21/03/2010

Newroz Piroz Bé je vous félécite fête de newroz

 



Newroz Piroz Bé ! je vous  félécite fête de newroz !

 

Newroz est le Nouvel An kurde célébré depuis 612 ans avant J.C. C’est une histoire de rébellion et de liberté. Symbole du moment où les Kurdes se sont libérés du tyran Dehak, empereur assyrien. Depuis cette date là, le 21 Mars est devenu un jour sacré pour les Kurdes et aussi pour les autres peuples de la région. Depuis, chaque année, le 21 Mars, les Kurdes, les Persans, les Afghans et les autres peuples du Moyen-Orient célèbrent cette fête en dansant et en sautant autour des feux pour se souvenir de Kawa qui a libéré les peuples du Moyen-Orient de la tyrannie et de l’oppression menée par l’empire Assyrien.

Les Kurdes appartiennent à une nation résistante qui s’est révoltée contre le tyran Dehak. L’esclavage et les génocides se trouvent assez dans l’histoire de notre peuple. C’est pourquoi les Kurdes ont toujours lutté et ils luttent toujours pour la liberté depuis des siècles.

Dans l’histoire de l’humanité on voit bien qu’elle s’est muée en civilisation par le feu. Les torches de notre peuple montrent bien que nos marches sont toujours dirigées vers la Civilisation. Cela est toujours un objectif dans les efforts de la lutte de liberté et de la Démocratie chez des Kurdes.

 

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La fête traditionnelle kurde le Newroz est la résurrection de la nature. Elle est la révolte, la lutte pour la liberté contre tous les régimes qui colonisent le Kurdistan. C’est le refus de vivre en étant divisé entre quatre pays. Ce jour sacré nous permet de nous remémorer les génocides subis par notre peuple. Dans tous les processus, le Newroz a eu un espoir à apporter la paix et jouer le rôle d’un pont entre les peuples pour la fraternité.

 

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La fête de Newroz est célébrée, chaque année le 21 Mars, pas seulement par les Kurdes mais aussi par plusieurs peuples du Moyen Orient. Elle est donc devenu le symbole de la paix et la fraternité entre les peuples. Le Newroz est un jour où des peuples crient la liberté et demandent la fraternité. C’est pourquoi elle n’est pas seulement la fête des Kurdes, elle est aussi la fête des Afghans, des Persans, des Assyriens, des Arméniens et des Arabes. En même temps le Newroz marque l’arrivée du printemps et il est la résurrection de la nature.

 

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Depuis 1984, année où la lutte armée a commencé, les Kurdes de Turquie célèbrent cette journée dans plusieurs villes. Malgré toute la pression faite par l’état turc, les Kurdes de Turquie célèbrent cette fête dans de très nombreuses villes et citées. Lors de ces festivités des dizaines de milliers de personnes se réunissent pour allumer les traditionnels bûchers du Newroz, célébrant l’arrivée du printemps et la victoire de la lutte pour la liberté. Lors de ces festivités, beaucoup de manifestants brandissent des drapeaux aux couleurs verte, jaune et rouge qui sont les couleurs traditionnelles kurdes.

 

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En Turquie et au Nord du Kurdistan souvent les festivités de cette fête sont encadrées par des policiers soutenus par des véhicules blindés et des gendarmes. Ce jour là, des milliers de soldats turcs sont maintenus en état d’alerte à proximité des lieux des festivités. Chaque année des centaines de Kurdes sont arrêtés sous prétexte de participer à ces festivités. Des milliers de Kurdes ont été condamnés à cause d’avoir participé aux festivités de cette journée sacrée. La Turquie ne permet toujours pas aux Kurdes de vivre pleinement la joie de cette fête traditionnelle.

 

Newroz Piroz Bé

je vous  félécite fête de newroz

 

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08/03/2010

Un fort séisme dans l'est de la Turquie fait 57 morts

 

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Cinquante-sept personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées dans un séisme de magnitude 6 qui a frappé tôt lundi plusieurs villages dans une province de l'est de la Turquie, a annoncé le vice-Premier ministre turc Cemil Ciçek.

Les victimes, dont plusieurs enfants, ont été recensées dans cinq villages aux maisons de terre séchée, proches de l'épicentre localisé à Karakoçan, dans la province d'Elazig, traversée par la faille sismique active d'Anatolie orientale.

"J'ai eu très peur, les meubles de la maison ont été renversés et la télévision a explosé lors des secousses", a raconté Zeynep Yüksel, une jeune adolescente, réfugiée avec sa famille dans une tente du Croissant rouge.

Dans ces villages, les maisons sont généralement construites en pisé et peu résistantes aux secousses telluriques pourtant fréquentes. Ce sont justement ces maisons qui se sont écroulées, alors que celles construites en béton ont mieux résisté.

Le séisme, de magnitude 6 sur l'échelle ouverte de Richter, s'est produit à 04H32 locales (02H32 GMT), surprenant les villageois dans leur sommeil et provoquant un mouvement de panique.

"Malheureusement il y a 57 morts", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre, arrivé dans la matinée sur les lieux, accompagné de trois autres ministres, pour une mission d'inspection.

Un précédent bilan officiel faisait état de 51 morts.

 

 

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Après le séisme, une vingtaine de répliques ont été enregistrées dans la région, dont la plus puissante de magnitude 5,5.

Le gouverneur local, Muammer Erol, cité par les télévisions, a déclaré que les secouristes étaient parvenus jusqu'aux zones sinistrées.

"Il n'y a pas de problème de communication et des secours ont été envoyés dans ces villages", a dit le gouverneur sur la chaîne d'information NTV.

"Le fait de construire des maisons en pisé a provoqué une lourde facture", a regretté à Ankara le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, soulignant que l'Etat avait mis tout en oeuvre pour venir en aide aux sinistrés.


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Des équipes de secouristes sont arrivées lundi matin dans les zones sinistrées et ont mené pendant plusieurs heures des recherches pour retrouver des survivants, a rapporté un journaliste de l'AFP à Okcular, l'un des villages frappés par le séisme, où 18 morts ont été dénombrés.

Les larmes aux yeux, les habitants suivaient les opérations de recherche, qui ont pris fin lundi matin dans ce village de 860 habitants peuplé de Kurdes, où de nombreuses maisons se sont écroulées.

Des ambulances ont évacué des blessés vers les hôpitaux d'Elazig.

Une équipe du Croissant rouge turc est arrivée dans le village, commençant à distribuer des couvertures et des repas chauds aux villageois qui ont participé eux aussi aux secours, bravant le froid.

Des femmes et des enfants étaient réunis autour d'un brasero pour se réchauffer, observant les décombres de leurs maisons.

Les morts devaient être enterrés dans la journée, comme le veut la tradition musulmane.

L'école primaire d'Okçular est restée intacte et le Croissant rouge a établi ses quartiers dans sa cour, alors qu'une unité de gendarmes assurait la sécurité autour de ce village, situé à flanc d'une montagne, à 1.800 mètres d'altitude.


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De nombreuses animaux ont également péri.

Les tremblements de terre meurtriers sont fréquents en Turquie, un pays traversé par plusieurs failles sismiques actives. Deux séismes avaient fait 20.000 morts en août et novembre 1999 dans le nord-ouest du pays. (AFP, 8 mars 2010)

 

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05/03/2010

Convention contre les disparitions forcées : le Parlement doit la ratifier au plus vite !


Plusieurs représentants d’ONG accompagnés de parlementaires fédéraux ont remis aujourd’hui une pétition au Conseil fédéral, exigeant que la Suisse signe et ratifie la Convention internationale contre les disparitions forcées. Le dépôt de plus de 8’000 signatures a été précédé d’une action symbolique sur la Place fédérale, où des personnes portant des photos de disparus de plusieurs régions du monde ont effectué des rondes silencieuses. Cet acte avait pour ambition de rappeler les rondes hebdomadaires effectuées par les Mères de la Place de mai, une association de femmes argentines qui s’est battue, et se bat toujours, pour obtenir la vérité sur la disparition de leurs enfants entre 1976 et 1983. Après plusieurs années de négociations, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 20 décembre 2006 la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

 

Une coalition d’ONG vient de remettre au Conseil fédéral une pétition demandant à la Suisse de signer et ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées

Berne, le 1er mars 2010,

Cette convention revêt une très grande importance ; en effet elle prévoit des mesures fondamentales comme :

Prévenir, enquêter et sanctionner. Elle crée deux nouveaux droits humains :

Le droit de ne pas être soumis à des disparitions forcées et Le droit des proches des personnes disparues à connaître la vérité Pour que celle-ci entre en vigueur, il est nécessaire que 20 États la ratifient.

À ce jour, 18 États l’ont ratifiée et la Suisse n’en fait pas partie, alors qu’elle a pourtant activement participé à son élaboration.

Les signataires de la pétition demandent à ce que la Suisse signe immédiatement la Convention contre les disparitions forcées et qu’elle prenne toutes les mesures pour que l’Assemblée fédérale puisse la ratifier dans les plus brefs délais. Par sa ratification, la Suisse démontrerait sa volonté de faire en sorte que cette pratique abominable, à laquelle ont encore recours des dizaines d’Etats, ne soit plus ignorée et soit efficacement combattue par la communauté internationale.

Nous demandons au gouvernement suisse d’accélérer la procédure en cours pour que la Suisse contribue maintenant à ce que cette Convention tant attendue puisse entrer en vigueur.

Il a fallu cinquante ans à la Suisse pour ratifier la Convention de 1948 contre le génocide !

N’attendons pas cinquante ans pour adhérer à la Convention contre les disparitions forcées !

Rundschau vom 03.03.2010

Les organisations signataires, sur l’initiative de l’Association Jardin des Disparus :

Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Suisse), Amnesty Internationale, Section Suisse (AI), Asamblea Permanente por los Derechos Humanos (APDH), Association pour la prévention de la torture (APT), Association des chiliens résidents à Genève, Association Maison Populaire de Genève (ASSMP), Centre Europe-Tiers Monde (CETIM), Centre de conseils et d’appuis pour les jeunes en matière de Droits de l’Homme (CODAP), Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), Comité « Memoria y Justicia » (CMJ), Donde están, Fédéralistes mondiaux de Suisse (FMS), Humanrights.ch / MERS, IBUKA Mémoire et Justice – Section Suisse, Jardin des Disparus – Association des victimes de la disparition forcée, Juristes démocrates Suisses (JDS), Ligue suisse des Droits de l’Home, Section Genève (LSDH), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), Section Suisse de la Commission internationale de juristes (ICJ-CH), Société pour les peuples menacés-Suisse (SPM), Solidarité sans frontières (Sosf), TRIAL (Track Impunity Always-Association suisse contre l’impunité)

La pétition :

Pétition au Conseil fédéral « La Suisse doit signer et ratifier rapidement la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées »

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté, le 20 décembre 2006, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. La disparition forcée de personnes représente une violation grave des droits humains. Ce qui est particulièrement insupportable dans ce crime est précisément l’incertitude quant au sort de la personne disparue.

La Convention est un instrument efficace pour la prévention et la répression de ce crime qui reste encore trop souvent impuni. Or, son entrée en vigueur est conditionnée à sa ratification par vingt Etats. Plus de deux ans après son adoption, nous sommes malheureusement encore loin du compte.

La Suisse, qui a pourtant activement participé à l’élaboration de la Convention, déçoit aujourd’hui les organisations de défense des droits humains et les familles des disparus dans le monde. Elle n’a toujours pas signé et ratifié la Convention et s’apprête à suivre une très longue procédure de questionnements, de réflexion, de clarifications et de consultations. Aucun calendrier n’a encore été fixé pour la signature et la ratification. Tout cela laisse craindre un report de la signature aux calendes grecques.

Les personnes signataires demandent par conséquent au Conseil fédéral de signer immédiatement la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et de prendre toutes les mesures pour que l’Assemblée fédérale puisse ensuite ratifier cette Convention dans les plus brefs délais. Dans l’intervalle, elles demandent au Conseil fédéral d’informer régulièrement l’opinion publique sur l’avancée de la procédure.

Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées :

Préambule

Les États parties à la présente Convention,

Considérant que la Charte des Nations Unies impose aux États l’obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales,

S’appuyant sur la Déclaration universelle des droits de l’homme,

Rappelant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les autres instruments internationaux pertinents dans les domaines des droits de l’homme, du droit humanitaire et du droit pénal international,

Rappelant également la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 47/133 du 18 décembre 1992, Conscients de l’extrême gravité de la disparition forcée, qui constitue un crime et, dans certaines circonstances définies par le droit international, un crime contre l’humanité,

Déterminés à prévenir les disparitions forcées et à lutter contre l’impunité du crime de disparition forcée,

Ayant présents à l’esprit le droit de toute personne de ne pas être soumise à une disparition forcée et le droit des victimes à la justice et à réparation,

Affirmant le droit de toute victime de savoir la vérité sur les circonstances d’une disparition forcée et de connaître le sort de la personne disparue, ainsi que le droit à la liberté de recueillir, de recevoir et de diffuser des informations à cette fin,

Sont convenus des articles suivants :

Première partie

Article premier

1. Nul ne sera soumis à une disparition forcée.

2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée.

Article 2

Aux fins de la présente Convention, on entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi.

Pour plus d’informations :

http://www2.ohchr.org/french/law/disappearance-convention.htm

 

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L'Opération policière anti-kurde en Belgique



A la suite d'une série de marchandages à haut niveau entre les dirigeants de Bruxelles et d'Ankara, la police belge a lancé jeudi une série de perquisitions dans les milieux kurdes à travers toute la Belgique, procédant à une vingtaine d'interpellations.



Selon la radio publique francophone, la RTBF, 300 policiers ont effectué des descentes dans des villes comme Bruxelles, Anvers, Charleroi, Namur et Verviers. Le siège de Roj TV, à Denderleeuw (Flandre, nord), a également été perquisitionné par les policiers.

Parmi les personnes interpellées figurent deux anciens députés kurdes, Zubeyir Aydar et Remzi Kartal, qui se trouvent en Belgique en tant que réfugiés politiques.

Les pourparlers à ce sujet avaient déjà débuté lors d'une visite du président de la République de Turquie, Abdullah Gül, au Roi Albert II à Bruxelles en mars 2009.

 


Tout récemment lors d'une visite non-médiatisée à Ankara, le premier ministre belge Yves Leterme a promis aux dirigeants turcs une collaboration étroite des polices belge et turque pour museler toute opposition kurde en Belgique, notamment les émissions de la Roj TV.

Finalement, le nouvel ambassadeur turc en Belgique, Murat Ersavci, a été reçu à Bruxelles par le ministre de la Justice Stefan de Clerck et le premier ministre Yves Leterme pour le lancement d'une opération répressive contre la Roj TV ainsi que les institutions kurdes situées en Belgique.

Des membres du personnel de la chaîne de télévision en langue kurde, Roj TV, font aussi partie des personnes interpellées jeudi en Belgique, dont certains seraient journalistes.

Les travailleurs de la Roj TV ont signalé que parmi les policiers cagoulés pénétrant dans le siège de la télévision se trouvaient des individus turcophones.

Après l'opération, la Turquie a exprimé sa satisfaction. "Je voudrais féliciter les autorités belges. Nous apprécions leur détermination et leur sens des responsabilités", a déclaré à la presse le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, rappelant que des opérations similaires ont déjà eu lieu en Italie et en France.

A propos de l'extradition éventuelle de MM. Kartal et Aydar, le chef de la diplomatie turque a répondu qu'Ankara y réfléchirait après la fin de l'opération belge.

Roj TV, créée en 1994 et qui diffuse des programmes notamment d'actualité, culturels ou sportifs, destinés essentiellement aux Kurdes du Kurdistan et de la diaspora, avait dans le passé déjà fait l'objet de perquisitions de la police belge.

Dix-sept personnes, pour la plupart kurdes, avaient été poursuivies en Belgique au milieu des années 1990 suite à des perquisitions pour blanchiment d'argent, faux en écriture, détention illégale d'armes et embauches de clandestins. Mais la justice belge avait finalement considéré en 2007 que les faits étaient prescrits, onze ans après le début de l'instruction.

La KCK appelle à des manifestations après les interpellation en Belgique

 

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L'Union des communautés kurdes (KCK) a appelé jeudi les Kurdes à manifester à Bruxelles après les interpellations effectuées par la police belge dans les milieux kurdes, selon l'agence Firat.

"Tous les Kurdes vivant en Europe" sont appelés à se rassembler à Bruxelles et à organiser des actions de protestation "contre cette attaque hostile", selon un communiqué diffusé par le KCK.

Le texte appelle également à des manifestations "dans l'ensemble du Kurdistan", faisant référence aux régions à population kurde en Turquie, en Irak, en Iran et en Syrie.

 

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02/03/2010

Agissez maintenant !





Agissez maintenant !
Turquie : Libérez Seher Tümer, syndicaliste

emprisonnée

 

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Agissez maintenant envoyez une lettre de protestation en ligne

 

http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show...





Seher Tümer, militante et secrétaire du syndicat de la branche Santé/Social affiliée à PSI (employés des services sociaux et de la santé publique), pourrait passer la Journée Internationale de la Femme 2010 en prison… Sauf si la solidarité internationale la libère.

Seher Tümer est détenue dans une prison de type F depuis près d’un an alors qu’aucune accusation claire n’est portée contre elle. PSI est convaincu que son arrestation est liée à ses activités dans les mouvements ouvrier et féminin, dont sa participation aux activités de Journée Internationale des Femmes l'année dernière.

Seher Tümer, d’origine Kurde, a été arrêtée et emprisonnée en avril 2009. Son cas ressemble étrangement à celui du leader syndical, Meryem Özsöðüt, accusée d’appartenir à une organisation terroriste. Elle fût libérée après huit mois de prison à la suite d’une campagne de protestation internationale par livre par PSI).

PSI suit cette affaire de près. Sher Tümer comparaîtra à nouveau en justice le 9 mars. PSI et EPSU ont envoyé une lettre de protestation au premier ministre turc exigeant l’abandon des poursuites et sa libération immédiate.

PSI appelle les syndicats et leurs membres à la solidarité internationale et les invite à participer à la campagne organisée sur Labourstart en envoyant un message de protestation dès maintenant.

Les droits syndicaux sont des droits des femmes
Déclaration de solidarité ~ Journée internationale de la femme
8 mars 2010


C’est en prison que l’activiste syndicale turque Seher Tümer <http://www.world-psi.org/tumer>  passera la Journée internationale de la femme. Mais la solidarité internationale pourrait lui ouvrir les portes de la liberté.



«J’appelle instamment mes sœurs et frères du mouvement syndical partout dans le monde à faire entendre leur voix et à réclamer la libération de Seher Tümer», a déclaré Ylva Thorn, présidente de l’Internationale des Services Publics (ISP).



«Exigez que le gouvernement turc abandonne toutes les charges et libère Tümer immédiatement. Envoyez votre lettre sans plus attendre et, si possible, assistez à la comparution de Tümer le 9 mars à Ankara, la capitale turque.»



Selon l’ISP, Tümer, secrétaire de branche du syndicat des personnels publics de la santé et des services sociaux affilié à l’ISP, est sanctionnée par les autorités à cause de son militantisme au sein du mouvement syndical et du mouvement de défense des femmes en Turquie, notamment pour sa participation aux activités de la Journée internationale de la femme de l’année dernière. Tümer, qui est kurde, a été arrêtée et incarcérée en avril 2009. Cette affaire rappelle celle de sa camarade syndicale Meryem Özsögüt <http://www.world-psi.org/meryem> , accusée d’appartenir à une organisation terroriste. (Özsöğüt a été libérée après huit mois d’emprisonnement sous la pression d’une vaste campagne internationale orchestrée par l’ISP.)  

«Pour de nombreuses femmes, s’affilier à un syndicat est le premier pas crucial vers l’égalité», explique Kuini Lutua, présidente du Comité mondial des femmes de l’ISP. «Quand les droits des travailleurs et travailleuses sont bafoués, les organisations syndicales pèsent de tout leur poids collectif pour que justice soit faite. C’est le cas ici. Nous devons réagir pour aider Seher Tümer. Notre voix compte !»

Trente membres de l’ISP feront partie de la délégation syndicale internationale qui se réunira à New York cette semaine à l’occasion de la 54ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies <http://unioncsw.world-psi.org/> . La délégation appelle les gouvernements du monde entier à respecter les normes internationales du travail et à garantir aux femmes le plein exercice de leurs droits humains et syndicaux.

Agissez maintenant! Envoyer une lettre de protestation en-ligne <http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show...> exigeant la libération de Mme Seher Tümer


http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show...

 

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27/02/2010

17 Kurdes sous menace d’exécution en Iran! et 4ème CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT,

DECLARATION FINALE DU 4ème CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT,


Genève 26 février 2010


Nous, participants au 4e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Genève, en Suisse, du 24 au 26 février 2010, par l’association Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM), avec le parrainage de la Confédération Suisse et en partenariat avec la Coalition Mondiale Contre la Peine de Mort,adoptons la présente Déclaration au terme de trois jours de riches débats, d’échange d’expériences, de définition de stratégies, de partage de témoignages, mais aussi d’engagements et de soutiens forts exprimés par des États et des institutions internationales :

Constatant avec satisfaction la réalisation de plusieurs recommandations formulées à l’issue du 3e Congrès mondial tenu à Paris en 2007 : l’augmentation du nombre de pays ayant ratifié le Deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux Droits civils et politiques des Nations unies, passé de 62 à 72 ; le vote majoritaire, à deux reprises, par plus de 100 pays, à l’Assemblée générale des Nations unies, en faveur d’un moratoire immédiat et universel des exécutions ; la création de nouvelles coalitions régionales contre la peine de mort ; l’augmentation significative du nombre d’organisations membres de la Coalition mondiale, aujourd’hui forte de 104 membres ;

Constatant également l’impérieuse nécessité d’intensifier nos efforts, au sein des tribunaux, des barreaux, dans les médias, dans les écoles et les universités, au sein des organisations de défense des droits de l’homme, auprès des parlements, des gouvernements, des organisations internationales et régionales, pour continuer d’encourager les pays rétentionnistes, aujourd’hui largement minoritaires dans le concert des Nations, à faire preuve de transparence dans leur pratique de la peine capitale, à réduire dans leurs codes pénaux le nombre de crimes passibles de la peine de mort, puis à rejoindre la communauté des États abolitionnistes ;

 

Soulignant les actions et le soutien constant de l’Union européenne dans le combat contre la peine de mort ;

 

Nous réjouissant des initiatives et de l’engagement de la Suisse, au-delà du Congrès, et de l’Espagne, qui s’est donnée` pour objectif un moratoire universel sur les exécutions à l’horizon 2015, dans une perspective d’abolition universelle ;

 

Affirmons à nouveau que la peine de mort ne peut en aucun cas être considérée comme une réponse appropriée aux violences et aux tensions qui traversent nos sociétés, en dépit de la charge émotionnelle qu’elles engendrent, y compris dans le contexte du terrorisme,et appelons, dans cette ville hôte des organisations internationales et symbole de la paix :

 

- les Etats abolitionnistes de fait à adopter des législations abolissant en droit la peine de mort ;


- les États abolitionnistes à intégrer l’enjeu de l’abolition universelle dans leurs relations internationales en en faisant un axe majeur de leur politique internationale de promotion des droits de l’homme ;


- les organisations internationales et régionales, à soutenir l’abolition universelle de la peine de mort notamment par l’adoption de résolutions prônant le moratoire des exécutions, par le soutien aux actions d’éducation, et par une coopération accrue avec les organisations non gouvernementales abolitionnistes qui agissent sur le terrain ;


- les associations et acteurs abolitionnistes des États rétentionnistes, à fédérer leurs forces et leur volonté en créant et développant des coalitions nationales et régionales, dans l’objectif de promouvoir, à l’échelle locale, l’abolition totale et universelle de la peine de mort.

Genève,Le 26 février 2010.

 

Appel de 17 Kurdes sous menace d’exécution en Iran !

 

 

Alors qu’elle risque d’être exécuté, une femme kurde Zeinab Jalalian ( زینبجلالیان ) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n’a prisque quelques minutes pour considérer mon cas et m’a immédiatement condamnée à mort. Je n’ai même pas eu d’avocats pour me défendre » dit-elle. Madame Jalalian et 16 kurdes ont besoin du soutien des défenseurs des droits humainset de toutes les femmes.

 

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian ( جلالیان زینب ) a été arrêtée au milieu de l’année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l’a condamnée à mort en sept minutes, sans qu’elle ait eu d’avocat à ses côtés.

 

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l’intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare :

 

« J’ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvé par la Haute Cour d’Iran. J’ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m’a condamné l’a fait en quelquesminutes et sans présence d’un avocat. J’ai été condamnée à la peine de mort. Je n’ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j’étais « une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée ». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J’ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m’a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu’ils

m’aident. »

 

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

 

Peine de mort : une barbarie

 

 

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La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 141 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

 

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis le début de 2009 année 281 autres ont subi le même sort.

 

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan aété exécuté par le régime iranien. Actuellement, 17 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécuté. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili, Eli Heyderiyan,Hebibulla Letifi, Rustem Arkiya, Zeinab Jalaliyan, Enwer Rostemi, Seyd Sami Huseyni, Seyd Cemal Muhemedi, Huseyin Xizri, Şerko Maarfi, Mistefa Selimi Eyluyi, Mehemed Emin Aguşi, Reşîd Axkendî, Ehmed Puladxanî, Hesen Talî et Îrec Mihemedi.

 

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, 16 Kurdes et les prisonniers pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses

suivantes :

 

Mr. Mohammad Khazaee Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017

Tel : (212) 687-2020 /

Fax : (212) 867-7086

iran@un.int

 

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran

to the United Nations and other International Organizations, Geneva

28,ch.du Petit-Saconnex,1209 Geneva, Switzerland

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20/02/2010

Turquie : prison pour les enfants

AUX DEPUTES-ES DU PARLEMENT EUROPEEN, AUX ORGANISATION INTERNATIONALE,

AUX DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

AUX MEDIAS ET A LA PRESSE


Turquie : enfer pour les enfants


La Maison populaire de Genève est vivement préoccupée par l’incarcération et la condamnation massive d’enfants kurdes « lanceurs de pierre », arrêtés lors des manifestations publiques.

En effet, suite à la modification de la loi antiterroriste (loi n° 3713) en 2006, des mineurs sont poursuivis en justice au même titre que des adultes devant les Cours d’assise.

 

Selon la branche d’Adana de l’Association des Droits de l’homme de Turquie (IHD), en 2009, 3155 enfants entre 13 et 18 ans ont été arrêtés à Adana.

Selon la branche de Diyarbakir de l’IHD, en 2009, 1300 enfants ont été arrêtés à Diyarbakir.

Selon les informations des organisations de défense des droits de l’enfant, on compte actuellement dans les prisons turques 2814 enfants incarcérés dont certains sont condamnés à des lourdes peines. Ces milliers d’enfants sont jugés dans des Cours d’assises en vertu de la loi anti-terroriste « pour être membre » ou « pour avoir créé une organisation terroriste » !

A titre d’exemples, en octobre 2009, 97 enfants ont été condamnés au total à 440 ans de prison par la Cour d’assise d’Adana.

Au cours de 2009, le nombre des enfants kurdes condamnés notamment dans les provinces kurdes s’élève à 177. Ils ont été jugés dans 42 procès en vertu de la Loi anti-terroriste et condamnés à l’emprisonnement pour un total de 772 ans, 2 mois et 26 jours.

Ces condamnations n’ont rien perdu de leur intensité en 2010.

Le 28 janvier 2010, la Cour d’assise de Diyarbakir a condamné B. S. (15 ans) à 8 ans de prison pour avoir commis des « crimes au nom d’une organisation terroriste ».

Le 12 février 2010, la Cour d’assise de Diyarbakir a condamné C. E. (14 ans) à 5 ans de prison pour être « membre d’une organisation illégale ».

Selon la branche de Mardin de l’IHD, 100 ans de prison ont été requis contre 13 enfants détenus actuellement à la prison de Midyat (Mardin).

A noter que, outre ces arrestations et condamnations inadmissibles, selon les organisations de défense des droits de l’homme de Turquie, 372 enfants kurdes ont été tués par les forces de l’ordre durant ces 20 dernières années en Turquie.

Voilà le traitement réservé aux enfants par un Etat (Turquie) qui a pourtant ratifié la Convention internationale sur les droits de l’enfant (1989).

En tant que Maison populaire de Genève, nous vous appelons à intervenir d’urgence auprès des autorités turques en leur demandant :

· la libération immédiate des enfants emprisonnés ;

· le respect et l’application des engagements de la Turquie en vertu du droit international en matière des Droits de l’homme, en particulier la Convention internationale sur les droits de l’enfant, tout en retirant ses réserves concernant les articles 17, 29 et 30 de cette Convention.

En vous remerciant d’avance de toutes les démarches que vous entreprendrez dans ce sens, nous vous prions de recevoir, Madame et Monsieur nos salutations distinguées.

 

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque :

 

President of Turkey, Mr. Abdullah Gül,

Cumhurbaskanligi

06100 Ankara, Turkey

Fax : +90 312 468 5026

Email : cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

Prime Minister, Mr. Recep Tayyip Erdogan,

Office of the Prime Minister

Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

Fax : + 90 312 417 0476

receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

Deputy Prime Minister and State Minister for Humman

Rights,

Mr. Cemil Çiçek

Fax : 00 90 312 417 42 06

Interior Minister

Mr. Beşir Atalay

Içisleri Bakanligi

06644 Ankara

Turkey

Fax : + 90 312 418 17 95 +90 312 418 7696

besir.atalay@icisleri.gov.tr

Justice Minister

Mr. Sadullah ERGİN

Adalet Bakanligi

06659 Ankara

Turkey

Fax : + 90 312 414 62 26

Foreign Minister and State Minister for Human Rights,

Mr. Ali Babacan

Basbakanlik

06573 Ankara

Turkey

Fax : +90 312 287 88 11

Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü, Permanent Mission of

Turkey to the United Nations in Geneva

Ch. du Petit-Saconnex 28b - CP271

CH-1211, Geneva 19

Switzerland

E-mail : mission.turkey@ties.itu.int

Fax : +41 22 734 08 59

OHCHR - Bureau

Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Madame Navanethem Pillay

Palais Wilson

52 rue des Pâquis

CH-1201 Genève

Suisse

Committee on the Rights of the Child (OHCHR)

Madame Maja Andrijasevic-Boko

 

8-14 Avenue de la Paix

1211 Genève 10

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Maison Populaire de Genève

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19/02/2010

Plus de deux mois de grève chez Tekel. Une lutte exemplaire. L’urgence d’une solidarité

 

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A adresser au Parlement turc (Türkiye Büyük Millet Meclisi – TBMM). Envoyez votre soutien à cette pétition à l’adresse suivante : administration@alencontre.org. Ces soutiens seront communiqués aux représentants en Suisse des travailleurs de Tekel.

Pétition des ouvriers de la compagnie Tekel


  1. Les revendications des ouvriers de Tekel doivent être acceptées ! Les politiques du 4-C / 4-B doivent être annulées.

 

  1. Toutes les lois asservissantes et porteuses de destruction sociale doivent être annulées (la loi 4857 sur le travail, et autres).

 

 

  1. Emploi et sécurité au travail pour tous.

 

  1. Arrêt immédiat des privatisations, interdiction des méthodes de production exigeant la flexibilité des ouvriers.

 

 

  1. Lever les obstacles entravant une organisation syndicale.

 

  1. Droit de grève et d’accès aux accords exprès entre syndicats / patrons.

 

 

  1. La liberté d’expression, de média, de manifestation et d’affiliation pour tous.

 

  1. Un revenu minimum déduit d’impôt permettant à tous de vivre dignement.

 

 

  1. Sécurité sociale obligatoire pour tous (assurance maladie et accident, assurance vieillesse, etc.)

 

  1. La gratuité dans la formation et la santé.

 

 

  1. A travail égal salaire égal.

 

  1. La loi sur les bureaux d’intérim privés doit être annulée.

 

 

Actuellement, des millions d’individus se battent contre la misère et la famine qui sévissent dans le monde. Un fossé ne cesse de se creuser entre la pauvreté et la richesse produite. En Turquie, les lois légiférées par le Parlement turc, Türkiye Büyük Millet Meclisi (TBMM), ne cessent de contribuer à asservir les peuples qui y résident. Ces lois ouvrent la voie à une destruction sociale de grande envergure. C’est pourquoi, dans un contexte social fragilisé, il est nécessaire de revendiquer des conditions de travail humaines. Les revendications présentées ci-dessus sont le reflet de ce que nous entendons être les fondements élémentaires pour un avenir plus sûr pour tous. Par conséquent, en tant que principaux signataires de cette pétition, nous nous rassemblerons à Ankara le 28 février prochain et contraindrons le Parlement turc à répondre de leur devoir envers les ouvriers. Nous voulons réaliser les revendications ouvrières de Tekel et les revendications générales mentionnées ci-dessus.

 

 

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TURQUIE

 

 

 

Depuis le 15 décembre 2009, des milliers de travailleuses et travailleurs du groupe Tekel sont en grève. Ils manifestent en permanence, sous diverses formes, à Ankara.

Le groupe Tekel est la compagnie qui a eu le monopole d’Etat de toutes les entreprises de production d’alcool et de tabac. Dans le cadre de la politique de privatisation du gouvernement de l’AKP (Parti de la justice et du développement, parti islamique) et de son premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le secteur du tabac a été vendu à la deuxième transnationale de la branche, British American Tobacco (BAT), pour 1,72 milliard d’euros. La branche alcool avait déjà été cédée à une entreprise française en 2003.

 

D’autres entreprises sont sur la liste des privatisations, qui se sont accélérées depuis 2002 : les centrales électriques, les usines de sucre, la loterie nationale. Il est prévu par le gouvernement de fermer tous les magasins du groupe Tekel en 2010.

C’est dans ce contexte, entre autres, que prend toute son importance la lutte des travailleuses et travailleurs de Tekel, qui dure depuis plus de deux mois et qui rassemble des salarié·e·s turques, kurdes et autres, à partir de leur intérêt de classe. C’est un mouvement qui entre en écho avec les préoccupations de l’ensemble de la classe ouvrière dans toute la Turquie.

 

Le 14 décembre 2009, des milliers de travailleuses et de travailleurs des entreprises de Tekel partent depuis de très nombreuses villes pour se rendre à Ankara et initier leur longue lutte. Dans les mêmes jours, des pompiers manifestaient contre la perte de leur emploi prévue pour début 2010. De même, des cheminots partaient en lutte pour protester contre le licenciement de leurs collègues pour cause de participation à une grève de divers secteurs le 25 novembre 2009. C’est dans ce climat que la lutte des travailleurs de Tekel doit être replacée. Ces derniers, comme les cheminots et les pompiers, ont dû faire face à des attaques brutales de la police anti-émeute.

 

 

Contre les « mesures 4-C »

 

Les travailleuses et travailleurs de Tekel, qui avaient un statut de fonctionnaire, ont comme première revendication la suppression de ladite « politique du 4-C ». Dans le contexte des privatisations, des milliers d’ouvriers, en plus de ceux de Tekel et de ceux des secteurs qui seront privatisés, sont déjà placés sous le régime des « 4-C » de la loi 657 ou de mesures similaires.

Qu’est-ce que ce « 4-C » ? C’est une mesure qui implique tout d’abord une forte baisse du salaire. Ensuite, une mutation dans des secteurs ayant des conditions de travail fortement péjorées. Le salaire indiqué par l’Etat est un maximum, il peut être réduit par le nouveau patron. Les heures de travail sont complètement déréglementées, selon le bon vouloir des directeurs d’usine, sans paiement des heures supplémentaires. Pouvoir est donné aux patrons de licencier de manière arbitraire et le temps de travail annuel peut varier de 3 à 11 mois, la période non travaillée n’étant pas payée.

 

Cette politique du « 4-C » ne vise pas que les travailleuses et travailleurs qui subissent les conséquences de la privatisation, mais introduit des normes qui permettent la surexploitation par le capital de l’ensemble des salarié·e·s du pays. C’est aussi à partir de ce constat qu’il faut saisir l’importance et l’écho de la lutte des travailleuses et travailleurs de Tekel.

 

 

Echec aux divisions

 

Le 5 décembre 2009, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan traite les ouvriers de Tekel de « fainéants qui veulent gagner de l’argent sans faire aucun travail », parce qu’ils refusent la mesure « 4-C ». Puis Erdogan ajoute : « Si vous n’êtes pas d’accord pour accepter les règles du 4-C, vous êtes libres de créer votre propre entreprise. » Il se revendique aussi d’un accord avec le syndicat Türk-Is, qui est en fait un prolongement du pouvoir gouvernemental.

 

Face à cette provocation, le mouvement d’opposition et la mobilisation s’aiguisèrent et les discussions sur les formes d’une riposte se sont accélérées. Un ouvrier d’Adiyaman (ville du Kurdistan turc) explique ainsi ce qui se passe dans la tête de ses collègues : « Les discussions et la politique du gouvernement ont stimulé les collègues… Ils ont commencé à voir le vrai visage du Parti de la justice et du développement (AKP) à cause des mots d’insulte prononcés par le premier ministre. La première chose que certains firent a été de cesser d’être membres de l’AKP. Dans les discussions qui ont démarré sur le lieu de travail, nous avons décidé de protéger notre travail tous ensemble. » Autrement dit, l’AKP échouait dans sa volonté de diviser les travailleuses et les travailleurs selon les différentes régions et origines.

 

D’ailleurs, la police anti-émeute ne réussit pas à empêcher les ouvriers des villes kurdes, où se trouvent de nombreuses usines de Tekel, d’entrer à Ankara pour la manifestation du 15 décembre. Les travailleurs des régions de l’ouest, de la Méditerranée, de la mer Noire refusèrent cette manœuvre. Et l’on vit des ouvriers de Tokat, une ville à tradition « nationaliste » et liée au pouvoir, prendre la tête de la mobilisation pour que tous puissent entrer ensemble à Ankara et mettre en échec la manœuvre de la police. Un slogan a été repris largement : « La fraternité des peuples, tel est notre combat ».

 

« Mourir dans l’honneur plutôt que de vivre dans la misère »

 

C’est donc le 15 décembre que commence la manifestation de protestation en face du quartier général de l’AKP à Ankara. Le pouvoir espérait que le froid glacial découragerait les travailleurs. Le 17 décembre, la police les attaque. La détermination des travailleurs ne faiblit pas. Ils organisent une manifestation massive face au siège du syndicat Türk-Is, qui est proche des bâtiments du gouvernement.

 

Dès ce moment, une partie significative de la classe ouvrière d’Ankara manifesta son soutien aux grévistes, ainsi que des secteurs d’étudiants. Cette solidarité matérielle (boissons, nourriture, tentes, etc.) a été un élément décisif pour assurer la permanence de la lutte. Cette lutte a vu, à la fois, le développement de procédures démocratiques de discussion parmi l’ensemble des travailleurs du groupe Tekel et un large front unique d’appui des organisations politiques de la gauche réelle. Sit-in, marches de protestation, grèves de la faim, organisation de campements dans des tentes ou des abris de fortune à même la rue traduisent ce qu’un ancien ouvrier de l’usine d’Istanbul formule ainsi : « C’est une lutte pour notre honneur. Nous continuerons à nous battre par tous les moyens » et qu’un autre exprime dans la formule : « Mourir dans l’honneur plutôt que de vivre dans la misère ».

 

Le quotidien français Le Monde, en date du 3 février 2010, doit constater : « Ce conflit social, qui a commencé en décembre 2009, embarrasse au plus haut point le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, dont la politique économique est contestée par les fonctionnaires et les classes populaires. » Voilà une des raisons pour lesquelles le premier ministre accuse les travailleurs d’être « instrumentalisés » et de mener « une campagne idéologique contre le gouvernement ».

 

 

L’échéance du 28 février

 

Le 17 janvier 2010, une importante manifestation a rassemblé près de 100'000 personnes dans les rues d’Ankara. Dès le 15 janvier, une nouvelle vague d’ouvriers de Tekel était arrivée à Ankara pour participer au sit-in. Ils avaient pris des jours de congé maladie ou de vacances pour ce faire.

 

De plus, des liens avaient été établis avec les travailleurs des usines du sucre qui se heurtent aux mesures du « 4-C ». Cela explique, entre autres, l’ampleur de la manifestation du 17 janvier.

 

Elle commença à 10 heures, partant de la gare, pour se rendre à la place Sihhlye. De manière emblématique, sur l’estrade, prirent la parole d’abord un ouvrier de Tekel, puis un pompier, puis un ouvrier du sucre. Le désaccord des manifestants avec le dirigeant de Türk-Is, Mustafa Kumlu, s’exprima bruyamment et des mots d’ordre tels que « Türk-Is ne doit pas abuser de notre patience » furent lancés.

 

Le 19 janvier, des centaines d’ouvriers des Tekel se joignirent à la manifestation des travailleurs du secteur de la santé qui étaient ce jour-là en grève.

 

Les directions syndicales ont cherché à trouver un accord début février, mais cela a échoué. Une nouvelle échéance de mobilisation nationale est fixée au 28 février prochain. Une discussion sur les modalités d’action les plus efficaces, comme il est normal dans un tel conflit, se déroule dans les rangs des travailleuses et des travailleurs.

 

Un des aspects les plus significatifs de l’action du comité de grève est l’importance donnée à l’extension de la lutte et à la solidarité ouvrière. De même, les ouvriers de Tekel font tout pour éviter que des fractions de la classe dominante, opposées au gouvernement de l’AKP, utilisent leur lutte à des fins étroitement partisanes.

 

Un travailleur originaire de la région de la mer Noire, qui appartient à la minorité Laz, explique : « Notre lutte commune est la seule véritable ouverture démocratique en Turquie. » Il dénonce ainsi les déclarations « d’ouverture démocratique » faites par le gouvernement et qui se font toujours attendre.

 

Les médias internationaux ont donné peu d’écho à cette importante lutte, qui chamboule la situation socio-politique en Turquie. Il en découle la nécessité d’élargir le mouvement de solidarité réclamé par les travailleurs de Tekel et que l’on retrouve dans la pétition ci-dessous. Ce d’autant plus qu’un des sièges de BAT [1] se trouve en Suisse (Lausanne) et qu’une initiative de solidarité face à cette présence serait la bienvenue. (Rédaction La brèche)

 

 

[1] BAT contrôle 40 % du marché suisse des cigarettes et est un gros exportateur. Il emploie 600 salariés en Suisse, dont 400 à l’usine de Boncourt (Jura). Dans le bâtiment administratif de Lausanne, BAT emploie 120 salariés. Les marques principales vendues en Suisse et exportées sont Parisienne, Kent, Lucky Strike, Pall Mall, Select, MaryLong, Marocaine, Vogue et Dunhill.

 

 

 

 

Rédaction de La Brèche (février 2010)

 

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11/02/2010

42 prisonniers politiques menacés de mort en Turquie !

 


PARLEMENT EUROPEEN,

ORGANISATIONS INTERNATIONALES, DEFENSEURS DES DROITS DE

L’HOMME ET

AUX MEDIAS DU MONDE !

 


Madame, Monsieur,

Nous sommes alarmés par l’état de santé de 42 prisonniers politiques en Turquie qui se trouvent actuellement entre la vie et la mort.

Selon l’Association des droits de l’homme de Turquie (IHD), l’état de santé de 42 prisonniers politiques dans les prisons turques est très grave. 12 d’entre eux souffrent d’un cancer, 4 ont une paralysie très grave, 3 souffrent de la maladie Wernice Korsakof et 23 autres souffrent de diverses maladies graves.

Etant donné qu’ils ne reçoivent pas de soins adéquats dans les prisons, leur état de santé s’aggrave de jour en jour. Il s’agit de :

1. Taylan Çintay. Emprisonné depuis 12 ans, qui souffre d’un cancer du côlon. Il est détenu à la prison d’Erzurum (type H) ;

2. Nurettin Soysal. Condamné à la perpétuité et emprisonné depuis 16 ans, M. Soysal souffre d’un cancer de la lymphe. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

3. Erol Zavar souffre d’un cancer du côlon. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

4. A. Samet Çelik souffre d’une leucémie. Il est détenu à la prison de Sincan n° 2 (type F) ;

5. HASAN ALKIŞ est cardiaque. Il est détenu à la prison de Kırıkale (type F) ;

6. Gazi Dağ est paralysé. Il est détenu à la prison d’Antalya (type E) ;

7. Halil Güneş souffre d’un cancer des os. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

8. Hediye Açık souffre d’insuffisance rénale. Elle est détenue à la prison de Bakırköy (İstanbul) ;

9. İnayet Mete est cardiaque. Il est détenu à la prison de Diyarbakır (type D) ;

10. İzzet Turan souffre d’ulcères, d’insuffisance rénale, d’hernie discale et d’ostéoporose. Il est détenu à la prison de Diyarbakır (type D) ;

11. Nizamettin Akar souffre d’un cancer des ganglions. Il est détenu à la prison de Muş (type E) ;

12. Remzi Aydın est paralysé. Il est détenu à la prison de Kocaeli n° 1 (type F) ;

13. Yusuf Kaplan (85 ans) est paralysé et cardiaque. Il souffre également de problèmes de vue. Il est détenu à la prison d’Elazığ (type E) ;

14. Kemal Ertürk souffre de multiples maladies. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

15. Latif Bodur souffre d’un cancer des poumons. Il est détenu à la prison de Midyat (type M) ;

16. Veysi Özer souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison de Diyarbakir (type D) ;

17. İsmet Ayaz souffre de la maladie coeliaque. Il est détenu à la prison d’Adıyaman (type E) ;

18. Nesimi Kalkan souffre de la maladie coeliaque. Il est détenu à la prison de Mardinde type E

19. Aslan Karslı souffre de la maladie de Wernice Korsakovet et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Silifke (Mersin) de type M ;

20. Mehmet Ali Çelebi souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Bolu (type F) ;

21. Mesut Deniz souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

22. Hülki Güneş souffre d’un Ankilozan spandilit. Il est détenue à la prison de Muş de type E ;

23. Necmettin Korkaç souffre d’une colite, de problèmes de vue et est paralyse. Il est détenu à la prison de Van de type F ;

24. MEHMET EMİN ÖZKAN (74 ans) est paralysé et cardiaque. Il est détenu à la prison de Mardin ;

25. HAYATİ KAYTAN a perdu ses orteils dans les deux pieds à cause d’une hypothermie. Ses plaies ne se sont toujours pas cicatrisées et saignent régulièrement. Il est détenu à la prison de Kırıkkale de type F ;

26. YAŞAR İNCE souffre d’hépatite B, cardiaque et d’hernie discale. Il est détenu à la prison de Sincan n° 1 (type F) ;

27. CENGİZ EKER souffre d’une Cardio-vasculaire. Il est détenu à la prison d’Erzurum (type H) ;

28. KEMAL ÖZELMALI souffre de la maladie de Wernice Korsakov et est devenu schizophrène. Il est détenu à la prison d‘Adana KÜRKÇÜLER ;

29. DENİZ YILDIZ souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison d’Adana Karataş ;

30. GÖRGÜN OKTAR souffre d’emphysème des poumons Il est détenu à la prison de Muş de type E ;

31. LOKMAN AKBABA souffre de maladies dégénératives du rachis. Il est détenu à la prison de Kırıkale de type F ;

32. METİN KARA souffre du cancer de l’intestin et a subi une chirurgie cardiaque. Il est détenu à la prison de Batman ;

33. M. SIDDİK CENGİZ souffre de vasculite liée un écoulementde sang dans l’auriculaire provoquant des crises cardiaques fréquentes. Il est détenu à la prison de Siirt de type E ;

34. SELİM BUĞRAHAN (75 ans) souffre de la vessie, du rein, du cœur, il a difficultés à marcher. Il est détenu à la prison de Bingöl (type M) ;

35. HÜSEYİN BABAR souffre d’une tuberculose et de pneumonie. Il est détenu à la prison de Tekirdağ (type F) ;

36. AHMET AKYOL souffre de la maladie d’Addison. De plus, il est cardiaque et a perdu à ce jour 40 kg. M. AKYOL est détenu actuellement à la prison d‘Adana KÜRKÇÜLER (type F) ;

37. İSA YAĞBASAN souffre d’un cancer. Il est détenu à la prison de Midyat (type M) ;

38. SEYİTHAN BOZDAĞ a une tumeur au cerveau. Il est détenu à la prison de Nevşehir

39. MEHMET TAPAR souffre d’une tuberculose. Il est détenu à la prison de Maltepe d’Istanbul

40. EMRAH KAÇAR soufre d’un lymphome Il est détenu à la prison de Silivri n° 5 (type F) ;

41. TEMİNO BAYSAL est paralysé. Il est détenu à la prison de Siirt (type E) ;

42. Aynur Epli souffre d’un cancer du côlon. Elle se trouve actuellement à la faculté de médecine de Dicle ;

Ces prisonnier-e-s ont bien souvent contracté des maladies en raison des conditions de détention déplorables et ils-elles ne sont pas soigné-e-s par les autorités turques sous prétexte que leurs soins coûtent cher.

En réalité, les prisonniers politiques sont considérés comme des ennemis et traités comme tels par les autorités turques. Leur isolement, dans tous les sens du terme, et leur non traitement en cas de maladie obéissent à cette politique. Bien que la peine de mort soit abolie officiellement, les autorités turques ont recours à deux méthodes pour se débarrasser de certains de leurs opposants : les exécutions sommaires et l’élimination à petit feu des prisonniers (torture, mauvais traitements, obstacles pour les soins des prisonniers malades, isolement, etc.).

Au vu de ce qui précède, nous vous appelons à adresser des lettres de protestations aux autorités turques pour qu’elles cessent leurs politiques inhumaines à l’égard des prisonniers politiques et fassent le nécessaire pour le traitement des détenus malades.

Nous vous demandons surtout d’intervenir auprès des autorités compétentes de Turquie afin d’obtenir leur libération. En vous remerciant de l’attention vous accorderez à la présente, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Genève le, 11 février 2010

Actions : Nous vous prions de bien vouloir écrire aux instances onusiennes et aux autorités Turque :

 

· President of Turkey,

Mr. Abdullah Gül,

Cumhurbaskanligi

06100 Ankara, Turkey

Fax : +90 312 468 5026 ;

Email : cumhurbaskanligi@tccb.gov.tr

 

· Prime Minister,

Mr. Recep Tayyip Erdogan,

Office of the Prime Minister

Basbakanlik 06573 Ankara, Turkey,

Fax : + 90 312 417 0476 ;

receptayyip.erdogan@basbakanlik.gov.tr

 

· Deputy Prime Minister and State Minister for Humman Rights,

Mr. Cemil Çiçek

Fax : 00 90 312 417 42 06

· Interior Minister,

Mr. Beşir Atalay

Içisleri Bakanligi,

06644 Ankara, Turkey ;

Fax : + 90 312 418 17 95 / +90 312 418 7696,

besir.atalay@icisleri.gov.tr

 

· Justice Minister,

Mr. Sadullah ERGİN,

Adalet Bakanligi, 06659 Ankara,

Turkey

Fax : + 90 312 414 62 26

 

· Foreign Minister and State Minister for Human Rights,

Mr. Ali Babacan,

Office of the Prime Minister,

Basbakanlik, 06573 Ankara,

Turkey

Fax : +90 312 287 88 11

 

· Ambassador, Mr. Ahmet Üzümcü,

Permanent Mission of

Turkey to the United Nations in Geneva,

Ch. du Petit-Saconnex 28b -

CP 271, CH-1211, Geneva 19,

Switzerland,

E-mail : mission.turkey@ties.itu.int,

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10/02/2010

petition120 jours

 

 

 

signez et faites signez jusqu’au 16-03-2010

 

 

http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article1492

 

P1010138.JPG

 

 

120 jours d’indemnités journalières en plus

un droit, pas un luxe pour les chômeurs !

 

Avec une action de protestation devant l’Office cantonal de l’emploi, à laquelle ont participé une 50aine de chômeurs et syndicalistes, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) dénonce le refus du Conseil d’Etat de demander à la Confédération l’allongement de 120 jours de la durée d’indemnisation pour les chômeurs de longue durée. Une pétition est lancée.

 

lutter contre le chômage et pas contre les chômeurs

pour la prolongation de 120 jours

du droit aux indemnités fédérales de chômage

 

 

 

Considérant :

  • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage a passé en Suisse de 3 à 4,4% situant le nombre de chômeurs-euses à 172.740 et de demandeurs-euses d’emploi à 234,359 ;
  • qu’entre décembre 2008 et décembre 2009 le taux de chômage officiel à Genève a augmenté de 5,9 à 7,2%, situant le nombre de chômeurs-euses à 15.930 et de demandeurs-euses d’emploi à 22.067 ;
  • que les Cantons de Vaud, du Jura et de Neuchâtel, également atteints par un fort taux de chômage ont déjà obtenu la prolongation de 120 jours, ce qui améliore le sort des chômeurs-euses de leur canton ;
  • qu’en période de crise il devient très difficile de retrouver un emploi dans de nombreux secteurs et qu’il est primordial, pour les personnes sans emploi, de rester dans le circuit du chômage et d’être soutenus dans les démarches de recherche et également de ne pas subir une dégradation supplémentaire de leur situation sociale et économique en émargeant à l’aide sociale ;

les soussignés-es, salariés-es ou chômeurs-euses ou demandeurs-euses d’emploi demandent instamment aux autorités politiques du canton de Genève :

  • d’utiliser une des maigres possibilités qu’est la prolongation de 120 jours, offertes par la loi fédérale sur le chômage, pour aider les chômeuses-rs- des cantons touchés durablement par un fort taux de chômage ;
  • de demander au Conseil fédéral d’actionner les art 27 LACI et 41 OACI qui permettent, avec une participation aux coûts à raison de 20% du canton, de prolonger de 120 jours le nombre d’indemnités fédérales, pour tous les chômeurs-euses du canton, quel que soit leur âge.s’inscrire en spécifiant dans les champs appropriés le nom du collectif qu’elles souhaitent représenter à cette occasion.
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23:16 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

09/02/2010

Murad AKINCILAR, numéro de sa cellule A12

20.1.2010

 

Mes cher-ères ami-es,

 

Quoique de façon lacunaire, je reçois de vos nouvelles. Je suis curieux de savoir ce que vous devenez et je dois avouer que vous me manquez ; contrairement à ce que je croyais l’être, je ne suis apparemment pas un pain de four dur (un vrai dur).

 

De mon point de vue, je n’étais pas un étranger parmi vous. Nous nous sommes tous ensemble bien tenus droit pour une égalité sans mesure, sans frontière, une vie juste et une justice sociale qui ne restent pas sur le papier. Ce qui nous rassemblait n’était pas une rencontre folklorique, un refuge ou l’immigration. Il s’agissait bien plutôt d’un récit universel, c’est tout.

 

A la façon des notes prises dans un journal intime, je vais essayer de vous résumer les derniers événements.

 

La dernière semaine du mois de juin, un Congrès s’est tenu dans le but de créer un parti unitaire.* Parmi les participants figuraient les groupes écologistes et féministes, onze partis politiques et groupes de gauche, la gauche musulmane, le « mouvement de conscience » qui s’approprie l’héritage de Hrant Dink** dont nous commémorons la troisième année de son assassinat et les militants kurdes engagés dans les structures légales démocratiques. Lors du Congrès, 224 délégués dont 7 députés ont débattu pendant deux jours. Lorsque j’ai lu la déclaration finale, nous l’avons approuvée avec des applaudissements remplis d’espoir.

Nous disions la crise sociale s’approfondit et dans le cas où les précaires n’arrivent pas à rendre la facture de cette crise à leurs vrais responsables, ils vont se diviser entre eux et se prendre réciproquement comme cible. Il faut réconcilier les masses précarisées qui se frictionnent entre le nationalisme et les divergences ethniques ; s’il n’y a pas la paix dans les bidonvilles, le racisme augmentera.

 

Au début du mois de juillet 2009, un camp syndical intitulé la « Rencontre internationale de Jeunes Représentants des Travailleurs » a eu lieu au bord de la Méditerranée, dans la première cité élue « slow city », rencontre à laquelle ont participé des travailleur-euses et syndicalistes d’Argentine, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Colombie, du Chili etc. Le soir, les participants au camp chantaient autour du feu. Quant à moi, j’ai pendant deux jours animé l’atelier « la pédagogie syndicale ». Les jeunes syndicalistes souhaitaient avoir un syndicat auquel ils peuvent se rendre en dehors du fonctionnement routinier, un lieu où ils peuvent se sentir chez eux. Depuis l’arrivée au pouvoir, en 2002, du gouvernement actuel, 203 milles travailleurs se sont désyndicalisés. En automne, la deuxième vague sous-jacente de la crise arrive, après l’été romantique, l’automne chaud, les syndicats doivent se préparer à l’hiver difficile. Le nombre de chômeurs a dépassé les 6 millions.

 

Le soir, nous nous éloignons du camp à deux, dans une soirée splendide du mois de juillet, nous regardons devant les remparts d’Agora, dans la ville antique d’Assos, près de la Troie, la méditérannée et les phosphorescences de la mer.

 

Les jeunes académiciens et les intellectuels progressistes ont organisé au début du mois de septembre un Congrès scientifique alternatif à Smyrne. Le sujet était les sciences sociales et la vie sociale après le coup d’Etat. J’ai lors de ce congrès fait une présentation (dans le cas où il y aurait une confrontation avec le passé, les années qui suivirent le coup d’Etat) sur la période allant de 1991 à 1997, période marquée par la guerre de basse intensité, le mouvement ouvrier, les exécutions sommaires et disparitions de plus de 17 milles personnes.*** Il n’y a eu aucune poursuite au sujet des massacres commis, des grèves réprimées et des syndicalistes tués. Pourrions-nous parler d’une réhabilitation lorsque les victimes sont réduites au silence ou d’une démocratie sans la gauche ?

 

Durant l’été, un groupe composé majoritairement de syndicalistes, nous avons publié une revue, laquelle contenait un dossier au sujet de « la crise et les travailleurs ».****

Le parti unitaire, le Mouvement Unitaire pour la Démocratie, a rendu public une déclaration exigeant une paix équitable et juste.

 

Nous avons, un groupe de 60 économistes, publié un dictionnaire des concepts économiques et sociaux, ce dictionnaire est actuellement utilisé dans les formations syndicales.*****

 

Pour le journal humoristique, Sarlo, j’ai écrit mon article humoristique. « Nous avons beaucoup rigolé cet été, voyons quand nous pleurerons » me disait une travailleuse du Tekel (régie du tabac).******

 

Fin septembre, la réunion prépérative du Forum Social Européen et le Forum Social de Mésopotamie ont eu lieu. De 32 pays, une délégation de 2050 personnes ont participé à cettre rencontre. Un panel syndical a eu lieu avec les présidents de certaines Confédérations syndicales et les représentants des sections locales. Le sujet qui nous occupait était la préparation à la crise, les problèmes organisationnels (au Moyen-Orient).*******

 

Le Forum Social se moyen-orientalise ; les réunions commencent tard et toute la soirée nous buvons du thé et discutons souvent de l’anti-impérialisme. Nous avons également discuté de la défense de la représentante d’Unia, licenciée par Manor. La délégation palestinienne est la prunelle de nos yeux.

 

 

Entre temps, nous nous préparons pour la rencontre du FMI, nous essayons d’organiser un Congrès Economique Socialiste.

 

 

Une belle matinée du mois de septembre, je suis arrêté. Mon arrestation n’a bien évidemment aucun rapport avec ce que je vous ai expliqué ci-dessus ! Je suis arrêté car je suis un « terroriste ». Les 22 syndicalistes dont la majorité sont des femmes se sont fait arrêtés au motif qu’ils seraient membre d’une organisation terroriste. Les travailleurs et dirigeants syndicaux des secteurs tels que le textile et  la construction navale sont également membres d’une organisation terroriste. Leur arrestation n’a aucun rapport avec leur identitié politique ni avec leurs activités syndicales ! Qu’il n’y ait pas de malentendu...

 

Dominique Strauss Kahn apprend ce qu’est l’hospitalité anti-impérialiste. Nous, nous sommes dans la partie de la prison réservée à l’isolemement cellulaire. Nous sommes sortis des cellules d’interrogatoire où ils nous ont gardé quatre jours. Mes yeux se ferment. Un groupe anti-FMI se fait arrêter.********

 

Le dernier jour du Ramadan, nous avons organisé avec les députés, les intellectuels de gauche et les musulmans un repas. Nous y disions, nous refusons de nous positionner entre les nationalistes-militaristes et les néo-libéraux théocratiques. Le Projet Atla-tist du Grand Moyen-Orient retire son soutien de la bureaucratie militariste et du modèle de l’Etat-nation. La bourgeoisie de l’« islam modéré » crée l’Etat policier de la mondialisation. En 1999, Seattle était la confirmation de la faillite de l’accumulation du capital néo-libéral qui va de pair avec le néo-conservatisme et le militarisme de la sécurité nationale. La vague libertaire à la fin des années 1989 avait donné l’impulsion aux idéaux du bien public et de l’égalité. Or les acquis sociaux sont bafoués. Dans les pays comme la Turquie, le Liban et l’Egypte, l’armée s’affablit et les politiques de collectivisation des coûts (dans les contextes de crise) sont mis en avant par des cadres islamistes modérés et néo-libéraux.

 

Si nous regardons l’Argentine de 2001, la guerre de l’eau et du gaz entre 2003 et 2005 en Bolivie, la destruction en 2006 du Liban et les deux tentatives de coups d’Etat au Vénézuéla, nous constaterons que les politiques putschistes afin d’amener au pouvoir les régimes néolibéraux répressifs n’ont pas de viabilité. Car nous voyons comme dans les exemples de Seattle, Gênes, Evian et Honduras que les résistances sont pacifiées par le capital qui produit des méthodes du consentement, de l’adhésion sur la base des appareils complexes/manipulatifs et avec l’intervention de multiples acteurs. Les régimes néolibéraux, de tendance raciste dont les pratiques de l’Etat policier sont sophistiquées, se renforcent tant dans les pays du centre que dans les pays de la périphérie. Les néo-con réformés prévoient au Moyen-Orient de fermer les points de conflit en Irak, en Palestine et au Liban ; de créer un nouvel équilibre en Afganistan et d’ouvrir un nouveau front au Yémen et dans la Golf persique. USA ne souhaitent pas une vraie paix en Turquie, ils veulent plutôt la pacification afin que la Turquie joue un rôle plus important en Irak et en Afganistan. Dès le mois de décembre, Obama souhaite que la Turquie s’implique plus en Afganistan.

 

 

Les thèses libérales ne peuvent plus influencer la gauche. L’époque de la gauche institutionnelle et tradionnelle est close. Le début du XXIème siècle est au seuil de donner lieu à une synthèse qui ressemble à celle des années 1871 à 1913, c’est-à-dire les critères de divergences historiques perdent de leur rigueur entre les Verts, Anarchistes, Socialistes, Anti-impérialistes, Altermondialistes et Communistes. Les nouvelles alliances de gauche, les fronts de gauche, peut-être pour donner lieu par la suite à de nouvelles divisions, gagnent d’importance et de sens, cela sur la base des nouveaux dénominateurs communs telle que la critique radicale de l’Etat suite à l’effondrement de l’Etat providence et un nouveau programme altermondialiste, basé sur la paix entre les peuples et les mouvements ouvriers.

 

Les 22 syndicalistes arrêtés en juin sont libérés à la fin du mois de novembre alors qu’au mois de décembre 10 dirigeants du syndicat des transports sont arrêtés. D’un autre côté, les responsables de l’assassinat de 453 syndicalistes ou de militants syndicaux depuis 1993 ou les responsables de l’assassinat des syndicalistes entre 1980 et 1993 n’ont pas été traduits devant la justice.

 

La nouvelle année a débuté avec la grève des travailleurs de la construction navale, des hôpitaux, du secteur des biens mobiliers, de la fabrique de biscuits, des industries de carbon, du cuir, de l’automobile, E-Kart, du textile, de la construction (TOKI), les travailleurs de Sabah et ATV. Quant à la grève de Sinter, elle a rempli sa première année le 15 décembre (Philippe est au courant). Le 25 novembre, une grève générale a eu lieu, grève à laquelle plus de deux millions de travailleurs ont participé. Les licenciements interviennent dans les chemins de fer. Le 16 décembre, 12 milles travailleurs de Tekel (régie du tabac)  ont lancé leur résistance à Ankara. Le 20 janvier 2010, la résistance continue, ils ont entamé depuis deux jours une grève de la faim contre le régime des privatisations. Le 8 janvier, 40 travailleurs de Tekel sont mis en garde à vue. D’après les journaux, les 6 derniers mois, plus de 40

 

 

tentatives de lynchage ont été entregistrés, pourtant aucune arrestation. Les mères des disparus (les Mères de Samedi) sont dans leur 252ème manifestation hebdomadaire.

 

 

Je suis dans la prison, je reçois des cartes de soutien étant donné que je me trouve parmi les 37 écrivains détenus. Quant aux syndicats, ils auraient organisé des conférences de presse. 898 travailleurs pompiers employés par les sous-traitants sont entrés en grève. Le 10 décembre, à Bursa, 10 mineurs sont décédés dans l’explosion de la mine : 7 négligences sont entregistrées or aucune poursuite judiciaire n’est à l’ordre du jour contre le patron.

 

Le parti représentant la politique légale démocratique kurde, qui a 21 députés élus, est interdit. Par la suite, 37 syndics et travailleurs de municipalités kurdes sont arrêtés.

 

Depuis ma cellule, je regarde l’extérieur, le mur de la prison…Les pierres de ce mur viennent du via Appia où les spartakistes et d’autres furent crucifiés. Devant ce mur-là, le mur des fédérés, en 1871, les Communards furent fusillés. Devant ce mur-là, à Varsovie, les résistants furent attachés et exécutés. Une partie de ce mur-là est entre le Mexico et Texas. Une autre partie passe par Melilla. Ce mur-là, il a le même béton que celui du mur des territoires occupés en Palestine. Ce mur est celui de la cellule de Louise Michel, de Rosa, le mur en bas duquel est tombé Durutti, le mur de la cellule humide dans laquelle Gramsci a écrit ses livres. Quant à moi, j’envoie de l’autre côté de ce mur mes salutations à travers les barres de ma cellule, mes salutations aux hommes et femmes dont je ne connais pas le nom. Je dédie la chanson asfur********* à Marwan Barghouti, à Ahmad Saadat. J’envoie nos chansons avec les oiseaux qui s’arrêtent sur les barres en fer aux syndicalistes détenus en Iran, au Magrèbe et en Amérique latine.

 

 

Pour tout-e-s les travailleur-euses en grève, je vous dis : vous êtes mes frères et sœurs.  Je souhaite faire entendre  cette voix des bidonvilles de Bogota à Caire, des quartiers populaires en Europe aux ruelles étroites de Gazza, à ceux et celles qui me connaissent ou ne me connaissent pas, leurs murs ne sont qu’une poussée de sable pour nous.**********

 

 

Murad numéro de sa cellule  A12



NdA : En français dans le texte

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04/02/2010

Reconstruction de l'école Genevoise en Haïti

La Maison Populaire de Genève vous appelle !

 

Hier, nous avons mobilisé pour Armenia, Turquie, d’Iran, Tusinami. Pakistan, aujourd'hui encore nous mobilisions  pour soutien avec peuple

d’Haïti !

 

Vous pouvez contacter la fondatrice de l'école genevoise en Haïti et Présidente de l'opération

Mme Danielle Oppliger au 079 417 88 86

Pour cette opération faites vos dons au :

CCP-12-79335-7

 

Liste du Comité d’action pour la reconstruction de l’Ecole genevoise en Haïti

 

Abt Emile dit "Milou", Barhassat Luc , Castella André ,Cristin Jean-Claude, Duchosal Jean-François,Dunant Dominique, Kleiner Michäel, Schwarz Charly, Oppliger Danielle, Putallaz Sue, Rielle Jean-Charles, Oppliger Hannelore et Fils-Aimé Danitza

http://www.lerespect.org/Ecoles/Ecole_Genevoise_en_Haiti/...

 

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http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2010/02/26/corte...



 

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Au nom du Maison Populaire de Genève

Demir SÖNMEZ ,Hüseyin KAYA, Ali GARIP, H.Mehmet KIZILBAKIR , Sevinc SÖNMEZ  et Dogan KARAKUS

 

 

 

 

 

09:44 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

27/01/2010

une lutte exemplaire et victorieuse

 

 

aéroport de Genève + grève à Swisspor

 

 

 

Mercredi matin 13 janvier 2010 les employés du tribagage et de la piste de Swiss¬port ont repris le travail après 10 jours de grève. Ils l’ont fait la tête haute et peuvent être fiers de la bataille qu’ils ont menée car ils ont obtenu gain de cause sur une grande partie de leurs revendications.

Après cette lutte importante, le comité de soutien organise une fête

mercredi 10 février à partir de 20h

à la salle du Faubourg rue des Terreaux-du-Temple 4

repas, musique, etc.

 

 

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http://www.tsr.ch/tsr/index.html ?siteSect=500000&am...

L’accord signé par le Syndicat des services publics (SSP) et l’entreprise Swissport prévoit la mise en place d’une convention collective de travail à partir du 1er janvier s’appliquant à l’ensemble du personnel de l’entreprise. La convention collective acceptée en septembre 2009 par une organisation minoritaire à la botte de l’employeur, contre l’avis du SSP majoritaire dans ce secteur, n’apportait aucune amélioration des conditions de travail et salariale à des travailleurs qui accomplissent un travail très dur.

Dans un secteur qui ne connaît pas la crise – augmentation des activités aéroportuaires, augmentation du nombre de passagers et donc de valises à manipuler - il est scandaleux d’imposer de tels salaires et conditions de travail.

Swissport, l’ancienne société de handling de Swissair, appartient à l’espagnol Ferrovial depuis 2005. La société de capital-investissement détient aussi des entreprises de construction et de transports, principalement en Europe, pour un total de 36,2 milliards d’euros. Swissport réalise un chiffre d’affaires de près de 2 milliards de francs dans 38 pays avec 100 000 employés. Son résultat opérationnel s’élevait à 108 millions de francs en 2008.

Après avoir épuisé toutes les voies de la négociation et des médiations, les employés du tribagage et de la piste et leur syndicat ont décidé de se mettre en grève et d’avancer un cahier de revendications comportant notamment :

1. une CCT forte,

2. une augmentation salariale pour 2010,

3. la revalorisation du travail irrégulier,

4. la suppression des pénalités financières en cas de maladie du personnel.

Ces dernières étant même une atteinte à un droit humain élémentaire : ne pas être pénalisé pour raison de santé. Toutes ces revendications étaient amplement justifiées en regard du travail pénible de ce personnel et des résultats de cette entreprise.

Le résultat de la grève est que sur tous ces points une amélioration certaine a été obtenue, à savoir :

1) une prime de 100.- CHF par mois pour tous les grévistes ;

2) une augmentation salariale généralisée de 40.- CHF, sur les grilles de salaires et sur tous les salaires réels ;

3) une augmentation des points « HTI » pour travail irrégulier qui passent de 2.75 CHF à 3.10 CHF (cette mesure représente une augmentation générale moyenne de 40.- CHF et d’environ 50.- CHF pour les grévistes) ;

4) La suppression du prélèvement des 20% de salaire les 3 premiers jours de maladie, sur présentation d’un certificat médical.

Trois mesures sur 4 touchent donc l’ensemble du personnel. Les grévistes ont gagné 190.- CHF sur les 250.- demandés. Ils ont nettement améliorer leur CCT, laquelle est désormais signée entre le seul SSP et Swissport. La leçon n’est pas nouvelle, mais force est de constater que des travailleurs et des syndicats déterminés, clairs sur les objectifs à atteindre, obtiennent à travers la lutte et la grève des résultats importants.

Depuis de nombreuses années l’essentiel des luttes ont été défensives, l’intérêt de la lutte des employés du tribagage et de la piste est qu’elle a été offensive. Il faut le souligner et prendre exemple pour les futures batailles à mener.

Le 2 janvier 2010 les grévistes de Swissport ont commencé leur mouvement en même temps que le personnel de Dnata, seconde entreprise d’assistance au sol à l’aéroport. Les grévistes des deux entreprises ont ainsi affirmé la nécessité d’une CCT de branche pour mettre un terme à la concurrence déloyale que se livrent leurs employeurs pour s’arracher les marchés en rognant au final sur les conditions de travail. Les grévistes de Dnata soutenus par le SIT et le SSP ont repris le travail le 2 janvier en fin de journée après avoir obtenu satisfaction de leurs revendications. La lutte commune pour qu’une CCT commune voie le jour va se poursuivre.

Cette lutte a aussi permis de mettre en évidence des aspects scandaleux et une attitude anti démocratique de la part du Conseil d’Etat genevois.

• L’aéroport est une régie publique autonome, placée sous la tutelle de l’Etat, qui se doit de veiller aux conditions de travail ; dans ce cas d’espèce sur le domaine à l’AIG. Or M. Longchamp, président du Conseil d’Etat, a donc violé la législation suisse : l’Etat est obligé de demander aux fournisseurs des marchés publics et des mandats de prestations de respecter les conditions usuelles locales de la branche. Dans ce conflit il a interdit de définir justement ces conditions usuelles à travers une CCT commune des entreprises « ground handling » ! » Il a même été jusqu’à menacer d’appeler une troisième entreprise pour intensifier la concurrence.

• Comme chef de l’AIG, M. Longchamp – aux multiples casquettes - est aussi responsable d’avoir envoyé du personnel d’un établissement public financé par l’Etat auprès d’une entreprise privé pour tenter de briser la grève. Il a utilisé des moyens d’Etat pour soutenir unilatéralement la position d’un employeur.

• Le Conseil d’Etat a également ordonné que la police agresse violemment les grévistes et leur interdise l’accès à leur lieu de travail.

• Le Conseil d’Etat a même envoyé un haut fonctionnaire tenir des propos injurieux, publiquement, contre les travailleurs en grève, contre des militant-e-s syndicalistes et contre le SSP. Cette attitude est inquiétante car elle révèle clairement que les autorités politiques n’hésitent plus à se placer dans le camp de ceux qui veulent empêcher toute expression sociale et réprimer toute contestation.

Une bataille reste donc à mener par tous les syndicats et partis politiques de gauche afin de justement rétribuer le travail et juguler la recherche effrénée du profit.

Comité de soutien aux travailleuses et travailleurs de l’aéroport de

Cointrin - Genève

La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et tous les syndicats du canton

Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné

Les Communistes

Le Parti du Travail

Les Socialistes

solidaritéS

Gauche anticapitaliste

NPA Nouveau parti anticapitaliste

Association Maison Populaire de Genève

Les Verts

Mouvement pour le socialisme

 

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20/01/2010

Murad AKINCILAR, DEPUIS LE 30 SEPT.2009 EMPRISONNE EN TURQUIE

Plateau de Champel

Plateau de Champel

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Parc Alfred-Bertrand
Parc Alfred-Bertrand

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Sue St-Léger / Bastion
Sue St-Léger / Bastion

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Plaine de Palais / Avenue du Mail
Plaine de Palais / Avenue du Mail

Plaine de Palais / Avenue du Mail

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Parc la Grange
Parc la Grange

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Bois de Bâti
Bois de Bâti

Bois de Bâti

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Rue de Grand-Bureau / parc Acacias
Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

Rue de Grand-Bureau / parc Acacias

Place du Petit-saconnex

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Parc Geisendorf/ Rue de Lyon
Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

Parc Geisendorf/ Rue de Lyon

Place des Nations


 


Pour la libération du syndicaliste et militant des droits démocratiques Murad Akincilar

Genève, le 13 janvier 2010

Au nom du Comité de soutien pour la libération du syndicaliste genevois Murad Akincilar, détenu en Turquie depuis le 30 septembre 2009, nous sollicitons votre soutien dans la campagne pour sa libération.

Nous avons l’honneur de vous adresser un appel international pour la libération de Monsieur Murad Akincilar. Le mercredi 30 septembre 2009, Monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul devant domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.

Murad Akincilar est un intellectuel, syndicaliste et militant des droits humains connu et engagé en Suisse comme ailleurs en Europe. Murad travaille à Genève auprès d’Unia, le plus grand syndicat de Suisse. Il y travaille depuis de nombreuses années comme secrétaire syndical. Citoyen de Genève, au bénéfice d’un permis d’établissement, il est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, pour une visite privée.

Murad Akincilar semble être inculpé, comme c’est presque systématiquement le cas lors d’arrestations politiques en Turquie, d’entretenir des liens avec une organisation terroriste. Le dossier d’inculpation est resté à ce jour inaccessible en vertu d’une procédure d’exception en vigueur en Turquie.

Des larges milieux politiques et sociaux en Suisse , près de deux mille personnes, des élus dans le parlement suisse et dans les parlements cantonaux, des partis, des associations et des syndicats ainsi que de larges milieux politiques dans les parlements - européen et allemand notamment - apportent leur soutien à M. Akincilar. Les grandes organisations syndicales internationales appuient cette cause et ont déjà adressé des lettres aux autorités turques. Si vous le désirez nous pouvons vous faire parvenir un exemplaire du dossier attestant ces soutiens.

Concernant l’état de santé de Murad Akincilar, nous sommes extrêmement inquiets. Murad a été opéré des deux yeux au mois d’octobre après s’être plaint durant plusieurs jours de perte de la vue sans que les autorités de détention ne s’en préoccupent. Il serait en train de récupérer sa capacité visuelle de l’œil gauche, mais aucunement de l’œil droit - qui pour l’heure n’a pas de vision - vraisemblablement à cause de la brutalité des spots et du stress violent lors des heures d’interrogatoire ainsi qu’à cause du retard de l’intervention chirurgicale.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Monsieur Murad Akincilar.

Nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement turc, pour demander la libération de notre collègue syndicaliste et militant des droits démocratiques.

En vous remerciant d’avance pour votre soutien, en vous priant d’avoir l’obligeance de nous tenir au courant de vos démarches et de nous faire savoir si vous acceptez que nous en fassions état auprès des médias, nous vous adressons nos cordiaux messages.

Pour le comité de soutien : Jamshid Pouranpir, Unia, chemin du Surinam 5,

1203 Genève, Suisse

Tél : +41 79 827 86 27, jamshid.pouranpir@unia.ch

 

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11/01/2010

Appel l'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort ..



A la presse et l'opinion publique.



Nous, petit groupement militant contre la peine de mort, invitons toute la presse à notre manifestation.

Notre but :

1. Critiquer la peine de mort en interpellant les gouvernements par la pression de l'opinion publique.

2. Montrer une forme de solidarité avec celles et ceux qui sont confrontés à la peine de mort. Ils ne sont pas seuls, nous sommes avec eux.


Notre manifestation aura lieu le 12 janvier 2010 entre 14h00 et 16h00

devant le bâtiment des Nations Unies, Palais Wilson

à Genève.


L'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort


A la presse et à l'opinion public.


Chers amis,

Notre coeur voudrait pouvoir se passer de l'explication qui suit et nous souhaiterions que le thème de la peine de mort ne soit plus à l'ordre du jour dans la presse. Mais, malheureusement, la peine de mort existe bel et bien et nous nous devons d'élever nos voix contre cet acte inhumain. Nous sommes quelques personnes à être très touchées par la violence de ces actes et nous sommes déterminés à nous battre afin d'exprimer notre totale désapprobation de toute peine de mort, violence et torture.

La punition allant jusqu'à la mort reflète une mentalité barbare instituée dans le but d'établir une forme de domination par la force. Certains Etats veulent garantir leur supériorité et la continuité de leur pouvoir en bafouant sans scrupule les droits fondamentaux des citoyens.

Dans plusieurs régimes dictatoriaux, certaines personnes sont menacées et emprisonnées parce qu'elles osent émettre des critiques sur la manière de diriger. Très souvent, les condamnés à mort n'ont fait aucun crime et n'ont droit à aucune assistance judiciaire.  La peine de mort doit être exclue y compris pour les criminels. Nous proclamons que la liberté de pensée doit être respectée en tant que droit fondamental.

Aujourd'hui, l'Iran met l'ensemble de la population sous son joug de violence et de sévérité. Les gens sont menacés de mort s'ils ne suivent pas la ligne du gouvernement. Les prisons sont bondées ; des démocrates, intellectuels et étudiants, révoltés contre le système, forment la grande majorité de la population carcérale. Des exécutions quotidiennes ont lieu dans les prisons. Des jeunes de moins de dix-huit ans sont punis de peine de mort et leurs bourreaux attendent le jour de leur dix-huit ans pour passer à l'acte. Juste avant nouvel-an, un enfant et quatre Kurdes ont été tués par des barbares. Zeynep Celaliyan, jeune femme courageuse qui n'hésite pas à s'insurger contre les persécutions mise en place par le gouvernement, ainsi que quatorze jeunes Kurdes attendent la mort en ce moment.

Et nous ? Allons-nous rester silencieux et détourner le regard face à tant d'injustices et d'horreur ? Ne rien dire nous rend coupable !

L'être humain a droit à la vie. La peine de mort qui est en vigueur aux Etats-Unis, en Iran, en Chine et dans quatre-vingt-six autres pays du monde doit être abolie et si des crimes doivent être punis, se sont ceux des tyrans qui exécutent et donne la mort en se prenant pour Dieu.

Le 10 décembre 1948, La Déclaration Universelles des Droits de l'Homme a été signée. L'article 5 dit ceci :

« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »



Nous appelons donc chaque pays à faire son devoir. Le droit à la vie est un droit sacré.



L'initiative de Lutte Contre La Peine de Mort


kurd.vicdani.red.insiyatifi@gmail.com

 

www.assmp.org


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Les grévistes de Swissport ont besoin de notre soutien !

 

La grève n'est pas terminée !

 

Les grévistes de Swissport ont besoin de notre soutien !

 

Salaire initial de CHF 3'546.- Brut, au maximum 4'365,-

 

 

Nous travaillons 3 dimanches sur 4, au total 35 et plus par année.

 

 

Le grand chef de Swissport Suisse de Zurich :

 

Il gagne combien ? ½ million ? 1 million ? plus ?

 

 

 

 

 

 

Les revendications des grévistes sont les suivantes:

 

 

1. Une CCT qui s’applique à l’ensemble du personnel du «ground handling» afin d’empêcher le dumping.

 

 

2. Une augmentation salariale de 250 francs par mois pour les employés du tri des bagages et du chargement des avions.

 

 

3. La hausse du point HTI (indemnités pour travail irrégulier: la nuit et les week-ends) de 2,75 francs à 5 francs pour tout le personnel de Swissport.

 

 

4. La suppression de toute coupe salariale pendant les trois premiers jours de maladie.

 

 

Se mobiliser toutes et tous ensemble!

 

A la suite de la grève, la direction de Swissport, jusque-là intransigeante, a été obligée de faire des concessions. Hier soir, elle nous a indiqué qu'elle était d'accord de verser une prime de 100 francs par mois et d'augmenter légèrement les indemnités pour travail irrégulier. Ces mesures sont toutefois largement insuffisantes! Manifestement, la direction de Swissport préfère continuer à choyer ses actionnaires plutôt que de répondre aux demandes légitimes de son personnel! La logique est toujours la même: pour les patrons, c’est jamais assez; pour les salariés, c’est toujours trop…

 

Les grévistes de l’aéroport ont besoin de notre soutien. Toutes et tous ensemble, nous pouvons gagner!

 

Signez la pétition de soutien aux grévistes: www.ssp-greve.ch

 

www.assmp.org

 

00:36 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

08/01/2010

Manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport ! la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

 

Manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport !  la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

manifestation samedi 9 janvier 14h aéroport

 


 

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la grève continue : apportez votre soutien aux grévistes

 

départ de la tente des grévistes située au Fret sur le site de l’aéroport

 

Rendez-vous pour ceux qui viennent en train : devant la Migros dans le hall CFF de l’aéroport à 13 h 40 (à la sortie du train, montez à l’étage)

 

 

 

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Depuis le 2 janvier, des salariés de Swiss port se sont engagés dans une grève pour obtenir une revalorisation de leurs conditions de travail. Ils demandent une augmentation de salaire de 250.- par mois ainsi qu’une meilleure indemnisation du travail de nuit et couverture en cas de maladies (fréquentes en raison des ports de charge très conséquents pour les bagagistes).

Depuis la disparition de l’entreprise Swissair, la direction de l’aéroport veut créer un marché d’entreprises concurrentes sur le site. Cette politique suscite une mise en concurrence des travailleurs et a - jusqu’à aujourd’hui - incité l’entreprise Swissport à refuser toute amélioration des conditions de travail.

 

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Pourtant le Syndicat suisse des services publics avait déposé dans les mains du Conseiller d’Etat François Longchamp, le 15 novembre 2009, une pétition appuyée par 1151 employé-e-s de l’aéroport demandant notamment queles différentes dispositions légales et jurisprudences cantonales et fédérales (Loi sur le Travail, Code des Obligations) soient appliquées dans tout l’aéroport, tant pour le personnel soumis au droit public (AIG) que celui soumis au droit privé (le reste des entreprises) ; les CCT existantes dans un secteur soient élargies à toutes les entreprises travaillant dans le même secteur ; le personnel avec des contrats à l’heure (dit auxiliaire) soit systématiquement inclus dans le champ d’application des CCT pour le personnel avec salaire mensuel ;des salaires minimums soient négociés pour toutes les entreprises qui oeuvrent dans un secteur où aucune CCT n’existe à ce jour ; une plate-forme de contrôle du site aéroportuaire soit mise sur pied, avec des représentants des entreprises et des représentants syndicaux. Ni les autorités ni les employeurs n’ont voulu entendre ces revendications. Dès lors, parce que Swissport a refusé de renouveler sa convention collective en l’améliorant, une partie de ses travailleurs subissant les conditions de travail les plus pénibles s’est résolue à la rupture : les grévistes de Swissport n’avaient pas d’autre choix. Leur grève est légitime.

 

Nous voulons leur témoigner notre solidarité et, c’est aussi très important, dénoncer l’attitude de la direction de l’Aéroport et du Département qui ont tout fait pour casser la grève. Les sapeurs-pompiers ont ainsi reçu l’ordre le week-end passé de remplacer les grévistes. La police a été mobilisée pour permettre à des intérimaires d’accéder au site et de briser la grève.

 

Ces « mesures » ne respectent pas les droits syndicaux et contribuent au maintient de conditions de travail iniques, lesquelles sont pratiquées également par d’autres entreprises concessionnaires sur le site.

Jeudi 8 janvier, les grévistes ont enfin été reçus par le président du Conseil d’Etat (et président de l’Aéroport) François Longchamp.

Des négociations ont eu lieu dans ce cadre avec la direction de Swissport. Toutefois, Swissport reste extrêmement intransigeante et n’a même pas accepté le quart des revendications du personnel.

C’est pourquoi les grévistes maintiennent la décision d’une grève illimitée.

Cette lutte mérite tout notre soutien !

A l’heure de la mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres et alors que les patrons entendent faire payer la crise aux travailleurs, cette grève montre la voie à suivre.

soutien financier auprès de CGAS 1201 Genève ccp 17-263047-1 + mention

Swissport : l’argent récolté sera attribué aux grévistes conformément aux

décisions du comité de soutien, il se réunit le lundi dès 18h à la rue des

Terreaux-du-Temple 6

signez online votre soutien aux grévistes

http://ssp-greve.ch/ ?page_id=2


D’autres moments de mobilisations seront sans doute nécessaires : participez aux actions syndicales et/ou aux manifestations citoyennes…

annoncez vos disponibilités à

 

« greve2010@gmail.com »

 

contact Suwat 078 793 43 10

 

 

Comité de soutien aux travailleuses et travailleurs de l’aéroport de Cointrin -

Genève

 

La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et tous les syndicats du canton

Les Communistes

Le Parti du Travail

Les Socialistes

solidaritéS

Gauche anticapitaliste

NPA Nouveau parti anticapitaliste

Association Maison Populaire de Genève

Les Verts

 

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07/01/2010

L’appel du Comité des droits de l’enfant de l’ONU au gouvernement turc

L’appel du Comité des droits de l’enfant de l’ONU au gouvernement turc

 

La Maison populaire de Genève vient de signaler qu’en 2009 le nombre des enfants kurdes condamnés notamment dans les provinces kurdes s’élève à 177. Ils ont été jugés dans 42 procés en vertu de la Loi anti-terreur et condamnés à l’emprisonnement d’un total de 772 ans, 2 mois et 26 jours.


Ils ont été arrêtés en général lors des manifestations par la police qui les attaquait d’une manière brutale et sauvage.

En rappelant une résolution du Comité des droits de l’enfant de l’ONU qui demande au gouvernemet turc de mettre fin aux pratiques répressives à l’encontre des enfants, la Maison populaire réclame la libération immédiate de tous les enfants emprisonnés, l’arrêt de la pratique de juger les enfants au tribunaux criminels.

La résolution du Comité des droits de l’enfant de l’ONU adopté le 29 octobre 2009 :

Le Comité est sérieusement préoccupé par le fait que les amendements apportés en 2006 à la loi antiterroriste (ATA) autorisent à poursuivre des enfants de plus de 15 ans, au même titre que des adultes, devant des « tribunaux pénaux spéciaux ». Le Comité a pris note de l’information reçue de l’État partie mais demeure préoccupé par des informations faisant état de l’application de ces dispositions à de nombreux enfants.

Le Comité est particulièrement préoccupé par le fait que les peines appliquées à des enfants peuvent aller jusqu’à la réclusion perpétuelle, contrairement à la Convention relative aux droits de l’enfant, et par des informations selon lesquelles la loi ATA est appliquée pour des motifs tels que la présence ou la participation à des manifestations et à des réunions publiques.

Le Comité recommande à l’État partie :

a) De modifier la loi antiterroriste afin de garantir que des enfants ne soient pas jugés en tant qu’adultes devant les « tribunaux pénaux spéciaux ». Les enfants doivent bénéficier de la protection des normes de la justice pour mineurs dans les tribunaux ordinaires et tous les procès doivent être conduits avec diligence et impartialité, conformément aux règles minimales d’une procédure régulière ;

b) De faire en sorte que la définition des infractions terroristes soit alignée sur les normes internationales, ainsi que l’a recommandé le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste dans le rapport de la mission qu’il a effectuée en Turquie en 2006 (A/HRC/4/26/Add.2, par. 90) ;

c) De faire en sorte que la détention d’un enfant soit seulement une mesure de dernier ressort et qu’elle soit la plus courte possible. S’il y a un doute sur l’âge, les jeunes doivent être considérés comme étant des enfants ;

d) De garantir que les enfants, lorsqu’ils sont accusés d’avoir commis des infractions terroristes, soient détenus dans des conditions adéquates compte tenu de leur âge et de leur vulnérabilité ;

e) D’informer les parents ou les proches du lieu où l’enfant est détenu et d’autoriser les communications avec le détenu ;

f) De fournir une aide juridique adéquate, gratuite et indépendante à tous les enfants ;

g) De garantir l’examen périodique et impartial de la détention des enfants ;

h) De faire en sorte que les enfants détenus aient accès à un mécanisme de plainte indépendant. Les informations faisant état de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis sur des enfants devraient donner lieu à des enquêtes impartiales ;

i) De mettre en place des programmes d’enseignement et des activités de loisirs ainsi que des mesures en vue de la réinsertion sociale de tous les enfants détenus ;

j) De donner à toutes les personnes qui travaillent dans les services de la justice pour mineurs une formation concernant la Convention relative aux droits de l’enfant et ses Protocoles facultatifs, les autres instruments internationaux pertinents et l’Observation générale no 10 (2007) du Comité relative à l’administration de la justice pour mineurs.

 

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org

 

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06/01/2010

Pétition pour la libération des maires du Kurdistan de Turquie

 

On December 24th, more than 80 people related to the BDP (Peace and Democracy Party), as well as human rights defenders and members of NGO’s were arrested across Turkey. On December 28th, another 24 people were arrested in Van, and Batman, cities of the pre-dominantly Kurdish south-east of Turkey.

Petition For The Liberation of DTP-BDP Mayors in Turkish Kurdistan

http://www.gopetition.com/online/33128.html...


Petition :

We are deeply outraged over the treatment of the elected politicians. Unfortunately, the Turkish state wants to crush the democracy that they are strenuously trying to build up in the Kurdish municipalities. We call on the Turkish state to release the imprisoned members of of the DTP and BDP immediately.

We ask you to urge turkish state to respect the political will of Kurdish People, their elected leaders, politicians and release them immediately.

Signe la pétition :

http://www.gopetition.com/online/33128.html...

The BDP (Peace and Democracy Party) is the succession party to the recently closed Democratic Society Party (DTP). The prosecutor’s office accuses the detained of membership in the KCK (Koma Civaken Kurdistan), the umbrella organization that includes the militant Kurdistan Workers’ Party (PKK).

The detentions are part of a wider pattern of repression of pro-Kurdish politicians, and in fact this is the fourth major crackdown on Kurdish politicians since the DTP won a landslide victory in the local elections in March 2009. Immediately following this success, executives of the DTP, including the party’s vice-co-presidents, were taken into custody and arrested. In the intervening eight months, not one of those individuals detained has been brought to trial. Moreover, the authorities have yet to give reasons for their detention. To date, some 500 Kurdish politicians, including DTP executives and members have been arrested or detained since April 2009. The arrested politicians belong to those who worked hardest for local democracy in their communities. In spite of constant harassment from the Turkish state, they have tried to build a functioning infrastructure in their municipalities.

If Turkey is to have any credibility left as a modern and democratic country they must have the imprisoned elected politicians and human rights activists immediately released.

A list of some of the detained and some details follows :

Muharrem Erbey : Lawyer, Vice President and Diyarbakýr Branch President of Human Rights Association (IHD). Following the detention of Muharrem Erbey, the police raided the Diyarbakir Branch of Human Rights Association in the hope of finding “more evidence”.

Besides the unlawful raid, the search and confiscation in this office , which had no relation with the related investigation, was a scandal in terms of law. The Diyarbakir Branch of IHD has not ever been raided even during the years of state of emergency. Muharrem Erbey’s activities are the work of a human rights defender.

Hatip Dicle : DTP co-chairman, he was previously arrested while member of parliament and imprisoned for ten years. Firat Anli : DTP Amed city leader. He was the mayor of Yenisehir in the last term and stood for Mayor of Cewlik in the last election. Abdullah Demirbas : Mayor of Sur. He was removed from power by the state for supporting multi-lingual administration, but was put back into power by the people in the March Elections. In addition he has health problems that make his detainment without attention of a doctor a threat to his well being Aydin Budak : Mayor of Cizre— just like Demirbas was removed from power by the state and re-elected by the people. Zulkuf Karatekin : Mayor of Kayapinar Serving his second term in office. Nejdet Atalay : Mayor of Batman. He won his office with a high majority in Batman. Ferhan Turk : Mayor of Kiziltepe He spent years in the notorious Amed prison and felt the full force of the coup. He is now imprisoned for the second time. Leyla Guven : Mayor of Viransehir She has previously been a local administrator and has actively taken part in the women’s freedom movement.

Ethem Sahin : Mayor of Suruc won the local election with a landslide victory and has since changed the appearance of the town.

Huseyin Kalkan : Former mayor of Batman

Emrullah Cin : Former mayor of Viransehir

Abdullah Akengin : Former mayor of Dicle

Kazim Kurt : Former mayor of Hakkari

Nadir Bingol : Former mayor of Ergani

Ali Simsek : Assistant mayor of Amed

Yasar Sari : General Secretary of DISKI

Ferzende Abi : MEYADER (Mesopotamia Association of Those Having Lost their Relatives) Van Branch President ,

Tevfik Say : Hacıbekir Suburb Free Citizen Association Chairman

Sıddık Gül : DTP Van Provincial Treasurer

Yıldız Tekin : BDP Women’s Council Member

Eylem Açıkalın : BDP Women’s Council Member

Kerem Çağlı : BDP Women’s Council Member

Ramazan Özlü:BDP Women’s Council Member

Selim Çay : BDP Women’s Council Member

Cafer Koçak : BDP Women’s Council Member

Zihni Karakaya : BDP Women’s Council Member

Mustafa Ayaz - Kamuran Parlak

Ahmet Sormaz : Former DTP Batman Provincial President , Göç-Der (Migration Association)

Selamet Akyüz : Batman Manager

Veysi Gülseren - İlyas Sağlam - Aydın Kılıç : former DTP city and county administrators

Gülizar Kal : Urban Women’s Council employee

Cahit Conbay : politician

Rıdvan Asaln : politician

Şeymus Yaşar : politician

Şirin Bağlı : Batman Municipality Council Member

Rıfat Başalak : Batman Municipality Council Member

Nesri Kılıç : Batman Municipality Council Member

Fethi Suvari : Coordinator of Local Gundem21

Abbas Celik : Administrator of Goc-Der’s Diyarbakir Branch

Cebrail Kurt : BDP worker

Ramazan Debe

Ahmet Makas

Takibe Turgay

Signe la pétition :

http://www.gopetition.com/online/33128.html

 

www.assmp.org

 

 

15:04 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

08/12/2009

Murad AKINCILAR nous écrit depuis sa cellule !



Mes cher-ères ami-es,

Pendant que je défendais au sein de l’Europe les droits des ouvriers du bâtiment, les personnes qui me connaissent le savent bien, je n’étais pas un « réfugié », un « exilé » ou « un syndicaliste déraciné ». Même en tant que syndicaliste emprisonné en Turquie, je me sens auprès de vous. Car un vrai syndicaliste fait partie, au-delà des frontières, d’une grande entité. Le travailleur européen qui refuse de payer le prix de la crise, en moyenne plus de 200 représentants de travailleurs tués chaque année en Colombie, les travailleurs palestiniens dont les locaux de leur syndicat sont démolis une ou deux fois par année, les paysans brésiliens sans terre qui n’attendent pas l’autorisation des grands propriétaires terriens pour cultiver la terre, et de nombreux d’autres, une quantité innombrable que l’on ne peut citer ici font partie de cette grande entité.

Le 21 novembre, après 6 mois de détention, les 22 syndicalistes accusés d’« appartenance à une organisation illégale » ont été libérés. Pour ce qui est des dirigeants des syndicats organisant les travailleurs du textile et des chantiers navals, ils sont depuis des années en train de passer plus de la moitié de leur expérience syndicale en prison. Quant à moi, je suis en prison depuis deux mois, avec la même accusation. Nous sommes tous membre, travailleurs/syndicalistes de cette immense famille, cette famille au-delà des frontières. Et en même temps, nous partageons ensemble des principes universaux et défendons des valeurs communes comme la justice sociale, l’égalité et la fraternité. Nous ne les oublions pas.

Désormais, l’ère des dictatures militaires classiques est close. C’est la période de l’Etat policier néo-libéral, qui s’enracine dans les circonstances de crise, une génération qui trouve son expression de Sarkozy à Uribe ou de Berlusconi à Netanyahou chez ses représentants médiatiques, éhontés,. Et c’est cela le problème.

J’envoie mes remerciements, mes salutations cordiales et fraternelles à mes camarades syndicalistes, et travailleurs de différentes organisations syndicales, aux parlementaires et aux milliers de femmes et hommes qui se sont mobilisés et qui ne m’ont pas laissé seul depuis le jour de mon arrestation.

Libérez Murad Akincilar

 

Syndicaliste et militant des droits humains

 

Emprisonné injustement en Turquie

 

pour tous renseignements : Jamshid Pouranpir, portable (par SMS uniquement) : 079 827 86 27

 

Contribution : CCP 10-717752-9, mention "soutien Murad"

 

La manifestation de solidarité pour Murad AKINCILAR  à Bâle le 7 décembre 2009

 

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14:51 Publié dans Solidarité | Tags : paix | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

03/12/2009

SIGNEZ LA PETITION EN FAVEUR de Madame ZEINAP Jalalian !


 

Il faut cliquer sur ce lien


http://www.gopetition.com/petitions/save-zeynab-jalalian/sign.html

 

 

 

UnitedNations, General Secretary

 

Your Excellency, Honorable Ban Ki Moon,

 

The Iranian regime is continuing its unjust and unprecedented crime against Kurdish

political Activists and ready to yet commit another crime!! After recent
execution of Ehsan Fattahian, the regime now punished Zeynab Jalalian with
death sentence and determined to take her life away.

 

I am writing to you today because I am extremely concerned about the current
situation of Ms Zeinab Jalalian (
زینب جلالیان), a 27 years old Kurdish political prisoner who was sentenced
to death on November 26, 2009.

 

Her death sentence was confirmed by Iranian Supreme Court per a brief note sent by
her on November 26, 2009.

 

She was arrested in the city of Kermanshah in Iran by Iranian security forces and
transferred to Sepah Pasdaran’s (Guardians of the Revolution) intelligence
office. Revolution court in Kermanshah city conducted a brief trial without due
diligence and proper legal representation, lasting only a few minutes. Based on
her membership of a Kurdistan political party she was accused of Fighting God
and was given the death penalty.

 

She is currently ill due to prison conditions and torture. She did not have any
lawyer to defend her. Court told her that: “You are a God's enemy and you have
to be hanged very soon” That was the only communication took place at her court
hearing. She asked the judge to give her a permission to say good bye to her
mother and family before her execution. The judge told her to "shut
up" and rejected her last plea. Based on the unannounced and expeditious
execution of Ehsan Fatahyan, the regime might take the same position and
execute Ms Zeinab Jalalian (
زینب جلالیان) without further notice.

 

We are asking you to please do not remain silent during these critical days as the
Islamic regime will not hesitate taking this young activist’s life!

 

Thank you in advance for all your hard work.

 

Best Regards,


Petition:

 

We are asking
your excellency to use your authority and do whatever possible to stop Zeinab's
execution. The Iranian regime is blood thirsty and have no regard for the life
of a Kurdish activists who are only asking for basic freedoms and equal justice
for all.


Please help save Zeinab.

 

 

 

Il faut cliquer sur ce lien

 

http://www.gopetition.com/petitions/save-zeynab-jalalian/...

 

 

Zeniad jalalian.jpg

 

 

 

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Communiqué de presse

 

Aux défenseurs des droits de l’homme,

Aux parlementaires européens,

Aux médias et

A l’opinion publique

 

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

 

 

Genève le, 2 décembre 09

 

 

 

Alors qu'elle risque d'être exécutée, une femme kurde Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n'a pris que quelques minutes pour considérer mon cas et m'a immédiatement condamnée à mort. Je n'ai même pas eu d'avocats pour me défendre » dit-elle.

 

Madame Jalalian a besoin du soutien des défenseurs des droits humains et de toutes les femmes.

 

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a été arrêtée au milieu de l'année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l'a condamnée à mort en sept minutes, sans qu'elle ait eu d'avocat à ses côtés.

 

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l'intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare:

 

« J'ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvée par la Haute Cour d'Iran. J'ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m'a condamnée l'a fait en quelques minutes et sans présence d'un avocat. J'ai été condamnée à la peine de mort. Je n'ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j'étais «une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J'ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m'a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu'ils m'aident. »

 

 

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

 

Peine de mort : une barbarie

 

La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 139 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

 

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis début de cette année 266 autres ont subi le même sort.

 

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.

 

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan a été exécuté par le régime iranien. Actuellement, 12 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécutés. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili ve Eli Heyderiyan Fesih Yasemini, Rustem Arkiya, Ferhat Calıs, Ramazan Ahmet, Enwer Rostemi , Sakir Baki Seyd Sami Huseyni ve Seyd Cemal Muhemedi ile Mistefa Selimi Eyluyi.

 

Un document vidéo montrant l’exécution de cinq étudiants kurdes par le régime iranien a été transmis à l’extérieur du pays. Cette scène d’exécution survenue dans la ville de Kermanchah a été filmée au mois de juin dernier. Selon le Kurdistan United News Agency, les victimes étaient accusées d’activités politiques contre le régime. «L’une des victimes était âgée de 16 ans» selon l’agence kurde, qui ajoute que le régime aurait ensuite demandé aux familles des étudiants de  «payer une somme pour les charges encourues durant la prison et l’exécution de leurs enfants.» Voir vidéo : http://www.ireport.com/docs/DOC-274670

 

 

En 2007, l’Union européenne a proclamé le 10 octobre la journée contre la peine de mort. Cependant, on observe avec inquiétude le silence des pays européens face aux exécutions en Iran.

 

 

 

 

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

 

Demir SÖNMEZ

 

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses suivantes :

 

Mr. Mohammad Khazaee

Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017


Tel: (212) 687-2020 /

Fax: (212) 867-7086

iran@un.int

 

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran

to the United Nations and other International Organizations, Geneva

28,ch.du Petit-Saconnex,1209 Geneva, Switzerland

Tel.(41-22)332 21 00-21

Fax.(41-22)733 02 03

mission.iran@ties.itu.int

 

Dr. Manouchehr Mottaki

Foreign Minister of the Islamic Republic of Iran

Address :   Ministry of Foreign Affairs ,

Imam Khomeini

SQ, Tehran - Iran

Tel : (0098-21) 61151

Fax : (0098-21) 66743149

Public Relations office:  0098 21 66739191

matbuat@mfa.gov.ir

 

United Nations High Commissioner for Human Rights

ngochr@ohchr.org

 

United Nations High Commissioner for Refugees

1503@ohchr.org

 

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

 

 

 

 

 

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02/12/2009

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

Communiqué de presse

Aux défenseurs des droits de l’homme,

Aux parlementaires européens,

Aux médias et

A l’opinion publique

Appel d'une Kurde sous menace d'exécution en Iran

Genève le, 2 décembre 09

Zeniad jalalian.jpg

 

Alors qu'elle risque d'être exécutée, une femme kurde Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a écrit une lettre aux défenseurs des droits humains, « La cour n'a pris que quelques minutes pour considérer mon cas et m'a immédiatement condamnée à mort. Je n'ai même pas eu d'avocats pour me défendre » dit-elle.

Madame Jalalian a besoin du soutien des défenseurs des droits humains et de toutes les femmes.

Née dans le sud du Kurdistan à Makou City, Zeinab Jalalian (زینب جلالیان) a été arrêtée au milieu de l'année 2008 à Kermanshah. Présumée d’être membre du Party for a Free Life in Kurdistan (PJAK), elle a été internée pendant huit mois sous la torture dans les prisons des services de renseignements, le Vevak. Le 14 janvier 2009, la Cour révolutionnaire l'a condamnée à mort en sept minutes, sans qu'elle ait eu d'avocat à ses côtés.

Après que la Cour suprême iranienne ait confirmé sa condamnation, Madame Jalalian - par l'intervention de sa famille le 26 novembre dernier, - a écrit une lettre à toutes les organisations de femmes et de défense des droits humains. La prisonnière politique kurde déclare:

« J'ai 27 ans et je suis une femme kurde. Je suis actuellement une prisonnière politique dans une prison iranienne. La condamnation à mort a été approuvée par la Haute Cour d'Iran. J'ai, en ce moment, des conditions de vie très difficiles. Je suis constamment mal traitée et torturée. La Cour qui m'a condamnée l'a fait en quelques minutes et sans présence d'un avocat. J'ai été condamnée à la peine de mort. Je n'ai même pas eu un avocat pour me défendre. Le jugement a pris seulement quelques minutes. La cour a déclaré que j'étais «une ennemie de Dieu, et comme tous les autres ennemis de Dieu, [je serai] exécutée». Tous les juges ont voté en faveur de mon exécution. J'ai demandé la permission de dire au revoir à ma mère et ma famille, mais le juge m'a ordonné de me taire et a refusé. Je veux que tous les défenseurs des droits humains et des femmes prennent position contre cette injustice et qu'ils m'aident. »

Elle se trouve désormais à la prison de Sanandaj, sur le point d’être exécutée. La torture a gravement altéré sa santé, mais le régime lui refuse des soins et s’oppose toujours aux visites de sa famille.

Peine de mort : une barbarie

La peine capitale est une punition barbare et moyenâgeuse. Bien que 139 Etats aient aboli ou ne recourent plus de facto à cette peine, malheureusement 58 Etats, dont l’Iran, continuent à l’appliquer de nos jours.

Selon Amnesty international, 346 personnes ont été exécutées en Iran en 2008 et depuis début de cette année 266 autres ont subi le même sort.

Ces deux dernières années, le régime d’Iran a condamné à mort 13 prisonniers kurdes, politiques et de droit commun.  

Le 11 novembre dernier, un prisonnier politique kurde dénommé M. Ihsan Fetahiyan a été exécuté par le régime iranien. Actuellement, 12 autres prisonniers kurdes attendent d’être exécutés. Il s’agit de : Ferzad Kemanger, Ferhad Wekili ve Eli Heyderiyan Fesih Yasemini, Rustem Arkiya, Ferhat Calıs, Ramazan Ahmet, Enwer Rostemi , Sakir Baki Seyd Sami Huseyni ve Seyd Cemal Muhemedi ile Mistefa Selimi Eyluyi.

Un document vidéo montrant l’exécution de cinq étudiants kurdes par le régime iranien a été transmis à l’extérieur du pays. Cette scène d’exécution survenue dans la ville de Kermanchah a été filmée au mois de juin dernier. Selon le Kurdistan United News Agency, les victimes étaient accusées d’activités politiques contre le régime. «L’une des victimes était âgée de 16 ans» selon l’agence kurde, qui ajoute que le régime aurait ensuite demandé aux familles des étudiants de  «payer une somme pour les charges encourues durant la prison et l’exécution de leurs enfants.»

 

vidéo : http://www.ireport.com/docs/DOC-274670

 

En 2007, l’Union européenne a proclamé le 10 octobre la journée contre la peine de mort. Cependant, on observe avec inquiétude le silence des pays européens face aux exécutions en Iran.

La Maison populaire appelle les défenseurs des droits de l’homme, les organisations féministes, les parlementaires européens, l’opinion publique, les médias et tous les milieux concernés à se mobiliser pour sauver Mme Zeinab Jalalian, pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans des pays où cette punition est la plus répandue : l’Arabie Saoudite, la Chine, les Etats-Unis et le Pakistan.

 

www.assmp.org

 

Pour intervenir en faveur de Mme, Zeinab Jalalian, envoyez vos lettres aux adresses suivantes :

Mr. Mohammad Khazaee

Permanent Mission of Iran at the United Nations

622 Third Ave. New York, NY 10017


Tel: (212) 687-2020 /

Fax: (212) 867-7086

iran@un.int

Ali Reza MOAIYERI

Ambassador

Permanent Representative 

Permanent Mission of the Islamic Republic of Iran 

to the United Nations and other International Organizations, Geneva  

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Dr. Manouchehr Mottaki

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Address :   Ministry of Foreign Affairs ,

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30/11/2009

RASSEMBLEMENT MARDI 1er DÉC. 2009 à 18h00 à Genève

Maison Populaire de Genève

 
soutient et vous invite à participer au rassemblement annoncé pour demain, ci-dessous (et dans le PDF joint) 

NI RACISME NI DISCRIMINATIONS
NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES MUSULMAN-E-S !

RASSEMBLEMENT MARDI 1er DÉC. 2009 à 18h00
 à Genève
Rendez-vous sur le parvis de la Cathédrale Saint-Pierre


L’acceptation par une majorité d’électeurs-trices de ce pays le 29 novembre 2009 de l’initiative fédérale interdisant la construction de minarets est une honte! Elle est franchement raciste. Elle bafoue les libertés démocratiques et porte une atteinte grave à l’exercice du droit à la liberté de croyance.

Aujourd’hui, des politicien-ne-s de l’UDC, auxquels ne se sont pas assez opposés de larges secteurs des partis gouvernementaux et des médias dominants, évoquent le spectre d’une «islamisation rampante». Rappelons-nous que, dans les années 30, sévissait, en Suisse et en Europe, une politique de lutte contre l’«enjuivement»!

On agite des peurs et on renforce les préjugés. Des mosquées sont souillées. Ce n’est pas admissible! Nous nous devons de marquer notre volonté d’être solidaires avec les musulman-e-s ainsi qu’avec toutes les victimes du racisme. En particulier, les étrangers-ères ne doivent pas devenir des boucs émissaires. Ils-elles ne sont responsables ni du chômage, ni de la pénurie de logements, ni de la baisse de retraites!

• Parce que nous refusons le racisme et les discriminations
• Pour marquer notre solidarité avec les musulman-e-s
• Parce que nous rejetons l’islamophobie et toute forme de xénophobie...


Venez nombreux-euses à ce rassemblement qui sera suivi d’une veillée !

Soutenu par: ACOR SOS Racisme • Fondation de l’Entre-Connaissance • Paroisse et Espace Saint-Gervais / Pâquis • Droits Pour Tous • solidaritéS • United Black Sheep • Union des organisations musulmanes de Genève • Appel spirituel de Genève • Plateforme inter-religieuse de Genève, Syndicat SIT, Maison Populaire de Genève
[Liste non-exhaustive en cours d’élargissement]

Rass anti-islamophobe GE 1.12.09 A5-Ver.1.pdf




Maison Populaire de Genève
Demir SONMEZ
 

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23/04/2009

La Turquie invitée d'honneur :la liberté de la presse en danger

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LETTRE OUVERTE

 

Salon international du livre et de la presse à Genève

 

La Turquie invitée d'honneur :

la liberté de la presse en danger

 

 

C'est avec indignation que nous avons appris l'invitation de la Turquie comme invitée d'honneur au 23ème Salon international du livre et de la presse de Genève (22 - 26 avril 2009 à Palexpo).

En effet, il est incompréhensible qu'un Etat aussi irrespectueux que la Turquie de la liberté d'expression et de la presse soit invité à un événement qui se veut le symbole de ces libertés.

Faut-il le rappeler, les autorités turques continuent à persécuter les écrivains, journalistes, militants de la cause kurde ou arménienne, défenseurs des droits humains et des minorités ?

A titre d'exemple, pendant la seule période de juillet à septembre 2008, 116 personnes dont 77 journalistes ont été poursuivies en justice[1][1].

A ce jour, 20 écrivains et journalistes croupissent dans des prisons turques pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression. Il s'agit de : 1) M. İbrahim ÇİÇEK, écrivain-journaliste et éditeur responsable de l'hebdomadaire Atılım ; 2) M. Sedat ŞENOĞLU, écrivain-journaliste et coordonateur d'édition de l'hebdomadaire Atılım ; 3) Mme Füsun ERDOĞAN, coordonatrice générale des émissions de la radio libre (Özgür Radyo); 4) M. Ziya ULUSOY, journaliste à l'hebdomadaire Atılım ; 5) M. Bayram NAMAZ, journaliste à l'hebdomadaire Atılım ; 6) Mme Hatice DUMAN, directrice et propriétaire de l'hebdomadaire Atılım ; 7) M. Behdin TUNÇ, correspondant de l'agence DİHA ; 8) M. Faysal TUNÇ, correspondant de l'agence DİHA ; 9) M. Ali BULUŞ, correspondant de l'agence DİHA ; 10) M. Mehmet KARAASLAN, employé administratif du quotidien Gündem ; 11) M. Mahmut TUTAL, employé administratif du quotidien Gündem ; 12) M. Erol ZAVAR, directeur et propriétaire de l'hebdomadaire Odak ; 13- M. Mustafa GÖK, correspondant de l'hebdomadaire Ekmek ve Adalet ; 14) M. Barış AÇIKEL, Editeur responsable et propriétaire de l'hebdomadaire İşçi Köylü Gazetesi ; 15) M. Mehmet BAKIR, ancien éditeur responsable de l'hebdomadaire Güney Dergisi; 16) M. Erdal GÜLER, ancien directeur de Devrimci Demokrasi Gazetesi ; 17) M. Hasan ÇOŞAR, écrivaine de l'hebdomadaire Atılım ; 18) Mme Mine ÖZALP, ancien-employé administratif de la radio libre (Özgür Radyo);19) M. Murat COŞKUN, auteur du livre « Acının Dili Kadın » ; 20) M. Mehmet Ali VARIŞ, éditeur ;21) Mme. Nadiye GÜRBÜZ coordinatrice d'édition de la radio libre (Özgür Radyo); 22) M. Abdurrahman GÖK, correspondant de l'agence DİHA ; 23) M. Şafak GÜMÜŞSOY, ancien- éditeur responsable de l'hebdomadaire Mücadele Birliği.

Durant l'année 2008, 2’641 personnes ont été traduites en justice ; 22 événements publics (manifestations, concerts, projections de films, pièces de théâtre, fêtes, conférences, etc.) ont été interdits ; plus de 40 titres (livres, journaux, périodiques, etc.) ont été saisis ; 45 titres (journaux et périodiques) et une chaîne de télévision ont été interdits de publication et d'émission ; les locaux de 11 média (journaux et périodique en particulier, mais aussi une chaîne de télévision et une entreprise de diffusion) ont subis une descente de police[2][2].

 

Le Forum économique mondial (World Economic Forum-WEF) ne s'est-il pas récemment indigné que, dans le classement de la liberté de la presse sur 134 pays, la Turquie figure en 106ème place après l'Albanie, le Cameroun, le Sénégal et la Tanzanie[3][3].

 

S'agissant du Rapport 2008 de Reporters sans frontières (RSF) portant sur 173 pays, la Turquie est classée au 102ème rang[4][4]. Si RSF fustige l'article 301 de l'article du Code pénal turc (CPT) fréquemment utilisé pour brider la liberté d'opinion et d'expression, le CPT contient une quinzaine d'autres articles[5][5] utilisés alternativement à cet article.

 

Quant à la Cour européenne des droits de l'homme, elle a condamné en 2008 la Turquie à un total de 93'680 euros d'amendes à verser à 27 personnes pour avoir violé leur droit à la liberté d'expression[6][6].

 

Outre les journalistes et écrivains, selon les chiffres officiels, il y aurait 5’672 prisonniers politiques en Turquie.

 

Plus récemment, le 14 avril 2009, une vaste opération d'arrestations a été lancée en Turquie contre les militants du Parti pour une Société Démocratique (DPT), lequel vient de remporter une large victoire aux dernières élections municipales du 29 mars 2009 dans le Kurdistan turc. Comme l'indique le Président du DTP M. Ahmet Türk : « Cette opération est une démonstration claire de l'incapacité du gouvernement [turc] à accepter le résultat des élections... ».

A la botte des militaires, le gouvernement criminalise toute opposition : à deux reprises la semaine dernière, les milieux kurdes ont été la cible d’arrestations policières. Des opérations menées par la brigade antiterroriste dans 15 provinces kurdes de la Turquie se sont soldées par l’arrestation de 51 personnes. Plusieurs des vice-présidents ou responsables du DTP ont été arrêtés, mais aussi le rédacteur en chef d’une chaîne de télévision locale (Gün TV), ainsi que trois avocats d’Abdullah Öcalan, le leader du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) emprisonné sur l’île d’Imrali.

Tout au long des 86 ans d’existence de la République turque, ses dirigeants successifs ont transformé leur pays en un cimetière des civilisations et un enfer pour les peuples qui y vivent.

 

En effet, la Turquie dite « moderne », dirigée par des kémalistes, a artificiellement fabriqué l’identité turque par la réduction en servitude et la négation de l’identité des peuples dominés, puis par une prétendue supériorité turque de la « race ». Cette pensée fascisante a conduit le pays à d’abominables crimes de masse tels que :

 

· Le génocide des Arméniens et des Assyro-Chaldéens (1915-1917) 1,5 million d'Arméniens ont été massacrés par l'armée turque entre 1915 et 1917

· Le massacre des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Koçkiri (1919-1921)

· L’expulsion brutale de 1.2 million de Grecs (1923-1924)

· Le massacre des Kurdes et des Assyriens après la révolte de Sheikh Said (1925-1928)

· Les massacres des Kurdes, Alévis et Kizilbachs de Dersim 40'000 morts et 12'000 personnes déplacées (1935-1938)

· Les lois iniques et les déportations d’Arméniens, de Juifs, de Grecs (1942)

· Les pogroms d’Istanbul et d’Izmir contre les Grecs, les Arméniens et les Juifs (1955)

· La guerre contre les Kurdes - depuis 1984 à ce jour, plus de 40'000 kurdes ont perdu la vie

· Des massacres, des exécutions sommaires, des pendaisons, des pratiques systématiques de la torture, des conditions de détention inhumaines, des déplacements forcés ... de millions de personnes suite aux coups d'Etat militaire de 1970, 1978 et 1980

· Le massacre de 36 manifestants lors de la célébration du 1er mai 1977

· Les massacres de 102 personnes en 1978 à Kahramanmaraş et 7 étudiants le 16 mars 1978 à Beyazıt (İstanbul)

· Le massacre de 50 personnes le 5 juillet 1980 à Çorum

· Le massacre de 37 intellectuels le 2 juillet 1993 à l'hôtel Madımak à Sivas

· Les massacres dans les prisons : 3 détenus de Buca (21 septembre 1995), 3 prisonniers à Ümraniye (4 janvier1996), 10 prisonniers Diyarbakır (24 septembre 1996), 10 prisonniers Ulucanlar (26 septembre 1999) et 28 prisonniers politiques abattus et des centaines de blessés dans plusieurs autres simultanément avec l'opération intitulée « Retour à la vie » (19- 21 décembre 2000)

· Du 20 octobre 2000 au 22 janvier 2007 grève de la faim jusqu’à la mort ; 94 personnes dont des prisonniers politiques et leurs proches sont mortes dans le cadre de cette grève de la faim et de son soutien, dans et hors des prisons. 600 personnes environ sont soit au bord de la mort, soit dans des états physiques et mentaux gravement détériorés. Les prisonniers protestaient contre le plan du Gouvernement prévoyant leur transfert forcé dans des prisons à cellule d’isolement dite de « type F », ainsi que contre les tortures, la répression et la législation prétendument « antiterroriste » de l’Etat turc qui bafoue les règles démocratiques minimales.

· La destruction de 3848 villages kurdes et les déplacements forcés de trois à quatre millions de paysans kurdes entre 1989 et 1998.

 

Il est évident qu'une invitation au Salon international du livre et de la presse de Genève est du «pain béni» pour les autorités turques. Cela leur permet de se refaire une virginité.

 

Ces dernières ont d'ailleurs profité de cette occasion pour organiser « Les Journées du cinéma turc » qui aura lieu également à Genève, à la Maison des arts du Grütli (CAC Voltaire), du jeudi 23 avril 2009 au mercredi 13 mai 2009. A ce propos, les autorités turques ont poussé le cynisme et l'impudence à l'extrême, car parmi les auteurs des films programmés figurent des personnages tel que Yılmaz Güney qui a été persécuté de son vivant et a dû s'exiler à Paris où il est décédé en 1984 !

 

Nous nous interrogeons sur la motivation des autorités suisses et genevoises de prendre une telle initiative. Tout soutien à ce genre de manifestation ne revient-il pas à cautionner les violations des droits humains ?

 

C'est pourquoi, nous appelons
tous les démocrates et tous défenseurs
des droits de l'homme à
boycotter

ces manifestations qui ne visent
qu'à camoufler le vrai visage de la Turquie.

 

Genève le, 21 Avril 2009



 

 


2. Cf. Rapport annuel 2008 de l'Association des droits de l'homme de Turquie (IHD)

 

4. Cf. Rapport 2008 du RSF (http://www.rsf.org/IMG/pdf/rapport_fr-2.pdf)

 

5. Cf. Communiqué de presse (en anglais) de la Fondation turque des droits de l'homme (TIHV), www.tihv.org.tr/tihve/index.php?option=com_content&vi...

 

Maison du peuple de Genève

Demir SÖNMEZ

www.assmp.org

 

assmp@assmp.org

 

assmp72@bluewin.ch

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