l'obligation de suivre une scolarité, les allocations familiales, les libertés syndicales. Si ce projet de Constitution est adopté, ces droits fondamentaux ne seront plus garantis.

A l'heure où les banques sont renflouées avec l'argent des contribuables, que les cadeaux aux riches sont de plus en plus grands, alors que la crise touche principalement les salariéEs et les petits revenus, cette nouvelle provocation de la droite ne peut être acceptée. Elle nous impose sa volonté et voudrait supprimer des droits sociaux obtenus de longue lutte.

Face à ces attaques de la droite néolibérale et la droite populiste, nous devons réagir et montrer notre mécontentement et désaprobation. Nous devons créer un rapport de forces et constituer une mobilisation sociale forte.

Jeudi 3 juin dès 16h30
Devant l'entrée du Grand Conseil
Rue de l'Hôtel-de-Ville 2

Coordination Genevoise de la MMF
Des féministes en colère

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Aux entrepreneurs de la nouvelle Constitution genevoise

pas de pouvoir sans éthique

 

Tous les êtres vivants, dans les sociétés humaines ou dans la nature ont droit à la vie. Depuis plusieurs décennies les droits des individus sont garantis par des traités internationaux ratifiés par une majorité des gouvernements de la planète Terre. Y compris, sur le papier, dans des régimes anti-démocratiques et totalitaires. Toutefois, personne n'a applaudi le monde imaginé par les dictateurs ou les régimes antidémocratiques, le monde les a plutôt maudits.

Un pays démocratique qui respecte les droits et libertés de ses citoyens met à leur service des moyens pour évaluer en tout temps l'état réel du respect des droits humains et de la nature. Ce n'est pas nouveau : toutes les civilisations ont placé au centre de leur code juridique la protection des droits humains.

Aucun système, y compris du temps de l'esclavage, des sociétés féodales ou du totalitarisme, n'a nié les droits de ses citoyens. Cette continuité est au cœur de nos sociétés et de nos actuelles références juridiques.

La Suisse porte l'image, aux yeux du monde, d'un pays exemplaire en matière démocratique, du fait qu'elle est considérée comme l'un des berceaux des libertés démocratiques et du respect des droits de l’homme. Ce n'est pas seulement une image, une forme de maquillage de la réalité,

c'est bien vrai !

Actuellement une nouvelle Constitution est en phase d'élaboration à Genève... mais les nouvelles sont mauvaises.

Pourquoi ?

L'ensemble de l'Assemblée constituante (à majorité de droite 25 mai 2010) a voté en bloc contre la primauté des droits humains sur d'autres considérations.

Pour gagner des voix et sans aucun respect de l'éthique les partis de droite continuent à salir la bonne image qu'avaient la Suisse et ses habitants. Exemple: la récente et désastreuse votation sur les minarets.

En s'attaquant au noyau de l'éthique garanti par les droits fondamentaux : la liberté d'expression, la liberté religieuse, le droit à la formation, droit à la santé, au logement, à la circulation des personnes, l'interdiction des mauvais traitements, des discriminations, du racisme, etc. la droite et l'extrême droite helvétique jouent avec le feu !

Imaginons des gens qui joueraient à lancer une initiative pour fermer les églises chrétiennes. Comment réagirait la population suisse, même non pratiquante ?

« Je suis fort, je représente la majorité, c'est moi qui décide », c'est ce qu'on entend chez certains ténors de la droite genevoise... Cela signifie-t-il que les jugements tranchés, l'absence d'écoute seraient la nouvelle morale en politique.

Être fort, détenir le pouvoir ne veut pas dire être sans scrupule. Il n'y a pas de pouvoir sans éthique.

N'oublions pas que les élus n'ont pas toujours raison et ne sont pas toujours représentatifs de la démocratie. Hitler et Mussolini ont été élus à la majorité sans toutefois être des démocrates.

Ils ont tous deux entraîner le monde dans un bain de sang et de misères.

Les politiciens populistes, ont divisé la population en catégories et en gonflant des faits-divers à la dimension de catastrophes nationales.

Les électrices et les électeurs espèrent des élus qu'ils élaboreront une Constitution pour que la vie des habitants du canton et de la nature environnante soit respectée, une Constitution dont elles et ils pourraient êtres fiers pendant des siècles !!!

 

Genève le 27 mai 2010

Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ

 

www.assmp.org

 

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31/05/2010

Rassemblement à La place des Nations -- Genève le lundi 31 mai 2010 à 18h30



*Au moins dix morts dans l'abordage de la flottille en route vers Gaza*


Au moins dix passagers de la flottille internationale d'activistes pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d'affrontements avec un commando israélien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d'un bâtiment. Des membres d'un commando descendus d'un hélicoptère ont attaqués les militants à bord d'un navire. On dénombrerait une dizaine de morts et plusieurs blessés.


La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien.


Ann W., actuellement en mer sur l'un des bateaux qui se rendent à Gaza a écrit "Briser le blocus ou bien être attaqués en mer et déportés dans des camps de détention ? Cela dépend aussi de vous..*Réfléchissez aux manières dont vous pouvez nous venir en aide !* ".


Pour protester contre cet acte de barbarie, venez

 

toutes et tous ce soir :

* Rassemblement à La place des Nations --

 

Genève le lundi 31 mai 2010 à 18h30*

 

 

Org. Droit pour Tous

Soutien : Collectif Urgence Palestine (Association Suisse Palestine, CETIM, Droit pour Tous, CUP Nyon-La Côte, Femmes en Noir, GSsA, Association Meyrin Palestine, Parrainage d'enfants de Palestine, Secours Social Palestinien, UNIA, SolidaritéS, SSP, SIT, DAR,Maison Populaire de Genève

 

Maison Populaire de Genève

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28/05/2010

La manifestation du personnel de l’aide à domicile de la FSASD

jeudi 27 mai 2010 manifestation

Nous faisons appel à votre solidarité pour vous joindre à la manifestation du personnel de

l’aide à domicile de la FSASD,

POUR DES POSTES SUPPLEMENTAIRES

POUR RETROUVER SENS ET RESPECT AU TRAVAIL

organisée pour donner suite à notre pétition de l’hiver 2009 visant à obtenir des postes supplémentaires à la FSASD, pour faire face à la pénurie de personnel,en finir avec la course folle à la facturation

Résolution du personnel de la FSASD

réuni en Assemblée Générale le 28 avril 2010, le

personnel de la FSASD

Constatant une nouvelle fois que :

La charge de travail de toutes les catégories du personnel et la pression à la facturation continuent à s’accroître, engendrant des souffrances et portant atteinte à la santé d’un grand nombre de collaborateur-trice-s,

Cette surcharge est notamment due à la réduction des durées d’hospitalisations, au retardement des entrées en EMS, à l’alourdissement des procédures administratives, à la pression des assurances, à l’accroissement d’une clientèle nécessitant une prise en charge plus complexe,

Cette situation, due en bonne partie à la politique sanitaire cantonale, est permanente et le pool n’est plus en mesure de remplir sa mission de remplacement,

Dans les conditions actuelles, le personnel n’est plus à même de garantir la qualité des prestations ainsi que sa propre sécurité ; et dans certaines équipes il y a d’ores et déjà des refus et des annulations de prise en charge de clients, qui sont réorientés vers le privé

Constatant en plus qu’ :

Une note interne du 31 mars 2010, concernant le budget 2010, transmis par la direction Générale, ne fait qu’aggraver drastiquement la situation décrite ci-dessus par des mesures de :

Non remplacement des départs naturels et des absences longues durées de certaines fonctions

Suppression de 44 postes due à l’insuffisance de budget alloué par l’Etat,

Demande à nouveau :

120 postes supplémentaires de terrain

Demande de surcroît :

L’arrêt immédiat de la mesure de suppression des 44 postes

L’arrêt immédiat de toute attribution de nouvelles missions, comme les UATR, en l’absence de dotation budgétaire spécifique, indépendamment de notre revendication

Un entretien en toute urgence avec :

La direction générale de la FSASD

Les autorités politiques, en la personne du Président du DARES, M. Unger

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25/05/2010

Soutien aux grevistes de l’huicoma (Huilerie Cotonnière du Mali)

Déclaration du Parti SADI sur la grève illimitée de la faim des travailleurs de HUICOMA Les travailleurs licenciés et non licenciés de HUICOMA ont entamé à partir du lundi 10 mai 2010 à la Bourse du Travail une grève illimitée de la faim.

Cette ultime action est le résultat du refus délibéré des autorités à respecter les engagements qu’elles ont pris lors des négociations avec l’Union Nationale des Travailleurs du Mali autour des revendications des travailleurs de HUICOMA.

Ceux-ci ont fait montre d’un sens de responsabilité et de maturité, usant des voies légales et pacifiques pour dénoncer avec propositions alternatives, les effets sociaux de cette privatisation, anti démocratique et non transparente d’un bien public au profit d’une élite économique improductive et parasitaire. Les conséquences sur la population, particulièrement sur les familles des travailleurs de Huicoma et l’économie du pays sont dramatiques.

A ce sens de responsabilité et de la mesure des travailleurs de HUICOMA, l’Etat leur a opposé la politique de fuite en avant, l’irresponsabilité et le mépris doublés de cynisme. Le Premier Ministre Modibo Sidibé a rejeté d’un revers de la main le paiement des indemnités négociées du Plan social et l’Administration provisoire sous le fallacieux prétexte de voir le Gouvernement assigné en justice par le groupe TOMOTA et complices - qui n’ont jamais respecté les clauses du protocole d’accord de cession de HUICOMA qu’il a signé avec l’Etat ?

Comment l’Etat peut-il craindre quelqu’un qui aurait dû se trouver entre les quatre murs de la prison de Bamako Coura pour n’avoir jamais respecté un seul article du cahier de charge malgré les multiples avantages qu’on lui a accordé (non paiement des taxes pendant 08 ans, exonérations douanières, baisse du prix de la graine de coton, cession de HUICOMA à 09 milliards de FCFA alors que son prix normal de cession est estimé à plus de 20 milliards de FCFA), qui n’a réalisé aucun investissement et n’a élaboré aucun plan social dans les 60 jours qui ont suivi le transfert des actions qui a eu lieu le 02 juin 2005 ?

Où se trouve la crédibilité d’un Gouvernement qui se dédie en permanence sous prétexte de ne pas décourager les investisseurs, lesquels n’ont d’autres desseins que de s’enrichir et vite au détriment des travailleurs ?

Cette croyance aveugle aux prescriptions néo libérales du marché a mis notre pays dans une situation de crise sociale particulièrement aiguë (grève illimitée des enseignants du Supérieur depuis plus de 2 mois , grève de 12 jours des contractuels des ordres de l’enseignement, mécontentement grandissant des autres secteurs sociaux, crise alimentaire au Nord, paysannat de plus en plus mécontent des nouvelles formes d’expropriation de terres à travers la prescription néolibérale de bail emphytéotique, déni de justice…).

La connexion de ses pratiques d’appauvrissement ne fait que pousser un nombre important des jeunes à la migration forcée ou des travailleurs en grève de la faim. En fait, Les travailleurs de HUICOMA ont démonté en pièces les mécanismes de gestion du Groupe Tomota à travers le non-paiement des salaires et cotisations INPS entraînant l’arrêt des prestations de la structure ; la non régularisation de la situation administrative des travailleurs ; la signature de contrats fictifs avec une société américaine portant sur près d’un milliard de FCFA qu’il a prélevé sur les comptes de HUICOMA ; le détournement des exonérations au profits d’activités qui ne rentrent pas dans la gestion de la société etc

Comment l’Etat peut-il avoir peur d’un tel opérateur indélicat qui a établi son incapacité managériale et financière à rendre viable cette entreprise stratégique ? L’Etat est-il au service du groupe Tomota et alliés ou de la défense des intérêts supérieurs du Pays ?

Le Parti SADI condamne fermement la duplicité du Gouvernement qui assumera entièrement les conséquences de la grève illimitée de la faim observée par les dignes travailleurs de HUICOMA ;

Réaffirme son soutien total à la lutte des travailleurs de HUICOMA et à leurs revendications.

Invite tous ses militants ainsi que l’ensemble des citoyens maliens à apporter leur soutien actif à la lutte populaire des Travailleurs de HUICOMA jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications ;

Invite tous les travailleurs du Mali à se mobiliser derrière les grévistes de HUICOMA jusqu’à la reprise publique de cette entreprise des mains des prédateurs.

 

Bamako le 12 mai 2010

Le Bureau National

Le Secrétaire à la Communication

Nouhoum Keita

 

Solidarité Africaine Pour la Démocratie et L’Indépendance (S.A.D.I)

Rue : 255 Porte : 50 Djélibougou Bamako BP : 3140

Tel : 20 24 21 01/ 66 72 89 00

Site Web : www.partisadi.org

E-mail : partisadi@yahoo.fr


 

Soutien aux grevistes de l’huicoma (Huilerie Cotonnière du Mali)

lettre ouverte au Président de la République HUICOMA

 

Excellence Monsieur le Président ; La grève de faim est l’ultime recours des travailleurs licenciés et non licenciés de l’HUICOMA, qui occupent la Bourses du Travail depuis le 10 novembre 2009 dans le cadre de la revendication de leurs droits, suite à la cession de cette entreprise au Groupe TOMOTA.

Enclenche le lundi 10 mai 2010, cette épreuve est un cri de détresse ainsi qu’une interpellation qui ne devrait laisser indifférent(e), aucune malien(ne). Jamais auparavant la lutte de nos concitoyens pour leurs droits n’a revêtu cette forme qui met en péril leur vie. Ce drame s’inscrit dans le contexte de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance qui nous impose le devoir d’être rigoureux et solidaire notamment envers les groupes les plus vulnérables.

Monsieur le Président

La résistance et les revendications des travailleurs de l’HUICOMA s’inscrivent dans le contexte de crise systémique qui remet en cause le model néo-libéral qui a contraint notre pays à se débarrasser des secteurs stratégiques de notre économie. Nous avons le droit d’être audacieux au plan politique, intellectuel et social en innovant la gestion d’une entreprise comme celle de HUICOMA quand le repreneur se révèle incapable de respecter les clauses du cahier de charges.

Ignorer ou banaliser la grève de faim de nos concitoyens n’est pas acceptable ni moralement ni politiquement ni humainement.

Mais Monsieur le Président, les travailleurs de l’HUICOMA ne sont pas que les victimes d’une privatisation qui participe à la désindustrialisation et à la paupérisation de notre pays au profit d’une petite élite économique et politique. Les travailleurs de l’HUICOMA s’identifient a leur outil de travail. Ce sont des citoyens consciencieux qui veulent participer au sauvetage de l’un des maillons de notre industrie qui, gérée avec la rigueur et la transparence nécessaires peut contribuer encore comme au paravent à la relance économique à travers l’emploi, le revenu et la fourniture des produits de consommation de premières nécessités et de qualités : Huile, Savon, aliment pour bétail.

Monsieur le Président

Nous, acteurs sociaux, religieux, politique et culturels de cette lettre ouverte, proposons les mesures d’urgence suivantes :

· La protection des travailleurs en danger de mort en respectant le plan social élaboré par l’UNTM en faveur des travailleurs de l’HUICOMA et convenu avec l’Etat ;

· Le paiement des arriérés de salaires ;

· La nomination d’un administrateur provisoire en accord avec les travailleurs de HUICOMA en attendant la définition des modalités de réhabilitation de l’HUICOMA dans le sens des intérêts du peuple Malien, c’est-à-dire l’emploi, le revenu et les produits de qualités ;

· La mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les conditions de la cession de l’HUICOMA au groupe TOMOTA et de sa gestion.

Avec l’espoir que vous réaliserez l’urgence d’une réaction immédiate de votre part devant la dramatique situation qui motive la présente lettre, nous vous prions Monsieur le Président de la République de bien vouloir accepter l’expression de notre très haute considération.

Bamako le 13 mai 2010

Ont signé N° Structure 1 SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) 2 FORAM (Forum pour un autre Mali) 3 UCADDDD (Union des Coordinations des Association pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis) 4 AME (Association Malienne des Expulsés) 5 Forum des OSC (Forum des Organisations de la Société Civile) 6 CAD-Mali (Coalition des Alternatives Dette et Développement) 7 MOURASMA (Mouvement des Rastas du Mai) 8 SANFIN 9 Radio Kayira 10 ARCOM 11 ONG MEDS SAPECOM 12 ATVR 13 Union régional des retraités de Koulikoro 14 Union régional des personnes âgées de Koulikoro 15 MSV (Mouvement des Sans Voix) 16 Présidente des Veuves et orphelins 17 Association d’Entraide des femmes pour le développement 18 Réseau Etrange Rencontre 19 ONG OMADI 20 APELD Mali

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Terreur en Iran contre les Kurdes : 80 exécutions depuis janvier

Terreur en Iran contre les Kurdes : 80 exécutions depuis janvier


 

“En Iran, On veut faire taire les Kurdes par tous les moyens “, “HALTE A LA BARBARIE EN IRAN”, “NON A LA PEINE DE MORT”, “Femme, Etudiant, Professeur Vieillard, Enfant, la sentence est la même pour tous en Iran”… les Kurdes de Bretagne on crié leur douleur et leur colère lors des rassemblements de ce samedi 22 mai à Rennes et à Vannes, bien qu’ils soient pour la plupart originaires de contrées kurdes de Turquie. Mais ici comme ailleurs, à Paris, à Bruxelles ou à Genève, à Diyarbakir à Erzurum ou à Istanbul (Turquie), à Alep ou à Afrin (Syrie), à Bagdad, à Erbil ou au camp de Makmur (Irak), à Sanandaj, à Mahabad ou à Téhéran (Iran), s’exprime la solidarité d’un même peuple écartelé entre plusieurs Etats.


Le régime islamiste iranien frappe en effet durement les Kurdes mais pas seulement. Il poursuit tous ses opposants ; ceux qui sont reconnus coupables de “mohareb “(inimitié à l’égard de Dieu) sont, à l’issue d’un simulacre de jugement, condamnés à mort par pendaison : 270 exécutions en 2009, 80 depuis janvier 2010 ; selon le Comité international contre la peine de mort, 63 personnes dont 28 Kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort.

Ces dernières exécutions de cinq opposants (dont 4 Kurdes) ont déclenché des mouvements de protestation particulièrement importants en Iran ; la grève générale du 13 mai a été, malgré la répression policière et un couvre-feu militaire, très suivie dans toute la région kurde d’Iran, notamment à Mahabad, à Ochnavieh et surtout à “Sanandaj la rouge” considérée comme la capitale de la Province du Kurdistan iranien ; la plupart des écoles et des universités étaient fermées, une grande partie des lieux de travail et des centres de production étaient en grève et plus de 80% des magasins avaient baissé leurs rideau. Le régime, par crainte d’autres manifestations, refuse de rendre aux familles le corps des suppliciés et les harcèle en procédant à des arrestations suivies de remises en liberté sous caution

Amnesty International qui a condamné ces exécutions a révélé que les prétendus “aveux” avaient été arrachés sous la torture.

Les Amitiés kurdes de Bretagne étaient représentées à la manifestation qui s’est déroulée le 19 mai à Paris place Iéna, devant l’ambassade iranienne, rassemblant durant près de deux heures un peu plus d’une centaine de personnes ; de nombreuses organisations ont pris la parole dont la CGT, le PCF, le NPA, l’ADPOI (Association pour la Défense des Prisonniers Politique et d’Opinion en Iran), l’Organisation des femmes du 8 mars (Iran-Afghanistan), le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, et le PEJAK (branche iranienne du PKK). (André Métayer, 22 mai 2010)

23 mai 2010

Communiqué par Amitiés kurdes de Bretagne

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mardi 25 mai 2010, par  Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

 

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19/05/2010

La manifestation du jour!

La manifestation du jour !

28682_426935806795_236413916795_5591611_1753952_n.jpgAujourd’hui le 19 mai vers 13h00 une trentaine de personnes des kurdes essentiellement se sont rassemblées devant le siège de l’ONU à Genève pour crier leur colère contre le régime en place en Iran. Selon le Président de l’Association pour les droits de l’Homme au Kurdistan d’Iran à Genève M. Barban Eliassi qui a pris la parole devant la caméra de Leman Bleu 130 activistes ont été exécutés en Iran ces 12 derniers mois et la liste risque de s’allonger ces prochains jours. 63 personnes dont 28 kurdes se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort. Vue la dégradation de la situation des droits de l’homme et des libertés politiques ce comité de soutien appelle l’ONU à prendre ses responsabilités en demandant à l’Iran de cesser les violations envers les kurdes et les activistes iraniens. Ils soutiennent ce rassemblement: le Parti socialiste, UNIA, Maison Populaire de Genève, Kurdocide-CHAK et l’Association for human rights in kurdistan of iran à Genève. La lutte est encore longue camarade et le combat continue!

Jeudi 20 mai et vendredi 21 mai la Fédération des Associations Kurdes en Suisse manifeste à la Place des Nations de 14h00 à 18h00 sur le même sujet.

Haykel EZZEDDINE

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http://planetephotos.blog.tdg.ch/

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17/05/2010

Arrêtez l’exécution des prisonniers kurdes par la République Islamique d’Iran


Rassemblement de solidarité avec les kurdes d’Iran

Arrêt de l’exécution des prisonniers kurdes par

la République Islamique d’Iran

Date : le 19 mai 2010 à 12h30

Lieu : La Place des Nations

Genève

 


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10/05/2010

Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar

 

Le Comité à Murad AKINCILAR distribue un appel "Droits humains bafoués en Turquie,Liberté pour Murad Akincilar"  devant

les entrées de Nation Unies avant l'examen périodique universel de la Turquie dans cadre du Conseil des droits de l'homme

 

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Genève, le 10 mai 2010

 

En Turquie de nombreux syndicalistes et militants des droits humains sont victimes d’abus et violations dans l’exercice des droits élémentaires.

La Turquie est parfois présentée comme démocratique et aspirant à adhérer à l’Union Européenne. Or, ce pays ne respecte pas pleinement les droits syndicaux et sa législation contient de nombreuses lois anti-démocratiques. En effet, les droits d’organisation, de grève et de négociation collective sont extrêmement restrictifs et ne respectent pas les normes de l’OIT.

 

Le licenciement en masse des membres des syndicats et l’arrestation arbitraire suivie de procès fantoches contre leurs dirigeants sont fréquents. La police a souvent recours à la violence à l’encontre de grévistes et de manifestants pacifiques. Ainsi, les syndicalistes, les militants des droits humains, les opposants politiques, les militants de la cause kurde sont systématiquement victimes des pratiques arbitraires des autorités turques pour être réduits au silence. Parmi les armes utilisées par les autorités turques c’est de les taxer, sans aucun fondement, de terroristes ou de soutien aux terroristes.

 

Le syndicaliste d’Unia, monsieur Murad Akincilar est militant des droits humains et il a été arrêté le 30 septembre 2009 à Istanbul alors qu’il rendait visite à ses parents. Depuis, il a été incarcéré sous l’accusation fallacieuse « d’appartenance à une organisation terroriste », les autorités turques faisant l'amalgame entre ses articles publiés dans la revue Transformation démocratique et une organisation nébuleuse. Economiste, syndicaliste, formateur et écrivain, M. Akincilar est un intellectuel turc très productif qui milite pour le respect des droits humains et la démocratisation de son pays.

 

Des milliers de personnes parmi lesquelles les élus cantonaux, nationaux et européens, des syndicats, des organisations de défense des droits humains, ont apporté leur soutien à la campagne pour la libération de Murad.

Il s’avère que, comme nous le soupçonnions, les faits reprochés à notre camarade sont totalement infondés. D’ailleurs, la Plate-forme de

solidarité avec les journalistes détenus en Turquie (TGDP) a immédiatement condamné l’arrestation et l’incarcération de Murad, en soulignant que « Le fait de mépriser le professionnalisme des journalistes opposants au régime, accuser sans aucun fondement ces derniers d'être « membres d'organisations terroristes et de vouloir les réduire au silence sont des politiques traditionnelles de l'Etat turc ».

Le Grand conseil genevois a adopté une motion en janvier dernier pour demander au Conseil d'Etat d'intervenir auprès du Conseil fédéral en faveur de Murad.

 

Les élu-e-s romand-e-s (Mme Liliane Maury Pasquier et M. Jean-Claude Renwald, entre autres) ont déposé des interpellations urgentes devant les Chambres fédérales pour demander l'intervention du gouvernement suisse auprès des autorités turques en faveur de Murad.

 

Il faut rappeler que l’état de santé de Murad est très préoccupant. Murad a été opéré des deux yeux au mois d'octobre, après s'être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue. Il s'agissait de décollements de rétines. Ces décollements ont eu lieu après des heures d'interrogatoire, au cours duquel ont été utilisés des spots puissants occasionnant un stress particulièrement violent.

 

Il semble également qu'à cause du retard de l'intervention chirurgicale sa capacité de récupération ait été sérieusement amoindrie. Selon les informations à notre disposition, Murad a été opéré une deuxième fois à l'œil gauche. Les conditions de détention dans les prisons turques dites de « haute sécurité » sont très dures voire inhumaines, surtout lorsqu'on est accusé du terrorisme et que la présomption d'innocence n'existe pas dans ce pays.

 

Le procès de Murad Akincilar est fixé au 3 juin à Istanbul. Une délégation internationale assistera à cette audience.

Nous appelons tous les Etats à tout mettre en œuvre, en intervenant auprès des autorités turques, pour la libération de Murad.

 

LIBERTÉ POUR MURAD !

 

Comité de soutien à Murad Akincilar, c/o Unia, 5 ch. Surinam, cp 288, 1211 Genève 13

 

 

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05/05/2010

Manifestations soutien du juge espagnol Baltasar Garzon

Manifestations soutien du juge espagnol Baltasar Garzon

le 4 mai 2010 à la place des Nations

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Nous, espagnols, suisses, français, chiliens, argentins, défenseurs des droits humains et signataires de ce manifeste, nous nous adressons à vous afin de vous faire part de notre inquiétude, perplexité et consternation, face à la décision, du 3 février 2010, du magistrat instructeur de la Seconde Chambre du Tribunal Suprême, Luciano Varela de poursuivre l’enquête judiciaire à l’encontre du Juge Baltasar Garzon pour délit présumé de « prévarication » judiciaire.



La plainte contre le Juge Baltasar Garzon fait suite à sa tentative de répondre à l’obligation de qu’a l’Etat espagnol d’enquêter sur les crimes imprescriptibles contre l’humanité commis sous la dictature franquiste, et plus particulièrement les crimes de disparition forcée. Il est accusé d’avoir ignoré la loi d’Amnistie datant de 1977, de violer le principe de non-rétroactivité de la loi pénale, le principe de légalité ainsi que la prescription de l’action pénale.

Partant, nous vous rappelons les éléments suivants :

  • Le 31 octobre 2008, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a exprimé son inquiétude face aux obstacles que rencontrent les victimes en Espagne depuis de nombreuses années pour obtenir vérité, justice et réparation.

 

  • Dans ce contexte, le comité des droits de l’homme, a également insisté auprès des autorités espagnoles afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour annuler la loi d’amnistie de 1977 et garantir l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

 

  • Le comité des droits de l’homme a par ailleurs demandé la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante dans le but d’établir la vérité historique concernant les violations des droits humains commises durant la guerre civile espagnole et le franquisme

 

  • Rappelons également que la loi « sur la mémoire historique » de 2007 n’a pas envisagé les mesures adéquates ni suffisantes en faveur des victimes. Contrairement à ce qui est affirmé, la loi « sur la mémoire historique » de 2007, permet d’agir en faveur des victimes, notamment en ordonnant de procéder aux exhumations.

 

  • Il sied de rappeler ici, que l’Espagne a ratifié, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions le 24 septembre 2009

 

Que cette convention à son article 24 entend par « victime » la personne disparue et toute personne physique ayant subi un préjudice du fait d’une disparition forcée .


L’article dispose également, que toute victime a le droit de connaître la vérité sur les circonstances de la disparition forcée, le déroulement et les résultats de l’enquête et le sort de la personne disparue

Qui plus est, la disparition forcée constitue un des crimes les plus graves qui ne peuvent être ni prescrits ni amnistiés.

Enfin, il est pour le moins piquant de relever qu’au moment où un juge espagnol, candidat au prix Nobel de la paix en 2002, ouvre une enquête sur la disparition des victimes du franquisme en tant que crimes contre l’humanité, ce même juge se voit accusé de prévarication dans un pays dit démocratique et signataire des recommandations du Conseil de l’Europe sur l’indépendance, l’efficacité et le rôle des juges.(Recommandation Nr R (94) 12 du conseil de l’Europe ).

Par conséquent nous tenons à manifester notre gratitude et reconnaissance au Juge Baltasar Garzon, pour avoir agi en faveur du droit des victimes, en Espagne mais aussi au-delà des frontières.

En effet, Baltasar Garzon, a montré au monde comment les dictatures latino-américaines ont commis des crimes imprescriptibles contre l’humanité, crimes sur lesquels pèse la juridiction universelle.
Son engagement dans la lutte contre l’impunité, la défense des Droits de l’homme et dans l’instauration d’une Cour pénale internationale est un exemple pour tous.
Sa vision du droit et de l’application de la justice est un apport à la paix dans le monde, car il n’y a pas de paix sans justice ni vérité.

C’est pourquoi, nous vous demandons également de soutenir les Juges tels que Baltasar Garzon dans leurs actions visant à contribuer au respect par l’État espagnol de ses obligations en matière de droit international des droits de l’Homme, pour le bien du peuple espagnol mais aussi de l’humanité toute entière.

Très respectueusement. Genève mai 2010

 

 

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29/04/2010

Murad AKINCILAR aurait voulu aussi manifeste avec nous ce samedi 1er mai 2010

 

 

Appel à Soutien à Murad AKINCILAR

 

 

 

Notre ami Murad AKINCILAR  aurait voulu aussi manifeste avec nous ce samedi 1er mai 2010

 

Mais, il reste enfermé dans une cellule de prison en Turquie et cela depuis 222 jours

 

Cette année au parc des Bastions, le comité de soutien à Murad AKINCILAR récoltera des fonds, afin de financer la dépense de ce collègue,

emprisonné injustement en Turquie depuis le 30 septembre 2009.

 

Venez trinquer sur les stands Unia et Maison Populaire de Genève à la santé de la solidarité et pour respect des droits humains et syndicaux.

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1 Mai Journée revendicative internationale des travailleuses et travailleurs

 


Journée revendicative internationale des travailleuses et travailleurs

samedi 1er mai 2010

11h à la Pierre, monument à la mémoire du 9 novembre 1932, plaine de Plainpalais, allocutions de Nicole Valiquer du Parti socialiste, puis d’un-e représentant-e de la Communauté genevoise d’action syndicale, apéritif offert

15h départ du cortège du boulevard James-Fazy empruntant place des 22-Cantons, rue de Chantepoulet, rue et pont du Mont-Blanc, place du Port, place Longemalle, rues Basses, rue de la Corraterie, place Neuve, puis finalement parc des Bastions


15h45 fontaine du Molard, allocutions de Ueli Leuenberger (Les Verts), de Melik Özden du Comité de soutien à Murad Akincilar qui s’exprimera en faveur des droits humains et syndicaux de par le monde, puis d’un-e syndicaliste (audibles également sur la radio de votre mobile ou apportez une radio pour les y entendre sur 93.8Mz)

17h parc des Bastions, partie festive

– dès 12h et jusqu’à 24h, restauration avec plus de 40 stands et un manège

– au crépuscule,La Grève, film de Sergueï Eisenstein (projection organisée par Spoutnik sur une musique originale de Christophe Polese, musicien genevois)

Apporter des réponses aux préoccupations des travailleurs et travailleuses revient à faire pièce aux idées populistes et à réaffirmer le principe d’une société fondée sur des liens de solidarité. Pour la création d’emplois dans les services publics, dans les secteurs pouvant contribuer à la protection de l’environnement (y.c. le bâtiment), dans l’agriculture de proximité, dans la reconversion industrielle,résistance !

La précarité augmente. Selon l’Enquête sur la structure des salaires et celle sur la population active de 2006, 320’000 salarié-e-s dont 68,6% de femmes sont considérés comme occupant un emploi à « bas salaire » et le nombre de working poors atteint 146’000. Pour l’instauration d’un salaire minimum légal de 4000 francs par mois, modulable selon le coût de la vie des régions, résistance !

La liberté syndicale est un droit fondamental. Comme le mentionnent la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne des droits de l’homme, « toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêt ». La liberté syndicale est pourtant loin d’être garantie : les délégué-e-s syndicaux peuvent êtres licenciés trop facilement. Pour le respect des libertés syndicales et l’interdiction de licenciement pour motif syndical, résistance !

A l’heure où le parlement s’attaque aux prestations de l’assurance-chômage, nous réaffirmons notre participation au référendum contre le démantèlement de la Loi sur l’assurance chômage et intempéries (LACI). Pour lutter contre le chômage, pas contre les chômeurs et les chômeuses, résistance !

Face aux menaces répétées d’une certaine droite d’élever l’âge de la retraite à 67 ans, voire à 70 ans, sans prendre en compte les inégalités sociales, et face aux propositions visant à relever l’âge de la retraite des femmes malgré les promesses de retraite flexible pour tous et toutes lors de la 10e révision, nous rappelons notre opposition au démantèlement de l’AVS. Pour assurer aux aîné-e-s une qualité de vie quotidienne, résistance !

Aujourd’hui, la plupart des femmes savent qu’elles ne toucheront que de petites rentes du deuxième pilier et qu’elles ne peuvent donc pas se permettre de prendre une retraite anticipée. Celle-ci reste le privilège d’hommes gagnant très bien leur vie. Près de 50% des femmes âgées ont pour unique revenu l’AVS, alors que cette proportion s’élève à 15,3% chez les hommes. Pour corriger ces inégalités entre hommes et femmes, résistance !

La situation du personnel de la vente est aujourd’hui déjà précaire. Des horaires de travail qui varient d’un jour à l’autre et d’une semaine à l’autre, rendent difficile - voire impossible - toute organisation du temps non contraint. La flexibilité augmente et le travail dans ce secteur s’apparente de plus en plus au travail sur appel. Face au projet de fermeture des magasins à 20h tous les soirs et à 19h le samedi, ainsi que d’ouverture quatre dimanches par année, résistance !

Le taux de vacance des logements à Genève demeure dramatiquement bas (0,21% au 1er juin 2009). Aux Communaux d’Ambilly, à la Chapelle - les Sciers, aux Vergers à Meyrin, les grues promises lors de la législature précédente se font attendre. La crise du logement s’accentue ! Pour une politique du logement volontariste sur l’ensemble de l’agglomération, avec les partenaires français et vaudois, résistance !

 

En ce joli mois de mai, un vent de résistance !


Comité d’organisation des manifestations du 1er mai (022 731 84 30 info@cgas.ch), constitué par CGAS Communauté genevoise d’action syndicale, Parti du Travail, Parti socialiste genevois, solidaritéS, Les Verts ; soutenu par AVIVO, les Indépendants de Gauche, Comité Amérique centrale, OSEO OEuvre suisse d’entraide ouvrière, CCSI Centre de Contact Suisses-Immigrés Genève, ASSMP Association Maison Populaire de Genève, MPF Mouvement populaire des familles, LSDH Ligue Suisse des Droits de l’Homme, ATTAC Genève, CUP Collectif urgence Palestine, JSG Jeunesse socialiste genevoise

 

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27/04/2010

On était tous enfant

On était tous enfant

 

Le mardi 20 Avril 2010 pour la 18e année de suite, le collège de la Planta a organisé son forum annuel. Une simulation de l’assemblée générale de l’ONU à laquelle ont participé près de cent élèves qui représentaient les différents états. Cette année un des sujets traités portait sur « les droits des enfants ».

 

Comme tous les états, la délégation de la Turquie que je présentais avec mes deux amis, s’était préparée rigoureusement. Récemment avec les changements de lois qui touchent directement les enfants kurdes, La République de Turquie attirait l’attention de la plupart des pays occidentaux et de plusieurs ONGs. Etant un élève d’origine kurde, je ne voulais pas être complètement insensible à ce sujet donc j’ai décidé de faire une protestation pacifique dans mon entourage. Suite à cette décision, pendant le droit de parole accordé à la Turquie et juste après de mes deux camarades qui ont défendu les intérêts de l’état turc comme prévu, j’ai pris la parole et j’ai commencé mon discours en disant : « Aujourd’hui je vais parler au nom de mon vrai peuple, non pas pour le Ministère des affaires Etrangères Turque ! ». Pendant que le public et le jury formé par deux diplomates suisses essayaient de comprendre ce qu’il se passait, j’ai parlé des enfants kurdes injustement emprisonnés et des changements de lois qui ne s’associent pas avec la convention internationale des droits de l’enfant. Puis j’ai présenté ma démission, fictive, au ministère turc. Suite à ma démission j’ai quitté la salle dans le brouhaha du public.

 

À l’extérieur de la salle, en négociant avec la sécurité du FAP, j’ai fait distribuer un texte soumis à signature. Une mini résolution, qui s’adresse aux autorités turques. Ayant reçu une copie de ce texte, la présidente m’a réinvité au podium pour que je puisse motiver les élèves présents à signer ces feuilles.

 

Devant le public, j’ai dénoncé une deuxième fois les horreurs de la Turquie envers les enfants Kurdes. En rappelant aux élèves que ces documents seraient envoyés à l’état turc, j’ai demandé à tout le monde de les signer. En descendant du podium j’ai été honoré par un standing ovation et je fus heureux de remarquer que tous étaient touchés par cette abomination.

 

À la fin de la journée, le jury nous a récompensés par un prix d’originalité.

 

Par ce texte je vous demande de comprendre que même si vous êtes un simple étudiant d’une petite ville suisse entourée par les alpes, vous pouvez toujours faire quelque chose contre les injustices de notre monde. J’aimerais que cette protestation soit la voix de nous tous, que vos voix résonne dans les montagnes avec moi pour faire encore plus de bruit !

 

N’oublions pas qu’il est tout à fait possible que la crise économique, les éruptions des volcans et les annulations des vols, ou la coupe du monde qui s’approche, n’intéressent pas tout le monde, mais tous sont touchés par l’injustice envers les enfants, parce qu’on était tous enfant, on a tous des enfants et on aura tous des enfants…

 

OZAN /Le collège de la Planta /Sion

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23/04/2010

Il était une fois des jeunes…de la responsabilité des élèves du Lycée – Collège de la Planta / Sion - Suisse

 

 

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22/04/2010

En solidarité avec les enfants du séisme en Haïti

SOS CRIS D’ENFANTS – GRITOS DE LOS NIÑOS



Genève, le 20 avril 20010


En solidarité avec les enfants du séisme en Haïti

« La solidarité c’est la tendresse des peuples »


Concerne
: Remerciements et Invitation



Mesdames et Messieurs,



Le 16 janvier 2010 vous avez  été invité à exprimer votre solidarité envers Haïti, en particulier avec les personnes touchées part le tremblement de terre, qui a eu lieu dans les Caraïbes, pendant le mois de janvier.



Beaucoup d'entre vous ont répondu positivement à notre appel, qui a permis à la fois les collectes, aides pour remplir un conteneur de 40Box, ainsi que les fonds pour amener à bien cette aide Humanitaire. À cet égard, l'Association SOS Cris d’Enfants, en sa qualité de coordonnatrice et dépositaire de la confiance portée à toutes les associations et personnes, qui forment le parti du « Séisme Haïti-Suisse », tient à vous remercier le geste de solidarité et de confiance exprimée.



Dans ce sens nous tenons à vous remerciez et vous dire que votre aide nous a été précieuse. En même temps, nous tenons à vous inviter à prendre part à notre réunion où nous présenterons le rapport et témoignages de la distribution de cette aide, ainsi que la continuité de nos engagements envers les enfants d’Haïti,

Le samedi 24 avril dès 18h00

à l’Espace Grosselin

30, rue Jacques-Grosselin

1227 Carouge


Programme de la soirée:


Présentation de SOS Cris d’Enfants 18h30

Rapport voyage en Haïti 18h45

Apéritif 19h30

Soirée conviviale 21h00 - 24h00



Espérant de vous compter parmi nous samedi, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, à l’expression de nos salutations distinguées.

 

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Amos Cherfils Dubois

Président Fondateur SOS Cris d’Enfants

 

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17/04/2010

Journée Internationale des luttes paysannes

 

Une Agriculture de proximité pour rafraichir la Terre !

La Coordination Climat Justice Sociale soutient avec enthousiasme les revendications d'Uniterre pour la souverainté alimentaire et pour le développement de l'agriculture de proximité dans le canton de Genève.


En effet, après l’échec de Copenhague, il est clair que nous ne pouvons plus attendre que les « responsables » et autorités étatiques se décident à prendre l’avenir de notre biosphère au sérieux.

Nous devons agir à la base partout et dans tous les domaines pour imposer un changement de paradigme : d’autre façons de habiter, de se déplacer et de produire. Objectif incontournable selon les scientifiques, si nous voulons éviter un emballement incontrôlable du réchauffement : moins 40% d’émissions de CO2 d’ici 2020. Comment relever ce défi ?

L’agriculture peut jouer un rôle clé, puisqu'elle est responsable pour 15% des émissions à effet de serre, en particulier à cause de la dépendance de l’agriculture industrielle sur les énergies fossiles. Les engrais à base de pétrole, en particulier, relâchent une puissante gaz à effet de serre.

Selon Via Campesina,  l’industrie de l'alimentation est même responsable pour la moitié des émissions totales, si on tient compte des déforestations, du transport, conditionnement et transformation de la nourriture et des gaspillages de matières organiques.

La politique agricole suisse actuelle reste dans cette logique de mort: « libre » échange, faillite des petites exploitations, dictature de la grande distribution, tomates du Maroc et pommes du Chili!


Les pays riches, doivent réduire drastiquement leurs émissions. Il faut agir localement, et pas seulement dans l'agriculture! Par rapport au transports, par exemple: les voitures suisses, toujours plus gourmandes, sont le plus polluantes au kilomètre d’Europe. Il faut passer la deuxième, question mobilité douce ! Chauffage des bâtiments, repenser la ville, aéroport de Genève... Il faut fédérer les efforts faits dans tous ces domaines.


Les pays riches doivent aussi reconnaître notre dette écologique énorme envers les pays du Sud.  En effet, avec 15 % de la population mondiale nous avons crée les trois quarts du problème climatique. Pour leur permettre de se développer autrement - et de s'adapter au changements climatiques déjà enclenchés - nous leur devons le financement et les transferts de technologies nécessaires.



NON aux fausses « solutions » :

Nous devons aussi nous opposer aux fausses – mais très profitables - « solutions » qui ne bénéficieront qu'aux entreprises transnationales et la finance. En particulier:


– Les agrocarburants produits de monocultures industrielles (soja et arbres OGM, palme africaine, jatropha, canne) sont eux-mêmes des désastres environnementaux, qui généralement contribuent autant à l’effet de serre que le pétrole et qui provoquent déforestations, déplacements, famines et massacres au Sud. Il faut s'opposer aux quotas (subventions) pour ces carburants et l'implantation d'usines d'agrocarburants (à Délémont, par exemple) !


– Le marché du CO2 et les « compensations » à l'étranger se sont révélés un tour de passe-passe aussi inefficace qu'injuste. Ce marché, est déjà l'otage de la spéculation et de la corruption. La plupart des « compensations » au Sud ne réduisent pas réellement les émissions, mais enrichissent les intermédiaires financiers... et justifient l'inaction par rapport aux pollutions au Nord. Et beaucoup – plantations, mega-barrages, etc. – constituent de nouvelles spoliations par rapport aux paysans et les peuples indigènes.


– Le changement climatique ne doit pas non plus être l'occasion d'un retour du nucléaire, technologie dépassée qui menace aussi notre avenir. Nous devons enfin nous engager de façon radicale pour les énergies renouvelables et les économies énergétiques!   

Climat et Justice Sociale

 

Climat Justice Sociale est une coordination d’organisations et d’individus participant au mouvement mondial pour une action réelle contre le chaos climatique grandissant.

Nous rejetons les fausses (mais très profitables) solutions qui cherchent une fois de plus à faire payer les pays du Sud. La seule vraie solution implique une réduction massive des émissions des pays riches, et des changements fondamentaux dans nos modes de vie et de production (agricole entre autres).

Face à l’urgence et à la faillite des négociations étatiques, un peu partout le mouvement doit agir à la base. Nous voulons mettre en synergie toutes les initiatives dans la région lémanique qui peuvent nous aider à passer sous la barre fixée par les scientifiques : moins 40% d’émissions en 2020. C'est pourquoi nous soutenons les revendications d'Uniterre, et pourquoi nous vous proposons d'autres rendez-vous:



– Retour de Copenhague, projection et débat participatif avec le réseau Cohérence.

Au Moloko (Usine),

4 Place des Volontaires,

ce dimanche 18 avril, 16 heures.

 

– Venez suivre, sur grand écran et en directe via internet (espagnol et anglais), la conférence des mouvements sociaux sur le climat, convoquée par la Bolivie à Cochabamba.

Mardi 20 avril, dès 19H à Tierra Incognita, 6 Rue Charles Humbert.

 

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– Conférence-débat, « Développement durable ou Décroissance ? » avec Serge Latouche,

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Jeudi 29 avril à 20h, Auditoire 380 - Uni-Mail à Genève

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14/04/2010

Un enfant kurde victime de la violence policière

Manifestation à Hakkari: un enfant kurde victime de la violence policière

13 avril 2010

 

Pour protester et dénoncer l’agression d’Ahmet Türk, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Hakkari (Kurdistan). Les manifestants se sont opposés aux forces de l’ordre qui, aux cailloux lancés, ont répondu par des jets d’eau, des gazs lacrymogènes et n’ont pas hésité à faire usage de la violence contre des gamins kurdes.

 



Un jeune kurde de 14 ans, Hatip Kurt, a été arrêté par les forces de l’ordre et violenté sous l’oeil de sa mère qui n’a rien pu faire pour éviter les coups. La mère, Güllü Kurt, raconte que son fils rentrait de l’école et qu’elle partait le chercher en chemin quand les heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants ont commencé.

Mon fils de 14 ans, Hatip Kurt, revenait de l’école. Je suis sortie pour aller le chercher. C’est à ce moment que les heurts ont commencé. J’ai vu que les policiers emmenaient mon fils. Je les ai suppliés pour qu’il le relâche mais ils n’en ont rien fait. Ils nous ont emmenés, mon fils et moi, à l’hôpital. Même sur la route vers l’hôpital, ils m’ont bousculée et insultée. Mon fils reçoit actuellement des soins à l’hôpital” a expliqué Güllü Kurt au journal Yuksekova Haber.

 

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D’après Yüksekova Haber.com, l’enfant est le fils de l’ancien maire de Hakkari, Kazim Kurt, actuellement en prison pour des raisons politiques.

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La responsabilité des forces de l’ordre turc dans l’agression

d’Ahmet Türk


Les preuves se rassemblent, progressivement, et donnent sens aux accusations portées par les députés kurdes qui dénonçaient au mieux l’incompétence des forces de l’ordre, au pire leur participation à l’agression d’Ahmet Türk. Et c’est, comme d’habitude, le pire qui se révèle être exacte.

La question est inéluctable: comment un homme a-t-il pu approcher Ahmet Türk en présence de policiers venus en grande nombre pour appliquer des mesures de sécurité et de prévention?

La réponse est simple et nul besoin de tourner autour du pot: l’homme se trouvait là il n’aurait pas du être s’il n’avait pas eu une autorisation: parmi les journalistes, seuls autorisés à approcher Ahmet Türk, et aux côtés d’agents chargés d’assurer la sécurité. L’agresseur, Ismail C. âgé de 27 ans, attendait près de la voiture du député kurde. Tous sont formels: l’homme n’aurait jamais pu accéder aux journalistes s’il n’avait pas eu une autorisation préalable. Qui, alors, a accordé l’autorisation?

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Le préfet de Samsun, Hasan Basri Güzeloğlu, a informé la presse de la suspension temporaire de deux responsables de la sécurité, Cemal Issi et Murat Alkan, le temps d’une enquête.

Autre preuve de l’implication malheureuse des forces de l’ordre turc dans l’agression de M. Türk? Sirri Sakik, député kurde de Muş, l’explique: “une des vitres de la voiture a été brisée par un talkie-walkie”.

Des foyers fascistes, il y en a partout en Turquie. Il y en a des gens qui veulent attiser la haine entre les peuples. Nous les connaissons. Mais il y avait là bas des fonctionnaires qui étaient en fonction et qui sont restés spectateurs. Nous n’avons pas compris ce qu’ils ont voulu faire. Une vitre de notre voiture a été brisée par un talkie-walkie“. a-t-il déclaré à la presse.

Les forces de l’ordre turc laxistes et responsables d’agressions? Rien de nouveau sous le soleil, a-t-on envie de dire.

 

13 avril 2010

http://bersiv.com/4187-la-responsabilite-des-forces-de-lordre-turc-dans-lagression-dahmet-turk

 

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06/04/2010

Guatemala : Le prix de la liberté

 

Appel Urgent : je signe

Message à Alvaro Colom C. - President de la République

 

http://www.peuples-solidaires.org/je-signe/?appel=1697

 

 

 

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Trois militants de la FRENA, organisation qui dénonce la politique d’une entreprise de distribution électrique et revendique une gestion publique de l’électricité à San Marcos, ont été assassinés ces derniers mois. Ces meurtres illustrent une nouvelle fois la violence qui règne à l’encontre des leaders sociaux et le climat d’impunité dans lequel elle s’exerce. Les organisations locales en appellent à la solidarité internationale pour faire pression sur les autorités.

Union Fenosa est une entreprise multinationale de capital espagnol. Elle est présente au Guatemala depuis 1998 (année de la privatisation de la distribution de l’énergie électrique du pays) à travers deux filiales : la DEOCSA et la DEORSA. Depuis plusieurs années, des milliers d’usagers dénoncent la mauvaise qualité du service et les tarifs excessifs pratiqués. Selon le registre de la Commission nationale d’Énergie Électrique (CNEE), plus de 90 000 plaintes ont été déposées contre la DEOCSA et la DEORSA entre janvier et mai 2009. Le Procureur des droits de l’Homme a également reçu, dans la même période, 37 plaintes contre DEORSA et 41 contre DEOCSA. Pour faire valoir leurs droits, les habitants du département de San Marcos ont commencé à s’organiser au sein du FRENA, Front de résistance dans la défense des ressources naturelles et des droits des peuples. A la base des revendications du mouvement : les tarifs élevés pratiqués par l’entreprise et la volonté de créer une entreprise municipale afin que l’électricité devienne un service public accessible à tous(1).

L’escalade de la violence : des menaces aux assassinats

Dès les débuts du mouvement, les leaders du FRENA ont reçu des menaces et subi des agressions en raison de leur engagement. L’escalade de la violence ne va malheureusement pas s’arrêter là.

Le 24 octobre 2009, Victor Galvez, leader du FRENA dans la ville de Malacatan qui avait déjà été violemment agressé en juillet 2009, est assassiné par balles en plein jour.

Le 11 janvier 2010, une délégation du FRENA se rend à la capitale Guatemala Ciudad pour participer à des rencontres avec la société civile et le gouvernement. Une fois la série de réunions terminée, les militants  repartent à San Marcos. Mais sur le chemin du retour, ils sont pris en filature par une voiture avec deux hommes à bord. Vers 20h30, cette voiture leur coupe la route et des coups de feu sont tirés depuis un troisième véhicule, qui s’est arrêté derrière la voiture du FRENA. Les balles atteignent trois militants dont Evelinda Ramirez Reyes, touchée en pleine poitrine. Elle succombera à ses blessures en quelques minutes. Âgée de 26 ans et mère célibataire d’un petit garçon de 5 ans, Evelinda était aussi présidente du Conseil d’administration de la commune de Chiqurines de Ocos, dans le département de San Marcos.

Enfin, le 17 février 2010, Octavio Roblero, un autre dirigeant du FRENA trouve la mort dans des circonstances non élucidées(2).

Le gouvernement aux abonnés absent

Lors de sa prise de fonction en 2008, le nouveau Président de la République guatémaltèque, Álvaro Colom, s’était engagé à lutter contre l’impunité. Mais dans les faits, les promesses tardent à se concrétiser.

Parfois, le gouvernement choisit même d’étouffer la contestation plutôt que de dialoguer. Le 22 décembre 2009, en réponse à la colère et aux blocages de route suscités par la mort de Victor Galvez – le gouvernement a ainsi choisi de décréter l’état d’urgence(2) dans le département de San Marcos. Toujours en vigueur, l’état d’urgence restreint fortement les libertés constitutionnelles telles que le droit à la libre expression, le droit à se réunir et à manifester.

D’après le MSICG – Mouvement syndical indigène et paysan du Guatemala(3) – la violence a augmenté depuis 2005 et l’impunité persiste. Les organisations guatémaltèques demandent au gouvernement de lancer des enquêtes indépendantes et transparentes sur les assassinats et, d’une manière générale, sur les actes de violence à l’encontre des leaders sociaux. Elles exigent que les responsables soient recherchés, jugés et sanctionnés et que la sécurité des défenseurs des droits humains soit garantie sur le territoire. Et, afin de donner plus de poids à leurs revendications, elles en appellent à la solidarité internationale.

Notes :

(1) Frente Nacional de Lucha-FNL, 11 mars 2008, “Nacionalización de Deorsa et Deocsa

(2)
(2) El Periódico, 8 mai 2008, “¿Qué es un Estado de Prevención?
(3) Movimiento Sindical, Indígena y Campesino Guatemalteco. Le MSICG regroupe plusieurs organisations dont le FRENA, mais aussi le SITRABI et UNISITRAGUA, partenaires de Peuples Solidaires affiliés à la coordination latino-américaine des travailleurs/ses de la banane (COLSIBA)

 

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Maiosn Populaire de Genève

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29/03/2010

Manifestation soutien les prisonniers politiques en Turquie

 

 

Manifestation soutien les prisonniers politiques en Turquie

le 27 mars à 14h00 à la zone piétonne de la rue du Mont-Blanc

Le Comité de soutien à Murad Akincilar a réuni

 

samedi sur la zone piétonne du Mont-Blanc un

 

large éventail militant pour exiger la «libération immédiate et

inconditionnelle» de leur camarade

et

 

les prisonniers politiques en Turquie


 

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Comité de soutien à Murad Akincilar, Unia, MPS, NPA, Maison populaire de Genève, SSP/VPOD, l’Autre syndicat, SIT, GaucHebdo, PSG, Fédération syndicale mondiale (FSM), Jean Ziegler (vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations-Unies), solidaritéS, CETIM, GSsA, Centre kurde des droits de l’homme, Initiative de lutte contre la peine de mort, les Verts, Rémy Pagani (maire de Genève), APC, CGAS, Fédération des travailleurs immigrés en Suisse (IGIF), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Fédération des droits democratique en Suisse (İDHF)

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24/03/2010

L'APPEL MANIFESTATION LE 27 MARS 14H00 !



Le Comité de soutien à Murad Akincilar

convoque une manifestation de soutien pour ce

camarade et les

prisonniers politiques en Turquie

le 27 mars à 14h00 à la zone  piétonne de la rue du Mont-Blanc.


Nous attendons votre soutien et votre participation active à cet événement.

Maison Populaire de Genève

www.assmp.org

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Invitation à la presse


Rassemblement pour les prisonniers politiques en Turquie



En Turquie, près de 13’000 personnes ont été arrêtées en 2009 pour des motifs politiques ou syndicaux. Actuellement, on compte dans les prisons turques quelque 1’500 dirigeants, cadres et élus du parti pro-kurde, de même que des journalistes et écrivains. Ainsi que plus de 2'600 mineurs (entre 12 et 18 ans), dont certains risquent 25 ans de prison ferme. Toutes ces personnes sont victimes d’une politique de criminalisation des opposants politiques.


Dans ce contexte, les organisations mentionnées ci-dessous organisent un piquet de protestation


le 27 mars à 14h00 à la zone piétonne de la rue du Mont-Blanc


Le cas bien connu en Suisse est celui du syndicaliste genevois d’Unia Murad Akincilar, arrêté le mercredi 30 septembre 2009 à Istanbul. Murad est actuellement incarcéré à la prison de type F d’Edirne. D’après l’acte d’accusation déposé, il est inculpé d’appartenance à une organisation illégale. Pour ses avocats qui ont examiné le dossier, aucune raison ne peut justifier l’arrestation ni la détention de Murad qui doit être libéré au plus vite.



Les détenus ne reçoivent pas de soins adéquats dans les prisons et leur état de santé s’aggrave de jour en jour. Murad Akincilar a été opéré des deux yeux en octobre 2009. S’il a pu récupérer sa capacité visuelle de l’oeil gauche, ce n’est toujours pas le cas pour son oeil droit.



Plus récemment, Me Muharrem Erbey, vice-président nationalet président  de la section de Diyarbakir de l’Association des droits de l’homme de Turquie, a été incarcéré le 24 décembre 2009 pour avoir dénoncé les violations des droits humains au Kurdistan turc lors d’une conférence au Palais des Nations à Genève en septembre 2009.



Comité de soutien à Murad Akincilar, Unia, MPS, NPA, Maison populaire de Genève, SSP/VPOD, l’Autre syndicat, SIT, GaucHebdo, PSG, Fédération syndicale mondiale (FSM), Jean Ziegler (vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations-Unies), solidaritéS, CETIM, GSsA, Centre kurde des droits de l’homme, Initiative de lutte contre la peine de mort, les Verts, Rémy Pagani (maire de Genève), APC, CGAS, Fédération des travailleurs immigrés en Suisse (IGIF), MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)


Contact:
Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical à Unia


Genève: 079 827 86 27

 

15:45 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

23/03/2010

4 millions de Kurdes rassemblés pour célébrer le Newroz !

 

 

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21/03/2010

Newroz Piroz Bé ! je vous félécite fête de newroz !

 

 

Newroz Piroz Bé ! je vous  félécite fête de newroz !

Newroz est le Nouvel An kurde célébré depuis 612 ans avant J.C. C’est une histoire de rébellion et de liberté. Symbole du moment où les Kurdes se sont libérés du tyran Dehak, empereur assyrien. Depuis cette date là, le 21 Mars est devenu un jour sacré pour les Kurdes et aussi pour les autres peuples de la région. Depuis, chaque année, le 21 Mars, les Kurdes, les Persans, les Afghans et les autres peuples du Moyen-Orient célèbrent cette fête en dansant et en sautant autour des feux pour se souvenir de Kawa qui a libéré les peuples du Moyen-Orient de la tyrannie et de l’oppression menée par l’empire Assyrien.

Les Kurdes appartiennent à une nation résistante qui s’est révoltée contre le tyran Dehak. L’esclavage et les génocides se trouvent assez dans l’histoire de notre peuple. C’est pourquoi les Kurdes ont toujours lutté et ils luttent toujours pour la liberté depuis des siècles.

Dans l’histoire de l’humanité on voit bien qu’elle s’est muée en civilisation par le feu. Les torches de notre peuple montrent bien que nos marches sont toujours dirigées vers la Civilisation. Cela est toujours un objectif dans les efforts de la lutte de liberté et de la Démocratie chez des Kurdes.

 

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La fête traditionnelle kurde le Newroz est la résurrection de la nature. Elle est la révolte, la lutte pour la liberté contre tous les régimes qui colonisent le Kurdistan. C’est le refus de vivre en étant divisé entre quatre pays. Ce jour sacré nous permet de nous remémorer les génocides subis par notre peuple. Dans tous les processus, le Newroz a eu un espoir à apporter la paix et jouer le rôle d’un pont entre les peuples pour la fraternité.

 

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La fête de Newroz est célébrée, chaque année le 21 Mars, pas seulement par les Kurdes mais aussi par plusieurs peuples du Moyen Orient. Elle est donc devenu le symbole de la paix et la fraternité entre les peuples. Le Newroz est un jour où des peuples crient la liberté et demandent la fraternité. C’est pourquoi elle n’est pas seulement la fête des Kurdes, elle est aussi la fête des Afghans, des Persans, des Assyriens, des Arméniens et des Arabes. En même temps le Newroz marque l’arrivée du printemps et il est la résurrection de la nature.

 

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Depuis 1984, année où la lutte armée a commencé, les Kurdes de Turquie célèbrent cette journée dans plusieurs villes. Malgré toute la pression faite par l’état turc, les Kurdes de Turquie célèbrent cette fête dans de très nombreuses villes et citées. Lors de ces festivités des dizaines de milliers de personnes se réunissent pour allumer les traditionnels bûchers du Newroz, célébrant l’arrivée du printemps et la victoire de la lutte pour la liberté. Lors de ces festivités, beaucoup de manifestants brandissent des drapeaux aux couleurs verte, jaune et rouge qui sont les couleurs traditionnelles kurdes.

 

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En Turquie et au Nord du Kurdistan souvent les festivités de cette fête sont encadrées par des policiers soutenus par des véhicules blindés et des gendarmes. Ce jour là, des milliers de soldats turcs sont maintenus en état d’alerte à proximité des lieux des festivités. Chaque année des centaines de Kurdes sont arrêtés sous prétexte de participer à ces festivités. Des milliers de Kurdes ont été condamnés à cause d’avoir participé aux festivités de cette journée sacrée. La Turquie ne permet toujours pas aux Kurdes de vivre pleinement la joie de cette fête traditionnelle.

 

Newroz Piroz Bé

je vous  félécite fête de newroz

 

Maison Populaire de Genève

assmp@assmp.org

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